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                  <text>( Son ind ulgencc aurait, sans doute. I&#13;
H achevé l'oeuvre de sa sévérité, si le pou- I&#13;
H voir civil l’avait soutenu com m e lui- I&#13;
T même avait soutenu le pouvoir civil. H&#13;
Mais, eu atteudaut l'opposition sysiéi matique des ** politiques,” voici que I&#13;
: 1 incartade d'un gouverneur intransigeant. I&#13;
Jet fantasque va déjà tout com prom ettre.&#13;
Comme son prédécesseur d ’ Argeoson,&#13;
! M . d ’ Avaugour avait d ’abord soutenu&#13;
! 1 évêque contre le.s traitants ; quand, |&#13;
j une délinquante ayant été emprisonnée,&#13;
le père Lallemand crut pouvoir solliciter&#13;
j en sa faveur. Cette démarche était intemD e toutes les luttes qu'eut à soutenir I bon com bat. T out cela en vain. La cupi-. ji pestive. Logicien singulier, M. d'A van« premier évêque de la Nouvelledité des Européens, la faiblesse desi gour s’en autorisa pour étendre à tous&#13;
une des plus longues, des plu mo&#13;
sauvages favorisaient les progrès du mal.. ! l'indulgence réclamée en faveur d une&#13;
nent.êes, des plus douloureuses an.*.-», lut Ils devinrent effroyables.&#13;
aeule, et se refusa désormais à sévir eoo'erta.inement la lutte contre l’eau-de-vie.&#13;
Sur ce point, les témoignages sont1 1tre aucun trafiquant,&#13;
Premier attrait pour la curiosité. Et quel unanimes ; non seulement celui de Mèree I&#13;
C ’ était inaugurer, entre le pouvoir&#13;
intérêt historique, si, parmi les adver­ Ma rie de lTncarnation, qui avait reçu,y I civil et le pouvoir religieux, une Longue et&#13;
saires du prélat, on rencontre, avec quel­ entre autres, les protestations pathé­_ I néfaste querelle.&#13;
ques personnages moins considérables, tiques d'un chef algonquin, mais celui\&#13;
Traitants et. sauvages en profitent&#13;
1 intendant Talon, le gouverneur Fronte­ des missionnaires, mieux informés quec aussitôt, les uns pour s’enrichir, les autres&#13;
nac, Colbert, et, une ou deux fois, Louis personne. 1^ P. Lallemand, par exemple, pour précipiter leur propre ruine.&#13;
X I V lui-même. Quant au moraliste poli­ renonce à décrire le fléau : “ M on encree&#13;
II faut bien alors que l'autorité reii—&#13;
tique, il trouverait, dans ce qui fut, au n’ est pas assez noire pour dépeindre ces„ gicuse se substitue à l’autorité civile&#13;
fond, un conflit de doctrines, ample désordres de leurs couleurs ; U faudraitt ' défaillante. Elle n’a garde d ’y manquer :&#13;
matière à philosopher. Pour nous, profane du fiel de dragon pour coucher ici lesg ( par an mandement du 24 février 1662,&#13;
nous ne chercherons dans cette querelle amertumes que nous avons ressenties.” I Levai remet en vigueur l’excomnounide " la traite&#13;
qu'une occasion d'appro­&#13;
La form ule peut faire sourire ; lee cation suspendue depuis octobre 1661,&#13;
cher M gr de L ava] lui-même. Que dans sentim ent est tragique com m e les faitsg j et, dans une lettre plus précise du 30&#13;
une lutte de viflgt.cinq ans, il ait dépensé qui l’inspirent : violences de toutes sortesa avril, il ajoute : *4 Vu la continuation, et&#13;
un eèle tout apostolique et une énergie assassinats, infanticides, parricides, in­_ même l’augmentation des désordre* prosingulière, personne ne l'a jamais cons- cendies, et, pour finir, la misère, avec la venant de la vente des boissons enitesté ; mais on paraît avoir gardé surtout hai ne du blanc, corrupteur pour mieuxx vrantes anx sauvages, dont le* scandales&#13;
le souvenir deg coups portés par lui. H exploiter.&#13;
continu* sont publiés, et viennent jusqu’à&#13;
nous semble qne sa rigueur même, d'ail­&#13;
Une situation aussi grave devait émou­1 .1 un tel excès que le meurtre s’en est suivi&#13;
leurs relative, fnt faite de sagesse et de voir un prélat jeune, ardent, habitué à les adultères et violentent* fréquents&#13;
bonté, et mérite mieux qu'un respect la lutte, préparé au ministère aposto­&#13;
k des filles et des femmes, lesquelles on&#13;
effrayé. Sans une opposition obstinée, lique par ce rude confrère du Saint-- enivre dans le dessein de com m ettre ces&#13;
elle fut, par ** bienfaisance même, de­ Sacrement q u ’avait été Jean de Der­■_ crim es. . . Nous déclarons que non seule&#13;
