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                    <text>Mémoire de Tremblay au Séminaire de Québec&#13;
sur les choses à régler avec Saint-Vallier (Paris, 1696)&#13;
&#13;
Mémoire de plusieurs choses à régler en France&#13;
avant que Monseigneur retourne&#13;
Je mets cette feuille à part pour servir de mémoire des choses principales qui seront&#13;
à régler avant le retour de Monseigneur, en cas qu’il ait à revenir, car s’il obtient&#13;
son retour, vous devez vous attendre qu’il fera son possible pour partir sans vous&#13;
donner le loisir de pouvoir rien conclure avec lui ; or, il est à propos que la plupart&#13;
des choses soient réglées par le roi ou ses commissaires pour être plus stables.&#13;
1° Au regard des 4 000 livres des charges indispensables, il faut bien faire en sorte&#13;
que cette somme ne passe point par son organe dans l’application qui en doit être&#13;
faite, tant au Séminaire qu’au curé de Québec et à ses vicaires. Voici comme[nt]&#13;
nous pensons que cette distribution devrait être faite :&#13;
au Séminaire des Missions étrangères de Québec : un tiers&#13;
[1 333 livres, 6 sous, 8 deniers] ;&#13;
au curé de Québec : 600 livres ;&#13;
à chacun de ses deux vicaires : 383 livres.&#13;
Monseigneur voyant bien que l’intention de la Cour a été d’appliquer le dernier&#13;
tiers tout entier au curé de Québec et à ses vicaires, attendu que les autres curés&#13;
des campagnes ont des suppléments à part, il a consenti que l’on donnât 400 livres&#13;
au curé de Québec et qu’on ajoutât encore la somme de 300 livres pour un vicaire,&#13;
ce qui ne fait en tout que 700 livres. Il prétend se rendre le maître du dernier tiers&#13;
ci-dessus.&#13;
Vous remarquerez qu’il est important de ne pas confondre l’application de ce que&#13;
l’on doit donner au curé et à ses vicaires, parce que ce serait une matière de procès,&#13;
dans la suite, des vicaires pouvant prétendre plus que le curé ne voudrait leur&#13;
donner.&#13;
&#13;
�Notez encore qu’un seul vicaire ne suffit pas, mais qu’il en faut deux pour le moins,&#13;
de quoi M. de Montigny est convenu avec Mgr l’Ancien, car quand il n’y aurait que&#13;
les deux prêtres qui vont tous les dimanches et fêtes à la basse-ville, l’un pour&#13;
confesser et l’autre pour dire la messe et faire le prône, sans compter la messe que&#13;
le Séminaire y fait dire tous les jours, tous les deux ne méritent-ils pas leur&#13;
rétribution ? À quoi, si vous ajoutez celui qui supplée le plus souvent à la hauteville à M. le curé, ne devrait-il pas y avoir un troisième vicaire ?&#13;
C’est pourquoi Mgr l’Ancien croit qu’il ne faudrait pas laisser à Monseigneur la&#13;
liberté de disposer d’un tiers entier pour les bâtiments des églises, attendu que&#13;
l’intention de la Cour a toujours été que la distribution des 4 000 livres ci-dessus&#13;
ne se ferait d’une partie pour lesdites églises qu’après qu’on en aurait pris ce qui&#13;
est nécessaire, tant pour le curé et ses vicaires que pour le Séminaire de Québec, et&#13;
suivant cela, on pourrait destiner une plus grosse somme pour le seul curé de&#13;
Québec et 1 200 livres pour les trois vicaires, ce qui ferait 400 livres chacun ; et ce&#13;
qui resterait serait pour les bâtiments des églises.&#13;
Notez encore que si la cure était unie au Séminaire, on pourrait rejoindre toutes&#13;
ces sommes ensemble, en énonçant l’application en cette manière :&#13;
au Séminaire des Missions étrangères de Québec, tant pour&#13;
l’entretien des cinq principaux officiers que pour l’administration de&#13;
la cure de Québec, qui lui est unie : 3 366 livres, 13 sous, 4 deniers ;&#13;
et l’on mentionnerait le reste de la somme des 4 000 livres ci-dessus, qui se&#13;
monterait à 600 tant de livres en cette sorte :&#13;
au sieur évêque, pour les dépenses à faire pour les bâtiments des&#13;
églises : 633 livres, 6 sous, 2 deniers ;&#13;
mais remarquez que si la cure n’est point unie au Séminaire, il faut séparer ce qui&#13;
doit être pour le curé et ses vicaires d’avec le tiers qui est destiné par le règlement&#13;
pour ledit Séminaire. Vous verrez tout ceci expliqué fort au long dans un écrit que&#13;
je vous envoie des remontrances du Séminaire sur les divers articles réglés et&#13;
&#13;
�l’ordre du roi par les commissaires en 1692 et 1693, dont le Séminaire demanderait&#13;
la modification, [autant] que dans les lettres et mémoires de Mgr l’Ancien et de&#13;
M. des Maizerets, qui vous expliqueront tout ce qui s’est passé entre&#13;
M. de Montigny et le Séminaire au sujet des 4 000 livres.&#13;
2° Faites en sorte que l’union de la cure soit bien cimentée et tâchez d’obtenir les&#13;
lettres patentes du roi, tant pour la haute que pour la basse-ville, sur quoi voyez&#13;
ce qui est contenu dans l’écrit de l’exposition de nos vues pour répondre aux&#13;
articles que Monseigneur a proposé l’année passée au Séminaire de Paris.&#13;
[3°] Faites tout ce que vous pourrez pour obtenir pareillement l’union des cures de&#13;
la Côte-de-Beaupré au Séminaire. Mgr l’Ancien vous marquera en particulier les&#13;
raisons pour lesquelles il ne faut pas négliger cet article et il est à propos, pour le&#13;
bien de la paix, que l’on obtienne des lettres patentes pour cette union.&#13;
4° Il faut aussi que les suppléments des curés qui dépendront du Séminaire ne&#13;
soient point laissés à la liberté de Monseigneur, l’expérience faisant voir qu’il les&#13;
retranche autant qu’il peut, soit en tout soit en partie. Il serait bien à souhaiter&#13;
qu’aucun supplément ne dépendisse de lui, pour les raisons que je vous ai&#13;
marquées dans ma lettre.&#13;
5° Il est à propos d’obtenir du roi qu’attendu que Monseigneur n’a point voulu&#13;
agréer jusqu’à présent qu’aucun ecclésiastique ait été agrégé au Séminaire depuis&#13;
que le premier Règlement a été envoyé ici, il soit permis au Séminaire d’y agréger&#13;
tous ceux que ledit Séminaire voudra et qui le demanderont.&#13;
6° Il faut aussi obtenir du roi ou des commissaires ci-dessus que Monseigneur ne&#13;
disposera point des sujets que le Séminaire aura élevés, sinon du consentement du&#13;
Séminaire et de leur consentement aussi, et cela, par la raison que le Séminaire&#13;
ayant fait tous les frais de leur nourriture et de leur entretien depuis leur bas âge&#13;
pour les élever à l’Église, il ne semble pas juste que Monseigneur les retire du&#13;
Séminaire, attendu surtout que le Séminaire a besoin de sujets pour se maintenir&#13;
et qu’il ne lui en vient pas suffisamment de France.&#13;
&#13;
�7° Il faut pareillement faire régler que Monseigneur laissera le Séminaire dans la&#13;
liberté d’exercer ses fonctions essentielles, telles que sont l’éducation des enfants,&#13;
la formation des jeunes ecclésiastiques, les missions et les retraites.&#13;
8° Que la pension des jeunes ecclésiastiques que Monseigneur voudra mettre dans&#13;
le Séminaire soit aussi bien fixée, sur quoi voyez ce que nous vous en avons mandé&#13;
l’année passée dans l’écrit de l’exposition de nos vues sur les articles proposés par&#13;
Monseigneur au Séminaire de Paris.&#13;
9° Que Monseigneur n’ait aucune vue sur le temporel du chapitre et qu’il n’y ait&#13;
que ceux qui résident et acquittent l’office qui soient payés, sans que cela passe par&#13;
ses mains. Il peut toutefois y avoir des raisons spéciales pour lesquelles le chapitre&#13;
pourrait convenir que ceux qui n’acquitteraient pas toujours l’office ne laisseraient&#13;
pas de recevoir les distributions manuelles, comme quand le théologal ne peut pas&#13;
se trouver auxdits offices, soit à raison de ses sermons soit à raison des leçons de&#13;
théologie, etc.&#13;
10° Que Monseigneur laissera libre le chapitre de faire ses assemblées, selon&#13;
l’usage des chapitres et selon les règlements et statuts du chapitre de Québec qu’en&#13;
doit le porter à les confirmer, ayant été faits selon le pouvoir qu’on en a reçu de&#13;
Mgr l’Ancien, ainsi qu’il est insinué en passant dans les mémoires qui ont été&#13;
présentés cette année et que vous nous avez envoyés, où je remarque qu’il est aussi&#13;
parlé en passant de ce qui regarde l’union de la cure au Séminaire.&#13;
11° Nous avons cinq philosophes qui achèveront, l’année qui vient, leur&#13;
philosophie. Ils devraient prendre la soutane au bout de ce temps-là. Ce sont [des]&#13;
jeunes gens qu’on a élevés dès leur bas âge. Si Monseigneur revient, voyez ce qu’il&#13;
y aura à faire, car s’il n’a pas à revenir l’année prochaine, on se servira du pouvoir&#13;
qu’il a donné l’année passée à Mgr l’Ancien d’examiner avec le Séminaire leur&#13;
vocation et leur donner l’habit ecclésiastique.&#13;
12° Il faut faire attention aux ecclésiastiques que Monseigneur voudra amener avec&#13;
lui de France, car il y a bien de l’apparence qu’il en amènera tant qu’il pourra, tant&#13;
de Saint-Sulpice que d’autre part, pour remplir le nouveau Séminaire qu’il a&#13;
&#13;
�dessein de faire et pour leur donner toutes les cures du Canada et les appliquer&#13;
aux fonctions de la basse-ville.&#13;
13° Sur les prêtres usés, Monseigneur ayant la liberté d’en nommer cinq, il&#13;
prétendra que, de tous ceux qui sont déjà au Séminaire en cette qualité, aucun ne&#13;
peut être au nombre de ces cinq, quoiqu’ils le méritent davantage que d’autres&#13;
qu’il y voudrait mettre, comme M. Petit, etc.&#13;
14° Mgr l’Ancien a ordonné cette année les ecclésiastiques dont je vous ai parlé sub&#13;
titule patrimoniali et comme il n’y a point encore de somme réglée pour faire le titre&#13;
clérical, on a suivi ce qui a été en usage dans cette Église jusqu’à présent et on a&#13;
fait monter la somme du titre à 100 francs de ce pays. Il faut faire régler la somme&#13;
qui sera jugée plus à propos à l’avenir.&#13;
15° Il ne faut pas manquer de retirer des mains de Monseigneur une quittance&#13;
signée de lui comme [quoi] le Séminaire lui a rendu sa bibliothèque, que le&#13;
règlement du roi oblige de lui rendre ; autrement, il aura toujours de quoi inquiéter&#13;
le Séminaire là-dessus.&#13;
16° Faites ce que vous pourrez pour faire imprimer l’Office de la Sainte-Famille&#13;
avec l’Octave de Saint-Louis et des Saints-Martyrs, suivant la forme et la manière&#13;
dont je vous ai parlé en mes lettres de l’année passée. Tous les ecclésiastiques se&#13;
trouvent embarrassés, faute de cet Office.&#13;
17° Il faut ménager en France quelque bon sujet pour le Séminaire de Québec et&#13;
obtenir qu’il soit agrégé, etc.&#13;
18° Vous ne devez pas rejeter la proposition que M. de Merlac vous a faite d’une&#13;
pension au sujet de sa chantrerie. Voyez dans ma lettre ce que je vous en mande.&#13;
19° Je ne vous parle point ici de ce qui touche le procès du chapitre avec&#13;
Monseigneur et l’appel comme d’abus. Vous avez tout ce qui est nécessaire làdessus et je vous fais encore marquer quelque chose de nouveau cette année sur le&#13;
&#13;
�premier article de l’écrit de l’exposition de nos vues envoyé l’année passée,&#13;
touchant les articles proposés par Monseigneur au Séminaire de Paris.&#13;
20° Il est inutile de vous parler aussi de ce qui regarde l’emplacement du&#13;
presbytère, du cimetière, de la nomination de quatre enfants de chœur, que&#13;
Monseigneur prétend être faite par les marguilliers, sur toutes lesquelles choses&#13;
on vous a parlé dans un éclaircissement qu’on vous envoya sur tout cela en 1694.&#13;
21° Faites réflexion, je vous prie, à ce qui est contenu dans les mémoires qui furent&#13;
envoyés en 1691 sur diverses choses qu’on avait projetées pour la bonne conduite&#13;
de cette Église, tant pour ce qui regarde le Séminaire que le chapitre et les sommes&#13;
nécessaires pour entretenir les chantres de la cathédrale. Ne manquez aussi de&#13;
consulter encore le mémoire que je vous envoie l’année passée, aussi bien qu’un&#13;
autre du 12 novembre 1693, dans tous lesquels, aussi bien que dans ceux qui les&#13;
ont précédés les années d’auparavant et que vous avez en bon nombre. Tout ce qui&#13;
est nécessaire à régler pour le bien de cette Église est renfermé et que toutes ces&#13;
choses paraissent devoir être réglées, soit qu’il y ait changement d’évêque ou non.&#13;
22° Mais surtout il faut profiter, si l’on peut, de la faveur qu’on peut trouver auprès&#13;
du roi pour obtenir la modification et le changement des articles du règlement fait&#13;
de l’ordre de Sa Majesté par les commissaires en 1692 et 1693 en la manière que&#13;
vous le verrez dans l’écrit que je vous envoie de nos remontrances sur ce sujet.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1696, Mémoire de Tremblay au Séminaire de Québec sur les choses à régler avec Saint-Vallier&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 165)&#13;
1 Memoire de plusieurs choses a Regler en&#13;
2 France avant que Monseigneur retourne&#13;
3 Je mets cette feuille a part pour servir de Memoire&#13;
4 des choses principalles qui seront a Regler avant le retour&#13;
5 de Monseigneur en cas quil ayt a revenir car sil obtient&#13;
6 Son retour vous devez vous attendre quil fera Son possi7 ble pour partir Sans vous donner le loisir de pouvoir rien&#13;
8 conclure avec luy. or il est a propos que la pluspart de&#13;
9 ces choses soient reglées par le Roy ou ses commissaires&#13;
10 pour estre plus stables&#13;
11 1o Au Regard des quatre mille livres des charges Jndispen12 sables il faut bien faire en sorte que cette somme ne passe&#13;
13 point par son organne dans lapplication qui en doit estre&#13;
14 faitte tant au seminaire qu’au curé de quebec et a ses vicaires&#13;
15 voyci comme nous pensons que cette distribution devroit&#13;
16 estre faitte …. Au seminaire des Missions Etrangeres de&#13;
17 quebec un tiers …. Au curé de quebec six cents livres …. a&#13;
18 A chaqun de ses deux vicaires trois cent quatre vigt trois&#13;
19 livres. quelques sols .. sur quoy vous remarquerez que&#13;
20 Monseigneur voyant bien que l’Jntention de la cour a esté&#13;
21 d’appliquer le dernier tiers. tout entier au curé de quebec et a&#13;
22 ses vicaires attendu que les autres curés des campagnes. ont&#13;
23 des supplements a part, il a consenti que l’on donnast quatre&#13;
24 cent livres au curé de quebec, et qu’on adioustast encore la&#13;
25 somme de trois cent livres pour un vicaire ce qui ne&#13;
26 faisant en tout que sept cent livres. il pretend se rendre&#13;
27 le maistre du restant du tiers cy dessus., vous remar28 querez quil est Jmportant de ne pas confondre l’application&#13;
29 de ce que l’on doit donner. au curé et a ses vicaires parce&#13;
30 que ce seroit une matiere de procez. dans la Suitte,&#13;
31 des vicaires pouvant pretendre plus que le curé ne voudroit&#13;
32 leur donner.. notez. encore. q’un seul vicaire ne suffit pas&#13;
33 mais quil en faut deux pour le moins de quoy Monsieur&#13;
34 de Montigny est convenu avec Monseigneur l’Ancien&#13;
35 car quand il ny auroit que les deux prestres qui vont&#13;
36 tous les Dimanches et festes a la basse ville, l’un pour&#13;
37 confesser. et l’autre pour dire la messe et faire le prosne&#13;
38 sans comter la messe que le seminaire y fait dire tous&#13;
39 les Jours.. tous les deux ne meritent ils par leur retribution&#13;
40 a quoy si vous adioustés celuy qui supplée le plus souvent&#13;
&#13;
�41 a la haute ville a Mr le curé, ne devroit il pas y avoir&#13;
42 un troisiesme vicaire. cest pourquoy Monseigneur l’an&#13;
43 cien croit quil ne faudroit pas laisser a Monseigneur&#13;
44 la liberté a Monseigneur de disposer d’un tiers entier&#13;
45 pour les bastiments des Eglises., attendu que l’Jnten&#13;
46 tion de la cour a tousiours esté que la distribution des&#13;
47 4 mille livres cy dessus ne se feroit dune partie&#13;
48 pour lesdittes Eglises qu’apres quon en auroit pris&#13;
49 ce qui est necessaire tant pour le curé et ses vicaires&#13;
50 que pour le seminaire de quebec. et suivant cela&#13;
51 on pourroit destiner une plus grosse somme pour le&#13;
52 seul curé de quebec., et 12 cent livres pour les trois&#13;
53 vicaires ce qui feroit quatre cent livres pour chacun;&#13;
54 et ce qui resteroit seroit pour les bastiments des Eglises.&#13;
55 notez encore que si la cure estoit unie au seminaire&#13;
56 on pourroit reioindre touttes ces sommes ensemble&#13;
57 en Enonçant l’application en cette maniere …. Au&#13;
58 seminaire de Missions Etrangeres de quebec tant&#13;
59 pour lEntretien des cinq principaux officiers que&#13;
60 pour l’administration de la cure de quebec qui luy est&#13;
61 unie 3366.# 13.S. 4d. …. Et l’on mentionneroit&#13;
62 le reste de la somme des quatre mille livres cy dessus.&#13;
63 qui se monteroit a 600. tant de livres en cette sorte ….&#13;
64 au sieur Evesque pour les depenses a faire pour les&#13;
65 bastiments des Eglises. 633.# 6.S. 2.d. mais remar66 quez que si la cure ne point unie au seminaire il&#13;
67 faut separer ce qui doit estre pour le curé et ses vicaires&#13;
68 davec le tiers qui est destiné par le reglement pour le&#13;
69 dit seminaire. vous verrez tout cecy Expliqué&#13;
70 fort au long dans un Escrit que Je vous Envoye des&#13;
71 remonttrances du seminaire Sur divers articles reglés&#13;
72 de lordre du Roy par les commissaires en 1692. et 1693.&#13;
73 dont le seminaire demanderoit la modification que&#13;
74 dans les lettres et memoires de Monseigneur l’an75 cien et de Mr des Maiezerets qui vous Expliquera&#13;
76 tout ce qui s’est passé entre Mr de Montigny et le&#13;
77 seminaire au suiet des quatre mille livres.&#13;
78 secundo faittes en sorte que l’union de la cure soit&#13;
79 bien cimentée et taschez dobtenir les lettres patan80 tes du Roy tant pour la haute que pour la basse ville&#13;
81 sur quoy voyez ce qui Je vous est contenu dans&#13;
82 lescrit de lexposition. de nos veües pour rependre,&#13;
&#13;
�83 aux articles que Monseigneur a proposé lannée&#13;
84 passée au seminaire de paris.&#13;
85 faites tout ce que vous pourrez pour obtenir&#13;
86 pareillement lunion des cures de la coste de beaupré&#13;
87 au seminaire. Monseigneur l’ancien vous marquera&#13;
88 en particulier les raisons pour lesquelles il ne faut&#13;
89 pas negliger cet article, et il est a propos pour le&#13;
90 bien de la paix que l’on obtienne des lettres patan91 tes pour cette union.&#13;
92 4o Jl faut aussi que les supplements des curés&#13;
93 qui dependront du seminaire ne soient point laissés&#13;
94 a la liberté de Monseigneur lExperience faisant&#13;
95 voir quil les retranche autant quil peut soit en tout&#13;
96 soit en partie. Jl seroit bien a souhaitter qu’au&#13;
97 cun supplément ne dependasst de luy pour les rai98 sons que Je vous ay marquées dans ma lettre&#13;
99 5o Jl est a propos dobtenir du Roy qu’attandu que&#13;
100 Monseigneur n’a point voulu agreer Jusqu’à pre101 sent qu’aucun Ecclesiastique ayt esté aggregé&#13;
102 au seminaire depuis que le premier reglement a esté&#13;
103 Envoyé icy, Jl soit permis au seminaire d’y aggreger.&#13;
104 tout ceux que ledit seminaire voudra et qui le demande105 ront.&#13;
106 6o Jl faut aussi obtenir du Roy ou des commissaires&#13;
107 cy dessus que Monseigneur ne disposera point des&#13;
108 suiets que le seminaire aura Elevés sinon du consen&#13;
109 tement du seminaire et de leur consentement aussi :&#13;
110 et cela par la raison que le seminaire ayant fait tous&#13;
111 les frais de leur nourriture et de leur Entretien depuis&#13;
112 leur bas aage pour les Elever a l’Eglise, il ne semble&#13;
113 pas Juste que Monseigneur les retire du seminaire,&#13;
114 attendu surtout que le seminaire a besoin de suiets&#13;
115 pour se maintenir, et quil ne luy en vient pas suffi116 samment de france&#13;
117 7o Jl faut pareillement faire Regler que Monsei&#13;
118 gneur laissera le seminaire dans la liberté dExercer&#13;
119 ses fonctions Essentielles telles que sont lEducation&#13;
120 des Enfans, la formation des Jeunes Ecclesiastiques.&#13;
121 les missions et les retraittes.&#13;
122 8o que la pension des Jeunnes Ecclesiastiques que&#13;
123 Monseigneur voudra mettre dans le seminaire, soit&#13;
124 aussi bien fixée. Sur quoy voyez ce que nous vous&#13;
125 en avons mandé lannée passée dans L’Escrit de&#13;
&#13;
�126 lexposition de nos veües sur les articles proposés&#13;
127 par Monseigneur au seminaire de paris&#13;
128 9o que Monseigneur n’ayt aucune veüe sur le&#13;
129 Temporel du chapitre et quil ny ait que ceux qui resi130 dent et acquittent l’office qui soient payés sans que&#13;
131 cela passe par ses mains. Jl peut touttesfois y avoir&#13;
132 des raisons specielles pour lesquelles le chapitre&#13;
133 pourroit convenir que ceux qui n’acquitteroient pas&#13;
134 tousiours l’office ne laisseroient pas de recevoir les&#13;
135 distributions manuelles, comme quant le Theologal&#13;
136 ne peut pas se trouver auxdits offices soit a raison&#13;
137 de ses sermons, soit a raison des leçons de Theologie&#13;
138 etc.&#13;
139 10.o que Monseigneur laissera libre le chapitre de&#13;
140 faire ses assemblees selon l’usage des chapitres et selon&#13;
141 les reglements et statuts du chapitre de quebec qu’en&#13;
142 doit le porter a les confirmer ayant esté faits selon le&#13;
143 pouvoir qu’on en a reçeu de Monseigneur LAnçien&#13;
144 ainsy quil est insinué en passant dans les memoi145 res qui ont esté presentés cette année et que vous&#13;
146 nous avez Envoyé, ou Je remarque quil est aussi&#13;
147 parlé en passant de ce qui regarde lunion de la cure&#13;
148 au seminaire.&#13;
149 11o nous avons cinq philosophes qui achevront&#13;
150 l’année qui vient leur philosophie, ils devroient&#13;
151 prendre la soutanne au bout de ce temps la,. ce sont&#13;
152 Jeunnes gens qu’on a Elevés dez leur bas aage. Si&#13;
153 Monseigneur revient voyez. ce quil y aura a faire.&#13;
154 car sil n’a pas a revenir lannée prochainne, on se&#13;
155 servira du pouvoir quil a donné l’annee passee a&#13;
156 Monseigneur lAnçien dExaminer avec le seminai&#13;
157 re leur vocation’ et leur donner l’habit Ecclesiastique&#13;
158 12o Jl faut faire attention aux Ecclesiastiques&#13;
159 que Monseigneur voudra amener. avec luy de france&#13;
160 car il y a bien de lapparence quil en amenera tant&#13;
161 tant quil pourra; tant de St Sulpice que d’autre part&#13;
162 pour remplir le nouveau seminaire quil a dessain de&#13;
163 faire, et pour leur donner touttes les cures du cana164 da et les appliquer aux fonctions de la basse ville.&#13;
165 13o Sur les prestres usés Monseigneur ayant la&#13;
166 liberté d’en nommer cinq il pretendra que de tous&#13;
167 ceux qui Sont desia au seminaire en cette qualité&#13;
168 aucun peut estre ne soit au nombre de ces cinq&#13;
&#13;
�169 quoyquils le meritent davantage que dautres quil&#13;
170 y voudroit mettre comme mr. petit etc.&#13;
171 14o Monseigneur l’Ançien a ordonné cet année&#13;
172 les Ecclesiastiques dont Je vous ay parlé Sub titule&#13;
173 patrimoniali, et comme il n’y a point encore de&#13;
174 somme reglée pour faire le titre clerical, on a suivi&#13;
175 ce qui a esté en usage dans cette Eglies Jusqua present&#13;
176 et on a fait monter la Somme du titre a cent francs&#13;
177 de ce pays. Jl faut faire regler la somme qui ser[a]&#13;
178 Jugée plus a propos a l’advenir&#13;
179 15o Jl ne faut pas manquer de retirer des main&#13;
180 de Monseigneur une quittance signée de luy comme&#13;
181 le seminaire luy a vendu sa bibliotheque que le regle&#13;
182 ment du Roy oblige de luy rendre,. autrement il&#13;
183 aura tousiours de quoy Jnquieter le seminaire la&#13;
184 dessus&#13;
185 16o faittes ce que vous pourrés pour faire Jmpri&#13;
186 mer l’office de la Ste famille avec loctave de St&#13;
187 loüys et des Sts martyrs. suivant la forme et la&#13;
188 maniere dont Je vous ay parlé en mes lettres de&#13;
189 l’année passée. Tous les Ecclesiastiques xx trou190 vent Embarassés faute de cet office&#13;
191 17o Jl faut menager en france quelque bon suiet&#13;
192 pour le seminaire de quebec et obtenir quil soit&#13;
193 aggregé etc.&#13;
194 18o vous ne devez pas reietter la proposition que&#13;
195 Mr. de merlac vous a faitte d’une pension au suiet&#13;
196 de sa chantrerie. voyez dans ma lettre ce que Je vous&#13;
197&#13;
en mande&#13;
198 19o Je ne vous parle point icy de ce qui touche&#13;
199 le procez du chapitre avec Mg.neur et lappel&#13;
200 comme dabus. vous avez tout ce qui est necessaire&#13;
201 la dessus et Je vous faits encore marquer quelque&#13;
202 chose de nouveau cette année sur le premier article&#13;
203 de lEscrit de lExposition de nos veües Envoyé&#13;
204 L’année passée. touchant les articles proposés par Mon205 seigneur au seminaire de paris&#13;
206 20o Jl est inutile de vous parler aussi de ce qui re207 garde lEmplacement du presbitaire, du cimetiere, de&#13;
208 la nomination de 4 Enfans de chœur que Monsei209 gneur pretend estre faitte par les Marguilliers sur&#13;
210 touttes lesquelles choses on vous a parlé dans&#13;
211 un Ecclaircissement qu’on vous Envoya sur tout cela&#13;
&#13;
�212 en 1694.&#13;
213 21.o faittes reflexion Je vous prie a ce qui est con214 tenu dans les memoires qui furent envoyes en&#13;
215 1691 sur diverses choses quon avoit proiettés pour&#13;
216 la bonne conduitte de cette Eglies tant pour ce qui&#13;
217 regarde le seminaire que le chapitre, et les som218 mes necessares pour Entretenir les chantres de&#13;
219 la cathedralle. ne manquez aussi de consulter&#13;
220 encore le memoire que Je vous Envoyé l’année&#13;
221 passée aussi bien q’un autre du 12 novembre 1693.&#13;
222 dans tous lesquels aussi bien. que dans ceux qui les&#13;
223 ont precedé les années d’auparavant et que vous&#13;
224 avez en bon nombre tout ce qui est necessaire a&#13;
225 regler pour le bien de cette Eglise est renfermé,&#13;
226 et que touttes ces choses paroissent devoir estre&#13;
227 reglées Soit quil y ait changement d’Evesque ou&#13;
228 non.&#13;
229 22o mais surtout il faut profiter si l’on peut&#13;
230 de la faveur qu’on peut trouver aupres du Roy pour&#13;
231 obtenir la modification et le changement des arti232 cles du reglement fait de l’ordre de sa Majesté par&#13;
233 les commissaires en 1692, et 1693 : en la maniere que&#13;
234 vous le verrez dans L’Escrit que Je vous Envoye de&#13;
235 nos remontrances sur ce suiet&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452453"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 165&lt;/li&gt;
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris présente aux autorités du Séminaire de Québec une liste d'actions à entreprendre pour protéger l'autonomie du chapitre et du Séminaire avant le retour en Nouvelle-France de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13332" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13333" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>Articles par Maizerets des choses à faire au chapitre de Québec et à mander&#13;
(Québec, 1696)&#13;
&#13;
Articles des choses à faire et à mander&#13;
1° Assembler le chapitre pour faire régler tout ce que mande M. Tremblay.&#13;
2° Faire faire de bonne heure les procurations qui sont nécessaires.&#13;
3° Prévoir tous les fonds qu’on peut avoir en France pour y proportionner les&#13;
factures :&#13;
1e ce que l’on doit mander au sujet des cinq philosophes pour l’habit&#13;
ecclésiastique qu’ils devraient prendre après leur philosophie ;&#13;
2e en cas qu’il y ait apparence du retour de N.1, de régler si bien les&#13;
affaires temporelles qu’il ne reste rien à démêler :&#13;
1° pour le tiers des 4 000 livres pour le curé et les deux vicaires&#13;
qui ne passent point par son organe ;&#13;
2° pour l’union de la cure de Québec et basse-ville ;&#13;
3° pour les suppléments des cures de Beaupré ;&#13;
4° pour la pension des jeunes ecclésiastiques ;&#13;
5° qu’il ne disposera point des sujets que le Séminaire a élevés&#13;
que de leur consentement et celui du Séminaire ;&#13;
6° qu’il ne puisse empêcher le Séminaire d’unir les sujets qui&#13;
le voudront et qui le demanderont ;&#13;
7° qu’il laisse le Séminaire dans ses fonctions essentielles,&#13;
retraites et missions ;&#13;
1&#13;
&#13;
Mgr de Saint-Vallier&#13;
&#13;
�8° qu’il n’ait aucune vue sur le temporel du chapitre et qu’il n’y&#13;
ait que ceux qui résident et acquittent l’office qui soient payés,&#13;
sans que cela passe par ses mains, et les autres articles&#13;
concernant ledit chapitre, qu’il laissera libre de ses assemblées,&#13;
selon l’usage des chapitres et les règlements qu’il doit&#13;
approuver ;&#13;
9° [Le document est incomplet].&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                    <text>1696, Articles par Maizerets des choses à faire au chapitre de Québec et à mander&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 164)&#13;
1&#13;
(Ecrit par M.’ Des Maizerets.&#13;
2 Articles des choses a faire&#13;
3&#13;
et a mander&#13;
o&#13;
1 4 Assembler le chappitre pour faire regler tout&#13;
5 ce que Mande Mr Tremblé.&#13;
o&#13;
2 6 faire faire de bon heure les procurations qui sont&#13;
7 necessaires&#13;
3o 8 prevoir tous les fonds quon peut avoir en france&#13;
9 pour y proportionner les factures.&#13;
o&#13;
1. 10 ce que Lon doibt mander au suiet des cinq&#13;
11 philosophes pour lhabit ecclesiastique quils devroient&#13;
12 prendre apres leur philosophie&#13;
2. 13 en cas qu’il y aye apparence du retour d N. de regler&#13;
14 si bien les affaires temporelles qu’il ne reste rien a demesler.&#13;
15 1o pour le tiers des 4000# pour le curé et les deux vicaires.&#13;
16 qui ne passent point par son organe.&#13;
17 2o pour l’union de La cure. de quebec et basse ville&#13;
18 3o pour les supplemens des cures qui dependent du seminaire&#13;
19 et pour lunion des cures de beaupré.&#13;
20 4o pour la pension des Jeunes ecclesiastiques.&#13;
21 5o quil ne disposera point des suiets que le seminaire&#13;
22 a eslevez que de leur consentement et celuy du seminaire&#13;
23 6o qu’il ne puisse empescher le seminaire dunir les&#13;
24 suiets quil voudront, et qui le demanderont.&#13;
25 7o qu’il laisse le seminaire dans ses p fonctions&#13;
26 essentielles qui sont Ecducation des enfents, iceux&#13;
27 ecclesiastiques, retraittez, et missions.&#13;
28 8o qu’il naye aucune veüe sur le temporel du chapp.&#13;
29 et quil ny aye que ceux qui resident et acquittent loffice&#13;
30 qui soient payéz sans que cela passe par ses mains.&#13;
31 et les autres articles concernant ledit chappitre quil&#13;
32 laissera libre des ses assemblées selon lusage des chapp.&#13;
33 et les reglemens quil doibt approuver;&#13;
34 9o&#13;
&#13;
1696&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452452"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 164&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Le procureur du chapitre de Québec et premier assistant du supérieur du Séminaire de Québec rédige une liste d'actions à entreprendre proposé par Tremblay, procureur du Séminaire de Québec à Paris, pour protéger l'autonomie du chapitre et du Séminaire avant le retour en Nouvelle-France de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13292" class="show"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13293" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>Remontrances du Séminaire de Québec à Saint-Vallier (Québec, 1696)&#13;
&#13;
Remontrances que fait le Séminaire de Québec sur les articles qui ont été réglés&#13;
par les commissaires nommés par le roi pour régler les affaires entre M. l’évêque&#13;
de Québec, le chapitre et ledit Séminaire en 1692 et 1693 et dont le Séminaire&#13;
demande les modifications dans les choses que le regardent&#13;
1er article&#13;
Les supérieur et directeurs du Séminaire de Québec feront leur première et&#13;
principale occupation de former dans le Séminaire les jeunes enfants et les&#13;
ecclésiastiques qui se disposent à prendre les ordres, pourront néanmoins aller aux&#13;
missions, conformément à leur institut, du consentement de M. l’évêque.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur, avant son départ pour France la dernière fois qu’il y est allé en 1692,&#13;
fait donner au supérieur du Séminaire un écrit par lequel il ôtait la liberté audit&#13;
Séminaire de donner la soutane à des jeunes gens qui avaient été élevés dans le&#13;
Séminaire des enfants dès leur bas âge et étaient à la fin de leur théologie, ce qui&#13;
l’empêchait de pouvoir les former dans ledit Séminaire et exposait ces jeunes&#13;
théologiens, qui avaient 22, 23 et 24 ans, au danger de perdre leur vocation. Le&#13;
Séminaire demande que pour s’acquitter paisiblement de la fonction contenue&#13;
dans le 1er article ci-dessus, il soit réglé que Monseigneur laissera une entière&#13;
liberté de faire prendre la soutane ou l’habit ecclésiastique à ceux qui seront jugés&#13;
par ledit Séminaire propres à y être formés, attendu que la soutane est l’habit&#13;
propre des séminaristes.&#13;
Le Séminaire demande aussi qu’il soit réglé que Monseigneur laissera&#13;
pareillement la liberté auxdits supérieur et directeurs de faire dans ledit Séminaire&#13;
toutes les fonctions propres dudit Séminaire, comme d’y faire des exhortations,&#13;
entretiens, conférences, d’y confesser, etc.&#13;
2e article&#13;
&#13;
�Les supérieur et directeurs du Séminaire seront réduits au nombre de cinq,&#13;
nommés par les supérieurs du Séminaire des Missions étrangères de Paris et&#13;
approuvés par M. l’évêque.&#13;
Remontrance&#13;
Les supérieurs de Paris ayant nommé en 1693 les supérieur et directeurs du&#13;
Séminaire de Québec pour l’espace de trois ans, suivant l’usage, Monseigneur,&#13;
après avoir fait beaucoup de difficultés de les admettre et avoir souvent dit qu’il&#13;
ne les recevrait pas, n’en approuva enfin que trois pour une année seulement et ne&#13;
fit aucune mention des deux autres, le Séminaire demande qu’il soit réglé que&#13;
lesdits supérieur et directeurs n’auront pas besoin d’être approuvés, mais qu’ils se&#13;
présenteront simplement à lui après leur nomination pour recevoir sa bénédiction.&#13;
3e article&#13;
Les supérieurs de Québec ne pourront agréger aucun ecclésiastique sans le&#13;
consentement de M. l’évêque.&#13;
Remontrance&#13;
L’expérience de trois ou quatre années ayant fait voir que Monseigneur n’a voulu&#13;
consentir qu’aucun ecclésiastique ait été agrégé au Séminaire, quelques prières et&#13;
instances que plusieurs lui en aient faites, et ayant au contraire déclaré plusieurs&#13;
fois vouloir faire casser cette agrégation et tâché en effet de désunir par toutes&#13;
sortes de voies ceux qui avaient été agrégés au Séminaire du temps de Mgr son&#13;
prédécesseur, le Séminaire demande qu’il soit réglé que Monseigneur laissera aux&#13;
supérieurs dudit Séminaire la liberté d’y agréger les ecclésiastiques qui le&#13;
demanderont et qu’ils en jugeront propres. Le Séminaire demande aussi qu’il soit&#13;
réglé que Monseigneur ne disposera point des sujets que le Séminaire a élevés,&#13;
sinon du consentement du Séminaire et de leur consentement aussi, et cela, par la&#13;
raison que le Séminaire ayant fait tous les frais de leur nourriture et de leur&#13;
entretien depuis leur bas âge pour les élever à l’Église, il ne semble pas juste que&#13;
&#13;
�Monseigneur [les] retire du Séminaire malgré eux et malgré le Séminaire, attendu&#13;
surtout que le Séminaire a besoin de sujets pour se maintenir et qu’il ne lui en vient&#13;
pas suffisamment de France.&#13;
4e article&#13;
L’expropriation ne se fera à l’avenir que pour des sujets fort distingués et du&#13;
consentement de M. l’évêque.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur ayant demandé que cette expropriation, qui a toujours été en usage&#13;
dans le Séminaire de Québec dès son établissement, fût entièrement cassée et sur&#13;
le règlement qui en fut fait en la manière qui est portée sur le 4e article ci-dessus,&#13;
ayant depuis fait tout ce qu’il a pu pour abolir cet usage, que l’expérience a toujours&#13;
fait connaître avoir été accompagné de grandes bénédictions dans ce diocèse, le&#13;
Séminaire demande qu’il soit réglé que le consentement susdit ne sera nullement&#13;
nécessaire pour se conformer à cet usage.&#13;
5e article&#13;
L’on ne pourra unir aucune cure de la campagne au Séminaire que de l’autorité de&#13;
M. l’évêque et des lettres patentes du roi.&#13;
Remontrance&#13;
Les cures de la Côte-de-Beaupré ayant été unies au Séminaire par Mgr l’ancien&#13;
évêque et le Séminaire y ayant pourvu des prêtres de son corps qui en avaient pris&#13;
possession depuis huit ans, l’article ci-dessus ne fût pas plus tôt arrivé que&#13;
Monseigneur déclara les en vouloir ôter et, de fait, quelque temps après, il y&#13;
nomma d’autres prêtres et en retira ceux qui en étaient en possession, ce qui a paru&#13;
bien étrange à plusieurs, attendu que la possession de tant d’années aurait dû lui&#13;
faire attendre du moins qu’ils fussent morts ou s’en fussent démis pour y pourvoir&#13;
ensuite d’autres sujets. Le Séminaire demande que ladite union ayant été faite par&#13;
&#13;
�Mgr l’ancien évêque et ne lui manquant que les lettres patentes du roi, il plaise à&#13;
Sa Majesté les vouloir accorder en faveur de ladite union.&#13;
6e et 7e article&#13;
Quant à l’union de la cure de Québec au Séminaire, les titres et procédures faits&#13;
jusqu’à présent sur ce fait seront apportés à Sa Majesté pour être ordonnés par elle&#13;
ce que de raison, les choses tenant état. Et pour l’établissement d’une cure à la&#13;
basse-ville, les informations super commodo et incommodo seront faites dans les&#13;
formes canoniques par le gouverneur, l’intendant, les habitants et autres intéressés&#13;
ouïs et le tout rapporté à M. l’évêque de Québec et au roi être réglé ce que de raison,&#13;
conformément aux lois en usage de l’Église et du royaume.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur ayant fait jusqu’à présent tout ce qu’il a pu pour désunir la cure de&#13;
Québec du Séminaire, qui en est en possession depuis 35 ans, quoique lui-même&#13;
en ait reconnu l’avantage quand il vint en Canada n’étant encore que nommé à&#13;
l’évêché de Québec et qu’il la confirma et ratifia par un acte signé de lui et reconnu&#13;
de lui par-devant notaire en 1686, Monseigneur n’ayant pas non plus voulu&#13;
accepter la résignation qu’en avait faite M. Dupré à celui que Monseigneur lui avait&#13;
lui-même nommé, selon le règlement qu’en firent les commissaires en 1693,&#13;
contenu dans la lettre commune de MM. de Brisacier et de La Pallière, laquelle fut&#13;
approuvée et signée desdits commissaires, le Séminaire demande que ladite&#13;
possession lui soit maintenue et qu’il plaise au roi confirmer ladite union par ses&#13;
lettres patentes et quant à l’église succursale de la basse-ville, laquelle est unie à la&#13;
cure de Québec et l’union ratifiée et confirmée par Monseigneur même en 1686, le&#13;
Séminaire demande que ladite église ne soit point séparée de ladite cure, attendu&#13;
que sans elle la cure de Québec ne serait remplie que d’un très petit nombre&#13;
d’habitants qui sont dans la haute-ville et que d’ailleurs, le peuple n’est point&#13;
encore assez multiplié pour faire deux cures séparées, outre que ladite église&#13;
succursale de la basse-ville est suffisamment desservie par le Séminaire, qui y&#13;
envoie toutes les fêtes et dimanches pour y faire le prône et y administrer les&#13;
sacrements et tous les jours ouvriers y fait célébrer la messe.&#13;
&#13;
�8e article&#13;
Les curés ne pourront abandonner leurs cures sans en avoir obtenu la permission&#13;
de M. l’évêque et avoir pourvu à leur desserte sous prétexte de se retirer au&#13;
Séminaire. Pourront néanmoins, après avoir obtenu leur congé, y demeurer&#13;
l’espace de 15 jours seulement, à moins que la nécessité d’y demeurer davantage&#13;
ne soit reconnue et approuvée par M. l’évêque.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur ayant fait son possible jusqu’à présent pour aliéner les&#13;
ecclésiastiques du Séminaire et ayant fait bâtir un corps de logis pour retirer chez&#13;
lui les curés et missionnaires afin de les empêcher de loger au Séminaire, qui les y&#13;
reçoit gratuitement, le Séminaire demande qu’il soit réglé que quand lesdits curés&#13;
et missionnaires seront venus à Québec, il leur soit libre de se retirer audit&#13;
Séminaire sans que le Séminaire ne puisse être inquiété de les y avoir reçus, sous&#13;
prétexte qu’ils n’auraient pas obtenu leur congé de M. l’évêque.&#13;
9e article&#13;
Touchant la disposition des 4 000 livres couchées sur l’état des charges&#13;
indispensables du Canada, les 4 000 livres seront divisées en trois portions égales :&#13;
l’une pour les prêtres du Séminaire et les deux autres pour les curés et les&#13;
bâtiments des églises, suivant l’état de distribution qui en sera faite par le seul&#13;
évêque, ainsi que Sa Majesté l’a ordonné.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur ayant depuis le règlement de l’article ci-dessus disposé de cette&#13;
somme au préjudice du Séminaire et des curés de Québec, quelques fois de sa&#13;
propre autorité et sans s’alléguer d’autres raisons sinon sa volonté et d’autres fois&#13;
sous des prétextes qu’il a trouvés et sous d’iceux incidents qu’il a fait naître à&#13;
l’occasion de la différente manière en laquelle cette somme a été énoncée sur l’état&#13;
&#13;
�presque toutes les années et qu’il a toujours expliqué à son avantage contre&#13;
l’intention du règlement porté en l’article ci-dessus :&#13;
comme lorsqu’il a voulu que le Séminaire fût obligé de fournir à la dépense pour&#13;
les bâtiments des églises sur la portion qui était attribuée audit Séminaire sur l’état,&#13;
nonobstant que le tiers des 4 000 livres ci-dessous fût déjà attribué à Monseigneur&#13;
sur le même état et que de tout temps, ç’a été [à] l’évêque et non au passé au&#13;
Séminaire qui a pourvu à qui voit la bâtisse desdites églises, y ayant toujours eu&#13;
une somme comme attribuée à l’évêque pour cela, laquelle était même séparée des&#13;
4 000 livres ci-dessus, qui était entièrement appliquées pour l’entretien du&#13;
Séminaire et du curé de Québec, et 3 000 autres livres qui étaient destinées pour&#13;
les églises, ce qui faisait en tout la somme de 7 000 livres qui étaient couchées sur&#13;
l’ancien état des charges desdites pensions du pays et lesquelles ont été réduites à&#13;
la somme de 4 000 livres lorsque le domaine est passé des mains de la Compagnie&#13;
en celles du roi, sans que pour cela l’on se soit avisé de changer les revenus couchés&#13;
sur l’état, des 4 000 livres dépendantes aussi bien que des 7 000 livres&#13;
d’auparavant, ayant toujours été énoncées pour l’entretien  des curé (au singulier&#13;
et prêtres) du Séminaire de Québec et pour les dépenses à faire pour les bâtiments&#13;
des églises, à quoi Sa Majesté ayant eu égard, elle avait destiné sur l’état desdites&#13;
gratifications un fonds de 3 000 livres pour la dépense qui [a été] couchée pendant&#13;
plusieurs années, afin que les 4 000 livres ci-dessus fussent entièrement appliquées&#13;
à l’entretien du curé de Québec et des prêtres du Séminaire, ainsi que cela s’est&#13;
pratiqué pendant plus de 25 ans ;&#13;
comme aussi lorsque Monseigneur a prétendu exclure le curé de Québec de la&#13;
portion qui lui était attribuée sur le même état, sous prétexte que le mot de « curé »&#13;
y était quelques fois exprimé au nombre pluriel, ce qui est arrivé par la faute des&#13;
commis, vu que sur l’ancien état il est énoncé au singulier en cette sorte : « aux curé&#13;
et prêtres du Séminaire de Québec » ;&#13;
comme encore lorsque les charges étant énoncées tout de suite sur ledit état, après&#13;
l’attribution des portions de ladite somme aux différentes personnes qui sont&#13;
nommées sur le même état, il a voulu faire tomber la charge des bâtiments des&#13;
églises sur le Séminaire et non pas sur lui ;&#13;
&#13;
�comme en outre parce qu’étant arrivé quelques fois que cette somme était attribuée&#13;
sur l’état d’une manière confuse à M. l’évêque que, aux curés et prêtres du&#13;
Séminaire, il a frustré le Séminaire et le curé soit de toute la somme soit de la&#13;
meilleure partie, sous couleur que la distribution lui en appartenait, etc., le&#13;
Séminaire demande :&#13;
1° que pour éviter ladite confusion et toutes sortes de contestations&#13;
à l’avenir, l’attribution des 4 000 francs ci-dessus soit énoncée d’une&#13;
manière si claire que Monseigneur ne puisse se prévaloir d’aucune&#13;
équivoque et ambiguïté ;&#13;
2° qu’à raison de tous les inconvénients ci-dessus et pour le bien de&#13;
la paix, le Séminaire et le curé de Québec reçoivent ce qui leur&#13;
conviendra indépendamment de la distribution de Monseigneur,&#13;
sans quoi il sera impossible, vu l’expérience du passé, qu’il n’arrive&#13;
toujours quelque conteste et démêlé ;&#13;
3° que le mot de « curés » qui est énoncé en nombre pluriel dans&#13;
l’article ci-dessus réglé par les commissaires soit mis en nombre&#13;
singulier, en y ajoutant ces deux mots : « de Québec », conformément&#13;
à l’état ci-dessus des charges indispensables qui n’attribuent point&#13;
cette somme à plusieurs curés, mais à un seul, qui est celui de&#13;
Québec ;&#13;
4° que chacune des charges soit exprimée sur l’état immédiatement&#13;
après l’attribution de la portion qui est faite à chaque personne,&#13;
comme quand il était : « à M. l’évêque, 1 333 livres 6 sols 8 deniers »,&#13;
il faut ajouter immédiatement ces mots : « pour les dépenses à faire&#13;
pour les bâtiments des églises » et tout de même quand il est dit « aux&#13;
curé et prêtres du Séminaire de Québec, 2 666 livres 13 sols&#13;
4 deniers », il faut mettre incontinent après « pour leur entretien », ce&#13;
que je dis pour servir d’exemple de la clarté avec laquelle les choses&#13;
doivent être exprimées ;&#13;
&#13;
�5° mais parce que le tiers des 4 000 livres qui est attribué aux prêtres&#13;
du Séminaire par l’article ci-dessus réglé par les commissaires ne&#13;
suffit pas pour faire le fonds complétant qui est réglé communément&#13;
par les ordonnances à la somme de 3 000 livres de France, le&#13;
Séminaire demande qu’il plaise au roi de faire régler que dorénavant&#13;
il soit attribué au Séminaire la moitié de ladite somme en cette sorte :&#13;
« Au Séminaire des Missions étrangères de Québec pour l’entretien&#13;
des cinq principaux officiers dudit Séminaire, 2 000 livres » ; j’ai dit&#13;
« des cinq principaux officiers », car si l’on met sur l’état comme on a&#13;
de coutume « aux prêtres du Séminaire », on prétendra peut-être&#13;
dans la suite que cette somme est pour tous les prêtres généralement&#13;
qui pourraient entrer au Séminaire ;&#13;
6° que l’autre moitié des 4 000 livres sera attribuée au curé de&#13;
Québec, à ses vicaires et aux bâtiments des églises en cette sorte : « au&#13;
curé de Québec, 600 livres, à chacun de ses deux vicaires, 300 livres,&#13;
à M. l’évêque pour les bâtiments des églises, 800 livres » ;&#13;
7° si on obtient l’union de la cure au Séminaire, on pourrait mettre&#13;
ainsi : « Au Séminaire des Missions étrangères de Québec pour&#13;
l’entretien des cinq principaux officiers, du curé de Québec et de ses&#13;
deux vicaires, 3 000 livres, à M. l’évêque pour les bâtiments des&#13;
églises, 1 000 livres », mais si la cure n’est pas unie au Séminaire, il&#13;
faut séparer la portion d’un chacun en la manière qu’on vient de dire&#13;
et des églises pour éviter les contestes et savoir ce [que] chacun doit&#13;
avoir ;&#13;
8° que comme il n’est rien de si aisé aux commis qui transcrivent les&#13;
choses que de se méprendre en ajoutant ou omettant une lettre,&#13;
comme il est arrivé déjà plusieurs fois qu’ils ont ajouté la lettre S ou&#13;
Z au mot « curé », et cela, d’autant plus que le pronom qui précède&#13;
ce mot est au pluriel, savoir le mot de « aux », il est à propos de ne&#13;
&#13;
�pas mettre le mot de « curé » tout court, mais y ajouter « de Québec »&#13;
pour éviter la surprise, l’équivoque et par la suite, la conteste ;&#13;
9° qu’il sera à propos, pour la même raison, de ne pas exprimer&#13;
seulement les mots de « Séminaire » ni de « Séminaire de Québec »,&#13;
mais de « Séminaire des Missions étrangères de Québec », parce que&#13;
Monseigneur ayant dessein d’établir un nouveau séminaire chez lui,&#13;
il prétendra dans la suite lui appliquer la somme qui est maintenant&#13;
attribuée à notre Séminaire.&#13;
On ne peut garder trop de mesures et de précautions là-dessus, après y avoir été&#13;
si souvent surpris.&#13;
10e article en 1693&#13;
Mgr de Québec aura la nomination des cinq prêtres invalides à l’avenir, auquel&#13;
nombre de cinq on réduit les invalides, dont le Séminaire sera seul chargé sans&#13;
qu’ils aient la liberté d’aller ailleurs, etc.&#13;
Remontrance&#13;
Monseigneur prétendra, comme il a déjà fait, que de tous ceux qui sont déjà au&#13;
Séminaire en cette qualité, aucun ne soit au nombre de ces cinq, encore bien qu’ils&#13;
le méritent davantage que d’autres qu’il y voudrait mettre, et qu’il y a mis&#13;
effectivement, les ayant fait autrefois passer en cette qualité pour éviter de payer&#13;
