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                  <text>WoA ApécialitéA i&#13;
&#13;
H0 TR&#13;
Directeur. L é o p o ld Richer,&#13;
&#13;
do l'Académie canadienne-fra nçaise&#13;
&#13;
Vol. V I I — N o 27&#13;
&#13;
magazine canadien de langue anglaise:&#13;
&#13;
New Liberty, publie dans son numéro de&#13;
mai 1952 un article intitulé: Trouble with&#13;
you Canucks is... L ’auteur, M. Richard L .&#13;
N euberger, est un publiciste coniiu, mem­&#13;
bre du Sénat de l’Etat d’Oregon. Durant là&#13;
guerre il a séjourné en Colombie, alors que&#13;
les Américains construisaient la grande&#13;
route qui relie leur toays à l ’Alaska. Depuis lors il a&#13;
voyagé à travers le p'âÿs. Il présente son article comme&#13;
[ une analyse, franche ét directe, des sentiments que les&#13;
Canadiens entretiennent à l ’égard des Etats-Unis.&#13;
En résumé, il nous reproche un certain ' complexe&#13;
d’infériorité, en même temps qu’une imitation servile&#13;
dès institutions et du mode dé vie des Américains. Son&#13;
enquête :ést superficielle et incomplète, bien qu’inspirée&#13;
par l ’amitié. Superficielle, parce que les propos et les&#13;
attitudes qu’il prête aux Canadiens qu’il a'fréquentés, ne&#13;
portent pas sur l ’essentiel du problème des relations canado-américaines. Incomplète, parce que l’auteur sem­&#13;
ble n’avoir fréquenté que dés Canadiens de langue&#13;
.anglaise.&#13;
-Que lés Çanadièhs de la Colombie britannique et des&#13;
-autres provinces de l ’Ouest semblent parfois s’excuser&#13;
de cè que le Canada ne fasse ni aussi “ grand” ni aussi&#13;
“ gros” que les Etats-Unis,' c’est possible. Que nos écri­&#13;
vains, nos artistes et nos chansonniers ne puissent vivre&#13;
de leurs délivrés, alors que l'Australie, avec une popula­&#13;
tion moindre que la nôtre, fait viv re les siens, c’est un&#13;
fait indéniable,: souligné d’ailleurs par l’enquête Massey.&#13;
Q ue là musique populaire, la radio et le cinéma améri­&#13;
cains envahissent nos vies, voilà qui èst un fait non&#13;
moins évident.&#13;
&#13;
v Que nous réservions à nos voisins le titre d'Am éri­&#13;
cains;. alors que les Canadiens appartiennent à l ’A m éri­&#13;
que au même titre .que les habitants des Etats-Unis, cela&#13;
_ .&#13;
&#13;
§?!&amp;■? y J é-rsécul&amp;ire : v“ W’e;;'&#13;
&#13;
Àm'éAcdns.ï.^’ -jpht l ’habitude dé; dire hommes d’Ëtat, gé­&#13;
néraux et hohunes d iffa m es américains. Qu’ést-ce que&#13;
c'èlà prouvé?’ iToüt simplerrient que nos voisins se sont&#13;
appropriê!àin titre qui né leur appartenait pas en propre.&#13;
Au* surplus, bela n’a guère d’importance. L es vrais Ca­&#13;
nadiens se'contentent d’être des... Canadiens!&#13;
&#13;
JJ^VONS-NOUS un complexe d’infériorité vis-à-vis de&#13;
. -nos voisins? Peut-être dans certaines provinces, mais&#13;
certainement pas dans toutes. Qu’aurions-nous à envier à&#13;
nos. voisins? Pas leur régim e politique, mélange adroit de&#13;
démocratie et de dictature. Pas la qualité de leur cinéma,&#13;
ni&gt; dérjlèur radio. .Pas même leur bombe atomique! Leurs&#13;
énormes richesses? Elles pèsent, de tout leur poids, il est&#13;
vrai, sur notre destin national. Mais notre monnaie est.&#13;
plus" saine q u e la leur. Et sur le plan commercial, il n’y a&#13;
pas de pays à aussi faible densité de population que le C ar&#13;
riàda, qui fasse ' meilleure figure sur ,les marchés inter­&#13;
nationaux.&#13;
L e Canada subit certes l ’attirance et l ’influence des&#13;
Etats-Unis; Il^partage avec eux une interminable fron­&#13;
tiè r e q u e , de part et d’autre, On traverse avec la plus&#13;
grande facilité. Les économies des deux pays sont étroitëment liées; et comme le Canada est de beaucoup le&#13;
plus-, faible,, les Etats-Unis exercent sur lui une domi­&#13;
nation inévitable.&#13;
Les Canadiens ont beau vouloir secouer un joug aussi&#13;
dangereux que lourd, ils n’y parviennent pas. Ils s’effor­&#13;
cent tout au plus, à jouer là carte du Commonwealth&#13;
britannique. Et cela leur réussit assez bien sur le plan&#13;
politique, bien1'q u e nous soyons d’avis que le temps est&#13;
venu pour eux d'assume^* leurs responsabilités internaiüOnàles en. tbùte liberté. Mais il ne faudra jamais perdre,&#13;
dé vue que la liberté du Canada sera, peut-être toujours,&#13;
m itigée: notre pays devra, longtemps encore à tout le&#13;
moins, suivre les directives des Etats-Unis en •matière&#13;
.politique, écpnofnique et militaire. L ’essentiel, en l’occur­&#13;
rence, c’est que nous agissions avec dignité.&#13;
&#13;
J7T, pour commencer- nous avons le devoir de lutter&#13;
contre l’influence que les moeurs américaines exer­&#13;
cent sur nous. I l y a du bon chez nos voisins, et nous&#13;
sôjmmes sages d’eri tirer profit. ' Mais il y a dés choses&#13;
détectables aussi, auxquelles nous avons l’obligation de&#13;
résister avec vigueur : musique, danses et littérature po­&#13;
pulaires du plus mauvais goût. C ’est ici que;les Canadiens&#13;
français sont les m ieux équipés pour combattre l ’améri­&#13;
canisme envahisseur et déplaisant. Nous avons' une cul­&#13;
ture; une langue, une histoire, un idéal de vie sur les­&#13;
quels l’àméricanisme a peu d’emprise, bien que notl*e&#13;
jeunessecède trop facilement aux facilités et à la vulgari­&#13;
t é dü boogie-woogie, du hot-dog, des jeens, du chewing&#13;
gum et du còca-cola.&#13;
Sachons rester nous-mêmes &lt;et garder à l ’esprit cette&#13;
vérité : si l’A ngleterre et la France sont riches d’un passé&#13;
oui leur permettra de vivre longtemps de ce qu ’il leur a&#13;
légué, si la Russie e t les Etats-Unis dominent le présent&#13;
de leurs énormes masses et £e leur puissance matérielle,&#13;
le; Canada a pour lui un .avenir illimité. Cette pensée&#13;
ijdus encouragera à subir patiemment et dignement le&#13;
Vpisinage d’ un jeune colosse dont la force n’a d’égale,&#13;
bien souvent, que sa naïveté.&#13;
&#13;
L é o p o ld R IC H E R&#13;
&#13;
C R&#13;
&#13;
Im prim é à JO LIETT E, Q u é b e c&#13;
&#13;
MGR DE LAVAL ET LA&#13;
TRAITE DE L'EAU-DE-VIE&#13;
par Alfred 'R A M B A Ü P&#13;
professeur d'Histoire Moderne à l'Université Laval&#13;
N mémo temps que&#13;
les Français, a rri­&#13;
vèrent sur les bords&#13;
du&#13;
Saint-Layrent&#13;
es premières ‘ bar­&#13;
riques de vin et&#13;
d'eau-de-vie. Jusque&#13;
là&#13;
les&#13;
Sauvages&#13;
avaient ignoré l’al­&#13;
cool : ils ne tardè­&#13;
rent pas à y prendre goût, — bien­&#13;
tôt ils n'en burent que pour s’eni­&#13;
vrer. Ivres, ils commettaient les&#13;
crimes les plus odieux : assassi­&#13;
nats, infanticides, parricides, in­&#13;
cendies. Des rixes sanglantes écla­&#13;
taient : des indigènes et même des&#13;
Européens étaient tués ou m altrai­&#13;
tés. On ri'en continua pas moins&#13;
à vendre dé l’eau-de-vie aux indi­&#13;
gènes. Ceux-ci 'donnaient en échan­&#13;
ge des biens précieux : des 'peaux&#13;
de castor et de loutre, parfois&#13;
leurs femmes ou leurs filles. Cupi­&#13;
dité, sensualité, ivrognerie, tels&#13;
étaient les raisons profondes du&#13;
trafic de l’eau-de-vie. Il mena­&#13;
çait de tuer le corps des .Sauvages&#13;
et l'âme des Français.&#13;
Le 16 juin 1659 débarquait à&#13;
Québec M gr de Laval. Il était jeu­&#13;
ne&#13;
36 ■ans — ; ardent, autori­&#13;
taire et de tempérament ascétique.&#13;
Son maître spirituel, Jean- de Bernières, lui avait enseigné l’exigen­&#13;
ce pour lui-même et pour les au­&#13;
tres. “ Il vaut mieux n’être pas évê­&#13;
que, lui disait-il que d’être un évê­&#13;
que humain’’. Pendant 25 ans&#13;
(1659-1684) il allait mener sans ré­&#13;
p it le combat contre l’eau-de-vie.&#13;
La lutte commença par des actes&#13;
retentissants. Le 5 mai 1660, 11&#13;
mois seulement après son arrivée,&#13;
M gr de Laval frappait d’excom­&#13;
munication tous ceux qui vendaient&#13;
de l'eau-de-vie aux Sauvages. C’é­&#13;
tait la première fois que l'èxcomT&#13;
munication était .prononcée, en tercrinudiorr.ie. Gtizc mois pius.itardi'évêque appliquait là sentence. Il&#13;
y avait alors à* Québec un m ar­&#13;
chand d’alcool appelé Pierre Ai-*&#13;
gron.' I l trafiqu ait l’eaù-de-viè&#13;
avec les Sauvagesf ..et menait une&#13;
vio scandaleuse. M gr de Laval l ’a­&#13;
&#13;
5&#13;
&#13;
LA FONDATION DE&#13;
L'UNIVERSITÉ LAVAL&#13;
&#13;
verneur général, coupable de pro­&#13;
téger les traitants. Louis X IV&#13;
accueillit l’évêque avec faveur et&#13;
grande bonté. M. d’Avaugour fut&#13;
révoqué : M gr de Laval fu t invité&#13;
à choisir son successeur.&#13;
&#13;
par Mgr Ferdinand VANDRY, P.D.&#13;
recteur de l'Université Laval&#13;
versité, de ce germe de vie tra­&#13;
versant avec lenteur les couches&#13;
populaires, que la fondation de&#13;
l’ Université Laval ne peut être at­&#13;
tribuée à un seul homme. Elle est&#13;
l’oeuvre de la nation, et d’elle&#13;
on peut redire la saisissante fo r­&#13;
mule du poète&#13;
&#13;
1853, l ’abbé Casault ne cesse de&#13;
A Charte royale oc­&#13;
convoquer architectes et entrepre­&#13;
troyée le 8. décem­&#13;
La nature elle-même venait au&#13;
neurs pour discuter plans et de­&#13;
bre 1852 au Sémi­&#13;
secours du Prélat. En 1663 un&#13;
vis. Il étifblit lui-même l’ordonnan­&#13;
naire de Québec&#13;
tremblement de terre secoua toute&#13;
ce de chaque étage de l’école de&#13;
par Sa Majesté la&#13;
la vallée du Saint-Laurent : les&#13;
médecine. La construction des au­&#13;
Reine Victoria don­&#13;
habitants y virent un châtiment&#13;
tres édifices de l’ Université re­&#13;
nait à cette vénéraT&#13;
tient aussi son attention.&#13;