venue Inutile. Telle qu'on la lui imposa nières.&#13;
i m ent ceux qui donneront ci-s près aux&#13;
elle fut douloureuse à lui-même d'abord ;&#13;
Le nouvel évêque procède cependantt ! sanvages des boissons enivrantes pour&#13;
et au respect que ne lui refuse aucun avec prudence. Il demande renseigne­k I être transportées par eux tom beront&#13;
historien, il faut, croyons-nous, ajouter ments et conseils. Puis il essaye de la&#13;
a com m e ci-devant dans notre susdite expour être juste, l'hommage de notre persuasion. Marie de l’ Incarnation dira : i com m unication ; mais en outre tous ceux&#13;
piété et de notre admiration.&#13;
44 H a em ployé toute sa douceur ordinairee qui, par leur faute, seront la cause de&#13;
e&#13;
pour détourner les Français de ce com i.­ l’ ivresse desdits sauvages de l’ un et de&#13;
o&#13;
o&#13;
merce si contraire à la gloire de Dieu et aua l’antre sexe, en lenr donnant les dît es&#13;
Bien avant l'arrivée de Mgr de Laval salut des sauvages.” Les traitants ayantt boissons enivrantes.&#13;
Mais jusque dans ce renouveau de&#13;
(juin 166Q), Champlain, ses successeurs, 44 méprisé ses remontrances,” il comprendd i&#13;
s&#13;
|&#13;
sévérité,&#13;
M gr de Laval maintient les&#13;
la&#13;
nécessité&#13;
de&#13;
la&#13;
rigueur.&#13;
Ne&#13;
Payant&#13;
pas&#13;
le roi lui-même avaient dû sévir contre&#13;
les méfaits de la traite. D e leur cêté, souhaitée, il n'en est pas effrayé et parr adoucissements accordés d ’abord. Il se&#13;
iésuites et Sulpiciens menaient aussi le un premier mandement, en date du 5S fait mêm e plus indulgent, et. an lien d'un&#13;
mai 1660, il interdit la traite avec less seul, c ’est “ deux petits coups d'eau-deLsauvages, sous peine d'excom m unication,i, vie par jou r ” q u ’il concède anx sauvages&#13;
pour les cas de nécessité ou d ’extrême&#13;
le t d ’excom m unication réservée.&#13;
I On devine quel émoi dut agiter lai fatigue.&#13;
■colonie. M oins d*un an après son arrivée.&#13;
A cettte énergie indéfectible, à cette&#13;
Ile prélat qu 'on avait tant désiré, tantt condescendance pour la faiblesse humaiIfèté, se montrait, avec des Français dui , ne, M gr de Laval join t le souci constant&#13;
fldix-septième siècle, aussi intransigeantt d'appu yer son opinion et son action sur&#13;
llqu'un évêque des temps primitifs enversi les autorités com pétentes. H a besoin de&#13;
conseil, il a besoin de renfort : et ce&#13;
lu es barbares !&#13;
I Pour beaucoup, nous le verrons, l'éton-. double besoin atteste , avec l’ humilité du&#13;
I nement fut le commencement de laii I chértien, la sagesse du chef qui veut être&#13;
Isagesse. Quelques-uns pourtant, un, dui plus sûr de son droit pour «levenir plus&#13;
I moins, crut pouvoir braver les menaces. fort au service du bien.&#13;
&#13;
H. Gaillard de Champris&#13;
&#13;
P a ges &lt;VHistoire&#13;
&#13;
PRECURSEUR DU “ REGIME SE C&#13;
Mgr de Laval et la traite&#13;
de Ueau-de-vie&#13;
&#13;
j&#13;
&#13;
I Mgr de Laval prouva que, chez lui, les1&#13;
II prit enfin un grand parti : celui d 'e n&#13;
I actes suivaient, au besoin, les paroles, et,• appeler directement au roi. Mais écrire&#13;
I le 18 avril 1661, le nommé Pierre Aygron,&gt; ne suffisait pas : il fallait parler, il fallait&#13;
I dit Lamothe, se voyait frappé d ’excom -- agir. Résolu à vaincre ou à se démettre, il&#13;
I munication solennelle.&#13;
s'em barqua pour la France le 12 août&#13;
H y a, dans cette r'gueur, une précision’* 1662.&#13;
une prévoyance, qui nous étonnent. Mais1jj&#13;
Mère Marie de l’ Incarnation, qui le&#13;
avant de nous apitoyer sur Pierre Aygron connaissait bien, écrit sur ce départ : “ Je&#13;
marchand d 'alcool, voyons de plus près1 crois que s’ il ne peut venir à bout de son&#13;
les circonstances de la condamnation.&#13;
dessein, il ne reviendra pas, ce qui serait&#13;
Pierre A ygron était »‘un récidiviste.!&#13;
•! une perte irréparable pour cette nouvelle&#13;
Frappé une première fois et absous sur* Eglise et pour tous les pauvres Français.”&#13;
à suivre*&#13;
44 promesse devant Dieu, de sa part, que»&#13;
G a illa rd d o O ham prls&#13;
jam ais il ne retom berait &amp; traiter desj&#13;
