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                  <text>2e lettre de H. de Laval à Laval (La Croix, 1er avril 1676)&#13;
&#13;
À La Croix, ce 1er avril 1676&#13;
Je vous ai écrit ce mois de mars à Paris par les premiers vaisseaux qui sont partis&#13;
et vous marquais les sentiments de joie et de consolation, M. mon très cher frère,&#13;
que votre lettre m’a donnés par l’assurance que Notre-Seigneur vous a conduit et&#13;
rejoint heureusement à votre Église. Je vous témoignais n’avoir pas eu le temps de&#13;
vous écrire et entretenir aussi amplement que je l’eusse désiré et vous donner toute&#13;
la lumière touchant l’état de vos affaires et particulièrement de tout ce qui concerne&#13;
votre abbaye de l’Estrée, qui est ma petite négociation pour votre service. Je me&#13;
voyais de [cette] manière occupé tant à l’état de sollicitation de vos affaires et&#13;
travailler à disposer les choses pour un arrêt que nous avons obtenu au Conseil du&#13;
roi d’un économe perpétuel pour l’Estrée jusqu’à ce que vous ayez fait vos affaires&#13;
en Cour de Rome, qui nous étaient d’une nécessité absolue pour agir, surtout au&#13;
remboursement de la rente de Mlle de Beauvais, étant obligé de plus de rendre&#13;
une assistance de plusieurs petits services à M. notre abbé avec lequel je logeais à&#13;
Paris, ce qui ne me laissait pas un moment de temps à moi. Ainsi, je me suis&#13;
réservé, par cette 2e lettre, à vous rendre un compte plus général et plus étendu de&#13;
tout ce qui est en ma connaissance et qui concerne vos intérêts.&#13;
Nous vous avons mandé, M. le curé de Saint-Josse et moi, de la manière que nous&#13;
avons arrêté ensemble avec M. Berthelot votre traité, après avoir été à l’Estrée, où&#13;
je le reçus avec Mme Berthelot et y furent deux jours, il m’a assuré vous avoir&#13;
envoyé une copie de ce que nous avons écrit et signé au bas dudit traité pour&#13;
l’éclaircir et le confirmer que je mettrai encore ici derechef, je vous ai dit que&#13;
mondit sieur Berthelot nous devait rembourser ensuite les frais et façons des&#13;
vignes de l’an passé par la somme de 1 139 livres que j’ai touchées, dont l’emploi&#13;
ci-après :&#13;
données à Paris à M. l’abbé de Pointcarré,&#13;
&#13;
120 livres&#13;
&#13;
données au chasublier à Paris pour les ornements qui ont été&#13;
portés à l’abbaye de l’Estrée par ordre de Mgr de Québec,&#13;
&#13;
70 livres&#13;
&#13;
�données au sieur Bélanger à Paris, tant pour dépenses que&#13;
pour 30 livres de cire blanche en cierges qui ont été apportés&#13;
à l’Estrée,&#13;
&#13;
64 livres&#13;
&#13;
données à Heureux pour achever de payer la taxe du tiers et&#13;
danger des bois de l’Estrée,&#13;
&#13;
100 livres&#13;
&#13;
pour un voyage que j’ai fait à Rouen pour y obtenir un arrêt&#13;
de décharge à la Chambre de justice des autres trois quarts de&#13;
la taxe totale dudit tiers et danger que j’ai fait signifier ensuite&#13;
à Heureux en frais de justice et dépendance, données,&#13;
&#13;
50 livres&#13;
&#13;
données à l’Estrée pour y achever de payer les vignerons&#13;
ensuite du départ du sieur Desjardins,&#13;
&#13;
90 livres&#13;
&#13;
données pour tous les frais de l’août de la ferme du Fayet,&#13;
&#13;
154 livres&#13;
10 sols&#13;
&#13;
j’ai donné en plusieurs mises particulières en divers voyages&#13;
que j’ai faits étant à l’Estrée, pour deux voyages que j’ai été et&#13;
revenu à Paris et quelques frais lorsque M. et Mme Berthelot&#13;
sont venus à l’Estrée,&#13;
&#13;
45 livres&#13;
&#13;
pris 100 livres que M. Berthelot m’a données par un billet de 100 livres&#13;
sa main,&#13;
Somme totale :&#13;
&#13;
753&#13;
livres 10 sols1&#13;
&#13;
Il vous souviendra que vous laissâtes ordre à Paris de payer M. l’abbé de Pontcarré&#13;
de trois années de 40 livres dues par l’abbaye de l’Estrée pour le prieuré de Muzy.&#13;
J’ai fait apposer des cierges à l’Estrée que j’ai pris chez M. le curé de Saint-Josse,&#13;
qu’il n’avait fait qu’allumer, donc l’on ne m’a compté la cire qu’à 27 sols la livre,&#13;
que l’on vend à Dreux 36 sols ; ainsi j’ai cru faire un ménage qu’il sera bon de&#13;
continuer.&#13;
Ça m’est une nécessité d’obtenir à Rouen un arrêt de décharge pour éviter aux&#13;
grands frais des arrêts et saisies que l’on voulait faire et la contrainte de payer les&#13;
autres trois quarts de la taxe, à laquelle plusieurs particuliers ont été condamnés&#13;
1&#13;
&#13;
On devrait plutôt lire : 793 livres 10 sols.&#13;
&#13;
�pour n’avoir obtenu un arrêt d’exemption de leurs bois non sujets au tiers et&#13;
danger.&#13;
Je vous dirai, pour vous éclaircir de l’état de la ferme du Fayet, que vous pouvez&#13;
vous souvenir que Maréchal, fermier, vous était redevable de plusieurs années de&#13;
paiements et que j’avais observé deux années précédentes que les frais de la récolte&#13;
des grains pris, les semences et la nourriture de la famille dudit fermier, tout cela&#13;
pris sur la grange, il ne restait plus rien à vous payer et cependant il vous fallait&#13;
donner 450 livres au P. d’Éraville, ayant été averti qu’il y avait de la friponnerie du&#13;
côté du fermier et qu’il faisait emporter au mesnil un nombre de chartée de gerbes&#13;
et vendait et enlevait du blé pendant toute l’année à son profit particulier. J’y ai&#13;
voulu l’an passé apporter quelque remède, parce que l’année était avantageuse en&#13;
grains. Je me suis servi de l’homme d’affaires que M. Berthelot a ici, qui est&#13;
intelligent et fidèle, afin de faire compter et serrer fidèlement toutes les gerbes et&#13;
en faire battre les grains2. Il a fallu pour cela de nécessité avancer tous les frais&#13;
nécessaires. J’ai eu par là plus de 300 minots de blé à votre profit, les semences&#13;
prises et nourriture du fermier prise jusqu’au temps que les maïs ont été faits et&#13;
semés, que j’ai mis hors de la ferme dudit Maréchal. Desdits 300 minots de blé, il&#13;
en a été payé une partie de la pension du P. d’Éraville et quasi quatre années&#13;
d’arrérages qui étaient dues à M. le compte chanoine de Dreux de 24 minots de blé&#13;
et 36 d’avoine par an…&#13;
Comme ledit d’Éraville me pressait continuellement pour apporter quelque ordre&#13;
à l’aumône pour le grand nombre de pauvres qui s’y présente, la misère et ruine&#13;
de la province s’augmentant de plus en plus, je proposai à Paris à MM. Berthelot&#13;
et de Saint-Josse d’ôter l’aumône générale du Jeudi saint, où je trouve de l’abus, la&#13;
plupart des gens qui y viennent n’ayant pas besoin et nécessité et qui va cependant&#13;
à 25 minots de blé pour ce seul jour, la rejetant sur toute l’année et distribuer par&#13;
an et pour toute aumône 50 minots de blé qui sont par semaine au boisseau de blé ;&#13;
ce qu’ils trouveront assez à propos (et) ce qui a encore été pris cette année sur le&#13;
Fayet. Et P. d’Éraville s’est chargé de cuire le pain et le distribuer, dont il s’acquitte&#13;
fidèlement et suis assuré qu’il en donne encore un tiers du sien ; mais il est arrivé&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
En marge : Frais de l’août et pour battre les grains, 170 livres.&#13;
&#13;
�cette année au Jeudi saint étant venu à l’Estrée à l’ordinaire un grand nombre de&#13;
pauvres, ils voulurent faire violence et rompre les portes de l’abbaye si l’on ne leur&#13;
distribuait l’aumône à l’ordinaire et l’on fut contraint pour les apaiser de leur&#13;
distribuer en argent 5 livres. Il faudra voir ce que l’on fera dorénavant. C’est une&#13;
pitoyable misère que le pauvre monde.&#13;
Nous avons eu toute la peine du monde à trouver un fermier pour établir au Fayet.&#13;
P. d’Éraville, qui est un pauvre homme dans sa conduite, ne s’en étant mis&#13;
aucunement en peine de sa part, et Maréchal de l’autre, ayant détourné et fait tout&#13;
son pouvoir pour empêcher ceux qui s’y sont présentés, j’y en ai établi un enfin il&#13;
y a 15 jours qui est très bon et solvable et j’ai agi avec celui qu’on a mis hors, comme&#13;
j’ai cru que vous auriez fait vous-même si vous aviez été sur les lieux, c’est-à-dire&#13;
avec commisération et miséricorde pour ce pauvre misérable que vous savez s’est&#13;
ruiné et a perdu 2 000 livres qu’il avait d’argent dans la ferme. J’ai donc pris de lui,&#13;
après avoir pris conseil de vos amis à Paris, sans quoi je ne fais rien, toutes ses&#13;
levées et terres qui sont présentement ensemencées, savoir 45 arpents de blé et&#13;
autant de maïs et avoine, dont vous aurez à votre produit la récolte totale l’année&#13;
présente et, avec cela, ses quatre chevaux de harnais qui ont été vendus à&#13;
M. Berthelot la somme de 300 livres, auquel j’ai écrit et prié de les prendre pour&#13;
l’arrivée. Il m’envoya ensuite un ordre obligeamment pour qu’ils fussent payés à&#13;
400 livres, mais ces gens étaient partis. J’ai écrit aussitôt à M. de Saint-Josse pour&#13;
les autres 100 livres. Je ne sais si on sera payé, car les quatre chevaux à la vérité ne&#13;
valaient pas 200 livres à bien payer.&#13;
L’emploi des 300 livres reçues a été fait aussitôt pour des dettes présentes et qui&#13;
nous faisaient des frais, savoir à un tonnelier 105 livres qui lui restaient dues de&#13;
l’an passé de vaisseaux qu’il avait fournis pour les vendanges, 125 livres à un&#13;
marchand d’Échalas, de La Ferté, que mon frère de Montigny avait fait livrer à&#13;
l’Estrée pour l’année ’75. Le reste a été donné à de pauvres gens qui étaient dans&#13;
un grand besoin, et que vous avez donné ordre exprès en partant de payer, qui&#13;
était pour façons de vignes qui leur étaient dues par feu Gagnon. P. d’Éraville en&#13;
a aussi touché 15 livres sur le don de sa pension. J’ai aussi laissé audit Maréchal,&#13;
fermier, quelques pauvres petits meubles de maison et deux vaches, 10 boisseaux&#13;
de blé et souffert qu’il loge dans la ferme jusqu’au temps de Saint-Jean prochain.&#13;
&#13;
�Je crois qu’on perdra du moins avec lui la somme de 1 000 livres. Il n’y a remède.&#13;
Je crois que vous en auriez encore usé avec lui plus largement, sa pauvreté excitant&#13;
la compassion.&#13;
Les mises ci-devant se montent en leur total à la somme de 753 livres, le reste de&#13;
celle du remboursement des vignes, à savoir de 1 129 livres données par&#13;
M. Berthelot, qui fait qu’il reste 3863 livres, a été employé aux réparations de&#13;
l’Estrée, savoir à réparer le corps de logis des grands celliers auquel vous savez&#13;
qu’il y avait une grande ruine, surtout à une pointe de pierre qu’il a fallu abattre&#13;
et remonter un pilier neuf de maçonnerie et mettre au lieu une pointe de charpente&#13;
au moulin à blé de l’Estrée, où il a fallu de nécessité une grande roue et un rouet&#13;
tout neuf, et au lieu du moulin à foulon, ladite somme de 386 livres n’a pas suffi&#13;
pour lesdits ouvrages.&#13;
Il a fallu de nécessité, tant pour éviter à de plus grandes ruines et frais que pour&#13;
satisfaire M. Berthelot, qui a demandé que tous les lieux de l’Estrée fussent mis en&#13;
due réparation, continuer à y travailler, savoir au corps de logis qui sert de&#13;
réfectoire, dont une partie de la couverture était grillée et descendue, au colombier,&#13;
écuries, au corps de logis du four, aux deux grandes portes, dont la charpente et&#13;
couverture de celle du côté des prés était tombée entière dans la petite basse-cour,&#13;
le logis où demeure le meunier, où il y avait bien de la ruine et tous les autres&#13;
bâtiments qui y sont servant d’étables. Étant à Paris, nous consultâmes ensemble&#13;
sur ce sujet et MM. de Saint-Josse et Berthelot furent d’avis qu’il fallait poursuivre&#13;
et donner ordre auxdites réparations. Pour cet effet, l’on prit un billet et ordre de&#13;
500 livres à être payées par l’argent de mondit sieur Berthelot pour être employées&#13;
à faire généralement toutes lesdites réparations, auxquelles on travaille&#13;
actuellement et qui sont avancées de faire.&#13;
Je vous ai marqué, ce me semble, dans ma première lettre, quelque chose de&#13;
Mlle de Beauvais et comme elle m’avait demandé à venir loger à l’Estrée, lui ayant&#13;