leur pension au Séminaire, quoiqu’ils ne fussent ni âgés, ni aucunement indisposés&#13;
ou infirmes, mais des plus robustes et de la meilleure santé, comme était par&#13;
exemple M. Trouvé. Le Séminaire demande qu’il plaise au roi de ne pas laisser&#13;
cette nomination à la liberté de Monseigneur. Note : par le roi et peut-être évêque,&#13;
attendu que l’autre l’ait [approuvé].&#13;
&#13;
11e article&#13;
&#13;
�La bibliothèque de M. l’évêque lui sera rendue.&#13;
Remontrance&#13;
Quoique le Séminaire ait satisfait avec toute l’exactitude possible à cet article,&#13;
comme on l’a fait voir dans les mémoires qui ont été envoyés là-dessus les années&#13;
passées, jusqu’à abandonner à Monseigneur des livres qui ne lui appartenaient&#13;
pas, cependant il s’est toujours plaint qu’elle ne lui avait pas été entièrement&#13;
rendue et comme il a toujours refusé de donner au Séminaire la quittance et&#13;
décharge qu’il lui a demandée, ce sera toujours pour le Séminaire un sujet de peine&#13;
que Monseigneur prétendra lui faire en conséquence de l’article ci-dessus réglé par&#13;
les commissaires. Le Séminaire demande qu’il soit réglé que Monseigneur donnera&#13;
au Séminaire une reconnaissance d’avoir reçu de lui sa bibliothèque, dont il le&#13;
déchargera et quittera entièrement ledit Séminaire et parce que, etc.&#13;
Quant aux articles qui ont été réglés pour les affaires entre Monseigneur et le&#13;
chapitre, le 1er porte que les statuts du chapitre n’auront point de ligueur qu’ils ne&#13;
soient approuvés par M. l’évêque et le 4e marque que le chapitre ne pourra faire&#13;
aucun changement, innovation, ni retranchement qui ne soient autorisés de&#13;
l’évêque ; sur quoi, outre ce qu’on a envoyé en France il y a quelques années pour&#13;
prétendre aux prétentions de Monseigneur sur le chapitre, ledit chapitre aurait à&#13;
remontrer que vu toutes les contestations du passé et pour le bien de la paix, il est&#13;
extrêmement à désirer que Monseigneur n’ait aucune vue sur le temporel du&#13;
chapitre et que le chapitre soit laissé dans la liberté de tenir ses assemblées&#13;
indépendamment de Monseigneur pour les choses qui regardent le temporel dudit&#13;
chapitre selon l’usage des chapitres et selon les règlements ou statuts du chapitre&#13;
de Québec, etc., et parce que tous les articles ci-dessous ont été réglés par feu&#13;
Mgr l’archevêque de Paris et le révérend P. de La Chaize, confesseur du roi, par&#13;
ordre de Sa Majesté et approuvés d’elle, avec un arrêt de son Conseil d’État portant&#13;
ordre au Conseil souverain de Québec d’enregistrer les règlements susdits, le&#13;
Séminaire demande qu’il plaise à Sa Majesté faire régler par son autorité les&#13;
changements ci-dessus que le Séminaire demande et de les faire pareillement&#13;
&#13;
�enregistrer audit Conseil souverain de ce pays pour y avoir recours en cas de&#13;
besoin.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1696, Remontrances du Séminaire de Québec à Saint-Vallier&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 163)&#13;
1696&#13;
« Chapitre »&#13;
No 163&#13;
&#13;
1&#13;
(Ecrit par M.’ glandelet.)&#13;
2&#13;
Remontrances&#13;
3 que fait le Seminaire de quebec&#13;
4 sur les articles qui ont esté arrestés&#13;
5 et reglés par les commissaires nommés&#13;
6 par le Roy pour régler les affaires&#13;
7 entre M. lEvesque de quebec, le chapitre&#13;
8 et le dit Seminaire en 1692. et. 1693.&#13;
9 Et dont Le Semre demande Les xxxxxx Modificaon dans les&#13;
10 choses qui le regardent&#13;
11&#13;
1. article&#13;
13 les Superieur et directeurs du Seminaire de quebec&#13;
14 Jls feront leur premiere et principalle occupation&#13;
15 de former dans le Seminaire les Jeunnes&#13;
16 Enfans et les Ecclesiastiques qui se disposent a&#13;
17 prendre les ordres. pourront neantmoins aller&#13;
18 aux missions conformement a leur Jnstitut&#13;
19 du consentement de M. l’Evesque.&#13;
10&#13;
Remontrance&#13;
20 Monseigneur. ayant avant Son depart pour france&#13;
21 la derniere fois quil y est allé en 1692 fait preSenter donner au&#13;
22 Superieur du Seminaire un Escrit par lequel&#13;
23 il ostoit la liberté audit Seminaire de donner la&#13;
24 Soutanne a des Jeunnes gens qui + et estoient a la fin&#13;
25 de leur Theologie, ce qui l’Empeschoit de pouvoir&#13;
+ avoient&#13;
26 les former dans ledit Seminaire, exposoit ces&#13;
esté Elevés&#13;
27 Jeunnes Theologiens qui avoient 22. 23. et 24.&#13;
dans le Seminaire des Enfans.&#13;
28 ans et qui avoient esté Elevés dans le Seminaire des Enfans dès leur&#13;
dèz leur bas&#13;
29&#13;
au danger de perdre leur vocation : le Semiaage&#13;
30 naire demande que pour S’acquitter paisiblement&#13;
bas aage&#13;
31 de la fonction contenüe dans le premier article&#13;
32 cy dessus, il Soit reglé que Monseigneur. laissera&#13;
33 une entiere liberté de faire prendre la Soutannne&#13;
34 ou l’habit Ecclesiastique a ceux quil seront Jugera&#13;
35 qui Seront Jugés par ledit Seminairae propres&#13;
36 a y estre formés. attendu que la Soutanne est l’habit&#13;
37 propre des seminaristes.&#13;
-238 le Seminaire demande aussi quil Soit reglé que Mon39 Seigneur luy laissera pareillement la liberté audits&#13;
40 Superieur et directeurs de faire dans ledit Seminaire&#13;
&#13;
�41 touttes les fonctions propres dudit Seminaire,&#13;
42 comme d’y faire des Exhortations, Entretiens,&#13;
43 Conferances, d’y confesser etc.&#13;
44&#13;
2. article&#13;
45 les Superieur et directeurs du Seminaire Seront&#13;
46 reduits au nombre de cinq nommés par les Superieurs&#13;
47 du Seminaire des Missions Etrangeres de paris et&#13;
48 approuvés par M. l’Evesque.&#13;
49&#13;
Remontrance&#13;
50 les Superieurs de paris ayant nommé en 1693.&#13;
51 les Superieurs et directeurs du Seminaire de quebec.&#13;
52 pour l’Espace de trois ans Suivant l’usage, Mon&#13;
53 Seigneur. apres avoir fait beaucoup de difficultés&#13;
54 de les admettre, et avoir Souvent dit qu’il ne les&#13;
55 recevroit pas, n’en approuva enfin que trois pour&#13;
56 une année Seullement et ne fit aucunne mention&#13;
57 des deux autres. le Seminaire demande qu’il Soit&#13;
58 reglé que lesdits Superieur et directeurs n’auront&#13;
59 pas besoin d’estre approuvés p mais Simplement&#13;
60 mais quils se presenteront Simplement a luy apres leur&#13;
61 nomination pour recevoir Sa benediction.&#13;
62&#13;
3. article&#13;
63 que les Superieurs de quebec ne pourront aggreger&#13;
64 aucun Ecclesiastique Sans le consentement de&#13;
65 M. l’Evesque&#13;
66&#13;
Remontrance&#13;
67 lExperience de 3. ou 4. années ayant fait voir&#13;
68 que Monseigneur n’a voulu consentir qu’aucun&#13;
69 Ecclesiastique ayt esté aggregé au Seminaire&#13;
70 quelque prieres et Jnstances que plusieurs luy&#13;
71 en ayent fait et ayant au contraire declaré&#13;
&#13;
+ Sinon du&#13;
consentement&#13;
du Seminaire&#13;
et de leur con-&#13;
&#13;
72 plusieurs fois vouloir faire casser cette aggregation,&#13;
73 et tasché en Effect de desunir par touttes Sortes de&#13;
74 voyes ceux qui avoient esté aggregés au Seminaire du&#13;
75 temps de Monseigneur Son predecesseur : le Seminaire&#13;
76 demande qu’il Soit reglé que Monseigneur laissera aux&#13;
77 Superieurs dudit Seminaire la liberté d’y aggreger&#13;
78 les Ecclesiastiques qui le demanderont et quils en&#13;
79 Jugeront propres, le Seminaire demande aussi que Soit reglé que&#13;
80 Monseigneur ne disposera point des Suiects que le Seminaire a Elevé +&#13;
81&#13;
4. article&#13;
82 LExpropriation de Se fera a l’advenir que pour&#13;
83 des Suiets fort distingués et du consentement de&#13;
&#13;
�Sentement&#13;
aussi : et cela&#13;
par la raison&#13;
que le Seminai&#13;
re ayant fait&#13;
tous les frais de&#13;
leur nourriture&#13;
et de leur entre&#13;
tien depuis leur&#13;
bas aage pour&#13;
les Elever a lEglise, il ne Semble pas Juste&#13;
que Mgneur&#13;
retire du Semi&#13;
naire malgré&#13;
eux et malgré&#13;
le Seminaire&#13;
attendu Surtout&#13;
que le Seminaire&#13;
a besoin de Suiets&#13;
pour Se maintenir&#13;
et quil ne luy en&#13;
vient pas suffiSemment de&#13;
france&#13;
&#13;
84 M. lEvesque.&#13;
85&#13;
Remontrance&#13;
86 Monseigneur ayant demandé que cette Expropriation&#13;
87 qui a tousiours esté en usage dans le Seminaire&#13;
88 de quebec dez son Establissement, fust entierement&#13;
89 cassée; et Sur le Reglement qui en fut fait comme en la maniere&#13;
90 et qui est porté dans le 4me article cy dessus, ayant&#13;
91 depuis fait tout ce quil a pû pour abbolir cet usage,&#13;
92 que lExperience a tousiours fait connoistre avoir&#13;
93 esté accompagné de grande benediction dans Ce&#13;
94 Seminaire dioceze : le Seminaire demande que dez lors&#13;
95 qu’il aura aggregé a Son corps quelque Ecclesiasti96 que qu’il Soit reglé que le consentement Susdit ne&#13;
97 Sera nullement necessaire pour se conformer a cet&#13;
98 usage.&#13;
99&#13;
5. article&#13;
100 l’on ne pourra unir aucunne cure de la campagne.&#13;
101 au Seminaire que de l’authorité de M. lEvesque&#13;
102 et des lettres patantes du Roy. Et Sur l&#13;
103&#13;
Remontrance&#13;
104 les cures de la coste de beaupré ayant esté&#13;
105 unies au Seminaire de quebec par Monseigneur&#13;
106 l’ancien Evesque, et le Seminaire y ayant pourvu&#13;
-4107 des prestres de Son corps qui en avoient pris&#13;
108 possession depuis huict ans, l’article cy dessus ne&#13;
109 fust par plutost arrivé que Monseigneur declara&#13;
110 les en vouloir oster ceux et de fait quelque temps&#13;
111 après il y nomma d’autres prestres et en retira&#13;
112 ceux qui en estoient en possession : le Seminaire&#13;
113 ce qui a paru bien Remontrance violent estrange a plusieurs.&#13;
114 demande attendu que la possession de tant d’années&#13;
115 auroit du luy faire attendre du moins quils fussent&#13;
116 morts ou S’en fussent demis pour y pourvoir enSuitte&#13;
117 d’autres Suiets. le Seminaire demande que laditte&#13;
118 union ayant esté faitte par mg L’ancien Evesque et ne luy manquant que&#13;
119 les lettres patantes du Roy, il plaise a sa Majesté&#13;
120 les vouloir accorder en faveur de laditte union.&#13;
121&#13;
6. et 7 articles&#13;
122 quant a l’union de la cure de quebec au Seminaire&#13;
123 les titres et procedures faittes Jusqu’à present Sur&#13;
124 ce fait Seront apportées a Se Majesté pour estre&#13;
125 ordonné par elle ce que de raiSon les choSes&#13;
126 tenant estat. Et pour L’etablissemt d’une cure a La baSSe&#13;
&#13;
�# Les habitans&#13;
et autres JntereSSez&#13;
oüys, et le tout&#13;
rapporté a&#13;
m. L’Evesque&#13;
de quebec et&#13;
au Roy être&#13;
reglé ce que&#13;
de raiSon&#13;
Conformemt&#13;
aux lois an usage de&#13;
L’EgliSe et du&#13;
royaume.&#13;
&#13;
127 ville les jnforma’ons Super. Commodo et Jncommodo Seront&#13;
128 faiteS dans les formes canoniques par le gouverneur, l’jntendt #&#13;
129&#13;
Remontrance&#13;
130 Monseigneur ayant fait Jusqu’à present tout ce&#13;
131 quil a pû pour desunir la cure de quebec du Semi132 naire, qui en est en possession depuis 35. ans&#13;
133&#13;
quoy que luy mesme n’ayt reconnu l’avantage&#13;
134 quand il vint en canada n’estant encore que nommé&#13;
135 a lEvesché de quebec et quil la confirma et ratifia&#13;
136 par un acte Signé de luy et reconnu de luy par&#13;
137 devant notaire en 1686.. Monseigneur n’ayant&#13;
138 pas mesme non plus voulu accepter la resignation qu’en avoit&#13;
139 faitte Mr dupré a celuy que Monseigneur luy&#13;
140 avoit luy mesme nommé, Selon le reglement qu’en&#13;
141 fïrent les commissaires en 1693. contenu dans la&#13;
142 lettre commune de Mrs de brisacier et de la&#13;
143 palliere laquelle fut approuvée et Signee des&#13;
144 dits commissaires : le Seminaire demande&#13;
-5145 que laditte possession luy Soit maintenüe et quil&#13;
146 plaise au Roy confirmer laditte union par ses lettres&#13;
147 patentes. et quand a l’Eglise Succursalle de la&#13;
148 Basse ville laquelle est unie a la cure de quebec, et&#13;
149 l’union ratifiée et confirmée par Monseigneur mesme&#13;
150 en1686, le Seminaire demande que laditte portion :&#13;
151 Eglise ne Soit point Separée de laditte cure,&#13;
152 attendu que Sans elle la cure de quebec ne Seroit pas&#13;
153 remplie que d’un tres petit nombre dhabitants qui&#13;
154 Sont dans la haute ville, et que d’ailleurs le peuple&#13;
155 n’est point encore assez multiplié pour faire deux&#13;
156 cures Separées. outre que laditte Eglise Succursal&#13;
157 le de la basse ville est Suffisamment deServie par&#13;
158 le Seminaire qui y Envoye touttes les festes et&#13;
159 dimanches pour y faire le prosne et y administrer&#13;
160 les Sacrements, et tous les Jours ouvriers y fait celebrer&#13;
161 la messe.&#13;
162&#13;
8 : article&#13;
163 les curés ne pourront abandonner leurs cures sans en&#13;
164 avoir obtenu la permission de Mons. L’Evesque et avoir&#13;
165 pouvruü a leur desserte Soubs pretexte de Se retirer&#13;
166 au Seminaire : pourront neantmoins apres avoir obte167 nu leur congé y demeurer l’Espace de quinze Jours&#13;
168 Seullement a moins que la necessité d’y demeurer&#13;
169 davantage ne soit reconnüe et approuvée par M.&#13;
&#13;
�X au passe Sem.re qui a&#13;
pourvu y a&#13;
quy voi xxx&#13;
La batiSSe&#13;
ses p. Eglises&#13;
&#13;
170 L’Evesque&#13;
171&#13;
Remontrance&#13;
172 Monseigneur ayant fait Son possible Jusqua&#13;
173 present pour alliener les Ecclesiastiques du Semi174 naire, et ayant fait bastir un corps de logis pour&#13;
175 retirer chez luy les curés et Missionnaires affin&#13;
176 de les Empescher de loger au Seminaire qui les y&#13;
177 reçoit gratuittement : le Seminaire demande quil Soit&#13;
178 réglé que quand lesdits curés et Missionnaires&#13;
179 aux. Seront venus a quebec, il leur Soit libre&#13;
180 de Se retirer audit Seminaire Sans que le Seminaire&#13;
181 ne puisse estre Jnquiete de les y avoir receüs&#13;
-6182 Soubs pretexte quils n’auroient par obtenu leur conge&#13;
183 de M. l’Evesque&#13;
184 9. article Touchant la disposition des 4.&#13;
185 mille livres couchés Sur l’Estat des charges&#13;
186 Jndispensables du canadas&#13;
187 les quatre mille livres Sont Seront divisées en trois portions&#13;
188 Egalles l’une pour les prestres du Seminaire, et les&#13;
189 deux autres pour les curés été les bastiments des Eglises&#13;
190 Suivant l’Estat de distribution qui en Sera fait par le&#13;
191 Seul Evesque ainsy que Sa Majesté l’a ordonné&#13;
192&#13;
Remontrance&#13;
193 Monseigneur ayant Ju depuis le reglement de&#13;
194 larticle cy dessus. disposé de cette Somme au&#13;
195 prejudice du Seminaire et du curé de quebec Sans&#13;
196 quelques fois de sa propre authorité et Sans Salleguer&#13;
197 dautres raisons Sinon Sa volonté, et dautres fois&#13;
198 Sous divers des pretextes et Jo quil a trouvés et autres Souz dicelles&#13;
199 Jncidents quil a fait naistre a l’occasion de la&#13;
200 differente maniere en laquelle cette Somme a esté&#13;
201 Enoncée Sur l’estat presque touttes les années, Se&#13;
202 Servant quelquesfois et quil a tousiours Expliquée&#13;
203 a Son avantage contre l’Jntention du reglement&#13;
204 porté en l’article cy dessus, comme pour lorsquil&#13;
205 a voulu que le Seminaire fust obligé de fournir a&#13;
206 la depense pour les bastiments des Eglises Sur la&#13;
207 portion. qui estoit attribuée audit Seminaire Sur&#13;
208 l’estat, Sur lequel le tiers nonobstant que le tiers des quatre mille livres&#13;
209 cy dessus fust desia attribué a Monseigneur Sur&#13;
210 le mesme estat, : / et que de tout temps c’a esté LEvesq’ et non au x&#13;
211&#13;
comme aussi lorsque Mgr a pretendu&#13;
212 Exclurre le curé de quebec de la portion qui&#13;
&#13;
�xxx y ayant&#13;
tousiours eu&#13;
une Soe Comme&#13;
attribuée a&#13;
L’Evesque&#13;
pour cela, la&#13;
quelle estoit&#13;
meme Separée&#13;
des 4000# cy&#13;
dessus quil&#13;
estoit vingt&#13;
entieremt appliquez&#13;
pour L’entretien&#13;
du Semre et du&#13;
Curé de quebec, ^&#13;
^ de quebec&#13;
et trois autre&#13;
mil livres&#13;
qui xx Soi&#13;
estoient&#13;
xxx deStine&#13;
pour les&#13;
Eglises,&#13;
ce qui&#13;
faiSoit&#13;
en tout la&#13;
Somme de&#13;
Sept mil&#13;
Livres qui&#13;
estoient&#13;
Couchez Sur&#13;
L’ancien&#13;
estat des&#13;
Charges&#13;
desdit pens[ions]&#13;
du pays&#13;
et lesquelS&#13;
ont esté&#13;
reduits&#13;
a la So’e de&#13;
4000# lors&#13;
que Le&#13;
Domaine&#13;
est passée&#13;
deS mains&#13;
de la Compagnie en&#13;
celleS du&#13;
roy, Sans&#13;
que pour&#13;
&#13;
213 luy estoit deu attribuée Sur le mesme estat, Sous&#13;
214 pr pretexte que le mot de (curé) y estoit quelques&#13;
215 fois exprimé au nombre pluriels, ce qui le plus&#13;
216 Souvent est arrivé par la fautte des commis veu&#13;
217 que Sur l’ancien estat, il est Enoncé au Singulier en cette&#13;
218 sorte …. aux curé et prestres du Seminaire&#13;
-7219 de quebec. / comme encore lorsque q les charges&#13;
220 estant Enoncées St tout de Suitte Sur ledit Estat apres&#13;
221 L’attribution des portions de laditte Somme aux&#13;
222 differentes personnes qui Sont nommées Sur le&#13;
223 mesme estat; il a voulu faire tomber la charge&#13;
224 des bastiments des Eglises sur le Seminaire et non&#13;
225 pas Sur luy. / comme encore en outre parce questant arrive&#13;
226 quelques fois que cette Somme estoit attribuée Sur&#13;
227 l’estat en c d’une maniere confuse a luy M lEveq.&#13;
228 que, aux curé, et prestres du Seminaire, il en a&#13;
229 frustré le Seminaire et le curé Soit de toutte la&#13;
230 Somme Soit de la meilleure partie Sous couleur&#13;
231 que la distribution luy en appartenoit etc.&#13;
232 le Seminaire demande I.o que pour Evitter&#13;
233 laditte confusion a l et touttes Sortes de contesta234 tions a l’advenir, lattribution des quatre mille&#13;
235 francs cy dessus Soit Enoncee d’une maniere Si&#13;
236 claire que Monseigneur ne puisse se prevaloir&#13;
237 d’aucunne Equivoque et ambiguité.. 2o qu’a raison&#13;
238 de tous les inconvenients cy dessus, et pour le&#13;
239 bien de la paix le Seminaire recoin et le curé&#13;
240 de quebec recoivent ce qui leur conviendra in&#13;
241 independemment de la distribution de Monseigneur.&#13;
242 Sans. quoy il Sera impossible, veu l’Experience&#13;
243 du passé, quil n’arrive tousiours quelque con&#13;
244 teste et demeslé. 3.o que le mot de (curés)&#13;
245 qui est Enoncé en nombre plurier dans l’article&#13;
246 cy dessus reglé par les commissaires, soit mis en&#13;
247 nombre Singulier en y adioustant ces deux mots&#13;
248 (de quebec.) conformement a l’estat cy dessus des&#13;
249 charges indispensables qui nattribüe point cette&#13;
250 Somme a plusieurs curés mais a un Seul qui est&#13;
251 celuy de quebec. 4.o que chaqune des charges&#13;
252 Soit Exprimée sur lestat Jmmediattement apres l’attribution&#13;
253 de la portion qui est faitte a chaque personne.&#13;
&#13;
�cela l’on&#13;
Se Soit aviSé de&#13;
agi changer&#13;
LeS revenuS&#13;
couchez Sur&#13;
L’eStat, des&#13;
4000# depend&#13;
aussy bien&#13;
que les 7000#&#13;
d’auparavant&#13;
ayant tousiours&#13;
este enoncez&#13;
pour L’entretien&#13;
des Curé&#13;
(au Singulier&#13;
et preStreS)&#13;
du Semre&#13;
de quebec&#13;
et pour les&#13;
depenseS a&#13;
faire pour&#13;
Les batiSSe batimens&#13;
des EgliSes&#13;
a quoy Sa&#13;
maiesté&#13;
ayant eu&#13;
egard elle&#13;
a avoit deStiné Sur&#13;
L’etat deSd&#13;
gratiffica’on&#13;
pendant pluSrs&#13;
années un&#13;
fond de 3000.#&#13;
pour la despense&#13;
qui est couche&#13;
pendant plusrs&#13;
années&#13;
affin que les&#13;
4000# cy dessus&#13;
fussent entieremt appliquez&#13;
a l’entretien&#13;
du Curé de&#13;
quebec et des&#13;
prestres du Semre, ainsi que cela s’est pratiqué pendant plus de 25 ans&#13;
-8254 comme quand il estoit …. a M. lEvesque a&#13;
255 1333.# 6.S. 8.d ….. il faut adiouster Jmme256 diattement apres ces mots …. pour les depenses&#13;
257 a faire pour les bastiments des Eglise ….. et&#13;
&#13;
�+&#13;
car Si l’on&#13;
met Sur l’estat comme&#13;
on a de coutume ….&#13;
aux prestres&#13;
du Seminaire….. ce&#13;
on pretendra peut estre&#13;
dans le Suitte&#13;
que cette&#13;
Somme est&#13;
pour tous&#13;
les prestres&#13;
generallement&#13;
qui pourroient&#13;
entrer au&#13;
Seminaire&#13;
&#13;
258 tout de mesme quand il est dit …. aux curé et&#13;
259 prestres du Seminaire de quebec … 2666# 13.S. 4.d&#13;
260 il faut mettre incontinent apres …. pour leur&#13;
261 entretien’ …. . ce que Je dis pour Servir&#13;
262 dExemple de la clarté avec laquelle les choses&#13;
263 doivent estre exprimées.&#13;
264 5o mais parce que le tiers des quatre mille livres&#13;
265 qui est attribué aux prestres du Seminaire par&#13;
266 larticle cy dessus reglé par les commissaires&#13;
267 ne Suffit pas pour faire le fond competant qui&#13;
268 est reglé communement qui est reglé par les&#13;
269 ordonnances. a a la Somme de 3 mille livres de&#13;
270 france, le Seminaire demande quil plaise au&#13;
271 roy. de faire regler d que doresnavant il Soit&#13;
272 attribué au Seminaire la moitié de laditte Som273 me en cette Sorte …. au Seminaire des&#13;
274 Missions Etrangeres de quebec pour l’Entretien&#13;
275 des cinq principaux officiers. dudit Seminaire&#13;
276 2000# …. Jay dit (des cinq principaux officiers +&#13;
277 6o que l’autre moitié des quatre mille livres&#13;
278 Sera attribuee au curé de quebec a Ses vicaires&#13;
279 et aux bastiments des Eglises. en cette Sorte ….&#13;
280 au curé de quebec. 600# 600# …. a cha281 qun de Ses deux vicaires. 300.# ….. aux&#13;
282 pour a M. lEvesque pour les bastiments&#13;
283 des Eglises ….. 800# …..&#13;
284 7.o Si on obtient lunion de la cure au&#13;
285 Seminaire on pourroit mettre ainsy …..&#13;
286 au Seminaire des missions Etrangeres de&#13;
287 quebec tant pour lEntretien des cinq prin288 cipaux officiers, du curé de quebec et de Ses&#13;
289 deux vicaires. 3000# …. a M lEvesque&#13;
290 pour les bastiments des Egliese 1000# #&#13;
&#13;
�# mais&#13;
Si la cure&#13;
nest pas&#13;
unie au&#13;
Seminaire&#13;
il faut separer la por&#13;
tion dun cha&#13;
qun. en la&#13;
maniere&#13;
qu’on vient de&#13;
dire&#13;
et des Eglises&#13;
pour eviter&#13;
les contes&#13;
tes contestes et Scavoir ce chaqun doit avoir.&#13;
-9291 8.o que Comme Jl n’est rien de Si aiSé que&#13;
292 aux Commis qui transcrivent les choses que&#13;
293 de Se méprendre,, a en adiouttant ou omettant une lettre, comme&#13;
294 Jl est arrivé deSia pluSieurs fois qu’Jls ont mi&#13;
295 adioutté la lettre (S) ou (z) au mot de (Curé)&#13;
296 et cela d’autant plus que Le pronom qui precede&#13;
297 ce mot est au pluriel, Scavoir Le mot de (aux)&#13;
298 Jl eSt a propos de ne pas d mettre Le mot de&#13;
299 Curé tout court, mais y adioutter (de quebec)&#13;
300 pour eviter la Surprise; l’equivoque et par&#13;
301 Suite la ConteSte.&#13;
302 9.o qu’Jl Sera a propos pour la même raiSon&#13;
303 de ne pas Exprimer Simplement Les mots de&#13;
304 (Seminaire) ny de Semre de quebec) mais&#13;
305 de (Semre deS missions eStrangeres de quebec)&#13;
306 parce que mgr ayant dessein d’eStablir un&#13;
307 nouveau Seminaire chez luy,, Jl pretendra dans&#13;
308 la Suite que Luy (appliquer la Somme qui&#13;
309 eSt maintenant attribuée a n’re Sem.re&#13;
309 On ne peut garder trop de mesures et de precaution&#13;
310 f La deSSus aprez y avoir eSté Si Souvent Surpris.&#13;
311&#13;
10. article en 1693&#13;
312 M.r De quebec aura la nomination deS cinq&#13;
313 preStres Jnvalides a l’avenir auquel nombre de cinq on&#13;
314 reduit les Jnvalides, dont le Semre Sera Seul&#13;
315 chargé, Sans qu’JlS ayent la liberté d’aller ailleurs &amp;c.&#13;
316&#13;
Remontrance&#13;
317 mgr pretendra comme Jl a desia fait que de tous&#13;
&#13;
�318 ceux qui Sont deSia au Seminaire en cette qualité&#13;
319 aucun ne Soit au nombre de ceS cinq, quoyque encore biens quils le&#13;
320 meritent davantage que d’autrees qu’Jl y voudroit&#13;
321 mettre, et qu’Jl y a mis effectivement les ayant fait autresfois&#13;
322&#13;
fait effectivement paSSer en cette&#13;
323 qualité pour eviter de payer leur penSion au&#13;
324 Sem.re, quoyqu’Jls ne fuSSent ny agez, ny aucunnement&#13;
325 Jndisposez ou Jnfirmes, maiS deS plus robuStes et&#13;
326 de la meilleure Santé qu’aucun preStre du Canada,&#13;
327 comme estoit par exemple m. trouvé. La&#13;
328 Le Semre demande qu’Jl plaiSe au roy de ne&#13;
329 pas laiSser mgr cette nomina’on a la liberté de&#13;
330 mgr L’Evesque.&#13;
331&#13;
note / par le roy, et petre eveq’ attendu q l’autre l’est&#13;
&#13;
# comme&#13;
on l’a fait&#13;
voir danS leS&#13;
memoires&#13;
qui ont eSté&#13;
envoyez la&#13;
deSSus leS&#13;
années paSSées&#13;
&#13;
332&#13;
-10- 11. article&#13;
333 La bibliotheque de M. L’Evesque luy Sera&#13;
334 renduë&#13;
Remontrance&#13;
335 mgr quoyque Le Semre ayt Satisfait avec toute&#13;
336 L’exactitude possible a cet article # Jusqu’a abandonner&#13;
337 d a mgr des LivreS qui ne luy appartienoient paS,&#13;
338 Cependant Jl S’eSt touiours plaint qu’elle ne luy&#13;
339 avoit pas eSté entierement renduë; et comme Jl&#13;
340 a touiours refuSé de donner au Semre la quittance&#13;
341 et descharge qu’Jl luy a demandée, Ce Sera&#13;
342 touiours pour le Semre une Source d Suiet de pene&#13;
343 que mgr pretendra luy faire en Consequence&#13;
344 de L’article cy deSSus reglé par les CommiSSaires&#13;
345 Le Sem.re demande qu’Jl Soit reglé que mgr&#13;
346 donnera Sa une quittance au Semre une reconnoiSSance&#13;
347 d’avoir receu de luy Sa bibliotheque dont Jl&#13;
348 Le deSchargera et quittera entieremt led.’ Sem.re ^^&#13;
349 Et parce que. &amp;c aLinea …..&#13;
350 Quant aux articles qui ont esté reglez&#13;
351 par Les pour les affaires entre Mgr et le Chapitre&#13;
352 Le 1.er et le 4e articles portent que Les Statuts&#13;
353 du Chapitre n’auront point delligueur qu’JLs ne&#13;
354 Soient approuvez par M. L’Evesque. Et Le 4.e&#13;
355 marque que le Chapitre ne pourra faire aucun&#13;
356 Changement Jnnovations ny retranchemens qui ne&#13;
357 Soient authorisez de L’Evesque.&#13;
358 Sur quoy le outre ce qu’on a envoyé en france Jl y a&#13;
359 quelques années pour repondre aux pretentionS de Mgr&#13;
360 Sur le Chapitre, Led.’ Chapitre auroit a remontrer&#13;
&#13;
�361 que vû toutes les ContestationS du paSSé et et pour&#13;
362 Le bien de la paix Jl est extrémement a desirer que mgr&#13;
363 n’ayt aucunne veuë Sur le temporel du Chapitre, et que&#13;
364 Le Chapitre a Soit laiSSé dans la liberté de faire tenir Ses&#13;
365 aSSembléeS Jndependamment de mgr pour les quir choSes&#13;
366 qui regardent le temporel dud.’ Chapitre Selon l’usage&#13;
367 des Chapitres, et Selon les reglemenS ou StatutS du&#13;
368 Chapitre de quebec. &amp;c&#13;
369 ^^ Et parce que tous les articleS cy dessus ont eSté&#13;
370 reglez par feu mgr L’arch. de paris et Le reverend&#13;
371 P. DelaChaize Confesseur du roy / par ordre de Sa&#13;
372 maieSté, et approuvéz d’elle, avec un arreSt dee Son Conel&#13;
373 d’eStat portant ordre au Conseil Souverain de quebec&#13;
374 de d’enregistrer LeS reglemens SuSdits. Le Seminaire&#13;
375 demande qu’Jl plaiSe a Sa maieSté de xxxx faire&#13;
376 pareillement regler par Son authorité Les changemens&#13;
377 cy deSSus que Le Sem.re demande, et de les faire&#13;
378 pareillement enregistrer aud.’ Conel Souverain&#13;
379 de ce pays pour y avoir recours en caS de beSoin.&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Remontrances du Séminaire de Québec à Saint-Vallier (Québec, 1696)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452451"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 163&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Les responsables du Séminaire de Québec demande au 2e évêque de Québec de modifier certains des Articles de 1692 proposés par le conseil arbitral du roi concernant l'autonomie et la gestion des affaires internes du Séminaire et du chapitre de Québec. Ce conseil devait concilier leur contestation aux nouveaux règlements imposés par Saint-Vallier.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13330" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13331" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Arbitrages</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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                    <text>Lettre de Champvallon à Saint-Vallier&#13;
(Paris, 15 avril 1694)&#13;
&#13;
Monseigneur,&#13;
J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire et je vois avec douleur&#13;
que, bien loin que vos affaires soient terminées à votre satisfaction, il s’y forme&#13;
tous les jours des obstacles nouveaux et des difficultés croissent au lieu de&#13;
diminuer. J’en ai parlé au roi et Sa Majesté m’a chargé de vous faire savoir :&#13;
1° qu’elle approuve, pour y mieux voir, que vous fassiez un voyage&#13;
en France cette année et que son intention est que vous de différiez&#13;
pas votre départ, afin que vous puissiez vous-même, en personne,&#13;
achever et finir toutes vos affaires ;&#13;
2° qu’elle ne trouve pas à propos ni qu’il soit nécessaire que vous&#13;
ameniez avec vous aucun des ecclésiastiques du Séminaire des&#13;
Missions étrangères établi à Québec, parce qu’on peut faire ici toutes&#13;
choses sans qu’ils soient présents en personne, y ayant des amis bien&#13;
instruits de leurs intérêts et en qui ils ont une pleine confiance ;&#13;
3° qu’elle désire que ces mêmes ecclésiastiques reçoivent cette&#13;
année 1694 directement sur leur simple quittance (et non pas par vos&#13;
mains, pour éviter le circuit) la part qui leur a été accordée par le&#13;
règlement des 4 000 livres des charges indispensables du Canada ; et&#13;
à l’égard de ce que vous avez reçu pour les deux années précédentes&#13;
et de la manière dont ils pourront le recevoir les années suivantes,&#13;
on verra avec vous lorsque vous serez en France ce qu’il y aura à&#13;
faire.&#13;
J’aurai, Monseigneur, bien de la joie d’avoir l’honneur de vous revoir et de vous&#13;
témoigner de vive voix le désir que j’ai de contribuer à la paix et à ce qui regarde&#13;
votre satisfaction, puisqu’il n’y a personne qui soit plus véritablement que moi,&#13;
Monseigneur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Fr[ançois], archevêque de Paris.&#13;
&#13;
�À Paris, ce 15 avril 1694&#13;
[Au dos] : À Monseigneur, Mgr l’évêque de Québec, conseiller du roi en ses Conseils&#13;
à Québec, ladite enveloppe cachetée du cachet de Mgr de Paris sur cire d’Espagne&#13;
rouge&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur copie ancienne par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1694, 15 avril, Lettre de Champvallon à Saint-Vallier&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 4)&#13;
1&#13;
Copie de la lettre de Mgr&#13;
2 L’archevesque de Paris a Mgr de quebec&#13;
3&#13;
escrite de paris le 15. avril 1694&#13;
4 Monseigneur&#13;
5 J’ay receu la lettre que vous m’avez fait L’honneur&#13;
6 de m’escrire, et Je voy avec douleur que bien loin&#13;
7 que vos affaires Soient terminées a vôtre Satisfaction&#13;
8 Jl S’y forme tous les iours des obstacles nouveaux, et les&#13;
9 difficultez croissent a lieu de diminuer. J’en ay parlé&#13;
10 au Roy, et Sa Maiesté m’a chargé de vous faire&#13;
11 Scavoir,&#13;
12 1.o primo qu’elle approuve pour y mieux pouxrvoir&#13;
13 que vous fassiez un voyage en france cette année,&#13;
14 et que Son Jntention eSt que vous ne differiez pas&#13;
15 vôtre depart affin que vous puissiez vous même en&#13;
16 personne achever et finir toutes vos affaires.&#13;
17 2o Secundo qu’elle ne trouve pas a propos ny qu’Jl&#13;
18 Soit neceSSaire que vous ammeniez avec vous aucun&#13;
19 des Ecclesisstiques du Seminaire des missions etrangeres&#13;
20 établi a quebec, parce qu’on peut faire Jcy toutes&#13;
21 choses Sans qu’Jls Soient presens en personne y&#13;
22 ayant des amis bien Jnstruits de leurs Jnterests et&#13;
23 en qui Jls ont une plene confiance.&#13;
24 3o quelle desire que ces mêmes Ecclesiastiques&#13;
25 recoivent cette année 1694 directement Sur leur&#13;
26 Simple quittance (et non pas par vos mains pour&#13;
27 eviter le Circuit) la part qui leur a esté accordée par&#13;
28 le reglement des quatre mil livres des Charges&#13;
29 Jndispensables du Canada, Et a l’egard de ce que&#13;
30 vous avez receu pour eux les années precedentes,&#13;
31 et de la maniere dont Jls pourront le recevoir les&#13;
32 années Suivantes, on verra avec vous lorsque vous&#13;
33 Serez en france ce qu’Jl y aura a faire.&#13;
34 J’auray Monseigneur bien de la Joye d’avoir L’honneur&#13;
35 de vous revoir et de vous temoigner de vive voix&#13;
36 Le desir que J’ay de contribuer a la paix et a ce quy&#13;
37 regarde vôtre Satisfaction puisqu’Jl n’y a personne&#13;
38 qui Soit plus veritablement que moy&#13;
39&#13;
Monseigneur&#13;
40 a paris ce 15.&#13;
Vostre tres humble et treS obeiSSant&#13;
41 avril 1694.&#13;
Serviteur Signé&#13;
&#13;
�42&#13;
fr archevesque de paris&#13;
43 Et au deSSuS de L’enveloppe eSt eScrit a MonSeigneur&#13;
44 Monseigneur L’Evesque de quebec ConSeillier du roy&#13;
45 en SeS Conseils a quebec., Lad.’ enveloppe cachettée&#13;
46 du Cachet de mgr de paris Sur Cire d’Espagne rouge&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
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                    <text>Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Harlay de Champvallon, François III de, 1625-1695</text>
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                <text>Lettre de Champvallon à Saint-Vallier (Paris, 15 avril 1694)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452282"&gt;Copie ancienne en français classique&lt;/a&gt; conservée au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 4&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Champvallon, archevêque de Paris et conseiller du roi, répond favorablement à la dépêche du 2e évêque de Québec adressé au roi de pouvoir venir en France. Non seulement le roi de France approuve ce voyage, mais il veut que cela lui permette de régler ses différends avec le Séminaire de Québec.  Et en attendant cela, il demande à ce qu'il leur verse leur part des grâces pécuniaires cette année. </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13388" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13389" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Arbitrages</name>
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        <name>Chapitre de Québec</name>
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                    <text>Mémoire du Séminaire de Québec au [Séminaire de Paris]&#13;
(Québec, 1692)&#13;
&#13;
Réflexions à faire faire en France sur plusieurs articles du Règlement envoyé cette&#13;
année 1692 concernant le Séminaire, le chapitre et le temporel, pour en envoyer&#13;
ici le résultat&#13;
1° Sur le 3e article, qui porte que l’évêque se pourra servir des anciens agrégés pour&#13;
le bien de son diocèse du consentement des supérieurs, l’on demande si les agrégés&#13;
ci-dessus qui seront mis dans les cures sont compris dans le 8e article du Règlement&#13;
ci-dessus, qui porte que les curés ne pourront abandonner leurs cures sans en avoir&#13;
obtenu la permission de M. l’évêque et avoir pourvu à leur desserte sous prétexte&#13;
de se retirer au Séminaire, et que néanmoins, ils pourront, après avoir obtenu leur&#13;
congé, y demeurer l’espace de 15 jours seulement, à moins que la nécessité d’y&#13;
demeurer davantage ne soit reconnue et approuvée par M. l’évêque, il paraît&#13;
naturel que les agrégés que le Séminaire aura accordés à M. l’évêque pour fournir&#13;
les missions doivent avoir une plus grande liberté de venir au Séminaire, comme&#13;
étant leur propre maison ; autrement il paraît bien rude au Séminaire de les&#13;
accorder à M. l’évêque sans cette liberté, dont on suppose qu’ils useront pour leur&#13;
bien et sans le préjudice de leurs missions. Il sera bon de nous mander s’il faut&#13;
avoir cette explication avec M. l’évêque.&#13;
2° Sur l’article 5e, qui porte qu’on ne pourra unir aucune cure de la campagne au&#13;
Séminaire que de l’autorité de M. l’évêque et des lettres patentes du roi, l’on prie&#13;
d’observer qu’outre la cure de Québec, il n’y a que trois ou quatre cures de la Côtede-Beaupré dont le Séminaire est seigneur, que Mgr l’ancien évêque ait unies au&#13;
Séminaire, lequel est en possession d’y nommer depuis près de dix ans. Il lui&#13;
manque, à la vérité, des lettres patentes du roi, mais le Séminaire ayant intérêt&#13;
d’être maintenu dans cette possession, l’on demande si ce ne serait pas là un motif&#13;
de les lui faire obtenir de Sa Majesté.&#13;
3° Sur le 6e article, qui porte que les titres et procédures faits jusqu’à présent&#13;
touchant l’union de la cure de Québec au Séminaire seront apportés à Sa Majesté&#13;
pour être ordonnés par elle ce que de raison, l’on prie de faire réflexion sur&#13;
&#13;
�l’importance d’obtenir la confirmation de cette union, tant pour le bien des&#13;
peuples, qui en seront mieux servis, que pour la décence du service divin, qui ne&#13;
se fera guère d’une autre manière que dans les paroisses de la campagne si les&#13;
ecclésiastiques du Séminaire n’y assistent pas comme ils y ont assisté jusqu’à&#13;
présent, comme aussi pour l’édification publique, à quoi la bonne intelligence et&#13;
concorde qui s’est maintenue entre les communautés et le Séminaire depuis plus&#13;
de 30 ans qu’il administre ladite cure n’ont pas peu contribué ; sur quoi l’on ne&#13;
doute pas que les pères jésuites, qui y ont intérêt, à raison de l’union qui est entre&#13;
eux et nous, n’écrivent fortement de France. L’on envoie tous les titres et&#13;
procédures ci-dessus en copies collationnées et légalisées de M. l’intendant.&#13;
4° Sur le 7e article, touchant la demande que M. de Québec a faite d’établir une cure&#13;
à la basse-ville, lequel porte que les informations faites super commodo et&#13;
incommodo1 seront faites dans les formes canoniques par le gouverneur,&#13;
l’intendant, les habitants et autres intéressés et le tout rapporté à M. l’évêque et au&#13;
roi [pour] être réglé ce que de raison, conformément aux lois et usages de l’Église&#13;
et du royaume, l’on prie de remarquer 1er que le plus grand nombre des habitants&#13;
demeurent à la basse-ville, il y a peu de monde à la haute-ville pour qu’on y fasse&#13;
une cure raisonnable ; 2e et qu’ainsi le service divin où l’on a coutume de prêcher&#13;
ne sera pas fréquenté avec un concours suffisant des peuples, ni fait avec décence&#13;
convenable s’il est partagé dans l’une et dans l’autre église.&#13;
[5o] L’on a déjà envoyé plusieurs fois en France des copies collationnées, tant de la&#13;
concession de l’emplacement de l’église de la basse-ville dite la chapelle succursale&#13;
faite à Mgr de Québec de l’ordre du roi par MM. de Denonville et de Meulles que&#13;
de la démission pure et simple que mondit seigneur en a faite au Séminaire de&#13;
Québec par un acte du mois d’octobre 1685, reconnu par-devant notaire, par lequel&#13;
il renouvelle et confirme l’union de la cure de Québec au Séminaire faite par son&#13;
prédécesseur. On les envoie derechef et en outre la concession dudit emplacement&#13;
faite auparavant au Séminaire par M. de La Barre, gouverneur, qui avait ordre du&#13;
roi d’examiner la chose sur le 8e article mentionné audit nombre premier ci-devant.&#13;
L’on prie de faire réflexion sur la gêne qu’auront les curés ensuite dudit article&#13;
réglé, car comment pourront-ils pourvoir à faire desservir leurs cures quand ils&#13;
1&#13;
&#13;
Examen préalable à un projet sur les avantages et inconvénients de celui-ci.&#13;
&#13;
�auront besoin de venir à Québec, n’y ayant pas d’ouvriers qui puissent suppléer et&#13;
ayant souvent nécessité de pourvoir par eux-mêmes sur les lieux à leurs petites&#13;
affaires, soit pour le spirituel, soit pour le temporel ? On croit cet assujettissement&#13;
hors d’usage et sans exemple dans toute la France, ce qui est bien capable de&#13;
dégoûter des ecclésiastiques qui viennent de France.&#13;
6° Sur l’article qui regarde la disposition de 4 000 livres couchées sur l’ancien état&#13;
des charges indispensables, il est exprimé que Mgr de Québec a demandé que&#13;
l’article des 4 000 ci-dessous soit entièrement à la disposition de M. l’évêque, pour&#13;
être par lui employées à l’entretien des curés et missionnaires les plus éloignés, des&#13;
ecclésiastiques qui sont à former dans le Séminaire, pour le service des cures et&#13;
pour les bâtiments des églises et presbytères, conformément à l’état du roi ; à quoi&#13;
voici la réponse et décision qui ont été faites, mentionnées audit article : que les&#13;
4 000 livres seront divisées en trois portions égales, l’une pour les prêtres du&#13;
Séminaire et les deux autres pour les curés et bâtiments des églises, suivant l’état&#13;
de distribution qui en sera faite par le seul évêque, ainsi que Sa Majesté l’a ordonné.&#13;
L’on prie de recourir en France à la minute dudit règlement, sur lequel l’on a lieu&#13;
de présumer que dans la réponse ci-dessus, au lieu de « les curés » au pluriel, il y&#13;
aura « le curé » au singulier, Monseigneur nous ayant donné une simple copie du&#13;
Règlement, nous n’avons pu découvrir ce que porte l’original, qu’il a apporté pour&#13;
le faire enregistrer au Conseil souverain de Québec. La raison de croire qu’il y a&#13;
« le curé » et non pas « les curés », c’est 1er que cela est conforme à l’énoncé qui se&#13;
trouve sur l’ancien état, lequel est conçu dans les termes suivants, comme on les y&#13;
a encore vues dans celui de cette année : « Au curé (au singulier) et prêtres du&#13;
Séminaire pour leur entretien et pour autres dépenses à faire pour les bâtiments&#13;
des églises suivant l’état de distribution qui en sera fait par le sieur évêque, sur&#13;
lequel et sur les quittances sera passée la somme de 4 000 livres. » ; 2e parce que les&#13;
curés qui sont dans le Canada ont déjà les suppléments de la Cour qui leur sont&#13;
assignés, ceux de l’Acadie, qui sont les plus éloignées, ont aussi les sommes que&#13;
Monseigneur leur a obtenues, pour lesquels curés seraient donc assignés le tiers&#13;
des 4 000 livres ci-dessus, puisque dans l’énoncé des charges indispensables, il&#13;
n’est parlé que d’un curé, qui doit s’entendre sans contredit du curé de Québec,&#13;
lequel a toujours été un des prêtres du Séminaire.&#13;
&#13;
�Or, supposé que l’une des trois portions égales ci-dessus, dans lesquelles doivent&#13;
être partagées les 4 000 livres soient attribuées comme elle l’est par le Règlement&#13;
ci-dessus au curé de Québec, il est évident qu’il doit toucher 1 333 livres et 6 sous&#13;
8 deniers sur la somme susdite de 4 000 livres, comme il est constant qu’il en doit&#13;
autant revenir pour les bâtiments des églises, en vertu du Règlement. Cependant,&#13;
le curé de Québec n’a rien touché, comme s’il n’avait aucune part à cette somme,&#13;
quoique le casuel qui fait proprement tout le revenu de sa cure, tant dans la haute&#13;
que dans la basse-ville, ne suffise pas pour le faire subsister lui seul, bien loin de&#13;
lui donner moyen d’avoir un vicaire pour l’aider, comme il serait nécessaire, et&#13;
d’avoir de quoi faire des aumônes.&#13;
L’on prie encore de faire attention que le tiers des 4 000 livres ci-dessus attribuées&#13;
aux prêtres du Séminaire n’est pas suffisant pour nourrir et entretenir cinq officiers&#13;
et un assez bon nombre de domestiques, dont on ne se peut passer et pour fournir&#13;
à l’entretien des bâtiments dudit Séminaire, qui est néanmoins plus chargé que la&#13;
plupart des séminaires de France, qui n’ont pas moins de 3 000 livres pour leur&#13;
dotation. Il semble aussi, par ce que l’on vient de dire, que le curé de Québec est&#13;
en droit de demander qu’on lui assigne en particulier un fonds nécessaire pour sa&#13;
subsistance, puisqu’il est constant qu’il ne touche rien de toutes les autres sommes&#13;
qui sont assignées pour les curés.&#13;
7° Sur l’article des 2 000 livres qui sont sur le nouvel état que M. de Québec a fait&#13;
demander être employées à l’entretien de cinq missionnaires, sur lequel nombre&#13;
les invalides seraient préférés, et que Sa Majesté a ordonné devoir être employées&#13;
conformément aux paroles contenues dans l’état nouveau à l’entretien de tous les&#13;
invalides missionnaires et autres prêtres invalides, soit en plus grand nombre soit&#13;
en moindre nombre que cinq, et que les mauvaises années seraient récompensées&#13;
par les bonnes, l’on prie de faire réflexion qu’on a supposé, en faisant ce&#13;
Règlement, qu’il y aurait souvent moins de cinq prêtres invalides ; cependant,&#13;
l’expérience fait voir le contraire. Il y [en] a déjà actuellement huit, sans compter&#13;
plusieurs autres infirmes, qui sont dans les missions et qui seront contraints dans&#13;
peu d’abandonner leur poste et d’augmenter le nombre des invalides, qui croîtra&#13;
toujours, bien loin de diminuer.&#13;
&#13;
�Il serait à souhaiter que Sa Majesté fût informée de cela et qu’on la suppliât de&#13;
vouloir bien ou augmenter ce fonds, qu’il lui a plu d’accorder au supérieur du&#13;
Séminaire, ou de la restreindre à la subsistance de quatre invalides, qui dépensent&#13;
bien au-delà de 500 livres chacun. L’exécution serait autrement impossible dans la&#13;
suite, car on doit bien remarquer en France combien le Séminaire est réduit sur le&#13;
petit pied et combien davantage il le sera après la mort de Mgr l’Ancien et de&#13;
MM. de Bernières et des Maizerets, lesquels aident beaucoup à faire subsister le&#13;
Séminaire par leurs pensions viagères, lesquelles étant éteintes, le Séminaire n’a&#13;
pour tout fonds que 1 333 livres sur la somme des 4 000 livres des charges&#13;
indispensables, ce qui est consommé par le seul bois qu’on est obligé de brûler&#13;
pour le chauffage et pour les terres du Séminaire qu’il possède en ce pays. C’est&#13;
presque tout ce qu’on en pourra tirer que de pouvoir, par ce moyen, acquitter les&#13;
fondations et les charges auxquelles elles ont été données au Séminaire.&#13;
8° Que si, en conséquence de tout ce qu’on vient de dire, l’on peut obtenir de Sa&#13;
Majesté quelque adoucissement aux articles du Règlement ci-dessus, qu’elle a&#13;
autorisé par un arrêt du Conseil d’État, il semble qu’on ne le peut faire solidement&#13;
et d’une manière qui puisse tenir qu’en le faisant autoriser par un autre arrêt dudit&#13;
Conseil d’État, qui puisse être enregistré au Conseil de Québec, aussi bien que le&#13;
précédent. C’est ce qu’on prie d’examiner en France.&#13;
9° Sur les articles qui regardent le chapitre, il y en a deux, dont le 1er porte que pour&#13;
le pas et la séance du grand-vicaire, tant dehors que dedans la cathédrale, on se&#13;
conformera aux usages de la France, et le 2e marque que hors de la cathédrale, il&#13;
aura le pas partout ailleurs par-dessus tous les autres ecclésiastiques, l’on est en&#13;
doute si par « les ecclésiastiques » dont il est parlé dans ce second article, il faut&#13;
entendre le doyen et autres dignités de la cathédrale. La raison est qu’on nous a&#13;
mandé de France, il y a quelques années, que le doyen et les autres dignités&#13;
tiennent leur rang et ont le pas ailleurs que dans la cathédrale devant le grandvicaire, à moins qu’il ne préside dans les assemblées comme grand-vicaire. On ne&#13;
croit pas, de plus, que tous les grands-vicaires que Monseigneur peut faire doivent&#13;
y prétendre, s’il est question de se conformer aux usages de France, comme il est&#13;
marqué dans le premier article du Règlement ; néanmoins, c’est ce que&#13;
&#13;
�Monseigneur prétend. C’est pourquoi on prie de ne pas manquer à nous éclaircir&#13;
sur ce point.&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur l’original par le Séminaire de Québec, 2024.&#13;
&#13;
�</text>
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            <name>Dublin Core</name>
            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1692, Mémoire du Séminaire de Québec au [Séminaire de Paris]&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 11)&#13;
1692 1&#13;
Reflexions a faire faire en france sur pluSieurs articles&#13;
2&#13;
du Reglement envoyé cette année 1692 Concernant le Seminaire le, Chapitre&#13;
3&#13;
Et le temporel pour en envoyer icy le resultat&#13;
4&#13;
1.&#13;
e&#13;
5 Sur le 3. article qui porte que Levesque se poura servir des anciens aggregez pour le bien&#13;
6 de son dioceze du consentement des superieurs&#13;
7 Lon demande si les agregez cy dessus qui seront mis dans les cures sont compris dans&#13;
8 le huictiesme article du reglement cy dessus qui porte que les curez ne pouront abandonner&#13;
9 leurs cures sans en avoir obtenu la permission de mr L’Evesque, et avoir pourveu a leur&#13;
10 desserte, sous pretexte de se retirer au seminaire, et que neantmoins ils pouront apres&#13;
11 avoir obtenu leur congé y demeurer lespace de 15 iours seulement a moins que la necessité d’y&#13;
12 demeurer davantage ne soit reconnue et approuvée par M. Levesque&#13;