dites boissons enivrantes aux sauvages,’ |&#13;
il avait repris de plus belle son trafic. I&#13;
Cité devant l'évêque, il avoue sa faute, I&#13;
d ’ailleurs notoire, mais se refuse à l’ é- I&#13;
preuve et au bénéfice de l’absolution I&#13;
publique q u 'o n lui propose. M gr de Laval I&#13;
multiplie alors les instances charitables, I&#13;
les objurgations paternelles. . .&#13;
Nous avons les phases du drame ; I&#13;
démarches personnelles de l'évêque, re- I&#13;
cours à des tiers, nouvelles démarches I&#13;
personhelles, prières, menaces, le tout I&#13;
également vain ; dernière tentative enfin I&#13;
et dernière révolte d'un accusé coupable I&#13;
d ’ ailleurs de bien d'autres fautes. A I&#13;
toutes ces péripéties, quel dénouement I&#13;
imaginer qu'un dénouement tragique ?&#13;
I&#13;
A pousser plus loin une longaminité I&#13;
d é jà&#13;
su rp re n a n te ,&#13;
l'ô v ô q u e e u t I&#13;
Im a n q u é à un&#13;
d e v o ir&#13;
e sse n tie l I&#13;
Ide v ig ila n c e et d ’é q u ité .&#13;
L e bien I&#13;
Ipublic, dont se soucient si peu les théori- I&#13;
riens de l’ indulgence à tout prix, Iui I&#13;
faisait un devoir de sévir. Il s’en expliqua I&#13;
en res termes : “ Pour ces causes, et vu I&#13;
qu il semblerait que l’obéissance ne profi- I&#13;
terait de rien aux humbles, si le mépris I&#13;
d icelle n était nuisible aux rebelles et I&#13;
|aux contumaces. Nous. . . . U contumace I&#13;
du dit Pierre Aygron nous y ayant forcé. I&#13;
avons, quoiqu’avec un extrême regret, I&#13;
excommunié, e t c . . .&#13;
I&#13;
Telle fut la conduite de Mgr de Laval I&#13;
dans un cas particulier. Telle fut sa con- I&#13;
rinite en toutes circonstances : au besoin I&#13;
sévérité rigoureuse, im pitoyable même. |&#13;
mais au besoin seulement, et après avoir I&#13;
épuisé tous les autres moyens : puis, |&#13;
aussitôt que possible, retour à l’in d u l- 1&#13;
genre ou atténuation des rigueurs.&#13;
I&#13;
Tout est prévu, réglé, par une in telli- 1&#13;
genre à la fois rigoureuse et souple, par I&#13;
une volonté ferme à la fois et indulgente. I&#13;
Mais la rigueur la mieux ordonnée reste I&#13;
une nécessité fâcheuse S’ils ont dû y fl&#13;
recourir, les vrais chefs «f font une joie I&#13;
d ’y renoncer aussitôt que possible. L é - 1&#13;
nergie de Mgr de Laval ayant produit I&#13;
des résultats merveilleux, celui-ci n at* fl&#13;
tend pas pour revenir à ce que Marie de H&#13;
rincarnation appelle " «a douceur ordì» B&#13;
nm rr." mais '* voulut soulager les âmesH&#13;
de» fidèles qui lui sont «•ondées, il&#13;
1&#13;
pend, dès octobre 1661. la menace &lt;1 e» fl&#13;
communication *a mai lòti*)»&#13;
fl&#13;
&#13;
�I&#13;
&#13;
faudrait sans difficulté chercher tous l&#13;
expédients pour empêcher q U’i| n en f f . I&#13;
donné aux sauvages.” Voilà le scriipu|e l&#13;
dont il ne peut se défendre.&#13;
Mais il l’étouffe tout aussitôt • ••&#13;
-,&#13;
pour vous dire le vrai, apres m’être infr&#13;
nié de M. Talon et de M Bouteroin» et Ì&#13;
généralement de tous ceux qui ont éi&#13;
Canada, ou qui en ont quelque connaissance, j ’ai trouvé que ces faits étaiei i I&#13;
extrême-ment exagérés, et que |’on tirp I&#13;
des consé quences générales de ce qui&#13;
arrive à quelques sauvages.”&#13;
Ajoutons que, malgré tout, soucieux de&#13;
(S u it ,)&#13;
très défiant. Il lui avait été facile, en la vérité, Colbert promit à M. Dudouyt&#13;
Quand il revint., le 15 septembre 1663, particulier, de faire prévaloir sa doctrine de demander à l’intendant une informa­&#13;
I pouvait se croire autorisé aux plus politique si conforme à celle duministre ; tion complémentaire.&#13;
•elles espérances.&#13;
la traite de l’eau-dc-vie est. une pure ques­&#13;
De son côté, M. Dudouyt pressait son&#13;
. Approuvé, encouragé, par le roi. qui tion de " police&#13;
seul le pouvoir civil évêque d ’établir un rapport à la fois pré­&#13;
l'avait nommé évêque de Québec, il peut en connaître ; toute prétention cis et modéré. Il insistait même pour que.&#13;
ramenait un gouverneur de son choix, contraire de l'Eglise est abusive, toute cette année du moins, Mgr de Laval&#13;
pour remplacer M. d ’Avaugour rappelé intervention doit être réprimée.&#13;