dit d’abord avec honnêteté que le logis abbatial était de présent en la disposition&#13;
de M. Berthelot, je fis réflexion qu’il pourrait être avantageux pour l’Estrée qu’elle&#13;
&#13;
Ce calcul devrait totaliser 376 livres, mais si on considère qu’il stipule initialement que M. Berthelot a&#13;
donné 1 139 livres et si on inclut la correction de 793 livres plus haut, le total serait de 346 livres.&#13;
3&#13;
&#13;
�y pût faire sa demeure. Je lui promis d’en parler à Paris et j’y obtins pour elle la&#13;
grande chambre à alcôve dessus la salle avec un peu de peine et à condition de&#13;
faire travailler au grenier en haut et y faire des retranchements, afin d’y pouvoir&#13;
retirer et serrer beaucoup de choses et de faire aussi travailler et rendre le lieu qui&#13;
servait de bibliothèque logeable. Il vous pourra souvenir que ce petit côté de&#13;
bâtiment était de colombage et menaçait de ruine prochaine à moins que d’ôter&#13;
deux manières de tourelles qui étaient aux deux bouts et qui eussent entraînés&#13;
dans peu tout ce côté de bâtiment ; en sorte qu’il a été absolument nécessaire d’ôter&#13;
lesdites tourelles et y faire tailler une petite croupe à la ligne du reste de corps de&#13;
logis, à quoi on travaille présentement, sans quoi ces Messieurs n’ont point voulu&#13;
accorder cette grande chambre à la Dlle de Beauvais, qui loge cependant dans la&#13;
chambre où vous couchiez, avec l’agrément de M. Berthelot. Cela fait, il ne restera&#13;
plus que l’église, qui est encore un travail considérable, y ayant bien de la ruine.&#13;
Je vous ai parlé dans ma précédente des réparations du moulin à foulon de l’Estrée,&#13;
qui ne finissent point. C’est un misérable lieu qui consomme plus de bien qu’il ne&#13;
fait de revenu. Il y a la porte et les planchers où il faut de nécessité travailler cet&#13;
été et arrêter pour cela le cours de la rivière, ce qui ira encore à de grands frais. Je&#13;
ne trouve qu’un remède à apporter à ce lieu qui serait, quand on le pourrait, de&#13;
faire audit moulin un travail ou dépense considérable faisant faire le bâtiment qui&#13;
sert au moulin de pierre et bonne maçonnerie et tout le nec, plancher et porte de&#13;
même manière avec bon ciment. C’est le sentiment de mon frère qui est venu sur&#13;
les lieux. Ce serait une dépense au moins de 1 200 livres, mais ce serait à&#13;
perpétuité. Je crois vos affaires peu en cet état et il me semble étrange et pitoyable&#13;
que cette abbaye vous produise si peu de revenu. Vous ne laisserez de me marquer&#13;
votre sentiment l’an prochain. L’on ferait toujours la disposition des matériaux à&#13;
loisir, car il faut travailler audit moulin de cette manière ou l’abandonner et avoir&#13;
le déplaisir d’y voir la meilleure partie du fermage employée annuellement sans&#13;
très peu d’effet.&#13;
Je vois toutes les fermes bientôt en état et hors d’y faire aucune dépense. Celles de&#13;
la moinerie sont bientôt aussi achevées et le fermier en a toujours bien agi de bonne&#13;
foi et fidèlement. Il y aurait encore dépense considérable à faire pour établir une&#13;
forme à Tronçais et à Long. Le bon homme Marette et son fils sont morts depuis&#13;
&#13;
�votre départ. J’avais fait poursuivre le procès pour sa maison à Paris, mais les&#13;
affaires y sont négligées et abandonnées et le seront toujours, à moins qu’on y&#13;
établisse une personne exprès pour agir et les solliciter. Je vous en [ai] déjà marqué&#13;
mon sentiment. Je tâcherai encore de travailler à cette affaire. Vous m’en parlerez&#13;
l’an prochain, auquel je vous enverrai l’état en forme et toutes les parties&#13;
généralement des réparations, afin que vous voyiez clair dans la dépense qui y&#13;
aura été employée.&#13;
Je vous envoie un mémoire dressé par les gens de M. Berthelot, où vous&#13;
remarquerez toutes les chicanes et difficultés qu’ils ont voulu apporter en suite du&#13;
traité que vous avez fait. Je vous envoie aussi les réponses que j’y ai fait sur chaque&#13;
article et vous ai mandé que je fis un voyage à Paris exprès pour régler cette affaire&#13;
et marqué aussi la manière que nous l’avions terminée avec M. Berthelot, qui agit&#13;
toujours de bonne foi, lequel vous doit tenir pour cette année bon et fidèle compte&#13;
des deniers qui proviendront de tous les revenus de l’abbaye de l’Estrée, à quoi il&#13;
a fallu donner les mains, mondit sieur Berthelot nous disant que vous aviez traité&#13;
ensemble sur vos paroles et bonne foi et que vos intentions à tous deux n’étaient&#13;
point d’avoir du bien et des intérêts l’un de l’autre. J’ai découvert que ce qui a&#13;
donné lieu à ces gens d’éplucher toutes choses avec si grande exactitude est que&#13;
prenant leurs mesures sur l’état du revenu que vous avez donné de l’Estrée et&#13;
M. Berthelot leur ayant remis à leur profit particulier le surplus de 5 000 livres qu’il&#13;
vous fait, ils agissent avec chaleur comme pour eux-mêmes. Ce mémoire et mes&#13;
réponses vous donneront jour et lumière pour voir l’état présent des choses que je&#13;
ne vous répéterai point ici. J’y ajouterai ce que je jugerai nécessaire pour vous&#13;
éclaircir des choses.&#13;
Réponse au mémoire de M. Berthelot4&#13;
1° Le paiement du fermage du moulin à blé de l’Estrée a toujours été destiné au&#13;
paiement des décimes. L’on ne peut pas dire au juste si la somme contenue en cet&#13;
article suffira pour y satisfaire année courante, y comprenant les décimes&#13;
ordinaires, extraordinaires, la taxe de Moinelet et celle qu’il faut payer&#13;
annuellement au Séminaire. On doit tenir compte de cet article à M. Berthelot.&#13;
4&#13;
&#13;
Nous n’avons pas de copie de ce mémoire pour l’instant.&#13;
&#13;
�2° L’on demeure d’accord à Dreux pour marchandises qu’il a fournies à l’abbaye&#13;
de l’Estrée sur le meunier à foulon et de tenir compte à M. Berthelot de&#13;
162 livres 10 sols dus par ledit meunier pour le terme de Noël dernier, à raison&#13;
d’une demi-année de jouissance. L’on réglera le procès de la non-jouissance&#13;
prétendue avec lui et l’on donnera ordre aux réparations qui seront nécessaires. Le&#13;
transport de 110 livres a été fait au boucher sur ledit foulon à votre dernier voyage&#13;
à l’acquis des religieux et lui ai fait à mon retour celui de 462 livres pour demeurer&#13;
quitte envers ledit de la somme de 640 livres par an, faisant en deux termes de&#13;
paiement chacun 320 livres.&#13;
3° Mgr de Québec a prêté au fermier dudit Champillon, d’argent tiré de sa bourse&#13;
en prenant ladite ferme, la somme de 300 livres, dont il doit être remboursé les six&#13;
premières années du bail, comme il y est porté, laquelle somme ne doit entrer dans&#13;
le traité de M. Berthelot ni tourner à son profit et recette, déduction faite des deux&#13;
transports ci-mentionnés, savoir de 68 livres et de 102 livres sur le fermier de&#13;
Champillon. Il lui reste à payer pour le terme de Noël passé la somme de 150 livres,&#13;
dont l’on décharge M. Berthelot. Les 150 livres susdites, avec celles de 100 livres&#13;
que le fermier de Champillon redevait du précédent, ont été employées, savoir : à&#13;
Desjardins ci-devant économe, sur ce qui lui a été accordé pour ses vacations,&#13;
100 livres ; à P. d’Éraville, 70 livres sur le dû de sa pension ; le reste a été compté&#13;
audit fermier pour des avances qu’il avait faites pour les réparations de la ferme.&#13;
Il était redû audit d’Éraville, par un compte arrêt en votre présence votre dernier&#13;
voyage, 120 livres, sans y comprendre le courant de 750 livres qu’il lui a fallu payer&#13;
pour le Fayet par année.&#13;
4° Il est véritable que Mgr de Québec a promis au fermier de la moinerie en ma&#13;
présence de lui faire achever et parfaire toutes les réparations de sa ferme et a laissé&#13;
un ordre pour cet effet. Il est de plus porté par son bail qu’on lui fera tirer de la&#13;
marne pour marner toutes les terres dépendantes de ladite ferme. Ainsi, il est juste&#13;
de compter et déduire audit fermier ses mises et son déboursé, tant pour ladite&#13;
marne que réparations. En tenir compte à M. Berthelot de pareille somme qui se&#13;
pourra faire payer du surplus qui est dû au terme de Noël dernier ’75. Mgr de&#13;
Québec se charge de satisfaire M. le curé de Lhomme, dont dépend la ferme de la&#13;
moinerie, pour les 15 livres qu’il prétend annuellement pour l’administration des&#13;
&#13;
�sacrements et régler pareillement avec ledit curé pour les arrérages qu’il met en&#13;
question. Ayant été à la moinerie visiter les réparations que fait faire fort bien le&#13;
fermier et voulant compter avec lui ses mises et 30 livres pour 200 banneaux de&#13;
marne qu’il lui a fallu pour achever ses terres et 30 livres que je lui fais donner au&#13;
curé de Lhomme, qui avait refusé d’administrer les sacrements audit fermier, étant&#13;
convenu à lui payer dorénavant 15 livres par an. Je crois que le terme de Noël&#13;
dernier se montant à 200 livres se trouvera plus que payé, mais je crois aussi toutes&#13;
les réparations achevées dorénavant payera sans diminution.&#13;
5° Comme l’on prétend avec justice la jouissance des bois de l’Estrée appartenir à&#13;
M. Berthelot, à la réserve de la convention de laquelle l’on est demeuré d’accord&#13;
avec mondit sieur, il doit être chargé les 50 livres de gages à La Fontaine, gardebois. Il n’y a d’ailleurs aucune indemnité ni récompense à lui faire. C’est pourquoi&#13;
rien n’empêche qu’on ne lui fasse payer le surplus pour le fermage du pré qu’il&#13;
tient, mondit sieur Berthelot lui tenant compte de ses gages. Ces Messieurs ont&#13;
voulu charger de payer l’an passé lesdits gages à La Fontaine, alléguant qu’il n’y&#13;
avait point de coupe de bois qui les regardât, ce qui n’est pas vrai, puisqu’on cède&#13;
à M. Berthelot le 6e denier des bois de France.&#13;
6° Il y a eu transaction passée entre Mgr de Québec et le sieur Lépine, avocat à&#13;
Châteauneuf, pour une somme de laquelle l’abbaye de l’Estrée lui doit être&#13;
redevable, pour le paiement de laquelle l’on a donné audit Lépine les deniers dus&#13;
sur plusieurs particuliers de la paroisse de Long et sur le nommé Hildevert&#13;
Cantaloup, détenteur de la dîme des Bruyères, pour la somme de 100 livres, ce qui&#13;
ne porte aucun préjudice à la recette des deniers appartenant à M. Berthelot pour&#13;
la présente année. Il est vrai qu’on a donné audit Lépine quelques papiers pour lui&#13;
faciliter le renouvellement de sa ferme, mais qui ne sont que de simples mémoires&#13;
pour la plupart, car tous les particuliers de Long et de Tronçais tiennent les terres&#13;
sans bail et sous simple parole et avec obligation de les céder lorsqu’on trouverait&#13;
un fermier pour les prendre en total, ce qui est important, un grand nombre&#13;
desdites terres étant demeurées incultes. Je me suis servi du moyen et allant sur&#13;
les lieux à Long d’obliger tous les particuliers détenteurs des terres d’en venir faire&#13;
une déclaration devant notaire pour éviter aux frais de justice et saisie. C’est le seul&#13;
moyen qu’il faut encore prendre présentement pour avoir une entière&#13;
&#13;
�connaissance de la jouissance desdites terres. J’ai fait donner même un mémoire&#13;
de tous les particuliers détenteurs à l’agent de M. Berthelot par Desjardins, cidevant économe. Il est injuste que Mgr de Québec dédommage et achève de payer&#13;
ledit Lépine. J’y donnerai ordre et travaillerai à retirer les papiers, quoique de nulle&#13;
importance à M. Berthelot.&#13;
7° Pierre Pichet est destiné pour payer annuellement le gros et les faisances dus&#13;
par l’abbaye de l’Estrée au seigneur évêque d’Évreux, d’autant qu’il jouit d’une&#13;
portion d’héritage sur laquelle ladite redevance est affectée. À l’égard de ce qui est&#13;
dû par an aux chanoines de Dreux, un nommé Monet, tenant les terres de France&#13;
à ferme, pour être chargé de les payer annuellement, il est juste d’évaluer et&#13;
apprécier le nombre desdits grains dus tant pour Évreux que pour Dreux avec les&#13;