13 Jl paroit naturel que les aggregez que le seminaire aura accorde a M LEvesque pour fournir&#13;
14 Les missions doivent avoir une plus grande liberté de venir au seminaire, Comme estans leur&#13;
15 propre maison, autrement il paroistroit bien rude au seminaire de les accorder a M. L’Evesque&#13;
16 sans cette liberté dont on suppose quils useront pour leur bien et sans le preiudice de&#13;
17 leurs missions&#13;
18 Jl sera bon de nous mander Sil faut avoir cette explication avec M. LEvesque&#13;
19&#13;
2.&#13;
e&#13;
20 Sur l’article 5. qui porte qu’on ne poura unir aucunnes cures de la campagne au seminaire&#13;
21 que de lauthorité de m. LEvesque et des lettres patentes du Roy&#13;
22 L’on prie d’observer qu’outre la cure de Quebec il ny a que trois ou quatre cures de la coste&#13;
23 de Beaupré dont le seminaire est seigneur que M’gr Lancien Evesque ait unies au seminaire&#13;
24 lequel est en possession d’y nomer depuis pres de dix ans, il luy manque a la verité des&#13;
25 lettres patentes du Roy : mais le seminaire ayant interest destre maintenu dans cette possession&#13;
26 l’on demande si ce ne seroit pas la un motif de les luy faire obtenir de sa Maiesté&#13;
27&#13;
3.&#13;
e&#13;
28 Sur le 6. article qui porte que les titres et procedures faittes Jusques a present touchant&#13;
29 l’union de la cure de Quebec au seminaire seront apportees a sa Maiesté pour estre ordonné&#13;
30 par elle ce que de raison.&#13;
31 L’on prie de faire reflexion sur l’importance d’obtenir la confirmation de cette union tant&#13;
&#13;
�32 pour le bien des peuples qui en seront mieux servis que pour la deanse du service divin&#13;
33 qui ne se faira guère d’une autre maniere que dans les paroisses de la campagne si les&#13;
34 Ecclesiastiques du seminaire ny assistent pas comme ils y ont assisté iusques a present&#13;
35 Comme aussy pour LEdification publique a quoy la bonne intelligence et concorde qui s’est&#13;
36 maintenue entre les Communautez et le seminaire depuis plus de 30. ans quil administre&#13;
37 laditte cure n’a pas peu Contribué&#13;
38 Sur quoy lon ne doutte pas que les p p. Jesuites qui y ont interest a raison de lunion&#13;
39 qui est entre eux et nous nescrivent fortement de france. L’on envoye tous les tiltres&#13;
40 et procedures cy dessus en copies collationnées et Legalizées de M. L’Jntendant&#13;
41&#13;
4.&#13;
e&#13;
42 Sur le 7. article touchant la demande que M de Quebec a faitte destablir une&#13;
43 Cure a la basse ville, lequel porte que les Jnformations faittes Super Commodo, et&#13;
44 Jncommodo seront faittes dans les formes Canoniques par le Gouverneur, L’Jntendant&#13;
45 Les habitans et autres interessez et le tout rapporté a M LEvesque et au Roy estre&#13;
46 Reglé ce que de raison Conformément aux loix et usages de LEglise et du Royaume.&#13;
47 Lon prie de remarquer 1.o que le plus grand nombre des habitans demeurent&#13;
48 a la basse ville. Jl y a peu de monde a la haute ville, pour qu’on y puisse faire&#13;
49 une cure raisonnable 2. et qu’ainsy le service divin ou l’on a coustume de prescher&#13;
50 ne sera pas frequenté avec un concours suffisant des peuples, ny fait avec&#13;
51 deanse Convenable sil est partagé dans lune et dans lautre Eglise.&#13;
52 L’on a desia envoyé plusieurs fois en france des copies collationnées tant de la Concession&#13;
53 de l’emplacement de LEglise de la basse ville ditte la Chapelle Succursalle faitte a M’gnr&#13;
54 de Quebec, de l’ordre du Roy par Mrs de Denonville et de Meules que de la demission&#13;
55 pure et Simple que Mon d. Seigneur en a fait au seminaire de Quebec par un acte du&#13;
56 mois d’octobre 1685. reconnu par devant notaire, par lequel il renouvelle et Confirme&#13;
57 Lunion de la Cure de Quebec au seminaire faitte par son predecesseur. on les envoye&#13;
58 derechef, et en outre la concession dudit emplacement faitte auparavant au seminaire&#13;
59 par M. de La Barre gouverneur, qui avoit ordre du Roy d’examiner la chose&#13;
60 Sur le huictiesme article mentionné au d.’ nombre premier cy devant. Lon prie de faire&#13;
61 reflexion sur la gesne qu’auront les curez ensuitte dudit article reglé. Car Comment&#13;
62 pouront ils pourvoir a faire desservir leurs cures quand ils auront besoin de venir&#13;
63 a Quebec ny ayant pas douvriers qui puissent suppléer, et ayant souvent necessité de&#13;
64 pourvoir par eux mesme sur les lieux a leurs petittes affaires, soit pour le spirituel&#13;
&#13;
�65 Soit pour le temporel. on croit cet assuiettissement hors d’usage et sans exemple&#13;
66 dans toute le france, ce qui est bien capable de degouster des Ecclesiastiques qui&#13;
67 viennent de france&#13;
6.e&#13;
68 Sur Larticle qui regarde la disposition de 4000# Couchez Sur l’ancien estat des Charges&#13;
69 Jndispensables. Jl est exprimé que M’gr de Quebec a demandé que larticle des 4000#&#13;
70 cy dessus soit entierement a la disposition de M LEvesque pour estre par luy employé&#13;
71 a l’entretien des Curez et Missionnaires les plus esloignez, des Ecclesiastiques&#13;
72 qui Sont a app former dans le seminaire pour le service des Cures, et pour les&#13;
73 bastimens des Eglises et presbitaires Conformément a lestat du Roy&#13;
74 A quoy voicy la response et decision qui a esté faitte mentionnée audit article&#13;
75 que les 4000# seront divises en trois portions esgales, L’une pour les prestres&#13;
76 du seminaire et les deux autres pour les Curez et bastimens des Eglises&#13;
77 Suivant l’estat de distribution qui en sera faitte par le seul Evesque, ainsy que sa&#13;
78 Maiesté l’a ordonné&#13;
79 Lon prie de recourir en france a la minutte dudit reglement sur lequel lon a&#13;
80 Lieu de presumer que dans la response cy dessus au lieu de (Les curez) au pluriel,&#13;
81 Jl y aura (Le curé) au singulier Mgr nous ayant donné une simple copie&#13;
82 du Reglement, nous n’avons pü decouvrir ce que porte loriginal quil a apporté&#13;
83 pour le faire enregistrer au conseil souverain de Quebec, La raison de croire quil&#13;
84 y a (Le curé) et non pas les curez) cest premierement que cela est conforme&#13;
85 a Lesnoncé qui se trouve sur Lancien estat lequel est conceu dans les termes&#13;
86 Suivans, comme on les y a encore veüe dans celuy de cette année&#13;
87 Aux curé (au singulier) et prestres du seminaire pour leur entretien et pour autres&#13;
88 depenses a faire pour les bastimens des Eglises Suivant lestat de distribution qui en&#13;
89 sera fait par le Sr Evesque, sur lequel et sur les quittances sera passée la somme de&#13;
90 quatre mil livres&#13;
91 2. parce que les curez qui sont dans le Canada ont desia les suplémens de la cour qui&#13;
92 leur sont assignez. Ceux de LAcadie qui Sont les plus esloignez ont aussy les sommes&#13;
93 que M’gnr Leur a obtenus. pour quels curez seroit donc assigné le tiers des 4000#&#13;
94 cy dessus, puisque dans LEnoncé des charges Jndispensables Jl n’est parlé que d’un&#13;
95 Curé, qui doit sentendre sans contredit du curé de Quebec lequel a tousiours esté&#13;
96 un des prestres du seminaire&#13;
97 or Supposé que l’une des trois portions Egalles cy dessus, dans lesquelles doivent&#13;
98 estre partagées les quatre mil livres, soit attribué comme elle lest par le reglement&#13;
&#13;
�99 cy dessus au curé de Quebec. Jl est Evident quil doit toucher mil trois cents trente trois&#13;
100 Livres, et six sou huict deniers sur la somme susditte de 4000# comme il est constant quil&#13;
101 en doit autant revenir pour les bastimens des Eglises en vertu du Reglement&#13;
102 Cependant le curé de Quebec n’a rien touché comme sil navoit aucunne part a cette&#13;
103 somme, quoyque le casuel qui fait proprement tout le revenu de sa cure tant dans la haute&#13;
104 que dans la basse ville ne suffise pas pour le faire subsister luy seul, bien loing de luy&#13;
105 donner moyen davoir un vicaire pour layder, comme il seroit necessaire, et davoir de quoy&#13;
106 faire des aumosnes&#13;
107 L’on prie encore de faire attention que le tiers des 4000#. cy dessus attribué aux prestres&#13;
108 du seminaire n’est pas suffisant pour nourrir et entretenir cinq officiers et un assez bon&#13;
109 nombre de domestiques, dont on ne se peut passer et pour fournir a lentretien des&#13;
110 bastimens dud. seminaire, qui est neantmoins plus chargé que la pluspart des sem’res&#13;
111 de france qui n’ont pas moins de trois mil livres pour leur dotation.&#13;
112 Jl Semble aussy parce que lon vient de dire que le curé de Quebec est en droit de&#13;
113 demander quon luy assigne en particulier un fond necessaire pour sa subsistance, puisquil&#13;
114 est constant quil ne touche rien de toutes les autres sommes qui sont assignées pour les curez&#13;
115&#13;
7;&#13;
116 Sur larticle des deux mil livres qui sont sur le nouvel estat que M de Quebec a fait&#13;
117 demander estre employé a lentretien de cinq missionnaires sur lequel nombre les&#13;
118 Jnvalides seroient preferez et que sa Maiesté a ordonné devoir estre employé&#13;
119 Conformément aux parolles contenues dans lestat nouveau a lentretien de tous les&#13;
120 Jnvalides missionnaires et autres perstres Jnvalides, soit en plus grand nombre&#13;
121 Soit en moindre nombre que cinq et que les mauvaises années seroient recompensées&#13;
122 par les bonnes&#13;
123 Lon prie de faire reflexion quon a supposé en faisant ce reglement quil y auroit&#13;
124 Souvent moins de cinq prestres Jnvalides. Cependant lexperience fait voir le contraire. Jl y d[éjà]&#13;
125 a actuellement huict, Sans compter plusieurs autres Jnfirmes qui sont dans les missions,&#13;
126 et qui seront contrains dans peu dabandonner leur poste, et augmenter le nombre des&#13;
127 Jnvalides, qui croistra tousiours bien loing de diminuer. Jl seroit a souhaitter que sa&#13;
128 Maiesté fust informée de cela, et quon la suppliast de vouloir bien ou augmenter ce&#13;
129 fond quil luy a plü d’accorder au superïeur du seminaire, ou de la restraindre a la&#13;
130 Subsistance de quatre invalides qui depensent bien au dela de cinq cents livres chacun&#13;
131 lexecution seroit autrement impossible dans la suitte&#13;
&#13;
�132 Car on doit bien remarquer en france combien le seminaire est reduit sur le petit&#13;
133 pied et combien davantage il le sera apres la mort de M’gr Lancien et de Mrs&#13;
134 de Berniers et Desmaizerets, lesquels aydent beaucoup a faire subsister le&#13;
135 seminaire par leurs pensions viageres, lesquelles estant esteintes le seminaire n’a&#13;
136 pour tout fond que mil trois cents trente trois livres sur la somme des quatre mil livres&#13;
137 des charges Jndispensables, ce qui est consommé par le seul bois quon est obligé de&#13;
138 bruler pour le chauffage&#13;
139 Et pour les terres du seminaire quil possede en ce pays, cest presque tout ce quon&#13;
140 en poura tirer que de pouvoir par ce moyen acquitter les fondations et les&#13;
141 charges auxquelles elles ont esté données au seminaire&#13;
142&#13;
8&#13;
143 Que Si en consequence de tout ce quon vient de dire lon peut obtenir de sa maiesté&#13;
144 quelque adoucissement aux articles du Reglement cy dessus quelle a authorisée par&#13;
145 un arrest du conseil destat, Jl semble qu’on ne le peut faire solidement et dune&#13;
146 maniere qui puisse tenir quen le faisant authoriser par un autre arrest dudit&#13;
147 conseil d’estat qui puisse estre enregistré au conseil de Quebec aussi bien que le precedent&#13;
148 cest ce quon prie dexaminer en france&#13;
149&#13;
9&#13;
150 Sur les articles qui regardent le chapitre il y en a deux dont le premier porte que&#13;
151 pour le pas et la seance du grand vicaire tant dehors que dedans la Cathedralle&#13;
152 on se conformera aux usages de la france et le second marque que hors de la cathedralle&#13;
153 Jl aura le pas partout ailleurs par dessus tous les autres Ecclesiastiques. Lon est en doutte&#13;
154 si par les Ecclesiastiques dont il est parlé dans ce second article, Jl faut entendre la Doyen&#13;
155 et autres Dignitez de la cathedralle.&#13;
156 La raison est quon nous a mandé de france il y a quelques années que le Doyen et les&#13;
157 autres Dignitez tiennent leur rang et ont le pas ailleurs que dans la cathedralle devant&#13;
158 le grand vicaire, a moins quil ne preside dans les assemblées comme grand vicaire&#13;
159 on ne croit pas de plus que tous les grands vicaires que mgr peut faire doivent y&#13;
160 pretendre, sil est question de se conformer aux usages de france comme il est marqué dans&#13;
161 le premier article du Reglement neantmoins cest ce que mgr pretend. cest pourquoy&#13;
162 on prie de ne pas manquer a nous esclaircir sur ce point.&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2024&#13;
&#13;
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                    <text>Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Mémoire du Séminaire de Québec au [Séminaire de Paris] (Québec, 1692)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452289"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 11&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Les membres du Séminaire de Québec adressent aux autorités du Séminaire de Paris leurs réflexions et leurs demandes concernant certains des Articles de 1692 envoyés cette année et concernant le Séminaire, le chapitre et le temporel dont, entre autres, sur la liberté des agrégés de revenir au Séminaire après avoir été mis dans des cures, de l'union des curés de la campagne au Séminaire, de l'importance d'obtenir la confirmation royale de l'union de la cure de Québec au Séminaire et l'établissement d'une cure à la basse-ville.&#13;
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13418" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13419" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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      <tag tagId="847">
        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Arbitrages</name>
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        <name>Chapitre de Québec</name>
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                    <text>Arrêt du Conseil du roi sur les Articles de 1692&#13;
(Versailles, 11 février 1692)&#13;
&#13;
Extrait des registres du Conseil d’État&#13;
Vu par le roi étant dans son Conseil, le règlement du 11 janvier 1692 fait par le&#13;
sieur archevêque de Paris, duc et pair de France, et le P. de La Chaize, confesseur&#13;
de Sa Majesté, du consentement du sieur évêque de Québec et du sieur abbé de&#13;
Brisacier, supérieur du Séminaire des Missions étrangères, faisant tant pour le&#13;
Séminaire que pour le chapitre de Québec au sujet de plusieurs contestations qui&#13;
étaient entre ledit sieur évêque et lesdits Séminaire et chapitre, par lequel&#13;
règlement ledit sieur archevêque de Paris et le P. de La Chaize aurait statué sur&#13;
toutes lesdites contestations, et voulant Sa Majesté que ledit règlement ait son&#13;
entière exécution, Sa Majesté étant en son Conseil a ordonné et ordonne que ledit&#13;
règlement du 11 janvier 1692 sera exécuté selon sa forme et teneur, à l’effet de quoi&#13;
toutes lettres nécessaires seront expédiées.&#13;
Fait au Conseil d’État du roi, Sa Majesté y étant, tenu à Versailles, le 11 e février&#13;
1692,&#13;
Pontchartrain.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2023&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2022.&#13;
&#13;
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1692, 11 février – Arrêt du Conseil du roi sur les Articles de 1692&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Séminaire 95, no 47)&#13;
1&#13;
Extraict des registres du Conel d’estat No 106&#13;
2 Veu par le Roy estant dans Son Conel le reglement du xi janvier&#13;
3 1692 faict par le Sr archevesque de paris duc et pair de france etle&#13;
4 pere dela disx ChaiSe confesseur deSa Masté du conSentement&#13;
5 du Sr Evesque de quebec et du Sr Abbé de Brisacier superieur&#13;
6 du Seminaire des miSSions etrangeres, faisant tant pour le&#13;
7 Seminaire que pour le chapitre de quebec, au subiect&#13;
8 de plusieurs contestations qui eStoient Entre le dict Sr évesque&#13;
9 et le dicts Seminaire et chapitre par le quel reglement&#13;
10 le dict Sr archevesque de paris et le pere de la chaiSe&#13;
11 auroient Statué Sur touttes les dictes contestations et voulant&#13;
12 Sa maiesté que le dict reglement ait Son entiere execu’on&#13;
13 Sa maiesté eStant dans Son Conel a ordonne et ordonne que&#13;
14 le dict reglement du onze Janvier mil six cent quattre&#13;
15 vingt douze Sera executé Selon Sa forme et teneur, a L’effect&#13;
16 de quoy tott touttes lettres necessaires Seront expediées. faict&#13;
17 au conel d’eStat du Roy, Sa maiesté y eStant, tenu a versailles&#13;
18 L’onzieme feubvrier mil six cent quattre vingt douze&#13;
19&#13;
phelipeaux&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-hd-lsh-2022&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Arrêt du Conseil du roi sur les Articles de 1692 (Paris, 11 février 1692)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/373117"&gt;Copie ancienne en français classique &lt;/a&gt;conservée au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Séminaire 95, no 47&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Décision de Louis XIV, roi de France, pour résoudre des contestations entre Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, d'un côté, et le Chapitre et Séminaire de Québec de l'autre. Il ordonne que ce Règlement soit exécuté selon les Articles de 1692 proposés par le conseil arbitral désigné, La Chaize, confesseur du roi, et Champvallon, archevêque de Paris.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13273" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13274" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Arbitrages</name>
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        <name>Chapitre de Québec</name>
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                    <text>Journal de Bernières sur le chapitre de Québec et Merlac en 1693&#13;
(Québec, entre le 11 août et le 6 octobre 1693)&#13;
Journal de ce qui s’est passé dans le chapitre de Québec cette année 1693&#13;
Nous avions évité pendant tout l’hiver d’assembler le chapitre dans la juste&#13;
appréhension que nous avions que ce ne fut une source de nouvelles contestations,&#13;
surtout Mgr de Québec nous ayant fait connaître et menacé plusieurs fois dans le&#13;
chapitre et en plusieurs occasions hors dudit chapitre de casser et annuler le livre&#13;
du secrétariat dudit chapitre, et il était aisé de remarquer que depuis longtemps il&#13;
en cherchait les moyens, mais enfin l’on se trouva obligé de recommencer les&#13;
assemblées capitulaires aux instances de M. de Merlac et par l’ordre de&#13;
Monseigneur.&#13;
Dans la première assemblée, qui fut le vendredi 10e avril de la présente année,&#13;
M. de Merlac a proposé les difficultés qu’il avait au sujet de son acte de prise de&#13;
possession faite sur les lettres de provision de Monseigneur, à raison de deux actes&#13;
précédents qui sont couchés sur le registre qui faisaient connaître que la chanterie&#13;
dont il état pourvu était tombée en régale par la mort de M. Dudouyt. Sur quoi&#13;
Monseigneur et M. de Merlac ont demandé [1o] que l’on déchirât le feuillet où il&#13;
était parlé de ladite régale, ce qui ayant été jugé ne se pouvoir faire, ils ont&#13;
demandé ensuite qu’on effaçât lesdits actes, mais on a représenté à Monseigneur&#13;
qu’il fallait auparavant s’informer de l’usage pratiqué au Conseil souverain de ce&#13;
pays pour savoir si l’on pouvait effacer quelque chose sur le registre.&#13;
Quelques jours après, Mgr de Québec proposa à MM. le doyen et [l’]archidiacre de&#13;
se trouver chez lui à l’issue de l’assemblée du bureau des pauvres de l’Hôpital&#13;
général, où ils allèrent. M. de Frontenac, gouverneur, M. de Champigny,&#13;
intendant, et M. le procureur général se trouvèrent en ladite assemblée et jugèrent&#13;
que l’on ne pouvait rien lacérer ni effacer sur le registre du chapitre, mais ils&#13;
proposèrent un expédient d’écrire en marge de l’acte de prise de possession de&#13;
M. de Merlac que depuis le 9e et 22e février 1690, auquel temps les propositions&#13;
furent faites de recevoir mondit sieur de Merlac dans le chapitre, on n’avait pas&#13;
observé que la régale était fermée, ce qui a été exécuté sans rien y changer.&#13;
&#13;
�M. de Merlac demanda [2o], au sujet de l’acte de prise de possession du canonicat&#13;
de M. de La Colombière, qu’il fût mis que c’était lui en qualité de grand chantre&#13;
qui l’avait installé et non M. le doyen. L’on convint bien pour lors que c’était M. le&#13;
grand chantre qui l’avait conduit au chœur, avait dit les prières et lui avait assigné&#13;
et mis en sa place du chœur et non par M. le doyen, ce qui donna lieu à ces&#13;
Messieurs de faire le second article qui porte qu’on reconnaîtra que ç’a été&#13;
M. de Merlac, grand chantre, qui a installé M. de La Colombière et non M. le&#13;
doyen, dont sera fait note à la marge.&#13;
Mgr de Québec dit ensuite qu’il y avait plusieurs actes dans le chapitre contraires&#13;
à son autorité, ce qui donna lieu au 3e article, qui porte qu’on mettrait au bas du&#13;
registre que tous les actes dans lesquels l’autorité de l’évêque aurait pu être blessée&#13;
en quelque manière que ce fût ne pourraient être tirés en aucune conséquence pour&#13;
l’avenir.&#13;
Il se plaignit aussi qu’il n’avait point signé des actes capitulaires auxquels il avait&#13;
présidé, ce qui donne lui au 4e article, qui porte que si le secrétaire a oublié de&#13;
porter le registre à Mgr l’évêque pour signer les délibérations des assemblées&#13;
auxquelles il a présidé, il le fera à l’avenir sans y manquer.&#13;
Monseigneur pressant ensuite M. le doyen et [l’]archidiacre de signer les articles,&#13;
mais ils répondirent que n’étant ni députés ni autorisés du chapitre que tout ce&#13;
qu’ils pouvaient faire était de lui en faire le rapport, ce qui fut approuvé de tous&#13;
les Messieurs qui étaient présents dans cette assemblée.&#13;
Le vendredi suivant 17e avril de la présente année 1693, on assembla le chapitre où&#13;
M. le doyen présenta l’écrit, qui n’était signé de personne, qui contenait les quatre&#13;
articles ci-dessus :&#13;
le 1er article fut approuvé et exécuté comme il a été dit, sans y rien&#13;
changer ;&#13;
sur le 2e, l’on convint bien que c’était M. de Merlac qui assignât et&#13;
mît en place du chœur M. de La Colombière, à ce que l’on s’offrait&#13;
de mettre en marge dudit acte de prise de possession après ces&#13;
&#13;
�mots ; « per assignationem stalli in choro », ceux-ci : « factam a Domino&#13;
cantore », mais l’on ne pût pas convenir que ce ne fût pas M. le doyen&#13;
qui l’installât dans sa possession réelle et actuelle, tant en lui&#13;
assignant sa place dans le chapitre que par toutes les autres&#13;
cérémonies qui se pratiquent dans ledit chapitre, suivant qu’il lui est&#13;
ordonné par les lettres de provision de Monseigneur, adressées aux&#13;
doyen et chanoines, de le mettre en possession réelle et actuelle de&#13;
son canonicat et de ses droits, en quoi consiste l’installation d’un&#13;
chanoine, et non par sentence dans l’assignation et conduite dans la&#13;
place du chœur, qui n’en est qu’une cérémonie et une suite et non&#13;
l’usage, n’est pas même que de nommer dans les actes de prise de&#13;
possession que ladite assignation ait été faite par le grand chantre ;&#13;
sur le 3e article, le chapitre convint de l’exprimer dans les termes&#13;
suivants : que le chapitre ne croit pas qu’il ait rien fait contre&#13;
l’autorité de M. l’évêque, que néanmoins, si contre son intention il&#13;
était arrivé quelque chose de cette manière, le chapitre est prêt de le&#13;
rectifier, si mondit seigneur a pour agréable de lui faire remarquer et&#13;
de lui faire connaître en cela comme en toute autre chose le respect&#13;
et la soumission qu’il a pour Sa Grandeur ;&#13;
sur le 4e article, le chapitre dit qu’il supplierait Monseigneur d’agréer&#13;
qu’on en fasse aucune mention dans le registre, attendu qu’il&#13;
pourrait paraître qu’on aurait fait quelque difficulté à Sa Grandeur&#13;
sur le droit qu’elle a de signer les actes auxquels elle se trouve en&#13;
qualité de président, ce qu’on est bien éloigné de vouloir faire.&#13;
MM. le doyen et [l’]archidiacre, députés du chapitre, firent le rapport à&#13;
Monseigneur de ce qui s’était passé, qui répondit qu’il serait content si&#13;
M. de Merlac l’était, lequel n’était pas pour lors à la maison. Ils allèrent ensuite&#13;
trouver M. le marquis de Frontenac et M. l’intendant, auxquels ils firent voir le&#13;
résultat du chapitre, qu’ils parurent approuver.&#13;
Le 24e dudit mois d’avril, le chapitre s’assembla, où se trouva M. de Merlac, qui&#13;
proposa la difficulté qu’il avait au sujet de l’acte de prise de possession de&#13;
&#13;
�M. de La Colombière sur ce qui avait été conclu dans la chapitre précédent, qu’on&#13;
consentait de mettre en marge après ces mots : « per assignationem stalli in choro »&#13;
les autres « factam a Domino cantore ». Il demanda de plus un acte par lequel on&#13;
reconnut que l’installation n’appartenait point à M. le doyen. On lui répondit que&#13;
l’on s’offrait de lui faire voir les raisons que le chapitre avait eues d’en agir de cette&#13;
façon et on lui fit voir dans le livre intitulé Le style des notaires apostoliques une&#13;
formule de prise de possession d’un chanoine, où il n’est fait aucune mention du&#13;
grand chantre, de quoi mondit sieur de Merlac parut content et proposa de luimême de surseoir cette affaire jusqu’à ce que l’on se fût informés de l’usage de&#13;
notre Notre-Dame de Paris dans la forme des actes de prise de possession, ce qui&#13;
fut agréé du chapitre.&#13;
Ce même jour, M. de Merlac présenta une requête à Mgr de Québec, dans laquelle&#13;
il énonce que quelque instance qu’il ait pu faire auprès M. le doyen et trois ou&#13;
quatre chanoines dans les chapitres et autres assemblés devant mondit seigneur&#13;
pour les engager à ce que l’acte de prise de possession de M. de La Colombière,&#13;
qu’on a mis sur le livre du secrétariat du chapitre, soit changé pour avoir été dressé&#13;
d’une manière peut conforme à la vérité et demande qu’il aille à faire faire le&#13;
changement dudit acte ou à prononcer de sa nullité, était certain que ce n’était&#13;
point M. le doyen à y signer, mais à Monseigneur qui présidât à ladite cérémonie,&#13;
etc., que l’on peut voir dans ladite requête signée au nom de mondit sieur&#13;
de Merlac au bas de laquelle est écrit : « soit communiqué à MM. les doyen et&#13;
chanoines avait faire droit, signé Jean, évêque de Québec ».&#13;
Ce même jour, Mgr de Québec rendit son ordonnance, comme il paraît par la date&#13;
du 24e avril 1693, dans laquelle il déclare [1o] que ce sera à M. le grand chantre de&#13;
faire à l’avenir l’installation des chanoines et que ledit acte ne saurait être d’aucune&#13;
autorité, non plus qu’un grand nombre d’autres qui sont dans le même livre du&#13;
secrétariat du chapitre, à raison qu’il n’aurait pas signé plusieurs actes où il aurait&#13;
présidé ; 2o, que sans sa participation durant son voyage de France, les chanoines&#13;
auraient fait transcrire dans ledit livre plusieurs actes où son autorité était&#13;
nécessaire, qu’il déclare nuls, et ordonne qu’on n’ajoutera point de foi au livre du&#13;
secrétariat dudit chapitre, jusqu’à ce que lesdits actes aient été rectifiés, ce qui se&#13;
peut voir dans ladite ordonnance.&#13;
&#13;
�Le lendemain, 25e dudit mois, Monseigneur dit un mot en passant à MM. le doyen&#13;
et archidiacre et à quelques autres du chapitre sur le droit qu’il croyait appartenir&#13;
au grand chantre d’installer les chanoines, mais outre que cela fut dit par forme&#13;
d’entretien et non dans un chapitre capitulaire en une assemblée, il faut remarquer&#13;
de plus que Monseigneur ne dit cela que ledit jour 25e d’avril, et que son&#13;
ordonnance est du jour précédent, 24e dudit mois. Et l’après-dînée du même jour,&#13;
il s’est signifié, par M. Le Vallet, prêtre, à M. le doyen la requête de mondit sieur&#13;
de Merlac et son ordonnance datée du jour précédent en même temps et dans un&#13;
même papier, dont mondit le sieur Le Vallet lui laissa copie signée de lui.&#13;
Le samedi 2e mai, le chapitre fut obligé de s’assembler pour entendre la&#13;
communication de l’ordonnance que Monseigneur fit signifier, et pour les&#13;
chanoines qui étaient dans Québec s’y trouvèrent au nombre de cinq, ni de&#13;
Monseigneur, les autres étant pour lors absents ou occupés dans les missions par&#13;
l’ordre de Monseigneur, et M. de La Colombière étant à Montréal. M. de Merlac&#13;
demanda de la part de Monseigneur que l’on convint de la distribution que l’on&#13;
devait faire à un chacun de la portion qui lui appartiendrait sur le revenu du&#13;
chapitre, sur quoi on a répondu qu’il fallait avant toute chose établir un trésorier&#13;
en la place de feu sur M. Duplein, qui était trésorier, ce qui fut remis en une autre&#13;
fois, M. le doyen ayant à communiquer au chapitre ladite ordonnance de&#13;
Mgr l’évêque, rendue à la requête de mondit sieur de Merlac, et on le pria de se&#13;
retirer comme étant la partie intéressée et l’on fit ensuite lecture de ladite requête&#13;
et ordonnance sur lesquelles on délibéra et conclut ce qui suit par un consentement&#13;
unanime de toutes les voix, qu’on ne pouvait se dispenser d’appeler comme&#13;
d’abus de ladite ordonnance, attendu surtout ce que M. de Merlac venait d’assurer&#13;
fortement avant que de se retirer, que Monseigneur n’en démordrait point, ce sont&#13;
les termes qui firent juger que quelque désir que le chapitre aurait eu de pouvoir&#13;
soutenir ses droits sans être obligé de prendre des voies qui pussent faire bruit, il&#13;
ne pouvait néanmoins s’en dispenser, puisque toutes les voies de remontrance&#13;
qu’il aurait pu faire à Monseigneur auraient été inutiles. Il fut conclu pour cet effet&#13;
qu’à la requête des doyen et chanoines dudit chapitre, il serait signifié et déclaré à&#13;
mondit sieur de Merlac qu’ils sont appelants, comme dessus ils appellent comme&#13;
d’abus au Conseil souverain de ce pays de l’exécution de ladite ordonnance de&#13;
Mgr l’évêque, et que le premier jour que le Conseil tiendrait après les vacances&#13;
&#13;
�finies ils s’y pourvoiraient par requête afin d’être tenus pour bien relevés, et M. le&#13;
doyen se chargea d’en faire les poursuites, ayant été depuis et prié dudit chapitre&#13;
pour cet effet.&#13;
M. le doyen, pour l’exécution de l’acte capitulaire ci-dessus, fit signifier à mondit&#13;
sieur de Merlac l’appel comme d’abus par un huissier, auquel il recommanda de&#13;
voir Monseigneur avant que de faire ladite signification pour lui rendre ses devis,&#13;
ce qu’il promit de faire, mais n’ayant pas trouvé Monseigneur ni M. de Merlac&#13;
chez lui, il signifia ledit appel en parlant à M. Le Vallet.&#13;
Le premier Conseil ne vint que le lundi1 30e du mois de juin, où la requête du&#13;
chapitre fût présentée par un conseiller, laquelle fut répondue, et le Conseil donna&#13;
en annexe par lequel il fut accordé audit chapitre des lettres de relief, suivant sa&#13;
demande, et ordonna que M. de Merlac serait assigné à certain et compétent jour&#13;
au Conseil pour procéder sur l’appel comme d’abus interjeté par le chapitre de&#13;
l’ordonnance de Mgr de Québec.&#13;
Le 4e jour de juillet, l’on signifia à M. de Merlac la susdite requête, les lettres de&#13;
relief avec les causes et les moyens d’appel, et mondit sieur de Merlac fut assigné&#13;
pour comparaître le lundi 13e dudit mois. Ces causes et moyens d’appel&#13;
contiennent les raisons qui ont obligé le chapitre d’appeler comme d’abus de&#13;
l’ordonnance de Monseigneur. Ceux qui les verront jugeront bien que l’on n’a pas&#13;
pu s’en dispenser à moins que de laisser tomber entièrement le chapitre, si&#13;
Monseigneur avait pouvoir d’en casser les actes, et cela sur de faux énoncés, et&#13;
d’empêcher que l’on ajoutât foi au livre du secrétariat dudit chapitre où est&#13;
conservé son établissement, les actes de prises de possession des chanoines et&#13;
quantité d’autres actes de conséquence pour ledit chapitre. On n’a pas non plus&#13;
jugé ni cru pouvoir trouver d’autres voies pour arrêter le cours de ladite&#13;
ordonnance de Monseigneur, qu’il avait fait signifier dans les formes, qu’en y&#13;
répondant dans les formes, vu qu’il avait ordonné qu’elle serait enregistrée partout&#13;
où besoin serait.&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Plutôt le mardi&#13;
&#13;
�De plus, Monseigneur avait fait enregistrer au Conseil le Règlement du roi de&#13;
l’année dernière avec l’arrêt adressé audit Conseil pour y tenir la main à son&#13;
exécution et, par conséquent, aux différends qui pourraient survenir entre mondit&#13;
seigneur et le chapitre, ce que l’on peut assurer est que M. le doyen a poursuivi&#13;
cette affaire avec toute la modération possible et l’on ne peut point prouver le&#13;
contraire et nul autre que lui n’a passé dans ladite poursuite.&#13;
Le 13e juillet que M. de Merlac était assigné, il parut dans le Conseil lui-même en&#13;
personne où il présenta une requête pour décliner la juridiction dudit Conseil,&#13;
s’étant retiré, MM. du Conseil firent avertir M. le doyen, qui était dans la chapelle&#13;
dudit Conseil, et lui dirent que M. de Merlac venait de présenter une requête dont&#13;
ils lui accorderont la communication et se retira ensuite.&#13;
Ce fut le lendemain que Monseigneur composa un écrit en forme de lette par&#13;
lequel il défend à MM. de Bernières, des Maizerets et de Glandelet de confesser et&#13;
prêcher dans son diocèse, comme il paraît dans la date dudit écrit qui est le 14e&#13;
dudit mois et dans lequel il fait mention en parlant du jour d’hier de la chaleur&#13;
extraordinaire avec laquelle ils avaient poursuivi cette affaire.&#13;
Le 20e dudit mois, le père supérieur des Jésuites vint trouver MM. de Bernières et&#13;
des Maizerets et leur parla en présence de Mgr l’Ancien pour tâcher d’accommoder&#13;
cette affaire. Ils lui répondirent qu’ils le prièrent de témoigner à Monseigneur qu’il&#13;
les avait trouvés très bien disposés pour l’accommodement, mais qu’ils ne&#13;
pouvaient rien faire seuls sans l’agrément du chapitre, que l’on assemblerait au&#13;
plus tôt pour cet effet. Ledit père supérieur fit cette réponse à Monseigneur sur les&#13;
10 à 11 heures du matin et sur les 3 heures après-midi, il envoya à M. le doyen par&#13;
M. Le Vallet la susdite lettre contenant l’interdit dont, en date du 14e dudit mois&#13;
de juillet, qu’ils ont entièrement gardé, quoiqu’ils ne crussent pas qu’il put sans&#13;
cause empêcher l’archidiacre de prêcher dans ses visites et le théologal, dans la&#13;
cathédrale.&#13;
Il paraît dans tout l’énoncé de cet interdit que Monseigneur a été très mal informé&#13;
de la vérité, comme on le verra dans la réponse que l’on y a faite, que l’on n’a pas&#13;
jugé à propos de produire dans le pays, tant pour ne pas chagriner mondit&#13;
&#13;
�seigneur que pour ne pas augmenter le scandale causé par cet interdit, que l’on&#13;
peut juger être très grand.&#13;
Peu de temps après, on reçut les lettres de France avec le nouveau Règlement, qui&#13;
porte qu’au cas qu’il survienne quelques nouvelles difficultés entre Mgr l’évêque et&#13;
le chapitre et le Séminaire, les parties se pourvoiront par-devant les commissaires,&#13;
lesquels en rendront compte à Sa Majesté et que cependant, toutes choses&#13;
demeuraient en même état. Ce qui donna lieu à M. le doyen d’assembler le chapitre&#13;
le 3e août 1693, où après avoir fait la lecture du susdit Règlement, il fut conclu que&#13;
le chapitre désisterait de la poursuite de l’appel comme d’abus et ferait cesser de&#13;
sa part toutes procédures juridiques pour obéir audit Règlement, qu’il a reçu avec&#13;
respect et auquel il veut se conformer avec toute la soumission possible, et le&#13;
chapitre enverra à M. l’abbé de Brisacier, chargé de la procuration dudit chapitre,&#13;
toutes les procédures qui ont été faites jusqu’à présent au sujet dudit appel comme&#13;
d’abus de l’ordonnance de Monseigneur, pour en user selon sa prudence ainsi&#13;
qu’il le jugera pour le mieux. M. le doyen et grand-pénitencier ont été députés&#13;
pour en faire le rapport à Monseigneur, ce qu’ils ont exécuté le même jour.&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2022&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2021.&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1693, entre le 11 août et le 6 octobre – Journal de Bernières sur le chapitre de Québec et Merlac en 1693&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 291b)&#13;
No 291B&#13;
&#13;
1 Journal de Mr de Bernieres Doyen de ce qui S’est&#13;
2 passé dans la chapitre de quebec cette année 1693&#13;
3 Nous avions evité pendant tout l’hyver d’assembler le chapitre&#13;
4 dans la juste apprehension que nous avions que ce ne fust&#13;
5 une source de nouvelles contestations; sur tout Mgr de quebec&#13;
6 nous ayant fait connoistre et menacé plusieurs fois dans le&#13;
7 chapitre et en plusieurs occasions hors dud Chapitre de casser et&#13;
8 annuler le livre du Secretariat dud Chapitre, et il estoit aisé&#13;
9 de remarquer que depuis longtemps il en cherchoit les moyens,&#13;
10 mais enfin L’on Se trouva obligé de recommencer les assemblees&#13;
11 capitulaires aux instances de Mr de Merlac et par l’ordre de Mgr.&#13;
12&#13;
Dans le premiere assemblée qui fut le vendredy dix.e avril de la presente&#13;
13 année Mr de Merlac a proposé les difficultés quil avoit au Sujet de&#13;
14 Son acte de prise de possession faite Sur les lettres de provision de&#13;
15 Mgr, a raison de deux actes precedens qui sont couchés Sur le Registre&#13;
16 qui faisoient connoistre que la chanterie dont il estoit pourveus estoit tombée&#13;
17 en Regale par la mort de feu M.r Dudouyt; Sur quoy Mgr et Mr de Merlac&#13;
18 ont demandé que L’on dechirast le feuillet ou il estoit parlé de lad&#13;
19 Regale, cequi ayant esté iugé ne Se pouvoir faire; ils ont demandé&#13;
20 en Suite qu’on effaçast les d. actes, mais on a representé a Mgr&#13;
21 qu’il faloit auparavant S’informer de L’usage pratiqué au Conseil&#13;
22 Souverain de ce pays pour Scavoir Si l’on pouvoit effacer&#13;
23 quelque chose sur le Registre.&#13;
24&#13;
Quelques jours apres Mgr de Quebec aures proposa a Mrs xx les&#13;
25 Doyen et Archi diacre de Se trouver chez luy a l’issüe de l’assem26 blée du Bureau des pauvres de l’hospital g’ral, ou ils alleres&#13;
27 Mr de Frontenac gouverneur Mr L’J de champigny Jntendant et Mr&#13;
28 Le procureur g’ral Se trouverent en lad.’ assemblée et jugerent que&#13;
29 l’on ne pouvoit rien lacerer ny effacer Sur le Registre du chapitre, mais&#13;
&#13;
�2.&#13;
&#13;
30 mais ils proposerent un expedient d’escrire en marge de l’acte&#13;
31 de prise de possession de Mr de Merlac qu’on avoit pas observés que&#13;
32 depuis le 9e et 22e Febvrier 1690. au quel tems les propositions furent&#13;
33 faites de recevoir Mond Sr de Merlac dans la chapitre, cequi a esté fait&#13;
34 Sans y rien changer. on n’avoit pas obserné xx que la Regale estoit fermée, cequi a esté executé&#13;
35 sans y rien changer&#13;
36 Le Second article&#13;
37&#13;
M. de Merlac pu demanda au Sujet de bar lacte de prise de possession du canonicat&#13;
38 de Mr de la colombiere qu’il fut mis, que c’estoit luy en qualité de grand&#13;
39 chantre quil avoit installé et non pas mr le Doyen. L’on convins bien pour&#13;
40 lors que c’estoit Mr le grand chantre quil avoit conduit au chœur, avoit&#13;
41 dit Les prieres et luy avoit assigné et mis en Sa place du chœur et non pas M’ le Doyen,&#13;
42 cequi donna lieu a ces M.rs de faire le Second article qui porte qu’on&#13;
43 reconnoistra q’ ça esté Mr de Merlac Grand chantre qui a installé&#13;
44 Mr de la colombiere et non Mr le Doyen dont Sera fait note a&#13;
45 la marge.&#13;
46&#13;
Mgr de Quebec dist quil en suite quil y avoit plusrs actes dans le&#13;
47 chapitre contraires a Son authorité, ce qui donna lieu a 3e article qui&#13;
48 porte qu’on mettroit au bas du Registre que tous les actes dans les quels&#13;
49 lauthorité de L’evesque auroit pû estre blessée en quelque maniere&#13;
50 que ce fust ne pouroit estre tirés en aucune consequence pour&#13;
51 L’avenir&#13;
52 Jl se plaignit aussi qu’il n’avoit point Signé des actes capitulaires&#13;
53 aux quels il avoit presidé, cequi donna lieu au 4.e article, qui porte que&#13;
54 Si le Secretaire a oublié de porter le Registre a Mgr L’Evesque pour&#13;
55 Signer les deliberations des assemblées aux quelles elle il a presidé, elle il le&#13;
56 fera a l’avenir Sans y manquer.&#13;
57&#13;
Mgr pressant en Suite Mr le Doyen et Archi diacre de Signer Les&#13;
58 articles, mais ils respondirent que n’estant ny deputéz ny authoriséz du&#13;
59 chapitre que tout ce qu’ils pouvoient faire estoit de luy en faire Son le rapport&#13;
60 cequi fut approuvé de tous Les M.rs qui estoient presens dans cette assemblée.&#13;
&#13;
�et mis en&#13;
&#13;
n’est pas meme que&#13;
denomer dans&#13;
les actes de&#13;
prise de posses&#13;
sion q’ lad.&#13;
assigna’on ayt&#13;
esté faite&#13;
par le grand&#13;
chantre&#13;
&#13;
3.&#13;
61 Le vendredy Suivant dix septième avril de la p’te année 1693.&#13;
62 on assembla le chapitre, M ou Mr le Doyen presenta l’escrit qui n’estoit&#13;
63 Signé de personne qui contenoit les quatre articles cy dessus.&#13;
64&#13;
Le 1er article fut approuvé et executé co’e il a esté dit Sans y rien changer&#13;
65&#13;
Sur le Second l’on convint bien q’ c’estoit Mr de Melac qui assignaita&#13;
66 la place du chœur et pr ce suiet que l’on Mr de la colombiere a ce q l’on S’offroit de mettre mais mettroit en marge&#13;
67 dud. acte de prise de possession apres ces mots per assignationem stalli&#13;
68 in choro Ceux cy (factam a Domino cantore ). mais l’on ne pût pas&#13;
69 convenir que ce ne fust pas Mr le Doyen qui l’installast dans sa possession&#13;
70 reelle et actuelle tant en luy assignant Sa place dans le chapitre que par&#13;
71 toutes les autres ceremonies qui Se pratiquent dans led chapitre Suivant qui&#13;
72 luy est ordonné par les lettres de provision de Mgr adressée dud canonicat de mr de la&#13;
73 colombiere ou L’Evesque dit aux Doyen et chanoines de le mettre en possession reelle&#13;
74 et actuelle de Son canonicat et de ses droits En quoy le ^&#13;
75&#13;
Mr ^ en quoy consiste l’installa’on d’un chanoine et non par Sentence dans lassigna’on&#13;
76 et conduite dans la place du chœur qui n’en est qu’une ceremonie et une Suite, et non l’usage&#13;
77&#13;
Sur le 3e article le chapitre convint de l’exprimer dans les termes Suivants&#13;
78 que le chapitre ne croit pas qu’il ayt rien fait contre l’authorité de Mr L’Evesque&#13;
79 que nean moins, Si conte Son intention, il estoit arrivé quelqs chose de cette&#13;
80 maniere, le Chapitre est prest de le rectifier, Si mond. Seigr a pr agreable&#13;
81 de luy faire remarquer, et de luy faire connoistre en cela co’e en toute autre&#13;
82 chose, le respect et la Soumission qu’il a pour Sa Grandeur.&#13;
83&#13;
Sur le 4e article le chapitre dit quil Supplieroit Mgr d’agreer qu’on en&#13;
84 fasse aucune mention dans le Registre, attendu quil pouroit paroistre&#13;
85 qu’on auroit fait quelq’ difficulté a Sa Grandeur Sur le droit quelle a de Signer&#13;
86 les actes aux quels elles Se trouve en qualité de president, ce qu’on est bien&#13;
87 éloigné de vouloir faire.&#13;
88&#13;
Mrs les Doyen et Archi diacre deputéz du chapitre firent le rapport a Mgr de cequi S’estoit&#13;
89 passé qui dit respondit quil Seroit content Si Mr de Merlac lestoit le quel n’estoit&#13;
90 pas pour lors a la maison, ils fi allerent en suite trouver Mr le marc de Frontenac&#13;
91 et Mr L’Jntendant aux quels ils firent voir le resultat du chapitre quils&#13;
&#13;
�92 parurent approuver.&#13;
4.&#13;
&#13;
93 Le 24 dud mois d’Avril le chapitre 4 Sassembla ou se trouva Mr de Merlac&#13;
94 qui proposa la difficulté qu’il avoit au Sujet de l’acte de prise de possession&#13;
95 de Mr de la colombiere Sur cequi avoit esté conclud dans le Chapitre&#13;
96 precedent qu’on consentoit de mettre en marge apres ces mots per assigna97 tionem stalli in choro les autres (factam a Domino cantore). il&#13;
98 demanda deplus un acte par lequel on reconnut que l’installation&#13;
99 n’appartenoit point a Mr le Doyen. on luy respondit que l’on s’offroit&#13;
100 de luy faire voir les raisons que le Chapitre avoit eu d’en agir de&#13;
101 cette facon, et on luy fit voir dans le livre intitulé le Stile des&#13;
102 notaires Apostoliques, une formule de prise de possession d’un Chanoine&#13;
103 ou il n’est fait aucune mention du Grand chantre de quoy Mond. Sr&#13;
104 de Merlac parut content, et proposa de luy mesme de Sursoir cette affaire,&#13;
105 iusques a ceq, l’on Se fust informé de L’usage de n’re Dame de Paris&#13;
106 dans la forme des actes de prise de possession, cequi fut agrée du&#13;
107 chapitre.&#13;
108&#13;
Ce mesme jour M.r de Merlac presenta une requeste a Mgr de Quebec&#13;
109 dans laquelle il enonce que quel ques instance qu’il ayt pû faire aupres&#13;
110 de Mr le Doyen et trois ou quatres chanoines dans les chapitres et&#13;
111 autres assemblées devant mond Seig.r pour les engager a ceque l’acte de&#13;
112 prise de M possession de Mr de la colombiere qu’on a mis Sur le livre&#13;
113 du Secretariat du chapitre Soit changé pour vaoir esté dressé d’une maniere&#13;
114 peu conforme a la verité, et demande qu’il aye a faire faire le changement dud. acte,&#13;
115 ou a prononcer de Sa nullité, estant certain que ce n’estoit point a mr le Doyen&#13;
116 a y Signer, mais a Mgr qui presida a lad ceremonie &amp;c que l’on ver&#13;
117 peut voir dans lad requeste Signée de mon d S.r de Merlac, et anfaire au bas de laquelle&#13;
118 est escrit, Soit communiqué a Mrs le Doyen et chanoines avant faire&#13;
119 Droit. Signe Jean Evesque de Quebec&#13;
120&#13;
ce mesme jour Mgr de Quebec rendit Son ordon.ce comme il paroist&#13;
121 par la datte du 24 avril 1693. dans la quelle il declare que ce sera a mr&#13;
122 le Grand chantre de faire a l’avenir l’Jnstallation des chanoines et&#13;
&#13;
�123 que led. acte ne Scauroit estre d’aucune authorité non plus qu’un grand nombre&#13;
5.&#13;
124 d’autres qui sont dans le mesme livre du Secretatiat du Chapitre, a raison&#13;
125 quil n’auroit pas signé plusieurs actes ou il auroit presidé.&#13;
126&#13;
2.me que Sans sa participation durant Son voyage de France, les chanoines&#13;
127 auroient fait transcrire dans led livre plusieurs actes ou son authorité estoit&#13;
128 necessaire qui declare nuls, et ordonne qu’on n’adjoutera point de Foy au&#13;
129 livre du Secretatiat dud chapitre, iusques a ce que les d. actes ayent esté&#13;
130 rectifiés. cequi se peut voit dans lad ordon.ce&#13;
131&#13;
Le Lendemain 25e dud mois Mgr dit un mot pas mot en passant a mrs les Doyen et&#13;
132&#13;
a l’issue de la procession de St Marc, Mgr&#13;
133 archidiacre et a quelques autres du chapitre sur le droit quil croioit appartenir au grand chantre d’installer&#13;
134 pressa tout le chapitre le Doyen Archidiacre et Theologal leur parla de&#13;
135 les chanoines. mais outre q’ cela fut dit par forme d’entretien et non dans un chapitre capitulaire enune&#13;
136 quelques propositions que faisoit Mr de Merlac qui concernoient les ceremonies du&#13;
137 assemblé; il faut remarquer deplus q’ Mgr ne dist cela q’ led. iour 25e avril et que son ordonnance&#13;
138 Chœur aux quelles on ne trouva aucune difficulté, Jl i Mgr parla en suite comme par&#13;
139 est du jour precedent 24e dud mois #&#13;
140 xxxtier de cequ’on avoit conclud dans le dernier chapitre, sur quoy on luy&#13;
141 respondit conforment a cequi avoit esté dit dans led Chapitre Seulement&#13;
142 par manière d’entretiens # Et l’apres dinée du mesme jour, il Sest Signifier&#13;
143 par Mr le valet prestre a Mr le Doyen la requeste de mond Sr de merlac&#13;
144 et son ordon.ce dattée du jour precedent en même tems et dans un mesme&#13;
145 papier dont il luy laissa copie Mond Sr lede Mond. le Sr le valet luy&#13;
146 laissa coppie Signée de luy.&#13;
147 Le samedy deux.e may le chapitre fut obligé de s’assembler pr entendre la communica’on qu’e Mgr luy de&#13;
148&#13;
l’on assembla le Chapitre ou il ne Se trouva que&#13;
149 l’ordon.ce q, Mgr luy fist signifier et po’ les chanoines qui estoient dans Quebec Sy trouverent au nombre de cinq, xxx ny de Mge xx^&#13;
150&#13;
les autres estant pr lors absens ou occupés&#13;
151 Cinq chanoines avec Mr de Merlac, Mr de la colombiere estant a Montreal&#13;
152 dans les missions par l’ordre de Mgr. et Mr de la colombiere estant a montreal.&#13;
153 et les autres en mission. Mr de Merlac demanda de la part de Mgr&#13;
&#13;
�154 que l’on convint de la disstribution que l’on devoit faire a un chacun de&#13;