” évitât autant que possible d ’en venir&#13;
en France. Il contribuait plus que per­&#13;
Le retour de Talon allait donc compli­ I à l’excommunication ; cela, pour no pas&#13;
sonne à l'établissement du conseil souve­ quer l’affaire, aggraver les difficultés. irriter Colbert. Car disait-il, “ ce point&#13;
rain, il y occupait la première place après Mgr de Laval tiendra bon malgré tout, est un de ceux où il hTa paru le plus arrê­&#13;
le gouverneur, il y voyait remettre en et c’est bien une sorte de duel qu’il va té, et à presser qu’on levât le cas réservé.”&#13;
vigueur les ordonnances royales les plus soutenir pendant seize ans encore contre&#13;
L’intendant Duchesneau c l Mgr de&#13;
rigoureuses contre le commerce des tous les défenseurs de l'alcool.&#13;
Laval se mirent respectivement à l’œuvre&#13;
boissons.&#13;
o&#13;
Mais un fait d’ une exceptionnelle gravité&#13;
Aussi se crut-il “ obligé de lever l’ex­&#13;
o&#13;
o&#13;
allait rendre nécessaire bien autre chose&#13;
communication.*'&#13;
Cependant des intérêts pressants l'ap­ qu’un rapport.&#13;
Peut-être cette indulgence était-elle pelaient en France. Il y passa près de&#13;
Pour régler définitivement cette obsé­&#13;
prématurée. De nouveaux abus allaient quatre ans. Mais ce fut surtout pour dante et grave question, Louis X IV vou­&#13;
se produire ; surtout le pouvoir civil assurer Pérectiou, à Québec, d’un évêché lait des informations précises.’ Au prin­&#13;
allait de plus en plus faire sienne la cause proprement dit.&#13;
temps 1678, il ordonna donc à Frontenac&#13;
de l’eau-de-vie. Quelle fut, sur ce sujet&#13;
de tenir une assemblée extraordinaire. Le&#13;
Cette affaire traînait depuis dix ans ;&#13;
précis, l'attitude de ce Mézy (1663-1665)&#13;
conseil souverain et vingt notables dési­&#13;
À qui Mgr de Laval avait eru pouvoir il fallait en finir. Son règlement compli­ gnés pur lui devaient d ’abord établir un&#13;
qué comportait mille démarches et soucis&#13;
faire con6er la colonie, et qui devait si&#13;
rapport sur tous les crimes et délits&#13;
Sans négliger les autres, Mgr de Laval&#13;
douloureusement tromper son attente ?&#13;
** commis depuis six ans à l’occasion des&#13;
dut lui consacrer son activité presque&#13;
Nous ne savons au juste ; mais nous&#13;
boissons, et tenir la main à ce que ces&#13;
tout entière. Il put ainsi rentrer dans&#13;
crimes fussent sévèrement punis&#13;
ils&#13;
savons quelle politique pratiqua M. de&#13;
son diocèse avec la plénitude des pouvoir&#13;
devaient aussi donner leur avis sur le&#13;
Courcelles son successeur, ou, plus exac­&#13;
épiscopaux et une autorité nouvelle ;&#13;
commerce des boissons et le statut à éta­&#13;
tement, sous M. de Courcelles, l'inten­&#13;
mais, pour la lutte contre l’eau-de-vie, il&#13;
blir.&#13;
dant Talon : ce fut une politique tQUte&#13;
n'avait rien obtenu du pouvoir royal,&#13;
favorable aux traitants.&#13;
Le résultat fut analogue à celui que&#13;
o&#13;
Talon avait obtenu juste dix ans plus tôt.&#13;
o&#13;
o&#13;
Certes Talon fut. un administrateur de&#13;
Réunis le 26 octobre 1678, conseil et|&#13;
Successeur de Courcelles, Frontenac&#13;
grand mérite : intelligent, actif, entre­&#13;
notables&#13;
se prononcèrent presque à l’ uniprenant, il nourrissait, pour le Canada, avait pendant trois ans. gouverné le Ca­&#13;
naroité pour la liberté de la traite.&#13;
de grandes et légitimes ambitions. Mais nada à lui tout seul (1672-1675). Soldat,&#13;
Quelques jours plus tard, deux d ’entre&#13;
ses ambitions, toutes politiques ou écono­ brillant, administrateur actif et intelli­&#13;
eux partaient pour la France avec mission&#13;
gent,&#13;
il&#13;
était&#13;
fier&#13;
par&#13;
contre,&#13;
susceptible,&#13;
miques. s'accommodaient, fort bien des&#13;
de soumettre au roi le rapport de l’inten­&#13;
désordres moraux ddnt il fallait payer emporté. Son gouvernement, on pourrait&#13;
dant&#13;
et leurs propres idées.&#13;
certains progrès et même certains profits. dire son règne, devait être, à la fois,&#13;
On s'explique l’cmoi de Mgr de Lavali&#13;
fécond&#13;
et&#13;
tumultueux.&#13;
A vrai dire, il ne prit pas d ’abord trop&#13;