fermiers, qui seront chargés de les payer et en faire déduction de pareille somme&#13;
à M. Berthelot.&#13;
8° L’état qu’a donné Mgr de Québec, et son économe ensuite, du revenu de l’Estrée&#13;
dans la seule vue d’en éclaircir M. Berthelot, porte indistinctement 12 arpents à la&#13;
pièce nommée le Grand Pré. Il s’en trouve 4 du nombre de ses 12 qui sont contenus&#13;
et compris dans la part et portion appartenant aux religieux, laquelle, selon la&#13;
convention et l’écrit arrêté entre Mgr de Québec et M. Berthelot, ne doit être en&#13;
aucune manière comprise dans les jouissances de mondit sieur Berthelot ; sur quoi&#13;
on lui demande justice et la bonne foi, conformément audit traité. J’ai donné au&#13;
sieur Poiret, agent pour M. Berthelot à l’Estrée, une décharge écrite et signée de&#13;
ma main, par laquelle je lui rabats et tiens compte de toute la jouissance du pré des&#13;
vignerons à la pièce de 12 arpents et d’[un] autre pré en France pour Quesne et&#13;
Écharlard, aussi vignerons. Il est juste d’en compter avec M. Berthelot, à raison de&#13;
remboursement qu’il a fait pour frais et façons des vignes, lesdits vignerons au&#13;
Grand Pré n’en tiennent que pour 189 livres 15 sols et d’autre part, pour 40 livres,&#13;
le surplus du Grand Pré contenant 12 arpents a été profité, fané et mis dans le&#13;
grenier à foin de l’Estrée par Desjardins et la clé en a été livrée au sieur Poiret, dont&#13;
l’on doit tenir compte à raison de trois milliers de foin qui s’y sont trouvés.&#13;
9° Les bois dépendant du domaine de l’Estrée n’y ayant pas plus de fondement et&#13;
de justice de vouloir charger Mgr de Québec de l’usage et jouissance desdits bois,&#13;
&#13;
�parce qu’ils sont portés sur l’état qu’on a donné du revenu à 4 livres l’arpent&#13;
chaque année que des vignes et autres héritages qui sont également marqués et&#13;
spécifiés à un prix par ledit état. M. Berthelot se souviendra que nous avons arrêté&#13;
et réglé ensemble chez lui ce présent article des bois que j’ai dit en sa présence à&#13;
l’un de ses commis pour être inséré au bas du traité fait avec Mgr de Québec, étant&#13;
demeurés d’accord et expliqué la chose de cette manière que tous les bois&#13;
dépendant du domaine de l’Estrée seraient vendus et coupés pendant le temps des&#13;
six années de jouissance de M. Berthelot et que les deniers en provenant de la vente&#13;
seraient partagés et que du 10e denier mondit sieur Berthelot en aurait 6 et les&#13;
4 autres iraient au profit de Mgr de Québec, à cause des 4 années de jouissance de&#13;
l’abbaye de l’Estrée que mondit seigneur de Québec a dit précédemment le traité&#13;
fait avec M. Berthelot échu. Voilà comme l’on en est demeuré ensemble et qu’on&#13;
éclairci et écrit cet article de laquelle je me rapport à la bonne foi et justice de&#13;
M. Berthelot.&#13;
10° La convention portée au bail de Canteloup de 10 livres d’augmentation pour&#13;
la dîme des Bruyères et de Marsolan a été causée pour raison d’une petite portion&#13;
de terres que les dames de Marsolan, propriétaires, maintiennent exemptes de&#13;
dîme, feu l’abbé de l’Estrée dernier mort dans la résolution de la demander et&#13;
poursuivre par justice fit ajouter cette clause dans le bail dudit Canteloup qu’en&#13;
cas qu’il la gagnât, les faisances serait augmentée de 10 livres par an, ce que ledit&#13;
abbé, n’ayant fait ni entrepris ni l’abbaye de l’Estrée n’en ayant aucune jouissance,&#13;
il serait injuste d’en faire tenir compte à Mgr de Québec au profit de M. Berthelot.&#13;
11° L’on n’a pu mettre la dîme de Tréon que possède M. le marquis de Rouvray&#13;
sur l’état du revenu de l’Estrée que comme un bien aliéné de l’abbaye de l’Estrée&#13;
depuis un grand nombre d’années et l’on y pourrait ajouter de cette manière plus&#13;
de 600 livres de revenu annuel que les malheurs du temps et l’injustice a fait perdre&#13;
à cette abbaye et je crois qu’on a pu mettre la dîme de Tréon sur l’état à cause qu’on&#13;
voit encore quelque moyen et lumière de la redemander et s’en remettre en&#13;
possession ; à quoi l’on travaillera volontiers s’il est possible. J’ai vu il y a peu de&#13;
jours M. le marquis de Rouvray lequel j’entretins au sujet de cette dîme. Je le vois&#13;
dans la disposition de n’en faire raison que par justice. Je vous dirai que la&#13;
&#13;
�négligence et lenteur avec laquelle on poursuit et sollicite vos affaires à Paris me&#13;
décourage d’en entreprendre.&#13;
12° L’on peut soutenir avec tout droit et justice que les deux enclos de vigne de&#13;
l’abbaye de l’Estrée contiennent 18 arpents, ce qui a toujours passé pour constant&#13;
pour le dire et affirmation des anciens vignerons qui les ont travaillés sur ce pied,&#13;
savoir le clos de voirie pour 6 arpents et le grand clos pour 12 et il est véritable&#13;
qu’à la mesure il s’en trouvera plus à cause des grandes places vides et non&#13;
plantées de vignes au contour et environs desdits enclos par la négligence qu’on y&#13;
a apportée par le passé, mais en bon état et pour le présent et propres à replanter&#13;
et provigner lesdites vignes, le tout ayant été défriché et nettoyé l’an passé et&#13;
lesdites vignes rétablies par une dépense extraordinaire de plus de 400 livres pour&#13;
les trois quartiers données par la part des religieux. Cela est séparé et distribué par&#13;
la convention entre Mgr de Québec et M. Berthelot. C’est pourquoi il n’y a rien à&#13;
déduire sur l’article des vignes. Je vous dirai qu’il est vrai qu’ayant fait mesurer&#13;
moi-même les deux enclos de vignes, il ne s’en est trouvé en tout que 16 arpents&#13;
3 quartiers, mais c’est une pure supercherie que nous veulent faire les gens de&#13;
M. Berthelot, puisque l’on doit recevoir lesdits enclos comme ils se comportent. Il&#13;
est juste de compter et rabattre à M. Berthelot pour la demi-année du moulin à&#13;
blé5 :&#13;
237 livres 10 sols, qui sont employées à payer les décimes, 237 livres 10 sols&#13;
162 livres 10 sols du moulin à foulon transportés au&#13;
boucher de Dreux,&#13;
&#13;
162 livres 10 sols&#13;
&#13;
320 livres pour la ferme de Champillon au terme de Noël&#13;
dernier des 50 livres dues à Mgr de Québec expliqué en&#13;
l’article 3e,&#13;
200 livres pour la moinerie,&#13;
&#13;
320 livres&#13;
200 livres&#13;
&#13;
229 livres pour la jouissance du pré aux vignerons, ce qui&#13;
appartient à mondit sieur Berthelot,&#13;
&#13;
229 livres&#13;
&#13;
de la vente des bois de France, conformément à l’arrêt fait&#13;
et signé, savoir la 6e partie de 1 540 livres qu’ont été&#13;
vendus lesdits bois, faisant pour M. Berthelot 924 livres.&#13;
Somme de droit à compter à M. Berthelot :&#13;
5&#13;
&#13;
En marge : Ce qui est juste de compter et rabattre à M. Berthelot sur l’année 2025.&#13;
&#13;
924 livres&#13;
2 073 livres&#13;
&#13;
�Les autres articles6, savoir 86 livres de La Fontaine, gardebois,&#13;
&#13;
86 livres&#13;
&#13;
66 livres pour deux arpents de pré contenus dans la part&#13;
des religieux,&#13;
&#13;
66 livres&#13;
&#13;
500 livres par chaque année pour les bois,&#13;
&#13;
500 livres&#13;
&#13;
10 livres du bail de Cantaloup,&#13;
&#13;
10 livres&#13;
&#13;
30 livres de la dîme de Tréon,&#13;
&#13;
30 livres&#13;
&#13;
50 livres pour l’arpent de vigne aux religieux,&#13;
&#13;
50 livres&#13;
&#13;
il n’y a ni droit ni justice que Mgr de Québec en tienne&#13;
compte à M. Berthelot :&#13;
&#13;
742 livres&#13;
&#13;
13° Le revenu des grandes pâtures de l’Estrée ne peut être compté sur un prix&#13;
arrêté année courante, d’autant qu’il consiste à un plus grand ou moindre nombre&#13;
de bestiaux qui y sont abornés des paroisses et hameaux circonvoisins, en sorte&#13;
qu’il faut selon le cours des années que l’une récompense l’autre, cela dépendant&#13;
de la conduite et intelligence d’un agent pour en augmenter le nombre des&#13;
bestiaux et par conséquent, le revenu annuel provenant desdites pâtures.&#13;
Voilà, Monsieur, les réponses que j’ai faites au mémoire et prétentions de&#13;
M. Berthelot, ou plutôt de ses gens, qui n’agissent pas de bonne foi comme lui, et&#13;
après plusieurs contestations, eux ayant fait connaître à mondit sieur Berthelot&#13;
qu’il perdrait beaucoup cette année à la recette de votre abbaye, il fallut convenir&#13;
de la manière que je vous ai marquée, ce que nous n’avons voulu faire que pour&#13;
cette présente année, car outre les contestations qu’un accord de cette manière&#13;
nous pourrait faire naître à tous moments, il serait facile aux personnes qui&#13;
administrent la recette de l’Estrée de nous en imposer.&#13;
Il vous sera facile sur le fait des bois de remarquer leurs intentions et leur gain&#13;
visible en vous faisant tenir compte de 4 livres par chaque arpent, qui se montent&#13;
à 500 livres, et pour leurs six années de jouissance, à 3 000 livres, ou recevant le&#13;
6e denier provenant de la vente desdits bois, selon notre convention signée avec&#13;
M. Berthelot. Il ne lui en reviendra guère que 1 500 livres, savoir 424 livres de la&#13;
&#13;
6&#13;
&#13;
En marge : Ce qui compte de plus sans droit.&#13;
&#13;
�vente de ceux de France et au plus 600 livres de la coupe des bois qui sont en&#13;
Normandie, qui seront vendus au plus 1 000 livres.&#13;
Je vous ai marqué quelque chose dans ma première lettre de la rente de Mlle de&#13;
Beauvais et que Mme de Morelle voulait faire le racquit et amortissement de la&#13;
partie qui lui était constitués de 6 400 livres en principal, faisant au denier 16 de&#13;
rente annuelle le somme de 400 livres. Il n’y a que peu de jours que cette affaire est&#13;
terminée, qui m’a donnée depuis trois mois une peine et chagrin épouvantables.&#13;
Nous vous avons marqué que cette occasion nous a obligé d’avoir au Conseil du&#13;
roi un arrêt en forme d’économat perpétuel, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’union de&#13;
l’Estrée à l’évêché de Québec soit admise et reçue en Cour de Rome. M. de SaintJosse a rempli le nom de l’économe de son valet, nommé François Bélanger, Julien&#13;
Bélanger qui en avait servi ci-devant étant hors chez lui.&#13;
L’une de mes plus grandes peines a été dès le commencement d’empêcher que les&#13;
deniers du remboursement ne fussent mis au greffe d’Ézy, où il y en eut la moitié&#13;
de consommé. Mme de Morelle et surtout Mlle de Beauvais la voulaient&#13;
absolument, disant que tous leurs conseils les y portaient pour leur assurance et&#13;
que ledit économe ne pouvait recevoir aucun pouvoir sur un fond de l’abbaye. Il a&#13;
fallu de nécessité payer à ladite Dlle de Beauvais trois mois d’arrérage de ladite&#13;
rente constituée. Le sentiment de M. de Saint-Josse était de la mettre à l’hôtel de&#13;
ville à Paris, mais il n’y a eu qu’un seul moyen auquel nous avons été contraint de&#13;
donner les mains, qui a été de redonner ladite somme de 6 400 livres à ladite dame&#13;
de Morelle par un nouveau contrat de constitution, dont le remploi a été pour&#13;
acquitter les anciennes dettes en nature de rente de son mari à l’ancienneté,&#13;
desquelles sont demeuré subrogées. Il y a toute sûreté audit remplacement, tout le&#13;
bien de ladite dame y étant aussi hypothéqué. Je priai mon frère de Montigny de&#13;
se trouver présent à Dreux, où il vint.&#13;
Ladite dame et damoiselle n’ont voulu absolument entendre à aucun autre&#13;
accommodement et un procès sur cette affaire en eût consommé la moitié de la&#13;
rente. J’ai fait humainement pour que dans le contrat de nouvelle constitution il y&#13;
fût inséré un mot que l’intention de ladite Dlle de Beauvais était qu’ayant donne&#13;
ladite partie de rente pour être unie à perpétuité au fonds et domaine de l’abbaye&#13;
&#13;
�de l’Estrée et par conséquent, elle servît de fondation, selon les intentions de&#13;
Sa Majesté, à l’évêché de Québec. Ma pensée allait que cette clause pourrait servir&#13;
après la mort de ladite damoiselle et empêcher peut-être un procès qu’on aura&#13;
assurément avec l’Ordre de Saint-Bernard qui prétend cette donation, mais je crois&#13;