155 la portion qui luy appartiendroit Sur le revenu du Chapitre, Sur quoy on&#13;
156 a respondu qu’il falloit avant toutes choses establir un Tresorier, cequi en la place de&#13;
157 feu Sur Mr du plein qui etoit tresorier. ce qui fut fut remis en une autre fois, Mr le Doyen ayant a / communiquer au&#13;
158 chapitre lad. l’ordon.ce de Mgr L’Evesque rendue a la requeste de Mond S.r de Merlac&#13;
159 et on le pria de se retirer comme estant la partie interressée, et l’on fist&#13;
160 ensuite lecture de lad requeste et ordon.ce sur les quelles on delibera et&#13;
161 conclud cequi Suit par un consentement unanime de toutes les voix, qu’on&#13;
162 ne pouvoit Se dispenser d’appeler comme d’abus de lad ordon.ce attendu sur tout&#13;
163 ceque Mr de Merlac venoit d’assurer fortement avant que de Se retirer que&#13;
164 Mgr n’en demorderoit point, ce sont Les termes, qui firent iuger iuger&#13;
165 que quel que desir que le chapitre auroit eu de pouvoir soustenir ses&#13;
6.&#13;
&#13;
166 droits sans estre obligé de prendre des voyes qui pussent faire bruit, il&#13;
167 ne pouvoit neanmoins s’en dispenser, puis que toutes les voyes de&#13;
168 remontrances qu’il auroit pû faire a Mgr Seroient non Seulement auroient esté&#13;
169 inutiles, ce que de plus le Conseil souverain ayant eu ordre de tenir la main a lexecuteur du&#13;
170&#13;
mais capables de prejudicier aud Chapitre, s’il differoit a Soustenir&#13;
171 ny tenir du Roy qui xx banale passée&#13;
172 Ses droits dans les formes. Jl fut conclud pour cet effet, qua la requeste&#13;
173 Requeste des Doyens et chanoines dud Chapitre il seroit signifiée et declarée&#13;
174 a mond. Sr de Merlac quils sont appellant comme dessus ils appellent&#13;
175 comme d’abus au conseil souverain de ce pays de l’execution delad&#13;
176 ordon.ce de Mgr L’Evesque, et que le premier jour que le conseil&#13;
177 tiendroit apres les vacances finies ils Sy pouvoiyroient par requeste&#13;
178 afin d’estre tenus pour bien relevés, et Mr le Doyen Se charga d’en&#13;
179 faire les poursuites ayant esté depuis / et prié dud. Chapitre pour cet effet&#13;
180&#13;
Sur les instances qui luy en furent passes.&#13;
180 prises.&#13;
181&#13;
Mr le Doyen pour L’Execution de l’acte capitulaire cy dessus&#13;
182 fist Signifier a Mond. Sr de Merlac l’appel comme d’abus par un&#13;
183 huissier au quel il recommanda de voir Mgr xx luy avant que de&#13;
&#13;
�sa demanda&#13;
et ordonna #&#13;
&#13;
184 faire lad. significaon pour luy rendre Son Ses devois, ce quil promit&#13;
185 de faire, mais n’ayant pas trouvé Mgr ny Mr de merlac chez luy&#13;
186 il Signifia led appel en parlant a mr le valet. dont on la blasmé led.&#13;
187 huissier&#13;
188&#13;
Le premier conseil ne vint que le lundy d’apres la S.t pierre troisieme du mois de Juin ou&#13;
189 ou l’on proposa requeste la requeste du chapitre fut presentée par un conseiller&#13;
190 et le conseil ordonna consxxent entre autres chose&#13;
191 laqle fut respondut par le conseil la consxxxxxx et le conseil donna donna en annexe par lequel il fut accordé au d chapitre des lettres de relief Suivant&#13;
192&#13;
et le conseil # ordonna que les premier Mr de merlac Seroits assignés&#13;
193 Sur a certain et competent iour au conseil pour proceder Sur l’appel&#13;
194 comme d’abus intreietté par le chapitre de l’ordon.ce de Mgr de Quebec&#13;
195 qui contenoit&#13;
7.&#13;
196 Le 4e jour de Juillet l’on Signifia a Mr de Merlac la susd. requeste, les&#13;
197 lettres de relief avec les causes et moyens d’appel, et Mond. Sr de Merlac fut assigné&#13;
198 pour conparoistre le lundy treizieme de juillet du d mois&#13;
199 ces causes et moyens d’appel contiennent les raisons qui ont obligé le&#13;
200 chapitre d’appeler comme d’abus de l’ordon.ce de Mgr; ceux qui les verront&#13;
201 iugeront bien que l’on n’a pas pû s’en dispenser, a moins que de laisser tomber&#13;
202 entierement le chapitre, Si Mgr avoit pouvoir d’en casser les actes et&#13;
203 cela Sur de faux enoncés, et d’empescher que l’on adioutast foy au livre&#13;
204 du Secretariat dud. Chapitre ou est conserve Son establissement, les actes de prises de&#13;
205 possession des chanoines et les statuts faits par Mgr l’ancien conjointement&#13;
206 avec des chanoines et quantité d’autres actes de consequences pour led chapitre.&#13;
207&#13;
On n’a pas non plus iugé ny cru pouvoir trouver d’autre voye pour&#13;
208 arrester le cours de lad ordon.ce de Mgr quil avoit fait Signifier dans&#13;
209 les formes, qu’en y respondant dans les formes; veu quil avoit ordonné q’&#13;
210 quelle Seroit enregistrée par tout ou besoin Seroit.&#13;
211&#13;
De plus Mgr avoit fait enregistres au conseil les r le Reglement du Roy&#13;
212 de l’année derniere avec l’arrest adressé au d. Conseil pour y tenir la main xx&#13;
213 a Son execution, et par consequent au differens qui pouroient Survenir&#13;
214 entre Mond. Seigr et le Chapitre, ceque l’on peut assurer est que mr le&#13;
&#13;
�215 Doyen a poursuivi cette affaire avec toutes la moderation possible, et l’on ne&#13;
216 peut point prouver le contraire, et nul autre que luy n’y a n’a passe&#13;
217 par du chapitre dans lad poursuite&#13;
218&#13;
Le 4e 13e juillet q’ Mr de Merlac estoit assigné, il parut dans le conseil&#13;
219 luy meme en personne ou il presenta une requeste pour decliner la&#13;
220 Jurisdiction dud conseil, S’estant retiré, Mrs du conseil firent avertir Mr le&#13;
221 Doyen qui sestoit retiré dans la chapelle, dud conseil et luy dirent q’ Mr de Merlac venoit de presenter&#13;
222 une requeste dont ils lui accorderont la communica’on et Se retira ensuite&#13;
223&#13;
Ce fut Le Lendemain que Mgr composa ces un escrit en forme de lettre&#13;
224 par lequel il deffend a Mrs de Bernieres des Maizerets et Glandelet&#13;
225 de confesser et prescher dans Son Diocese comme il paroist dans la datte dud.&#13;
226 escrit qui est le 14.e dud mois a et dans lequel il fait mention en parlant du jour d’hyer&#13;
227 de la chaleur extraordinaire avec la quelle ils avoient poursuivi cette affaire.&#13;
8.&#13;
&#13;
228 Le 20 dud. mois le pere Superieur des Jesuistes vint trouver Mrs de Ber229 nieres et des Maizerets et leur parla en presence de Mgr lancien pour&#13;
230 tascher d’accommoder cette affaire, ils luy respondirent qu’ils le prierent&#13;
231 de tesmoigner a Mgr qui les avoit trouvés tres bien disposés pr l’accommodemt&#13;
232 mais qu’ils ne pouvoirent rien faire Seuls sans l’agreement du chapitre&#13;
233 que l’on assembleroit au plustost pour cet effet. Led pere Superieur&#13;
234 fit cette response a Mgr Sur les d dix a onze heures du matin, et Sur les trois heures&#13;
235 apres midy, il envoya a Mr le Doyen par Mr le valet la Susd. lettre&#13;
236 contenant l’jnterdit dont il a esté en datte du 14’ du d mois de Juillet,&#13;
237 qu’ils ont entierement gardé, quoy qu’ils ne crussent pas quil pûst Sans&#13;
238 cause l’archi di empescher l’archi diacre de prescher dans Ses visites, et le&#13;
239 Theologal dans la cathedrale.&#13;
240&#13;
Jl paroist dans tout l’enoncé de cet interdit q’ Mgr a esté tres mal&#13;
241 informé de la vevité, comme on le verra dans la response que l’on y a&#13;
242 faite, que l’on na pas iugé a propos de produire icy dans le pays, tant pour ne pas&#13;
243 chagriner mond Seig.r, que pour ne pas augmeter le Scandale causé par&#13;
244 cet interdit que l’on peut iuger estre tres grand. dans le pays.&#13;
245&#13;
Peu de temps apres on receut les lettres de France avec le nouveau&#13;
&#13;
�246 Reglement qui porte qu’au cas qu’il Survienne quel que nouvelles difficulté&#13;
247 entre Mgr L’Evesque le Chapitre et le Seminaire, les parties Se&#13;
248 pourvoyeront par devant les commissaires, les quels en rendront compte&#13;
249 a Sa Maj.té et que cependant toutes choses demeureroient en meme estat.&#13;
250 cequi donna lieu a Mr le Doyen d’assembler le chapitre le 3e Aoust&#13;
251 1693. ou apres avoir fait lecture du Susd. reglement, et il fut conclud&#13;
252 que le chapitre desisteroit de la poursuite de l’appel comme d’abus, et feroit&#13;
253 cesser de Sa part toutes procedures juridiques pour obeir au d reglement&#13;
254 quil a receu avec respect, et au quel il veut se conformer avec toute&#13;
255 la Soumission possible, et le Chapitre envoyera a Mr l’abbé de Brisacier&#13;
256 chargé de procuration du d chapitre toutes les procedures qui ont esté faite&#13;
257 iusques a present au Suiet dud appel comme d’abus de l’ordonce de Mgr,&#13;
258 pour en user Selon Sa prudence ainsi quil xx le jugera pour le mieux.&#13;
259 Mr le Doyen et grand penitensier ont esté deputés pour en faire le rapport&#13;
260 a Mgr, cequils ont executé le meme jour&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2021&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452571"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 291b&lt;/li&gt;
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                <text>Le doyen du chapitre de Québec relate les événements et les délibérations du chapitre de Québec en 1693 concernant l'affaire Merlac, les ingérences de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, dans les affaires du Séminaire de Québec et du chapitre, leur appel comme d'abus et enfin les motifs qui les ont conduits à suspendre leurs recours juridiques.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13394" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13395" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>Mémoire [de Brisacier et Tremblay] sur Saint-Vallier à [Pontchartrain]&#13;
(Paris, 1696)&#13;
&#13;
L’Église de Canada, dont les pères jésuites ont jeté les fondements, était en paix&#13;
et le clergé séculier, que ces pères avaient fait venir dès l’année 1658 à Québec,&#13;
donnait, par sa piété et par sa correspondance avec toutes les communautés, une&#13;
très grande édification à tout le pays, lorsque M. l’abbé de Saint-Vallier fut&#13;
nommé par le roi pour succéder à M. de Laval, premier évêque de la NouvelleFrance, qui se sentant vieillir avait demandé de son vivant un successeur qui put&#13;
continuer le bien qu’il avait si heureusement commencé.&#13;
Il avait gouverné cette Église naissante depuis 1658 jusqu’en 16891 avec beaucoup&#13;
de sagesse, en partie en qualité d’évêque de Pétrée et vicaire apostolique, en&#13;
partie comme premier évêque titulaire de Canada et il avait eu, dès le&#13;
commencement,&#13;
&#13;
avec&#13;
&#13;
lui&#13;
&#13;
pour&#13;
&#13;
principaux&#13;
&#13;
ouvriers&#13;
&#13;
évangéliques.&#13;
&#13;
M.M. de Bernières, Ango des Maizerets et Dudouyt, prêtres français, d’un esprit&#13;
bien fait, d’une vertu reconnue et d’un parfait détachement, qui joignirent leurs&#13;
soins et leurs biens à ceux de l’évêque pour fournir aux dépenses de ce nouvel&#13;
établissement et qui s’acquirent bientôt avec lui l’estime et la confiance de toute la&#13;
colonie.&#13;
Ils crurent tous ensemble que pour faire subsister plus aisément le clergé séculier&#13;
et pour le sanctifier plus parfaitement, il fallait ne faire de tous les prêtres et de&#13;
tous les ecclésiastiques qu’un seul corps, où l’on vécut en commun sous l’autorité&#13;
de l’évêque et par la direction subordonnée du Séminaire épiscopal, qui fut uni&#13;
en l’année 1676 au Séminaire des missions étrangères de Paris par lettres patentes&#13;
du roi, registrées au Parlement et à la Chambre des comptes et confirmées par le&#13;
Saint-Siège.&#13;
Par cette liaison étroite qui était entre tous les ecclésiastiques et le Séminaire de&#13;
Québec, tant pour le spirituel que pour le temporel, le Séminaire fleurissait, on y&#13;
élevait un grand nombre d’enfants qui portaient le surplis et qui aidaient aux&#13;
1&#13;
&#13;
On devrait plutôt lire : 1688.&#13;
&#13;
�chants et aux cérémonies, la paroisse était bien servie, l’office se faisait avec&#13;
majesté dans la cathédrale lorsque la chapitre fut érigé, les curés ou&#13;
missionnaires de la Compagnie [de Jésus] soutenaient avec joie et avec courage&#13;
les grands travaux de leurs cures ou missions, tirant sans peine leur conduite et&#13;
leur subsistance du Séminaire, où ils avaient un asile assuré pour le temps de&#13;
leurs maladies et de leur vieillesse et où ils venaient tous les ans au moins une&#13;
fois pour y faire les exercices spirituels de la retraite et pour y renouveler leur&#13;
ferveur, de sorte que tout ce clergé était comme une seule famille, dont l’ancien&#13;
évêque était le père, dont tous les prêtes, chanoines, curés et ecclésiastiques&#13;
étaient les enfants et dont la sainteté attirait le respect de tout le monde.&#13;
C’est le témoignage que M. l’abbé de Saint-Vallier, nommé par le roi à l’évêché de&#13;
Québec, rendit à cette Église dans sa relation imprimée à Paris en l’année 1687 à&#13;
son retour de Canada, où il était allé faire une visite en qualité de vicaire général&#13;
de son prédécesseur. Il semble que puisqu’il l’avait trouvée en si bon état, il lui&#13;
était facile de l’y conserver en suivant le plan de son prédécesseur, auquel Dieu&#13;
avait donné tant de bénédictions. Mais avec les meilleures intentions du monde&#13;
et sous les prétextes les plus spécieux, il a cru la devoir perfectionner sur de&#13;
nouvelles idées et il l’a mise en effet à deux doigts de sa ruine entière en&#13;
changeant tout.&#13;
Il n’était encore que grand-vicaire de son prédécesseur avant son sacre et quoique&#13;
des gens fort sages lui eussent bien recommandé de ne faire nul changement&#13;
dans sa visite, il voulut en faire plusieurs en divers endroits, surtout dans le&#13;
Séminaire et on commença dès lors à craindre si fort en Canada son caractère&#13;
d’esprit remuant et inquiet qu’on écrivit en France qu’on ferait un fort grand bien&#13;
si on pouvait lui persuader de ne pas se faire sacrer et de ne revenir jamais ; il le&#13;
sut et il ne l’a pas oublié.&#13;
La suite a fait voir que ces craintes n’étaient pas vaines, car ce prélat étant&#13;
retourné en Canada après son sacre, à peine avait-il demeuré trois mois dans le&#13;
Séminaire qu’il commença à désunir le corps ecclésiastique qui avait été jusque&#13;
alors si bien uni.&#13;
&#13;
�1° Il en sépara d’abord la tête, en se retirant dans sa maison&#13;
épiscopale avec quelques ecclésiastiques qu’il attacha à sa personne&#13;
pour les détacher du Séminaire.&#13;
2° Il conçut le dessein de faire repasser en France le supérieur du&#13;
séminaire ; il écrivit au Séminaire de Paris qu’on lui envoyât un&#13;
autre. Il fit proposer à l’ancien évêque de se retirer dans une maison&#13;
à la campagne et il fit plusieurs autres demandes, dont il envoya un&#13;
mémoire en France pour les faire régler par M. le duc&#13;
de Beauvilliers, par M. l’abbé de Fénelon, par M. Tronson et par le&#13;
P. Le Valois, qui lui envoyèrent leurs avis par écrit signés d’eux et&#13;
qui, ayant vu dans la suite qu’il était inutile de lui donner de bons&#13;
conseils, l’abandonnèrent bientôt tous, excepté le P. Le Valois,&#13;
lequel, après l’avoir soutenu pendant plusieurs années, a cessé&#13;
enfin dans ce dernier voyage de le justifier et de le conseiller, en le&#13;
regardant comme incorrigible.&#13;
3° En effet, d’année en année on a vu éclater de plus en plus la&#13;
résolution qu’il avait prise de séparer du Séminaire la paroisse, le&#13;
chapitre et les curés, de partager entre eux les revenus, qui avaient&#13;
été jusque alors en commun et dont il s’est rendu le maître autant&#13;
qu’il a pu, d’ôter aux supérieur et directeurs du Séminaire, qui&#13;
étaient les grands-vicaires de son prédécesseur, leur qualité de&#13;
grand-vicaire, leur supériorité des maisons religieuses, leur crédit&#13;
et leur autorité dans le Séminaire même, leur rapport avec les curés&#13;
pour leur direction et leur subsistance, leur liaison avec les pères&#13;
jésuites et avec MM. du Séminaire de Montréal et la plupart des&#13;
biens dont ils avaient joui depuis près de 30 ans et dont ils avaient&#13;
fait une si louable administration ; et par tout cela, il a trouvé le&#13;
moyen de renverser toute l’économie et tout le bon ordre de son&#13;
Église pour gouverner, disait-il, son diocèse comme tous les autres&#13;
diocèses de France, ne voyant par la différence qu’il y avait entre&#13;
une Église naissante dans une colonie au milieu d’un pays étranger&#13;
et des Églises bien formées dans un royaume bien chrétien et bien&#13;
policé depuis plusieurs siècles. Il repassa en France exprès pour y&#13;
&#13;
�porter ses plaintes et pour y soutenir son système et il aima mieux&#13;
en partant laisser son diocèse sans aucun grand-vicaire durant son&#13;
absence que de donner aucun pouvoir aux prêtres du Séminaire, ni&#13;
même à M. l’ancien évêque, n’ayant eu jusqu’à présent pour lui&#13;
aucune&#13;
&#13;
considération, quoiqu’il en méritât beaucoup, non&#13;
&#13;
seulement par sa naissance et pour son âge, mais encore plus pour&#13;
son caractère, pour son expérience et pour sa vertu.&#13;
4° Ni les soins que les directeurs du Séminaire de Paris ont pris&#13;
d’éviter toute contestation en lui accordant tout par un écrit signé&#13;
d’eux avant que le roi eut connaissance de rien, ni les conférences&#13;
tenues depuis à l’archevêché en présence de feu M. l’archevêque [de&#13;
Paris] et du P. de La Chaize, qui ont été témoins de ses fausses&#13;
idées et de ses grands emportements, ni les premiers règlements&#13;
qui furent approuvés par le roi, ni les promesses qu’il lui fit dans&#13;
son audience de congé qu’il s’en tiendrait là et qu’il souffrirait&#13;
plutôt toutes choses que de revenir jamais importuner Sa Majesté,&#13;
ni les seconds règlements qui lui furent envoyés l’année suivante&#13;
sur les nouvelles difficultés qu’il avait proposées dans ses lettres,&#13;
nonobstant toutes ses promesses, n’ont pu servir de barrières à son&#13;
impétuosité. Il a poussé les choses si loin que, sans nulle raison et&#13;
sans garder de formalités, il a interdit MM. de Bernières, des&#13;
Maizerets et Glandelet, a forcé les directeurs du Séminaire de Paris&#13;
de nommer en leurs places un autre supérieur et d’autres officiers&#13;
du Séminaire de Québec et a enfin obligé le roi d’ordonner à feu&#13;
M. l’archevêque de lui écrire qu’il revint incessamment en France&#13;
pour y terminer en personne ses affaires.&#13;
5° Lorsqu’il reçut les lettres qui portaient cet ordre, il était&#13;
terriblement brouillé avec M. le gouverneur général, avec le Conseil&#13;
souverain, avec le gouverneur particulier de Montréal, avec les&#13;
officiers des troupes, avec quelques familles principales et avec les&#13;
Récollets, dont il avait interdit l’église. Il avait même attaqué les&#13;
Jésuites en leur défendant de tenir leur congrégation les jours de&#13;
&#13;
�dimanche, les menaçant que s’ils n’entraient aveuglément dans ses&#13;
desseins contre le Séminaire, il leur ôterait leurs missions et y&#13;
enverrait des récollets et en les traversant dans plusieurs des&#13;
fonctions qu’ils avaient toujours faites à Québec. Il avait divisé la&#13;
plupart des communautés en elles-mêmes. De sorte que toutes&#13;
nouvelles étant passées avec lui en France, M. de Pontchartrain, qui&#13;
jusque alors l’avait défendu, vit bien qu’il fallait aussi l’abandonner&#13;
et crut qu’il n’était pas à propos qu’il retournât, de peur qu’il&#13;
n’achevât de bouleverser l’Église et l’état politique d’un pays, où&#13;
l’on a besoin d’un grand flegme pour gouverner et où il ne pourrait&#13;
recevoir de conseil que de ceux dont il ne voulait point en prendre.&#13;
Il a fait ce qu’il a pu pour éviter ce coup : il s’est raccommodé autant qu’il a pu à&#13;
Paris avec les pères jésuites, avec les Récollets et avec le Séminaire des missions&#13;
étrangères et il a voulu forcer en Canada, par ses grands-vicaires, les maisons&#13;
séculières et régulières d’écrire à M. de Pontchartrain pour redemander son&#13;
retour en Canada, ce que quelques-unes ont fait par crainte, quoique aucune ne&#13;
le désire, et pendant qu’il a écrit à l’ancien évêque qu’il était très content des&#13;
pères jésuites de Paris et de M.M. du Séminaire des Missions étrangères et qu’il le&#13;
priait d’engager les Jésuites de Québec à remercier par écrit leur père provincial&#13;
de la province de France, il a mandé à son grand-vicaire de Montréal, dont&#13;
M. de Montigny, son grand-vicaire de Québec, a lu la lettre à des personnes&#13;
vivantes, qu’il n’avait trouvé en France d’obstacle à son retour en Canada que de&#13;
la part des Jésuites et du Séminaire des Missions étrangères, duplicité indigne&#13;
d’un homme de son caractère.&#13;
Il n’y a nulle espérance qu’il [ne] puisse jamais changer sa conduite :&#13;
1° quelques efforts qu’on ait faits jusqu’ici pour l’y obliger par&#13;
conseil et par autorité, quelque parole qu’il en ait donnée et&#13;
quelque volonté qu’il en ait eu, il ne l’a pu ;&#13;
2° il croit même qu’il ne le doit pas, parce qu’il agit par deux&#13;
principes, qui ne peuvent que l’égarer en l’éloignant de tout conseil&#13;
&#13;
�et en l’empêchant de profiter de l’expérience de son prédécesseur et&#13;
des prêtres et religieux qui ont fondé cette Église : le premier&#13;
principe est que tout ce qui se présente à son esprit tranquillement&#13;
dans l’oraison deux ou trois fois est une volonté de Dieu qu’il faut&#13;
exécuter à quelque prix que ce soit et quelque opposition qu’il y&#13;
trouve ; le second, c’est qu’un évêque, par son caractère, a tout seul&#13;
par lui-même toute la lumière nécessaire pour gouverner et n’a&#13;
besoin des lumières de qui que ce soit pour se déterminer à rien ;&#13;
3° à quoi il faut ajouter qu’il est naturellement d’une vivacité et&#13;
d’une ardeur excessive, avec très peu de réflexion et de jugement,&#13;
d’un esprit outré et extrême en toute chose, ombrageux et&#13;
artificieux, se vantant même d’avoir plus d’adresse, de manège et&#13;
de politique que nul autre, plein d’estime pour ses vues et d’attache&#13;
à son propre sens, intraitable dans les affaires, colère quand on lui&#13;
résiste, flatteur quand il veut gagner, disposé plus on lui accorde à&#13;
demander encore davantage et incapable de revenir à l’égard des&#13;
personnes contre qui il est une fois choqué. De sorte que, par tous&#13;
ces endroits, il s’est rendu méprisable presque à tout le monde et&#13;
odieux en particulier aux ecclésiastiques naturels du Canada, y&#13;
ayant entre eux et lui une antipathie réciproque difficile à&#13;
surmonter.&#13;
Il n’y a plus moyen de dissimuler les maux extrêmes de cette Église, la division&#13;
entre l’évêque et le clergé, malgré tous les soins que les prêtres du Séminaire ont&#13;
pris de la cacher, en souffrant et en se taisant, est devenue si manifeste qu’elle&#13;
cause un scandale public dans l’esprit des libertins et même des gens de bien et&#13;
l’on ne croit pas qu’on puisse jamais le faire cesser qu’en empêchant de retourner&#13;
en Canada celui qui, par la trempe de son esprit et par son incapacité de&#13;
gouverner, en est seul la cause.&#13;
Les prêtres du Séminaire et tous les ecclésiastiques qui leur sont unis ou agrégés,&#13;
et qui composent presque tout le clergé du pays, sont prêts, pour le bien de la&#13;
paix, si le roi l’ordonne, de repasser tous en France, mais les personnes les plus&#13;
&#13;
�sensées de Québec et de Paris estiment que ce serait ruiner l’Église de Canada de&#13;
fond en comble et qu’il faudrait bien des années, des dépenses et des travaux&#13;
pour la rétablir.&#13;
Il paraît plus aisé d’empêcher un seul homme d’y retourner. Feu M. l’archevêque&#13;
et le P. de La Chaize ont bien prévu, dès le commencement, des contestations&#13;
qu’il faudrait tôt ou tard en venir là. Ils ne firent consentir le roi de l’y renvoyer&#13;
en l’année 1692 que pour essayer encore, s’il pourrait se modérer, n’espérant&#13;
presque pas qu’il le fit jamais et Sa Majesté ordonna au P. de La Chaize de le faire&#13;
observer par un homme sage et désintéressé, qu’on envoya pour cela avec lui&#13;
sans qu’il le sût, et d’écrire à ses pères de lui mander en conscience leur&#13;
sentiment sur ce prélat, quand ils l’auraient vu agir à son retour. Cet homme et&#13;
ces pères ont témoigné séparément 3 années de suite qu’il ne faillait point espérer&#13;
de changement, parce que les choses allaient tous les jours de pis en pis et qu’il&#13;
semblait nécessaire de venir sans délai aux derniers remèdes.&#13;
Lorsque feu M. l’archevêque prit l’ordre du roi, au commencement de&#13;
l’année 1694, pour mander à ce prélat de revenir incessamment travailler en&#13;
personne à terminer ses affaires, l’intention secrète de Sa Majesté fut de le retenir&#13;
en France quand il y serait ; et on craignit même qu’il ne se doutât de ce dessein&#13;
et que par cette raison, il ne cherchât des prétextes pour s’excuser du voyage.&#13;
Mais les grandes brouilleries qu’il avait excitées cette année-là même l’ayant&#13;
déterminé à partir, Dieu l’a conduit ici et l’a mis entre les mains de Sa Majesté&#13;
pour ordonner de son retour selon la sagesse.&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original par l’archiviste du Canada, v. 1900, publiée sur Canadiana&#13;
(Bibliothèque et Archives Canada), C-2403, p. 135-148.&#13;
2&#13;
&#13;
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>Copie manuscrite en français classique par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 1, no 24</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Brisacier, Jacques-Charles de, 1642-1736</text>
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                <text>Mémoire [de Brisacier et Tremblay] sur Saint-Vallier à [Pontchartrain] (Paris, 1696)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11 A, vol. 106, f. 26-28v&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Ce rapport, attribué à l'un des directeurs du Séminaire de Paris et au procureur à Paris du Séminaire de Québec, et destiné probablement au secrétaire d'État à la Marine de France, détaille les tentatives de conciliation auprès de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, qui a réformé l'Église selon ses propres idées, souvent en opposition avec les pratiques établies par Laval, son prédécesseur. Ces réformes ont provoqué des conflits avec divers membres du clergé et des communautés religieuses, ainsi qu'avec les autorités civiles, alors que tout était en paix, bien organisé et uni.</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13369" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13370" class="show"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 1, no 24&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c2403/135?r=0&amp;amp;s=3"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-2403, p. 135-148&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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                    <text>Résolution du Séminaire de Québec au sujet des prêtres invalides&#13;
(Québec, 1692)&#13;
Ayant vu les réponses que Mgr de Québec a fait à notre écrit au sujet des prêtres&#13;
usés, que M. l’intendant a bien voulu lui présenter après les avoir examinées et&#13;
[avoir] considéré que c’était donner lieu à plusieurs nouvelles contestations, nous&#13;
avons résolu de nous en tenir entièrement et très exactement au règlement du roi&#13;
qui porte [que] sur l’état il est porté au supérieur du Séminaire de Québec pour&#13;
l’entretien des prêtres qui ne sont plus en état de servir, sur quoi l’on prie&#13;
Monseigneur de considérer :&#13;
1° que Sa Majesté ne lui laisse point la nomination des prêtres usés,&#13;
ni le pouvoir d’y mettre ceux qu’il jugera à propos, mais seulement&#13;
les invalides ;&#13;
2° que ce qui doit régler ceux qui sont véritablement invalides est&#13;
l’impuissance où ils sont actuellement de servir cette Église ;&#13;
3° il s’ensuit que l’intention de Sa Majesté, qui a prétendu faire une&#13;
gratification au Séminaire en faveur des prêtres usés, n’y a pas voulu&#13;
comprendre ceux qui se portent bien et sont en état de servir, ceux&#13;
qui servent actuellement tels que sont les chapelains des&#13;
communautés religieuses de l’hôpital, du palais et ceux qui aident à&#13;
l’administration de la cure de Québec, puisqu’ils ont leur subsistance&#13;
ou la peuvent avoir par une autre voie ;&#13;
4° M. Gaultier, suivant ces principes, ne peut pas être considéré&#13;
comme prêtre usé, puisqu’il dessert actuellement la cure de L’AngeGardien, qu’il possède en titre en ayant pris possession dans les&#13;
formes et dont il n’a pas envie de sortir, la croyant même&#13;
avantageuse pour sa santé ;&#13;
5° l’on n’y peut pas non plus comprendre ce[ux] que Mgr l’évêque&#13;
mettrait dans le Séminaire pour être formés ou reformés ou pour&#13;
quelques autres bonnes raisons ;&#13;
&#13;
�6° s’il y a quelque difficulté sur tous ces articles, l’on priera&#13;
Sa Majesté d’en vouloir bien elle-même déclarer ses intentions sur la&#13;
gratification qu’elle a eu la bonté d’accorder et régler.&#13;
Nous supplions Monseigneur, suivant le règlement, d’avoir la bonté de faire&#13;
délivrer la troisième partie des 4 000 livres couchés sur l’état en ces termes aux curé&#13;
et prêtres du Séminaire de Québec pour payer la pension et l’entretien dudit curé&#13;
de Québec et de ceux qui lui ont aidé à desservir la cure, dont il n’a rien touché&#13;
depuis deux ans.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2022&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2022.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>1692 – Résolutions du Séminaire de Québec au sujet des prêtres invalides&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 8)&#13;
1692&#13;
&#13;
1.&#13;
&#13;
2.&#13;
&#13;
3.&#13;
&#13;
4.&#13;
&#13;
1 Carton « Chapitre, » No 8&#13;
2 ayant veu les responses que Mg de quebec&#13;
3 a faittes a nostre escrit au suiet des cu prestres&#13;
4 usés que Mr lintendant a bien voulu luy&#13;
5 presenter aprest lour les avoir examinés et&#13;
6 condideré que cestoit donner lieu à plusieurs&#13;
7 nouvelles contestations Nous avons resolu&#13;
8 de nous en tenir entierement et tres exactement&#13;
9 au reglement du roy qui a trouvé apres&#13;
10 porte.&#13;
11 et sur lestat il est porté au superieur&#13;
12 du seminaire de quebec pour lentretien des&#13;
13 prestres qui ne sont plus en estat de servir.&#13;
14 sur quoy lon prie Mg de considerer&#13;
15 que sa maiesté ne luy laisse point la&#13;
16 nomination des prestres usés ny le pouvoir&#13;
17 dy mettre ceux [qu’]il iugera a propos mais&#13;
18 seulement les i[n]valides.&#13;
19 que ce qui doibt regler ceux qui sont&#13;
20 veritablement invalides se doibvent commoitre&#13;
21 par est limpuissance ou ils sont actuellement&#13;
22 de servir cette eglise.&#13;
23 Jl sensuit que lintention de sa maiesté&#13;
24 qui a pretendu faire une gratification&#13;
25 au seminaire en faveur des prestres usés&#13;
26 ny a pas voulu comprendre ceux qui&#13;
27 se portent bien et sont en estat de servir.&#13;
28 Ceux qui servent actuellement tel’s que&#13;
29 sont les chappelains des communautés&#13;
30 religieuses de lhospital, du palais et&#13;
31 ceux qui aydent a ladministration de la&#13;
32 cure de quebec puis quils ont leur&#13;
33 subsistance ou la peuvent avoir par une&#13;
34 autre voye&#13;
35 Mr gautier suivant ces pricipes ne&#13;
36 peut pas estre consideré comme prestre&#13;
37 usé puis quil dessert actuellement la cure&#13;
38 de lange gardien quil possede en tiltre&#13;
39 en ayant pris possession x dans les formes et dont il na&#13;
40 pas envïe de sortir la croyant mesme&#13;
&#13;
�5.&#13;
&#13;
5.&#13;
&#13;
suivant le&#13;
reglement&#13;
&#13;
41 avantageuse po[ur] sa santé.&#13;
42 lon ny peut pas non plus comprendre&#13;
43 ceux que mg levesque mettroit dans&#13;
44 le seminaire pour estre formés ou&#13;
45 reformés ou pour quel ques autres bonnes&#13;
46 raisons&#13;
47&#13;
Carton « Chapitre », No 8&#13;
48 sil y a quel que difficilté sur tous ces&#13;
49 articles lon prira sa maiesté den vouloir&#13;
50 bien elle mesme declarer ses intentions&#13;
51 sur la gratification quelle a eu la bonté&#13;
52 daccorder al et regler.&#13;
53 Nous supplions M.g du vo davoir&#13;
54 la bonté de faire delivrer au seminaire&#13;
55 la troisième partie des quatre mil livres&#13;
56 couchés sur lestat en ces termes au curé&#13;
57 et prestres du seminaire de quebec. pour&#13;
58 lentretien payer la pension et lentretien&#13;
59 du dit curé de quebec et de ceux qui luy&#13;
60 ont aydé a desservir la cure dont il&#13;
61 na rien touché depuis deux ans&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2022&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Paléographie typographiée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Résolutions du Séminaire de Québec au sujet des prêtres invalides (Québec, 1692)</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/452286"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 8&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Concernant leur obligation d'entretenir les prêtres qui ne sont plus en état de servir, le Séminaire de Québec a résolu de s'en tenir très exactement aux Articles de 1692 du roi, qui stipulent les conditions précises qui vont à l'encontre des décisions de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et l'obligent à leur délivrer une partie des fonds nécessaires prévus à cette fin.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13411" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13412" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Arbitrages</name>
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        <name>Curés (prêtres)</name>
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                    <text>Lettre de Brisacier à Saint-Vallier&#13;
(Paris, 17 mars 1693)&#13;
Monseigneur,&#13;
Outre la lettre commune que j’ai eu l’honneur de vous écrire, conjointement avec&#13;
M. de La Pallière, sur le nouveau Règlement par ordre de Mgr l’archevêque de&#13;
Paris et du R. P. de La Chaize, qui l’ont lue à Sa Majesté pour la lui faire approuver&#13;
avant que de nous la rendre, il est bien juste que je satisfasse encore en particulier&#13;
à mon devoir en faisant réponse aux trois lettres que j’ai reçues de Votre Grandeur,&#13;
l’une du 11e septembre 1692, toute de votre main, dont j’ai reçu un duplicata écrit&#13;
d’une main étrangère où vous avez ajouté de votre main après votre signature :&#13;
1° la nouvelle du naufrage du vaisseau qui portait vos effets et la&#13;
meilleure partie de ceux de notre Séminaire, dont je suis aussi affligé&#13;
pour vous, Monseigneur, que pour nous ;&#13;
2° le retour de M. Du Bos avec M. Tremblay, mais il faut que son&#13;
voyage ait été rompu, puisque M. Tremblay seul a repassé ;&#13;
3° la convention que vous avez faite avec nos Messieurs de 400 livres&#13;
de France pour la nourriture et l’entretien des ecclésiastiques, que&#13;
vous leur donnez en pension, et je suis persuadé que quoique la&#13;
somme soit considérable, cependant eût égard à la cherté présente&#13;
de toutes choses, nos Messieurs y mettront encore du leur et ne&#13;
peuvent prendre moins dans l’état présent de leurs affaires.&#13;
L’autre lettre est du 30e du même mois de septembre, que vous me dites la&#13;
troisième écrite par le Pontchartrain, parce que vous comptez apparemment le&#13;
duplicata de la première avec son addition pour une seconde lettre et la dernière&#13;
du 10e novembre suivant, dont vous avez chargé le petit navire.&#13;
Par la première vous me dites que nos Messieurs, nonobstant la surprise où ils&#13;
vous ont paru être du Règlement que vous aviez porté, vous ont paru vouloir s’y&#13;
soumettre et cependant, vous m’insinuez qu’il serait bon de vous envoyer deux&#13;
&#13;
�ecclésiastiques qui gouvernassent le Séminaire de Québec à la manière de France,&#13;
à quoi vous ajoutez que vous ne voulez pas insister davantage sur cet article de&#13;
peur que je ne puisse croire que vous cherchez à me faire de la peine. Pour me faire&#13;
la grâce tout entière, Monseigneur, vous auriez pu ne pas y insister aussi auprès&#13;
de M. de Pontchartrain, qui sans connaître l’impuissance absolue où nous sommes&#13;
de donner ni un ni deux sujets nouveaux capables de conduire notre maison de&#13;
Québec, n’a rien oublié pour vous servir. Mais j’ai été obligé de lui exposer la vérité&#13;
et Mgr l’archevêque avec le R. P. de La Chaize en ayant rendu compte au roi,&#13;
Sa Majesté a jugé, par son équité et par sa bonté, qu’il ne fallait pas exiger de nous&#13;
l’impossible ni même nous obliger à gouverner tout à fait le Séminaire de Québec&#13;
comme on gouverne ceux de France, à cause de la différence de l’état de cette&#13;
Église d’avec celles qui sont établies depuis longtemps.&#13;
Vous me faites aussi une honnêteté par cette première lettre sur le retour de&#13;
M. Tremblay, dont vous me dites, Monseigneur, que vous vous êtes privé très&#13;
volontiers pour me faire plaisir, quoique ce fut un fort bon missionnaire. Je vous&#13;
assure, Monseigneur, qu’ayant su d’ailleurs que son caractère d’esprit vous&#13;
paraissait moins souple que je ne le souhaiterais, je suis ravi de mon côté qu’en&#13;
nous faisant plaisir vous ayez pu vous en faire à vous-même en le renvoyant ici,&#13;
où nous tâcherons à le mettre sur un pied d’une plus grande docilité à votre égard&#13;
s’il retourne jamais en Canada pour y travailler sous vos ordres. Et cependant, je&#13;
vous ai une sensible obligation de son retour, car il m’est fort nécessaire à Paris&#13;
dans la disette où nous sommes d’ouvriers.&#13;
Vous me parlez ensuite des 600 livres d’arrérages de Mlle de Beauvais et vous&#13;
avez la bonté de me dire que si vous ne me les avez pas fait toucher ici, c’est parce&#13;
que vous avez prévu que nos Messieurs en auraient besoin à Québec, où vous&#13;
voulez les aider de cette somme et de plusieurs autres que vous ne pouviez pas&#13;
leur refuser sur les lieux, étant persuadé de l’embarras où les jettent leurs&#13;
bâtiments. Ce sont les propres formes de votre lettre que j’ai devant les yeux en y&#13;
répondant. Ces bâtiments, Monseigneur, je vous le proteste, sont aussi peu de mon&#13;
goût que du vôtre. Ne les imputez pas, je vous prie, à nos Messieurs, qui ont fait&#13;
ce qu’ils ont pu pour en dissuader Mgr l’Ancien, mais comme il en fait la dépense&#13;
sur des fonds dont il est le maître, s’étant réservé l’usufruit de ses biens, après lui&#13;
&#13;
�avoir fait de très humbles et de très respectueuses remontrances, s’il persiste, ils&#13;
n’ont point d’autre parti à prendre que de se tenir en repos et lui laisser contre leur&#13;
inclination achever son propre ouvrage. C’est assez pour eux que cela ne vous&#13;
plaise pas pour les porter à l’empêcher s’ils le pouvaient. Je me joins à eux cette&#13;
année par mes lettres pour supplier ce prélat de surseoir, s’il est possible, ce qui&#13;
peut encore rester à faire, mais ce qui est fait est fait, et j’exécute, autant que je le&#13;
puis par respect qu’un fondateur de Séminaire se donne, avant que de mourir, la&#13;
consolation d’en bâtir la chapelle, où il veut peut-être marquer le bien de sa&#13;
sépulture, sans pourtant approuver qu’il le fasse dans un temps où il ferait peutêtre mieux de déférer à vos sentiments.&#13;
Après cette déclaration, qui est fort sincère de ma part, Monseigneur, je vous dois&#13;
remercier de ce que vous voulez bien assister nos Messieurs des sommes que vous&#13;
reconnaissez ne pouvoir pas leur refuser, étant convenu ici que vous les leur&#13;
paieriez sur les lieux et non pas à moi en France. Sur ce fondement, permettez-moi&#13;
de vous supplier de leur payer au plus tôt, si vous ne l’avez pas encore fait, les&#13;
3 375 livres dont M. l’abbé de Choisy a trouvé que vous étiez redevable envers le&#13;
chapitre jusqu’à la fin de ‘91. Cette somme est due au Séminaire, qui a acquitté&#13;
toutes les charges du chapitre, et elle lui est nécessairement pour se libérer d’une&#13;
partie de ce qu’il doit de capital et d’intérêts à M. Grignon, marchand, pour les&#13;
factures de La Rochelle et de Bordeaux dans les années 1692 et ‘93. Le chapitre&#13;
consentira que sur ces deux années ‘92 et ‘93 vous preniez ce qu’il sera nécessaire&#13;
que le chapitre contribue aux frais de l’union qui se doit faire à Rome. Et comme&#13;
l’année 1693 n’est pas encore échue, si ce que vous devez de l’année 1692 ne suffit&#13;
pas pour la part du chapitre, je ferai volontiers l’avance de ce qu’il faudra suppléer&#13;
sur l’année courante.&#13;
Vous savez, Monseigneur, que je vous l’avais promis en France et ainsi vous&#13;
pouviez payer sans difficulté à nos Messieurs les 3 375 livres du passé dont vous&#13;
étiez convenu ici. Si vous n’avez pas cru jusqu’ici le devoir faire, je vous supplie&#13;
de ne pas différer davantage et de compter sur ma parole comme je compte sur&#13;
[l]a vôtre. À l’égard de cette union, il n’est pas besoin, Monseigneur, que vous me&#13;
pressiez de joindre à votre crédit le peu que nous en avons pour en obtenir le décret&#13;
à Rome. Notre intérêt est si visible sur cela que nous ne pourrions sans le trahir&#13;
&#13;
�être lents et indifférents dans la poursuite de cette affaire. J’en ai donné l’ordre à&#13;
M. de Quémener, dans ses instructions pour la Cour de Rome où il est encore, j’ai&#13;
souvent sollicité M. Lemaire à Paris et depuis peu j’ai écrit une lettre menaçante à&#13;
M. de Bru, à Rome, sur le retardement de cette affaire, et par-dessus tout cela,&#13;
Mme de M[aintenon] a eu la bonté d’écrire à M. le cardinal de Janson pour le prier&#13;
de protéger M. de Quémener, votre solliciteur. Voyez si je puis faire plus.&#13;
Cependant, la chose n’est point encore finie et nous en attendons de jour en jour&#13;
des nouvelles. M. de La Pallière ne s’y endort pas. On ne peut pas être plus vigilant&#13;
et plus zélé qu’il l’est sur tout ce qui vous regarde. Je crois qu’il vous mandera que&#13;
le R. P. Le Valois, après s’être fait faire depuis 15 jours la grande opération, n’a eu&#13;
nul accident et que, selon toutes les apparences, il sera guéri en peu de temps. Il&#13;
faut espérer même que cette guérison sera parfaite et qu’il ne se sentira plus de&#13;
tous ces divers maux qui l’avaient rendu si languissant, mais qu’au contraire Dieu&#13;
lui redonnera une nouvelle vigueur pour travailler comme auparavant au salut&#13;
des âmes. Je sais que cette nouvelle vous donnera beaucoup de joie et c’est pour&#13;
cela que je vous l’écris.&#13;
Par votre lettre du 30 septembre, vous m’apprenez :&#13;
1° que vous avez terminé avec nos Messieurs tous vos comptes&#13;
réciproques en vous remettant de part et d’autre toutes vos&#13;
prétentions. Je leur sais bon gré de [se] relâcher autant qu’ils le&#13;
peuvent de leurs intérêts, mais en vérité il me paraît, entre vous et&#13;
moi, Monseigneur, que pour vous marquer mieux leur respect, ils&#13;
ont fait au-delà de ce que j’aurais fait moi-même. Cependant, je ne&#13;
leur en ferai nul reproche, mais je vous supplie, Monseigneur, de&#13;
ménager leur soumission en les pressant moins ;&#13;
2° qu’ils vous ont donné la liste des agrégés du Séminaire et celle des&#13;
chapelles, qui ne montait qu’à 14 ou 15, dont vous leur en avez laissé&#13;
5 pour leur maison et pour leurs terres. Je vous en remercie très&#13;
humblement ;&#13;
&#13;
�3° que vous avez bien d’autres affaires à traiter avec eux, tant pour&#13;
le Séminaire que pour le chapitre, et qu’ils auraient besoin d’un&#13;
nouveau supérieur et de mes petits avis pour les rendre plus flexibles&#13;
à vos sentiments ; qu’au reste vous avez consenti qu’ils touchassent&#13;
1 100 quelques livres, monnaie de France, sur ce que vous deviez au&#13;
chapitre, à condition que le Séminaire donnerait quittance au&#13;
chapitre de certaine dépense. Comme vous ne m’expliquez pas ce&#13;
que c’est que cette dépense, je ne puis rien répondre sur cet article.&#13;
J’ai déjà répondu sur le désir que vous aviez d’un nouveau supérieur&#13;
et, à l’égard de mes petits avis, je ne manque pas à répéter sans cesse&#13;
qu’on s’accommode autant qu’il se pourra à vos intentions dans&#13;
toutes les rencontres où vous souhaiterez quelque chose, mais&#13;
oserais-je vous dire avec respect que pour ménager l’autorité des&#13;
supérieurs et la faiblesse des inférieurs, il est souvent expédient de&#13;
ne pas tant leur demander de choses pour ne pas les exposer à faire&#13;
des fautes, en ne sachant souvent de quel côté se tourner pour parer&#13;
à tout ;&#13;
4° qu’outre ce que vous avez perdu sur le vaisseau qui avait fait&#13;
naufrage, vous avez encore fait d’autres pertes sur un autre bâtiment&#13;
qui a été pris par les ennemis et qu’il vous en coûte 5 000 à&#13;
6 000 francs. Personne ne prend plus de part que moi, Monseigneur,&#13;
à ce juste sujet d’affliction. Dieu veuille vous récompenser d’ailleurs.&#13;
Je ne sais si M. de La Pallière a obtenu quelque gratification&#13;
extraordinaire, mais je serais ravi qu’il l’eût fait, étant bien persuadé&#13;
des besoins que vous en avez et du bon usage que votre zèle vous en&#13;
ferait faire ;&#13;
5° enfin, vous m’ordonnez de porter nos Messieurs à exécuter de&#13;
bonne grâce et de bonne heure tous les articles du Règlement sur tout&#13;
en ce qui regarde notre bibliothèque. Je le fais, je vous assure, de mon&#13;
mieux. L’écrit qu’ils vous ont donné, signé d’eux, dont ils m’ont&#13;
envoyé copie, est un engagement certain à vous obéir en tous les&#13;
&#13;
�articles et je crois celui de la bibliothèque, exécuté avant que vous&#13;
receviez nos lettres de cette année.&#13;
Dans votre dernière du 10e novembre, vous vous plaignez que nos Messieurs&#13;
veulent vivre dans la confusion sans régler ce qui appartient à un chacun. Je vous&#13;
supplie, Monseigneur, au lieu de leur demander à eux-mêmes ce que vous&#13;
souhaitez d’eux, de me faire la grâce de me l’écrire, afin que s’ils ne sont pas&#13;
raisonnables on vous fasse raison pour eux, s’ils n’observent pas quelqu’un des&#13;
articles du Règlement du roi après qu’ils s’y sont soumis par l’écrit signé d’eux,&#13;
qui est entre vos mains, il n’y aura plus moyen de les exécuter.&#13;
Comme l’usage de France n’est pas le même dans tous les diocèses sur la&#13;
contestation du pas entre les doyens des chapitres et les grands vicaires des&#13;
évêques lorsqu’ils sont hors des cathédrales et qu’il y a exemple dans le diocèse de&#13;
Paris que M. Du Plessis de La Brunetière, à présent évêque de Saintes, lorsqu’il&#13;
était grand-vicaire de Paris, ce doit à M. le doyen quand ils se trouvaient ensemble&#13;
dans la chambre ecclésiastique hors la cathédrale (selon que M. l’archevêque nous&#13;
l’a dit chez lui lorsque nous y étions assemblés pour vos affaires) l’expédient qu’il&#13;
a trouvé lui-même, c’est que M. le doyen de Québec ne se trouve pas hors la&#13;
cathédrale avec MM. vos grands-vicaires.&#13;
Lorsque les curés ou missionnaires invalides verront que vous honorerez votre&#13;
Séminaire de vos bonnes grâces, ils seront plus réservés à se plaindre qu’on ne leur&#13;
y donne pas assez leurs petits soulagements. Vous savez d’ailleurs, Monseigneur,&#13;
qu’il est ordinaire aux infirmes de se contenter difficilement du soin qu’on a d’eux.&#13;
M. l’archevêque et le R. P. de La Chaize, qui ont été maîtres de tout, n’ont pas jugé&#13;
qu’il convint de leur laisser la liberté de sortir du Séminaire (où j’écrirai pour&#13;
suivre vos intentions qu’on ait pour eux plus de charité que jamais), mais&#13;
seulement de donner au Séminaire le pouvoir de s’en délivrer s’ils devenaient&#13;
insupportables et si quelque communauté réglée voulait bien les recevoir, car il&#13;
paraît méchant et dangereux que des prêtres languissants demeurent dans des&#13;
maisons particulières, surtout en Canada, où le clergé s’est soutenu jusqu’ici dans&#13;
une régularité dont vous avez été content et dont tous les séculiers ont été édifiés.&#13;
&#13;
�Je vous suis très obligé, Monseigneur, de ce que vous prenez part à l’embarras où&#13;
a pu me jeter en France le manque de quelques fonds que nos Messieurs ont&#13;
touchés à Québec et qui m’auraient été nécessaires en France. J’ai fait le mieux que&#13;
j’ai pu et je touche cette année les 2 000 francs des prêtres usés, dont je paierai une&#13;
petite partie de ce qui est dû à M. Grignon à La Rochelle, après avoir répondu&#13;
exactement, Monseigneur, à tous les articles de vos trois lettres.&#13;
Permettez-moi de vous demander deux ou trois choses avec respect et confiance :&#13;
1° que nos Messieurs de Québec continuent à observer les&#13;
règlements provisionnels que nous leur avons envoyés de Paris il y&#13;
a plusieurs années. Et je vous promets qu’à l’égard des&#13;
ecclésiastiques que vous leur donnerez à former, ils garderont le&#13;
règlement&#13;
&#13;
particulier&#13;
&#13;
qu’il&#13;
&#13;
vous&#13;
&#13;
plaira&#13;
&#13;
leur&#13;
&#13;
prescrire.&#13;
&#13;
M. l’archevêque trouve ce tempérament raisonnable ;&#13;
2° que le Séminaire ne soit point obligé de payer sa part des dépenses&#13;