de Dieu. Le trafic de l ’eau-de-vie&#13;
ble institution, fon­&#13;
cessa. Beaucoup jeûnèrent au pain&#13;
dée en 1663 par le&#13;
“ Le temps est l’architecte, le&#13;
et à l’eau. “ N uit et jour, dit un&#13;
Mais le premier recteur ne con­&#13;
premier évêque de&#13;
contemporain, les Pères Jésuites la Nouvelle-France, les droits, peuple est le maçon” .&#13;
sidère pas son oeuvre achevée. Il&#13;
étaient dans les églises à enten­ pouvoirs et privilèges d’Université.&#13;
veut que l’Université naissante ait&#13;
dre (les confessions générales&#13;
Parmi ceux qui prennent alors à son service des professeurs fo r­&#13;
une&#13;
part&#13;
active&#13;
à&#13;
la&#13;
fondation&#13;
més aux meilleures écoles.. “ Il dé­&#13;
Toutefois, bien avant cette re­&#13;
connaissance officielle, on dispen­ de l’ Université, comment ne pas sirait que tous les professeurs&#13;
aillent étudier en Europe” , écrit&#13;
nommer&#13;
M&#13;
gr&#13;
Ignace&#13;
Bourget,&#13;
sait au Bas-Canada un enseigne­&#13;
D E N T R E au Canada en 1663, ment que l’on pourrait, à bon l’évêque de Montreal. C’est lui qui dans son journal M gr Cyrille '&#13;
M gr de Laval - put croire que droit, considérer comme universi­ prend l’ initiative de la requête de Légaré. C’est à Rome que les fu ­&#13;
le fléau était définitivement en­ taire. Le préambule de la Charte l’épiscopat canadien à la reine Vic­ turs professeurs de philosophie et&#13;
toria. Il pousse le Séminaire de de théologie iront puiser leur sa­&#13;
rayé : il leva l’excommunication Royale en témoigne.&#13;
Québec à se charger de la nouvelle voir; à Paris on enverra ceux que&#13;
contre les traitants. Il triomphait&#13;
trop tôt. En 1665 arrive à Québec&#13;
La fondation de l’Université La­ institution; et une fois l’oeuvre en l’ Université destine à l’enseigne­&#13;
M. Jean Talon, premier intendant val a été au Canada français com­ bonne voie, il dit sa satisfaction ment des lettres et des sciences.&#13;
de la Nouvelle-France. Ce sera me le terme d’une lente* mais con­ dans un mandement enthousiaste :&#13;
A la fin de ses huit années de&#13;
une manière de grand homme : il tinuelle ascension de la vie intel­ “ C’est quelque chose de bien coivvertit d’avoir à cesser son commer­&#13;
p era beaucoup pour le progrès lectuelle vers les sommets du haut solant pour nous tous que d'ap­ rectorat, l’abbé Casault peut se&#13;
ce : Pierre promit. Mais il réjpiagricole, industriel et commercial savoir. Cent ans après la conquête, prendre. que notre jeune Canada rendre le témoignage que son tra­&#13;
divà. L ’évêque l’exhorta quatre&#13;
du pays. On le compte à juste elle constituait pour les Canadiens se trouve maintenant doté d'une vail et celui de ses collaborateurs&#13;
. à cesser son trafic. Pierre refusa.&#13;
■&#13;
de ces grandes institutions qui n’a pas été vain ; l’Université La­&#13;
Vtitrc parmi lès 3 ou 4 fondateurs&#13;
D ’autres personnes influentes^, in­ du Capada français. Mais, comme d’expression française le témoigna­ font la gloire littéraire des vieux val vivra. Déjà, elle sent autour&#13;
ge le plus éloquent de leur survie.&#13;
tervinrent : en vain. M gr l’enÿôya&#13;
d’elle le bouillonnement des idées,&#13;
pays de l’Europe” .&#13;
^beaucoup d’hommes du X V Ile siè­&#13;
chercher .une dernière fois : Piêijre&#13;
des. généreuses initiatives et des&#13;
cle, il était gallican et redoutait&#13;
La^ naissance de l’Université n’a&#13;
déclina l’invitation avec insolence.&#13;
Au reste,&#13;
Bourget a de dévouements; déjà elle vit à l’unis­&#13;
îles empiétements du clergé dans&#13;
Monseigneur le frappa alors d’ une le domaine temporel. A son sens, pas été l’oeuvre d’un seul homme. puissants auxiliaires. Si l ’abbé son du peuple, elle crée une at­&#13;
excommunication solennelle et no­ M gr de Laval n’avait pas le droit Dès la fin du XVIIIc siècle, et un Jérôme Deniers, en raison de son mosphère intellectuelle, elle devient&#13;
peu plus tard, vers 1840, nombre&#13;
minative (a vril 1661). Il ne devait&#13;
grand âge, ne participe^ que de irremplaçable dans l’organisme de&#13;
.d’interdire la traite de l’eau-deplus entrer dans les églises. —^ 'p il vie. Celle-ci était nécessaire au de Canadiens cultivés •— prêtres loin à la fondation matérielle de la nation. L ’abbé Casault peut être&#13;
influencés par l’opi­&#13;
y entrait pendant la célébrationfde ^développement du commerce et à et laïques&#13;
l’Université, c’est la maison dont fie r de son oeuvre. Aussi doit-on&#13;
la messe, l’office cesserait jusqii’à l ’avenir du pays. Qu’o ffr ir aux in­ nion publique, croyaient possible il a été longtemps le supérieur, le beaucoup à cet homme actif, mo­&#13;
la fondation d’une université ca­&#13;
ce qu’il soit chassé ou jeté jleSéminaire de Québec, et ce sont deste et réfléchi, constant dans&#13;
digènes en échange de leurs pelle­&#13;
hors. Personne ne devait le iré- teries,- sinon de l’eau-de-vie ? Leur tholique et de langue française au ses anciens élèves, l’abbé Louis- ses idées et .'ses ambitions, tenace&#13;
Bas-Canada.&#13;
C’est&#13;
sans&#13;
doute&#13;
à&#13;
quenter, ni. même le saluer Tèn&#13;
ses entreprises. Sous la fro i­&#13;
(la suite en deuxième page) , cause de ce désir latent d’une uni- Jacques Casault et l’abbé John dans&#13;
quelque endi'oit que ce fut.Holmes, qui assument la tâche deur de^'son maintien se cachaient,&#13;
immense de réaliser le projet. Ce une titifergie inébranlable et un&#13;
a ncp... -jji a_- ».&#13;
L a Sorbonne, consultée,, a p p ^ ^i I&#13;
sont eux qu£ s’occupent d’obtenir /•iéy mllei ^ n t \s&#13;
ya l’attitude du Rrdlnfr,&#13;
liî rèffc’ lires- qui 'étûient înuji^rens&amp;ülks av&#13;
lar^Jîtik^iiaute uutorité tneologiqub,- ^&#13;
igieuse — nécessaires à la création premier recteur de Laval.&#13;
de France. Louis- -X IV lui-même'^&#13;
de l’ Université.&#13;
qui: inaugurait son règne person-J&#13;
nel/ donna raison à M gr de La v a lli&#13;
Le 8 décembre 1852, sur les&#13;
Env 1662, ce dernier se rendit eri \&#13;
N ne saurait exagérer l ’ardeur&#13;
instances de l’archevêque dé Qué­&#13;
France : il vou lait obtenir la réi; •/&#13;
bec, M gr Flavien Turgeon, et du&#13;
qui soulève les premiers pro­&#13;
voca'bion de M. \d’Avaugour, gouJ$&#13;
gouverneur du Canada, Lord El- fesseurs dé l'Université. Dans la&#13;
&#13;
(jaleH e ffatienate&#13;
&#13;
Mgr de Laval et&#13;
renseignement&#13;
par Arthur M A H EUX, ptre&#13;
&#13;
premier ministre, M . Saint-Laurent lui-même, qui a annon-.&#13;
cé: mercredi de la semaine dernière la nomination de cinq nou­&#13;
veaux membres du Conseil d’administration de la Galerie natio­&#13;
nale. Malgré cela ,quelques journaux seulement ont publié la&#13;
liste des nouveaux conseillers et aucun n’a donné, à notre con­&#13;
naissante, la liste complète des neuf membres.&#13;
Com m e il s’agit rd’une innovation importante, qui fait&#13;
suite à une recommandation du rapport Massey, (le Conseil ne&#13;
comptait jusque là que cinq membres), il nous paraît nécessaire&#13;
de souligner cet événement officiel et d’attirer l ’attention sur&#13;
certains de ses aspects:&#13;
&#13;
archiviste de l'Université Laval&#13;
tait d’ètudier et dé connaître la&#13;
religion et la morale; c'est d'ail­&#13;
leurs pour-cëtte raison que l'Eglise ;i&#13;
était reconnue comme la directrice •*&#13;
norhialè des écoles et des univér- \&#13;
si tés, Une autre loLétait que l ’iris- /&#13;
tructioh doit préparer à la vie, ’&#13;
au gagne-pain, par l’apprentissage,&#13;
d’un métier ou d’un art. Une autre&#13;
règle, c’était'qu e l'orthographe et '&#13;
la correction grammaticale ont peu ■&#13;
d'importance; ce qui compte, c’est.*,&#13;
le bon -jugement, le bon sens, la t&#13;
clarté des idées, la droiture des&#13;
sentiments... C’est tout ce qu’on de­&#13;
mandait aux garçons et aux filles I&#13;
du peuple.&#13;
&#13;
1: La nouvelle que nous avons sous les yeux ne précise pas&#13;
,pourquoi le gouvernement nomme cinq nouveaux membres du&#13;
Conseil au lieu de quatre, bien que le conseiller remplacé par&#13;
l’un des cinq nouveaux soit apparemment nul autre que le très&#13;
■ hoh. M . Massey, gouverneur général du Canada et ancien pré­&#13;
sident du Conseil.&#13;
2. Elle spécifie que le gouvernement se rend à u n e-re­&#13;
commandation de la Commission Massey, mais ne mentionne&#13;
pas si c’est en vertu d'un décret du Conseil des ministres ni si&#13;
les fonctions du nouveau Conseil ont par la même occasion été&#13;
modifiées pour faire suite à une autre recommandation du rap­&#13;
p o rt Masséy (p . 3 7 0 ).&#13;
3. D ’après les renseignements que nous avons pu obtenir,&#13;
le rapport annuel de la Galerie nationale est publié comme&#13;
plusieurs autres avec une bonne année de retard, — les quatre&#13;
membres du Conseil d’administration de la Galerie nationale&#13;
encore en fonction depuis les nouvelles nominations sont M M .&#13;
H. S. Southam, industriel, d’Ottawa, Jean Chauvin, journaliste,&#13;
de Montréal, Robert N ew ton, président de l’université d’Alberta,&#13;
et Lawreen Harris, peintre, de Vancouver.&#13;
&#13;
—&#13;
&#13;
. A un niveau plus élevé paraît le ;&#13;
Collège, ..surtout le collège tel&#13;
qu’organisé par les Jésuites, et qui ;&#13;
déjà en France était objet d’admi­&#13;
ration. Là aussi,' la religion et la&#13;
morale venaient au premier r a n g ;.&#13;
puis c’était là culture générale par&#13;
4. Les nouveaux membres sont : M M . Cleveland Morgan,&#13;
l’ étude des auteurs grecs et latin?;&#13;
' président de la M ontreal A rt Association, le D r Ross Flemingdans ce parterre, on faisait récolte&#13;