sans fondement. Je vous dirai que ladite damoiselle en est fortement sollicitée et je&#13;
l’ai reconnue toute portée à favoriser ledit Ordre. Elle m’avait donné des&#13;
espérances dans les commencements qu’elle est venue à l’Estrée de faire du bien à&#13;
votre Église de Canada et vous laisser après sa mort plus de 12 000 à 15 000 livres&#13;
et même la Dlle Petit, qui est avec elle, de donner encore 2 000 livres présentement&#13;
par contrat de constitution de rente, mais je crois présentement ces attentes et&#13;
espérances vaines et chimériques. C’est un étrange esprit que cette fille. Je vois peu&#13;
de conduite et de bénédiction de Dieu en tout cela, qui se ressent du vieil airain.&#13;
Je vous ai mandé que le sieur Desjardins, prêtre, a peu répondu à ce que nous&#13;
prétendions de sa personne pour toutes choses, ne s’étant occupé qu’à tirer et à la&#13;
pêche et en aucune manière à me soulager en vos affaires, m’étant vu obligé de me&#13;
servir de l’argent de M. Berthelot, qui a été [de] quelque dépense pour vous. Je le&#13;
trouvai agissant et fidèle. Il a fallu endurer l’année dudit Desjardins, à cause du&#13;
P. d’Éraville, qui l’a voulu ainsi. Il va sortir et nous tâcherons d’y mettre un plus&#13;
honnête homme, qui aie plus de zèle et d’affection pour vos intérêts ; mais comme&#13;
la ferme du Fayet n’eût donné que 400 livres et que l’on en payait ledit Éraville aux&#13;
prix de 450 livres, il ne veut plus rien donner auxdits ecclésiastiques que sa&#13;
nourriture. Ainsi, il vous en coûtera quelque chose, mais c’est une nécessité&#13;
indispensable, car le bonhomme est bien vieilli et malsain et ne [je] ne crois pas&#13;
qu’il vivra encore longtemps. Je vous avoue que j’aurai un grand désir qu’on pût&#13;
avant sa mort y établir des religieuses de l’Ordre, ce qui serait pour la plus grande&#13;
gloire de Dieu et le repos même de votre conscience et de la mienne. Aussi je me&#13;
suis trouvé engagé à travailler à l’état où est de présent cette maison, agissant dans&#13;
vos intentions avec un zèle et affection toutes pures pour vos intérêts et si la chose&#13;
ne se fait et s’établit de votre vivant, ce serait assurément une maison religieuse&#13;
abandonnée et une église demeurée sans culte et sans service pour le reste des&#13;
temps.&#13;
&#13;
�Je crois vous avoir marqué que nous ne voyons aucune apparence pour y mettre&#13;
ces bonnes filles de Courville. Elles y seraient plus misérables que dans leur&#13;
maison et à votre charge. Je trouve M. de Saint-Josse dans le même sentiment, mais&#13;
lent et froid à y travailler. Écrivez-lui un peu fortement sur ce sujet l’an prochain,&#13;
afin que nous puissions mettre la main ensemble et travailler efficacement à une si&#13;
bonne œuvre.&#13;
Je vous ai mandé que j’ai eu ce petit peintre d’Aillier, qui est toujours dans le désir&#13;
et la volonté de passer en Canada, mais il a sa mère âgée de plus de 80 ans qui n’a&#13;
aucun secours ni assistance que de lui. C’est un légitime empêchement devant&#13;
Dieu. Il m’attarde qu’il passera quand elle sera morte.&#13;
Il ne me revient plus rien de présent à l’esprit que je vous puisse mander de&#13;
nécessaire au sujet de votre abbaye de l’Estrée. Vous nous écrirez vos sentiments&#13;
l’an prochain sur toutes choses et particulièrement ce que vous jugerez à propos&#13;
de faire et d’agir avec M. Berthelot touchant ce qui vous est exposé.&#13;
Je vous ai mandé au regard de votre abbaye de Méobecq que j’avais travaillé avec&#13;
attache auprès de mondit sieur Berthelot et du sieur Boutin, son premier commis&#13;
qu’il avait chargé d’en conférer avec moi, afin de disposer les choses à en traiter&#13;
pour une somme comme vous avez faite de l’Estrée. Ledit Boutin a même envoyé&#13;
sur les lieux pour être informé de l’état du revenu et de toutes choses exactement.&#13;
M. de Saint-Josse et moi avions écrit à Bienassis de recevoir les gens de&#13;
M. Berthelot et leur donner une connaissance générale de Méobecq. Leur&#13;
information à leur retour s’est trouvée assez conforme à l’état du revenu que j’avais&#13;
donné à Paris selon les baux et mémoires que vous m’aviez laissés, en sorte que la&#13;
chose est prêtre et disposée à en traiter présentement et M. le curé de Saint-Josse&#13;
me mandait par sa dernière lettre qu’il attendait que Bienassis lui envoyât la&#13;
démission de Porcheron pour son bail qu’il a promis de donner et a témoigné un&#13;
grand désir d’être déchargé. Nous reconnaissons l’importance pour vos intérêts de&#13;
conclure cette affaire, sans quoi je ne crois pas que vous puissiez toucher aucun&#13;
denier de Méobecq, tout se consommant en frais et procès sur les lieux. Nous avons&#13;
expressément écrit et chargé Bienassis de vous faire un état et vous donner une&#13;
connaissance entière de tout ce qui s’est fait et passé à Méobecq depuis votre&#13;
&#13;
�départ. Vous y reconnaîtrez bien du désordre et des brouilleries en procédures et&#13;
chicanes faites mal à propos. C’est un malheur que cette abbaye soit dans une si&#13;
grand distance et éloignement des personnes qui prennent soin de vos affaires, car&#13;
je vois peu d’apparence et de disposition que quelqu’un de nous puisse quelques&#13;
fois aller sur les lieux, ce qui serait toutefois bien nécessaire et causerait de grands&#13;
biens.&#13;
Je vous ai déjà mandé de ma part l’impossibilité où j’étais de le pouvoir faire, à&#13;
cause de M. notre abbé, qui se plaint toujours de mes absences et que je vois dans&#13;
un éloignement de me le vouloir permettre, notre communauté [étant] diminuée&#13;
de trois religieux depuis votre départ, ce qui m’est une nécessité de m’attacher plus&#13;
étroitement au service.&#13;
Je vous ai aussi marqué le bienfait que j’ai reçu de mondit sieur abbé du prieuré de&#13;
feu M. Marin. J’avais sujet d’appréhender le droit d’induire, mais Notre-Seigneur&#13;
a permis que j’en sois demeuré paisible possesseur. Il vaut 600 livres de revenu.&#13;
C’est du bien plus qu’il ne m’en faut dans ma profession, mais tous les lieux sont&#13;
dans une décadence et une ruine épouvantable, ce qui m’en empêchera d’ici à&#13;
quelques années la jouissance.&#13;
&#13;
/Transcription7 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
7&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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          <name>Dublin Core</name>
          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                  <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                  <text>1676, Quatre documents sur l’abbaye de l’Estrée&#13;
1. Ordre de paiement pour les travaux exécutés à l'abbaye de l'Estrée (L’Estrée, 20 janvier 1675)&#13;
2. Quittance par H. de Laval à Lesné (L’Estrée, 31 janvier 1676)&#13;
3. Ordre de paiement pour les travaux exécutés à l'abbaye de l'Estrée (L’Estrée, 14 février 1676)&#13;
4. 2e lettre de H. de Laval à Laval (La Croix, 1er avril 1676)&#13;
(Archives de l’archidiocèse de Québec, Registre 11B, chapitres IX et X)&#13;
Ch. IX-11&#13;
&#13;
1 Jean Laisnay fermier de Champillion vous&#13;
2 payerez a Monsieur Brochand marchand dem’&#13;
3 a dreux La Somme de soixante et treize livres&#13;
4 Sept Solz sur et que vous debvrez de fermage&#13;
5 au jour de Noel prochain &amp; ce pour demeurer quitte&#13;
6 vers led.’ Sieur Brochard de toutes Les marchandiSes&#13;
7 quil a fournies de sa boutique jusques. a ce jour&#13;
8 pour les repara’ons de labbaye de Lestrée &amp; des&#13;
9 fermes en deppendantes, Et en me rapportant Le&#13;
10 present quittancé dud.’ Sieur Brochand Je vous&#13;
11 en tiendray comte sur le fermage que vous debvrez&#13;
12 dud.’ terme de Noel prochain faict a Lestrée Le&#13;
13 vingt Janvier mvjc soixante &amp; quinze /&#13;
14 DeSjardins&#13;
15 procureur g’ral de&#13;
16 Leconesmi de labbaye&#13;
17 de Lestree&#13;
18 Je acepte Le present transport et promeSt payer&#13;
19 le conteneu du tranSport au terme portez par iceluy&#13;
20 faict ce SixieSme Jour de may mil Six cent&#13;
21 Soixante et quinze ce que icy Signé J Laisné&#13;
22 arresté ce iourdhuy Saisiesme d’Aoust avec Madame brochand&#13;
23 pour marchandise quelle a livrée pour l’abbaye de lestrée la&#13;
24 Somme de vings neuf livres qui luy seront payé a Sa volunté&#13;
25 i675 : De laval Bnd. laquelle somme de vingt neuf vint et neuf. livres&#13;
26 ledit Jean laisné payera a madame brochanc dont il luy&#13;
&#13;
p. 2&#13;
&#13;
27 il luy sera tenu compte en me rapportant ce present&#13;
28 transport faict audit iour et an que deSSus De laval Bnd&#13;
29&#13;
i asepete pour vingt neuf livre que&#13;
30&#13;
ie promet peie a ladite brochand&#13;
31&#13;
J Laisne pour ces pressant quiet&#13;
32&#13;
31 ianvier 1676 J laisne&#13;
33 receu le 20 ianvier la somme de&#13;
34 vingt livre 1676 receu la somme de&#13;
35 vingt livre en deux peiemant le&#13;
36 13 Avril 1676 recur an deux fois&#13;
&#13;
�37 30# le le novanbre 1676 sant conpran&#13;
38 de Les fret du coussin masson et de&#13;
39 mon de la porte recut le 11 ianvier 1677&#13;
40 la somme de ving livre dont le voisiage&#13;
41 de masson&#13;
42 Je recu le contenu du present&#13;
43 tranpor le 2 vingtte neufviemme&#13;
44 de mars mille six cent soixante et&#13;
45 dix sept Barbereau&#13;
Ch., IX-15&#13;
p. 3&#13;
&#13;
46&#13;
1676&#13;
47 Nous soussignés P. henry de laval prieur de nostre&#13;
48 Dame de venable et grand vicaire et procureur g’ral de&#13;
49 Monseig.r LEvesque de quebec Abbé de LEstrée dune part&#13;
50 et Jean laisné fermier de la ferme de champillon de[pend]ante&#13;
51 de lad.e Abbaye de Lestrée recognoissons avoir comp[t]é en&#13;
52 Semble de trois termes de fermage qui devoit de lad.e ferme&#13;
53 Escheus au iour de Nouël dernier passé et de soixante et quinse&#13;
54 livres quil devoit aussi pour trois termes de partie des avances&#13;
55 a luy faictes escheus aud. iour de Noüel dernier passé le tout montant&#13;
56 a la som’e de mil trente Cinq livres Sur laquelle somme il&#13;
57 s’est trouvé que ledit laisné a payé a l’acquit de lad.e Abbaye&#13;
58 de Lestrée la somme de six cent trente deux livres deux sols&#13;
59 tant en transports qu’en chariages et reparations par luy&#13;
60 payés qu’en blé et aultre chose quil a fourny iusqu’a ce iour,&#13;
61 dont il nous a rapporté et mis entre les mains les memoires et&#13;
62 quittances desquelles ils sen trouvent deux a la descharge des payement&#13;
63 du tiers et danger se montant a la som’e de trois cent quarente livres&#13;
64 quil a payés sur une obligation de la som’e de quattre cent livres&#13;
65 passée a l.Eureux qui sera retirée pour la descharge dudit laisne, le&#13;
66 total du tiers et danger, ayant esté payé entierement. partant le&#13;
67 dit laisne s’est trouvé redevable deduction faicte des payement cy&#13;
68 dessus de la somme de quattre cent deux livres dix huict Sols, sur la&#13;
69 quelle somme ledit laisné payera A M.r des Jardins la som’e de cent&#13;
70 livres a luy transportés, et nous rapportera deux transports quittancés&#13;
71 L’un du s.r brillez de la som’e de soixante et huit livres reStant a&#13;
72 luy payer de plus grande som’e a luy transportes, et lautre de la veuve&#13;
73 ou heritier du feu s.r brochant de la Som’e de cent dix livres&#13;
74 dix sept sols et outre ce il nous payera ou a auStre par nostre&#13;
75 ordre la som’e de Cent vingt quattre livre un sols, quoy faisant&#13;
76 il demeurera quitte desdits trois termes de fermages et avance Susd.e&#13;
77 En foy de quoy nous avons Signé ce present Escrit faict double, et&#13;
78 de six chappons que ledit laisné a payé faict a LEstrée&#13;
79 ce dernier de Janvier mil Six cent soixante et saise.&#13;
&#13;
�80&#13;
p. 5&#13;
&#13;
p. 6&#13;
&#13;
p. 8G1&#13;
&#13;
De LavaL Rnd&#13;
&#13;
J Laisné&#13;
&#13;
81 Jean laisné fermier de champillon vous donnerés a&#13;
82 m.e pierre du val de la paroisse de s.t Remj la somme de&#13;
83 trente six livres a luy deus pour le payement de neuf&#13;
84 cent de chausme quil a fourni et livré pour les repara’ons&#13;