de la fabrique, dont il ne nous paraît pas qu’il puisse être tenu. Si&#13;
vous avez des raisons contraires que nous ne prévoyons pas ici,&#13;
faites-moi la grâce de me les mander ;&#13;
3° que sur ce que vous avez fait connaître à votre retour en Canada&#13;
que vu le peu de revenu de votre chapitre il faudrait peut-être cesser&#13;
le service de la cathédrale, on vous représente que M. votre&#13;
prédécesseur, par transaction passée avec les religieux des abbayes&#13;
de Méobecq et de l’Estrée, s’est engagé à faire acquitter leurs&#13;
fondations et offices dans l’église de Québec, de sorte qu’il semble&#13;
qu’on ne peut pas se dispenser de faire quelque fonds sur le revenu&#13;
du chapitre pour exécuter la transaction. Il paraîtrait même assez&#13;
bon de mettre tout le revenu en distributions manuelles pour les&#13;
seuls présents.&#13;
Je ne puis finir sans vous dire que M. de Quémener, notre agent à Rome, m’écrit,&#13;
par sa lettre du 3e mars que je reçus hier, qu’il espérait qu’avant la fin de ce mois-&#13;
&#13;
�là l’affaire de l’union des manses abbatiales et monacales de vos abbayes avec&#13;
votre évêché et votre chapitre serait terminée. Je voudrais bien qu’on pût en avoir&#13;
la nouvelle avant le départ des vaisseaux, afin que vous eussiez la joie de&#13;
l’apprendre.&#13;
Je dois aussi vous dire, Monseigneur, que M. de Pellisson mourut le 6e de février&#13;
dernier et quoiqu’il ait été surpris et qu’on n’ait pas eu le temps de lui donner les&#13;
sacrements, il vivait si bien et il donnait tous les jours tant de marques de la&#13;
sincérité de sa foi, de son zèle pour la conversion des hérétiques, de sa piété dans&#13;
la fréquentation des sacrements et de sa charité envers les pauvres qu’on ne peut&#13;
douter qu’il n’ait trouvé grâce auprès du Père des miséricordes. Je suis sûr que&#13;
vous ne lui refuserez pas vos prières.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2022&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2021.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                    <text>.archives du Séminaire de Quéoec&#13;
&#13;
1693&#13;
3 Mars&#13;
&#13;
le t t r e de M de B risacier supérieur du Séminaire de Paris et de&#13;
M de la P a lliè re ami et chargé d’ a ffa ir e s de Mg^ de St V a llie r à ce der&#13;
n ier laq u elle le ttr e est aussi signée de l ’ archeveque de Paris et du&#13;
S.«P« de la ühaize •&#13;
&#13;
Monseigneur,&#13;
Pour vous marquer mieux avec quelle union d’ esp rit et&#13;
de coeur nous agissons i c i , M de la P a lliè re et moi, dans le s a ffa ir e s&#13;
que vous avez avec le séminaire de ^ùéhec, Monseigneur l ’ archoveque de Pa­&#13;
r i s et le R.P. de la Uhaize ont jugé à propos que nous eussions l ’ honneur&#13;
de vous é cr ire lu i et moi une le t t r e commune pour accompagner le p e t it r è ­&#13;
glement qu’ i l s vous envoient cette année signé d ’ eux après l ’ avoir f a i t ap­&#13;
prouver par le Roi qui en a non seulement examiné et pesé tous le s a r t ic le s&#13;
mais meme changé et modifié quelques-uns .&#13;
.&#13;
&#13;
V&#13;
&#13;
ïïn exécution du second a r t ic le nous sommes convenus qu’ on ô te r a it&#13;
des charges du séminaire Mrs de Maizerets et Glandelet puisqu’ i l s ont le&#13;
malheur de vous déplaire et on envoie la nomination des o f f i c i e r s qui gou­&#13;
verneront désormais ’ fct dont nous désirons que le gouvernement vous agrée,&#13;
A l ’ égard du 6e, on é c r it à H.Dupré pour le p rie r par le zèle&#13;
que nous présumons qu’ i l a pour la paix de se s a c r ifie r généreusement&#13;
(#î®S^3ss^0^iiï&amp;sf&gt;tee ) lui-meme, d’ a lle r vous trouver et vous dire que&#13;
n’ étant pas assez heureux pour vous s a tis fa ir e dans le poste où i l est depuis s ix ans, i l vient vous supplier &amp; je te r le s yeux sur quelqu’ autre su­&#13;
je t du séminaire qui vous s o it plus agréable que lu i, et que, da bon coeur&#13;
i l lu i résignera sa cure pour vous donner une marque du désir sin cere que&#13;
le séminaire et lu i ont de chercher tous le s moyens de bien vivre avec vous.&#13;
Gomme on nous ordonne dans le septième de vous f a ir e une propo­&#13;
s it io n sur le revenu de la cure de Québec, nous sa tisfa is o n s à cet ordre&#13;
&#13;
-&#13;
&#13;
�Monseigneur en la issa n t à votre chois ou de donner par an à ce curé tant&#13;
pour lu i que pour ses deux v ica ir e s de la haute et de la b a s s -v iile d ix -h u it&#13;
cents liv r e s que vous assurerez sur le revenu de vos abbayes de France moy­&#13;
ennant quoi i l vous eédera tout le revenu de sa cure su it f ix e s o it casuel&#13;
que vous pouvez fa ir e recevoir par t e lle personne qu’ i l vous p la ira commet­&#13;
tre pour ce la ;&#13;
&#13;
ou de la is s e r jo u ir comme cy-devant le curé de son revenu&#13;
&#13;
en y ajoutant de votre part quatre cents liv r e s sur le second tie r s des&#13;
quatre m ille liv r e s couchées sur l ’ état des charges indispensables du&#13;
Canada.&#13;
La raison qui a porté IJgr l ’ a ch e v é que et le h.j?. de la Chaize à vous&#13;
o f f r i r ce tte a ltern ative est parce que vous avez é c r it *±ue la cure de Qué­&#13;
bec v a la it au moins deux m ille liv r e s de rente de sorte qu’ i l a paru&#13;
qu’ en v&lt;ous abandonnant tout le revenu pour dix-h u it cents liv r e s vuus y&#13;
gagneriez encore et s i vous ne jugez pas à propos de cou rir aucun risque&#13;
d’ être o b lig é d ’ y mettre du v ô tre , s i la cure v a la it moins, on a estimé&#13;
qu’ i l é ta it ju ste qu’ en laissan t les choses comme e lle s sont vous y a jou tas­&#13;
s ie z au moins quatre cents liv r e s pour f o r t i f i e r le revenu du curé qui&#13;
c r o it qu’ i l s ’ en fau t beaucoup que la cure a it deux m ille liv r e s de revenu&#13;
et on a jugé que ces quatre cents liv r e s devaient être p rises sur le se­&#13;
cond ÿiers des quatre m ille francs couchés sur l ’ état des charges in d is ­&#13;
pensables du Canada parce que ce t ie r s est a ffe c té à la subsistance des&#13;
curés entre lesquels ce lu i de Québec tie n t le premier rang.&#13;
Rien n’ est plus raisonnable que &amp;e vous reporter incessamment v otre&#13;
bibliothèque comme i l est porté au 9e a r t ic le et nous croions que s i on&#13;
ne l ’ avait pas encore f a i t lorsque vous avez é c r it pour vous en plaindre*&#13;
c ’ est que depuis votre arrivée à Québec jusqu’ au départ des vaisseaux qui&#13;
sont xgBBStx revenus &amp; i c i , Mrs du séminaire ont été selon toutes le s&#13;
apparences occupés à plusieurs choses f o r t pressées;&#13;
&#13;
noua vous fa ison s&#13;
&#13;
excuse pour eux de ce p e t it retardement et nous espérons qu’ avant que&#13;
&#13;
�ce tte le t t r e so it entre vos mains vos liv r e s vous auront été rendus.&#13;
le dixième a r t ic le vous attribuant la nomination des cin q m issionnai­&#13;
res et autres prêtres invalides pour lesquels le lioi accorde tous le s ans&#13;
deux m ille liv r e s au séminaire de Québec, nous vous prions de marquer votre&#13;
b ien veillan ce pour1 ce séminaire en donnant place dans ce nojabre ae cinq aux&#13;
p retres qui étant de son corps se trouveront usés ou par l ’ âge ou par -i.es&#13;
travaux et leurs maladies.&#13;
Enfin après avoir examiné à fond 1*a ffa ir e au retour de il. I&gt;es_maizerets&#13;
et Glandelet en Prance, on a été convaincu i c i de l'im p o s s ib ilit é absolue&#13;
où est le séminaire de Paris de vous envoyer aucun su jet en leur p la ce .&#13;
On a vu aussi que ces deux Messieurs étant chanoines et dign ités de votre&#13;
E g lise , Monseigneur, le supérieur du séminaire de Paris pouvait bien leur&#13;
ô te r la conduite du séminaire de Québec&#13;
&#13;
et c 'e s t ce qu’ i l a f a i t de tout&#13;
&#13;
son co^ur pour vous fa ir e p la is ir et vous témoigner son respect mais q u 'i l&#13;
ne peut pas de son au torité le s ôter de leurs b én éfices.&#13;
&#13;
S’ i l s cherchent&#13;
&#13;
à dominer, i l s ne seront pas peu m ortifiés de se v o ir sans emploi dans le&#13;
séminaire et dans le d iocèse, et s ’ i l s ne l e cherchent pas, i l s é d ifie r o n t&#13;
par leur hum ilité et leur s ile n ce ceux q u 'ils avaient pu.mal é d ifie r par le s&#13;
démêlés q u 'ils ont eu le malheur d’ avoir avec vous et p eu t-être que par leur&#13;
conduite i l s regagneront avec le temps' l ’ honneur de vos bonnes grâces&#13;
dont i l s tâcheront par toutes sortes de v oies de se rendre dignes;&#13;
&#13;
mais&#13;
&#13;
au cas qu’ i l s s ’ en rendissent indignes vous serez toujours en état de r e ­&#13;
venir à l ’ exécution du règlement.&#13;
V oilà Monseigneur le s p rin cip a les choses que nous avons cru devoir&#13;
vous é cr ire en commun II. de la r a lliè r e et moi;&#13;
&#13;
Monseigneur 1 '.archevêque&#13;
&#13;
de Paris et le li.P. de la Chaize à qui nous avons lu la le t t r e en tière ont&#13;
bien voulu 1 'honorer et l ’ au toriser de leur signature.&#13;
&#13;
Sous sommes avec un&#13;
&#13;
profond re sp e ct;&#13;
lions signeur»&#13;
Vos t r è s humbles et t r è s o b é issa n ts s e r v it e u r s ,&#13;
&#13;
�»&#13;
&#13;
4&#13;
&#13;
-&#13;
&#13;
(signé)&#13;
J.G o Do B risacier&#13;
De la P a lliè re&#13;
St Archevêque de Paris&#13;
De la Chaize&#13;
&#13;
Copie du temps conservée aux Archives du Séminaire de ^uébec&#13;
et c e r t i f i é e conforme.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie dactylographiée en français classique par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval</text>
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                    <text>1693, 17 mars – Lettre de Brisacier à Saint-Vallier&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Séminaire 1, no 31a)&#13;
No 31 b.&#13;
&#13;
1 Copie de la Simple Lettre particuliere de M. Labbé de Brisacier a Mon seig.r de Quebec&#13;
2 du 17.e mars 1693. fermée et envoyée le 1.er Avril.&#13;
3&#13;
Monseigneur&#13;
Séminaire 1, No 31, B&#13;
4 Outre la lettre commune que J’ay eu l’honneur de vous escrire conjoinctem.t&#13;
5 avec M de la Palliere Sur le nouveau reglement par ordre de Mgr L’archevesque de&#13;
6 Paris et du R. P. de la chaize qui lont leüe a Sa ma.te p.r la lui faire approuver&#13;
7 avant que de nous la rendre. Jl est bien Juste que Je Satisfasse encore en&#13;
8 particulier a mon devoir en faisant response aux trois lettres que J’ay receues de V. G.&#13;
9 l’une du 11.e Sept. 1692, toute de vostre main, dont J’ay receu un duplicata escrit&#13;
10 d’une main estrangere, ou vous avez ajouté de vostre main apres vostre Signature&#13;
11 1.e la nouvelle du Naufrage du vaisseau qui portoit vos effets, et la meilleure partie de&#13;
12 ceux de n’re Sem.re dont Je Suis aussy affligé p.r vous M’gr, que p.r nous.&#13;
13 2. Le retour de M dubos avec M. Tremblay, mais Jl faut que Son voyage ait esté&#13;
14 rompu, puis que M Tremblay Seul a repassé. 3. La convention que vous avéz&#13;
15 faite avec nos M.rs de 400# de france p.r la nourriture et lentretien des Ecclesias=&#13;
16 tiques que vous leur donnez en pension, et Je Suis persuadé que quoy que la So’e&#13;
17 Soit considerable, cependant eü esgard a la cherté presente, de toutes choses, nos m.rs&#13;
18 y mettront encore duleur, et ne peuvent prendre moins dans l’estat present&#13;
19 de leurs affaires&#13;
20 Lautre lettre est du 30.e du mesme mois de Septembre, que vous me dites la 3.e escrite&#13;
21 par le Pont chartrain, par ceque vous comptéz apparamment le duplicata&#13;
22 de la 1.ere avec Son addition, p.r une Seconde lettre et la derniere du 10. Novembre&#13;
23 Suivant dont vous avéz chargé le petit Navire&#13;
24 Par le 1.ere vous me dittes que nos M.rs nonobstant la Surprise ou ils vous ont&#13;
25 parus estre du reglem.t que vous aviez porté, vous ont parus vouloir Sy Soumettre&#13;
26 et cependant vous m’insinuéz qu’il Seroit bon de vous envoyer deux Ecclesiastiques&#13;
27 qui gouvernassent leSem.te de Quebec a la maniere de france, a quoy vous&#13;
28 ajoustéz, que vous ne vouléz pas insister davantage Sur cet article, de peur que&#13;
29 je ne puisse croire que vous cherchéz a ma faire de la peine. Pour me faire&#13;
30 la grace toute entiere, M’gr, vous auriez pu ne pas y insister aussy, aupres&#13;
31 de M. de Pont chartrain, qui Sans connoistre limpuissance absolüe, ou nous&#13;
32 Sommes de donner ny un ny deux Sujets nouveaux capables de conduire nostre&#13;
33 maison de Quebec, n’a rien oublié p.r vous Servir. Mais J’ay esté obligé de&#13;
34 lui exposer la verité et M’gr Larche avec le R P. de la chaise en ayant rendu&#13;
35 compte au Roy, Sa majesté a jugé par Son équité et par Sa bonté, qu’il ne falloit&#13;
36 par exiger de nous limpossible, ny mesme nous obliger a gouverner tout a fait le&#13;
39 Sem.re de Quebec, co’e on gouverne ceux de france acause de la difference de l’estat&#13;
40 de cette Eglise d’avec celles qui Sont establies depuis Longtemps.&#13;
41 Vous me faites aussy une honnesteté par cette 1.ere lettre Sur le retour de M&#13;
42 Tremblay dont vous me dittes, M’gr, que vous vous estes privé tres volontiers p.r&#13;
&#13;
�43 me faire plaisir, quoy que ce fust un fort bon miss.re Je vous asseure, M’gr&#13;
44 qu’ayant Sceu d’ailleurs que Son caractere d’esprit vous paroissoit moins Souple&#13;
45 que je ne le Souhaiterois, Je Suis ravi de mon costé qu’en nous faisant plaisir&#13;
46 Séminaire 1, no 31-B&#13;
-247 vous ayez pu vous en faire a vous mesme, en le renvoyant icy, ou nous&#13;
48 tascherons a le mettre Sur un pied d’une plus grande docilité a vostre esgard,&#13;
49 S’il retourne Jamais en canada p.r y travailler Sous vos ordres. Et cependant&#13;
50 Je vous ay une Sensible obligation de Son retour, car il m’est fort necessaire a&#13;
51 Paris dans la disette ou nous Sommes d’ouvriers.&#13;
52 Vous me parléz ensuite des 600.# d’arrerages de M.delle de Beauvais, et vous avez&#13;
53 la bonté de me dire que Si vous ne me les avéz pas fait toucher icy, c’est&#13;
54 par ce que vous avéz preveu que nos m.rs en auroient besoin a Quebec, ou vous&#13;
55 vouléz les ayder de cette So’e, et de plus.rs autres que vous ne pouviez pas leur&#13;
56 refuser Sur les lieux, estant persuadé de l’ambarras ou les jettent leurs bastiment.&#13;
57 Ce Sont les propres formes de vostre lettre, que J’ay devant les yeux en y repondan&#13;
58 Ces bastimens, M’gr, je vous le proteste, Sont aussy peu de mon goust que du&#13;
59 vostre; Ne les imputéz pas, je vous prie a nos m.rs qui ont fait ce qu’ils&#13;
60 ont pü p.r en dissuader M’gr L’ancien; mais comm’il en fait la depense, Sur&#13;
61 des fonds dont il est le m.tre S’estant reservé lusufruit de Ses biens, apres lui&#13;
62 avoir fait de tres humbles, et de tres respectueuses remonstrances, Sil persiste,&#13;
63 Jls n’ont point d’autre party a prendre, que de Se tenir en repos, et lui laisser contre&#13;
64 leur Jnclination achever Son propre ouvrage. C’est asséz p.r eux que cela ne vous&#13;
65 plaise pas, pr les porter a lempescher Sils le pouvoient. Je me joins a eux cette&#13;
66 année par mes lettres p.r Supplier ce Prelat de Surseoir, Sil est possible ce qui peut&#13;
67 encore rester a faire, mais ce qui est fait est fait, et J’execute autant queje le puis&#13;
68 par respect qu’un fondateur de Sem.re Se donne avant que de mourir la consolation&#13;
69 d’en bastir la chapelle, ou il veut peut estre marquer le bien de Sa Sepulture, Sans&#13;
70 pourtant approuver quil le fasse dans un temps ou il feroit peut estre mieux&#13;
71 de deferer a vos Sentimens. Apres cette declaration qui est fort Sincere de&#13;
72 ma part, M’gr, Je vous dois remercier de ceque vous voulez bien assister&#13;
73 nos M.rs des So’es que vous reconnoissez leur devoir ne pouvoir pas leur&#13;
74 refuser, estant convenus icy que vous les leur payeriez Sur les lieux, et non pas&#13;
75 a moy en france. Sur ce fondem.t permettrez moy de vous Supplier de leur&#13;
76 payer au plutost, Si vous ne lavez fait pas encore fait les 3375.# dont M.&#13;
77 Labbé de choisy a trouvé que vous estiez redevable envers le chapitre&#13;
78 jusqu’a la fin de 91. Cette So’e est deüe au Sem.re, qui a acquitté toutes les&#13;
79 charges du chapitre, et elle lui est necessaire p.r Se liberer d’une partie de ce&#13;
80 qu’il doit de Capital et d’Jnterests a M. Grignon marchand p.r les factures de la&#13;
81 Rochelle et de Bourdeaux, dans les annéez 1692 et 93. Le chapitre consentira&#13;
82 que sur ces deux annéez 92. et 93. vous preniez ce qu’il Sera necessaire que le chapitre&#13;
83 contribue aux frais de L’union qui Se doit faire a Rome. Et comme Lannée&#13;
84 1693. n’est pas encore escheüe, Si ce que vous devez de l’année 1692. ne Suffit&#13;
&#13;
�85 pas p.r la part du chapitre, Je feray volontiers l’avance de ce qu’il faudra&#13;
86 Suppleer Sur l’année courante Vous Scavez, Mon seigneur que Je vous&#13;
87 l’avois promis en france, et ainsy vous pouviez payer Sans difficulté a nos&#13;
88 mess.rs les 3375.# du passé, dont vous estiez convenu icy. Si vous n’avez&#13;
89 pas creü jusqu’icy le devoir faire, Je vous Supplie de ne pas differer&#13;
90 davantage, et de compter Sur ma parole co’e Je compte Sur a vostre.&#13;
-391 a L’Esgard de cette union, Jl n’est pas besoin, M’gr que vous me pressiez&#13;
92 de joindre a vostre credit le peu que nous en avons p.r en obtenir le decret a&#13;
93 Rome; Nostre interest est Si visible Sur cela, que nous ne pourrions Sans le&#13;
94 trahir estre lents et indifferens dans la poursuite de cette affaire. J’en ay don&#13;
95 donné lordre a M. De Quemener dans Ses instructions p.r la cour de Rome&#13;
96 ou il est encore, J’ay Souvent Sollicité M Le maire a Paris, et depuis peu&#13;
97 J’ay escrit une lettre menaçante a M. de Bru a Rome Sur le retardem.t de&#13;
98 cette affaire, et par dessus tout cela, Mad. de m. a eu la bonté d’escrire&#13;
99 a M Le cardinal de Janson p.r le prier de proteger M. de Quemener vostre&#13;
100 Solliciteur. Voyez Si je puis faire plus; Cependant la chose n’est point encore&#13;
101 finie, et nous en attendons de jour en jour des nouvelles. M. de la Palliere ne&#13;
102 Sy endort pas, on ne peut pas estre plus vigilant et plus zelé qu’il l’est Sur&#13;
103 tout ce qui vous regarde. # Je crois qu’il vous mandera que Le R. P. Le valois&#13;
104 apres S’estre fait faire depuis quinze jours la grande operation, n’a eu nul&#13;
105 nul accident, et que Selon toutes les apparances il Sera guery en peu de temps.&#13;
106 Jl faut esperer mesme que cette guerison Sera parfaite, et quil ne Se Sentira&#13;
107 plus de tous ces divers maux qui lavoint rendu Si languissant, mais qu’au&#13;
108 contraire Dieu lui redonnera une nouvelle vigueur p.r travailler comme&#13;
109 auparavant au Salut des ames. Je Scay que cette nouvelle vous donnera&#13;
110 beaucoup de Joye, et c’est p.r cela que je vous l’escrit.&#13;
111 Par vostre lettre du 30.e Septembre Vous mapprenez.&#13;
112 1.e que vous avez terminé avec nos m.rs tous vos comptes, reciproques, en&#13;
113 vous remettant de part et dautre, toutes vos pretentions. Je leur Scay bon&#13;
114 gré de relascher autant qu’ils le peuvent de leurs Jnterests, mais en verité il&#13;
115 me paroist entre vous et moy, Monseigneur, que pour vous marquer mieux&#13;
116 leur respect Jls ont fait au dela de ce que J’aurois fait moy mesme.&#13;
117 Cependant je ne leur en feray nul reproche, mais je vous Supplie, Monseigneur,&#13;
118 de mesnager leur Soumission, en les pressant moins.&#13;
119 2.e qu’ils vous ont donné la liste des aggregez du Sem.re, et celle des chapelles&#13;
120 qui ne montoit qu’a quatorze ou quinze, dont vous leur en atez laissé cinq&#13;
121 pour leur maison, et pour leurs terres. Je vous en remercie tres humblem.t&#13;
122 3.e Que vous avez bien d’autres affaires a traiter avec eux, tant p.r le Sem.re&#13;
123 que p.r le chapitre, et qu’ils auroint besoin d’un nouveau Sup.r, et de mes petits&#13;
124 avis p.r les rendre plus flexibles a vos Sentimens. Qu’au reste vous avez consenty&#13;
125 qu’ils touchassent onze cent quelques livres monnoye de france, Sur ceque&#13;
126 vous deviez au chapitre, a condition que le Sem.re donneroit quitance au chapitre&#13;
&#13;
�127 de certaine depense. Comme vous ne m’expliquéz pas ce que c’est que cette&#13;
128 depense, Je ne puis rien repondre Sur cet article; J’ay desja respondu Sur le&#13;
129 desir que vous aviez d’un nouveau Superieur, et a l’esgard de mes petits avis,&#13;
130 Je ne manque pas a repeter Sans cesse qu’on Saccommode autant qu’il Se&#13;
131 poura a vos intentions dans toutes les rencontres, ou vous Souhaiterez&#13;
132 quelque chose mais oserois je vous dire avec respect que p.r mesnager l’authorite&#13;
133 des Sup.rs et la foiblesse des Jnferieurs, Jl est Souvent expedient de ne pas tant&#13;
134 leur demander de choses, p.r ne pas les exposer a faire des fautes, en ne&#13;
135 Séminaire 1 no 31B&#13;
-4136 Scachant Souvent de quel costé Se tourner p.r parer a tout.&#13;
137 # 4.e Qu’outre ce que vous avez perdu Sur le vaisseau qui avoit fait Naufrage,&#13;
138 Vous avez encore fait d’autres pertes Sur un autre bastiment qui a esté pris&#13;
139 par les ennemis, et qu’il vous en couste cinq a Six mil francs. personne&#13;
140 ne prend plus de part que moy, Mon seigneur, a ce juste sujet d’afliction,&#13;
141 Dieu veüille vous recompenser d’ailleurs, Je ne Scay Si M. de la Paliere a&#13;
142 obtenu quelque gratification extraordinaire, mais je Serois ravy qu’il l’eust&#13;
143 fait, estant bien persuadé des besoin que vous en avez, et du bon usage que&#13;
144 vostre zele vous en feroit faire.&#13;
145 5.e en fin vous mordonnez de porter nos mess.rs a executer de bonne grace&#13;
146 et de bonne heure tous les articles du Reglement Sur tout en ce qui regarde nostre&#13;
147 bibliotheque. Je le fait, je vous asseure, de mon mieux, l’escrit qu’ils vous ont&#13;
148 donnez Signé d’eux dont ils m’ont envoyé copie, est un engagement certain a vous&#13;
149 obeir en tous les articles, et je crois celui de la bibliotheque executé, avant que vous&#13;
150 receviez nos lettres de cette année.&#13;
151 Dans vostre derniere du 10.e Nov. Vous vous plaignéz que nos M.rs veulent&#13;
152 vivre dans la confusion Sans regler ce qui appartient a un chacun, Je vous&#13;
153 Supplie, Monseig.r, au lieu de leur demander a eux mesmes ce que vous Souhaitez&#13;
154 d’eux, de me faire la grace de me l’escrire, afin que Sils ne Sont pas raisonnab’.&#13;
155 on vous fasse raison p.r eux. Sils n’observent pas quelqu’un des articles du&#13;
156 Reglement du Roy, apres qu’ils S’y Sont Soumis par l’escrit Signé d’eux qui est&#13;
157 entre vos mains, Jl n’y aura plus moyen de les excuter.&#13;
158 Comme L’usage de france n’est pas le mesme dans tous les Diocezes Sur la contestation&#13;
159 du pas entre les Doyens des chapitres, et les grands Vicaires des eveque, lors qu’ils&#13;
160 Sont hors des cathedrales, et quil y a exemple dans le dioceze de Paris que M.&#13;
161 du Plessis de la Brunetiere ap’nt Evesque de Saintes, lors qu’il estoit Grand Vicaire&#13;
162 de Paris, ce doit a M le Doyen, quand ils Se trouvoint ensemble dans la&#13;
163 chambre Ecclesiastique hors la cathedrale, (Selon que M. Larchevesque nous l’a&#13;
164 dit chez lui, lors que nous y estions assembléz p.r vos affaires) Lexpedient qu’il&#13;
165 a trouvé lui mesme, cest que M. le Doyen de Q. ne se trouve pas hors la Cathedralle&#13;
166 avec M.rs vos Grands Vicaires.&#13;
167 Lors que les curez ou miss.res invalides verront que vous honorerez vostre&#13;
168 Sem.re de vos bonnes graces, Jls Seront plus reservéz a Se plaindre qu’on ne leur&#13;
&#13;
�169 y donne pas assez leurs petits Soulagemens; Vous Scavez dailleurs, M’gr&#13;
170 qu’il est ordinaire aux Jnfirmes de Se contenter difficilement du Soin qu’on a d’eux&#13;
171 M. L’archevesque et le R. P. de la chaize qui ont esté maistre de tout n’ont pas&#13;
172 jugé qu’il convinst de leur laisser la liberté de Sortir du Sem.re (ou jescriray p.r&#13;
173 Suivre vos intentions qu’on ait p.r eux plus de charité que jamais) mais Seulem.t de&#13;
174 donner au Sem.re le pouvoir de S’en deslivrer, S’ils devenoint insuportables, et Si quelque&#13;
175 communauté reglé vouloit bien les recevoir; car il paroist messcant et dangereux&#13;
176 que des Prestres languissans demeurent dans des maisons particulieres, Sur tout&#13;
177 en canada, ou le clergé S’est Soutenu jusqu’icy dans une regularité, dont vous avéz&#13;
178 esté content et dont tous les Seculiers ont esté édifiez.&#13;
179 Je vous Suis tres obligé. M’gr, de ce que vous prenez part a l’ambarras ou&#13;
180 a pu me jetter en france le manque de quel ques fonds que nos m.rs ont&#13;
181 touchez a Qu, et qui m’auroint esté necessaires en france. J’ay fait le mieux&#13;
182 que J’ay pu, et je touche cette année les deux mil francs des Prestres uséz,&#13;
183&#13;
Séminaire 1, no 31 B&#13;
-5184 dont Je payeray une petite partie de ce qui est deu a M. Grignon a la Rochelle&#13;
185 apres avoir repondu exactem.t M’gr,. a tous les articles de vos trois lettres,&#13;
186 permettez moy, de vous demander deux ou trois choses avec respect et confiance&#13;
187 1. Que nos m.rs de Q. continuent a observer les reglemens provisionels que nous&#13;
188 leur avons envoyéz de Paris il y a plus.rs annéez; et Je vous promets qu’a l’esgar&#13;
189 des Ecclesiastiques que vous leur donneréz a former, Jls garderont le reglement&#13;
190 particulier quil vous plaira leur prescrire. M. Larchevesque trouve ce&#13;
191 temperament raisonnable&#13;
192 2. Que le Sem.re ne Soit point obligé de payer Sa part des depenses de la fabr[ique]&#13;
193 dont il ne nous paroist pas qu’il puisse estre tenus; si vous avez des raisons&#13;
194 contraires, que nous ne prevoyons par icy, faites moy la grace de me les&#13;
195 mander.&#13;
196 3. Que Sur ce que vous avéz fait connoistre a vostre retour en canada, que&#13;
197 veu le peu de revenu de vostre chapitre JL faudroit peut estre cesser le&#13;
198 Service de la cathedrale, on vous represente que M vostre predecesseur par&#13;
199 transaction passée avec les Religieux des abbayes de meobec et de LEstrée, S’est&#13;
200 engagé a faire acquitter leurs fondations et offices dans LEglise de Q. de Sorte&#13;
201 qu’il Semble qu’on ne peut pas Se dispenser de faire quelque fonds Sur le revenu&#13;
202 du chapitre p.r executer la transaction, mai Jl paroistroit mesme assez&#13;
203 bon de mettre tout le revenu en distributions manuelles p.r les Seuls presens.&#13;
204 Je ne puis finir Sans vous dire que M. de Quemener nostre Agent a Rome&#13;
205 m’escrit par Sa lettre du 3.e mars que je receus hyer, qu’il esperoit qu’avant&#13;
206 la fin de ce mois la l’affaire de L’union des manses abbatiales et monacales de&#13;
207 vos abbayes avec vostre Evesché et vostre chapitre Seroit terminée. Je voudrois&#13;
208 bien qu’on pust en avoir la nouvelle avant le depart des vaisseaux, afin que&#13;
209 vous eussiez la joye de l’apprendre.&#13;
210 Je dois aussy vous dire, M’gr que M. de Pelisson mourut le 6. de fevrier&#13;
&#13;
�211 dernier, et quoy qu’il ait esté Surpris, et qu’on n’ait pas eu le temps de lui&#13;
212 donner les Sacremens, Jl vivoit Si bien, et il donnoit tous les jours tant de marques&#13;
213 dela Sincerité de Sa foy, de Son zele p.r la conversion des heretiques, de Sa&#13;
214 pieté dans la frequentation des Sacremens, et de Sa charité envers les pauvres,&#13;
215 qu’on ne peut douter qu’il n’ait trouvé graces aupres du Père des misericordes.&#13;
216 Je Suis Seur que vous nel ui refuserez pas vos prieres.&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2021&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Le supérieur du Séminaire de Paris propose au 2e évêque de Québec des aménagements aux Articles de 1689 de La Chaize, confesseur du roi, et Champvallon, archevêque de Paris, qu'il voulait imposer au Séminaire de Québec. </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13287" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13289" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13288" class="show"&gt;Copie dactylographiée en français classique&lt;/a&gt; par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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                    <text>Extraits du mémoire de Seignelay à Denonville&#13;
(Versailles, 31 mai 1686)&#13;
&#13;
[…] Il n’y a rien de plus nécessaire que d’augmenter les cures, ainsi qu’il [le roi]&#13;
le propose ; mais il faut que le pays s’aide pour les multiplier jusqu’à 51, vu que&#13;
la somme entière pour la subsistance des curés à 400 livres pour chacun monte à&#13;
20 400 livres et que les dîmes ne montent qu’à 6 196 livres. Ainsi, il manque&#13;
14 204 livres pour pouvoir entretenir ce monde. Cependant, Sa Majesté,&#13;
considérant combien il est important d’établir des curés fixes et d’en augmenter&#13;
le nombre, a consenti pour cette année de faire un fonds de 8 000 livres, qui, avec&#13;
les 6 000 livres ci-dessus pourra suffire pour la subsistance de 36 curés, au lieu de&#13;
25 qui ont servi les paroisses l’année dernière ; mais il faut que l’évêque choisisse&#13;
de bons prêtres capables et qui s’appliquent principalement à instruire la&#13;
jeunesse. Il faut seulement prendre garde qu’il ne faut pas pousser trop loin les&#13;
instructions pour l’état ecclésiastique, étant important de n’y admettre que ceux&#13;
qui seront nécessaires pour le bien spirituel de la colonie, sans trop multiplier le&#13;
nombre des prêtres. Mais Sa Majesté approuve extrêmement le soin qu’on prend&#13;
d’apprendre des métiers aux enfants pour devenir avec le temps de bons&#13;
artisans.&#13;
Elle approuve aussi qu’il ait accordé à l’Église la place du Vieux magasin de la&#13;
basse-ville pour en faire une paroisse succursale. Les Récollets du fort de&#13;
Frontenac ont fait savoir à Sa Majesté que ledit sieur de Denonville voulait les en&#13;
faire sortir et comme ils y sont établis par des lettres patentes, il est nécessaire,&#13;
avant de rien faire à cet égard, qu’il fasse savoir les raisons qui peuvent le porter&#13;
à faire ce changement, afin que Sa Majesté y pourvoie comme elle le jugera à&#13;
propos.&#13;
Quoique Sa Majesté soit persuadée qu’il est à présent informé de l’heureux&#13;
succès que son zèle pour la conversion de ses sujets de la religion prétendue&#13;
réformée a eu, elle est bien aise de lui faire savoir qu’ayant reçu des avis de&#13;
toutes les provinces de son royaume dans les mois d’août et de septembre&#13;
derniers du grand nombre de conversions qu’il s’y faisait des villes toutes&#13;
entières, dont presque tous les marchands faisaient profession de ladite religion,&#13;
&#13;
�l’ayant abjuré. Cela obligea Sa Majesté à faire publier un édit au mois d’octobre&#13;
dernier pour révoquer celui de Nantes. Depuis ce temps, Dieu bénissant les&#13;
pieux desseins de Sa Majesté, tous ses sujets qui restaient encore dans l’hérésie en&#13;
ont fait abjuration, de sorte que Sa Majesté a présent[ement] la satisfaction, non&#13;
seulement de ne voir plus aucun exercice de cette religion dans ses états, mais&#13;
même de voir tous ses sujets faire profession de la religion catholique. Elle est&#13;
persuadée que cet exemple déterminera les hérétiques qui peuvent être en&#13;
Canada à faire la même chose et elle espère que ledit sieur de Denonville y&#13;
travaillera avec succès. Cependant, si dans ce nombre il s’en rencontrait&#13;
quelques-uns d’opiniâtres, qui refusassent de s’instruire, il peut se servir des&#13;
soldats pour mettre garnison chez eux ou les faire mettre en prison, en joignant à&#13;
cette rigueur le soin nécessaire pour leur instruction, en quoi il doit agir de&#13;
concert avec l’évêque. […]&#13;
Les sieurs de Le Barre et de Meulles n’ont eu aucun ordre d’empêcher les&#13;
mariages des soldats et Sa Majesté ne sait pas ce qui les peut avoir portés à faire&#13;
ces défenses, vu que ce n’est point son intention, ce qu’au contraire elle veut faire&#13;
en sorte d’augmenter la colonie et pour cet effet, que tout soldat qui voudra se&#13;
marier et se faire habitant, en prenant à cultiver des terres non défrichées, soit&#13;
dégagé du service et payé pendent un an de sa solde comme s’il servait […]&#13;
Il n’y a rien qui soit plus digne de ses soins et de son attention dans le pays où il&#13;
est que d’empêcher la débauche des jeunes gens et c’est une des choses en quoi&#13;
sa sagesse et son application pourront être plus utiles à cette colonie. Sa Majesté&#13;
trouve bon qu’il se serve pour cet effet de l’autorité qu’elle lui a commise pour&#13;
châtier ceux qui contreviendront à ses ordres et elle approuve qu’il n’exerce&#13;
qu’une justice militaire à cet égard. Surtout, il doit tâcher de supprimer le&#13;
scandale qui se pratique dans les débauches, où ces jeunes gens se mettent tout&#13;
nus, à la manière des Sauvages et Sa Majesté approuve la proposition qu’il fait de&#13;
former quelques compagnies de cette jeunesse sous le commandement des&#13;
gouverneurs de Montréal, des Trois-Rivières et du major de Québec, mais il faut&#13;
faire en sorte que ces compagnies ne coûtent pas si cher que celles qu’on envoie&#13;
de France et Sa Majesté est bien aise qu’il lui envoie un mémoire de la dépense&#13;
&#13;
�qu’il faudrait pour ce sujet. Cependant, Sa Majesté n’accordera plus de lettres de&#13;
noblesse, puisque c’est la source de tous ces désordres.&#13;
Elle a été bien aise de voir ce qu’il écrit au sujet des Sauvages qui sont établis&#13;
dans les bourgs de Sillery, Lorette, du Saut-de-La-Prairie et de La Montagne de&#13;
Montréal. La bonne disposition dans laquelle il les a trouvés lui doit faire&#13;
connaître de quelle importance il est de les attirer parmi les François, mais il est&#13;
nécessaire surtout de tenir la main à ce qu’ils soient instruits à la religion, de les&#13;
porter à prendre nos manières et d’empêcher qu’ils ne corrompent la jeunesse de&#13;
France. Sa Majesté est persuadée qu’il a les sentiments si droits sur la religion,&#13;
qu’il fera tout ce qu’il pourra pour empêcher la suite des désordres passés. […]&#13;
Il trouvera ci-joint un règlement pour conserver les droits du gouverneur général&#13;
dans les cérémonies publiques et pour expliquer ce qui doit être observé, tant à&#13;
son égard qu’à celui de l’intendant, pour défendre de tirer du canon pour&#13;
personne autre que pour ledit gouverneur et ordonner que l’intendant aura&#13;
toujours la seconde place dans toutes les cérémonies publiques. […]&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original par l’archiviste du Canada, v. 1900, publiée sur Canadiana&#13;
(Bibliothèque et Archives Canada), C-3753, p. 428-474.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Seignelay, Jean-Baptiste Antoine Colbert, 1651-1690, marquis de</text>
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                <text>Mémoire de Seignelay à Denonville (Versailles, 31 mai 1686)</text>
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                <text>Le secrétaire d’État à la Marine de France informe le gouverneur de la Nouvelle-France que le roi de France propose d’augmenter le nombre de curés fixes pour atteindre 51, mais qu'il manque des fonds pour leur subsistance. Ce qu’il a consenti pour cette année, avec les dîmes, permettra de subvenir aux besoins de 36 curés au lieu des 26 de l’an passé. Le roi veut connaître les raisons de vouloir sortir les Récollets du fort Frontenac. Le roi est satisfait des conversions massives et espère que cet exemple incitera les hérétiques au Canada à faire de même. Si certains refusent, des mesures strictes, comme l’emprisonnement, peuvent être prises. Le roi souhaite encourager les mariages des soldats pour augmenter la colonie. Les soldats qui se marient et cultivent des terres seront dégagés du service et payés pendant un an. Il approuve les efforts pour attirer les Autochtones parmi les Français. Il approuve l’établissement d’une desserte au Vieux magazin en basse-ville. Enfin, il envoie un règlement par lequel il ordonne que le gouverneur soit encensé dans les cérémonies dans les églises après l’évêque et avant le clergé et que l’intendant ne le sera qu’en l’absence du gouverneur et après le clergé.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série B, vol. 12, f. 27v-41&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Denonville, Jacques-René de Brisay de, 1642-1710</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13004" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/files/edit/676"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 28&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c3753/428?r=0&amp;amp;s=4"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-3753, p. 428-474 &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire des honneurs dans les églises (1659-1708)</name>
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                    <text>Extrait la lettre de Frontenac et Champigny à Pontchartrain&#13;
(Québec, 4 novembre 1693)&#13;
&#13;
[…] Nous avons fait ce que nous avons pu pour engager M. l’évêque et les&#13;
ecclésiastiques de son Séminaire à terminer à l’amiable les différends qu’ils avaient&#13;
ensemble, mais nos soins ont été inutiles et il n’y aura jamais que l’autorité du roi&#13;
qui puisse les faire finir entièrement et mettre les choses dans la règle ordonnée de&#13;
toutes les églises et séminaires de France.&#13;
Ledit sieur évêque a déjà établi des cures fixes en quelques endroits et il a promis&#13;
de continuer. […]&#13;
Frontenac&#13;
Champigny&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original publiée dans le Rapport de l’archiviste de la province de Québec&#13;
pour 1927-1928, p. 167-179.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Lettre de Frontenac et Champigny à Pontchartrain (Québec, 4 novembre 1693)</text>
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                <text>Le gouverneur et l’intendant de la Nouvelle-France informent le secrétaire d’État à la Marine de France qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu pour apporter la paix entre Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et le Séminaire, mais que seul le roi pourra régler leurs différends.</text>
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&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/13002" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/966"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 43&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2276297"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1927&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;(1927-1928), p167-179, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>Extrait de la lettre de Frontenac à Pontchartrain&#13;
(Québec, 17 novembre 1689)&#13;
&#13;
[…] Pour ce qui regarde l’union qu’on me recommande d’avoir avec M. l’évêque&#13;
et les ecclésiastiques, il n’y a rien que je n’aie fait et que je ne fasse tous les jours&#13;
pour la maintenir ; ils sont tous remplis de beaucoup de vertus et de piété et si leur&#13;
zèle n’était pas si véhément et un peu plus modéré, ils réussiraient peut-être mieux&#13;
dans ce qu’ils entreprennent pour la conversion des âmes, mais ils usent souvent&#13;
pour en venir à bout de moyens si extraordinaires et si peu usités dans le royaume,&#13;
qu’ils rebutent la plupart des gens au lieu de les persuader et c’est sur quoi je leur&#13;
dis quelquefois mes sentiments avec franchise et avec le plus de douceur que je&#13;
puis, sachant les murmures que cela cause et recevant très souvent des plaintes de&#13;
la gêne où ils mettent les consciences, surtout MM. les ecclésiastiques de Montréal,&#13;
où il y a un curé franc-comtois qui voudrait établir une espèce d’inquisition pire&#13;
que celle d’Espagne et tout cela par un excès de zèle.&#13;
J’en ai touché quelque chose à M. Tronson, à qui M. l’évêque en doit aussi parler,&#13;
parce qu’il n’a pu y apporter tout l’ordre qu’il aurait souhaité. Il est parti d’ici fort&#13;
brouillé avec l’ancien évêque et le Séminaire de Québec, dans la pensée de faire&#13;
régler en France tous leurs différends. Je n’ai point eu de curiosité d’en apprendre&#13;
tout le détail ; M. l’intendant y est entré beaucoup plus avant, parce qu’il est fort&#13;
ami et allié même de l’ancien évêque, mais par le peu que j’en ai pu savoir, il me&#13;
paraît qu’il y a des gens ici qui n’ont pas plus d’envie de voir l’autorité d’un évêque&#13;
bien établie que celle d’un gouverneur et que la condition du nouvel évêque serait&#13;
fort méchante s’il n’avait pas plus de pouvoir qu’ils le prétendent sur les&#13;
ecclésiastiques de son Séminaire, qui est établi d’une manière fort singulière et&#13;
extraordinaire, comme vous pourrez l’apprendre de ceux qui en sont encore mieux&#13;
informés que moi et par ce que j’en écrivais à feu M. le marquis de Seignelay dans&#13;
ma dernière dépêche que je vous supplie de vous faire représenter.&#13;
Vous y verrez ce que je lui marquais aussi pour l’établissement des cures fixes&#13;
qu’on diffère toujours d’année en année, tantôt sous un prétexte, tantôt sous un&#13;
autre. Cependant, il est constant qu’elles sont d’une nécessité indispensable et&#13;
qu’autrement les peuples ne seront jamais assistés comme ils le doivent être, ni&#13;
&#13;
�l’Église du Canada établie comme il faut. C’est pourquoi il serait bon, pendant que&#13;
M. l’évêque est en France, qu’on réglât la chose si fortement qu’il n’y eût plus à y&#13;
revenir, quelque prétexte plausible qu’on pût chercher ; les expédients que je&#13;
propose dans ma lettre ne seraient pas peut-être des moins méchants qu’on&#13;
pourrait prendre et qui apporteraient d’ailleurs d’autres avantages aux habitants&#13;
du pays. […]&#13;
Frontenac&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original publiée dans le Rapport de l’archiviste de la province de Québec&#13;
pour 1927-1928, p. 23-28.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Frontenac, Louis de Buade de, 1622-1698</text>
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                <text>Lettre de Frontenac à Pontchartrain (Québec, 17 novembre 1689)</text>
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                <text>Le gouverneur de la Nouvelle-France informe le secrétaire d’État à la Marine de France de ses efforts pour maintenir une bonne relation avec Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et les ecclésiastiques, malgré certaines tensions dues à leurs méthodes parfois trop zélées pour élever les âmes, dont un franc-comtois qui tente d’établir une sorte d’inquisition, ce qui rebute les gens. De plus, il évoque l’intention du nouvel évêque de partir en France pour régler ses différends avec Laval, ancien évêque de Québec, et le Séminaire de Québec. Enfin, il souligne la nécessité d’établir des cures fixes pour mieux assister les peuples et établir l’Église du Canada. </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11 A, vol. 10, f. 207&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12997" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12998" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Extrait dactylographié en français classique&lt;/a&gt; par G.-É. Demers, v. 1930, et conservé au Centre d’animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/963"&gt;Extrait manuscrit en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l'archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 41&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2276297"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;em&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1927&lt;/em&gt; (1927-1928), p.23-29, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
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                    <text>Extrait la lettre de Pontchartrain à Frontenac&#13;
(Versailles, avril 1692)&#13;
&#13;
[…] M. l’évêque de Québec a si fortement promis au roi de travailler à la fixation&#13;
des cures qu’il n’y a plus lieu de craindre de retardement. Je suis aussi persuadé&#13;
que sur les bonnes dispositions dans lesquelles il m’a paru de vivre en bonne&#13;
intelligence avec vous, toutes les difficultés qu’il y a ci-devant eues de sa part ou&#13;
du côté des ecclésiastiques cesseront absolument et que les habitants seront&#13;
désormais plus en repos qu’ils n’ont été. Je vous prie d’y contribuer de votre part&#13;
autant qu’il sera possible et de donner audit sieur évêque tous les secours que vous&#13;
pourrez pour cette fonction.&#13;
J’écris à M. de Champigny sur ce que vous m’avez mandé touchant la présentation&#13;
aux cures, afin que vous examiniez ensemble cette affaire de concert avec&#13;
M. l’évêque, afin d’en envoyer vos avis.&#13;
Je ne puis rien ajouter à ce que le roi vous marque de ses intentions pour&#13;
l’exécution de son ordonnance du 24 mai 1679 au sujet des boissons enivrantes.&#13;
Les ecclésiastiques se plaignent qu’il y a en cela de grands abus et des désordres&#13;
infinis. Il faut faire châtier sévèrement les contrevenants et les coupables quand on&#13;
en découvrira. […]&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original publiée dans le Rapport de l’archiviste de la province de Québec&#13;
pour 1927-1928, p. 99-102.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>Lettre de Pontchartrain à Frontenac (Versailles, avril 1692)</text>
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                <text>Le secrétaire d’État à la Marine de France exprime au gouverneur de la Nouvelle-France sa conviction que les bonnes dispositions de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, à vivre en bonne intelligence avec lui permettront de résoudre les difficultés antérieures avec les ecclésiastiques et d’apporter plus de tranquillité aux habitants. De plus, le nouvel évêque a promis au roi de travailler à établir des cures fixes. À ce sujet, il lui mentionne en avoir informé Champigny, intendant de la Nouvelle-France, pour que cette affaire soit examinée conjointement avec l’évêque et que leurs avis lui soient envoyés. Enfin, lui rappelle les intentions du roi concernant l’ordonnance du 24 mai 1679 sur le commerce des boissons enivrantes, soulignant la nécessité de punir sévèrement les contrevenants.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, sSérie B, vol. 16, f. 103-104v&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Frontenac, Louis de Buade de, 1622-1698</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12955" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2276297"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1927&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; (1927-1928), p.99-102, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c3754/262?"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-3754, p. 262-272&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de la traite des boissons enivrantes (1659-1708)</name>
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        <name>Commerce et industrie</name>
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        <name>Correspondance avec la Cour de France</name>
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                    <text>Lettre de Champigny à Pontchartrain (Québec, 27 octobre 1694)&#13;
&#13;
À Québec, ce 27e octobre 1694&#13;
Monseigneur,&#13;
1° Quoique je sois persuadé qu’il vous sera désagréable d’apprendre les&#13;
désunions qui sont ici, je ne crois pas pour cela devoir me dispenser de vous en&#13;
informer et de vous en marquer les circonstances, afin que vous puissiez les&#13;
terminer par votre autorité et rétablir la paix et l’union que Sa Majesté souhaite&#13;
sur toutes choses.&#13;
2° Vous serez instruit, Monseigneur, par l’extrait que je vous envoie de la&#13;
procédure faite au Conseil souverain contre le sieur de Mareuil, accusé d’avoir&#13;
proféré des paroles infâmes et toutes pleines d’ordures contre Dieu, la Vierge, les&#13;
saints et l’Église, dont le Conseil, ayant informé et trouvé des preuves, n’a pu se&#13;
dispenser de décerner un décret de prise de corps contre lui ; et il est&#13;
actuellement dans les prisons de Québec.&#13;
3° Cette procédure extraordinaire ayant fait de la peine à M. le gouverneur par la&#13;
part qu’il prenait dans ce qui concernait Mareuil, qui avait l’honneur d’avoir sa&#13;
protection, il parla au Conseil, non comme premier des juges, mais comme un&#13;
maître, blâmant le procureur général d’avoir donné des conclusions pour&#13;
informer et, par conséquent, tout le Conseil, qui avait ordonné l’information&#13;
conformément à ses conclusions.&#13;
4° Dans le même temps que cette affaire commença, M. l’évêque, ayant un avis&#13;
que M. le gouverneur voulait faire représenter la comédie du Tartuffe, fit son&#13;
possible pour l’empêcher et par son ordre, il fut fait une explication publique,&#13;
dans une messe de paroisse, des comédies impures, comme était, dit-il, celle du&#13;
Tartuffe, à laquelle on ne pouvait aller sans péché mortel. Et animé du zèle qu’il&#13;