ton, président de l'université M ourit Allison, de Sachvillc, N .-B .;&#13;
de grandes pensées, de sentiments:&#13;
généreux, de belles expressions. Il ■&#13;
Jean Raymond, de W estmount, vice-président du comité de&#13;
n’était pas même question d’ap­&#13;
dessin industriel de la Galerie nationale; Charles P . Bell, prési­&#13;
prendre le français; c’est &lt;par le&#13;
dent de la Galerie de -T o ro n to ; M m e H . A Dyde, d’Edmonton,&#13;
latin qu’on l’apprendrait.&#13;
qui collectionne des oeuvres d’art depuis longtemps.&#13;
&#13;
Force nous est donc, pour juger&#13;
son oeuvre, de renoncer à nos rè­&#13;
gles modernes et d’adop.ter les rè­&#13;
gles qui s'imposaient alors. Il est&#13;
inutile de chercher à dresser des&#13;
tableaux “ mathématiques” sur le&#13;
“ système scolairé” /de l’époque où&#13;
Plus haut encore c’était l’ Uni­&#13;
M gr de Laval administra le vaste versité, mais était-il opportun d’y ,&#13;
diocèse dé Québec.&#13;
.penser pour une colonie naissante?&#13;
Il su ffira it d’y rêver pour l’avenir&#13;
Peut-pn concevoir ce qu’étaient&#13;
ces règles d'alors?. Oui, dans une&#13;
Telles sont les règles que M gr&#13;
bonne mesure. L a première loi de de Laval pouvait apporter de&#13;
l’ instruction e t7dé l'éducation, c’é- France en Canada. L e plan uni­&#13;
versitaire; il le connaissait par ses&#13;
études de théologie; le pian collé­&#13;
gial, il l’avait vu fonctionner pour&#13;
avoir, été lui-même élève d’ un collè­&#13;
ge des Jésuites, et de l’un des meil­&#13;
leurs encore. Au degré inférieur&#13;
les usages de France lui su ffi­&#13;
raient.&#13;
&#13;
Sur un double&#13;
anniversaire&#13;
&#13;
C A M E D I (26 . avril 1952),&#13;
Son | Excellence&#13;
M gr&#13;
Paui-Émile Léger, archevê­&#13;
que de Montréal, célébrait&#13;
un double anniversaire : le&#13;
48e anniversaire de sa nais­&#13;
sance et le deuxième anni­&#13;
versaire de, sa -consécration&#13;
épiscopale. . Notre&#13;
Terwps&#13;
profite de l’occasiori pour&#13;
lui o ffrir ses hommages et&#13;
ses meilleurs voeux.&#13;
L . R.&#13;
&#13;
2 1 6&#13;
&#13;
. 2 3 5 ouest avenue Laurier, M ontréal&#13;
&#13;
r V A P R E S une courte nouvelle de la Presse,canadienne, c’est le&#13;
&#13;
E titre, que je n’ai&#13;
f h c h S K pasV. choisi,&#13;
porte&#13;
« S i ’ —^Sf- bien la marque de&#13;
notre temps. Au&#13;
temps de Laval, on&#13;
parlait d’éducation,&#13;
c’est-à-dire de fo r ­&#13;
mation, et c’est sur&#13;
ce plan qu’il fau t'&#13;
situer le premier&#13;
évêque d e -la Nouvelle-France. Il&#13;
nous fau t donc fa ire table rase&#13;
d’une préoccupation “ irioderne” ,&#13;
déjà très .enracinée dans notre&#13;
esprit- D ’autre part, en poussant&#13;
plus loin notre examen de conscience, disons&#13;
, qu’aujourd’hui nous&#13;
avons, une très -forte tendance à&#13;
jUger de tout, même de l’enseignement^ypire' même de l ’éduca­&#13;
tion, par ' l’usage de chiffres, de&#13;
pourcentages, de tableaux statisti­&#13;
ques et de graphiques. M gr de L a ­&#13;
val, tout comme ses contemporains,&#13;
n’avait aucun goût pour ces jeux;&#13;
il n’en concevait même pas l’idée.&#13;
&#13;
-&#13;
&#13;
'CIE DE BISCUITS STUART Itée&#13;
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Abonnement: $4.00 par année&#13;
&#13;
L E S A M E D I, .3 M A I 1952&#13;
&#13;
Les Canadiens et&#13;
leurs voisins&#13;
rN&#13;
&#13;
Gâteaux May West,'&#13;
croquettes et petites&#13;
tartes, biscuits -Ma­&#13;
deleine recouverts&#13;
de chocolat pur&#13;
&#13;
E P E N D A N T , il fau t noter ici&#13;
C&#13;
une- autre préoccupation, fa ­&#13;
milière à M gr de La va l; c’est.celle&#13;
du renouveau catholique, issu du&#13;
Concile do Trente. La Réforme&#13;
protestante, qui. balayait pour ain­&#13;
si dire l’Europe, provoqua, dans&#13;
l’Eglise catholique, un immense be­&#13;
soin de rajeunissement, qui trouva&#13;
son.expre^ion dans lès décrets, si&#13;
longtemps: élaborés, du .Concile de&#13;
Trente. Une fois ces assises cori’ dues, des apôtres entreprirent&#13;
d’en fa ire pénétrer l’esprit dans le&#13;
&#13;
(la. suite en troisième page)&#13;
&#13;
T o u s les membre^ du Conseil d’administration sont proba­&#13;
blement très compétents, et il est possible que le choix de cha■ cun des cinq nouveaux puisse se m otiver d’une façon ou de&#13;
l ’autre;. O n n ’en remarquera pas moins que, tout compte fait,&#13;
les Canadiens de langue française n’auront que deux représen­&#13;
tants sur neuf dans le nouveau Conseil d’administration de la&#13;
Galerie nationale, constitué pour donner suite à une recomman­&#13;
dation du rapport Massey.&#13;
Que deux ou trois conseillers de langue anglaise soient de&#13;
généreux patrons des '■art s et que deux ou trois autres soient,&#13;
en raison de leurs fonctions universitaires, en mesure d’encou. rager les arts d’une façon spéciale, personne n’en doute. Mais&#13;
: quiconque fréquente les m ilieux artistiques de langue française&#13;
üpeut nommer spontanément au moins autant de mécè•nes et d'universitaires canadiens-français qui sont également des&#13;
V&lt;?onnaisseurs et de grands bienfaiteurs des artistes.&#13;
L ’inégalité de traitement que confirment ces nominations&#13;
kvaut d'être retenue et soumise à la réflexion des partisans du&#13;
* Conseil national des arts, recommandé aussi, par la Commission&#13;
• Massey. L ’exemple est d'autant plus significatif qu’il se présente&#13;
iidans un domaine où l'apport .du Canada français est depuis&#13;
plusieurs années comparable en tou t^ p oin t, pou r "ne pas dire&#13;
ilnettement supérieur, à celui du Canada anglais.&#13;
&#13;
Jean-Thom as L A R O C H E L L E&#13;
&#13;
O&#13;
&#13;
gin, la reine Victoria signe à Lon­&#13;
dres la charte de l ’Université.&#13;
L ’abbé Louis-Jacques Casault en&#13;
devient le recteur. Ce n’est que&#13;
plus tard, en 1876, que Rome oc­&#13;
troiera à l’Université Laval sa&#13;
charte pontificale.&#13;
&#13;
ferveur des débuts, chacun don ns&#13;
plus que sa mesure, chacun renchérit sur sa tâche quotidienne et&#13;
l’effo rt de tous imprime à la vie&#13;
universitaire un élan d’une vi­&#13;
gueur extraordinaire. Les plus an­&#13;
ciennes maisons d’enseignement&#13;
secondaire de la Province se grou­&#13;
pent autour de Laval.&#13;
&#13;
’O R G A N IS A T IO N de l’ensei­&#13;
gnement est l’oeuvre person­&#13;
nelle du premier recteur. Aidé de&#13;
l’abbé Holmes, il voit à l’établis­&#13;
sement des facultés maîtresses, à&#13;
la construction des édifices qui&#13;
doivent abriter le personnel en­&#13;
seignant et les élèves eux-mêmes&#13;
— car on prévoit dès le début&#13;
. l’érection d’un pensionnat sembla­&#13;
ble à celui de l’Ecole Normale su­&#13;
périeure de Paris. Il emprunte&#13;
aux universités de l’Europe occi­&#13;
dentale leurs meilleures formules&#13;
d'enseignement. Pour ne rien lais­&#13;
ser au hasard, il se rend en Eu­&#13;
rope, étudie sur place le fonction­&#13;
nement des grandes universités,&#13;
procède à des comparaisons fécon­&#13;
des entre des systèmes différents,&#13;
et revient à Québec avec un pro­&#13;
je t nettement élaboré.&#13;
&#13;
L ’Université porte déjà un v if&#13;
'intérêt aux sciences et à leurs&#13;
applications pratiques. Ses labora­&#13;
toires de physique, de chimie et de&#13;
sciences naturelles sont pourvus&#13;
des meilleurs instruments de l’épo­&#13;
que que l’on achète à Londres et&#13;
à Paris.&#13;
&#13;
L&#13;
&#13;
Si l’enseignement des lettres est&#13;
plus lent à s’affirm er, l’Université,&#13;
dès le début, n’hésite pas à appor­&#13;
ter un soin particulier à l’étude dé&#13;
la langue française alors menacée&#13;
dans sa syntaxe et son vocabu­&#13;
laire. L'étude de l’histoire prend&#13;
aussi une place importante; c’est&#13;
à cette époque que sont publiés,&#13;
sous les auspices de l ’Université&#13;
Laval, l’Histoire du Canada de&#13;
l'abbé Ferì and, les Oeuvres de&#13;
Champlain et le Journal des Jésui­&#13;
tes par l’abbé Laverdière, et les&#13;
Dès l ’automne 1853, l’école de monographies historiques de l’abbé&#13;
médecine qui existait à Québec de­ Casgr&amp;in.&#13;
puis 1847 devient la faculté de mé­&#13;
De grands progrès marquent&#13;
decine. L ’école de droit, créée en&#13;
de&#13;
1875 -1880.&#13;
Tout&#13;
1853, est incorporée l’année sui­ •l’époque&#13;
vante à l’Université sous le nom d’abord, c’est la fondation d’une&#13;
de faculté de droit. Le 6 mars de succursale dans la ville de Mont­&#13;
la même année, le Souverain Pon­ réal, succursale qui, tout en rele­&#13;
tife Pie IX accorde à l’Archevê­ vant directement de Québec, pos­&#13;
que de Québec Te pouvoir de con­ sède ses propres cadres adminis­&#13;
férer les grades en théologie. C’est tratifs. Elle deviendra autonome en&#13;
ainsi que le Grand Séminaire de l’année 1919, sous le nom d’Uni­&#13;
Québec, fondé en 1663, devient la versité de Montréal. A la même&#13;
faculté de théologie de l ’ Universi­ époque, Laval entreprend de com­&#13;
té. En 1854, la faculté des arts pléter les bâtiments commencés&#13;
prend naissance et, suivant la cou­ par son premier recteur.&#13;
tume européenne de l’époque, elle&#13;
En 1883, se fonde la revun&#13;
s’intéressera à tou tus les branches&#13;
du savoir — lettres et sciences — “Le Canada français”, avec une&#13;
qui ne relèvent pas déjà des trois équipe de collaborateurs aussi&#13;
brillante que solide. En 1902, pa­&#13;
autres facultés.&#13;
raît le Bulletin du parler français&#13;
Peu après sa fondation, l’Uni­ au Canada, périodique qui a con­&#13;