et, une fois encore, son intervention per­&#13;
ouvertement parti contre l'évêque.&#13;
Bien entendu, il croyait à la nécessité sonnelle. Il avait cinquante-cinq ans :&#13;
La présence momentanée du vice-roi de la traite et travaillait à la subordina­&#13;
fatigues et soucis le vieillissaient avanti&#13;
(1665-1667) l’obligeait à une certaine tion du pouvoir religieux. De son côté.&#13;
l’Age ; il relevait de maladie. Bien des in-|&#13;
réserve. Le départ de M. de Tracy lui Talon restait, en France, le conseiller&#13;
térêts réclamaient sa présence à Québec.&#13;
rendit sa liberté. Il en usa tout aussitôt très écouté de Colbert. Si bien que la lutte&#13;
Mais le salut des âmes était en jeu et, |&#13;
pour desservir celui-ci auprès de Colbert va se poursuivre tout ensemble à Québec&#13;
croyait-il, l’intérêt vrai&#13;
(lettre du 26 août 1667) ; il eu usa ensuite et à Versailles.&#13;
tovem bre,&#13;
sita pas,&#13;
contre Laval en faveur de l'alcool.&#13;
A Québec, Mgr de Laval trouve un il s’embi&#13;
V&#13;
A l’unanimité moins deux voix — dont auxiliaire précieux en la personne de&#13;
!n)&#13;
celle du prélat — le conseil confiait à Duchesneau, qui sera intendant de 1675&#13;
Talon, qui rentrait en France, la mission à 1682. Dès son arrivée, celui-ci dénonce&#13;
de défendre à la cour les intérêts de la à Colbert certains abus. et. quelque mois&#13;
colonie.&#13;
plus tard (14 avril 1676), une ordonnance&#13;
Le coup était dur pour Mgr de Laval, ! royale interdit au gouverneur d ’accorder&#13;
M c'était un coup double. D'une part, |des “ congés.”&#13;
on ruinait l'œuvre apostolique qu'il pour I Elle arriva à Québec en l'absence de&#13;
suivait depuis bientôt dix ans ; d'autre Frontenac. Duchesneau en profita pour&#13;
part, on déléguait une autorité excep- la faire enregistrer au conseil souvenrai&#13;
tionnelle à un fonctionnaire qui, sans (5 octobre). C ’était, à tout le moins, une&#13;
méconnaître le mérite du clergé, n’avait maladresse. Justement'irrité du procédé,&#13;
cessé de combattre son influence au Frontenac ne se contenta pas de défen­&#13;
Canada.&#13;
dre ce qu’il croyait ses droits : avec Du­&#13;
De fait, le ministre continuait la poli-' chesneau, il attaqua le clergé, les jésuites,&#13;
tique qui devait être la sienne jusqu’à la l’évêque, d’où venait tout le mal. En&#13;
fin et qui, malgré certaines inquiétudes même temps, il multiplia des permis de&#13;
et certains scrupules, lui ferait subor­ chasse qui étaient des " congés ” dégui­&#13;
donner toujours le spirituel à l'écono­ sés, et la lutte autour de l'eau-de-vie&#13;
mique.&#13;
reprit de plus belle.&#13;
Mgr de Laval ne se décourage pas pour&#13;
Mgr de Laval comprit qu’il avait affai­&#13;
autant.&#13;
re à forte partie. D ’autre part, il se savait&#13;
Dès le 9 février 1668, il rappelle que, combattu à Versailles même. Il fallait&#13;
pour ne plus entraîner l'excommunica­ agir à la cour. Restant lui-même face au&#13;
tion,, la " t r a i t e ” n’en demeurait pas gouvernement, il délégua auprès du&#13;
moins un péché mortel. Et, tout en lais­ ministre un de ses prêtres les plus sûrs,&#13;
sant à la discrétion de ses prêtres, le droit M . Dudouyt.&#13;
M. Dudouyt était un homme sage, et&#13;
d'accorder les dispenses jugées nécessai­&#13;
res, il spécifie qu'elles doivent rester excep les conseils qu’il se permet avec Mgr de&#13;
tionnelles, et engagent devant Dieu la Laval attestent sa modératiop. Ses entre­&#13;
vues avec Colbert n’en furent pas moins&#13;
responsabilité du confesseur.&#13;
Un an plus tard (21 avril 1669), il se pénibles.&#13;
Le premier jour (25 avril 1677), quand&#13;
réserve le droit d'absoudre *' le péché&#13;
qu’il y a à enivrer les sauvages, et à leur il voulut aborder la question de la traite,&#13;
vendre ou donner des boissons à trans­ il se heurta à une fin de non-recevoir.&#13;
porter en quantités suffisantes pour les Fort irrité ce de qui lui paraissait indis­&#13;
crétion et intransigeance, Colbert préten­&#13;
enivrer. . . ”&#13;
Ce renouveau de sévérité n’était-il dait réduire le clergé à la prédication et&#13;
qu'une protestation contre le relâche­ à l’administration des sacrements. Sur la&#13;