fait paraître contre tout ce qu’il croit être mal, il prit l’occasion que j’étais avec&#13;
M. de Frontenac pour le prier de ne pas faire jouer cette pièce, s’offrant de lui&#13;
&#13;
�donner 100 pistoles, ce que M. de Frontenac ayant accepté, il lui en fit son billet,&#13;
qui fut payé le lendemain.&#13;
5° J’avais regardé cette action entre ces deux Messieurs comme une chose qui ne&#13;
devait servir qu’à engager M. le Gouverneur de se désister du dessein qu’il avait&#13;
pu avoir de faire jouer le Tartuffe, afin de donner cette satisfaction à M. l’évêque,&#13;
avec lequel il était alors étroitement uni et qu’il ne tarderait pas à lui faire&#13;
l’honnêteté de lui renvoyer ces 100 pistoles, comme il me semblait qu’il devait&#13;
faire, par rapport à l’amitié réciproque qui était entre eux.&#13;
6° Mais la suite me fit voir des choses tout opposées. L’entreprise faite contre&#13;
Mareuil en même temps commença à aigrir M. le gouverneur contre M. l’évêque&#13;
et depuis, leur division est venue à un point qui me fait croire, avec beaucoup de&#13;
fondement, que le remède ne s’en peut trouver que dans l’autorité de Sa Majesté.&#13;
7° Quelques jours après la délivrance des 100 pistoles, M. l’évêque prit la&#13;
résolution de monter à Montréal. Ayant appris en chemin la continuation d’un&#13;
prétendu commerce entre un officier des troupes et la femme d’un homme&#13;
absent, dont l’attachement l’un pour l’autre dure depuis plusieurs années avec&#13;
assez d’éclat, nonobstant beaucoup de précautions que l’on a prises pour le faire&#13;
cesser, il fit publier, par le curé du lieu, un mandement contre eux et quelques&#13;
jours après, l’officier étant venu à l’église, la messe que le curé célébrait cessa, ce&#13;
qui donna sujet à l’officier de se plaindre au Conseil, conjointement avec un autre&#13;
officier, chargé de procuration de la femme.&#13;
8° On m’a informé que, sur les plaintes faites sur le même sujet par M. l’évêque à&#13;
M. le gouverneur et à M. de Vaudreuil, commandant des troupes, qui étaient la&#13;
suite de semblables plaintes faites tous les ans, M. de Vaudreuil ayant donné sa&#13;
parole que l’officier ne retournerait plus au même quartier, à cause du désordre&#13;
qu’il savait bien que sa présence y causait, M. l’évêque, de son côté, lui promit&#13;
qu’il ne se porterait à aucune chose contre cet officier, nonobstant le scandale&#13;
qu’il avait causé. Mais M. l’évêque, étant dans ce lieu, ne laissa pas de faire&#13;
publier un mandement, comme je viens de le dire, parce qu’il fut informé qu’il&#13;
revenait ; ce qu’il répondit lorsque M. de Vaudreuil se plaignit qu’il lui avait&#13;
&#13;
�manqué de parole ; et il arriva, comme on l’avait averti, que l’officier y revint peu&#13;
de temps après.&#13;
9° Après cette affaire, M. l’évêque continuant son voyage à Montréal, écrivit à&#13;
M. le gouverneur qu’il s’était aperçu que le jour de dimanche, quelques officiers&#13;
n’avaient pas assisté à la messe et que cela étant de mauvais exemple. Il le priait&#13;
de leur recommander leur devoir.&#13;
10° Cette lettre de M. l’évêque, apparemment écrite avec confiance et en vue&#13;
seulement de l’avertir du mal (cette union n’étant pas encore beaucoup altérée),&#13;
fut remise par M. le gouverneur entre les mains des officiers, dont il lui avait&#13;
écrit, qui la présentèrent au Conseil, avec une requête pour demander permission&#13;
d’informer, afin de justifier qu’ils avaient entendu la messe le même jour ; sur&#13;
quoi le Conseil n’a encore rien ordonné.&#13;
11° M. l’évêque, étant à Montréal, fut invité par les Récollets de faire la cérémonie&#13;
d’une profession dans leur église, où s’étant trouvé, il fit ôter le banc de M. de&#13;
Callière pour placer le sien, parce qu’il se trouvait à la gauche et avancé vers&#13;
l’autel, à cause que l’église est fort petite. M. de Callière, étant venu au&#13;
commencement de la cérémonie et s’étant mis sur un prie-Dieu au milieu proche&#13;
de l’autel, de quoi M. l’évêque, n’étant pas satisfait, s’approcha de lui et lui dit bas&#13;
qu’il ne devait pas se placer où il était ; à quoi M. de Callière fit réponse que cela&#13;
lui était dû ; et M. l’évêque lui ayant répliqué que s’il y restait, il sortirait,&#13;
M. de Callière lui dit qu’il le pouvait ; de sorte que M. l’évêque se retira sans faire&#13;
la cérémonie, qui fut faite par le supérieur, après laquelle il y eut un repas dans le&#13;
réfectoire, où M. de Callière, plusieurs officiers et autres personnes se trouvèrent,&#13;
pendant lequel plusieurs femmes, dont la sœur du supérieur était, entrèrent dans&#13;
le réfectoire, la besace sur le dos, venant quêter jusque sur la table des religieux ;&#13;
ce qu’elles firent plusieurs fois et ensuite, allaient manger dans le jardin.&#13;
12° Quelques jours après, M. l’évêque ayant dit à ces religieux de faire ôter le&#13;
prie-Dieu qui était au milieu de l’église, où s’était mis M. de Callière et où se met&#13;
ordinairement M. de Frontenac lorsqu’il est à Montréal, et d’ôter aussi celui que&#13;
M. l’évêque avait pris pour lui à la cérémonie, qui était la place ordinaire de&#13;
&#13;
�M. de Callière, ils lui obéirent. M. de Callière en ayant été averti, il les fit&#13;
remettre, disant publiquement qu’il ferait mettre une sentinelle si on lui&#13;
contestait ; ce que M. l’évêque ayant vu, étant entré dans l’église, et su le dessein&#13;
de M. de Callière, il interdit l’église et la fit fermer.&#13;
13° Elle fut environ deux mois sans ouvrir, pendant lequel temps je fis mon&#13;
possible auprès de M. l’évêque et de M. de Callière, qui étaient tous deux&#13;
descendus à Québec, pour accommoder cette affaire. M. l’évêque demanda que&#13;
M. le comte de Frontenac dit par autorité à M. de Callière de ne se plus mettre à&#13;
la place en question, ne lui étant pas due, ou bien que M. de Callière donnât&#13;
parole de ne s’y plus placer, jusqu’à ce que le roi en eût ordonné ; et un troisième&#13;
expédient fut proposé, qui fut que M. de Callière acquérait seulement que je&#13;
donnasse parole qu’il ne s’y mettrait pas et qu’ensuite l’interdit serait levé. Ces&#13;
propositions n’ayant eu aucun effet, non plus que les démarches que je fis pour le&#13;
même sujet, les choses demeurèrent en cet état. Et après plusieurs écrits signifiés&#13;
par les Récollets à M. l’évêque, et par lui à eux, l’église fut ouverte par les&#13;
Récollets de leur autorité.&#13;
14° Cet interdit violé, M. l’évêque leur fit signifier des monitions de temps en&#13;
temps pour les obliger à refermer leur église ; à quoi ils firent plusieurs réponses ;&#13;
et de ma part, je leur fis voir l’ordre que j’avais du roi, par mes instructions, de&#13;
leur dire qu’en cas qu’ils sortissent de leur devoir et de la soumission envers&#13;
M. l’évêque, ils risquaient de perdre toutes les grâces qu’ils pouvaient espérer de&#13;
Sa Majesté et les exhortai à l’obéissance, ainsi que j’avais ordre de le faire.&#13;
Cela n’ayant eu aucun succès et après s’être passé environ 3 mois, il prononça&#13;
contre eux l’interdiction et la fit publier au prône de Montréal avec deux&#13;
monitions qu’il avait faites, où les causes principales qui l’avaient, à ce qu’il dit,&#13;
contraint à en user ainsi étaient expliquées ; et comme le nom de M. de Callière se&#13;
trouva cité dans une de ces monitions, à cause d’un commerce dont il est accusé&#13;
depuis longtemps, avec la même sœur du supérieur des Récollets, dont j’ai parlé&#13;
ci-dessus, il prit occasion de là de faire un écrit qu’il rendit le même jour public,&#13;
en le faisant publier dans la ville par le major et afficher à la porte de l’église de&#13;
paroisse pendant vêpres, au son du tambour et gardé par une sentinelle, où il dit&#13;
&#13;
�que ce que M. l’évêque a inséré à son sujet dans sa monition étaient des&#13;
impostures, dont il voulait se servir pour autoriser son prétendu interdit jeté&#13;
contre l’église des Récollets sans cause, sans sujet et contre leurs privilèges,&#13;
comme il l’avait vu lui-même et que depuis deux jours, M. de Callière a fait&#13;
présenter requête au Conseil pour demander qu’il lui fût fait réparation&#13;
d’honneur par M. l’évêque ; ce qui est en cet état.&#13;
M. l’évêque, qui part en France, ne manquera pas, Monseigneur, de vous faire&#13;
voir les écrits qui ont été faits dans toutes ces affaires, qui sont assurément&#13;
fâcheuses et dangereuses par les suites. Il est entièrement brouillé avec M. le&#13;
comte de Frontenac, M. de Callière, les officiers des troupes et les Récollets. Le&#13;
Conseil souffre, et le procureur général surtout, de ces dispositions. La liberté&#13;
dans les avis est gênée en présence de M. de Frontenac. Enfin, cette situation des&#13;
affaires remue toutes choses.&#13;
À mon égard, quand j’ai vu qu’il y avait comme une impossibilité d’arrêter le mal&#13;
par mes soins et par mes sollicitations, j’ai pris le parti, avec le Conseil, de&#13;
connaître dans l’ordre le plus ordinaire et le plus équitable de toutes les choses&#13;
qui y ont été appelées pour rendre justice à tous, autant qu’il sera en notre&#13;
pouvoir ; mais comme nous avons une parfaite connaissance que l’autorité du roi&#13;
est nécessaire et principalement sur ce qui se trouve entre M. le gouverneur et le&#13;
Conseil, nous aurons besoin de ses ordres pour nous y conformer.&#13;
Le sieur de la Martinière, un des conseillers, qui passe en France pour ses affaires&#13;
particulières, a été chargé d’une copie des pièces mentionnées dans l’extrait que&#13;
j’envoie et de suppléer à tout ce que vous désirerez savoir, qui ne se trouve pas&#13;
ici. La grâce finale que je vous demande, Monseigneur, c’est d’assurer au Conseil&#13;
la liberté qui lui est nécessaire pour bien rendre la justice et de considérer&#13;
combien il est important de contenir les peuples dans les bornes d’une sage et&#13;
régulière conduite et d’arrêter l’impétuosité de certains vagabonds qui, en&#13;
dernier lieu, ont osé aller de nuit enfoncer les fenêtres de la chambre de&#13;
M. l’évêque, pour quoi il a été informé. Et il y a des indices assez apparents contre&#13;
Mareuil et un autre, de quoi il faudra prendre une connaissance plus parfaite, s’il&#13;
est moyen. Ces exemples sont très dangereux et la tolérance sur ces désordres et&#13;
&#13;
�une infinité d’autres serait capable de tout perdre. Si on peut imputer à&#13;
M. l’évêque quelque entreprise au-delà des bornes, en ce que je viens d’avoir&#13;
l’honneur de vous marquer, ceux qui ont fait des fautes n’ont pas moins mal fait&#13;
et n’en méritent pas moins le châtiment. Autrement, il n’y aura plus ni ordre, ni&#13;
règle. Voilà sur quoi nous vous demandons des ordres, vous suppliant d’être&#13;
persuadé des bonnes dispositions du Conseil, et des miennes en particulier, pour&#13;
tout ce qui concerne le bien du service et l’exécution des volontés de Sa Majesté.&#13;
Je suis, avec un très profond respect, Monseigneur,&#13;
Votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur,&#13;
Champigny.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original par l’archiviste du Canada, v. 1900, publiée sur Canadiana&#13;
(Bibliothèque et Archives Canada), C-2379, p. 938-946&#13;
1&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français classique par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Bochart de Champigny, Jean, v. 1645-1720</text>
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                <text>Lettre de Champigny à Pontchartrin (Québec, 27 octobre 1694)</text>
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                <text>L'intendant de la Nouvelle-France informe le secrétaire d’État à la Marine de France des conflits qui règnent dans la colonie, notamment entre Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, et Saint-Vallier, 2e évêque de Québec. Il mentionne plusieurs incidents causés par l’évêque, dont l’arrestation de Mareuil pour des propos blasphématoires, de la tentative d’empêcher la représentation de la comédie du &lt;em&gt;Tartuffe&lt;/em&gt; et d’un conflit avec Callière, gouverneur de Montréal, concernant la place de son prie-Dieu dans l’église des Récollets. Champigny souligne la nécessité de l’autorité du roi pour maintenir l’ordre.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11 A, vol. 13, f. 95-98v&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12960" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c2379/938?r=0&amp;amp;s=4"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-2379, p. 938-946&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/955"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 50&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>Extrait la lettre de Frontenac et Champigny à Pontchartrain&#13;
(Québec, 5 novembre 1694)&#13;
&#13;
[…]&#13;
P. S. Depuis notre lettre écrite, nous avons appris, Monseigneur, qu’il était arrivé&#13;
à Montréal une affaire, qui a fait assez de bruit, par des monitions et un&#13;
mandement que M. l’évêque y a fait publier contre les pères récollets et dans&#13;
lesquels M. de Callière, gouverneur de ladite ville, s’est trouvé si offensé qu’il a&#13;
cru devoir faire apposer une affiche, qui peut désabuser le peuple des mauvaises&#13;
impressions que M. l’évêque paraissait vouloir donner au peuple de sa conduite&#13;
et de présenter une requête au Conseil pour en demander justice.&#13;
Comme les parties intéressées ne manqueront pas de vous en faire voir toutes les&#13;
pièces, nous ne les joindrons point à cette dépêche et nous nous contenterons de&#13;
vous dire que cette affaire pouvant avoir de grandes suites, il est important que&#13;
Sa Majesté y donne ordre.&#13;
Nous ne vous parlerons point aussi, Monseigneur, de la dernière députation que&#13;
les Iroquois nous ont faite et dont Tareha Onneyout était le chef, qui n’est arrivé&#13;
ici que depuis 4 jours, parce que vous en verrez tout le détail qu’on a fait ajouter à&#13;
la relation.&#13;
À Québec, le 5 novembre 1694&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original publiée dans le Rapport de l’archiviste de la province de Québec&#13;
pour 1927-1928, p. 196-211.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Frontenac, Louis de Buade de, 1622-1698 </text>
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                <text>Lettre de Frontenac et Champigny à Pontchartrain (Québec, 9 novembre 1694)</text>
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                <text>Le gouverneur et l’intendant de la Nouvelle-France informent le secrétaire d’État de la Marine de France d’un incident à Montréal impliquant Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, avec Callière, gouverneur de Montréal, et les Récollets du lieu. Leurs efforts pour résoudre ce conflit ont été vains et ils estiment que cette affaire pourrait avoir de grandes répercussions et demandent au roi de France d’intervenir.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11 A, vol. 13, f. 4-27v&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12957" class="show"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2276297"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1927&lt;/em&gt;&lt;span&gt; (1927-1928), p. 196-211, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/954"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 48&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c2379/832?r=0&amp;amp;s=4"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-2379, p. 832-872&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire des honneurs dans les églises (1659-1708)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec la Cour de France</name>
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        <name>Église Vs État</name>
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        <name>Récollets</name>
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                    <text>Extrait la lettre de Frontenac à Pontchartrain&#13;
(Québec, 4 novembre 1694)&#13;
&#13;
[…] Ce que je puis seulement ajouter par celle-ci est que M. notre évêque ne s’est&#13;
pas contenté de s’être fait des affaires avec le Séminaire de Québec et les officiers&#13;
des troupes, par le refus d’absolution sur la paie des soldats, comme vous avez su,&#13;
mais que par un zèle peut-être un peu trop véhément, il en a suscité depuis à divers&#13;
particuliers par des fulminations et des mandements qu’il a fait publier contre eux,&#13;
qui les privaient des sacrements et leur interdisaient l’entrée de l’église et dans&#13;
lesquels il a compris des personnes des plus considérables du pays, sans épargner&#13;
même M. le chevalier de Callière et en dernier lieu, ces pauvres pères récollets,&#13;
auxquels il a fait fermer et interdire leur église de Montréal ; ce qui les a beaucoup&#13;
désolés.&#13;
Voyant que toutes les propositions d’accommodements que j’avais faites et le&#13;
projet que j’en avais dressé avec M. l’intendant, avant que les choses fussent&#13;
portées aux extrémités où elles sont venues, avaient été inutiles. Je n’ai pas été&#13;
oublié dans tout cela, quoiqu’indirectement, au sujet d’un mandement qu’il donna&#13;
contre les comédies et contre le sieur de Mareuil, ce qui m’obligea de faire au&#13;
Conseil la remontrance dont vous aurez connaissance et qui a donné lieu&#13;
principalement à tout ce qui s’est passé contre moi, à quoi j’espère que vous&#13;
voudrez bien apporter remède.&#13;
Les instances que je lui ai renouvelées pour l’établissement des cures fixes l’ont&#13;
engagé à donner encore quelques nouveaux titres ; mais ceux qu’il a donnés&#13;
nouvellement, non plus que les précédents et ceux concédés par l’ancien évêque,&#13;
ne sont pas, je crois, conformes aux intentions de Sa Majesté, puisqu’ils se&#13;
réservent et à leurs successeurs la disposition de ces cures à l’avenir, sans&#13;
prétendre qu’elles viennent jamais à la nomination des seigneurs, comme les&#13;
ordres du roi le portent, qui lui en accordent que la première collation. Je vous&#13;
envoie copie des provisions de l’ancien et nouvel évêque, avec un rôle exact des&#13;
ecclésiastiques, qui sont à présent pauvres. […]&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2020&#13;
Faite à partir de la copie sur original publiée dans le Rapport de l’archiviste de la province de Québec&#13;
pour 1927-1928, p. 186-195.&#13;
1&#13;
&#13;
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                <text>Frontenac, Louis de Buade de, 1622-1698</text>
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                <text>Lettre de Frontenac à Pontchartrain (Québec, 4 novembre 1694)</text>
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                <text>Le gouverneur de la Nouvelle-France rapporte au secrétaire d’État à la Marine de France que Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, cause des problèmes et des tensions avec le Séminaire de Québec, les Récollets de Montréal, les officiers des troupes et même des particuliers comme Callière. Ses efforts pour trouver des accommodements avec l’évêque ont été vains. Il croit aussi que les cures fixes faites par Laval ou Saint-Vallier ne sont pas  conformes aux volontés du roi et envoie un rapport sur le rôle des curés du Canada.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11 A, vol. 13, f. 67-79&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Pontchartrain, Louis Phélypeaux, 1643-1727, comte de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12943" class="show"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2276297"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1927 &lt;/em&gt;(1927-1928), p. 186-195&lt;span&gt;, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c2379/874?r=0&amp;amp;s=3"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-2379, p. 874-900&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/952" class="show"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 49&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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      <tag tagId="847">
        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec la Cour de France</name>
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        <name>Cures</name>
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        <name>Église Vs État</name>
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        <name>ORGANISATION DE L'ÉGLISE (Gestion)</name>
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                    <text>1688 – Réponse de [Glandelet] à la plainte de Saint-Vallier sur le Séminaire de Québec&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 30b)&#13;
1688&#13;
chapitre&#13;
no 30 b&#13;
&#13;
"Chapitre"&#13;
No 30b&#13;
&#13;
1&#13;
Response a la plainte Sans fondem.t que fait Mgr&#13;
2 de Quebec d’avoir trouvé Son clergé Revolté.&#13;
7&#13;
3 L’on ne peut point accuser le Seminaire ny le clergé d’avoir&#13;
4 fait aucune revolte ny desobeyssance a LEsgard de M. d. Q.&#13;
5 1.o On n’en peut nommer aucun en particulier que l’on puisse&#13;
6 taxer de revolté ny de desobeissant, cest un question de fait, car&#13;
7 S’il y en a il le faut nommer, car c’est une proposition generale&#13;
8 qui ne Se peut prouver que par des faits particuliers.&#13;
9 2.o Jl ne peut pas dire que les Superieurs ou officiers du&#13;
10 Seminaire lui ayent resistez en rien, puis qu’il ne leur a encor[e]&#13;
11 rien demandé, et dans trois assembleez ou il S’est trouvé, Jls leu[r]&#13;
12 ont fait paroistre toute Sorte de respect et de Soumission, et&#13;
13 n’ont agis avec lui que par prieres ou representation, et ont&#13;
14 reçeus avec toute Sorte d’humilité et de respect tout ce qu’il&#13;
15 leur a voulu dire.!&#13;
16 3.o On ne peut pas dire que les Superieurs ayent revoltez&#13;
17 les esprits des curez contre M. puis qu’au contraire ils les&#13;
18 ont portez a la paix, au respect, et a Suivre une conduite&#13;
19 de grace, et les affaires Se Seroint fort aygries Sils en&#13;
20 avoint agis autrement ce qu’on ne peut mieux montrer,&#13;
21 qu’en racontant ce qui S’est passé&#13;
22 M. S’est voulu charger de la distribution du Suppleement&#13;
23 des curez, et a cru qu’il ne falloit point Sarrester aux 400#&#13;
24 de france de portion congrüe que le Roy leur accorde, et a&#13;
25 voulu leur retrancher et refuser ce quils jugeoint&#13;
26 necessaires. chacun lui a representé Ses besoins, mais&#13;
27 inutilement, on leur a conseillé de voir M. le Gouverneur&#13;
28 pour accommoder toutes choses pacifiquement et a l’amiable&#13;
29 Sans en parler a M.r LJntendant, ce qui eust pu aygrir les&#13;
30 affaires; la chose a eté executée en cette maniere et a eu l’effet&#13;
31 que l’on en pretendoit; a lesgard de quelques uns. Peut on prendre des voyes plus douces.&#13;
32 4.o Jl a changé deux curez fixes comme Si leur tiltre eust&#13;
33 esté de nulle valeur, puis qu’il les changeoit Sans nul agréement.&#13;
34 Eux peinez de cette conduite Se vouloint pourvoir par les voyes&#13;
35 de droit; on les en a empeschez, et on a gagné Sur leur esprit&#13;
36 non pas Sans difficulté de Se Soumettre entieremt a M. ce&#13;
37 ce quils ont fait de bonne grace, et ont empeschez ensuite&#13;
38 les habitans de presenter une requeste Signée de 40 personnes&#13;
39 pour redemander leurs Curez. y a il rien de plus opposé a la&#13;
40 revolte.&#13;
&#13;
�#&#13;
cette&#13;
voye&#13;
bien&#13;
qu’on&#13;
n’en&#13;
puiSSe&#13;
prendre&#13;
d’autre&#13;
a Son&#13;
esgard&#13;
&#13;
41 M. a temoigné a plusieurs particuliers plusieurs prétentions&#13;
42 qu’il avoit Sur le temporel et Sur les Sujets et conduite du&#13;
43 Seminaire, on a prié M. le Gouverneur et Le P. Superieur&#13;
44 des Jesuittes de lui representer que nous estions disposez de&#13;
45 Suivre entieremt Lusage des Seminaires unis a des corps, et&#13;
46 que nous nous en raporterions a M.r Tronçon, M.r&#13;
47 Joly, et M.r L’abbé Brisacier, ne pouvans pas faire aucune&#13;
48 chose de nous mesme qui puisse porter prejudice au corps du&#13;
49 Seminaire des missions estrangeres au quel nous sommes unis.&#13;
50 a quoy Jl avoit dabord acquiescé Selon le rapport qu’en a fait&#13;
51 M le Marquis au Semre, quoy qua present Jl semble reietter#&#13;
52 A LEsgard du chapitre, Jl a fait quelques propositions a des&#13;
53 particuliers Sans l’avoir assemblé, par les quelles il exigeoit&#13;
54 plusieurs choses qui ne lui estoint pas deües; on lui a repondu&#13;
55 avec beaucoup de respect que ce chapitre Seroit toujours&#13;
56 disposé de lui rendre tout ce qui estoit conforme au Ceremonial&#13;
57 Romain, et a L’usage universel des cathedrales de france.&#13;
58 Voila tout ce qui S’est passé entre le Seminaire et les curez, sur&#13;
59 quoy nous ne croions pas avoir fait la moindre demarche, qui&#13;
60 ressente l’esprit de revolte et de desobeyssance, ny mesme d’avoir&#13;
61 manqué de respect a Son Egard.&#13;
62&#13;
« Chapitre », No 30 b&#13;
9&#13;
63 Jl a dit que l’on revoltoit les esprits et alienoit les coeurs des&#13;
64 Ecclesiastiques et enfans par quelques discours quon lui a&#13;
65 raportez. mais c’est une question de fait qu’au Sujet des&#13;
66 Enfans il n’y en a aucun qui ait le coeur aliene de lui, mais au fait pareStre la moindre&#13;
67 chose contre luy, contraire qui n’ait de l’affection et de l’estime pour lui, et les&#13;
68 choses mesmes qu’on raporte avoir esté dites Sont des bagatelles,&#13;
69 et choses fort indifferentes, qui ne peuvent avoir aucun&#13;
70 mauvais Sens que celui que leur donne le raporteur; toutes&#13;
71 les autres choses qui ont esté dites devant les Ecclesiastiques&#13;
72 regardent la division de Son temporel d’avec celui du&#13;
73 Seminaire, dont on a pu S’entretenir, ce qui est chose&#13;
74 Notoire, puis qu’il demeure dans une maison Separée; ainsy&#13;
75 une verité Si connüe ne peut pas estre un moyen pour&#13;
76 aliener les esprits des Ecclesiatiques qui n’ont point fait&#13;
77 paroistre de peine a Son Sujet, que lors que qu’il a voulu&#13;
78 retrancher leur Suppleement necessaire a leur Subsistance&#13;
79 Supposé de tout ce que nous venons de dire que le Seminaire&#13;
80 Soit innocent des choses dont M. L’accuse, et qu’il n’ait fait&#13;
81 aucune faute a Son esgard, l’on ne peut pas le condamner,&#13;
82 ny lui donner le tort qu’il n’a pas, Sous pretexte mesme de&#13;
83 faciliter l’accomodement, car on est obligé de Soutenir&#13;
&#13;
�84 l’Jnnocent, quoy que l’on puisse excuser le coupable, lors que&#13;
85 cela ne porte aucun prejudice a L’Jnnocent&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-np-lsh-2022&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1688&#13;
&#13;
Arch. au Oéminaire de ^uébec&#13;
&#13;
réponse à lu plainte sans fondement pue fait iigr de quéoec&#13;
d ’avoir trouvé son clergé révolté .&#13;
&#13;
L ’on ne peut point accuser le séminaire ni le clergé d ’avoir fait&#13;
aucune révolte ni désobéissance à 1 ’égard de Mgr de *uéoec .&#13;
1° On n ’en peut nommer aucun en particulier que l ’on puisse tascer&#13;
de révolté ni de désobéissant. C ’est une question ae fuit,&#13;
il le faut nommer,&#13;
&#13;
car s ’il y en a,&#13;
&#13;
car c ’est une proposition générale qui ne se peut prouver&#13;
&#13;
que par des faits particuliers .&#13;
2° Il ne peut pas dire que les supérieurs ou officiers&#13;
ptrr-ft- -&#13;
&#13;
(‘SMNferér.&#13;
&#13;
) du séminaire lui aient résisté en rien puisqu’il ne leur&#13;
&#13;
a encore rien demandé et dans tois assemoaées ou il s ’est trouvé ils lui&#13;
ont fait paraître toute sorte de respect et ae soumission et n ’ont agi rvec&#13;
lui que par prières ou représentation et ont reçu avec toutes sortes d ’hum i ­&#13;
lité et de respect tout ce q u ’il reuryi*- voulu dire .&#13;
j° On ne peut pus dire que les supérieurs aient révolté les es­&#13;
prits des curés contre Mgr puisque au contraire ils les ont portés à la paix&#13;
au respect et à suivre une&#13;
&#13;
conduite de grâce, et le3 affaires se seraient&#13;
&#13;
fort aigries s ’il* en avaient agi autrement ce qu’on ne peut mieux montrer&#13;
q u ’en racontant ce qui s’est passé ; ,&#13;
Mgr s ’est voulu charger de lu distribution du supplément des cu­&#13;
rés et a cru qu’il ne fallait point s ’arrêter aux itOO livres de France ae&#13;
portions congrues que le Loi leur accorde et a voulu leur- retrancher et re­&#13;
fuser ce qu’ils jugeaient nécessaire. Ohacun lui a représenté ses besoins&#13;
mais inutilement. On leur a conseillé de voir LI. le Gouverneur pour' u-ccommoder toutes choses pacifiquetaent et a l ’amiable sans en parler à M l ’Inten­&#13;
dant ce qui eut pu aigrir les affaires. La chose a été exécutée en cette&#13;
manière et a eu l ’effet que l ’on en prétendait à l'égard de quelques uns.&#13;
&#13;
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&#13;
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&#13;
Peut-on prendre des voies plus douces :&#13;
4° Il a changé deux curés fixes comme si; leurs titres eussent&#13;
été de nulle.valeur puis qu’il les changeait sans nul agrément. 3ux peinés&#13;
de cette conduite se voulaient pourvoir par les voiesde droit. On les en a&#13;
empêchés et on a gagné sur leur esprit, non pas f&#13;
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sans difficulté, de se soumettre entièrement à Mgr ce qu’ils ont fait et&#13;
ont empêché ensuite les habitants de présenter une requête signée de 40&#13;
personnes pour Redemander leur curé. Y at-il rien de plus opposé à la ré­&#13;
volte ?&#13;
Mgr a témoigné à plusieurs particuliers plusieurs prétentions&#13;
qu’il avait sur le temporel et sur les sujets et conduite du séminaire. On&#13;
a prié M. le Gouverneur et le Père Supérieur des Jésuites de lui représen­&#13;
ter que nous étions disposés de suivre entièrement l'usage des séminaires&#13;
unis à des corps et que nou3 nous en rapporterions à il. Tronson, M Joly&#13;
et M. l’&amp;bhé de Brisacier, ne pouvant pas faire aucune chosejdo nous-:|ûêmes&#13;
qui puisse porter préjudice&#13;
&#13;
au corps du séminaire des Missions Etrangères&#13;
&#13;
auquel nous sommes unis à quoi il avait d'abord acquiescé selon le rapport&#13;
qu’en a fait LL le Marquis (de Denonville] au séminaire quoique à présent&#13;
il semble rejeter cette voie bien qu'on nten puisse prendre d'autre à son&#13;
égard .&#13;
A l ’égaid du Chapitre, il afait quelques propositions à des par­&#13;
ticuliers sans l ’avoir àssemblé, par lesquelles il exigeait plusieurs cho­&#13;
ses qui ne lui étaient pa3 dues. On lui a répondu avec beaucoup de respect&#13;
que le Chapitre serait toujours disposé âe lui rendre tout ce qui ôtait&#13;
conforme au Cérémonial Romain et à l'usage universel des cathédrales de&#13;
Franc e .&#13;
Voilà tout ce qui s’est passé entre le séminaire et le® curés&#13;
sur quoi nous ne croyons pas avoir fait la moindre démarche &lt;jui ressente&#13;
l'esprit de révolté et de désobéissance ni meme d ’avoir manqué de respect&#13;
à son égard .&#13;
&#13;
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&#13;
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&#13;
Il a dit que l ’on révoltait’ les esprits et aliénait les coeurs des&#13;
ecclésiastiques et enfants par quelques discours qu’on lui a rapportés «&#13;
Mais c ’est une question de fait qu’au sujet des enfants il n ’y en a au­&#13;
cun qui fait paraître la moindre chose contre lui et les choses memes&#13;
qu’on rapporte avoir été dites sont des bagatelles et choses fort indif­&#13;
férentes qui ne peuvent avoir aucun mauvais sens que celui que leur donne&#13;
le rapporteur;&#13;
&#13;
toutes les autres choses qui ont été dites devant les&#13;
&#13;
ecclésiastiques regardent la division de son temporel d ’avec celui du&#13;
séminaire dont on a pu s ’entretenir ce qui est une chose notoire puis­&#13;
qu’il demeure dans une mai3on séparée*&#13;
&#13;
Ainsi une vérité si connue ne&#13;
&#13;
peut pas être un moyen pour aliéner les. esprits des ecclésiastiques qui&#13;
n font point fait paraître de peine à son sujet que lorsqu’il a voulu re­&#13;
trancher leur supplément nécessaire à. leur suosistance*&#13;
Supposé de tout ce que nous venons de dire que le séminaire soit&#13;
innocent des choses dont Ugr l ’accuse et qu’il n ’ait fait aucune faute&#13;
à son egard, l ’on ne peut Pas le condamner ni lui donner le tort qu’il&#13;
n ’a pas sous prétexte meme de faciliter l ’accommodement, car on est&#13;
obligé de soutenir l ’innocent, quoique l’on puisse excuser le coupable,&#13;
lorsque cela ne porte aucun préjudice à l ’innocent,&#13;
Extrait des Archives du Séminaire de Québec.&#13;
&#13;
(Ecrit de la main de H. Tremblay cf. Hova Prep* P*III)&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Mémoire [de Glandelet] à la plainte de Saint-Vallier sur le Séminaire de Québec&#13;
(Québec, 1688)&#13;
&#13;
Réponse à la plainte sans fondement que fait Mgr de Québec&#13;
d’avoir trouvé son clergé révolté&#13;
L’on ne peut point accuser le Séminaire ni le clergé d’avoir fait aucune révolte ni&#13;
désobéissance à l’égard de Mgr de Québec.&#13;
1° On n’en peut nommer aucun en particulier que l’on puisse taxer de révolté ni&#13;
de désobéissant. C’est une question de fait, car s’il y en a, il faut le nommer, car&#13;
c’est une proposition générale qui ne se peut prouver que par des faits particuliers.&#13;
2° Il ne peut pas dire que les supérieur ou officiers du Séminaire lui aient résisté&#13;
en rien, puisqu’il ne leur a encore rien demandé et dans trois assemblées où il s’est&#13;
trouvé, ils lui ont fait paraître toutes sortes de respect et de soumission et n’ont agi&#13;
avec lui que par prières ou représentations et ont reçu avec toutes sortes d’humilité&#13;
et de respect tout ce qu’il leur a voulu dire !&#13;
3° On ne peut pas dire que les supérieurs aient révolté les esprits des curés contre&#13;
Monseigneur, puisqu’au contraire ils les ont portés à la paix, au respect et à suivre&#13;
une conduite de grâce et les affaires se seraient fort aigries s’ils en avaient agi&#13;
autrement, ce qu’on ne peut mieux montrer qu’en racontant ce qu’il s’est passé.&#13;
Monseigneur s’est voulu charger de la distribution du supplément des curés et a&#13;
cru qu’il ne fallait point s’arrêter aux 400 livres de France de portion congrue que&#13;
le roi leur accorde et a voulu retrancher et refuser ce qu’ils jugeaient nécessaire.&#13;
Chacun lui a représenté ses besoins, mais inutilement. On leur a conseillé de voir&#13;
M. le gouverneur pour accommoder toutes choses pacifiquement et à l’amiable&#13;
sans en parler à M. l’intendant, ce qui eût pu aigrir les affaires. La chose a été&#13;
exécutée en cette manière et a eu l’effet que l’on en prétendait à l’égard de&#13;
quelques-uns. Peut-on prendre des voies plus douces ?&#13;
&#13;
�4° Il a changé deux curés fixes comme si leur titre eût été de nulle valeur, puisqu’il&#13;
les changeait sans nul agrément. Eux, peinés de cette conduite, se voulaient&#13;
pourvoir par les voies de droit. On les en a empêchés et on a gagné sur leur esprit,&#13;
non pas sans difficulté, de se soumettre entièrement à Monseigneur, ce qu’ils ont&#13;
fait et ont empêché ensuite les habitants de présenter une requête signée de&#13;
40 personnes pour redemander leurs curés. Y a-t-il rien de plus opposé à la&#13;
révolte ?&#13;
Monseigneur a témoigné à plusieurs particuliers plusieurs prétentions qu’il avait&#13;
sur le temporel et sur les sujets et conduite du Séminaire. On a prié M. le&#13;
gouverneur et le père supérieur des Jésuites de lui représenter que nous étions&#13;
disposés de suivre entièrement l’usage des séminaires unis à des corps et que nous&#13;
nous en rapporterions à M. Tronson, M. Joly1 et M. l’abbé de Brisacier, ne pouvant&#13;
pas faire aucune chose de nous-mêmes qui puisse porter préjudice au corps du&#13;
Séminaire des Missions étrangères auquel nous sommes unis ; à quoi il avait&#13;
d’abord acquiescé, selon le rapport qu’en a fait M. le marquis au Séminaire,&#13;
quoiqu’à présent il semble rejeter cette voie, bien qu’on n’en puisse prendre d’autre&#13;
à son égard.&#13;
À l’égard du chapitre, il a fait quelques propositions à des particuliers sans l’avoir&#13;
[fait à l’]assemblée, par lesquelles il exigeait plusieurs choses qui ne lui étaient&#13;
point dues. On lui a répondu, avec beaucoup de respect, que ce chapitre serait&#13;
toujours disposé de lui rendre tout ce qui était conforme au cérémonial romain et&#13;
à l’usage universel des cathédrales de France.&#13;
Voilà tout ce qui s’est passé entre le Séminaire et les curés, sur quoi nous ne croyons&#13;
pas avoir fait la moindre démarche qui ressente l’esprit de révolte et de&#13;
désobéissance, ni même d’avoir manqué de respect à son égard.&#13;
Il a dit que l’on révoltait les esprits et aliénait les cœurs des ecclésiastiques et&#13;
enfants par quelques discours qu’on lui a rapportés, mais c’est une question de fait&#13;
qu’au sujet des enfants, il n’y en a aucun qui ait fait paraître la moindre chose&#13;
contre lui et les choses mêmes qu’on rapporte avoir été dites sont des bagatelles et&#13;
1&#13;
&#13;
Bénigne Joly, 1644-1694, supérieur général de Saint-Lazare&#13;
&#13;
�choses fort indifférentes, qui ne peuvent avoir aucun mauvais sens que celui que&#13;
leur donne le rapporteur. Toutes les autres choses qui ont été dites devant les&#13;
ecclésiastiques regardent la division de son temporel d’avec celui du Séminaire,&#13;
dont on a pu s’entretenir, ce qui est chose notoire, puisqu’il demeure dans une&#13;
maison séparée. Ainsi, une vérité si connue ne peut pas être un moyen pour aliéner&#13;
les esprits des ecclésiastiques, qui n’ont point fait paraître de peine à son sujet que&#13;
lorsqu’il a voulu retrancher leur supplément nécessaire à leur subsistance.&#13;
Supposé que tout ce que nous venons de dire que le Séminaire soit innocent des&#13;
choses dont Monseigneur l’accuse et qu’il n’ait fait aucune faute à son égard, l’on&#13;
ne peut pas le condamner ni lui donner le tort qu’il n’a pas, sous prétexte même&#13;
de faciliter l’accommodement, car on est obligé de soutenir l’innocent, quoique l’on&#13;
puisse excuser le coupable lorsque cela ne porte aucun préjudice à l’innocent.&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2024&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2022.&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Le second assistant du supérieur du Séminaire de Québec expose au supérieur du Séminaire de Paris tous les aspects concernant la plainte sans fondement de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, accusant les prêtres du Séminaire de révolter le clergé contre lui.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/489293"&gt;Copie ancienne en français classsique&lt;/a&gt; conservée au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Chapitre, no 30b&lt;/li&gt;
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/14210" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12870" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Paléographie typographiée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12869" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Copie dactylographiée en français classique&lt;/a&gt; par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/li&gt;
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec le Séminaire de Paris</name>
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                    <text>Lettre de Brisacier au Séminaire de Québec&#13;
(Paris, 1er avril 1693)&#13;
&#13;
À Paris, le 1er avril 1693&#13;
Messieurs,&#13;
Il eût été à souhaiter que le règlement qu’on vous porta l’année passée eût établi&#13;
une parfaite paix entre Mgr notre évêque et vous et qu’il ne revint plus ici de&#13;
nouvelles difficultés à régler, mais il n’a pas plu à Dieu de nous donner cette joie&#13;
et nous avons vu avec douleur paraître deux mémoires sur lesquels&#13;
M. de La Pallière, grand-vicaire de M. l’évêque de Québec, a souhaité de sa part&#13;
qu’on prononçât.&#13;
Mgr l’archevêque de Paris et le R. P. de La Chaise ont bien voulu en examiner tous&#13;
les articles et porter au roi leurs avis, qui a eu la bonté de les approuver avant que&#13;
nous les ayons signés de part et d’autre. Nous vous les envoyons avec une pleine&#13;
assurance que vous les recevrez avec un très profond respect et que vous les&#13;
suivrez en tout avec une entière soumission. J’espère même que vous ne&#13;
distinguerez point entre les décisions qui vous paraîtraient agréables et celles qui&#13;
auraient quelque chose de fâcheux, parce que vous regarderez et vous aimerez&#13;
également la volonté de Dieu dans les unes et dans les autres. Plus vous avez&#13;
l’obligation aux personnes importantes qui ont eu la charité de travailler encore&#13;
cette année à vos affaires et surtout Sa Majesté, qui a daigné interrompre ses&#13;
grandes et continuelles occupations royales pour examiner, peser et appuyer de&#13;
son autorité ce qui a été résolu, plus vous devez faire d’efforts à l’avenir pour ne&#13;
plus lui être à charge. Il vaut mieux tout souffrir que de faire parler si souvent de&#13;
soi à des tribunaux si augustes et je vous conjure de tout mon cœur, par toutes&#13;
sortes de raisons divines et humaines, de faire si bien que s’il arrive quelques&#13;
nouveaux différends, on les pacifie sur les lieux ou que sans faire nul éclat ni là ni&#13;
ici, on les renvoie de concert avec Mgr de Québec à M. de La Pallière et à nous pour&#13;
les terminer à l’amiable sans importuner personne. Il me semble qu’agissant ainsi,&#13;
Dieu sera content et les hommes seront édifiés, au lieu qu’en se faisant toujours de&#13;
&#13;
�petits procès devant des juges étrangers, soit juges de rigueur soit arbitres&#13;
charitables, la gloire de Dieu en souffre toujours et la charité en est affaiblie.&#13;
Je ne vous parle point de nos autres affaires ; M. Tremblay vous en rend compte.&#13;
Ce que vous devez à M. Grignon pour l’année passée et pour celle-ci me fait peur.&#13;
Je tâcherai d’en payer ici une partie vers la fin du mois d’août ou de septembre et&#13;
le reste tombera sur vous à Québec. Je crains que les intérêts que vous aurez à&#13;
payer outre le capital ne vous incommodent par beaucoup. Empruntez le moins&#13;
que vous pourrez et ne vous laissez pas obvier par les dépenses courantes.&#13;
Retranchez tout ce que vous pourrez retrancher, car il fait plus cher vivre que&#13;
jamais et les revenus diminuent de toutes parts. Comme les communautés&#13;
souffrent beaucoup en France depuis quelques années, je comprends qu’elles&#13;
doivent souffrir encore davantage en Canada, où tout est plus cher qu’ici. Dieu&#13;
veuille nous assister tous et nous faire la grâce de nous soutenir dans des temps si&#13;
fâcheux. Quelque peine que nous ayons vous et nous, on s’en consolera aisément&#13;
si la divine Providence vous protège cette année, comme elle le fit il y a deux ans&#13;
contre les attaques des Anglais et des Sauvages. Je suis de tout mon cœur,&#13;
Monsieur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
De Brisacier.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2023&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2022.&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval &lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1693, 1er avril – Lettre de Brisacier au Séminaire de Québec&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 14)&#13;
1&#13;
17 Mars&#13;
o&#13;
2&#13;
N 14&#13;
a Paris Le 25 fevr. 93.&#13;
3&#13;
1.er Avril.&#13;
4 Messieurs&#13;
5 Jl eût eté a souhaitter que Le Reglement qu’on vous&#13;
6 porta L’année passér eût etabli une parfaite paix entre&#13;
7 M’gr nôtre Evêque et vous, et qu’il ne revinst plus&#13;
8 icy de nouvelles difficultez a regler. mais il n’a&#13;
9 pas plû a Dieu de nous donner cette joye, et nous&#13;
10 avons veu avec douleur paroistre deux memoires&#13;
11 Sur les quels M. De LaPaliere Grand vicaire de&#13;
12 M. l’Evêque de Quebec a souhaitté de sa part qu’on&#13;
13 prononçast. Monseigneur L’Archevêque. de Paris et le R. P.&#13;
14 De La chaize ont bien voulu en examiner tous&#13;
15 Les articles, et porter au Roy leurs decisions avis&#13;
16 qui a eu La bonté de Les approuver, avant que&#13;
17 nous les ayions signéx de part et d’autre. nous&#13;
18 vous les envoyons avec une pleine asseurance&#13;
19 que vous les recevrez avec un tres profond respect&#13;
20 et que vous Les suivrez en tout avec une entiere&#13;
21 soumisSion. iespere mesme que vous ne distingueres&#13;
22 point entre celles Les decisions qui vous paroitroient agreables&#13;
23 et celles qui auroient quelque chose de facheux,&#13;
24 par ce que vous regarderez et vous aymerez egallem.t&#13;
25 La volonté de Dieu dans Les unes et dans les autres.&#13;
26 Plus vous avez d’obligation aux Personnes jmportantes&#13;
27 qui ont eu La charité de travailler encore cette&#13;
28 année a vos affaires, et Sur tout a Sa Ma.té&#13;
29 qui a daigné jnterrompe ses grandes et continuëlles&#13;
30 occupations royalles pour examiner, peser, et appuyer deson authorité&#13;
31 ce qui a esté resolu, plus vous devez faire d’efforts&#13;
32 a L’avenir pour ne plus Luy estre a charge. il&#13;
33 vaut mieux tout souffrir que de faire parler si&#13;
34 souvent desoy a des tribunaux si augustes, et&#13;
35 Je vous conjure de tout mon cœur par toutes&#13;
36 sortes de raisons divines et humaines de faire si&#13;
37 bien que s’il arrive quel ques nouveaux differends&#13;
38 on les pacifie Sur Les lieux, ou que sans faire&#13;
39 nul eclat ny la ny icy on Les renvoye de concert&#13;
&#13;
�40 avec Monseigneur de Quebec a M. dela Paliere&#13;
41 et a nous pour les terminer a l’amiable sans&#13;
42 jmportuner personne. il me semble qu’agissant&#13;
43 ainsy Dieu sera content, et les hommes seront&#13;
44 edifiéz, aulieu qu’en se faisant toujours de petits&#13;
45 procez devant des juges estrangers soit juges de&#13;
46 rigeur soit arbîtres charitables La gloire de Dieu&#13;
47 en souffre toujours et La charité en est affaiblie.&#13;
48 Je ne vous parle point de nos autres affaires, M.r&#13;
49 Tremblay vous en rend compte. ce que vous devez&#13;
50 a M. Grignon pour Lannée passée et pour cellecy&#13;
51 me fait peur, ie tacheray d’en payer icy une partie&#13;
52 vers la fin du mois d’aoust ou de septembre, et le&#13;
53 reste tombera sur vous a Quebec. ie crains que les&#13;
54 jnterests que vous aurez a payer outre le capital&#13;
55 ne vous jncommodent beaucoup. empruntez le moins&#13;
56 que vous pourrez, et ne vous Laissez pas obvier par&#13;
57 Les depenses courantes. retranchez tout ce que vous&#13;
58 pourrez retrancher, car il fait plus cher vivre que jamais&#13;
59 et les revenus diminënt de toutes parts. comme les&#13;
60 communautez souffrent beaucoup en France depuis quelques&#13;
61 années, ie comprends qu’elles doivent souffrir encore&#13;
62 davantage en canada ou tout est plus cher qu’icy. Dieu&#13;
63 veuïlle nous assiter tous, et nous faire la grace&#13;
64 de nous soutenir dans des temps si facheux. quelque&#13;
65 peine que nous ayions vous et nous, on s’en consolera&#13;
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67 année comm’elle fit il y a deux ans contre les attaques&#13;
68 des Anglois et des sauvages. Je suis detout mon cœur&#13;
69 Monsieur&#13;
Votre tres humble et tres obeissant&#13;
70&#13;
serviteur De Brisacier.&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-mm-lsh-2022&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Lettre de Brisacier au Séminaire de Québec (Paris, 1er avril 1693)</text>
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                <text>Le supérieur du Séminaire de Paris envoie aux directeurs du Séminaire de Québec les Articles de 1692 imposés l’année précédente par Saint-Vallier, 2e évêque de Québec. Leurs contestations ont été examinées par Champavallon, archevêque de Paris, et La Chaize, confesseur du roi, à la demande de ce dernier et il vient de l’autoriser avec les avis et les modifications qu’ils ont suggérées et qui donnent souvent raison à l’évêque de Québec. Il souhaite qu’ils s’y soumettent avec respect.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/267871"&gt;Original en français classsique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 14&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12866" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12867" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Paléographie typographiée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                    <text>1693, 25 février – Amendements de Champvallon et La Chaise aux Articles de 1692&#13;
(Musée de la civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Séminaire 95, no 51)&#13;
1&#13;
An. 24.&#13;
No 109&#13;
2 Avis donné au Roy par nous françois Archevesque&#13;
3 de Paris, duc et Pair de france, Commandeur des Ordres de Sa Majesté,&#13;
4 et françois de la Chaise prestre de la Compagnie de JeSus, Confesseur de&#13;
5 Sa Majesté sur les contestations survenües entre M.r l’Evesque de Quebec,&#13;
6 son Chapitre, et Son Seminaire au Sujet des articles suivans reglés dez&#13;