versité s’installe au Séminaire, tribué à la conservation de nos&#13;
dans le pavillon exigu qui fa it vieux vocables et au développe­&#13;
communiquer l’aile du midi avec ment des études linguistiques.&#13;
(la suite en troisième page)&#13;
le palais épiscopal. Dès l ’année&#13;
&#13;
Présentation&#13;
£ *’E S T avec beaucoup de plaisir que nous publions cette&#13;
semaine un numéro spécial sur le tricentenaire de&#13;
M gr de Laval, premier évêque du Canada, et le centenaire&#13;
de l ’Université Laval. Nous profitons de l’occasion pour&#13;
consacrer un article au prochain Congrès de la langue&#13;
française. L e fondateur dë l ’Eglise du Canada a créé une&#13;
oeuvre impérissable. Et l’Université Laval, issue du Sé­&#13;
minaire de Québec, a fait vtant de bien depuis cent ans,&#13;
qu’elle a un droit tout particulier à notre reconnaissance.&#13;
Nous remercions nos éminents collaborateurs et nos an­&#13;
nonceurs d’avoir bien voulu participer à la préparation de&#13;
ce numéro spécial.&#13;
&#13;
Notre Temps&#13;
&#13;
�MGR DE LAVAL ET LA&#13;
&#13;
L e m o n d e c o m m e il va&#13;
&#13;
UNE S E M A I NE A L'AUTRE&#13;
d’une Cour du Parlement placée&#13;
au-dessus des cours actuelles de la&#13;
nation. Les Commandos du Flam­&#13;
« Le traité de paix entre les beau avertissent M. Malnn qu’ils&#13;
Etats-Unis et le Japon a pris ef- sont prêts à répondre “ à la forte&#13;
,&#13;
le l le lundi 28 avril et; immédiate­ par la force” .&#13;
ment, le pays nippon a retrouvé&#13;
porte-avion&#13;
américain&#13;
son autonomie et l'occupation a , • Le&#13;
pris fin. L ’empereur reprend son, "W asp " aborde le contre-torpilleur&#13;
r51e de dépositaire’ du: pouvoir po­ “ HobsonV, au milieu de l’ Atlanti­&#13;
litique national du Japon*. Moscou que, à 700 milles au large des Aço­&#13;
dénonce cependant ce pacte qu’il res. Le "Hobson" sombre tout de&#13;
considère “ un traité pour la pré­ suite après l’acçident et l’on comp­&#13;
paration d'une nouvelle guerre en te 176 pertes de vie chez les marins&#13;
du contré-torpilleur.&#13;
Extrême-Orient."&#13;
F«e Japon Totrouve&#13;
son antonmnie&#13;
&#13;
G Le président Tïurnan, à line&#13;
conférence de presse, prétend qu'il&#13;
a un jour obligé'Staline à évacuer&#13;
l ’Iran quand il lui a: adressé un*&#13;
ultimatum. L e président, soutient&#13;
également qu’il a empéclié le maré­&#13;
chal Tito de s’emparer de Trieste.&#13;
Toutefois, peu après là conférence,&#13;
la Maison-Blanche expliqué que M*.&#13;
Trtnnan n voulu.souligner l 'influ­&#13;
ence des Etats-Unis “ par voje*diplomntique’’ et dlie-le-mot ultima­&#13;
tum i\ été employé .dans un sens&#13;
profane et non .technique.&#13;
&#13;
s&#13;
&#13;
• L ’ Office des prix, aux EtatsUnis, limite à $3 la tonne l’aug­&#13;
mentation du prix de l’acier, tan­&#13;
dis qué se livre, devant les tribu­&#13;
naux une bataille judiciaire pourJ&#13;
faire annuler là saisie des aciéries&#13;
par le président Truman.&#13;
• A Panmunjom, le commandant&#13;
des Nations-Unies soumet une nou­&#13;
velle o ffre aux communistes en vue&#13;
de résoudre les principaux obsta­&#13;
cles à la signature d’un armistice&#13;
en Corée. L es' rouges demandent&#13;
alors un ajournement indéfini.&#13;
&#13;
• Des bagarres éclattent en A fr i­&#13;
que du Sud, tandis que l'Assemblée&#13;
• Les détenus de la' prison de&#13;
approuve, en première Jecture, le Jackson", Michigan, mettent fin il&#13;
projet de loi du prem ier ministre leur soulèvement sanglant de cinq&#13;
-Malan en vue dé l’établissement jours, sous la promesse d’un grand&#13;
dîner au bifteck dès la fin de la&#13;
mutinerie.&#13;
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‘Liés itepiTteâ î^ c îïrtn ^ S o ïïtffîP&#13;
nent-qu’il règne une crise nationa­&#13;
le dans l'inaustrie laitière et dé­&#13;
noncent les importations de from a­&#13;
ge de la Nouvelle-Zélande ainsi que&#13;
la, concurrence de la margarine.&#13;
• Juliana, reine de Hollande,&#13;
quitte Ottawa,après un séjour d’u­&#13;
ne semaine dans la capitale, séjour&#13;
qui avait été précédé d’un voyage&#13;
de trôis semaines aux Etats-Unis.&#13;
• M. J.-Arthur. Barrette, an­&#13;
cien député conservateur de Berthier-Meskinongé aux Communes,&#13;
meut à 77 ans. Il avait été le proposeur d’un historique sòus-amendement contre la conscription en&#13;
1917.&#13;
• Selon des chiffres 'fournis- au&#13;
comité parlementaire des fra is, de&#13;
.la Défense, la guerre de. Corée, a&#13;
coûté jusqu’à maintenant plus de&#13;
$100 millions au contribuable ca­&#13;
nadien. I&#13;
v&#13;
&#13;
• Portant la parole à Levis, M.&#13;
J. A . Mongrain, maire de TroisRivières, lance un défi à M. Du­&#13;
plessis, l’invitant à le rencontrer&#13;
en assemblée contradictoire.&#13;
M gr R oy au congrès (tes&#13;
relations industrielles&#13;
&#13;
influence... De quoi vous mêlezvous donc ? Que ne bornez-vous&#13;
votre .Iqctûm à prêcher, à exhor­&#13;
ter' ailfbien, à administrer les sa­&#13;
crements ?” D’avance Colbert pro­&#13;
&#13;
• " I l n’y a pas une manière de vi­&#13;
vre chrétiennement comme indivi­&#13;
dus, et une autre manière de v i­&#13;
vre socialement, si l’on veut a rri­&#13;
ver ù un véritable progrès _huTïïanrVâsas^Br ' T5îi&#13;
archevêque* de Québec, au banquet&#13;
de clôture du 7e congres! des rela­&#13;
tions industrielles,. à l’Universit,é&#13;
E L U I-C I se décida alors à un&#13;
Laval. Les ministres du Travail&#13;
dernier e ffo rt : il viendra luiMM. Milton-F. G regg et Antopiô même défendre sa cause en FranBarrette y étaient, également pré­ k &amp;H lI a .pourtant 65 ans, il- est&#13;
sents.&#13;
prématurément vieilli, il relève&#13;
même de maladie. Pourtant il part&#13;
Conférencier à l’occasion du mê­ le 15 noyembre 1678. Louis X IV&#13;
me congrès, M. Gérard Picard, pré-” èt ÏÇolbert l’accueillent avec hos­&#13;
sident de la C.T.C.C., suggère la tilité. La traite de l’eau-dervie est&#13;
création de tribunaux d’arbitrage- affaire de. pure police. Nulle part&#13;
pour la fixation des prix.&#13;
dans le monde chrétien les evêquès n’ont interdit le commerce&#13;
• M. Lucien Desautels, prési­ de6 boissons. Pourquoi fa ire un&#13;
dent de l’Association des éduca­ pééhé dans le Canada de ce qui n’est&#13;
teurs catholiques de Montréal, an­ pas péché dans le reste du monde&#13;
nonce que ce groupement'a'entamé chrétien ? Les missionnaires exa­&#13;
des&#13;
négociations&#13;
préliminaires gèrent d’ailleurs les crimes commis&#13;
avec la Commission scolaire, en par les Sauvages en état d’ivres­&#13;
vue dq la signature d’ un contrat se.: ils ne s’enivrent pas plus&#13;
collectif. On espère pouvoir en ar­ que les. Allemands et les Bretons.&#13;
river à une entente d?ici la fin dè Au surplus, supprimer la traite&#13;
l’année scolaire, mais à condition dé l’eau-de-vie, c’est supprimer&#13;
que. l ’association obtienne le majo­ lès pelleteries : les indigènes les&#13;
rité syndicale, ce qu’elle ne possè­ porteront chez les Anglais qui les&#13;
convertiront au protestantisme.&#13;
de pas en ce moment.&#13;
&#13;
C&#13;
&#13;
• L e T.R.P. Louis-Marie Régis,&#13;
o.p., directeur de l’Institut d’études&#13;
médiévales,- succède au T. R. P.&#13;
Ceslas Forest, o.p., comme doyen&#13;
de la faculté de philosophie de&#13;
l’Université de Montréal.&#13;
&#13;
M gr de Laval répliqua avec&#13;
véhémence. Les méfaits des Sauva­&#13;
ges étaient réels. Les missionnaires&#13;
nfèxagérajent pas. Le tra fic de&#13;
Péau^de-vie relevait dé l’ Eglise : il&#13;
&#13;
AVIS&#13;
Les manuscrits non insérés&#13;
&#13;
André Cailloux (le Père Bernard) et Lionel Villeneuve'&#13;
prince) dans une scène de lu pièce de Pierre Emmanuel “ L'H on­&#13;
neur de Dieu” jouée chaque soir uu Théâtre des Compagnons; saur&#13;
lo lundi et le mercredi. Sont aussi de la distribution: ' Charlotte&#13;
Bolsjoly, Madeleine Langlois, Jean Coutu, Bouda Brndon, Henri&#13;
Norbert Aim é Major et une vingtaine d’ autres acteurs.&#13;
&#13;
é c o n e tn A p u é a * c o m m e e J e a - e d é û c ie M rt&#13;
&#13;
SACS de T H É&#13;
&#13;
SALADA&#13;
mmoccasion&#13;
&#13;
testait! contre toute excommunica­&#13;
tion nouvelle. Si Monsieur l’évêque&#13;
excommunie, on en appellera com­&#13;
me dlibiis. Quatorze jours plus&#13;
tard, /«Colbert convoquait devant&#13;
lui l’aBbé Dudouyt. L ’abbé plaidait&#13;
trois oijarts d’heure. Talon agis­&#13;
sait dh-ns les coulisses : Colbert&#13;
donnajjr.ort à l’abbé et à M gr de&#13;
&#13;
• Un incendie cause quelque $3&#13;
millions de dégâts dans le port de&#13;
• La conférence conjointe du&#13;
Vancouver. C’est Vincèndie lé: plus travail acceptant en principe d’a­&#13;
considérable dans toute l’histoire g ir comme intermédiaire entre&#13;
l’Alliance des professeurs et la&#13;
Commission scolaire, la première&#13;
annonce qu'elle ne songe pas à-une&#13;
cessation de travail pour l’ instant.&#13;
&#13;
H 0 m 11 fl G €&#13;
&#13;
COMPAGNONS&#13;
&#13;
TRAITE DE L'EAU-DE-VIE&#13;
&#13;
M. Churchill émet l’opinion que i de cette ville.&#13;
par Alfred RAMBAUÛ&#13;
l’ Angleterre peut retrouver la paix&#13;
professeur d 'Histoire Moderne à l'Université Laval&#13;
et la prospérité d’ici 3 ou 4 ans,&#13;
• M. Georges Drew suggere que&#13;
"si elle continue à travailler fer- l’on consulte les provinces avant&#13;
me".&#13;
de redistribuer les sièges mais M.&#13;
(suite dç la première page)&#13;
y allait du salut des Sauvages et&#13;
Saint-Laurent s’y oppose.&#13;
des Français. L ’ivrognerie des&#13;
Ollawnj proteste auprès&#13;
refuser l ’eau-de-vie, c’é la il lus Sauvages les entraînait à des dis­&#13;