85 de la ferme dud. champillon à raison de quattre livres&#13;
86 le cent de prix arresté avec le s.r des Jardins cy devant&#13;
87 œconosme de l’Abbaye de lestrée, et en me rapportant ledit&#13;
88 transport quittancié dudit du val et ensemble me remettant&#13;
89 tous les papiers et quittances que vous Este obligé de me&#13;
90 rendre par vostre dexuter Compte ie vous deduiré pareille&#13;
91 som’e sur ce que vous pouvés devoir du terme de Noüel&#13;
92 dernier passé a L’Abbaye de Lestrée. faict ce quatorsiesme&#13;
93 feub.r mil six cent soixante et saise. De laval Bnd.&#13;
94 resu sur le Contenu La somme de onze livre&#13;
95 faict ce onze avril 76 de plus resu la somme&#13;
96 de dix livre faict ce 22 avril 1676 plus&#13;
97 receu sur le contenu La Somme de Six livres&#13;
98 ce vingt deux de may mil six cent soixante et saize&#13;
99 Jay resu le Contenu du present billet&#13;
100 en lautre part faict ce quinze Jour Septembre&#13;
101 mil six cent Soixante et Saize&#13;
102 pierre duval&#13;
103 Lestrée ou ie le receu avec Mad. Berthelot et y furent&#13;
104 deux iours, il m’a asseuré vous avoir Envoyé une coppie&#13;
105 de ce que nous avons Escrit et Signé x au bas dudit traitté&#13;
106 pour Leclaircir et le confirmer que ie mettré encor icy&#13;
107 derechef, ie vous ay’ dit que mon d. S.r Berthelot nous devoit&#13;
108 ranbourcé ensuitte les frais et facons des vignes de l’an&#13;
109 paSSé, par la Somme de ii39.# que iay’ touchés dont&#13;
110 Lemploy cy apres.&#13;
111 Donné a paris a M.r L’abbé de point caré. - - 120.#&#13;
112 donné au chasublier a paris pour les ornement qui ont esté&#13;
113 portés a L’Abbaye de Lestrée par ordre de M.gr de Quebec&#13;
114 Soixante et dix livres. - - - -70.#&#13;
115 Donné au S.r Bellenger a paris tant pour depence que&#13;
116 pour trente livres de cire blanche en cierges qui ont estés&#13;
117 apportés a LEstrée Soixante et quattre livres. - - 64.#&#13;
118 Donné a EScureux pour achever de payer la taxe du tiers et&#13;
&#13;
La page 7 a été omise dans la paléographie. La transcription en orthographe moderne s’est faite directement avec la&#13;
paléographe.&#13;
1&#13;
&#13;
�Somme&#13;
totale.&#13;
753.#&#13;
10S.&#13;
&#13;
pont&#13;
caré.&#13;
Cierge&#13;
&#13;
tiers et&#13;
danger.&#13;
&#13;
p. 8D&#13;
&#13;
La ferme&#13;
du fayet.&#13;
&#13;
119 danger des bois de LEstrée cent livres. - - 100.#&#13;
120 pour un voyage que iay’ faict a rouen pour y obtenir&#13;
121 un arrest de descharge a la chambre de iustice des auttres&#13;
122 trois quarts de la taxe totale dudit tiers et danger que iay’&#13;
123 fait Signifier ensuitte a EScureux en frais de iustice et&#13;
124 depence donne. Cinquante livres. - - - 50#&#13;
125 Donné a LEstrée pour y achever de payer les vignerons en&#13;
126 Suitte du depart du s.r des Jardins. - - 90#&#13;
127 Donné pour tous les frais de L’aoust de la ferme du&#13;
128 fayet cent cinquante quattre livres dix sols - 154.# 10S.&#13;
129 i’ay donné en plusieurs mises particulieres xxx en divers&#13;
130 voyages que iay’ faict estant a LEstrée, pour deux voyages&#13;
131 que iay’ esté et revenus a paris et quelques frais p lorsque&#13;
132 M.r et Mad. Berthelot Sont venus a LEstrée. – 45.#&#13;
133 pris cent livres que M. deznelot ma donnés par un&#13;
134 billet de sa main. - - - - 100.#&#13;
135 il vous souviendra que vous laissatte ordre a paris&#13;
136 de payer M. L’Abbé de pont caré de trois année de 40.# deus&#13;
137 par LAbbaye de LEstrée pour le prieuré de muzy.&#13;
138 Jay’ faict apposer des cierges a LEstrée que iay’ pris&#13;
139 ches M. le curé de s.t Josse qui n’avoient faict qu’alumer dont&#13;
140 Lon ne ma compté la cire qua 27.S. La livre, que Lon vend&#13;
141 a Dreux 36.S ainsi iay’ cry faire un mesnage qui sera bon&#13;
142 de continuer.&#13;
143 ca Mé une necessité d’obtenir a roüen un arrest de decharge&#13;
144 pour eviter aux fraix grand frais des arrest et saisies que lon vouloit&#13;
145 faire et la contrainte de payer les austres trois quarts de la taxe a&#13;
146 a Laquelle plusieurs particuliers ont esté condamnés pour n’avoir&#13;
147 obtenu un arrest dexemption de leurs bois non suiets a tiers&#13;
148 et danger.&#13;
149 ie vous diray’ pour vour Eclaircir de LEstat de la ferme&#13;
150 du fayet que vous pouvés vous souvenir que mareschal&#13;
151 fermiers vous estoit redevables de plusieurs années de&#13;
152 payement et que i’avois observé deux années precedentes&#13;
153 que les frais de la recolte des grains pris, les semences&#13;
154 et la norriture de la famille dud. fermier, tout cela pris&#13;
155 sur la grange il ne restoit plus rien a vous payer et&#13;
156 cependant il vous faloit donner 450.# a P. d’Errar ville&#13;
157 ayant esté averti quil y avoit de la friponnerie du costé&#13;
158 du fermier et quil faisoit emporter au mesnil un&#13;
159 nombre de chartée de gerbe et vendoit et enlevoit du blé&#13;
160 pandant toute lannée a son profit particulier, iy ay’ voulu&#13;
161 L’an passé apporter quelque remede parce que l’année estoit&#13;
&#13;
�frais de laoust&#13;
et pour battre&#13;
Les grains.&#13;
170.#&#13;
&#13;
Employ des&#13;
grains&#13;
&#13;
article p.r&#13;
Lausmone&#13;
de LEstrée.&#13;
&#13;
p. 9G&#13;
&#13;
162 avantageuse en grains, ie me suis servj de lhom’e d’affaire&#13;
163 qu’a M. Berthelot a icy qui est intelligent et fidelle afin&#13;
164 de faire compter et serrer fidellement toutes les gerbes&#13;
165 et en faire battres les grains, il a falu pour cela de necessité&#13;
166 avancer tous les frais necessaires, iay’ eu par la plus de&#13;
167 trois cent minots de bled a vostre profit les semences&#13;
168 prises et norriture du fermier prise iusquau temps que les&#13;
169 mais ont esté faits et semés que iay’ mis hors la ferme,&#13;
170 Ledit marreschal. desdits 300. minots de blé il en a esté&#13;
171 payé une partie de la pencion de P. dErar ville, et quasi&#13;
172 quattrre année d’arerage qui estoient deus a M. le comte&#13;
173 chanoine de Dreux de 24. minots de bled et 36. d’avoines par&#13;
174 an… Com’e ledit dEr d’Errar ville me presentoit conti175 nuellement pour apporter quelque ordre a Lausmone&#13;
176 pour le grand nombre de pauvres qui sy presente la&#13;
177 misere et ruine de la province saugmentant de plus en&#13;
178 plus, ie ba proposé a paris à M.rs Berlot et de s.t Josse&#13;
179 d’oster l’ausmone generalle du Jeudj s.t ou ie trouve de&#13;
180 L’abus la pluspart des gens qui y viennent nayant pas&#13;
181 besoin et necessite, et qui va cependant a 25. minots&#13;
182 de bled pour ce seul iour, la reiettant sur toute l’année y&#13;
183 distribuer par an et pour tout ausmone 50. minots de bled&#13;
184 qui sont dxxx par semaine un beauceau de bled ce qui&#13;
185 trouveront asses a propos ce qui a encor esté pris cette&#13;
186 année sur le fayet et P. d’errar bille s’est chargé de cuire&#13;
187 le pain et le distribuer dont il s’acquitte fidellement et suis&#13;
188 asseuré quil en donne, encor un tiers du sien, mais il est arivé&#13;
189 cette année au Jeudi s.t estant venu a Lestréé a l’ordinaire&#13;
190 un grand nombre de pauvres, ils voulurent faire viollence&#13;
191 et rompre les portes de LAbbaye si l’on ne leur distribuoit&#13;
192 Lausmone a lordinaire, et l’on fut contraint pour les appaiser de&#13;
193 leur distribuer en argent 5.# il faudra voir ce que lon fera doresnavant&#13;
194&#13;
cest une pitoyable misere que le pauvre monde&#13;
195 nous avons eu toute la peine du monde a trouver un fermier&#13;
196 pour establir au fayet, P. Derrar ville qui est un pauvre homme&#13;
197 dans sa conduitte ne s’en estant mis aucunement en peine de sa&#13;
198 part et marreschal de laustre ayant detourné et faict tout&#13;
199 Son pouvoir pour emposcher ceux qui sy sont presentes, iy en&#13;
200 ay’ establj un enfin il y a quinse iours qui est tres bon&#13;
201 et solvable, et i’ay agi avec celuy quon a mis hors com’e iay’&#13;
202 cru que vous auriés faict vous mesme si vous avies Esté&#13;
203 sur les lieux cest a dire avec comiseration et misericorde&#13;
204 pour ce pauvre miserable que vous scavés qui s’est ruiné&#13;
&#13;
�ce quj&#13;
regarde&#13;
le changement&#13;
pour&#13;
un fermier&#13;
du fayet.&#13;
&#13;
article&#13;
pour&#13;
les reparations.&#13;
&#13;
P, 9D&#13;
&#13;
Continuation des reparations des&#13;
&#13;
205 et a perdu 2000.# quil avoit d’argent dans la ferme, iay’ donc&#13;
206 pris de luy, apres avoir pris conseil de vos amys a paris, sans&#13;
207 quoy ie ne fais rien, toutes ses levées et terres p qui&#13;
208 sont presentement ensemencées, scavoir 45. arpant de bled&#13;
209 et autant de px mais et avoine dont vous aures a vostre&#13;
210 profit la recolte totale l’année presente, et avec cela ses&#13;
211 quattres chevaux de harnois qui ont esté vendus a M.r Berthelot&#13;
212 la somme de 300# auquel iavois escrit et prié de les prendre&#13;
213 pour l’arrivée, il m’envoya ensuitte un ordre obligeanment&#13;
214 pour qui fussent payés a 400.# mais ces gens estoient partis&#13;
215 xx iay’ escrit aussitots a m. de s.t Josse pour les austres i00.# ie&#13;
216 ne scais si on sera payé, car les 4. chevaux a la verité ne valoient&#13;
217 pas 200.# a bien payér. Lemploy des 300.# receus a esté faict&#13;
218 aussitost pour des debtes presentes et qui nous faisoient des&#13;
219 frais scavoir a un tonnelier 105.# qui luy le restoient deus&#13;
220 de l’an paSSé de vesseaux quilz avoit fournis pour les vendanges&#13;
221 125.# a un marchand d’eschalarts de la ferré que mon frere de montigny&#13;
222 avoit faict livrer a LEstrée pour lannée 75. le reste a Esté&#13;
223 donné a de pauvres gens qui estoient dans un grand besoin, et&#13;
224 que vous aviés donné ordre expres en partant de payer qui estoit&#13;
225 pour facons de vignes qui leurs estoient deus par feu gagnon&#13;
226 P. d’erar ville en a aussy touché 15.# sur le don de sa pencion&#13;
227 iay’ laissé audit mareschal fermier quelques pauvres petits meubles&#13;
228 de maison et deux vaches, 10. beauceaux de blé, et souffert quil&#13;
229 loge dans la ferme iusquau temps de s.t Jean prochain, ie crois&#13;
230 quon perdra du moins avec luy la somme de i000.# il ny a&#13;
231 remede, ie crois que vous en auries encor usé avec luy plus&#13;
232 Largement, sa pauvreté excitant a compassion.&#13;
233 Les mises cy devant Se montant en leur total a la somme de&#13;
234 753.# Le reste de celle du rembourcement des vignes a&#13;
235 scavoir de 1129.# donnes par m. Berthelot, qui faict quil&#13;
236 reste de 386.# a Esté employé aux reparations de LEstrée scavoir&#13;
237 Scavoir a reparer le corps de logis des grand celliers au&#13;
238 quel vous scavés quil y avoit une grande ruine surtout&#13;
239 a une pointe q de pierre quil a falu abbattre y remonter&#13;
240 un pillier neuf de massonnerie et mettre au lieu une&#13;
241 pointe de charpente. au moulin a bled de lestrée ou il&#13;
242 a falu de necessité une grande Roüe et un roüet tout&#13;
243 neuf, et au lieux du moulin a foulon. laditte somme&#13;
244 de 386.# na pas suffi pour lesdits ouvrages.&#13;
245 il a falu de necessité, tant pour eviter a de plus grande ruine&#13;
246 et frais que pour satisfaire M. Berthelot qui a demandé&#13;
247 que tous les lieux de Lestrée fussent mis en deüe repara’on&#13;
&#13;
�logis de&#13;
LEstrée.&#13;
&#13;
logement&#13;
pour made.&#13;
de beauvais&#13;
&#13;
P. 10G&#13;
&#13;
reparation&#13;
du logis&#13;
abbatial du&#13;
costé de la&#13;
prairie.&#13;
&#13;
248 Continuer a y travailler, scavoir au corps de logis qui sert&#13;
249 de refectoir dont une partie de la couverture estoit grillée&#13;
250 et descendue, au colombier Escuries, au corps de logis du&#13;
251 four, aux deux grandes portes, dont la charpante et&#13;
252 couverture de celle du costé des pres estoit tombée entiere&#13;
253 dans la petite bassecourt le logis ou demeure le monnier&#13;
254 ou il y avoit bien de la ruine et tous les austres bastiment&#13;
255 qui y sont servant d’estables, Estant a paris nous consultame&#13;