7 l’an passé par sa Majesté dont M.r l’Eveque demande l’execution, et&#13;
8 le Chapitre et Seminaire la modification, et à Nous renvoyés pour estre&#13;
9 derechef examinés et en dire notre Sentiment.&#13;
10&#13;
Premier article&#13;
1.&#13;
11 Jls feront Leur premiere Et&#13;
Sera executé avec exactitude&#13;
12 principalle occupation de former dans&#13;
et incessamment.&#13;
13 Le Seminaire des jeunes Eclesiastiques&#13;
14 qui Se disposent a prendre Les ordres&#13;
15 Et pourront aller en mission&#13;
16 Conformement a leur jnstinct du&#13;
17 Consentement de Mr Levesque&#13;
18&#13;
2&#13;
2.&#13;
19 Les Supperieurs et directeurs&#13;
Seront nommés par M.r l’Abbé&#13;
20 du Seminaire Seront reduits au&#13;
de Brisacier par les premiers&#13;
21 nombre de Cinq nommés par Les&#13;
vaisseaux.&#13;
22 Supperieurs du Seminaire des&#13;
23 missions Estrangeres de paris&#13;
24 Et approuvés par Monsieur&#13;
25 Levesque&#13;
26&#13;
3&#13;
3.&#13;
27 Les Superieurs de Quebec ne&#13;
Sera obServé avec exactitude.&#13;
28 pourront aggreger aucuns eclesiastiques&#13;
29 Sans Le Consentement de Monsieur&#13;
30 LEvesque&#13;
31&#13;
4&#13;
32 L’Expropriation ne Se fera a l’advenir que&#13;
33 pour des Sujects fort distingués&#13;
34 Et du Consentement de Mon Sieur&#13;
35 LEvesque&#13;
36&#13;
5&#13;
37 Jl n’y aura aucun Cure de la campagne&#13;
38 Vnie au Seminaire que de l’authorité de&#13;
39 Mr LEvesque et des Lettres patentes&#13;
40 du Roy&#13;
&#13;
4.&#13;
Continuera à s’exécuter.&#13;
&#13;
5.&#13;
L’article sera obServé.&#13;
&#13;
�41&#13;
6&#13;
6.&#13;
42 Quant a lvnion de la Cure de Quebec au&#13;
L’Evesque prendra vn des Sujets&#13;
43 seminaire Les tiltres et proceddures&#13;
du Seminaire qui luy paroistra le&#13;
44 faites jusques a present Sur ce faict seront&#13;
plus propre pour la deServir en&#13;
45 apportées a Sa Majesté pour estre&#13;
attendant que l’union soit revétüe&#13;
46 ordonné ceque de raison&#13;
de toutes les formalités nécessaires.&#13;
47&#13;
7&#13;
7.&#13;
48 Les quatre Mil frans Seront divisés en&#13;
On écrira cette proposition à M.r de&#13;
49 trois portions Esgales L’vne pour&#13;
Quebec, sçavoir qu’à l’egard du revenu&#13;
50 Les prestres du Seminaire Et Les&#13;
de la Cure, ou qu’il laissera les choSes dans&#13;
51 deux autres pour Les Curéz et&#13;
l’estat où elles Sont, ou que le Seminaire&#13;
52 Les bastimens des eglises suivant&#13;
cedera à M.r l’Eveque tous les revenus&#13;
53 L’Estat de distribution qui en Sera&#13;
du Curé moyennant la Somme de mil&#13;
54 fait par le Seul Evesque ainsy que Sa&#13;
livres, laquelle M.r l’Eveque luy asseurera&#13;
55 Majesté L’a ordonné&#13;
sur les revenus des Abbayes qu’il possede&#13;
56&#13;
en france, et qu’outre cela M.rl’Eveque&#13;
57&#13;
entretiendra aud. Curé sur le pied de 400.#&#13;
58&#13;
chacun, deux Vicaires pour deServir la&#13;
59&#13;
Cure dans la petite et basse Ville qui&#13;
60&#13;
Seront choisis par le Curé, et aprouvés&#13;
r&#13;
61 par M. l’Eveque; Et au cas que les choSes restent comme auparavant il donnera&#13;
62 au Curé de Quebec la Somme de 400.# sur le Second tiers des 4000.# des charges&#13;
63 indispensables du Canada.&#13;
64&#13;
8&#13;
65 Par tout hors la cathedralle&#13;
66 Les grands Vicaires de Mon Sr&#13;
67 LEvesque auront Le pas et La&#13;
68 Seance devant tous Les autres&#13;
69 Eclesiastiques&#13;
70&#13;
9&#13;
71 Labibliotheque dud Sr Evesque Sera&#13;
72 Rendue et apporté aud Sr Evesque&#13;
73&#13;
10&#13;
74 Cet Article Rapporté au Roy&#13;
75 avec Les Raisons de part et&#13;
76 d’autre Sa Majesté a ordonné que&#13;
77 Conformement aux parrolles&#13;
78 Contenues dans L’Estat nouveau&#13;
79 Cette Somme Sera Employée&#13;
80 a lEntretien de tous Les jnvalides&#13;
81 missionnaires et autres prestres&#13;
82 jnvalides Soit en plus grand nombre&#13;
83 Soit en plus petit nombre que Cinq&#13;
&#13;
8.&#13;
Le preseance des Grands Vicaires&#13;
hors la Cathedrale sera executée&#13;
conformement au cinquieme article que&#13;
le Roy en a fait.&#13;
9.&#13;
La Biblioteque sera rendüe incessamm.t&#13;
10.&#13;
M. de Quebec aura la nommination&#13;
des cinq à l’advenir, auquel nombre&#13;
de cinq on reduit les invalides dont le&#13;
Seminaire seul sera chargé sans qu’ils&#13;
ayent la liberté d’aller ailleurs, pour éviter&#13;
les inconveniens sans que le Seminaire&#13;
soit obligé de fournir aux frais des voyages&#13;
que les Prestres voudroient faire.&#13;
Nota qu’à l’egard des Prestres invalides&#13;
ils Seront obligés quand ils pourront de&#13;
r&#13;
&#13;
�84 Et que les mauvaises années&#13;
dire leur messe à la decharge du Seminaire.&#13;
85 seront recompensées par Les&#13;
Si les Ecclesisatiques invalides viennent&#13;
86 bonnes&#13;
à mourir sans avoir disposé de leurs&#13;
87&#13;
biens, ceux qu’ils auront dans ce pays la&#13;
88&#13;
demeureront au Seminaire sauf et Sans&#13;
89&#13;
préjudice au droit des parents heritiers&#13;
90&#13;
Si Le Seminaire est mecontent de quelquun&#13;
91&#13;
des dits prestres Jnvalides jl pourra le&#13;
92&#13;
renvoyer avec Sa pansion de 400# au&#13;
93&#13;
Seminaire de mont real duConsentement&#13;
94&#13;
de mr LEvesque avec Laggreement&#13;
95&#13;
dud Seminaire de Montreal&#13;
r&#13;
96 Et Sur la demande que fait M. de Quebec qu’on rappelle en france M.rs&#13;
97 de Mezeray et Glandelet on l’aissera achever l’année entiere conformement&#13;
98 au Reglement aCompter Lannee dujour que Ce preSent reglement&#13;
99 arrivera en Canada&#13;
100 Et en cas qu’ils Survienne quelque nouvelle difficultée les parties se&#13;
101 pourvoiront pardevant les Commissaires les quels en rendront&#13;
102 compte a Sa Majesté, et cependant toutes choSes demeureront en&#13;
103 Suspens au meme état.&#13;
104 Le preSent avis ayant esté rapporté au Roy Sa Majesté L’a approuvé&#13;
105 et authoriSé Et ordonné qujl Sera executé par les partyes JnterreSsées Selon&#13;
106 Sa forme et tenrue Donné à paris Le Vingt cinquieme febvrier mil Six&#13;
107 Cens quatre vingt treize&#13;
108&#13;
A Archevesque de paris&#13;
109&#13;
De la Chaize +&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2022&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>Amendements de Champvallon et La Chaize&#13;
aux Articles de 1692&#13;
(Paris, 25 février 1693)&#13;
Avis donné au roi par nous, François, archevêque de Paris, duc et pair de France,&#13;
commandeur des ordres de Sa Majesté, et François de La Chaize, prêtre de la&#13;
Compagnie de Jésus, confesseur de Sa Majesté, sur les contestations survenues&#13;
entre M. l’évêque de Québec, son chapitre et son Séminaire au sujet des articles&#13;
suivants, réglés dès l’an passé par Sa Majesté, dont M. l’évêque demande&#13;
l’exécution, et le chapitre et Séminaire la modification, et à nous renvoyés pour&#13;
être derechef examinés et en dire notre sentiment.&#13;
Règlement de 1692&#13;
1° article&#13;
Ils feront leur première et principale&#13;
occupation de former dans le&#13;
&#13;
Avis de 1693&#13;
1°&#13;
Sera exécuté avec exactitude et&#13;
incessamment.&#13;
&#13;
Séminaire des jeunes ecclésiastiques&#13;
qui se disposent à prendre les ordres&#13;
et pourront aller en mission&#13;
conformément à leur instinct, du&#13;
consentement de M. l’évêque.&#13;
2°&#13;
Les supérieurs et directeurs du&#13;
Séminaire seront réduits au nombre&#13;
&#13;
2°&#13;
Seront nommés par M. l’abbé de&#13;
Brisacier par les premiers vaisseaux.&#13;
&#13;
de cinq, nommés par les supérieurs&#13;
du Séminaire des Missions étrangères&#13;
de Paris et approuvés par M. l’évêque.&#13;
3°&#13;
&#13;
3°&#13;
&#13;
Les supérieurs de Québec ne pourront&#13;
&#13;
Sera observé avec exactitude.&#13;
&#13;
agréger aucun ecclésiastique sans le&#13;
consentement de M. l’évêque.&#13;
&#13;
�4°&#13;
L’expropriation ne se fera à l’avenir&#13;
&#13;
4°&#13;
Continuera à s’exécuter.&#13;
&#13;
que pour des sujets fort distingués et&#13;
du consentement et M. l’évêque.&#13;
5°&#13;
Il n’y aura aucune cure de la&#13;
&#13;
5°&#13;
L’article sera observé.&#13;
&#13;
campagne unie au Séminaire que de&#13;
l’autorité de M. l’évêque et des lettres&#13;
patentes du roi.&#13;
6°&#13;
&#13;
6°&#13;
&#13;
Quant à l’union de la cure de Québec&#13;
&#13;
L’évêque prendra un des sujets du&#13;
&#13;
au Séminaire, les titres et procédures&#13;
&#13;
Séminaire qui lui paraîtra le plus&#13;
&#13;
faits jusqu’à présent sur ce fait seront&#13;
&#13;
propre pour la desservir, en attendant&#13;
&#13;
apportés à Sa Majesté pour être&#13;
ordonnés ce que de raison.&#13;
&#13;
que l’union soit revêtue de toutes les&#13;
formalités nécessaires.&#13;
&#13;
7°&#13;
&#13;
7°&#13;
&#13;
Les 4 000 francs seront divisés en trois&#13;
&#13;
On écrira cette proposition à&#13;
&#13;
portions égales : l’une pour les prêtres&#13;
&#13;
M. de Québec, savoir qu’à l’égard du&#13;
&#13;
du Séminaire et les deux autres pour&#13;
&#13;
revenu de la cure, ou qu’il laissera les&#13;
&#13;
les curés et les bâtiments des églises,&#13;
&#13;
choses dans l’état où elles sont ou que&#13;
&#13;
suivant l’état de distribution qui en&#13;
&#13;
le Séminaire cédera à M. l’évêque tous&#13;
&#13;
sera fait par le seul évêque, ainsi que&#13;
Sa Majesté l’a ordonné.&#13;
&#13;
les revenus du curé moyennant la&#13;
somme de 1 000 livres, laquelle&#13;
M. l’évêque lui assurera sur les&#13;
revenus des abbayes qu’il possède en&#13;
France ; et qu’outre cela, M. l’évêque&#13;
entretiendra audit curé, sur le pied de&#13;
400 livres chacun, deux vicaires pour&#13;
desservir la cure dans la petite1 et&#13;
basse-ville, qui seront choisis par le&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
On devrait plutôt lire : la haute-ville.&#13;
&#13;
�curé et approuvés par M. l’évêque ; et&#13;
au cas que les choses restent comme&#13;
auparavant, il donnera au curé de&#13;
Québec la somme de 400 livres sur le&#13;
2e tiers des 4 000 livres des charges&#13;
indispensables du Canada.&#13;
8°&#13;
Partout hors de la cathédrale, les&#13;
grands-vicaires de M. l’évêque auront&#13;
le pas et la séance devant tous les&#13;
autres ecclésiastiques.&#13;
9°&#13;
&#13;
8°&#13;
La préséance des grands-vicaires hors&#13;
la cathédrale sera exécutée&#13;
conformément au 5e article que le roi&#13;
en a fait.&#13;
9°&#13;
&#13;
La bibliothèque dudit sieur évêque&#13;
&#13;
La bibliothèque sera rendue&#13;
&#13;
sera rendue et apportée audit sieur&#13;
&#13;
incessamment.&#13;
&#13;
évêque.&#13;
10°&#13;
&#13;
10°&#13;
&#13;
Cet article rapporté au roi avec les&#13;
&#13;
M. de Québec aura la nomination des&#13;
&#13;
raisons de part et d’autre, Sa Majesté a&#13;
&#13;
cinq à l’avenir, auquel nombre de cinq&#13;
&#13;
ordonné que, conformément aux&#13;
paroles contenues dans l’état&#13;
&#13;
on réduit les invalides, dont le&#13;
Séminaire seul sera chargé, sans qu’ils&#13;
&#13;
nouveau, cette somme sera employée&#13;
&#13;
aient la liberté d’aller ailleurs pour&#13;
&#13;
à l’entretien de tous les invalides,&#13;
&#13;
éviter les inconvénients, sans que le&#13;
&#13;
missionnaires et autres prêtres&#13;
&#13;
Séminaire soit obligé de fournir aux&#13;
&#13;
invalides, soit en plus grand nombre&#13;
&#13;
frais des voyages que les prêtres&#13;
&#13;
soit en plus petit nombre que cinq, et&#13;
&#13;
voudraient faire.&#13;
&#13;
que les mauvaises années seront&#13;
récompensées par les bonnes.&#13;
&#13;
Nota qu’à l’égard des prêtres&#13;
invalides, ils seront obligés, quand ils&#13;
pourront, de dire leur messe à la&#13;
décharge du Séminaire. Si les&#13;
ecclésiastiques invalides viennent à&#13;
&#13;
�mourir sans avoir disposé de leurs&#13;
biens, ceux qu’ils auront dans ce payslà demeureront au Séminaire, sauf et&#13;
sans préjudice au droit des héritiers.&#13;
Si le Séminaire est mécontent de&#13;
quelques-uns desdits prêtres&#13;
invalides, il pourra le renvoyer avec&#13;
sa pension de 400 livres au Séminaire&#13;
de Montréal, du consentement de&#13;
M. l’évêque, avec l’agrément dudit&#13;
Séminaire de Montréal.&#13;
Et sur la demande que fait M. de Québec qu’on rappelle en France&#13;
MM. de Maizerets et de Glandelet, on laissera achever l’année entière&#13;
conformément au règlement à compter l’année du jour que ce présent règlement&#13;
arrivera en Canada.&#13;
Et en cas qu’il survienne quelque nouvelle difficulté, les parties se pourvoiront&#13;
par-devant les commissaires, lesquels en rendront compte à Sa Majesté, et&#13;
cependant toutes les choses demeureront au même état.&#13;
Le présent avis a été rapporté au roi, Sa Majesté l’a approuvé et autorisé et ordonné&#13;
qu’il sera exécuté par les parties intéressées selon sa forme et tenue.&#13;
Donné à Paris, le 25e février 1693,&#13;
F., archevêque de Paris&#13;
De La Chaize.&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2023&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2022.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>La Chaize, François de, 1624-1709</text>
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                <text>Amendements de Champvallon et La Chaize aux Articles de 1692 (Paris, 25 février 1693)</text>
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                <text>L’archevêque de Paris et le confesseur du roi sont tous les deux désignés par Louis XIV, roi de France, pour arbitrer les contestations du chapitre et du Séminaire de Québec concernant les Articles de 1692 imposés l’année précédente par Saint-Vallier, 2e évêque de Québec. Des modifications sont proposées. Les principaux points abordés concernent la formation des jeunes ecclésiastiques, la nomination des supérieurs et directeurs du Séminaire, l’agrégation des ecclésiastiques, l’expropriation, l’union des cures au Séminaire, la distribution des revenus, la préséance des grands-vicaires, la restitution de la bibliothèque de l’évêque et la prise en charge des prêtres invalides.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/373123"&gt;Original en français classsique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Séminaire 95, no 51&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show13918" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12815" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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      <tag tagId="955">
        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
      </tag>
      <tag tagId="954">
        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du Séminaire de Québec (1685-1695)</name>
      </tag>
      <tag tagId="847">
        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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      <tag tagId="948">
        <name>Arbitrages</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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                    <text>1693, (14 j u i l l e t )&#13;
&#13;
INTERDIT&#13;
&#13;
archives du déminaire de Québec&#13;
&#13;
Copie de la le t t r e de Mgr de Québec, du 14 j u i l l e t 1693,&#13;
adressée à Messieurs de Bernières, besmaizerets et Glanaeiet,&#13;
prêtres du déminaire de ^uébec.&#13;
&#13;
Vous savez, nos très chers frè re s en Notre Seigneur, combien j ' a i été&#13;
sensiblement touché du bru it que vous avez f a i t en commençant un procès&#13;
contre un de vos confrères que vous pouviez s i aisément é v iter en la issa n t&#13;
ré g le r vos in térêts réciproques par Ii0 le comte de Frontenac, gouverneur&#13;
général, il. de Champigny intendant et Mè le Procureur général du Conseil&#13;
Souverain que vous aviez p ris pour a rb itre de con cert, à mes instances r é i ­&#13;
téré e s, mais ce que je vous ai d it plusieurs f o is moi-meme et ce que je&#13;
vous ai f a i t dire encore plus souvent par il l'In ten d a n t, le Père kecteur&#13;
des Jésuites et plusieurs autres de vos amis pour voii^ conjurer d 'a r r ê te r&#13;
une a ffa ir e que vous avez dû. connaître causer un s i grand scandale parmi 1®&#13;
peuple q u 'i l en prenait occasion de blasphémer le nom de Pieu et de vous&#13;
regarder comme les causes des malheurs dont i l s sont menacés par l'approch e&#13;
des Anglais, n'ayant pas f a i t les impressions que j'a u r a is désiré dans&#13;
votrë coeur et venant i c i d'apprendre que sans vous a rrêter à nos avis r é i ­&#13;
té ré s, vous avez f a i t paraître une chaleur extraordinaire dans la poursuit©&#13;
de cette a ffa ir e dont vous donnâtes h ier une preuve dont on n'a. poin t eu&#13;
d'exemple ju s q u 'ic i dans ce tte é g lis e , j ' a i cru après cela que Notre Seigneur&#13;
me reprocherait ma lâcheté^ s i !j.Q ne vous fa is a is connaître combien votre&#13;
conduite lu i a été désagréable, et s i , tenant sa plane, je ne vous d is a is , en&#13;
son nom, que votre m inistère auprès des e cclé sia stiq u e s et des peuples de ce&#13;
diocèse ne peut plus leur ê tre foirt u t ile après un t e l exemple, a in si jugeant&#13;
à propos de r e t ir e r l'a pproba tion verbale que nous vous avions donnée de con­&#13;
fe sse r et de prêcher en tout notre diocèse, notre in ten tion est que vous en&#13;
la is s ie z le soin à M Brulon grand p é n ite n tie r, M le ÏJuré et autres de votre&#13;
&#13;
�2&#13;
corps oui ont notre approbation et que vous ne continuerez plus à nous a i ­&#13;
der que par vos p r iè re s , o f fic e s et s a c r ific e à fa ir e le dû de notre charge.&#13;
ÎTous voulons bien vou3 assurer cependant que nous continuerons toujours à&#13;
vous o f f r i r du m eilleur de notre coeur à notre Seigneur dans l ’ amour duquel&#13;
nous sommes véritablement tout à vous .&#13;
le quatorzième j u i l l e t mil s ix cent quatre vingt treiwe .&#13;
(signé) JEaU, éveque de Québec .&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie dactylographiée en français classique par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>Lettre d'interdiction de Saint-Vallier à Bernières, Maizerets et Glandelet&#13;
(Québec, 20 juillet 1693)&#13;
Vous savez, nos très chers frères en Notre-Seigneur, combien j’ai été sensiblement&#13;
touché du bruit que vous avez fait en commençant un procès contre un de vos&#13;
confrères, que vous pouviez si aisément éviter en laissant régler vos intérêts&#13;
réciproques par M. le comte de Frontenac, gouverneur général, M. de Champigny,&#13;
intendant, et M. le procureur général du Conseil souverain, que vous aviez pris&#13;
pour arbitres de concert, à mes instances réitérées. Mais ce que je vous ai dit&#13;
plusieurs fois moi-même et ce que je vous ai fait dire encore plus souvent par&#13;
M. l’intendant, le père recteur des jésuites et plusieurs autres de vos amis pour&#13;
vous conjurer d’arrêter une affaire que vous avez dû connaître causer un si grand&#13;
scandale parmi le peuple qu’il en prenait occasion de blasphémer le nom de Dieu&#13;
et de vous regarder comme les causes des malheurs dont ils sont menacés par&#13;
l’approche des Anglais n’ayant pas fait les impressions que j’aurais désirées dans&#13;
votre cœur et venant ici d’apprendre que, sans vous arrêter à nos avis réitérés,&#13;
vous avez fait paraître une chaleur extraordinaire dans la poursuite de cette&#13;
affaire, dont vous donnâtes hier une preuve dont on n’a point eu d’exemple&#13;
jusqu’ici dans cette Église, j’ai cru après cela que Notre-Seigneur me reprocherait&#13;
ma lâcheté si je ne vous faisais connaître combien votre conduite lui a été&#13;
désagréable et si, tenant sa place, je ne vous disais en son Nom que votre ministère&#13;
auprès des ecclésiastiques et des peuples de ce diocèse ne peut plus leur être fort&#13;
utile après un tel exemple ; ainsi, jugeant à propos de retirer l’approbation verbale&#13;
que nous vous avions donnée de confesser et de prêcher en tout notre diocèse,&#13;
notre intention est que vous en laissiez le soin à M. Brulon, grand-pénitencier,&#13;
M. le curé et autres de votre corps qui ont notre approbation et que vous ne&#13;
continuerez plus à nous aider que par vos prières, offices et sacrifices à faire le dû&#13;
de notre charge. Nous voulons bien vous assurer cependant que nous&#13;
continuerons toujours à vous offrir du meilleur de notre cœur à Notre-Seigneur,&#13;
dans l’amour duquel nous sommes véritablement tout à vous,&#13;
Jean, évêque de Québec&#13;
Le 14e juillet 1693&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ib-mdv-2022&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original par G.-É. Demers, v. 1930.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval </text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Saint-Vallier, Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de, 1653-1727</text>
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                <text>Interdit par Saint-Vallier sur Bernières, Maizerets et Glandelet (Québec, 20 juillet 1693)</text>
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                <text>Le 2e évêque de Québec interdit à Maizerets et Glandelet de confesser et de prêcher dans le diocèse, car ils ont intenté un procès contre Merlac, un de leurs confrères chanoines, devant le Conseil Souverain. Contesté comme grand-vicaire et comme aumônier auprès des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu, Saint-Vallier l’avait nommé grand-chantre au chapitre, malgré l’opposition des chanoines. Devant le cumul des faits rapportés, l’évêque s’en départira en 1694.</text>
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                <text>Bernières, Henri de, v. 1635-1700</text>
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                <text>Ango des Maizerets, Louis, 1636-1721</text>
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                <text>Glandelet, Charles de, 1645-1725</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/id/13135" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12741" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Copie dactylographiée en français classique&lt;/a&gt; par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/949" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l’archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Copies de lettres, vol. 2 p. 93&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires du chapitre de Québec (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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                    <text>Lettre de Denonville à Laval (Versailles, 28 avril 1700)&#13;
&#13;
À Versailles, le 28e avril 1700&#13;
J’ai fait voir, Monseigneur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le&#13;
26 octobre dernier, au R. P. de la Chaize. J’ai pris mon temps pour lui lire tout&#13;
entière. Je vous assure qu’il en a profité et qu’il en a rendu compte.&#13;
Mgr l’évêque de Québec a pris de grandes mesures pour se concilier&#13;
Mgr l’archevêque de Paris qui n’est pas convaincu par lui-même des manières&#13;
extraordinaires de Mgr de Québec, car sûrement, s’il le connaissait comme nous, il&#13;
en aurait l’opinion que nous en avons.&#13;
Le bon prélat sera sûrement très mortifié quand il apprendra que le roi&#13;
désapprouve si fort ce qu’il a fait aux Hospitalières de Québec, que sa volonté est&#13;
qu’il renvoie dans leur couvent les religieuses qu’il en a ôtées pour les mettre à son&#13;
Hôpital général, Sa Majesté ne voulant qu’il fasse une seconde maison de&#13;
religieuses, son intention étant qu’il laisse les Hospitalières sur le pied qu’elles&#13;
étaient et que pour son Hôpital général, il se pourvoie de directeurs séculiers, qui&#13;
aient soin des pauvres qui y sont. Voilà une mortification qui ne lui plaira point&#13;
du tout et qu’il s’est attirée pour ne vouloir pas suivre conseil et pour vouloir tout&#13;
faire à sa tête. Son dessein de mettre aussi une seconde maison d’ursulines aux&#13;
Trois-Rivières n’est pas plus approuvé ici. Je souhaite que cela le rende plus&#13;
précautionné qu’il n’a été jusqu’ici.&#13;
Je ne doute pas, Monseigneur, que MM. les supérieurs des Missions étrangères ne&#13;
vous informent des conférences que j’ai eues en particulier avec eux et avec les&#13;
pères jésuites sur votre contestation à l’égard des Tamarois, que vous désirez&#13;
passionnément avoir pour y établir un poste fixe, qui vous serve d’entrepôt pour&#13;
vos missions du Mississippi ; tout cela, Monseigneur, sur les mémoires de&#13;
M. de Montigny, qui après vous avoir mandé la bonne réception qu’il avait reçue&#13;
des jésuites à Michilimakinac, après en avoir été secouru et après leur en avoir&#13;
promis, à ce qu’ils disent, qu’il ne les troublerait point, veut ensuite vous engager&#13;
à ôter cette mission aux Jésuites et sous différents prétextes et plusieurs belles et&#13;
&#13;
�bonnes raisons, dont vous me paraissez convaincu comme de la nécessité&#13;
d’occuper ce poste ; sur quoi, Monseigneur, je prends la liberté de vous demander&#13;
en grâce de penser si, après toute le temps que vous avez passé en paix et union&#13;
parfaite avec les Jésuites et avec une cordialité si étroite que celle que j’ai vue, dont&#13;
j’ai été charmé, que je n’ai jamais rien connu de si édifiant et de si utile pour le bien&#13;
de l’Église du Canada, que vous avez fondé aux dépens de votre bien, de vos&#13;
travaux et de votre vie, que vous avez consacrée à un si saint ouvrage, si, dis-je,&#13;
Monseigneur, après tant de bien que votre sainte maison du Séminaire a fait par&#13;
elle-même et par la bonne intelligence qu’elle a toujours conservée avec la maison&#13;
des Jésuites, concourant de concert au plus grand bien et à la plus grande gloire&#13;
de Dieu, il vous convient, pour le bien de votre Église, de vous brouiller avec de&#13;
saints ouvriers, qui ont arrosé de leur sang cette même Église et qui l’arrosent tous&#13;
les jours de la sueur de leurs travaux pour le salut des âmes et cela, pour leur&#13;
refuser une grâce qu’ils demandent de leur laisser la mission des Tamarois, qui est&#13;
la même que celle des Illinois, puisque c’est la même langue et que la diversité qui&#13;
est entre eux n’est que dans les noms des villages, qui sont différents. Je vous dirai&#13;
devant Dieu, Monseigneur, que je n’affectionne là-dedans que le plus grand bien&#13;
de votre maison et de celle des Jésuites, l’une et l’autre m’étant également chères,&#13;
vous regardant les uns et les autres comme de saints ouvriers du Seigneur, qui&#13;
donnez votre vie pour le salut des âmes.&#13;
Il me paraît, Monseigneur, que rien n’est si dangereux pour le peuple que de voir&#13;
les saints du Seigneur en mésintelligence. Vous savez encore, Monseigneur,&#13;
combien il y a que l’on travaille à désunir votre maison d’avec eux. Je ne vous en&#13;
dirai rien en détail. J’ai été témoin de l’attache inviolable qu’ils ont toujours eue&#13;
pour tous vos Messieurs et comme ils ont toujours refusé de se détacher d’eux et&#13;
de votre maison, quelque soin que l’on ait pu prendre pour les gagner. J’ai vu cela&#13;
de trop près, et ici, et au Canada, pour ne leur devoir pas ce témoignage et que&#13;
toutes les affaires qui leur sont arrivées du depuis ne leur sont venues que par cette&#13;
raison d’union qu’ils avaient avec vous. Ils ont cru du depuis que vos Messieurs&#13;
n’ont pas tenu à leur égard la même conduite qu’ils ont tenue à la leur, car on a&#13;
refusé de parler en leur faveur quand ils ont cru qu’ils le pouvaient faire et même&#13;
que cela convenait au bien de l’Église et par conséquent, de votre maison. On a&#13;
lieu de croire qu’en ceci, il y a du manège pour faire peine aux Jésuites et qu’on se&#13;
&#13;
�sert de vous pour rendre la chose immanquable. Je ne vous en donnerai pas&#13;
d’autres preuves que la lettre que j’ai reçue d’un bon serviteur de Dieu, du&#13;
26 octobre 1696, dont j’envoie un extrait, afin que vous fassiez réflexion sur la&#13;
chose. Le même esprit qui faisait agir en ce temps-là n’était pas ici et qui peut vous&#13;
répondre que ce n’est pas le même motif qui fait agir.&#13;
J’ajouterai à tout cela, Monseigneur, que quand vous auriez un entrepôt aux&#13;
Tamarois, vous ne sauriez encore vous passer d’en avoir à Michilimakinac, car il&#13;
y a trop loin de Québec aux Tamarois pour y aller sans secours de cette manière.&#13;
Vous avez toujours affaire aux Jésuites, ce qui m’a fait proposer à vos Messieurs&#13;
de vous associer encore avec eux pour être secourus d’eux dans votre mission et&#13;
pour renouer l’union et bonne intelligence. Cela ne vaut-il pas mieux que de les&#13;
chagriner en les obligeant de vous céder une mission, dont ils se retireront à regret&#13;
si vous le voulez absolument ; mais si vous le faites, vous perdrez leur confiance&#13;
et vous deviendrez sur le qui-vive, comme vos Messieurs le sont à la Chine avec&#13;
eux et à Rome, où en vérité, au grand malheur de l’Église, il se passe des choses&#13;
qui ne sont pas édifiantes. Les jansénistes, dont la foule est à présent plus forte que&#13;
jamais, je ne dis pas seulement en France et en Flandre, mais à Rome même, vient&#13;
à la traverse avec un autre parti opposé aux Jésuites, qui, quoique non-janséniste,&#13;
ne laisse pas de s’entendre avec les gens de la cabale des jansénistes pour traverser&#13;
les Jésuites en tout et ce qu’ils peuvent. Je regarde cette Compagnie comme une&#13;
communauté à qui l’Église a sans doute obligation et dans laquelle il y a un grand&#13;
nombre de bons ouvriers agréables à Dieu.&#13;
Je crois, Monseigneur, qu’il est de votre piété et de votre sagesse et de votre bonté&#13;
de les consoler et de leur toujours tenir lieu de pères ; aussi ai-je toujours reconnu&#13;
qu’ils vous ont toujours regardé sur ce pied-là. Je ne puis vous dire absolument ce&#13;
que MM. les supérieurs vous manderont là-dessus. Je les ai vus tous dans la&#13;
résolution de beaucoup sacrifier pour maintenir l’union entre vos deux maisons et&#13;
même de vous écrire pour vous prier de le faire. Je n’ai vu que M. Tremblay qui,&#13;
comme bon procureur, m’a paru attaché à la lettre qu’il a reçue de vous, sans entrer&#13;
dans autre tempérament que de faire valoir les raisons et établir le tort des Jésuites.&#13;
Il me vient sur cela une pensée de l’évangile de saint Mathieu : « Si vous ne saluez&#13;
que votre frère, que faites-vous plus que les autres ? Les païens ne le font-ils&#13;
&#13;
�pas1 ? » En vérité, toutes ces raisons pour faire vivre et conserver la charité, c’est&#13;
un sacrifice qui ne peut qu’attirer bénédiction et qui est digne d’un chrétien. Si&#13;
vous ne pouviez faire vos missions sans cela, on dirait, mais qui vous empêche d’y&#13;
avoir un entrepôt si vous voulez avec les Jésuites ou de leur avoir obligation de&#13;
contribuer de leurs soins pour vous aider à poster vos missionnaires au&#13;
Mississippi ? Fondez vos desseins sur la charité et la paix entre les ouvriers du&#13;
Seigneur, c’est commencer par mettre le Seigneur dans nos intérêts. Je vois les&#13;
pères jésuites très contents de continuer les petites écoles et de partager ce soin-là&#13;
avec vos Messieurs, mais de bonne foi, Monseigneur, êtes-vous en état de satisfaire&#13;
au nombre des cures qu’il faut à la colonie, suivant l’intention du roi et selon le&#13;
fonds de 8 000 livres que le roi donne, dont l’évêque se sert et fait l’usage qu’il lui&#13;
plaît ? Si l’on approfondissait cette affaire, y trouverait-il son compte et cela lui&#13;
plairait-il ? Ce ne sont plus mes affaires, mais si j’étais en place, assurément je&#13;
n’aurais pas laissé faire bien des choses qui se sont faites à bonne intention, mais&#13;
très mal à propos… Les choses de Dieu se doivent faire plus amoureusement et&#13;
plus posément.&#13;
À l’égard des Ursulines, je leur écrirai naturellement ce que je pense de la facilité&#13;
qu’elles ont de se laisser conduire aux vues de Mgr de Québec, qui les mettra à la&#13;
mendicité, sous le beau prétexte de s’abandonner à la Providence, sans penser qu’il&#13;
ne faut pas tenter la Providence.&#13;
M. de Québec est connu, et du roi, et du ministre. Il a attaqué toutes les&#13;
communautés. Si elles sont assez sages pour se tenir unies ensemble, sûrement&#13;
elles auront le dessus ; mais si elles se brouillent ensemble, il aura vite gagné. Je&#13;
vous dirai confidemment une chose qui lui est arrivée : c’est que pour se justifier&#13;
auprès du ministre, il lui a indiqué une personne qui lui dirait ce qui en était. Cette&#13;
personne lui a parlé en effet et en vérité et lui a fait au naturel le portrait et la&#13;
peinture de M. l’évêque tel qu’il est et c’est ainsi que les artifices se font voir dans&#13;
leur naturel. Vous devez vous attendre que M. de Québec, avec toutes les&#13;
dépenses qu’il fait sans ordre et sans mesure, vous rognera tout autant qu’il pourra&#13;
pour s’approprier les fonds et les employer à toutes ses nouvelles idées. Ce qu’il y&#13;
&#13;
« Si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’agissent-ils pas de&#13;
même ? » (Mathieu 5:47)&#13;
1&#13;
&#13;
�a de pitoyable en tout ceci est que tout ce qu’il a fait depuis qu’il est au Canada ne&#13;
pourra se contenir et finira avec lui ; ainsi, les plus sages doivent lui résister pour&#13;
ne lui pas laisser détruire les anciens établissements faits.&#13;
J’écris fortement à MM. de Callière et de Champigny pour qu’ils soutiennent&#13;
l’Hôtel-Dieu et qu’ils ne le laissent pas périr, faute de secours ; c’est l’intention du&#13;
roi qu’il leur fera assurément savoir.&#13;
Je puis vous répondre comme d’une chose certaine que je sais d’original que le roi&#13;
a été informé de votre démêlé avec les Jésuites pour la mission des Tamarois par&#13;
une personne de considération, qui en était chargée par Mgr de Québec. Le roi&#13;
demande au P. de La Chaize d’où vient qu’il [ne] lui en disait rien et de ce qu’il ne&#13;
se plaignait pas des peines que Mgr de Québec leur faisait souffrir ; qu’on les&#13;
voulait chasser de la Chine ; que si on le pouvait faire du Canada, on le ferait aussi ;&#13;
qu’ils étaient prêts de tout céder et de se tenir en repos quand on ne voudrait pas&#13;
qu’ils servissent ; qu’on voulait les ôter d’une mission où leurs pères avaient été&#13;
plusieurs fois et depuis nombre d’années ; que si M. l’évêque ne voulait pas qu’ils&#13;
y retournassent, il faudrait bien céder sur cela. Il fut dit que le caractère d’esprit de&#13;
M. de Québec ne changerait jamais. Vos Messieurs n’ont pas jugé à propos de&#13;
parler de M. de Québec pour qu’il ne pût pas les accuser de chercher querelle, mais&#13;
vous voyez et éprouvez que garder le silence avec lui et souffrir, c’est acquiescer à&#13;
tout et lui donner lieu de tout entreprendre ab libitum2. Ceci dure trop longtemps.&#13;
Vous laisserez ruiner toutes les communautés si vous gardez davantage le silence.&#13;
Dieu veuille bien vous secourir de ses saintes lumières pour le bien de son Église.&#13;
Je suis ravi du présent que le roi fait pour votre mission du Mississippi. Je suis&#13;
avec bien du respect, Monseigneur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur&#13;
Le marquis de Denonville.&#13;
/Transcription3 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ib-mdv-2021&#13;
&#13;
2&#13;
3&#13;
&#13;
À volonté&#13;
Faite à partir de la copie sur original par G.-É. Demers, v. 1930.&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>Archives du Béminaire de Québec&#13;
&#13;
1700, (28 avril)&#13;
&#13;
Lettre de H. de Lenonville à «jgr de Laval»&#13;
&#13;
A Versailles, le 26mo avril 1700»&#13;
&#13;
J’ai fait voir, monseigneur, la lettre que vous m ’avez fait l ’honneur&#13;
de m ’écrire le 26 octobre dernier, au révérend fore de la Ghaize*&#13;
pris mon temos pour lui lite toute entière.&#13;
&#13;
J ’ai&#13;
&#13;
Je vous assure qu’il en a&#13;
&#13;
profité et qu’il en a rendu compte»&#13;
Lgr 1 ’Eve que de Québec a pris de grandes mesures pour- se concilier&#13;
Ugr l'iArcheveque de Paris qui n'est pas convaincu par lui-meme des manières&#13;
extraordinaires de Lgr de Québec, car sûrement, s ’il le connaissait comme&#13;
nous, il en aurai.t l'opinion que nous en avons.&#13;
Le bon Prélat sera sûrement très mortifié quand il apprendra que le&#13;
Roi désapprouve si fort ce qu'il a fait aux hospitalières de ^uébec que sa&#13;
volonté est qu’il renvoie dans leur couvent les religieuses qu’il en a&#13;
ôtées pour les mettre à 3on hôpital général, 8a majesté ne voulant qu’il&#13;
fasse une seconde maison de religieuses, son intention étant qu'il laissa&#13;
les hospitalières sur le pied qu’elles étaient et que pour son hôpital&#13;
général il se pourvoie de directeurs séculiers qui aient soin des pauvres&#13;
qui j sont.&#13;
&#13;
Voilà une mortification qui ne lui plaira point du tout et&#13;
#&#13;
&#13;
qu’il s ’est attirée pour* ne vouloir pas suivre conseil et pour vouloir&#13;
tout faire à sa tete»&#13;
&#13;
Son dessein de mettre aussi une seconde maison&#13;
&#13;
d ’Ursulines aux Trois-Rivières n ’est pas plus approuvé ici.&#13;
&#13;
Je souhaite&#13;
&#13;
que cela le rende plus précautionné qu’il n ’a été jusqu’ici.&#13;
Je ne doute pas, monseigneur, que ilessieurs les&#13;
&#13;
Supérieurs des&#13;
&#13;
iîissionsLStrangères ne vous informent des conférences que j'ai eues en&#13;
particulier avec eux et avec les PP» Jésuites sur votre contestation à&#13;
l ’égard des famarois que vous désirez passionnément avoir pour- y établir&#13;
un poste&#13;
&#13;
fixe qui vous serve d ’entrepôt pour vos missions du&#13;
&#13;
�—&#13;
&#13;
&amp;S. —&#13;
&#13;
Liississipi, "bout; colts., i.igr, sur les mémoires de ri» de iiontigny qui&#13;
après vous avoir mandé la donne réception qu’il avait reçue des Jésuites&#13;
à iüChilimakinac après en avoir été secouru et apres leur en avoir promis&#13;
à ce qu’ils disent, qu’ils ne les troublerait point veut ensuit© vous en­&#13;
gager à ôter cette mission aux Jésuites et sous différents prétextes et&#13;
plusieurs belles et bonnes raisons dont vous me paraisses convaincu&#13;
comme de la nécessité d ’occuper ce poste sur quoi, rx&gt;nseigneur, je prends&#13;
la liberté de vous demander en grâce de penser si, après tout le temps&#13;
que vous avez passé en paix et union parfaite avec les Jésuites et avec un®&#13;
cordialité si étroite que celle que j’ai vue dont j'ai été charmé, que&#13;
je n'ai jamais rion connu de si édifiant ©t de si utile pour le bien de&#13;
l ’église du Canada que vous avez fondé aux dépends de votre bien ae vos&#13;
travaux et de votre vie que v.us avez consacrée à un si saint ouvrage,&#13;
si, dis-je, Lionseigneur, après tant de bien que votre sainte maison du&#13;
séminaire a fait par elle-meme et par la bonne intelligence qu’elle a tou­&#13;
jours conservée avec la maison des Jésuites concourant de concert au plus&#13;
grand bien et à la plus grande gloire de bieu, il vous convient pour le&#13;
bien de votre église de vous brouiller avec de bts ouvriers qui ont arrosé&#13;
de leur sang cette meme église et qui l ’arrosent tous mes jour-s de la&#13;
sueur de leurs travaux pour- le salut des âmes et cela pour leur- refuser&#13;
une grâce qu’ils vous demandent de leur laisser la mission des Tamarois&#13;
qui est la m*me que celle des Illinois puisque c ’est la meme langue et que&#13;
la diversité qui est entre eux n ’est que dans les noms des villages qui&#13;
sont différents»&#13;
&#13;
Je vous dirai devant Dieu, Monseigneur, que je n ’affection­&#13;
&#13;
ne là dedans que le plus grand bien de votre maison et de celle des Jésui­&#13;
tes l ’une et l ’autre m'étant également chère, vous regardant les uns et&#13;
les autres comme de bts ouvriers du beigneur qui donnez votre vie poul­&#13;
ie salut des amos.&#13;
&#13;
il me parait, Monseigneur, que rien n ’est si dangereux&#13;
&#13;
pour’ le peuple que de voir les ats du Seigneur en mésintelligence;&#13;
&#13;
vous&#13;
&#13;
�savez encore , Lfer, combien il y a que l ron travaille a désunir votre&#13;
maison d’avec eux.&#13;
&#13;
Je ne vous en dirai rien en détail.&#13;
&#13;
J ’ai été témoin&#13;
&#13;
de l ’attache inviolable qu’ils ont toujours eue pour tous vos messieurs,&#13;
et comme ils ont toujours refusé de se détacher d'eux et de votre maison&#13;
quelque soin que l'on ait pu prendre pour les gagner.&#13;
&#13;
J ’ai vu cera ue trop&#13;
&#13;
près ,et ici et au Canada pour ne leur- devoir pas ce témoignage et que&#13;
toutes les affaires qui leur sont arrivées du depuis ne leur- sont venues&#13;
que par cette raison d ’union qu’ils avaient avec vous,&#13;
&#13;
ils ont cru du&#13;
&#13;
depuis que vos Messieurs n ’ont pas tenu à leur égard la meme conduite&#13;
qu'ils ont tenue à la leur-, car on a refusé de parier en leur faveur- quand&#13;
ils ont cru qu’ils le pouvaient faire et meme que cela convenait au bien&#13;
de 1 'Eglise et par conséquent de votre maison.&#13;
&#13;
On a lieu de croire qu’en&#13;
&#13;
ceci il y a du manège pour faire peine aux Jésuites et qu’on se sert de&#13;
vous pour rendre la chose immanquable.&#13;
&#13;
Je ne vous en donner ai pas d’autres&#13;
&#13;
preuves que la lettre que j’ai reçue d ’un bon serviteur de iûeu du £6 octo­&#13;
bre 1696 dont j’envoie un extrait afin que vous&#13;
&#13;
fassiez reflexion sur&#13;
&#13;
la chose le meme esprit qui faisait agir en ce temps là n ’était pas ici&#13;
et qui peut vous répondre que ce. n ’est pas le meme motif qui fait agir.&#13;
J ’ajouterai à tout cela, lionseigneur, que quand vous auriez un entrepôt&#13;
aux ïïamarois, vous ne sauriez encore vous passer d’en avoir à ilichilimakinaa&#13;
car il y a trop loin de Québec aux l’amarois pour y aller sans secours;&#13;
&#13;
de&#13;
&#13;
cette manière vous avez toujours affaire aux Jésuites oe qui m ’a fait pro­&#13;
poser à vos Messieurs de vous associer encore avec eux pour- etre secourus&#13;
d ’eux dans votre mission et pour- renouer l ’union et bunne intelligence.&#13;
Cela ne vaut-il pas mieux que de res chagriner en les obligeant de vo.s&#13;
céder une mission dont ils se retireront à regret si voua le voulez ab«&#13;
solument$!&amp;;&#13;
&#13;
mais si vous le faites vo^s perdrez leur confiance et vous&#13;
&#13;
deviendrez sur le qui-vive comme vos Messieurs le sont à la Chine avec&#13;
eux et à Rome où en vérité, au grand malheur de l’Eglise, il se passe des&#13;
&#13;
�choses qui ne sont pas édifiantes;&#13;
&#13;
les jansénistes dont la foule est&#13;
&#13;
à présent plus forte que jamaxs, je ne dis pas seulement en France et&#13;
en Flandre mais à Home meme vient à la traverse avec un autre parti op­&#13;
posé aux Jésuites qui quoique non janséniste ne .Laissa pas de s'entendre&#13;
avec les gens de la cabale des jansénistes pour' traverser les Jésuites en&#13;
tout et ce qu'ils peuvent»&#13;
&#13;
Je regarde cette compagnie comme une communau­&#13;
&#13;
té à qui l'église a sans doute obligation et dans laquelle il y a un grand&#13;
nombre de bons ouvriers agréables à lieu»&#13;
&#13;
Je crois, monseigneur, qu'il&#13;
&#13;
est de votre piété et de votre sagesse et de votre bonté de les consoler&#13;
et de leur toujours tenir lieu de père;&#13;
&#13;
aussi ai-je toujours reconnu&#13;
&#13;
qu'ils vous ont toujours regardé sur ce pied-là»&#13;
&#13;
Je ne puis Vous dire ab­&#13;
&#13;
solument ce que Messieurs les Supérieurs vous manderont là-dessus;&#13;
&#13;
je les&#13;
&#13;
ai vus tous dans la résolution de beaucoup sacrifier pour- maintenir l'u­&#13;
nion entre vos deux maisons et meme de vous écrire pour vous prier de le&#13;
faire*&#13;
&#13;
Je n'ai vu que M du fremblay&#13;
&#13;
qui, comme bon procureur, m'a paru&#13;
&#13;
attaché à la lettre qu'iil a reçue de vous sans entrer dans autre temperamment que de faire valoir les raisons et établir le tort des Jésuites;&#13;
il me vient sur cela une pensée de l'Evangile de St Mathieu;&#13;
&#13;
si vous ne&#13;
&#13;
saluez que votre frère, que faites-vous plus que les autres?&#13;
&#13;
les paiens&#13;
&#13;
ne le font-ils pas?&#13;
&#13;
En vérité toutes ces raisons pour faire vivre et&#13;
&#13;
conserver la charité c'est un sacrifice qui ne peut qu'attirer bénédiction&#13;
et qui est digne d'un chrétien si vous ne pouviez faire vos missions sans&#13;
cela, on dirait mais qui vous empeche d'y avoir un entrepôt si vous&#13;
voulez avec les Jésuftes ou de leur avoir obligation de contribuer de&#13;
leurs soins pour vous aider à poster vos missionnaires au Mississipl;&#13;
fonde® vos&#13;
&#13;
desseins sur la charité et la paix entre les ouvriers du&#13;
&#13;
Seigneur, c'est commencer par mettre le Seigneur dans nos intérêts»&#13;
&#13;
J©&#13;
&#13;
vois les PP» Jésuites très contents de continuer les petites écoles et&#13;
de partager ce soin-là avec vos Messieurs, mais de bonne foi Mgr etes-vous&#13;
&#13;
�5&#13;
en état de satisfaire au nombre des cures qu’il faut a la colonie suivant&#13;
l ’intention du Roi et selon le fonds de huit mille livres que re Roi donne&#13;
dont l’évêque se sert et fait l ’usage qu’il lui plaît?&#13;
&#13;
Si l ’on approfondis­&#13;
&#13;
sait cette affaire y trouverait-il son compte et cela lui plairait-il?&#13;
Ge ne sont plus mes affaires, mais si j’étais en place assurément je n ’aurais&#13;
pas laissé faire bien des choses qui se sont faites à bonne intention, mais&#13;
très mai à propos .. .les ehoses de Ri eu se doivent faire plus amoureusement&#13;
et plus aisément&#13;
&#13;
posément*&#13;
&#13;
A l ’égard des Ursulinos, je leur écrirai naturellement ce que je pense&#13;
de la facilité qu’elles ont de se laisser conduire aux vues de Monseigneur&#13;
de Québec qui les mettra à la mendicité sous le beau prétexte de s ’abandon­&#13;
ner à la Providence sans penser qu’il ne faut pas tenter la Providence.&#13;
il. de Québec est connu et du Roi et du ilinistre.&#13;
les Communautés;&#13;
&#13;
Il a attaqué toutes&#13;
&#13;
si elles sont assez sages pour se tenir unies ensemble&#13;
&#13;
sûrement elles auront le dessus, mais si elles se brouillent ensemble&#13;
il aura ville gagnSe..&#13;
&#13;
Je vous dirai confidemment une chose qui lui est&#13;
&#13;
arrivée c’est que pour se justifier auprès du ministre il lui a indiqué&#13;
une personne qui lui dirait ce qui en était.&#13;
&#13;
Cette personne lui a parlé&#13;
&#13;
en effet et en vérité et lui a fait au naturel le portrait et la peinture&#13;
de H. l ’Evêque tel qu’il est et c’est ainsi que les artifices se font voir&#13;
dans leur naturel.&#13;
&#13;
Vous devez vous attendre que il. de Québec avee toutes&#13;
&#13;
les dépenses qu’il fait sans ordre et sans mesures vous rognera&#13;
êépenses-qaAil-iait&#13;
&#13;
tout autant qu’il pourra pour s ’approprier les fonds&#13;
&#13;
et les employer à toutes ses nouvelles idées;&#13;
&#13;
ce qu’il y a de pitoyable en&#13;
&#13;
tout oeoi est qu9 tout ce qu’il a fait depuis qu’il est&#13;
se contenir et finira avec lui;&#13;
&#13;
au Canada ne i-jourra&#13;
&#13;
ainsi les plus sages doivent lui résister&#13;
&#13;
pour ne lui pas laisser détruire les anciens établissements faits.&#13;
J’écris&#13;
&#13;
fortement à M. de Calliôres et à A. de Ohampigny pour qu’ils&#13;
&#13;
soutiennent l ’HÛtel-Diou et qu’ils ne le laissent pas périr faute de secours;&#13;
o 1est i ’intentioné&#13;
&#13;
du Roi&#13;
&#13;
i0111' £©*■&amp; assurément savoir.&#13;
&#13;
�6&#13;
Je puis voua répondre comme d ’une chose certaine que je sais d ’ori­&#13;
ginal que le Roi a été informé de votre démêlé avec les Jésuites poux la&#13;
mission des ïamarois par une personne de considération qui en était chargée&#13;
par Mgr de Québec;&#13;
&#13;
le Roi demande au P. de la Chaize d ’où vient qu’il lui&#13;
&#13;
en disait rien et de ce qu’il ne se plaignait pas des peines que Mgr de&#13;
Québec leur faisait souffrir;&#13;
souffrir;&#13;
&#13;
il rex^artit que leur’ profession était de&#13;
&#13;
qu’on les voulait, chasser de la Chine, que si on le pouvait&#13;
&#13;
faire du Canada on le ferait aussi;&#13;
&#13;
qu’ils étaient prêts de tout céder&#13;
&#13;
et de se tenir en repos q And on ne voudrait pas qu’ils servissent;&#13;
&#13;
qu’on&#13;
&#13;
voulait les ôter d ’une mission où leurs pères avaient été plusieurs fois et&#13;
depuis nombre d ’années;&#13;
&#13;
que si&#13;
&#13;
l ’Sveque ne voulait x^as qu’ils y re­&#13;
&#13;
tournassent , il faudrait bien céder sur cela;&#13;
&#13;
il fut dit que le carac­&#13;
&#13;
tère d ’esprit de M. de Québec ne changerait jamais;&#13;
&#13;
vos Messieurs n ’ont&#13;
&#13;
pas jugé à propos de parler de *1 de Québec pour qu’il ne put pas les accu­&#13;
ser de chercher querelle, mais vous voyez et éprouvez que garder le silence&#13;
avec lui et souffrir, c ’est acquiescer à tout et lui donner lieu de tout&#13;
entreprendre ab libitum*&#13;
&#13;
Ceci dure trop longtemps, vous laisserez&#13;
&#13;
ruiner toutes les -communautés si vous gardes davantage le silence*&#13;
&#13;
Dieu&#13;
&#13;
veuille bien vous secourir de ses stes lumières pour le bien de a n église.&#13;
Je suis ravi du présent que le Roi fait pour votre mission du mississipi.&#13;
Je suis aveo bien du respect, monseigneur, votre très humble et très&#13;
obéissant serviteur*&#13;
(signé)&#13;
&#13;
le u de henonville&#13;
&#13;
Mgr l ’Ancien&#13;
Copie de l ’original conservé aux .archives du séminaire de&#13;