ment du pouvoir civil, une simple mani­ protestation de M . Dudouyt, il lui impo­&#13;
festation de mauvaise humeur et. d'in­ sa silence.il fallut aborder un autre sujet.&#13;
Quatorze jours plus tard cependant&#13;
transigeance ? Même si Mgr de Laval&#13;
avait été jadis capable de susceptibilité (11 mai) Colbert convoque à Sceaux M.&#13;
personnelle, il avait, dans l'espèce, trop Dudouyt et le retient trois quarts d’heure&#13;
de raisons pour opposer sa vigilance à la Cette fois, il l'autorise à discuter. Après&#13;
un plaidoyer énergique, après une coura­&#13;
carence du conseil souverain.&#13;
Cependant, dès le 26 juin 1669, le con­ geuse digression contre Talon qui agissait&#13;
seil souverain modifiait l'arrêt qu’il avait dans la coulisse ,M . Dudouyt u’émit que&#13;
en octobre 1668, promulgué sous l'in­ de bifn modestes prétentions ; il deman­&#13;
fluence de Talon. Il n’y portait, à vrai dait seulement le retour à l'ancienne&#13;
dire, qu'une main timide. Mais si, tout législation : autorisation de la traite&#13;
en autorisant la vente dan4 les maisons chez l’habitant, interdiction dans les&#13;
françaises, il interdisait la traite dans les bois.&#13;
Modération inutile !&#13;
bois, et ce sous peine de confiscation et&#13;
Colbert aurait peut-être consenti, si no&#13;
d’amende, c'est évidemment qu’il avait&#13;
ses raisons. Ces raisons, il les proclame l’avait retenu ce souci que nous connais­&#13;
en ses considérants, et ce sont exacte­ sons bien : il ne voulait pas paraître céder&#13;
ment les mêmes que donnaient Mère au clergé sur une question de '* police ”&#13;
administrative. Il amena donc la discus­&#13;
Marie de l'Incarnation et Mgr de L a val.&#13;
Peut-être l’intendant Bouteroue au­ sion sur le*‘cas réservé."déclara l’évêque&#13;
intraitable,” blâma un zèle qui ne sa­&#13;
rait-il aidé l'évêque dans sa lutte. C ’est&#13;
lui qui inspira la décision qu’on vieut de vait pas s’accommoder aux circonstances,&#13;
lire et il ne répugnait pas à une colla­ et finalement congédia M. Dudouyt sur&#13;
boration des deux pouvoirs. Mais il un nouveau refus.&#13;
demeure trop peu de temps au Canada&#13;
Pourtant, nous l’avons dit, il était&#13;
(1667-1669), et c’est Talon lui-même qui honnête homme. Oppdîiant aux affirma­&#13;
revint prendre sa place.&#13;
tions de Talon et de Frontenac les protes11 revint ayant fait, d'ailleurs, d ’ex cel­ |tâtions si énergiques de M. Dudouyt, il&#13;
iente besogne et, pour tous les avantages I conçut quelque inquiétude. “ Sur le sujet&#13;
que lui doit alors I a colonie, Marie de ; des boissons, écrit-il à Frontenac. M.&#13;
1 Incarnation loue fort son intelligence , l’évêque de Québec m'a fait remettre ici,&#13;
et son zèle. Mais, contre le clergé, contre par son grand vicaire, une consultation&#13;
Mgr de Lava], contre les jésuites surtout, qu'il a faite en France, qui contient des&#13;
U a vait achevé de prévenir. Colbert déjà faita tels que, s’ils étaient véritables, U&#13;
&#13;
H» G aillard d e Cham pri»&#13;
&#13;
Pag gs d Histoire&#13;
&#13;
PRECURSEUR DU “ REGIME SEC&#13;
Mgr de Laval et la traite&#13;
de Veau-de-vie&#13;
&#13;
J&#13;
&#13;
�H. Gali&#13;
&#13;
d de Champri»&#13;
&#13;
Pages&#13;
&#13;
d9H&#13;
&#13;
I t i E C LIHSE&#13;
&#13;
VR~D ÏJ~R&#13;
&#13;
Mgr de Laval et la traite&#13;
de Veau-de-vie&#13;
(Suite et fin)&#13;
Ce que put être son plaidoyer, nous le&#13;
savons par un long mémoire où. point par&#13;
point, il discute les affirmations de ses&#13;
adversaires.&#13;
On invoquait contre lui des raisons&#13;
patriotiques, économiques, religieuses&#13;
même.&#13;
11 ne lui fut pas difficile d’ établir que&#13;
l’on pouvait commercer avec les sauvages&#13;
sans les attirer par l eau-de.vie ; que les&#13;
abus et les crimes dont l’alcool les ren­&#13;
daient victimes ou coupables causaient&#13;
au pays plus de mal que de bien, puisqu'il&#13;
engendraient la défiance et la haine du&#13;
blanc (on avait sur ce point le témoignage&#13;
des Peaux-Rouges eux-mêmes) ; enfin&#13;
que le commerce des boissons, intéressant&#13;
la morale, était une matière mixte dont&#13;
avait à connaître l’ Eglise ; que ces dirconstances exceptionnelles justifiaient&#13;