256 ensemble sur ce suiet et M.rs de s.t Josse et Berthelot&#13;
257 furent dadvis quil faloit poursuivre et donner ordre&#13;
258 audittes reparations, pour cet effet Lon prit un billet&#13;
259 et ordre de 500.# a estre payés a LEstrée par l’agent&#13;
260 de mon d. s.r Berthelot pour estre employés a faire&#13;
261 generallement toutes lesdittes reparations auxquelles&#13;
262 on travaille actuellement et qui sont avancés de faire.&#13;
263 Je vous ay’ marqué ce me semble dans ma premiere&#13;
264 Lettre quelque chose de mademoiselle de beauvais et com’e&#13;
265 Elle m’avoit demandé a venir loger a Lestrée, luy ayant&#13;
266 dit d’abord avec honnesteté que le logis abbatial estoit&#13;
267 de present en la disposition de M. Berthelot, ie fis&#13;
268 reflexion quil pouroit estre avantageux pour LEstrée&#13;
269 quelle y pust faire Sa demeure, ie luy promis d’en&#13;
270 parler a paris, et i’y obtint pour Elle la grande chambrere&#13;
271 a alcove dessus la sals avec un peu de peine et a&#13;
272 condition de faire travailler au grenier en haut et&#13;
273 y faire des retranchement afin dy pouvoir retirer&#13;
274 et serrer beaucoup de choses et de faire aussi trav275 ailler et rendre le lieu qui servoit de biblioteque&#13;
276 logeable, il vous poura souvenir que ce petit coste de&#13;
277 de bastiment estoit de columbage et menacoit de ruine&#13;
278 prochaine a moins que d’oster deux manieres de tourelle&#13;
279 qui estoient aux deux bouts et qui eussent entraisné dans&#13;
280 peu tout ce costé de bastiment, en sorte quil a esté&#13;
281 absolument necessaire d’oster lesdittes tourelles et y&#13;
282 faire tailler une petite crouppe a la ligne du reste de&#13;
283 Corps de logis a quoy on travaille presentement sans&#13;
284 quoy ces m.rs n’ont point voulu accorder cette grande&#13;
285 chambre a lad.e damoiselle de beauvais qui loge cependant&#13;
286 dans la chambre ou vous couchies avec lagrement de&#13;
287 m.r Berthelot. cela faict il ne restera plus que&#13;
288 LEsglise qui est encor un travail considerable y ayant&#13;
289 bien de la ruine.&#13;
290 Je vous ay’ parlé dans ma precedente des reparations du&#13;
&#13;
�reparations&#13;
du moulin&#13;
a foulon.&#13;
&#13;
p. 10D&#13;
La ferme de&#13;
long et du&#13;
Troncé.&#13;
&#13;
Eclairdissem.’&#13;
du traitté&#13;
&#13;
291 moulin a foulon de LEstrée qui ne finissent point&#13;
292 ceSt un miserable lieu qui consom’e plus de bien qui ne&#13;
293 faict de revenu, il y a la porte et les planchers ou&#13;
294 il faut de necessité travailler cet Esté et arrester&#13;
295 pour cela le Cours de la riviere, ce qui ira encor a de&#13;
296 grands frais ie ne trouve qu’un remede a apporter&#13;
297 a ce lieu qui seroit, quand on Le pouroit de faire audit&#13;
298 moulin un travail ou despence considerable faisant faire&#13;
299 le bastiment qui sert au moulin de pierre et bonne&#13;
300 massonnerie et tout le nec, plancher et porte de mesme&#13;
301 maniere avec bon ciment, cest le sentiment de mon&#13;
302 frere qui est venu sur les lieux, ce seroit une&#13;
303 despence au moins de 1200.# mais ce seroit a perpetuité,&#13;
304 ie crois vos affaires peu en cet eStat et il me semble&#13;
305 estrange et pitoyable que cette abbaye vous produise sj&#13;
306 peu de revenu vous ne laisserés de me marquer vostre&#13;
307 sentiment l’an prochain., L’on feroit tousiours la disposi308 tion des matteriaux a loisir, car il faut travailler audit&#13;
309 moulin de cette maniere, ou l’abandonner, et avoir le&#13;
310 deSplaisir dy &amp; voir la meilleure partie du fermage employé&#13;
311 annuellement sans pxx tres peu deffet.&#13;
312 Je vois toutes les fermes bientost en estat et hors dy&#13;
313 faire aucune despence, celles de la moinerie sont bientost&#13;
314 aussi achevées et le fermier en a tousiours bien agi de&#13;
315 bonne foy et fidellement, il y auroit encor une&#13;
316 deSpence considerable a faire pour Establir une forme&#13;
317 au troncé et a long, le bon hom’e marette et son fils sont&#13;
318 morts depuis vostre depart, i’avois faict poursuivre Le&#13;
319 proces pour sa maison a paris, mais les affaires y sont&#13;
320 negligées et abandonnées et le seront tousiours a moins&#13;
321 qu’on y establisse une personne expres pour agir et les solli322 citer ie vous en desia marqué mon sentiments ie tascheray’&#13;
323 encor de travailler a cette affaire vous m’en parlerés l’an&#13;
324 prochain auquel ie vous Envoiré LEstat en forme et&#13;
325 toutes les parties generallement des reparations, afin que&#13;
326 vous voyes Clair dans la despence qui y aura Esté Employe&#13;
327 Je vous Envoye un memoire dressé par les gens de M.&#13;
328 Berthelot ou vous remarqueres toutes les chicanes et&#13;
329 dificultés quils ont voulu apporter ensuitte du traitté&#13;
330 que vous avies faict, ie vous envoye aussi les responces&#13;
331 que iy ay faictes sur chaque article et vous ay’ mandé&#13;
332 que ie fis un voyage a paris expres pour regler cette&#13;
333 affaire et marqué aussi la maniere que nous l’avions&#13;
&#13;
�avec Mons.&#13;
Berthtlot&#13;
&#13;
i. article&#13;
&#13;
p. 11G&#13;
moulin a&#13;
bled de Lestree&#13;
&#13;
2.&#13;
Le moulin&#13;
a foulon.&#13;
&#13;
transports&#13;
de pierrotin&#13;
boucher.&#13;
&#13;
3.&#13;
champillon&#13;
&#13;
334 terminée avec M. Berthelot qui agit tousiours de&#13;
335 bonne foy, lequel vous doit tenir pour cette année&#13;
336 bon et fidel compte des deniers qui proviendront de&#13;
337 tous les revenus de L’Abbaye de LEstrée, a quoy il a falu&#13;
338 donner les mains, mon dit s.r Berthelot nous disant que&#13;
339 vous avies traitté ensemble sur vos parolles et bonne foy&#13;
340 et que vos intentions a tous deux n’estoient point d’avoir&#13;
341 du bien et des interets l’un de laustre, iay’ descouvert&#13;
342 que ce qui a donné lieu a ces gens d’espluscher toutes choses&#13;
343 avec une si grande exactitude est, que prenant leurs&#13;
344 mesures sur l’estat du revenu que vous aves donné&#13;
345 de Lestrée et M. Berthelot leur ayant remis a leur&#13;
346 profit particulier le surplus de 5000.# quil vous faict&#13;
347 ils agissoient avec chaleur com’e pour eux mesme. Ce&#13;
348 memoire et mes responces vous donneront iour et lumiere&#13;
349 pour voir, Lestat present des choses que ie ne vous&#13;
350 repeteray point icy, iy adiousteray ce que ie iugeray’&#13;
351 necessaire pour vous Eclaircir des choses.&#13;
352&#13;
response au memoire de M. Berthelot.&#13;
353 Le payement du fermage du moulin a bled de LEstrée a&#13;
354 a tousiours Esté destiné au payement des decimes, Lon ne&#13;
355 peut pas dire au iuste si la somme Contenüe en cet article&#13;
356 suffira pour y satisfaire année Courante, y comprenant les&#13;
357 decimes ordinaires, extraordinaires, la taxe du moinelay’ et&#13;
358 celle quil faut payer annuellement au seminaire, on doit&#13;
359 tenir compte de cet article a M. Berthelot.&#13;
360 Lon demeure d’accord des Sommes de 462# et 110.# transportés&#13;
361 a halingre boucher demeurant a Dreux pour marchandise quil&#13;
362 a fournie a LAbbaye de Lestrée sur le monnier a foulon&#13;
363 et de tenir compte a M. Berthelot de 162.# 10.S deus par&#13;
364 ledit monnier pour le terme de Noüel dernier a raison&#13;
365 d’une demj année de iouïssance. Lon reglera le proces de&#13;
366 la non iouïssance pretendue avec luy et Lon donnera ordre aux&#13;
367 reparations qui seront necessaires. le transport&#13;
368 Le transport de 110.# a Esté faict au boucher sur ledit foulon&#13;
369 a vostre dernier voyage a lacquit des Relig.x et luy ay faict&#13;
370 a mon retour celuy de 462.# pour demeurer quitte envers le&#13;
371 dit de la somme que vous esties obligé de luy payer par la&#13;
372 transaction faicte a paris entre luy et vous.&#13;
373 Le bail de la ferme de champillon qui n’est chargé&#13;
374 que de la somme de 640.# par an, faisant en deux&#13;
375 termes de payement chacun 320.# M.gr de québec a presté&#13;
376 au fermier dudit champillon d’argent tiré de sa bource en&#13;
&#13;
�transports.&#13;
&#13;
Employ du&#13;
reste deu&#13;
par le&#13;
fermier.&#13;
&#13;
p. 11D&#13;
Le fermier&#13;
de la moinerie.&#13;
&#13;
4.&#13;
&#13;
Le curé de&#13;
Lhomme.&#13;
&#13;
compte fait&#13;
avec le&#13;
fermier de&#13;
La moinerie.&#13;
&#13;
La fontaine&#13;
&#13;
377 prenant lad.e ferme la somme de 300.# dont il doit estre&#13;
378 rembourcé les six premieres années du bail com’e il y est&#13;
379 porté laquelle somme ne doit entrer dans le traitté de M.&#13;
380 Berthelot ny tourner a son profit et recette.&#13;
381 Deduction faicte des deux transports cy mentionnés scavoir&#13;
382 de 68.# et de 102.# sur le fermier de champillon, il luy reste&#13;
383 a payer pour le terme de noüel passé la somme de 150.#&#13;
384 dont L’on descharge M. Berthelot.&#13;
384 Les 150.# Susdits avec celle de 100.# que le fermier de champ386 illon redevoit du precedent ont estés employés scavoir a&#13;
387 des Jardins cy devant œconosme sur ce qui luy a esté&#13;
388 accordé pour ses vacations 100.# à P. Errar ville 70.# sur le&#13;
389 deu de sa pencion, le reste a esté compté aud. fermier pour&#13;
390 des avances quil avoit faictes pour les reparations de la&#13;
391 ferme. il estoit redeu audit derarville par un compte arresté&#13;
392 en vostre presence vostre dernier voyage 120.# sans y&#13;
393 comprendre le courant de 750.# quil luy a falu payer pour&#13;
394 le fayet par année.&#13;
395 Il est veritable que M.gr. de québec a promis au fermier de&#13;
396 La moinerie en ma presence de luy faire achever et parfaire&#13;
397 toutes les reparations de sa ferme et a laissé un ordre pour&#13;
398 cet effet, il est de plus porté par son bail quon luy fera&#13;
399 tirer de la marne pour marner toutes les terres dependantes&#13;
400 de laditte ferme, ainsi il est iuste de compter et deduire au&#13;
401 dit fermier ses mises et son debourcé tant pour lad.e marne&#13;
402 que reparations en tenir compte a M. Berthelot de pareille&#13;
403 somme qui se poura faire payer du surplus qui ser est deu&#13;
404 au terme de noüel dernier 75.&#13;
405 M.gr de québec se charge de satisfaire M. le curé de lhom’e don&#13;
406 depend la ferme de la moinerie pour les 15.# quil pretent&#13;
407 annuellement pour l’administration des sacrements, et regler&#13;
408 pareillement avec led. s.r curé pour les arrerages quil met en&#13;
409 question.&#13;
410 ayant Esté a la moinerie visiter les reparations que faict&#13;
411 faire fort bien le fermier et voulant compter avec luy ses&#13;
412 mises et 30.# pour deux cent baneaux de marne qui luy a&#13;
413 falu pour achever ses terres et 30.# que ie luy faict donner au&#13;
414 curé de lhom’e qui avoir refusé dadministrer les sacrement au&#13;
415 dit fermier etant convenu a luy payer d’oresnavant 15.# par an&#13;
416 ie crois que le terme de noüel dernier se montant a 200.# se&#13;
417 trouvera plus que payé, mais ie crois aussi toutes les reparations&#13;
418 achevées xx doresnavant payera sans diminution.&#13;
419 Comme L’on pretent avec iustice la iouïssance des bois de&#13;
&#13;
�garde bois&#13;
5.&#13;
&#13;
6.&#13;
Long.&#13;
&#13;
p. 12G&#13;
&#13;
Les terres de&#13;
long et du&#13;
troncé&#13;
&#13;
7.&#13;
Les redevances&#13;
pour Esureux&#13;
et Dreux&#13;
sur Labaye&#13;
de lestrée.&#13;
&#13;
420 LEstrée appartenir a M. Berthelot, a la reserve de la convention&#13;
421 de laquelle L’on est demeuré d’accord avec mon dit s.r il doit&#13;
422 Estre chargé les 50.# de gages a la fontaine garde bois, il ny a&#13;
423 d’ailleurs aucune indamnité nj recompence a luy faire, cest pourq’&#13;
424 rien n’empesche qu’on ne luy fasse payer le surplus pour&#13;
425 Le fermage du pré quil tient, mon d. s.r Berthelot luy tenant&#13;
426 compte de ses gages.&#13;
427 Ces m.rs vous ont voulu absolument charger de payer l’an&#13;
428 passé lesdits gages a la fontaine alleguant quil ny tir i avoit&#13;
429 point de couppe de bois qui les regardast, ce qui n’est pas vray’&#13;