• On doit procéder à de nou­ pousser à vendre leur marchandise putes avec les Français : une dis­&#13;
de La Chine rouge&#13;
veaux abattages dans la région de aux Anglais de New-York et de pute pouvnit dégénérer en guerre.&#13;
• Le Canada se join t à l ’Apstrn- Régina où la fièvre aphteuse exer­ Nouvelle-Angleterre. La muin-misc De tous les Sauvages du Canada,&#13;
des Anglais sur les indigènes si­ Algonquins,&#13;
lalie, aux Etats-Unis et à la Gran­ ce ’ encore ses ravages.&#13;
Montagnais,&#13;
Outade-Bretagne pour protester auprès&#13;
gn ifiait à brève échéance la ruine ouuis, Ilurons et Iroquois, il n'y&#13;
• *Lu major-général L.-R. LnFlè- des établissements français. Vou­ avait que les Iroquois qui pou-'&#13;
de1 la Chine rouge contre les trai­&#13;
tements infligés aux sujets des che devient ambassadeur du Cana­ lait-on cette ruine ?&#13;
vaient porter leurs.pelleteries aux&#13;
puissances occidehtalcs, notamment da en Argentine.&#13;
Anglais. De toute façon, les inté­&#13;
aux missionnaires. Notre gouver­&#13;
Talon n'eut, pas de peine ù rêts spirituels de la colonie de­&#13;
nement proteste de façon particu­ On fèto le» Prem ier&#13;
convaincre les notables. Dès 1668 vaient l’emporter sur les intérêts&#13;
lière nu sujet de la mort du IL P. m i n i s t r e à Q u é b e c&#13;
le Conseil Souverain de Québec temporels.&#13;
Léon Arcand.&#13;
proclamait la liberté complète de&#13;
• Un grand banquet, auquel par­ vendre dés spiritueux. M gr de&#13;
• Le débat reprend, aux Com­ ticipent un millier de convives, se L a v a ),. qui connaissait l’influence laissèrent convaincre.&#13;
munes, siir le budget de 1962-6$. déroule ù Québec à l’occasion du de Talon à Versailles, n’ose pas 1679 interdit bien de porter&#13;
M. J. M. Macdonnell, député con­ 62c anniversaire de naissance de rétablir l'excommunication contre l’eau-de-vie dans les habitati&#13;
servateur de Toronto-Greenwood, M. Duplessis et de ses 25 années les traitants et dresser l’ Eglise des indigènes, mais il resta le)&#13;
dénonce les mesures que renferme de vie politique. Le Premier minis­ contre • l’ Etat. Mais le 21 avril morte. M gr de Laval dut suppri­&#13;
le budget, parce qu’elles assurent tre, dans son discours,, passe en 1669, il faisait un "cas réservé" mer son \"ciis réservé '.&#13;
la continuation d’ une taxation ex­ revue les oeuvres de l’Ünion na­ du trafic de l’eau-de-vie; seul il&#13;
cessive et injuste au lieu de pré­ tionale, établit un parallèle entre pourrait l’absoudre. Les abus n’en&#13;
En novembre 1680, Mjrr de La­&#13;
voir des diminutions appréciables 1927 et 1962 et revient sur la né­ continuèrent pas moins.&#13;
va) revenait à Québec. Il était&#13;
d’impôts. Le chef de la C.C.F., M. cessité d'accorder aux provinces les&#13;
vaincu par une coalition où figu ­&#13;
Coldwell soutient que l’augmenta­ moyens financiers de remplir leurs&#13;
Au milieu de novembre 1672, raient à. la fois Louis X IV , Col­&#13;
Talon quittait le Canada. Mais bert, Talon, Frontenac et la plu­&#13;
tion de la taxe sur le revenu est obligations.&#13;
plus forte dans le cas des contri­&#13;
déjà était là un nouveau gou­ p art'd es notables de l’époque. EL&#13;
buables il faibles revenus que dans&#13;
• Le Dr Albiny Pnquette, mi­ verneur général, M. le Comte de pourtant il avait raison. La per­&#13;
celui de leurs concitoyens plus fo r­ nistre de la Santé, annonce que le Frontenac. Lui aussi fu t un grand sistance du trafic de l’eau-de-vie&#13;
tunés. M. Solon Low, chef du Cré­ gouvernement provincial a l’inten­ hommè : • il sauva la colonie à la amena tous les maux qu’il avait&#13;
dit social, j ’ésume sa pensée en di­ tion de rendre obligatoire l’hospi­ fois^tles Iroquois et des Anglais. prédits. Elle gêna la conversion&#13;
sant du nouveau budget, que : "Çà talisation des tuberculeux conta­ Mais, comme Talon et plus encore des Sauvages, contribua à leur&#13;
pue" 1”&#13;
gieux. Il fa it cette déclaration de­ même,' il étajt gallican, et bien dépopulation, n’empêcha pas l'al­&#13;
vant le Comité provincial de la souvent son gallicanisme tournait liance des Iroquois avec les An­&#13;
En réponse ù ceux qui critiquent défense contre la tuberculose qui à un franc anticléricalisme. C’est glais. Elle poussa de nombreux&#13;
le nouveau budget, M. James Sin­ vient de jeter les bases d’un mou­ ainsi qu’il écrivait à Colbert : jeunes gens ù quitter les fermes&#13;
clair, adjoint parlementaire du vement groupant toutes les asso­ “ Presque tous les désordres de la paternelles pour la course errante&#13;
ministre des Finances, dit qu’il n’y. ciations et ligues s’occupant de Nouvelle-France viennent de l’am­ dans les bois : le travail du dé­&#13;
bition des ecclésiastiques qui veil­ frichement en fut retardé. Elle&#13;
a pas un pays plus prospère que tuberculose dans le Québec.&#13;
lent ajouter à leur autorité spiri­ contribua enfin à corrompre les&#13;
le nôtre en ce moment.&#13;
• M. Stanley Woodword, ambas­ tuelle ' im pouvoir absolu sur le principaux fonctionnaires qui n'hé­&#13;
• M. Louis Saint-Laurent de­ sadeur des Etats-Unis au Canada, temporel et persécutent tous ceux sitent pas à augmenter leur trai­&#13;
mande- aux ingénieurs de redeve­ dit que ses compatriotes améri­ qui ns leur sont pas entièrement tement par la* traite des pellete­&#13;
nir, au moins temporairement et cains, par l’apport de leurs capi­ soumis” *&#13;
ries et de l’eau-de-vie. Un exem­&#13;
partiellement, des soldats et d’ap- taux, de leurs connaissances tech­&#13;
ple est resté célèbre. A Montréal,&#13;
,porter leur aide aux travaux de niques et de leur volonté de cou­&#13;
M gr de _Laval accepta la lutte. François Perrot, tenait un maga­&#13;
défense militaire de la nation. Tou­ rir des risques, ont contribué à En 1677, il dépêchait à Versailles sin oùj il remplissait lui-même les&#13;
tefois, lé Prem ier. ministre espère la hausse considérable du niveau l’un de ses amis les plus intimes, barriques d’eau-de-vie pour les&#13;
que nous reverrons une période de de vie des Canadiens français en l’abbé^ Dudouyt, pour porter ses Sauvages.&#13;
paix qui nous permettra d’exploiter ces dernières années.&#13;
plaintes devant Colbert. Celui-ci&#13;
nos richesses mieux encore qu’auobtint^deux entrevues. La premiè­&#13;
Après Monseigneur de Laval,&#13;
• VA Montréal-Est, M. Duplessis re fois iï se heurta à la mauvaise&#13;
trefois et au bénéfice de tous les&#13;
peuplés.&#13;
inaugure une école et une piscine, humeur du redoutable ministre : ses successeurs adoptèrent la mê­&#13;
tandis que le maire de cette ville,. “ Vous ôtes des gens intraitables. me attitude et obtinrent le même&#13;
M. Louis O’Sullivan, de Mont­ M. Napoléon Courtemanche, invi­ Vous voulez sans cesse vous mêler succès. Jusqu’à la fin le trafic&#13;
réal, est élu président de la. Corpo­ te la population a accorder de nou­ de ca qui ne vous regarde pas. de l'eau-de-vie restera l’une des&#13;
morales du Régime fran­&#13;
ration des ingénieurs profession­ veau leur confiance au premier Parcè^quc. vous vivez loin du so­ lèpres&#13;
çais.&#13;
ministre et a tous ses députés. Üv&#13;
nels du Québec.&#13;
leil, -uoite pensez échapper à son&#13;
• Un député de la C.C.F., M.&#13;
Ross Tratcher, réclame du gou­&#13;
vernement fédéral une diminution&#13;
de $315 millions dans ses dépen­&#13;
ses. Il formule de nombreuses sug­&#13;
gestions pour atteindre ce montant,&#13;
notamment : pas de pensions, ni&#13;
allocations ù ceux gagnant $6,000&#13;
et plus par année. Le texte de son&#13;
discours provoque une certaine sen­&#13;
sation parce qu’on le ju&amp;e peu&#13;
conforme à la doctrine djé la C.&#13;
C.F.&#13;
&#13;
LES&#13;
&#13;
du centenaire de&#13;
&#13;
L'UNIVERSITE LAVAL&#13;
la&#13;
&#13;
Banque Canadienne Nationale&#13;
présente ses respectueuses félicitations et ses voeux&#13;
les plus cordiaux au&#13;
&#13;
Recteur,&#13;
ainsi qu’au personnel enseignant&#13;
de cette grande institution&#13;
&#13;
ne sont pas rendus.&#13;
&#13;
Décisions (les catholiques&#13;
do Colombie-Britannique&#13;
&#13;
p&#13;
&#13;
i r a t e&#13;
&#13;
s&#13;
&#13;
UNIVERSITÉ LAVAL&#13;
à l’o c c a s io n&#13;
d e s o n c e n te n a ire&#13;
&#13;
I■ iE. DS U P RC ÊAVMDAY R&#13;
N T ■5&#13;
D&#13;
S iè g e social: 56, rue St-Pierre, Q u ébec, P. Q .&#13;
&#13;
• L'Association; catholique de la&#13;
Colombie-Britannique,- réunie en&#13;
.congrès, décide de s’opposer acti­&#13;
vement à tout parti politique qui&#13;
ne reconnaît pas les droits des&#13;
minorités en matière d'éducation.&#13;
A son congrès à Vancouver, le&#13;
parti libéral de Golombiè-Britan-.&#13;
nique met de côté une motion pro­&#13;
posant l’ intégration partielle des&#13;
écples catholiques au système des&#13;
écoles publiques.&#13;
• Les coifimunistes chinois jet-r&#13;
tent deux missionnaires jésuites en&#13;
prison et en détiénnent six dans&#13;
leur mission. Sont emprisonnés :&#13;
M gr Philippe Côté, évêque de Soochow, et le R. P. Eugène Lauzon.&#13;
Les autres missionnaires victimes&#13;
des rouges sont : les .îlR . P P . Mau­&#13;
rice Carneau, Maurice Belhumeur,&#13;
Horace Labranche, Marc Hardy,&#13;
Edouard Laflèche et Auguste Gpgnon.&#13;
• "S i toutes les femmes pas-,&#13;
saiênt de ce sentiment inné qui1&#13;
leur fa it abhorrer la guerre à.&#13;
une action concrète de nature à&#13;
la prévenir, il serait impossible&#13;
à de tellës forces réunies de ne pas&#13;
atteindre leur but” , diti le Souve­&#13;
rain Pon tife en ^s’adressant aux&#13;
déléguées d’associations féminines&#13;
catholiques de I I pays.&#13;