une discipline d'exception ; enfin et sur­&#13;
tout que, quand la liberté de la traite attirerait les sauvages aux missions, on ne&#13;
pouvait faire de l’alcoolisme un moyen&#13;
de propagande religieuse.&#13;
•&#13;
&#13;
i&#13;
&#13;
.&#13;
&#13;
.&#13;
&#13;
f&#13;
&#13;
Colbert s’entêta, et l’ ordonnance de&#13;
mai 1679 se bornait à confirmer l’arrêt&#13;
par lequel le conseil souverain de Québec&#13;
défendait uniquement “ de porter de&#13;
l’eau-de-vie aux bourgades des sauvages&#13;
éloignées des habitations françaises.”&#13;
Un texte aussi imprécis laissait la por­&#13;
&#13;
cette boisson cause parmi Je* sauvages.’&#13;
C'est dit-il, ” l’ horreur des horreurs,” oui&#13;
encore ” l’ image de l’enfer.” Négligeons,&#13;
si l’on veut, ces invectives dont un Kron&#13;
tenac devait sourire. Mais qu’opposer au?&#13;
affirmations et aux explications citées&#13;
plus haut ? Comment contester cette&#13;
conclusion : 44 Les remèdes sont impos­&#13;
sibles, tant qu’ il sera permis à tout le&#13;
monde de vendre et trafiquer de l’eau-devie . . . ”&#13;
Malgré tout, Frontenac, renvoyé au&#13;
Canada, s’obstina dans sa politique pre\mière. Du moins se verra-t-il, plus d’ une&#13;
fois, contrecarré par l’ intendant Champigny. La cour d’elle-même dut interve­&#13;
nir, soit pour interdire aux Européens&#13;
d’emporter, en voyage, plus d’eau-de-vie&#13;
que la quantité nécessaire à leur consom­&#13;
mation personnelle (3 mai 1694). soit&#13;
pour défendre à nouveau l’octroi des&#13;
44 congés ” ou réglementer l’octroi des&#13;
permis de chasse, grâce auquel on violait&#13;
toute les défenses. (1696).&#13;
Autant d’expédients inutiles. 11 fallut&#13;
revenir à l’ interdiction de la traite avec&#13;
les sauvages (1704).&#13;
C’était bien la peine d’ avoir pendant&#13;
de si longues années paralysé Mgr de&#13;
Laval. Pour maintenir la prédominance&#13;
du pouvoir civil, on avait collaboré à une&#13;
œuvre mauvaise qui obligeait, trop tard,&#13;
aux regrets et au désaveu !&#13;
o&#13;
o&#13;
o&#13;
Certes, on a raison d’opposer ici deux&#13;
systèmes. Encore ne faudrait-il pas sim­&#13;
plifier trop les termes du problème, ni la&#13;
conclusion.&#13;
Talon, Frontenac ont pu être de plus&#13;
grands politiques que ÎVfgr de Laval.&#13;
Mais les plus beaux desseins économi­&#13;
ques, voire patriotiques, ne justifient pas&#13;
tous les moyens. On ne nous fera pas&#13;
croire, par exemple, que l’abrutissement&#13;
&#13;
te ouverte à oust les abus. Us se multiièrent d’autant plus que, par une&#13;
complaisance peut-être excessive, Mgr&#13;
de Laval avait accordé une concession&#13;
nouvelle : pendant trois ans du moins,&#13;
ceux-là seuls commettraient un “ péché&#13;
réservé ” qui violeraient la dernière et si&#13;
commode ordonnance.&#13;
Les résultats ne se firent pas attendre&#13;
Frontenac tournait les ordonnances&#13;
royales qui le gênaient, les fonctionnaires&#13;
trafiquaient, les cabarets se multipliaient&#13;
et la destruction des sauvages par l’ alcool&#13;
Aussi, dès 1680, M. de la Barre, suc­&#13;
soit indispensable au progrès de la civili­&#13;
cesseur de Frontenac, devait revenir aux&#13;
sation ! Ou alors, tant pis pour la civili­&#13;
mesures de rigueur.&#13;
sation !&#13;
De son côté, et sans se1laisser décou­&#13;
Certains scrupules, il est vrai, rendent&#13;
rager par aucune mauvaise volonté, Mgr plus difficiles conquêtes et comptoirs.&#13;
de Laval persiste à réclamer auprès de la Mais ces scrupules, nos meilleurs colo­&#13;
cour. Le 12 décembre 1682, il écrit à Sei- niaux s’en sont toujours fait gloire, et l’on&#13;
gnelay : u Il est arrivé cette année plu­ ne voit pas que leur œuvre en ait souffert.&#13;
sieurs grands maux de la traite des bois­ En luttant contre l’eau-de-vie, Mgr de&#13;
sons chez les sauvages, mais j ’ espère que Laval ne défendait pas seulement les&#13;
M. notre nouveau gouverneur et M. droits de l’ Eglise : il maintenait une&#13;
l'intendant feront observer exactement grande tradition française.&#13;
à l’avenir les ordonnances sur ce point,&#13;
Pour elle, il combattit plus d’ un quart&#13;
et que vous aurez la bonté de vous en de siècle. Avec intransigeance, obstina­&#13;