430 puisqu’on cede a M. Berthelot le sixiesme denier des bois de&#13;
431 france.&#13;
432 Jl y a eu transaction passée Entre M.gr de québec et le s.r&#13;
433 Lespine Advocat a chasteau neuf pour une somme de laqu’elle&#13;
434 L’Abbaye de LEstrée luy estoit redevable, pour le payement&#13;
435 de laquelle Lon a donné aud. Lespine les deniers deus sur&#13;
436 Sur plusieurs particuliers de la paroisse de long, et sur le&#13;
437 nommé Jldever cantalou detenteur de la disme des brueres&#13;
438 pour la somme de 100.# ce qui ne porte aucun preiudice&#13;
439 a la recepte des deniers appartenants a M. Berthelot pour&#13;
440 La presente année, il est vray quon a donné audit Lespine&#13;
441 quelques papiers pour luy faciliter le recouvrement de sa&#13;
442 femme, mais qui ne sont que de simples memoires pour la&#13;
443 pluspart, car tous les particuliers de long et du troncé tiennent&#13;
444 les terres sans bail et sous simple parolle et avec obligation&#13;
445 de les ceder lorsqu’on trouveroit un fermier pour les prendre&#13;
446 en total ce qui est tres important un grand nombre desdittes&#13;
447 terres estant demeures incultes.&#13;
448 Je me suis servj du moyen et alant sur les lieux a long&#13;
449 d’obliger tous les particuliers detenteurs des terres d’en venir&#13;
450 faire une declaration devant notaire pour eviter aux frais&#13;
451 de iustice et saisie, cest le seul moyen quil faut encor prendre&#13;
452 presentement pour avoir une entiere cognoissance de la iouïssance&#13;
453 desdittes terres. iay’ faict donner mesme un memoire de tous&#13;
454 les particuliers detenteurs a l’agent de M. Berth. par des&#13;
455 Jardins cy devant – œconosme.&#13;
456 Jl est iuste que M.gr de québec dedom’age et acheve de payer&#13;
457 ledit Lespine, iy donneray ordre et travailleray’ a retirer les&#13;
458 papiers quoyque de nulle importance a M. Berth.&#13;
459 pierre pichet est destiné pour payer annuellement le gros&#13;
460 et la faisance deüe par LAbbaye de LEstrée au seigneur&#13;
461 Evesque d’Esvreux, d’autant qu’il iouït d’une portion&#13;
462 d’heritage sur laqu’elle laditte redevance est affectée; a&#13;
&#13;
�8.&#13;
faict pour&#13;
les 12. arpant&#13;
du grand pré&#13;
&#13;
p. 12D&#13;
&#13;
Les vignerons&#13;
qui tiennent&#13;
du pre a&#13;
ferme pour&#13;
189.# 15S.&#13;
et d’austre&#13;
part 40.#&#13;
&#13;
9.&#13;
le faict des&#13;
bois de lestrée&#13;
&#13;
Conventioin&#13;
faicte avec&#13;
M. Berthelot.&#13;
&#13;
463 L’Esgard de ce qui est deu par an aux chanoines de Dreux&#13;
464 un nom’é moinet tenant les terres de france a ferme pour&#13;
465 Estre chargé de les payer annuellement, il est iuste d’Evalüer&#13;
466 et appretier le nombre desdits grains deus tant pour&#13;
467 Esvreux que pour Dreux avec les fermiers qui seront chargés&#13;
468 de les payer et en faire deduction de pareille somme a&#13;
469 M. Berthelot.&#13;
470 Lestat qu’a donné M.gr de québec et son œconosme ensuitte,&#13;
471 du revenu de Lestrée dans la seule veüe dans Eclaircir M. Berthelot&#13;
472 porte indistinctement douse arpans a la piece nom’ée le grand pré,&#13;
473 il s’en trouve quattre du nombre de ses douse qui sont contenus&#13;
474 et compris dans la part et portion de bien appartenante aux&#13;
475 Religieux, laqu’elle selon la convention et Lescrit arresté entre&#13;
476 Entre M.gr de québec et M. Berth. ne doit Estre en aucune&#13;
477 maniere comprise dans les Jouïssances de mon dit s.r Berthelot&#13;
478 sur quoy on luy demande iustice et la bonne foy Conformement&#13;
479 aud. traitté.&#13;
480 J’ay donné au s.r poiret agent pour M. Berth. a LEstrée&#13;
481 une descharge escritte et signée de ma main par laqu’elle&#13;
482 ie luly rabbats et tient compte de toute la Jouissance de&#13;
483 pré des vignerons a la piece de 12. arpents, et d’austre pré&#13;
484 en france pour quesvé et Eschalart aussi vignerons, il est&#13;
485 iuste d’en compter avec M. Berthelot a raison de rembour486 cement quil a faict pour frais et facon des vignes, lesdits&#13;
487 vignerons au grand pré n’en tiennent que pour 189.# 15S. et&#13;
488 d’austre part pour 40.# le surplus du grand pré contenant douse&#13;
489 arpents a Esté aprofité fané et mis dans le greniers a foin&#13;
490 de Lestrée par des Jardins, et la clef en a esté livrée au s.r&#13;
491 poiret dont L’on doit tenir compte a raison de trois milliers&#13;
492 de foin qui sy sont trouvés.&#13;
493 Je ne trouve pas de sens ny raison au foin proposé pour&#13;
494 Les bois dependant du domeine de Lestrée, ny ayant pas plus&#13;
495 de fondement et de iustice de vouloir charger M.gr de québec&#13;
496 de Lusage et iouïssance desdits bois, parce quils sont portés&#13;
497 sur Lestat qu’on a donné du revenu a 4. livres l’arpant&#13;
498 chaque année, que des vignes et austres heritages qui sont&#13;
499 Egalement marquées et specifies a un prix par ledit&#13;
500 Estat.&#13;
501 M. Berthelot se souviendra que nous avons aresté et reglé&#13;
502 ensemble ches luy ce present article des bois que iay’ dicts en&#13;
503 sa presence a L’un de ses com’is pour estre inseré au bas du&#13;
504 traicté faict avec M.gr de québec, estant demeurés d’accord et&#13;
505 expliqué la chose de cette maniere que tous les bois dependant&#13;
&#13;
�506 du domeine de Lestrée seroient vendus et couppés pendant&#13;
507 le temps des six années de Jouïssance de M. Berth. et que&#13;
508 les deniers en provenants de la vente seroient partagés et que&#13;
509 du dixiesme denier mon d. s.r Berth. en auroit six et les quattres austres&#13;
510 iroient au profit de M.gr de quéebec, # voila com’e Lon en est&#13;
511 demeuré ensemble et quon eclaircj et escrit cet article de la&#13;
512 quelle ie me rapporte a la bonne foy et iustice de M.&#13;
513 Berthelot.&#13;
514 La convention portée au bail de Cantelou de dix livres&#13;
515 d’augmentation pour la dixme des brueres et de marsolin&#13;
516 # a cause des quattres annees de Jouissance de LAbbaye de Lestrée que&#13;
517 mon dit seig.r de québec a dit precedement le traitte faict avec M.&#13;
518 Berthelot eschus.&#13;
p. 13G&#13;
i0.&#13;
pour&#13;
cantelou&#13;
20.# quon&#13;
me doit&#13;
demander.&#13;
&#13;
ii.&#13;
La dixme&#13;
de Treon.&#13;
&#13;
12.&#13;
les vignes&#13;
de Lesteée&#13;
&#13;
519 a Esté CauSée pour raison d’une petite portion de terres que&#13;
520 les dames de marsolin proprietaires maintiennent exempte de&#13;
521 dixme : feu L’Abbé de L’estrée dernier mort dans la resolution&#13;
522 de la demander et poursuivre par iustice, fit adioutter cette clause&#13;
523 dans le bail dud. cantelou, qu’en cas quil la gagnast La faisance&#13;
524 Seroit augmentée de dix livres par an ce que led. Abbé nayant&#13;
525 faict ny entrepris ny l’Abbaye de Lestrée n’en ayant aucune&#13;
526 iouïssance, il seroit iniuste d’en faire tenir compte a M.gr de&#13;
527 québec au profit de M. Berthelot.&#13;
528 L’on na pu mettre la dixme de treon que possede M. le marquis&#13;
529 du r rouvré, Sur létat du revenu de Lestrée, que com’e un&#13;
530 bien aliené de LAbbaye de Lestrée depuis un grand nombre&#13;
531 d’année et Lon y pouroit adioutter de cette maniere plus de&#13;
532 600.# de revenu annuel que les malheurs du temps et l’iniustice a&#13;
533 faict perdre a cette Abbaye, et ie crois quon a pu mettre la&#13;
534 dixme de treon sur l’estat a cause qu’on voit encor quelque&#13;
535 moyen et lumiere de la redemander et s’en remettre en possession&#13;
536 a quoy Lon travaillera voluntiers sil est possible.,&#13;
537 J’ay vu il y peu de iours M. Le marquis de Rouvré lequel&#13;
538 J’entretins au suiet de cette dixme, ie le vois dans la disposi539 tion de n’en faire raison que par iustice, ie vous diray que&#13;
540 la negligence et lenteur avec laquelle on poursuit et sollicite&#13;
541 vos affaires a paris me decourage den entreprendre.&#13;
542 Lon peut soustenir avec tout droit et iustice que les deux&#13;
543 Enclos de vigne de LAbbaye de Lestrée contiennent dix huict&#13;
544 arpans, ce qui a tousiours passé pour constant pour le dire et&#13;
545 affirmation des anciens vignerons qui les ont travaillés sur ce&#13;
546 pied, scavoir le clos de loirie pour six arpans et le grand&#13;
547 clos pour douse et il est pour veritable qu’a la mesure il&#13;
548 s’en trouvera plus a cause des grandes places vides et non plantés&#13;
&#13;
�549 de vigne au contour et environs desdits enclos pour la negligence&#13;
550 quon y a apporté par le passé, mais en bon estat et pour le&#13;
551 present et propres a replanter et proviguer lesdittes vignes&#13;
552 le tout ayant esté defriché et nettoyé lan passé et lesdittes&#13;
553 vignes restablies par une despence extraordinaire de plus de 400.#&#13;
554 pour les trois quartiers donnés pour la part des Religieux, cela&#13;
555 est separé et distres par la convention entre M.gr de quebec et M. Berthelot.&#13;
556 cest pourquoy il ny a rien a deduire sur larticle des vignes.&#13;
557 ie vous diray’ quil est vray’ qu’ayant faict mesurer moy mesme&#13;
558 les 2 enclos de vignes il ne s’en est trouve en tout que saise&#13;
559 arpans trois quartiers, mais cest une pure supercherie que nous veulent&#13;
560 faire les gens de M. Berthelot puisque Lon doit recevoir lesdits&#13;
561 enclos com’e ils se comportent.&#13;
p. 13D&#13;
&#13;
Ce quil est&#13;
iuste de&#13;
[c]ompter et&#13;
rabattre a&#13;
M. Berthelot.&#13;
sur lannée. 75.&#13;
&#13;
ce quil conpte&#13;
de plus sans&#13;
droit.&#13;
&#13;
13.&#13;
les grandes&#13;
pastures.&#13;
&#13;
562 Jl est iuste de compter et rabbattre a M. Berth pour la demj année&#13;
563 du moulin a bled 237.# 10S. qui sont employés a payer les decimes.&#13;
564 162.# dix sols du moulin a foulon transportés au boucher de dreux.&#13;
565 320.# pour la ferme de champillon au terme de Noüel dernier des&#13;
566 50.# deus a m.gr de québec expliqué en l’article 3. 200.# pour la&#13;
567 moinerie. 229.# pour la iouissance de pré aux vignerons. ce qui&#13;
568 appartient a mon dit s.r Berthelot de la vente des bois de&#13;
569 france conformement a lerresté faict et signé, scavoir la sixiesme&#13;
570 partie de 1540.# quont esté vendus lesdits bois le faisant pour&#13;
571 M. Berth. 924.# somme de droit a compter à M. Berth.&#13;
572&#13;
2073.#&#13;
573 Les austres articles scavoir 86.# de la fontaine garde bois…&#13;
574 66.# pour deux arpans de pré contenus dans la part des Relig.x&#13;
575 500.# par chaque année pour les bois … 10.# du bail de cantelou.&#13;
576 30.# de la dixme de treon. 50.# pour l’arpent de vigne aux&#13;
577 R.x il ny a ny droit ny iustice que M.gr de quebec en tienne&#13;
578 compte a M. Berthelot.&#13;
742.#&#13;
579 Le revenu des grandes pastures de LEstrée ne peut estre&#13;
580 compté sur un prix arresté année courante, dautant quil&#13;
581 Consiste a un plus grand ou moindre nombre de bestiaux qui&#13;
582 y sont abornés des paroisses et hameaux Circonsvoisins, en sorte&#13;
583 quil faut selon le cours des années que lune recompence&#13;
584 laustre, cela dependant de la conduitte et intelligence d’un agent&#13;
585 pour en augmenter le nombre des bestiaux et par consequent le&#13;
586 revenu annuel. pxx provenant des Dittes pastures&#13;
587 voila Monsieur les responces que iay’ faicte au memoire et&#13;
588 pretensions de M.r Berthelot, ou plustost de ses gens qui nagissent&#13;
589 pas de bonne foy com’e luy et apres plusieurs contestations, Eux ayant&#13;
590 faict cognoistre a mon d. s.r Berth. quil perdroit beaucoup cette&#13;
591 année a la recepte de vostre Abbaye, il falut convenir de la maniere&#13;
&#13;
�Eclaircissem.t&#13;
sur le faict&#13;
des bois.&#13;
&#13;
p. 14G&#13;
&#13;
le ra’boux&#13;
rcement&#13;
et remploy&#13;
de 6400#&#13;
pour la&#13;
rente de&#13;
mademois.&#13;
de beauvais.&#13;
&#13;
592 que ie vous ay marqué, ce que nous n’avons voulu faire&#13;
593 que pour cette presente année, car oultre les contestations&#13;
594 qu’un accord de cette maniere nous pouroit faire naistre a&#13;