• S. S. Pie X I I dit à des pro*&#13;
fesseurs d'université que c’est seuVt&#13;
lenient en défendant la civilisation;&#13;
et la culture chrétienne que la ra­&#13;
ce humaine évitera le retour aux&#13;
erreurs fatales et aux moeurs per-'&#13;
verses dep barbares.&#13;
&#13;
/Avec les hommages de la&#13;
Compagnie d’assurance sur la vie&#13;
&#13;
•m&#13;
&#13;
s &gt; a m îw j a r i&gt; r&#13;
&#13;
Siège social&#13;
&#13;
Montréal&#13;
&#13;
A ssu ran ce sur la vie sous toutes ses formes&#13;
&#13;
�NOTRE TEMPSY&#13;
&#13;
«•3 0 9 1&#13;
&#13;
BE - 3092&#13;
&#13;
438 St-Fronçois-Xavior •&#13;
&#13;
La meilleure et la plus efficace façon d'aider le journal,&#13;
c est de lui trouver do nouveaux abonnés.&#13;
&#13;
ETLEU RS&#13;
&#13;
Abonnem ent d ’un an: $4.00 —&#13;
—&#13;
&#13;
Abonnement do soutien: $5.00&#13;
&#13;
La fondation de&#13;
l'Université Laval&#13;
p a r M g r Ferdinand V A N D R Y , P. D.&#13;
&#13;
recteur de iUnivcrsilé Laval&#13;
( suito do la première page)&#13;
L ’accroissonicnt rapido do la bi­&#13;
bliothèque contraio» dont la section&#13;
littéraire est particulièrement bien&#13;
foi^rnio on ouvrages modernes, sus­&#13;
cito un intérêt encore plus v if pour&#13;
la littérature.&#13;
Lentement, l’Uni versilo assure&#13;
son influonco. Elle voit s'accroître&#13;
lo nombre do ses élèves; son ensoignement so développe et elio ap­&#13;
pelle scs anciens les mieux doues&#13;
a des chalros •nouvelles.&#13;
&#13;
ainsi que l’Université La­&#13;
C’EST&#13;
val abordé/lô •vingtième siècle&#13;
ot atteint un gcmi-sièclo d’oxistencc. Son avenir est désormais assu­&#13;
ré. On sait co qu’ollo a fa it depuis.&#13;
On sait co qu’elle est aujourd’hui.&#13;
On doit lui rendro lo témoignage&#13;
quo' son cxistonco a été bienfai­&#13;
sante à la vio cnthpliquo et fran­&#13;
çaise au Canada.&#13;
Depuis sa fondation, l’Univorsité Laval est rostéo fidèle &amp; sa mis­&#13;
sion. Dans fin Canada bilingue,&#13;
elio a toujours été un foyer in­&#13;
tense de vio française ou . s’ost&#13;
formée do. génération en généra­&#13;
tion une élite intellectuelle sincè­&#13;
rement désireuse de mettro sa foi,&#13;
scs caractères ethniques, son gè­&#13;
nio, propre, sa culture, et toutes&#13;
les richesses de son esprit au servi­&#13;
ce do la nation canadienne. Il est,&#13;
copendant, incontestable que dans&#13;
le premier demi-siècle do son exis­&#13;
tence l'Université Laval devait se&#13;
préoccuper avant tout do fortifier&#13;
!c bloc français dp Québec au sein&#13;
iuquel elle s’est appliquée à favo­&#13;
riser une culture vraiment supé•icurc, digne en tout point de la&#13;
de française dont le Canada avait&#13;
:onsenti ù s’enrichir. lors do la&#13;
'.onquôte. .&#13;
Depuis 50 ans, l’Univorsité La*al a cru devoir élargir scs am•itions. Elio a cru et elio croit&#13;
ncore devoir chercher à s’insérer&#13;
’.'o plus on plus dans la vio do la&#13;
&#13;
nation pour marquer do son em­&#13;
preinte la civilisation canadienne.&#13;
Puisquo la Providence a voulu quo&#13;
lo Canada fû t un pays h doux&#13;
cultures, il Importe quo chez nous&#13;
la ' culture anglo-saxonne et la&#13;
cùlturo française, se développent&#13;
parallèlement sans se nuire l’uno&#13;
l’nutro en restant toutes doux f i ­&#13;
dèles aux siècles d’histoire qui ont&#13;
fait leur fortuno en Europo. Il&#13;
importe qu’elles' continuent è don­&#13;
ner au inonde occidental dos es­&#13;
prits vraiment supérieurs qui&#13;
aient&#13;
à&#13;
coeur&#13;
de&#13;
servir&#13;
l’humanité. Les universités de&#13;
langue anglaise doivent se fa i­&#13;
re un titre da' gloire do res­&#13;
ter fidèles à la tradition culturelle&#13;
des grandes universités du monde&#13;
britannique; pnr exemple. Oxford&#13;
et Cambridge. Les universités&#13;
françaises, do Jour côté, ont la&#13;
stricte obligation de garder intac­&#13;
to, avec toute su richesse, la cultu­&#13;
re française dont ollos ont le dé­&#13;
pôt. ’&#13;
Les Canadiens françnis ont&#13;
conscience quo leur culture peut,&#13;
ot doit âtro. un enrichissement&#13;
pour la civilisation canadienne.&#13;
Mais elle no le sera quo dnns ln&#13;
mesure où les Universités fran­&#13;
çaises do la province de Québec&#13;
jouiront d’une influence culturelle&#13;
suffisamment établie, qui les mot­&#13;
te à môme do fairo pénétrer au&#13;
sein -do la vie canadionno les ri­&#13;
chesses spirituelles dont est char­&#13;
gée la tradition qu’olles représen­&#13;
tent. Le spiritualisme et lo chris­&#13;
tianisme qui.ont toujours caracté­&#13;
risé la culture française sont, en&#13;
toute vérité, pour la vie canndionno une garantie d’élévation moralo&#13;
et spirituelle qui no peut qu’as­&#13;
surer la grandeur do la nation. Et&#13;
c’est bien à la grandeur du Ca­&#13;
nada que toutes les universités&#13;
canadiennes sont tenues de ‘subor­&#13;
donner leurs ambitions, leurs ef­&#13;
forts et toutes leurs possibilités.&#13;
Tel est lo désir de l’Université&#13;
Laval. Voilà ce qu’elle veut être :&#13;
une université Cntlioliquo ot fran­&#13;
çaise au service de la nation ca­&#13;
nadienne.&#13;
&#13;
•Vient de paraître&#13;
&#13;
"sASTRf S ^ s LETTRES&#13;
^ r ~ ~ "T &lt; &gt; M E I L&#13;
du Frère Robert, E. C.&#13;
168 P A G E S&#13;
&#13;
-&#13;
&#13;
$1.75&#13;
&#13;
EN VENTÉ PARTOUT&#13;
&#13;
3 M A I 1952&#13;
&#13;
8129 B lv Ht-Laurent.&#13;
&#13;
Montréal 14&#13;
&#13;
DU. 5781&#13;
&#13;
hsunamiAsüi.&#13;
le grand écrivain français&#13;
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Vient deparaître■&#13;
&#13;
JE SU IS M A R IE&#13;
OU CELLE QUI VIENT&#13;
par Germaine Dc&amp;jardins-Vérsailles&#13;
avec préface de Roger Brien&#13;
de l'Académie canadieniic-françalso&#13;
U y a dans ce recueil des réussites qui nous laissent&#13;
étonnés et ravis.&#13;
Eh! bien, voici une Ame chantante qui a dépassé les&#13;
apparences et les symboles pour s'établir&#13;
de ploln&#13;
» pied dans la vraio vio. Et c'est de là qu’elle écoute une&#13;
parole, qy’elle saisit un murmure, qu’ollo capte une&#13;
vision, qu'elle éprouve un émoi, qu’elle accorde son&#13;
Amo au rythme d’une Ame pour traduire ensuite tout&#13;
cela sans phrases, avec des mots sans apprêts, avec&#13;
un art qui est plus que de l’art: une mélodie secrète&#13;
dont les notes ébranlent en nous des harjnonles endormies.&#13;
&#13;
Hilaire de la P érode&#13;
170 PAOKH&#13;
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8 J.50 I/E X E M P LA IR K&#13;
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CENTRE MARIAL CANADIEN&#13;
NICOLET, I\ Qué.&#13;
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PAG E T R O IS&#13;
&#13;
N O T R E T EM PS&#13;
&#13;
MARIE DE L'INCARNATION&#13;
NE synthèse — même im­&#13;
puri aile — do l’oeuvre&#13;
admirable de Marie de&#13;
l’Incarnation au Canada,&#13;
ne&#13;
s’impose-t-elle&#13;
pas&#13;
dans un numéro spécial&#13;
consacré au tricentenaire&#13;
de Mgr de Laval ? L ’apostolat canadien de Marie de&#13;
l ’Incarnation s’exerçait déjà depuis&#13;
vingt ans .lorsque Mgr de Laval fut&#13;
nommé premier évêque de Québec. Ces&#13;
deux êtres d'élite, chacun dans la sphè­&#13;
re providentielle \qui lui était assumée,&#13;
ne travaillèrent ensemble que treize&#13;
ohs, de 1659 à 1672, période d'essor où&#13;
toutes les institutions de la nouvelleFrance* sous la direction spirituelle&#13;
d’un prélat émérite, progressivement se&#13;
stabilisaient.&#13;
Quand on étudie Marie de l’Incarna­&#13;
tion on hésite à donner la préférence &amp;&#13;
un aspect plutôt qu’à un autre de cót­&#13;
te personnalité si complexe. De la plus&#13;
pure lignée des grands mystiques de&#13;
France, Marie de l’Incarnation est en&#13;
même temps une femme d’action, une&#13;
éducatrice, une femme cle coeur.&#13;
Sa correspondance, échelonnée sur&#13;
•une période’ de trente ans, 1 démontre&#13;
les mille et une facettes de son tempé­&#13;
rament. Gratifiée par Dieu do visions,&#13;
d’entretiens célestes, Marie de l’Incar­&#13;
nation apportait quand même dans&#13;
l ’accomplissement de son périlleux de­&#13;
voir de première .supérieure des Ursulincs au. Canada, des aptitudes, un op­&#13;
timisme qui la place au rang des fon­&#13;
dateurs de notre pays.&#13;
-Que de révélations, entre autres,&#13;
nous rapporte la' correspondance échan­&#13;
gée entre Marie do l ’Incarnation et son&#13;
fils, Dom Claude Martin! Certains ac­&#13;
cents, profondément maternels, symbo­&#13;
lisent parfaitement sa sensibilité fémi­&#13;
nine. On dirait cjuc Marie de l ’Incarna­&#13;
tion, par-delà les mers, offre à son fils&#13;
&#13;
la tendresse qu'elle n’a pu lui prodi­&#13;
guer dans sa première enfance.&#13;
Nous ne connaissons pas do traits&#13;
plus touchants que celui-ci. Dom Clau­&#13;
de Martin se plaignait à des intimes de&#13;
n’avoir encore vu personne, après dix&#13;
ans, qui eût parlé à sa mère depuis&#13;
son départ pour le Canada. On sait&#13;
que les Ursulines d’alors restaient voi­&#13;
lées au parloir* excepté pour recevoir&#13;
les plus intimes de la fumillc. Ayant&#13;
appris qu'un domestique du monastère&#13;
retournait èn France avec son frère&#13;
&#13;
par JULIA~RICHER&#13;
et quo ce dernier se rendrait à Sécz&#13;
où. se trouvait alors Dom Claude Mar­&#13;
tin, Marie de l’Incarnation le fit venir&#13;
et leva son voile devant lui “afin qu'il&#13;
puisse vous dira, écrit-ollc à son fils,&#13;
qu'il m'a vue et qu'il m'a parlé". Si&#13;
Marie de ' l’Incarnation pouvait être&#13;
parfois austère et rigide sous les com­&#13;
mandements divins, elle savait aussi&#13;
être bonne et délicate pour ceux qui&#13;