faire informer avec tout le soin que mérite tion aveugle ? Non ; mais avec courage&#13;
l’ iraportancé de cette affaire.”&#13;
(songez à la force de ses adversaires !),&#13;
L’ année suivante, nouveau rapport et, avec tenacità (songez à ses échecs), mais&#13;
sous une forme discrète, nouveau rappel dans un esprit de conciliation qui l’amena&#13;
à l’ énergie.&#13;
à des concessions répétées et, vers la fin,&#13;
Ayant ainsi lutté jusqu’au bout (sa presque excessives ;— avec le souci d'e­&#13;
santé le contraignait bientôt à la retraite) xercer tout son droit, mais sans l’excéder,&#13;
l’ évêque put s’ affliger, il n’eut rien à se puisque, par deux fois, il consulte les&#13;
reprocher quand un autre gouverneur théologiens de Sorbonne ;— avec un&#13;
devait écrire&#13;
II y a longtemps que l’ on sens exact de la complexité du problème&#13;
se plaint avec raison des maux que l’ eau car, tandis que ses adversaires refusent&#13;
de-vie fait et des empêchements qu’elle à l’ Eglise le droit d’ intervenir, lui ne nie&#13;
apporte aux progrès de la religion. L’ava­&#13;
rice seule a fait dire le contraire à ceux&#13;
qui croyaient s’enrichir par ce malheu­&#13;
reux trafic, qui assurément est la perte&#13;
non seulement des sauvages, mais des&#13;
Français et de tout le commerce. La&#13;
preuve est dans l’expérience depuis plu­&#13;
sieurs années, que l’on a vu plusieurs&#13;
personnes s’enrichir dans ce négoce, et&#13;
qu’on a vu périr tout ce grand nombre&#13;
de sauvages amis, que nous avions au­&#13;
tour de la colonie et dans le peu de vieil­&#13;
lards que l’on voit parmi les Français, qui&#13;
sont vieux et usés à l’ âge de quarante&#13;
ans.”&#13;
Et Denonvillc décrit “ les maux que&#13;
&#13;
pas celui de l'Etat, demande sa collabo­&#13;
ration et, malgré bien des rebuffades,&#13;
consent à une discussion respectueuse.&#13;
(Mémoire de 1678).&#13;
Même si, à certains jours, il a pu. dans&#13;
une affaire aussi délicate, commettre&#13;
quelque erreur, la preuve nous semble&#13;
acquise qu’ en principe et en fait, il eut&#13;
raison contre Talon, contre Frontenac,&#13;
contre Colbfcrt, et que son prétendu&#13;
mysticisme de missionnaire ne l’empêcha&#13;
ni de discerner ni de servir les vrais inté­&#13;
rêts du Canada et de la France elle-même.&#13;
&#13;
Gaillard de Champris&#13;
&#13;
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          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
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              <text>Français</text>
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          <name>Abstract</name>
          <description>A summary of the resource.</description>
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            <elementText elementTextId="171853">
              <text>Plusieurs gouverneurs et intendants vont à l'encontre de la volonté de Mgr de Laval d'interdire la vente de boissons alcoolisées pour mettre un terme aux ravages causés dans les communautés autochtones.</text>
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          <name>Bibliographic Citation</name>
          <description>A bibliographic reference for the resource. Recommended practice is to include sufficient bibliographic detail to identify the resource as unambiguously as possible.</description>
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            <elementText elementTextId="199964">
              <text>no 4, p. 537-552. </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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            <elementText elementTextId="203317">
              <text>Accédez au &lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/10076" class="show"&gt;texte intégral&lt;/a&gt;</text>
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      <name>Autochtones</name>
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      <name>Boissons alcoolisées</name>
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      <name>Conseil souverain</name>
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      <name>Habitants</name>
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