595 tous moments il seroit facile aux personnes qui administrent&#13;
596 La recepte de Lestrée de nous en imposer.&#13;
597 il vous sera facile sur le faict des bois de remarquer leurs&#13;
598 intentions et leur gain guain visible en vous faisant tenir&#13;
599 compte de 4.# par an chaque arpant, qui se montent a 500.# et&#13;
600 pour leur au six années de iouissances a 3000.# ou recevant&#13;
601 le sixiesme denier provenant de la vente / desdits bois selon&#13;
602 nostre convention signée avec M. Berth. Il ne luy en reviendra&#13;
603 guère que 1500.# scavoir 424.# de la vente de ceux de france&#13;
604 et au plus 600.# de la couppe des bois qui sont en normandie qui&#13;
605 seront vendus au plus 1000.#&#13;
606 Je vous ay’ marqué quelque chose dans ma premiere lettre de la&#13;
607 rente de Mademoiselle de beauvais, et que Madame de morelle&#13;
608 vouloit faire le racquit et amortissement de la partie qui luy&#13;
609 estoit constituée de 6400.# en principal faisant au denier saise&#13;
610 de rente annuelle la som’e de 400.# il ny a que peu de iours que&#13;
611 cette affaire est terminée qui ma donné depuis trois mois une&#13;
612 peine et chagrin Epouvantable, nous vous avons marqué que cette&#13;
613 occasion nous a obligé d’avoir au conseil du Roy un arrest en&#13;
614 forme d’œconomat perpetuel cest a dire iusqua ce que l’union&#13;
615 de Lestrée a Levesché de québec soit admise et receüe en cour&#13;
616 de Rome, M. de s.t Josse à rempli le nom de lœconosme de son&#13;
617 valet nom’e francois bellenger Julien bellenger qui en avoit servi&#13;
618 cy devant estant hors ches luy, l’une de mes plus grandes peines&#13;
619 a esté des le com’encement dempescher que les deniers du rembourcement&#13;
620 ne fussent mis au greffe d’Ezy, ou il y en eust eu la motié de&#13;
621 Consom’é, Madame de morelle et sur tout mademoiselle de&#13;
622 beauvais la vouloient absolument disant que tout leur conseils&#13;
623 les y portoit pour leur asseurence; et que ledit œconosme ne&#13;
624 pouvoit recevoir aucun pouvoir pour mxxxx sur un fond de l’Abbaye&#13;
625 il a falu de necessité payer a laditte damois. de beauvais trois mois&#13;
626 d’arerage de laditte rente pour en empescher la continuation, et apres&#13;
627 plusieurs propositions, du ramplacement des deniers soit de fond&#13;
628 soit de rente constituée, le sentiment de M. de s.t Josse estoit&#13;
629 de la mettre a lhostel de ville a paris, mais il ny a eu qu’un seul&#13;
630 moyen auquel nous avons esté contraint de donner les mains, qui&#13;
631 a esté de redonner laditte Som’e de 6400.# a laditte dame de more632 lle par un nouveau contrat de constitution, dont le remploy a esté&#13;
633 pour acquitter des anciennes debtes en nature de rente de son mary&#13;
634 a lancienneté desquelles son demeuré subrogé, il y a toutte seureté&#13;
&#13;
�635 audit remplacement, tout le bien de laditte dame y estant aussi&#13;
636 hypotequé, ie prie mon frere de montigny de se trouver present&#13;
637 a Dreux ou il vint, tou lad. dame et damois. n’ont voulu absolum638 ent entendre a aucun austre accomodement et un procès sur cette&#13;
639 affaire en eust consom’é la moitié de la rente, iay’ faict humaineme&#13;
640 pour que su dans le contrat de nouvelle constitution il y fust inseré&#13;
641 un mot que l’intention de laditte damoiselle de beauvais estoit quayant&#13;
642 donne laditte partie de rente pour estre unie a perpetuité au fond&#13;
643 et domaine de l’Abbaye de lestrée et par consequences elle servist de&#13;
644 fondation, selon les intentions de sa maiesté a Levesché de quebec&#13;
645 ma pensée alloit que cette clause pouroit servir apres la mort&#13;
646 de laditte damoiselle et empescher peut estre un proces qu’on aura&#13;
647 asseurement avec L’ordre de s.t Bernard qui pretent cette donation&#13;
648 mais ie crois sans fondement, ie vous diray’ que laditte damoiselle&#13;
p. 14D&#13;
Conduitte&#13;
de madamoiselle de&#13;
beauvais.&#13;
&#13;
Conduitte&#13;
de des Jardins&#13;
prestre.&#13;
&#13;
Etablissement de R.ses&#13;
a LEstrée.&#13;
&#13;
649 en est fortement sollicitée et ie lay’ reconnûe toute portée&#13;
650 a favoriser ledit ordre, Elle m’avoit donné des Esperences dans les&#13;
651 com’encement qu’elle est venue a Lestrée de faire du bien a&#13;
652 vostre Esglise de canada et vous laisser apres sa mort plus de i2&#13;
653 a 15. mil livres et mesme la damoiselle petit qui est avec&#13;
654 Elle de donner encor 2000.# presentement par contrat de constitution&#13;
655 de rente, mais ie crois presentement ces attentes et esperences&#13;
656 vaines et chimeriques, cest un estrange esprit que cette fille&#13;
657 ie vois peu de conduitte et de benediction de Dieu en tout&#13;
658 cela qui se ressent du vieïl esrain.&#13;
659 ie vous ay mandé que le s.r des Jardins prestre a peu respondu&#13;
660 a ce que nous pretendions de sa personne pour toutes choses&#13;
661 ne s’estant occupé qu’a tirer et a la pesche et en aucune&#13;
662 maniere a me soulager en vos affaires m’estant vu obligé de&#13;
663 me servir de lagent de M.r Berthelot qui a esté quelque&#13;
664 despence pour vous, ie le trouvé agissant et fidel led il a falu&#13;
665 endurer l’année dudit des Jardins a cause de P. d’errarville&#13;
666 qui la voulu ainsy; il va sortir et nous tascherons dy mettre&#13;
667 un plus honneste homme qui aye plus de zele et d’affection pour&#13;
668 vos interets, mais com’e la ferme du fayets n’eu donnée que&#13;
669 400.# et que Lon en payoit led. Errar ville au prix de 450.#&#13;
670 il ne veut plus rien donner audit Ecclesiastique que sa norriture&#13;
671 ainsi il vous en coustera quelque chose, mais cest une necessité&#13;
672 indispensable car le bon homme ep est bien vieillj et mal sain&#13;
673 et ne crois pas quil vives encor longtemps, ie vous advoüe que&#13;
674 iaurés un grand desir qu’on pust avant sa mort y establir des&#13;
675 Religieuses de lordre, ce qui seroit pour la plus grande gloire&#13;
676 de Dieu et le repos mesme de vostre conscience et de la mienne&#13;
677 xxxxx aussi qui me suis trouvé engagé a travailler a l’estat ou est&#13;
&#13;
�le petit&#13;
peintre&#13;
d’eslliers.&#13;
&#13;
p. 15&#13;
&#13;
678 de present cette maison agissant dans vos intentions avec une&#13;
679 zele et affection toute pure pour vos interets, et si la chose&#13;
680 ne se faict et s’establit de vostre vivant, ce seroit asseurement&#13;
681 une maison religieuse abandonnée et une Esglise demeurée&#13;
682 Sans culte et sans service pour le reste des temps, ie crois vous&#13;
683 avoir marqué que nous ne voyons aucune apparence pour&#13;
684 y mettre ses bonnes filles de cour ville, Elle y seroient plus misera&#13;
685 ble que dans leur maison et a vostre charge, ie trouve M. de&#13;
686 s.t Josse dans la mesme sentiment mais lent et froid a y&#13;
687 travailler, Escrivés luy un peu fortement sur ce suiet l’an&#13;
688 prochain afin que nous puissions mettre la main ensemble&#13;
689 et travailler efficacement a un si bon œuvre.&#13;
690 Je vous ay’ mandé que iay’ eu ce petit peintre d’eslliers qui&#13;
691 est tousiours dans se desir et la volunté de passer en canada mais&#13;
692 il a sa mere aagée de plus 80. ans, qui na aucun secours ny&#13;
693 assistance que de luy cest un legitime empeschement devant Dieu, il&#13;
694&#13;
mattarde quil y passera quand elle sera morte.&#13;
695 Jl ne me revient plus rien de present a Lesprit que ie vous&#13;
696 puisse mander de necessaire au suiet de vostre Abbaye de Lestrée,&#13;
697 vous nous escrires vos sentiments lan prochain sur toutes choses&#13;
698 et particulierement ce que vous iugeres a propos de faire et d’agir&#13;
699 avec M. Berthelot touchant ce qui vous est exposé; ie vous ay’ mandé&#13;
700 au regard de vostre Abbaye de Meobec, que i’avois travaillé&#13;
701 avec attache aupres de mon d. s.r Berth. et du s.r Boutin son&#13;
702 premier commis quil avoit chargé d’en conferer avec moy, afin de&#13;
703 disposer les choses a en traitte pour une som’e com’e vous&#13;
704 aves faict de Lestrée, ledit s.r Boutin a mesme Envoyé&#13;
705 sur les lieux pour estre informé de Lestat du revenu et de&#13;
706 toutes choses exactement, M. de s.t Josse et moy avions escrit&#13;
707 a Bennassis de recevoir les gens de M. Berth. et leur donner&#13;
708 une cognoissance generalle de meobec, leur information a leur&#13;
709 retour s’est trouvé asses conforme a Lestat du revenu que iavois&#13;
710 donné a paris selon les baux et memoire que vous m’avies&#13;
711 laissés, en sorte que la chose est preste et disposée a en traitter&#13;
712 presentement, et m.r le curé de s.t Josse me mandoit par sa&#13;
713 derniere lettre quil attendoit que Bennassis luy envoyast&#13;
714 la demission de porcheron pour son bail quil a promis de&#13;
715 donner et a tesmoigné un grand desir destre deschargé, nous&#13;
716 recognoissons limportance pour vos interest de conclure cette&#13;
717 affaire sans quoy ie ne crois pas que vous peussies toucher&#13;
718 aucuns deniers de meobec tout se consom’ant en frais et&#13;
719 proces sur les lieux, nous av’ons expressement escrit et chargé&#13;
720 Bennassis de vous faire un estat et vous donner une cognoissance&#13;
&#13;
�721 entiere de tous ce qui sest faict et passé a meobec depuis vostre&#13;
722 départ vous y recognoistres bien du desordre et des brouïlle&#13;
723 eries en procedure et chicane faicte mal a propos, cest un&#13;
724 malheur que cette Abbaye soit dans un si grande distance&#13;
725 et esloignement des personnes qui prennent soin de vos&#13;
726 affaires, car ie vois peu d’apparence et de disposition que quel&#13;
727 qu’un de nous puisse quelque fois aller sur les lieux, ce qui seroit&#13;
728 toutefois bien necessaire et causeroit de grands biens, ie vous ay’&#13;
729 desia mandé de ma part limpossibilité ou iestois de le pouvoir&#13;
730 faire, a cause de M. nostre Abbé qui se plaint tousiours de&#13;
731 mes absences et que ie vois dans un Esloignement de me le&#13;
732 vouloir permettre nostre Com’uneauté est diminuée de trois R.x&#13;
733 depuis vostre depart ce qui m’est une necessité de m’attacher plus&#13;
734 estroittement au service, ie vous ay’ aussi marqué le bienfait&#13;
735 que iay’ receu de mon dit s.r Abbé du prieuré de feu M. marin&#13;
736 iavois suiet d’aprehender le droit d’induire, mais nostre seigneur a&#13;
737 permis que ien soit demeuré paisible possesseur il vaut 600.# de revenu&#13;
738 cest du bien plus quil ne m’en faut dans ma proffession, mais tous les&#13;
739 lieux sont dans une decadence et ruine epouvantable ce qui m’en empeschera&#13;
740 dicy a quelques annee la Jouissance.&#13;
&#13;
/Transcription par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
�</text>
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                <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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              <text>2e lettre de H. de Laval à Laval (La Croix, 1er avril 1676)</text>
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              <text>Le frère de Laval, 1er évêque de Québec, désigné comme procureur par ce dernier pour l'union des abbayes, lui présente un état des lieux des travaux de réparations et des revenus et des dépenses concernant l'abbaye de l'Estrée.</text>
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&lt;/ul&gt;</text>
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              <text>Laval, François de, saint, 1623-1708</text>
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              <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13787" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13789" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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      <name>Affaire de l'union des menses (1674-1708)</name>
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      <name>FINANCES DE L'ÉGLISE</name>
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