partageaient son affection.&#13;
Sa correspondance est d’ailleurs rem­&#13;
plie de traits généreux et maternels,&#13;
alors qu’elle fait le récit de son affec­&#13;
tion pour les enfants ac son coeur : les&#13;
Indiennes qu’elle instruisait et dirigeait.&#13;
&#13;
“ Une femme qui écrit avec abandon&#13;
pendant trente ans laisse échapper la&#13;
plupart de ses secrets", nous dit Soeur&#13;
Marie-Emmanuel, Les' lettres de Marie&#13;
de l’Incarnation sonici .en effet comme&#13;
autant de confidences qui nous révè­&#13;
lent ses souffrances, les joies, ses hu­&#13;
miliations.&#13;
Ses réalisations nombreuses à titre&#13;
do supérieure de saicoinmunauté dé­&#13;
montrent à quel poinftclle possédait l’é­&#13;
quilibre, le bon sendk ot l’aiitorité des&#13;
fondateurs d’oeuvres. D a n’a qu’à ima­&#13;
giner un peu la diversité et l’ampleur&#13;
des difficultés attach ic.s ‘ à l’évangélisa­&#13;
tion des Peuplades &lt;ii dionnes. du Cana-&#13;
&#13;
(DcpuÎÂ h pAsimWi AiçfJïB...&#13;
matin-là, tes champs, les monta­&#13;
gnes et le ciel d’une étrange et&#13;
uniforme teinte laiteuse, soudain,&#13;
nous avons vu passer très haut,&#13;
au-dessus&#13;
du&#13;
pays&#13;
immobile,&#13;
deux corneilles silcncièuscs et ra­&#13;
pides. Elles survolèrent le villa­&#13;
ge endormi et disparurent.&#13;
&#13;
, f l ne boas inonda •point de&#13;
joie. I l nous frappa; plutôt d'un&#13;
émoi nostalgique. L'année com­&#13;
mençait à peine. Nous n'avions&#13;
pas assez savouré l'hiver. Le so­&#13;
leil avait été rare. Nous n'avions&#13;
pas non plus, goûté à ce shi du&#13;
printemps tant vanté... A llait-il&#13;
déjà fin ir f&#13;
Mais les silencieuses et rapides&#13;
corneilles disparues ne revinrent&#13;
pas tout de suite. Mars s'avança,&#13;
offrant chaque matin quelques&#13;
degrés de troia sous zéço. .Le vent&#13;
semblait en perpétuelle furie et,&#13;
le soir, il hurlait pendant que&#13;
dans&#13;
l'ûtre&#13;
chantaient&#13;
autant&#13;
qu'en plein hiver, les bûches en&#13;
flammes...&#13;
Puis un matin, ce vent tomba.&#13;
Le soleil résolu et fort grimpa&#13;
sans souffrir .de nuages sur son&#13;
Chemin. Des Corneilles de nouveau&#13;
se montrèrent, mais exubérantes,&#13;
criardes, et qui lentement tour­&#13;
naient en rond, survolant les&#13;
montagnes, s’arrêtant, s'appelant,&#13;
s'emparant du ciel et de la terre&#13;
encore blanche.&#13;
&#13;
cia, ainsi que la vigilance et l’optimisme&#13;
nécessaires aux fondateurs de la Nou­&#13;
velle-France, pour préserver morale­&#13;
ment le noyau initial des Français ins­&#13;
tallés au Canada, pour so rendre comp­&#13;
te de la force et do la sainteté do Ma­&#13;
rie de l’Incarnation.&#13;
&#13;
A plusieurs, Marie de l’Incarnation&#13;
peut sembler déroutante. La mystique,&#13;
— du moins dons les récits de notre&#13;
jeunesse, — prenait trop le pas sur&#13;
l’éducatrice, sur la femme d’action, sur&#13;
la mère. Le petit livre de Soeur MarieEmmanuel contribue à la rapprocher&#13;
de nous. Il contribue à adoucir la phy­&#13;
sionomie d’une religieuse héroïque qui&#13;
donna sa vie pour que soit connu, aimé&#13;
et respecté au Canada le nom du&#13;
Christ.&#13;
C’est par ses lettres qu’il faut&#13;
connaître Marie de l’Incarnation car&#13;
c’est on elles qu’elle se révèle. uLà •&#13;
nous dit Soeur Marie-Emmanuel, vous&#13;
&#13;
trouverez une femme qui tout en ra­&#13;
contant• son siècle raconte aussi son&#13;
âme. C'est une mère selon la nature&#13;
qui a des sollicitudes ineffables pour&#13;
l'enfant qu'elle aime moins que son&#13;
Dieu} mais infiniment plus qu'elle mê­&#13;
me; une mère selon la grâce qui guide&#13;
l'ascension de son fils devenu béné­&#13;
dictin; une Philothé e qui soumet ses&#13;
étals d'âme à scs directeurs spiri­&#13;
tuels; une Ursuline qui veille sur&#13;
les petites Sauvagàsscs et les peti­&#13;
tes Françaises; une femme de coeur&#13;
qui trouve le temps de cultiver ses&#13;
•amis; une femme d'action que ni les&#13;
voyages au long cours, ni le feu, ni le&#13;
froid, ni les raids des Iroquois n'inlimident; une femme qui a reçu de vé­&#13;
ritables dons d'écrivain; une femme&#13;
qui, par la pénétration de ses analyses&#13;
psychologiques, la limpidité de son sty­&#13;
le, rappelle les meilleurs auteurs du&#13;
classicisme français".&#13;
1 — Marie de l’Incarnation d’après ses&#13;
lettres, par Soeur Marie-Emmanuel,&#13;
O.S.U., Les éditions de l’Université,&#13;
Ottawa, Ont. 1946.&#13;
&#13;
tagRéception en l'honneur de&#13;
M. et Mme Daniel-Rops&#13;
&#13;
n r O V en mars, la rfarppaync étant raient-ils i Et, tout d coup, nous&#13;
*&#13;
encore toute blanche, et ce aperçûmes sur la 'peige brillante&#13;
&#13;
C ’était le premier signe.&#13;
&#13;
Les Editions Chantecler Ltée&#13;
&#13;
AUTEURS'*&#13;
&#13;
de noirs insectes dui rampaient.&#13;
Ils étaient minuscules, mais il y&#13;
en avait une étonnante profusion.&#13;
Sans doute était-ce une espèce de&#13;
manne qui descendait directement&#13;
du ciel, pour les étourneaux trop&#13;
pressés de revenir au nord f&#13;
&#13;
V E NDREDI, 25 avril, le directeur de Notre Temps et&#13;
Mme Julia Richer offraient une réception en l’hon­&#13;
neur 'de M. et Mme Daniel-Rops. La réception avait lieu&#13;
au Cercle Universitaire de Montréal. La plupart des col­&#13;
laborateurs et plusieurs omis de Notre Temps y ont&#13;
assisté. Après la réception, il -y a eu dîner intime. Parmi&#13;
les invités mentionnons Son Excellence Mgr Paul-Emile&#13;
Léger ,archevêque de Montréal, et M. Jean Mouton, atta­&#13;
ché culturel à l’Ambassade de France.&#13;
&#13;
Mais il fallait regarder ce ciel&#13;
et les montagnes et le village&#13;
multicolore étalé autour du clo­&#13;
cher d'argent, et sentir la douceur&#13;
de ce soleil qui nous chauffait le&#13;
dos. .&#13;
&#13;
Amérique française&#13;
&#13;
La lumière changeait, mais les&#13;
corneilles continuaient leurs joyeux&#13;
E ‘{rêve du, polit Jacques, Conte&#13;
cris. I l n'y avait plus de doute&#13;
(lo Pâques, par Carmen La­&#13;
possible. Le printemps était arri­ voie ;if("luire Fontaine, Lo Côtcuu&#13;
vé*&#13;
ot Dimanche, poèmes, par Rina&#13;
LnsniorS La grando quoto, P fièro&#13;
Une&#13;
épaisseur&#13;
de&#13;
quarante du bon berger ot Retour solitaire,&#13;
pouces de neige coussinait. cepen­ par Arthur Wolton; Lo chant do&#13;
dant le sol. E l chaque nuit, il en l'amitié, pur Hyacinthe-Mario Roretombait. On Commençait à dire hillnrd, O.F’. ; Comment naissent&#13;
en riant : " Nous en aurons jus­ les poèmes, pur Robert Choquette;&#13;
L'éorivuin ot la poéslo, par Jac­&#13;
qu'en ju illet".&#13;
ques iForron ; A propos do la poé­&#13;
Deux, trois jours après la sie, par Alain Grnndbôisj Obscu­&#13;
rité et poésie, par Hyacinthe-Ma­&#13;
bruyante invasion des corneilles, rio Robillurd. O.P.; La poésie dans&#13;
à côté d’un énorme banc, quel Vari ‘ populaire, par Carmen La­&#13;
étonnement toutefois de découvrir voie;, Mon ami Pfçrrc, par Sylvain&#13;
une bande de terre nue collée à Carneau; etc...&#13;
la maison et, sortant de cette&#13;
bande, les lances 'vertes des tulipes.&#13;
Après, tous y les signes ont surgi&#13;
à la fois : les roulades des rougesgorges. le chant si doux des pin­&#13;
sons, du Bruant des champs; son&#13;
envol farouche éclairé par l'éclat&#13;
des rectrices blanches de la queue&#13;
q u 'il étale comme un éventail...&#13;
&#13;
L&#13;
&#13;
tAGE&#13;
&#13;
QUALITÉ&#13;
&#13;
ùpftix, ntod&amp;têi&#13;
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&#13;
VOS VÊTEMENTS&#13;
&#13;
adressez-vous à&#13;
G u y Boulizon, directeur&#13;
&#13;
LA&#13;
&#13;
L l'B R A I R I E&#13;
&#13;
F L A M M A R IO N&#13;
M ONTREAL&#13;
&#13;
1243 ruo Univorsité&#13;
&#13;
Mgr de Laval et&#13;
l'enseignement&#13;
p a r A rthur M A H E U X , pire&#13;
archivista de l'Université Laval&#13;
&#13;
L’uno des grandes décisions du&#13;
Concile do Trente, ce fut, la réfor­&#13;
me des Séminaires, grands et pe­&#13;
tits, afin d'assuror le recrutement&#13;
d'un meilleur clergé. Cette réfor­&#13;
me était, certes, d’abord d'ordre&#13;
religieux et moral, mais elle fut&#13;
aussi d’ordre intellectuel et huma­&#13;
niste : les futurs prôtros dovnient&#13;
ótre des hommes cultivés et répon­&#13;
dre à la conception "d ’honnête&#13;
homme" qui so fit jour alors. C’é­&#13;
tait justifier io magnifique sys­&#13;
tème do formation par les études&#13;
classiquos, mis en oeuvre par les&#13;
Jésuites.&#13;
Dans la pensée do Mgr do Laval,&#13;
les futurs prêtres do NouvelleFrance devraient correspondre à&#13;
cet idéal. Il sait quo le Collège des&#13;
Jésuites à Québec offro déjà tous&#13;
ces avantages et il entend s'en pré­&#13;
valoir. 11 no fora rien pour nuiro&#13;
à cette oeuvre; au contraire il&#13;
s'emploiera à la fortifier. Il sait&#13;
qu’il oxìbU) en Nouvelle-France des&#13;
"potites écoles"; les Récollets en&#13;
ont ou: les Jésuites en ont tenu; les&#13;
Ursulines s'en occupent à Québec&#13;
et aux Trois-Rivières, et il y en a&#13;
d’autres. S’il en faut plus, si le&#13;
pouplo en demande plus, on répon­&#13;
dra à la domando, à mesure qu'el­&#13;
le se fora jour.&#13;
Qu’y a-t-il do nouveau à faire 7&#13;
C'est lo Séminaire. Il n’est pas&#13;
quostion d’cmpêchor les Jésuites do&#13;
se rocrutor : los missions ont be­&#13;
soin do prôtros ot los Jésuites s'y&#13;
dévouent do façon admirable;&#13;
le collège a besoin do pro­&#13;
fesseurs. Mais, lui, l’évôquo, Il a&#13;
bosoin do,prêtre séculiers, pour les&#13;
paroisses, pour los aumônorics,&#13;
pour la chancellerie, ot mémo pour&#13;
los missions, car il y on aurait&#13;
d’autres quo colles des Jésuites à&#13;
ouvrir ici ot là. Et pour ce clergé&#13;
séculier il faut un Séminaire, un&#13;
Grand Séminaire, oui, mais, aussi&#13;
un Petit Séminaire, Non pas de&#13;
façon-à nuiro aux Jésuites, cartes,&#13;
mais cola se peut arranger : los&#13;
élèvos du Petit Séminalro Iront au&#13;
Collègo des Jésuites, do l’autro&#13;
côté do la placo publique, ot ils y&#13;
trouveront tous les avantages do&#13;
la formation classique ot humanis­&#13;
te. Doubler-cotte institution sorait&#13;
un désastro pour los doux ontroprl-&#13;
&#13;
ST-CE tout 7 Non, il y a autre&#13;
chose. Lorsque Mgr do Laval&#13;
E&#13;
arriva à Québec, Il eut bosoin do&#13;
bâtir, ot tout d’abord son Séminal­&#13;
ro. Il no trouva pas sur placo tous&#13;
los ouvriers nécessaires. Il passa&#13;
on Franco pour recruter dos ou­&#13;
vriers do toute sorto, qui vinrent&#13;
au pays, ajoutant ainsi la richesse&#13;
do tour expérience à la vie écono­&#13;
mique do ia coionio. Cotto oxpéricncc il faudrait la continuor, la&#13;
&#13;
ïtndroit U plut m&#13;
accueillant du&#13;
Laurentidi»&#13;
&#13;
p0{U ^ocaness&#13;
(tip01&#13;
Voyait di netti&#13;
&#13;
Ouvort toute l’annéo&#13;
&#13;
Brochunlti il Utili di prit tut dimandi&#13;
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Information: J.-L. DUFRESNE&#13;
T61. Val David, 500&#13;
&#13;
Contre do nouveaux livrets.&#13;
Avant d'envoyer vos livrets d'assurunco de 1951-191)2,&#13;
prenez note do lu dato ou vous avez appose le dernier&#13;
Umbre, afin d'éviter un double timbralo dans les nou­&#13;
veaux livrets.&#13;
&#13;
Le renouvellement des livrets revêt do l'importance&#13;
pour vous, pour vos employés ci pour lu Commission.&#13;
‘Pélèrc d'agir promptement.&#13;
&#13;
Il sernit bien difficile d’introduiro en ce tableau les pourcenta­&#13;
ges et la statistique. Et u quoi&#13;
bon 7 Mgr de Laval f it autant quo&#13;
tout autre évêque du royaumo de&#13;
France et il parait même qu’il&#13;
fit plus nue la plupart d’entre eux.&#13;
C’est déjà un beau mérite, surtout&#13;
dans uno Colonie naissante.&#13;
&#13;
A V IS&#13;
Los manuscrits non insérés&#13;
no sont pas rendus&#13;
&#13;
• ^Uscz j'iucoiinmrnbld&#13;
dirigée pur&#13;
&#13;
^&#13;
&#13;
D A N IE L - ROPS&#13;
avec la collaboration des&#13;
plus grands noms do&#13;
la littérature actuollo&#13;
&#13;
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L E C T U R E S C H R E T IE N N E S&#13;
qui présonto chaque mois un&#13;
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Texte: Emilo Gervais, S.J.&#13;
Illustrations: Maurice Petitdidicr.&#13;
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NN. SS. les évêques du Canada nous demandent de&#13;
consacrer Tannée 1952 à glorifier Mgr do Laval.&#13;
Voici la publication indispensable à cotto fin. Texte&#13;
abondant, aéré facile a lire sur la vie, 1 oeuvre et les&#13;
vertus de Mgr de Laval. Format 1 2 x 9 .&#13;
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Comité des Fondateurs de l'Eglise Canadienne&#13;
8100, boulevard Saint-Laurent,&#13;
&#13;
Montreal,&#13;
&#13;
(1 4 )&#13;
&#13;
NOUVEAUTE&#13;
&#13;
L'HISTOIRE DU CANADA&#13;
P A R LES TEXTES r&#13;
pur&#13;
&#13;
Michel Brunet ot Guy Frégaull&#13;
professeurs (l’histoire à l’ Unlvorfdtê de Montréal&#13;
ot&#13;
&#13;
TRAVAILLEURS ASSURÉS I — Avérerons un livret d'iiMiirnnce rn&#13;
votre |mwiCMÌon7 Dani lo cas do l'afTìrmntive, priore do I apporter&#13;
ou de l'envoyer immédiatement au bureau national de plaeomcnl&#13;
le plu* rapproché afin do le faire renouveler. Si vous envoyer, votro&#13;
livret, joigne/,.y votre présente adresso afin qu on puisso vous&#13;
expédier votro nouveau livret sans délai.&#13;
&#13;
LA COMMISSION&#13;
D’ASSURANCE-CHÔMAGE&#13;
Commit,oit*&#13;
&#13;
Enfin, Mgr do LftVftl fit de son&#13;
Séminaire le centre de ralliement&#13;
des curés de paroisses; ils y se­&#13;
raient toujours bienvenus, soit&#13;
comme hôte de passage, soit pouf&#13;
un repos plus ou moins long. Là,&#13;
vivnni on compagnie d’hommes d'é­&#13;
tude, les curés garderaient allumée&#13;
on eux la flamme intellectuelle ot&#13;
do retour dnns leur milieu parois­&#13;
sial ils pourraient communiquer&#13;
cette flammo soit à l’ensemble do&#13;
lours ounillcs soit au moins à quel­&#13;
ques Ames privilégiées, surtout à&#13;
(les garçons de talent, qui éventuel­&#13;
lement apprendraient au presbytè­&#13;
re les rudiments du latin, avant&#13;
d’entrer au Séminalro.&#13;
&#13;
MONSEIGNEUR DE LAVAL&#13;
&#13;
EMPLOYEURS I — Prière, d’adresser immédiatement lotis&#13;
les livrets d'asstiranco-chôinago do Vannéo 1951-1952 et&#13;
des années antérieures à votro bureau national do&#13;
.placement, sauf si vous avez déjà pris des dispositions&#13;
en vue do leur renouvellement.&#13;
.. it. Il&#13;
If faut les échanger&#13;
&#13;
C. A. I. MURCHISON&#13;
&#13;
prolonger, l'améliorer. Cola so fo­&#13;
rait fort bien dnns une sorte d'E­&#13;
cole d’Arts et métiers. Et Mgr .de&#13;
Laval mit cette école sur pied.&#13;
Elle offrait double avantage. Les&#13;
écoliers venus nu Petit Séminaire&#13;
pour se faire prêtres, mais qui re­&#13;
nonceraient à ce projet ou qui en&#13;
seraient&#13;
écartés,&#13;
deviendraient&#13;
normalement élèves en Arts et Mé­&#13;
tiers. D'autre part, ceux qui s’é­&#13;
talent inscrits à l’Ecolo des mé­&#13;
tiers mais qui sentiraient en eux&#13;
l'nppcl divin, panseraient au Sémi­&#13;
naire. Heureuse combinaison, vrai­&#13;
ment.&#13;
&#13;
( suite de lu première page)&#13;
pouplo. C’est lo Renouvenu catholi­&#13;
que. Il envahit d’abord l’Italie,&#13;
puis la Franco, puis les autres na­&#13;
tions.' Mgr do Lavai fut élevé on&#13;
plein milieu do co mouvomont, et&#13;
Il on garda toute sa vio l'impul­&#13;
sion et la direction.&#13;
&#13;
Nouveauté&#13;
&#13;
IL FAUT RENOUVELER LES&#13;
LIVRETS D’ASSURANCE-CHÔMAGE&#13;
&#13;
Peu après, il y eut les cris&#13;
Et hier, enfin, l'arrivée -chez&#13;
stridents des étourneaux.&#13;
Que te voisin des, hirondelles bleues&#13;
mangeraient-ils, les malheureux f&#13;
qui ont repris possession de leur&#13;
coquette maison d'été...&#13;
Nos skis glissaient à. travers&#13;
La terre s'est montrée un jour,&#13;
champs et collines sur la plus&#13;
belle neige du monde. Nous al» par plaques; et, tout à coup, tou­&#13;
lions vers te M ont Gabriel. Des te la neige s'est évaporée... La&#13;
roches se voyaient déjà sur sa rhubarbe et la ciboulette poussent&#13;
pente abrupte. On entendait, sans déjà.&#13;
la voir encore, couler comme un&#13;
Plus d'émoi nostalgique. Une&#13;
torrent, l'eau gonflée de la petite&#13;
rivière Simon. Les pentes étaient espèce d'exaltation plutôt, qui&#13;
nous force à agir.&#13;
rapides et moelleuses à la fois.&#13;
Les skis obéissaient à nos m oin -T o u t de suite, vite, rôtissons&#13;
dres mouvements. Nos épaules la t pelouse et faisons brûler au&#13;
rythmaient la course. Nous ne printemps, l ’encens accoutumé...&#13;
pouvions pas ne pas être-.heureux.&#13;
Mais tous ces oiseaux que mange­&#13;
Michelle L E N O R M A N D .&#13;
&#13;
Pour vos livres de prix&#13;
&#13;
J, O. BISSON&#13;
Comminai?* m cN*f&#13;
&#13;
R. J. TALION&#13;
Comminai?*&#13;
&#13;
Marcel Trudel&#13;
&#13;
secrétaire de l'Institut d'Iiistolro li l'Uidvcrsllé l,uvid&#13;
La livra so coin poso do quolquo coni dooupionts: lettres,&#13;
mémoires, discours, rapports officlols, artlclos do Journaux,&#13;
textos do lois, ole. Uno notino Recoin pugno chaque document&#13;
ot lo pinco dans son contoxto lilstorlquo, Lo lecteur apprend&#13;
atnsf l’ histoire on lisant los sourcos. Pour celui qui n’a Jamais&#13;
ou l'occasion do fairo dos recherches originales c'est uno vé­&#13;
ritable révélation. L'hlstolro présentée ainsi doviont une page&#13;
d'actualité.&#13;
Un fort volume relié de 405 ‘p., 0 cartes géographiques,&#13;
7 x&#13;
98,90 (par la («oste: 98.75)&#13;
&#13;
F&#13;
I&#13;
D&#13;
E&#13;
S&#13;
25 «sf, ru» S*inf-J*cqti*i&#13;
•MONTREAL - PL., 8335-&#13;
&#13;
�)&#13;
3 mai 1952&#13;
&#13;
NOTRE TEMPS&#13;
&#13;
Page !&#13;
&#13;
LA SPIRITUALITÉ DE&#13;
MGR DE LAVAL&#13;
&#13;
Le troisième congrès&#13;
de la langue française&#13;
&#13;
NOTES INTERNATIONALES&#13;
remarquables&#13;
i ayons lues sur&#13;
le problème posé par la création&#13;
de l'armée européenne a paru dans&#13;
&#13;
i gagemen*s à Londres qui liaient te&#13;
Ipays à la politique impériale ! le&#13;
peuple s'est éveillé, non pas pro­&#13;
gressivement, mais brutalement -à&#13;
la conscience de ce qujtm avait&#13;
|fait en son nom. Pour le Pacte&#13;
atlantique proprement dit,&#13;
&#13;
par Jules EMERY, SJ.professeur au collige Jean-de-Brébeul&#13;
II le sait et il l'accepte. Des&#13;
RES zélé et in­&#13;
flexible” ,&#13;
voilà&#13;
comment Marie&#13;
de ^Incarnation&#13;
croque en deux&#13;
traits Mgr de&#13;
Laval. "Très zélé&#13;
pour faire obser-&#13;
&#13;
les Canadiens sont |que de solidarité internationale,&#13;
roire que. la création Mais les peuples préféreraient1de&#13;
consultât avant&#13;
&#13;
Retraites fermées&#13;
&#13;
Meubles d été chez DUPUIS&#13;
:hetez-les maintenant à ces bas pr&#13;
&#13;
V IL L A&#13;
&#13;
S A IN T -M A R T IN&#13;
&#13;
CHAISES&#13;
&#13;
?ou°retenir1vu^char^reftél..Mu!1£l26&#13;
&#13;
1&#13;
jig l’on réunissait&#13;
H en un immense&#13;
M ru b an , le s 61&#13;
Wm m illio n s d’actes&#13;
m icro film é s g a r d é s l&#13;
• dans nos voûtes, il&#13;
g|&#13;
couvrirait aisém ent&#13;
fé&#13;
la distance&#13;
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