Québec et certifiée conforme*&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Copie dactylographiée en français classique par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Denonville, Jacques-René de Brisay de, 1642-1710</text>
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                <text>Lettre de Denonville à Laval (Versailles, 28 avril 1700)</text>
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                <text>Le gouverneur de la Nouvelle-France aborde avec l’ancien évêque de Québec plusieurs conflits et préoccupations concernant l’Église au Canada, notamment les actions de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et les relations tendues avec les Jésuites. Il l’informe que Louis XIV, roi de France, désapprouve notamment le retrait des Augustines de leur couvent et leur transfert à l’Hôpital général. Il exhorte Laval à éviter les conflits avec les Jésuites concernant la mission du Mississippi, soulignant les dangers de la désunion entre les communautés religieuses, et rappelle que les Jésuites ont toujours été fidèles et solidaires avec le Séminaire de Québec. Il propose une collaboration entre les belligérants, plutôt que de forcer les Jésuites à céder la mission des Tamarois. Le roi est informé de ces conflits et il demandera des explications. Enfin, il exhorte Laval à ne pas se taire face aux actions de Saint-Vallier, pour le bien de tous.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/268290"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres N, no 110&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Laval, François de, saint, 1623-1708</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12584" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12585" class="show"&gt;Copie dactylographiée en français classique&lt;/a&gt; par G.-É. Demers, v. 1930, et conservée au Centre d’animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires des communautés religieuses (1685-1705)</name>
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        <name>Affaire de la juridiction des missions du Mississippi (1698-1703)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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      <tag tagId="862">
        <name>Augustines de Québec</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Territoire)</name>
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      <tag tagId="909">
        <name>Correspondance privée de Laval</name>
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      <tag tagId="903">
        <name>Hôpital général de Québec</name>
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        <name>Jésuites</name>
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      <tag tagId="570">
        <name>Missions du Mississippi</name>
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      <tag tagId="864">
        <name>Prêtres du Séminaire de Québec</name>
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                    <text>Remontrances par les ecclésiastiques du Canada à Saint-Vallier&#13;
(Québec, 1686)&#13;
&#13;
Remontrances par les ecclésiastiques du Canada à M. de Saint-Vallier touchant la&#13;
publication qu’on prétend devoir être faite des ordonnances de MM. le&#13;
gouverneur et intendant aux prônes des églises sur ce qu’on a témoigné depuis&#13;
peu qu’on prétendait introduire dans le Canada l’usage de publier au prône les&#13;
ordonnances de MM. le gouverneur et l’intendant, qui n’y a point encore été établi,&#13;
M. de Saint-Vallier est très humblement supplié par les ecclésiastiques du diocèse&#13;
de faire agréer aux personnes qu’il appartiendra la liberté que l’on prend de faire&#13;
faire les réflexions suivantes.&#13;
1° Que M. Talon, intendant, ayant demandé le 3e dimanche de l’avent 1665 que&#13;
l’on publiât aux prônes des ordonnances de MM. le gouverneur et l’intendant sur&#13;
des matières purement civiles, M. l’évêque de Québec, pour lors évêque de Pétrée,&#13;
lui remontra divers inconvénients qui arriveraient de ces sortes de publications et&#13;
après plusieurs consultes qui se firent sur ce sujet, il fût réglé par M. de Tracy,&#13;
lieutenant-général pour le roi, que l’on publierait à la porte de l’église à l’issue de&#13;
la grand-messe toutes les choses qui ne seraient point matières ecclésiastiques,&#13;
mais purement civiles et séculières ; ce qui a depuis été approuvé de la cour et&#13;
observé fort exactement.&#13;
2° Que si la coutume de faire ces publications aux prônes se trouve établie en&#13;
certains lieux, c’est un abus lequel a été introduit par l’avarice sordide ou par la&#13;
complaisance honteuse de quelques prêtres, puisqu’il ne se trouve aucun rituel qui&#13;
le permette, mais qu’il y en a plusieurs qui le défendent très expressément, comme&#13;
celui de Chalon, de Chartres, de Meaux, de Boulogne, de Beauvais et celui de&#13;
Rouen, entre autres, qui rapporte ces paroles d’un synode qui y fût tenu l’an 1581 :&#13;
Indignum nobis visum est Dominicus, ac festis diebus de domo orationis,&#13;
facere domum negociationis aut fori secularis, nam pro populi exhortatione,&#13;
et divini verbi prædicatione coguntur curati sacris operantes, lictorum et&#13;
præconum atque etiam publicanorum vices gerere auctiones vectigalium,&#13;
venditionum, licitationum et quæcumque mandata secularium judicum, et&#13;
&#13;
�officiariorum recitare et proclamare ; ad purgandam domum Dei hiis&#13;
profationibus prohibemus, sub interminatione divini judicii, quidquam in&#13;
sacrificio et in templo nisi sanctum et Sacrum dici aut fieri ; atque hortamur&#13;
et monemus omnes judices et magistratus ut sua quæcumque mandata per&#13;
suos ministros et fabricarum rectores, aut alium de paræcianis deputatum,&#13;
publicari extra cæmiterium et ecclesiam quo loco ipsis videbitur&#13;
convenientus1. &#13;
3° Que nos Rois Très Chrétiens ont même accordé des arrêts en faveur de ces&#13;
défenses de l’Église, comme il paraît par celui du Conseil privé le 3e juillet 1640,&#13;
où, sur la requête de M. l’évêque de Senlis, par laquelle il supplie le roi de vouloir&#13;
pourvoir sur le sujet d’une assignation donnée, suivant la commission du&#13;
Parlement de Paris par le nommé Gaillard, sergent à M. Fuseau, curé de l’église&#13;
paroissiale de la seigneurie de Néry, pour publier le dimanche 24e juin 1640 au&#13;
prône de ladite église paroissiale les proclamations et enchères faites de la maison&#13;
seigneuriale dudit Néry, etc., et déclarer audit prône qu’il serait au 40e jour&#13;
ensuivant procédé à l’adjudication par décret des choses saisies, bien que telles&#13;
publications soient contre l’institution desdits prônes ordonnés de l’Église pour&#13;
annoncer la parole de Dieu et y faire les pieuses et salutaires exhortations et&#13;
instructions ci-mentionnées, ensemble plusieurs prières publiques et autres actes&#13;
purement spirituels et ecclésiastiques et au préjudice encore des articles accordés&#13;
par Sa Majesté aux cahiers du clergé de France, qui aurait donné occasion audit&#13;
curé de ne passer outre à ladite publication ; au sujet de quoi ledit Gaillard aurait&#13;
audit curé donné assignation en ladite Cour, vu ladite requête, ladite commission&#13;
en date du 24e dudit [mois] et ladite assignation du 26e ensuivant, ouï le rapport&#13;
de M. de Harlay, Sadite Majesté, étant en son Conseil, déchargea ledit curé de&#13;
« Il nous a paru indigne qu’aux dimanches et jours de fête, on fasse d’une maison de prières une maison de&#13;
trafic et d’affaires séculières. En effet, au lieu d’exhorter le peuple et de lui prêcher la parole de Dieu, les&#13;
curés sont forcés, dans l’exercice de leur saint ministère, de remplir l’office d’huissiers, de crieurs publics et&#13;
d’autres de ce genre, pour annoncer et proclamer soit l’enchère des impôts, des ventes et licitations, soit enfin&#13;
tous actes quelconques émanant des juges séculiers ou officiers publics. C’est pour purifier la maison de Dieu&#13;
de ces profanations que nous prohibons ces abus, sous peine d’excommunication, rien ne peut être proclamé&#13;
ou fait en moment de prière et dans le temple, si ce n’est que de saint et de sacré. Nous exhortons donc et&#13;
avertissons tous les juges et magistrats que tous leurs mandats concernant leurs sujets ou responsables de&#13;
boutiques ou représentants de paroissiens de faire publier leurs mandements par leurs serviteurs au-delà du&#13;
cimetière et de l’église, dans les lieux qui leur sembleront convenables. » (Extrait du Concile provincial de&#13;
Rouen en 1581, Traduction en partie tirée de A. T. Barabé, Recherches historiques sur le tabellionage royal,&#13;
principalement en Normandie, 1863, p. 142 et du P. Laberge, rsv.)&#13;
1&#13;
&#13;
�ladite assignation, fit défense au Gaillard et tous autres de le contraindre à faire de&#13;
pareilles publications et ordonna que celles qui seront faites à l’issue des messes&#13;
paroissiales par les huissiers hors les églises auront même effet que si elles avaient&#13;
été faites aux prônes d’icelles.&#13;
4° Que ces sortes de publications ne sont pas seulement contre l’institution des&#13;
prônes ordonnés pour annoncer la parole de Dieu et donner aux peuples les&#13;
instructions qui leur sont nécessaires pour leur salut, ainsi qu’il est porté en l’arrêt&#13;
du Conseil privé ci-dessus, mais qu’elles sont même incompatibles en Canada&#13;
durant la meilleure partie de l’année avec de semblables instructions, le froid qui&#13;
y est extrêmement rigoureux et long obligeant très souvent d’abréger ou d’omettre&#13;
même la prédication de la parole de Dieu, qu’on ne saurait reprendre pour&#13;
l’ordinaire dans un autre temps de la journée, à cause de l’étendue des paroisses&#13;
et de la grande distance des lieux, qui ne permet pas aux peuples de pouvoir&#13;
s’assembler une seconde fois en un même jour ; si donc l’on veut obliger les&#13;
ecclésiastiques de publier aux prônes les ordonnances civiles, qui concernent des&#13;
matières tout à fait hors de leur profession et de leur ministère, il en arrivera&#13;
toujours quelques-uns de ces inconvénients ou que les peuples seront frustrés&#13;
d’ouïr la parole de Dieu, qui ne pourra souvent leur être distribuée avec la&#13;
publication desdites ordonnances, ou qu’ils ne l’entendront qu’avec ennui et&#13;
distraction, ayant déjà la tête fatiguée et remplie des affaires purement temporelles&#13;
qui leur auront été annoncées auparavant, ou (si on les leur publie à l’issue du&#13;
sermon) qu’ils ne retiendront point les instructions qu’ils auront entendues, les&#13;
espèces de ces dernières choses effaçant celles qui leur seraient restées de la parole&#13;
de Dieu ; toutes lesquelles choses feront sans doute impression sur toutes les&#13;
personnes qui ont du zèle pour le service de Dieu et le salut des peuples, s’ils se&#13;
donnent la peine d’y faire quelque attention.&#13;
5° Que si l’on dit qu’il dépendra de M. l’évêque ou de ses grands-vicaires de ne&#13;
pas permettre la publication de toutes sortes d’ordonnances indifféremment, qui&#13;
pourraient leur être communiquées à cet effet, mais seulement celles qu’ils&#13;
jugeront n’être pas indécentes et concerner davantage le service du roi, il est&#13;
évident que cela même sera la cause de plusieurs brouilleries qui ne manqueront&#13;
pas d’arriver lorsque M. le gouverneur ou M. l’intendant, d’un côté, jugeant&#13;
&#13;
�nécessaire pour le service de Sa Majesté de publier telle et telle ordonnance et&#13;
M. l’évêque ou ses grands-vicaires, d’autre part, ne le jugeant pas de la sorte ou&#13;
n’estimant pas décent pour la sainteté du lieu de les publier, il naîtra des divisions&#13;
perpétuelles entre les uns et les autres et qu’ainsi, au lieu de conserver la paix et&#13;
l’union, si importante au bien de la religion et de la colonie, l’on aura toujours en&#13;
bien des rencontres quelques sujets de conteste par ensemble touchant cet article.&#13;
6° Que si l’on avance que ces disputes ne sont pas à craindre entre des personnes&#13;
aussi vertueuses, aussi prudentes et aussi unies que le sont celles qui gouvernent&#13;
maintenant le Canada, l’on répond qu’il ne faut pas régler les choses qui doivent&#13;
être à demeure sur celles qui ne font que passer ; l’usage qu’on prétend introduire&#13;
est pour subsister, s’il est une fois établi, et les personnes qui gouvernent&#13;
présentement le pays ne dureront pas toujours, d’autres pourront leur succéder&#13;
qui ne s’accorderont pas si bien, outre que l’expérience fait voir que chacun&#13;
abondant en son sens, il arrive souvent que les difficultés qui se trouvent dans les&#13;
affaires font naître la diversité des sentiments, qui cause bien souvent ensuite&#13;
l’aliénation des esprits et la désunion des cœurs, ce qui n’a pas eu lieu encore&#13;
jusqu’à présent au sujet desdites ordonnances dans la possession où l’Église du&#13;
Canada se trouve depuis son commencement de ne les point faire publier au&#13;
prône.&#13;
7° Cette possession, où est l’Église du Canada, dans une chose si conforme au&#13;
caractère et à la profession de ses ministres, est un titre si fort pour les y maintenir&#13;
qu’il est de leur devoir d’user de toutes les voies honnêtes et respectueuses qu’ils&#13;
pourront trouver pour persuader les puissances séculières de ne point prétendre&#13;
les assujettir à un usage contraire, dont ils sont toujours assez libres jusqu’à cette&#13;
heure.&#13;
8° Que la considération du service de roi étant la plus forte raison qu’on puisse&#13;
alléguer pour introduire cet usage en l’Église du Canada, cette même raison doit&#13;
obliger à s’en déporter, puisqu’il est assuré, par l’expérience qu’on en a, que la&#13;
publication qui s’est fait de tout temps des ordonnances de MM. le gouverneur et&#13;
intendant à l’issue du service divin hors de l’Église a toujours produit le même&#13;
effet qu’elle aurait eu si elle avait été faite au prône, le service de Sa Majesté n’ayant&#13;
&#13;
�pas laissé de se faire les raisons ainsi exposées paraîtront, comme on l’espère, d’un&#13;
assez grand poids aux personnes à qui elles seront représentées pour y avoir tout&#13;
l’égard que l’Église se promet de leur piété et de leur affection pour toutes les&#13;
choses qui la concernent.&#13;
[sans signature]&#13;
Jean, évêque de Québec&#13;
&#13;
/Transcription2 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ib-mdv-2021&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie sur original par le Séminaire de Québec, 2020.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1686, Remontrances par les ecclésiastiques du Canada à Saint-Vallier&#13;
(Archives de l’archidiocèse de Québec, Registre A, p. 261, no 295)&#13;
295&#13;
Remontrances &amp;c&#13;
&#13;
262&#13;
&#13;
1 Remonstrance par Les Ecclesiastiques du Canadas&#13;
2 a M. De S.t vallier Touchant La publication qu’on&#13;
3 pretend devoir estre faite des ordonnances de M. M.&#13;
4 Le Gouverneur, et Jntendant aux Prosnes des Eglises.&#13;
5 Sur ce qu’on a temoigné depuis peu qu’on pretendoit introduire&#13;
6 dans le Canada l’usage de publier au prosne les ordonnances&#13;
7 de M. Le Gouverneur, et de M. LJntendant qui n’y a&#13;
8 point encore esté estably, M. De S.t vallier est tres&#13;
9 humblement Suplié par Les Ecclesiastiques du Diocese&#13;
10 de faire aggreer aux personnes qu’il appartiendra la&#13;
11 liberté que l’on prend de faire faire les reflexions suivantes&#13;
12 1.e que M. Talon Jntendant ayant demandé le troizieme&#13;
13 Dimanche de L’advent 1665. que l’on publiât aux prosnes&#13;
14 des ordonnances de M. Le gouverneur et de M. LJntendant&#13;
15 Sur des matieres purement Civiles, M. LEveSque De&#13;
16 quebec pour Lors EveSque de Petrée luy remonstra divers&#13;
17 inconveniens, qui arriveroient de ces Sortes de publications,&#13;
18 et apres plusieurs conSultes, qui Se firent Sur ce Suiet,&#13;
19 il fust reglé par M. De Tracy Lieutenant g’ral pour Le&#13;
20 Roy que L’on publieroit a la porte de L’Eglise a L’Jssüe&#13;
21 de la grande meSSe, toutes les choSes qui ne seroient point&#13;
22 matieres EccleSiastiques, mais purement Civiles et Seculieres.&#13;
23 ce qui a depuis esté approuvé de la Cour, et obServé&#13;
24 fort exactement&#13;
25 2.e que Si la Coustume de faire ces publications&#13;
26 aux Prosnes Se trouve establie en certains lieux, c’est&#13;
27 un abus, lequel a esté introduit par l’avarice Sordide, ou&#13;
28 par la complaisance honteuse de quelques Prestres, puis&#13;
29 qu’il ne Se trouve aucun rituel qui le permette, mais qu’il&#13;
30 y en a plusieurs qui le defendent tres expreSSement,&#13;
31 comme celuy de Chaalons, de Chartres, de Meaux, de&#13;
32 Boulogne, de Beauvais, et celuy de Roüen entre autres,&#13;
33 qui rapporte ces paroles d’un Synode qui y fust tenû&#13;
34 l’an mil Cinq cens quatre vingt un. Indignum nobis&#13;
35 visum est Dominicus, ac festis diebus de domo orationis,&#13;
36 facere domum negociationis aut fori secularis, nam&#13;
37 pro populi exhortatione, et divini verbi prædicatione&#13;
38 coguntur curati sacris operantes, lictorum et præconum&#13;
39 atque etiam publicanorum vices gerere auctiones vectigalium,&#13;
40 venditionum, licitationum et quæcumque mandata&#13;
41 secularium judicum, et officiariorum recitare et pro-&#13;
&#13;
�42 clamare ; ad purgandam domum Dei hiis profationibus&#13;
43 prohibemus, sub interminatione divini judicii, quidquam in&#13;
44 sacrificio et in templo nisi sanctum et Sacrum dici aut fieri ;&#13;
45 atque hortamur et monemus omnes judices et magistratus ut&#13;
46 sua quæcumque mandata per suos ministros et fabricarum rectores,&#13;
47 aut alium de paræcianis deputatum, publicari extra&#13;
48 cæmiterium et ecclesiam quo loco ipsis videbitur convenientus.&#13;
49 3.e que nos Roys tres Chrestiens ont mesme accordé des&#13;
50 arrests en faveur de ces defenses de LEglïse, comme il paroist&#13;
51 par celuy du conseil privé le troizieme Juillet 1640. ou sur&#13;
52 La RequeSte de M. Levesque de Senlis par laquelle il Suplie&#13;
53 Le Roy de vouloir pourvoir Sur le Suiet d’une aSSignation&#13;
54 donnée Suivant la commission duparlement De paris, par le&#13;
55 nommé gaillard Sergent a M.r fusüau Curé de LEglise&#13;
56 ParroiSSiale de La Seigneurie De nery pour publier le&#13;
57 Dimanche 24. Juin 1640. au prosne De La dite Eglise&#13;
58 parroissiale les proclamations et Encheres faites de la maison 263&#13;
59 Seigneuriale du d.’ nery &amp;c. et declarer aud. Prosne qu’il&#13;
60 Seroit au quarantieme Jour ensuivant procedé a l’adiudica’on&#13;
61 par decret des choses Saisies; bien que telles publications&#13;
62 Soient contre l’institution des d.’ prosnes ordonnez de LEglise&#13;
63 pour annoncer la parole De Dieu et y faire les pieuses&#13;
64 et Salutaires exhortations, et instructions y mentionnées,&#13;
65 ensemble plusieurs prieres publiques, et autres actes&#13;
66 purement Spirituels, et Ecclesiastiques, et au preiudice&#13;
67 encore des articles accordez par sa maieste aux C’ahiers&#13;
68 du Clergé de france. ce qui auroit donné x occasion au d.’&#13;
69 Curé de ne paSSer outre a la ditte publication; au Suiet&#13;
70 dequoy Led. Gaillard auroit aud. Curé donné aSSignation&#13;
71 en lad. Cour. veu lad. Requeste, La d. commission en datte&#13;
72 du 24.e dud. et lad. aSSignation du 26. ensuivant, oüy le&#13;
73 rapport de M. De harlay, Sad. maiesté estant en son&#13;
74 ConSeil deschargea Led. Curé de lad. aSSignation fist&#13;
75 defense aud gaillard et tous autres de le contraindre a&#13;
76 faire de pareilles publications, et ordonna que celles qui&#13;
77 seront faites a LJssüe des meSSes Parroissiales par les huissiers,&#13;
78 hors les Eglises auront mesme effet, que si elles avoient esté&#13;
79 faites aux Prosnes D’Jcelles.&#13;
80 4.e que ces sortes de publications ne sont pas Seulement&#13;
81 contre LJnstitution des Prosnes ordonnez pour annoncer&#13;
82 la parole De Dieu, et donner aux peuples les instructions&#13;
83 qui leurs Sont neceSSaires pour leur Salut ainsy qu’il est&#13;
84 porté en l’arrest du Conseil privé cy deSSus : mais qu’elles&#13;
85 Sont mesme incompatibles en Canada durant la&#13;
&#13;
�86 meilleure partie de L’année avec de Semblables instructions,&#13;
87 le froid qui y est extremement rigoureux et long, obligeant&#13;
88 tres souvent d’abbreger, ou d’omettre meSme la predication&#13;
89 de la parole De Dieu qu’on ne Sçauroït reprendre pour&#13;
90 l’ordinaire dans un autre temps dela journée a cauSe&#13;
91 de l’estendüe des ParroiSSes, et de la grande distance&#13;
92 des lieux, qui ne permet pas aux peuples de pouvoir&#13;
93 S’aSSembler une Secondefois en un mesme Jour. Si donc&#13;
94 l’on veut obliger les Ecclesiastiques de publier aux&#13;
95 prosnes les ordonnances Civiles qui concernent des&#13;
96 matieres tout a fait hors de xx leur profeSSion, et de&#13;
97 leur ministere, il en arrivera tousiours quelqu’un de ces&#13;
98 inconveniens; ou que les peuples seront frustrez d’ouir&#13;
99 la parole De Dieu, qui ne pourra Souvent leur estre&#13;
100 distribuée avec la publication des d. ordonnances; ou qu’&#13;
101 ils ne l’entendront qu’avec ennuy et distraction, ayant&#13;
102 desia la teSte fatiguée et remplie des affaires purement&#13;
103 temporelles, qui leurs auront esté annoncées auparavant,&#13;
104 ou (si on les leurs publie a L’Jssüe du Sermon, qu’ils ne&#13;
105 retiendront point les instructions qu’ils auront oüyes, les&#13;
106 especes de ces dernieres choSes effaçant celles qui leurs&#13;
107 Seroient restées de la parole de Dieu : toutes les quelles choSes&#13;
108 feront Sans doute impreSSion Sur toutes les personnes qui&#13;
109 ont du zele pour le Service de Dieu, et Le Salut des peuples&#13;
&#13;
264&#13;
&#13;
110 S’ils se donnent la peine d’y faire quelque attention.&#13;
111 5.e que Si l’on dit quil dependra de M. LEvesque&#13;
112 ou deSes grands vicaires de ne pas permettre la publication&#13;
113 de toutes Sortes d’ordonnances indifferemment, qui pourroient&#13;
114 leurs eStre communiquées a cet effet; mais Seulement celles&#13;
115 quils Jugeront n’estre par indecentes, et concerner davantage&#13;
116 Le Service du Roy : il est evident que cela mesme Sera la&#13;
117 cauSe de plusieurs brouilleries, qui ne manqueront pas&#13;
118 d’arriver, lrors que M. Le gouverneur, ou M. LJntendant&#13;
119 d’un coSté Jugeant neceSSaire pour le Service de Sa ma’té&#13;
120 de publier telle et telle odronnance; et M. LEvesque&#13;
121 ou Ses grands vicaires d’autre part ne le iugeans pas de la&#13;
122 Sorte, ou n’estimans pas decent pour la Sainteté du lieu&#13;
123 de les publier, il naistra des diviSions perpetuelles entre les&#13;
124 uns et les autres, et qu’ainsy au lieu de conServer la paix&#13;
125 et l’union Si importante au bien de la Religion, et de la&#13;
126 colonie, l’on aura tousiours en bien des rencontres quelques&#13;
127 Suiets de conteSte par ensemble touchant cet article.&#13;
128 6.e que Si l’on avance que ces disputes ne Sont pas a&#13;
129 craindre entre des personnes auSsy vertueuSes, aussy prudentes&#13;
&#13;
�130 et aussy unies, que le Sont celles qui gouvernent maintenant&#13;
131 Le Canada, l’on repond quil ne faut pas regler les ChoSes&#13;
132 qui doivent estre a demeure Sur celles qui ne font quepaSSer.&#13;
133 L’uSage qu’on pretend introduire est pour subsister S’il est&#13;
134 une fois estably; et les perSonnes qui gouvernent preSente&#13;
135 ment le pays ne dureront par tousiours; d’autres pourront&#13;
136 leurs Succeder qui ne S’accorderont pas sibien : outre que&#13;
137 l’experience fait voir que chacun a bondant en Son Sens,&#13;
138 il arrive Souvent que les difficultez qui Se trouvent dans les&#13;
139 affaires font naistre la diversité des Sentimens, qui cauSe&#13;
140 bien Souvent en suitte l’alienation des esprits et la desunion&#13;
141 des Cœurs. ce qui n’a pas eü de lieu encore Jusques a present&#13;
142 au Suiet des d. ordonnances, dans la poSSeSSion ou L’Eglise&#13;
143 du Canadas Se trouve depuis Son commencement de ne les&#13;
144 point faire publier au prosne.&#13;
145 7.e Cette poSSession [o]u est LEglise du Canada dans une&#13;
146 choSe Si conforme au Caractere et a la profeSsion de ses&#13;
147 miniStres, eSt un tiltre Si fort pour les y maintenir, qu’il&#13;
148 est de leur devoir d’user de toutes les voyes honnestes&#13;
149 et respectueuSes qu’ils pourront trouver, pour persuader les&#13;
150 puissances Seculieres de ne point pretendre les aSSuiettir&#13;
151 a un uSage contraire, dont ils ont tousiours assez libres&#13;
152 JuSques a cette heure&#13;
153 8.e que la ConSideration du Service de Roy estant&#13;
154 la plus forte raison qu’on puisse alleguer pour introduire&#13;
155 cet uSage en LEglise du Canada, cette mesme raison&#13;
156 doit obliger a S’en deporter, puisqu’il est aSSuré par&#13;
157 L’Experience qu’on en a que la publication qui S’est faite de&#13;
158 tout temps des ordonnances de M. M. Le gouverneur, et&#13;
159 Jntendant a LJssüe du Service divin, hors de LEglise&#13;
265&#13;
160 a tousiours produit le mesme effet qu’elle auroit eü Si elle&#13;
161 avoit esté faite au prosne, Le Service de Sa MaieSté&#13;
162 n’ayant pas laissé de Se faire. les raisons ainsy exposées&#13;
163 paroistront comme on L’espere d’un aSSez grand poids aux&#13;
164 personnes a qui elles Seront representées pour y avoir&#13;
165 tout L’Egard que LEglise Se promet de leur pieté et&#13;
166 de leur affection pour toutes les choses qui la concernent.&#13;
167&#13;
jean evesque de quebec&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2020&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Remontrances par les ecclésiastiques du Canada à Saint-Vallier (Québec, 1686)</text>
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                <text>Les ecclésiastiques reprochent à Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, la publication des ordonnances civiles aux prônes, arguant que cela va à l’encontre des pratiques ecclésiastiques et pourrait nuire à la prédication. Laval, ancien évêque de Québec, avait rejeté ces demandes au profit d’annonces à la porte des églises à la fin de la messe. &#13;
&#13;
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/925"&gt;Copie collationnée en français classique&lt;/a&gt; par H. de Bernières et conservée aux Archives de l’archidiocèse de Québec, Registre A, p. 261 no 295&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Saint-Vallier, Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de, 1653-1727</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12515" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12516" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires civiles (1685-1695)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Église Vs État</name>
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        <name>Mention de Laval</name>
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                    <text>Extrait de la lettre de Pontchartrain à Callière&#13;
(Versailles, 4 juin 1695)&#13;
&#13;
J’ai rendu compte au roi de vos plaintes au sujet des mandements de M. l’évêque&#13;
de Québec et de tout ce qui s’en est ensuivi. Je dois vous dire en attendant qu’il&#13;
plaise à Sa Majesté, qui fait examiner ces matières, de vous faire savoir ses&#13;
intentions, qu’il serait à désirer que vous eussiez pu éviter d’en venir à un si grand&#13;
éclat et que vous devez prendre garde de ne vous pas mêler du différend qui est&#13;
entre ledit sieur évêque et les Récollets.&#13;
&#13;
/Transcription1 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ol-mdv-2021&#13;
&#13;
Faite à partir de la copie sur original par l’archiviste du Canada, v. 1900, publiée sur Canadiana&#13;
(Bibliothèque et Archives Canada), C-3754, p. 1375-1378.&#13;
1&#13;
&#13;
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                <text>Le secrétaire d’État à la Marine de France informe le gouverneur de Montréal qu’il transmettra à Louis XIV, roi de France, ses plaintes au sujet des mandements de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec. Par contre, il l’invite à plus de discrétion et de ne pas se mêler des différends entre le prélat et les Récollets.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série B, vol. 17, f. 210v-211v&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12429" class="show"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2276298"&gt;Copie typographiée en français classique&lt;/a&gt; et publiée dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Rapport de l'archiviste de la province de Québec 1928 &lt;/em&gt;(1928-1929), p. 250-253&lt;span&gt;, via Bibliothèque et Archives nationales du Québec&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c3754/1375?r=0&amp;amp;s=5"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-3754, p. 1375-1378&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires des communautés religieuses (1685-1705)</name>
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        <name>Correspondance avec la Cour de France</name>
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                    <text>Extrait d’un mémoire à [Seignelay] sur le Canada&#13;
(Québec, 30 octobre 1688)&#13;
&#13;
[…]&#13;
M. de Saint-Vallier fut bien surpris, en arrivant au pays, de trouver les choses dans&#13;
d’autres dispositions qu’il ne les avait laissées et bien fâché d’avoir tout exagéré,&#13;
dans la lettre qu’il avait fait imprimer à Paris, les bonnes mœurs des peuples d’ici&#13;
et les bénédictions que Dieu répandait sur eux ; puisque, par une politique assez&#13;
ordinaire à ceux de son rang et de sa profession, il fut obligé de rejeter, dans un&#13;
sermon qu’il fit, sur les péchés du peuple, les fléaux dont le Canada était accablé&#13;
et d’exhorter tout le monde à la pénitence et à la prière pour apaiser la colère de&#13;
Dieu. Mais ce discours ne fit qu’augmenter le murmure de ses auditeurs, qui les&#13;
attribuaient à des causes plutôt humaines que divines ; ce qui l’obligea de&#13;
supprimer les 200 exemplaires de son livre1 qu’il avait apportés et qui n’ont pas&#13;
paru depuis […]&#13;
&#13;
/Transcription en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-fj-mdv-2019&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Lettre de M. l’évêque de Québec, où il rend compte à un de ses amis de son premier voyage de Canada, et&#13;
de l’état où il a laissé l’Église et la colonie (publié ensuite sous le titre État présent de l’Église et de la colonie&#13;
française en Nouvelle-France), 1688.&#13;
&#13;
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>&lt;span&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Mémoire à [Seignelay] sur le Canada (Québec, 30 octobre 1688)</text>
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                <text>Extrait qui informe que Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, a été surpris de trouver les choses dans d’autres dispositions qu’il ne les avait laissées lors de son passage dans la colonie deux ans plus tôt. Il a été fâché d’avoir tout exagéré dans une lettre qu’il avait fait imprimer à Paris. Cela l’a obligé de supprimer les 200 exemplaires de son livre qu’il avait apportés et qui n’ont pas paru depuis.  </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Original en français classique conservé aux Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence, Archives des colonies, Série C11A vol.10, fol. 86-99&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Seignelay, Jean-Baptiste Antoine Colbert, 1651-1690, marquis de</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/12427" class="show"&gt;Extrait typographié et annoté en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservé au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="http://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c2378/73?r=0&amp;amp;s=1"&gt;Copie manuscrite en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste du Canada, v. 1900, et publiée sur Canadiana (Bibliothèque et Archives Canada), C-2378, p. 73-89&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/915"&gt;Extrait manuscrit en français classique&lt;/a&gt; par l'archiviste local, v. 1900, et conservée aux Archives de l'archidiocèse de Québec, Église du Canada, vol. 6, p. 34&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Seignelay, Jean-Baptiste Antoine Colbert, 1651-1690, marquis de</text>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec la Cour de France</name>
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        <name>Prêtres du Séminaire de Québec</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 11 mai-15 juin 1703)&#13;
&#13;
[Du 11 mai]&#13;
Monsieur,&#13;
Je commence bien tard à répondre à toutes vos lettres et je ne le pourrai faire qu’à&#13;
bâtons rompus, car je suis détourné à tous moments par bien des affaires.&#13;
Je crois avoir reçu toutes vos lettres, tant du mois de juillet que du mois de&#13;
novembre. Je dois vous avertir que par accident, celle que vous écrivez à&#13;
M. de Denonville s’est perdue. Je n’en ai sauvé que la moitié, que je n’ai osé&#13;
montrer à M. de Denonville. J’ai rendu toutes les autres à leur adresse et ai fait&#13;
tenir à Coutances celle qui était pour votre ancien ami. Il y a répondu par la lettre&#13;
que je vous envoie et une autre qu’il m’a écrite et par un paquet bien cacheté de&#13;
toutes parts qu’il m’a fait rendre et que je vous envoie tel qu’il me l’a envoyé. Je&#13;
l’ai mis dans un ballot que je fis fermer hier, 10 mai, et envoyer à La Rochelle. Ce&#13;
ballot est marqué « S.D.K. no 8 ». Il y a aussi pour vous trois paquets venant de&#13;
Rouen, un bréviaire pour M. le curé de Québec, il y en a un pour vous en maroquin&#13;
dans la caisse de livres pour les enfants « S.D.K. no 2 », dont Mme Ango de La&#13;
Mothe vous fait présent.&#13;
Depuis que nos vaisseaux sont partis l’an passé, j’ai eu beau presser nos Messieurs&#13;
plusieurs fois pour une quête pour votre incendie, il ne s’en est point fait. M. notre&#13;
supérieur a 1er remis la chose à l’hiver pour suivre le conseil de M. le curé de SaintSulpice, où les personnes de qualité seraient rassemblées à Paris ; 2e l’hiver, il l’a&#13;
remis au carême, où il espérait que cela irait mieux ; 3e il est tombé malade dans le&#13;
temps qu’il y voulait penser ; 4e nous avons fait un imprimé après Pâques et nous&#13;
l’avons porté en plusieurs endroits assez faiblement, quoique cela nous ait pris&#13;
bien du temps et nous ait beaucoup occupés, mais tous les projets d’une quête,&#13;
&#13;
�d’un entretien, etc., ont manqué jusqu’à présent. « Parturiunt montes, nascetur&#13;
ridiculus mus1. »&#13;
Je crus devoir presser plus fortement la chose quand il me fallut accepter vos&#13;
14 000 livres de lettres de change. On me ferma la bouche en me disant que je&#13;
laissasse faire et qu’on se chargeait de me faire bon de 6 000 livres pour cette quête&#13;
pour le paiement des lettres des change et on m’a toujours fermé la bouche quand&#13;
j’en ai voulu parler. Ce n’est pas assurément manque d’affection, mais on est&#13;
emporté par mille autres affaires et n’a pas le temps de penser à celle-là. Je dois&#13;
dire cependant, à la louange de M. notre supérieur, qu’on ne peut rien ajouter à sa&#13;
charité et à sa compassion pour notre malheur et au désir qu’il a de nous procurer&#13;
du soulagement ; mais il est emporté par tant d’autres affaires que les unes lui font&#13;
oublier les autres ou n’être pas en état d’y fournir. Nous avons peut-être reçu&#13;
2 000 livres d’aumône par tout le mouvement que nous nous sommes donnés.&#13;
Qu’est-ce que cela pour une telle perte ?&#13;
Nous avons cependant sujet de nous louer de la charité de plusieurs personnes&#13;
particulières de Paris, qui, malgré la misère des temps, n’ont pas laissé de faire&#13;
certains efforts. Il est constant qu’en un autre temps, on serait touché de notre&#13;
malheur et on tirerait quelque chose, mais dans ces temps-ci, on pense plutôt à ce&#13;
qui nous touche de plus près en France qu’à ce qui est plus éloigné. Nous vous&#13;
enverrons le mémoire de ceux qui nous auront donné, afin de faire prier Dieu pour&#13;
eux dans le Séminaire.&#13;
Ce qui m’a fait plus de plaisir, c’est que nos Messieurs l’an passé offrirent à&#13;
M. Chamillard, à présent contrôleur général, de ne rien toucher de 36 000 livres&#13;
qui sont dues sur le Trésor royal, où on ne pouvait toucher d’argent, et de convertir&#13;
cette somme en rentes sur l’hôtel de ville, pourvu qu’on nous fît toucher sur le&#13;
Canada tout ce qui nous y était dû. M. Chamillard le promit et à force de&#13;
sollicitations et de voyages, nous avons touché les 4 000 livres pour notre incendie,&#13;
les 3 000 livres pour Mississippi, que je n’appellerai plus que la Louisiane, les 2 000&#13;
livres de Mgr l’Ancien pour l’année 1702 et j’ai encore touché, ce mois d’avril,&#13;
&#13;
« Les montagnes ont accouché d’une souris ridicule. » (Horace, Art poétique, 139). Locution exprimant la&#13;
disproportion entre un projet présenté comme très imposant et son résultat final décevant.&#13;
1&#13;
&#13;
�autres 2 000 livres dues à Mgr l’Ancien sur le Trésor royal pour l’année 1701. Si bien&#13;
que voilà 11 000 livres que j’ai reçues au Trésor royal en une année aussi mauvaise&#13;
que celle-là. Il a fallu payer un liard par livre, à cause d’un droit que le roi a établi&#13;
sur ces sommes, hors celle de 4 000 livres pour notre incendie, qui ne paie rien,&#13;
parce que c’est une aumône ; mais nous sommes trop heureux d’avoir tiré cela et&#13;
ce n’a pas été, je vous assure, sans bien des peines et des difficultés.&#13;
J’ai été obligé, à la fin d’août, d’aller en Berry et en Touraine visiter nos abbayes et&#13;
nos bénéfices, car je vous assure que ces sortes de biens demandent qu’on les voit&#13;
et j’y trouve toujours bien des affaires et il y en aurait bien d’autres si on n’y allait.&#13;
Cela tient en respect les voisins, quand ils voient qu’on vient visiter le bien et les&#13;
empêche de vous faire bien des procès et des usurpations. Je ne sais si je ne serai&#13;
pas obligé d’y retourner cet automne pour faire le recollement de la grande forêt&#13;
de Méobecq avec les marchands de bois, qui veulent nous la vendre. Je tâcherai, si&#13;
j’y suis obligé, de joindre ce voyage à celui que je serai obligé de faire vers Lyon&#13;
pour la succession du père de M. Bergier.&#13;
J’ai oublié, à l’occasion de nos quêtes, de vous dire que les pères jésuites nous y&#13;
ont beaucoup nui, en répandant partout que nous sommes rétablis, que nous&#13;
sommes fort riches, que rien ne nous manque. Il faut louer Dieu de ces bons à&#13;
offres qu’ils nous rendent.&#13;
Peu avant que je partisse pour le Berry, M. d’Iberville était arrivé à La Rochelle et&#13;
M. Le Sueur était venu devant lui à Paris. J’avais appris, par les lettres reçues de&#13;
nos MM. de Mississippi, le mauvais état de leur temporel. Ils m’envoyaient leurs&#13;
grands mémoires pour les exécuter. Ils avaient tiré sur moi plusieurs lettres de&#13;
charge, savoir une de M. de Saint-Cosme à M. de La Ronde de 200 livres ; une autre&#13;
de M. Bouteville à M. Creuse de 121 livres ; une du même à M. d’Iberville de&#13;
1818 livres, 6 sols, 10 deniers ; une autre de M. Bouteville à Romain Buisson de&#13;
524 livres, 16 sols. Voilà près de 2 700 livres de lettres de change. Que pouvais-je&#13;
faire en cette occasion que de payer ces lettres de change sans accomplir leurs&#13;
factures ? C’est le parti qu’on m’a conseillé de prendre et que j’ai pris en effet. J’ai&#13;
même fort honnêtement payé leurs lettres de change avant que d’avoir reçu les&#13;
3 000 livres du Trésor royal pour eux. Ce qui m’a porté à accomplir leurs lettres de&#13;
&#13;
�change plutôt que leurs factures, c’est que, par le premier vaisseau que je savais&#13;
qui ne devait partir que vers janvier ou décembre passé et qui n’est parti que&#13;
longtemps après, il y aurait bien du risque que ce vaisseau ne serait pas escorté,&#13;
que M. d’Iberville devait partir vers juillet ou août de cette année avec une petite&#13;
escadre pour établir cette colonie. J’ai donc pris le parti de n’envoyer par ce&#13;
premier vaisseau, commandé par M. Duguay et dans lequel M. d’Iberville n’est&#13;
pas retourné, que les choses absolument nécessaires pour s’habiller et mandez à&#13;
nos Messieurs que le surplus de leurs 3 000 livres a été employé à accomplir leurs&#13;
lettres de change et je leur ai promis d’accomplir leurs mémoires cette année sur&#13;
les 3 000 livres que je toucherai et d’envoyer sûrement leurs effets par&#13;
M. d’Iberville. C’est pourquoi je n’ai fait qu’un ballot pour nos MM. de&#13;
Mississippi, dans lequel je leur envoie six soutanes, six chapeaux, douze paires de&#13;
souliers, six paires de bas, vingt-huit ou trente chemises, trois douzaines de collets,&#13;
un missel, 10 livres de vermillon ou 12 livres. Voilà à peu près ce que je leur ai&#13;
envoyé.&#13;
Vous remarquerez que ces Messieurs ne s’accordent pas et que M. de Montigny&#13;
m’ayant dit que je devais leur envoyer des farines, du vin et de l’eau-de-vie et de&#13;
l’huile et que cela leur était nécessaire, je leur en ai envoyé par les derniers envois.&#13;
M. de Saint-Cosme m’a mandé depuis que cela était inutile et ne faisait pas que les&#13;
embarrasser. On trouve aisément à s’en défaire dans une nouvelle colonie.&#13;
M. Bouteville, par les lettres venues en juillet 1702 avec M. d’Iberville, me mande&#13;
la même chose et par une lettre que je viens de recevoir de lui de La Mobile du&#13;
12 décembre 1702, par un traversier qui a joint M. Du Casse à Saint-Domingue. Il&#13;
me mande que M. Davion est descendu à La Mobile pour se rétablir et que si on&#13;
n’envoie des vivres pour rétablir les missionnaires et pour faire subsister ceux qui&#13;
sont à La Mobile, ils ne s’y pourront soutenir. Je ne sais comment accorder ces deux&#13;
choses.&#13;
Je ne saurais vous exprimer les combats que nous avons eus à soutenir contre les&#13;
Jésuites pour cette mission depuis le retour de M. d’Iberville. Il est revenu en&#13;
France très prévenu contre eux, à cause de toute la hauteur avec laquelle le P. du&#13;
Rue, jésuite, en a agi pendant son absence en ce pays envers M. de Sauvole,&#13;
commandant, et les autres. M. d’Iberville a déclaré au bureau qu’il ne retournerait&#13;
&#13;
�pas en Canada s’il n’y avait plusieurs corps établis à La Mobile et le P. Gouyé,&#13;
jésuite, qui a enseigné à M. de Pontchartrain ce qu’il sait de mathématiques et qui&#13;
a ensuite obtenu, par son crédit, de succéder au Fr. Saint-Gilles dans la procure&#13;
des îles [d’Amérique française], a déclaré à M. de Pontchartrain qu’il fallait que les&#13;
Jésuites y fussent seuls. Il fit même plus l’an passé, car avant que Mgr de Québec&#13;
partît pour Rome, il sût l’engager à lui donner des pouvoirs pour être curé de&#13;
La Mobile à l’exclusion des autres et Mgr de Québec, qui craignait que le&#13;
P. de La Chaize ne s’opposât à son voyage de Rome, eut la faiblesse, à ce qu’on&#13;
m’a dit, de lui accorder le pouvoir pour les Jésuites d’y être curés, sans cependant&#13;
en exclure les autres. Il a dit depuis que ce n’était que pour leur donner moyen&#13;
d’exercer leurs fonctions avec plus d’autorité auprès des officiers et qu’il avait&#13;
d’ailleurs été bien aise par-là de faire reconnaître son autorité ; mais le P. Gouyé&#13;
s’est servi, pendant son voyage de Rome, de son écrit contre lui et a demandé&#13;
plusieurs fois avec empressement au ministre, qui ayant été son écolier ne lui&#13;
refuse rien et donne à l’aveugle dans toute ses vues, que ces missions fussent&#13;
gouvernées sous l’autorité du roi sans évêque, comme les îles, et qu’ils ne&#13;
dépendissent que de leur supérieur, qu’on les établit seuls à La Mobile et qu’ils&#13;
eussent dans tous ces pays-là un district séparé, où personne ne les allât visiter.&#13;
Nous sûmes que les Jésuites demandaient cela cet automne à Fontainebleau&#13;
pendant que la Cour y était. Nous dressâmes un mémoire pour représenter, ou&#13;
que l’on devait reconnaître dans ces quartiers-là l’autorité de l’évêque de Québec,&#13;
ou que l’on y devait établir un vicaire apostolique qui y formât l’Église, comme&#13;
elle l’a été en Canada. Nous représentions en même temps que nous ne pouvions&#13;
nous passer d’un établissement à La Mobile pour y secourir nos missionnaires&#13;
répandus parmi les Sauvages. Nous y parlions de la conduite des Jésuites aux&#13;
Tamarois et de la division qu’ils ont causée dans cette mission, etc. De plus, nous&#13;
fîmes représenter au ministre, par M. d’Iberville, qu’il se présentait un&#13;
ecclésiastique, qui avait 1 500 livres ou 1 800 livres de revenu, qui s’offrait à aller&#13;
s’établir dans quelqu’une des nations sauvages de ces pays-là, également ami des&#13;
Jésuites et des Missions étrangères et qui ne servirait qu’à les concilier, en cas qu’il&#13;
arrivât quelque chose qui les divisât. Cet ecclésiastique est M. Gervaise, prévôt de&#13;
Suèvres, qui est un bénéfice dépendant de Saint-Martin-de-Tours, qui a été&#13;
emmené à l’âge de 16 ans, en 1681, par feu M. d’Héliopolis, à Siam, qui en revint&#13;
&#13;
�en 1687 avec les ambassadeurs siamois et qui a demeuré depuis au collège des&#13;
Jésuites et conduit par le R. P. Sanadon, jésuite. Cet ecclésiastique s’offrait de venir&#13;
avec nous, mais il craignait la mésintelligence. Nous lui conseillâmes de ne paraître&#13;
pas lié avec nous, comme en effet il ne l’est pas, et d’aller faire le bien par lui-même&#13;
en ce pays-là et que quand il y serait, s’il jugeait qu’il dût avoir son rapport à nous&#13;
et s’y unir, nous nous y offrirons volontiers. Il a en effet plus de 1 800 livres de&#13;
revenu, avec lequel il serait en état d’aller faire un bel établissement à La Mobile&#13;
et s’il survivait une sœur unique qu’il a, il hériterait d’elle plus de 3 000 livres de&#13;
rente et avec tout cela ferait de grands biens en ce pays-là, pour lequel il a un attrait&#13;
particulier, cultivé depuis deux ans, et auquel même le P. Sanadon (jésuite fameux&#13;
pour les retraites du P. Le Valois, auquel il a succédé) l’a fort exhorté de se dévouer.&#13;
M. d’Iberville, à qui j’en avais écrit, doutait fort de ce projet et destinait à ce&#13;
missionnaire la mission des Chicachas ou des Chactas qu’il nous avait offerte.&#13;
Le P. Gouyé ne put réussir à obtenir que cette colonie nouvelle fût gouvernée&#13;
comme les îles. Il changea de batterie et demanda, ce mois de janvier dernier et&#13;
surtout depuis le retour des Mgr de Québec, après avoir appris ce qu’avait fait&#13;
M. Bergier aux Tamarois en interdisant le P. Pinet, dont il fit grand bruit à la Cour,&#13;
et dit partout qu’aucun de leurs pères ne resterait où nous serions et où il y aurait&#13;
des grands-vicaires au-dessus d’eux. Le roi en a été rebattu et on a tâché à nous&#13;
décrier sur cela, tant qu’on a pu, dans son esprit comme des gens qui ne pouvions&#13;
souffrir les Jésuites. Quelque légitime que soit la conduite de M. Bergier, que nous&#13;
avons toujours soutenue contre ces mauvais bruits, ils le faisaient passer pour un&#13;
brouillon, un envieux et ils disaient n’avoir été interdits que pour n’avoir pas&#13;
voulu communiquer à M. Bergier leur dictionnaire de la langue illinoise. Je ne&#13;
saurais vous répéter toutes les faussetés et toutes les sottises etc., que les Jésuites&#13;
ont dites contre nous à ce sujet.&#13;
Il est bien douloureux d’être exposé à la malignité de ces personnes dès qu’on veut&#13;
un peu faire le bien et soutenir l’autorité ecclésiastique. Je vous avoue que toutes&#13;
ces brouilleries me dégoutent tellement que je ne sais plus souvent où j’en suis. Je&#13;
vous admire, vous, Monsieur, qui nous mandez que vous vivez le mieux du&#13;
monde avec les Jésuites, qu’ils sont contents de vous et que vous l’êtes d’eux,&#13;
pendant qu’ils écrivent bien différemment en France, outre tout ce qu’ils disent au&#13;
&#13;
�roi et à son ministre contre nous, pour nous dépeindre comme gens qui ne&#13;
cherchons qu’à les persécuter, ceux de Canada écrivent contre nous très aigrement.&#13;
J’ai vu la lettre du P. Bouvart à Mgr de Québec, où il lui représente tout ce qui s’est&#13;
fait aux Tamarois comme une persécution qui leur a été faite par leurs adversaires&#13;
et dont (dit le P. Bouvart à Mgr de Québec) vous connaissez à présent toute&#13;
l’injustice. Ce père lui mande encore que depuis que leurs pères de France ont&#13;
appris qu’ils étaient mal avec le clergé, il ne se présentait plus personne pour ces&#13;
missions. C’est ce que les pères jésuites, surtout le P. de Lamberville, répandent, à&#13;
ce qu’on m’a dit, partout pour nous rendre odieux par-là, et dans l’esprit du roi et&#13;
de son ministre, à qui ces choses ont été dites, et dans l’esprit de tous ceux qui sont&#13;
dévoués aux Jésuites.&#13;
C’est donc sur ce fondement que le P. Gouyé a demandé, par des mémoires au roi,&#13;
à être seuls à La Mobile et a fortement sollicité, et fait solliciter, Mgr de Québec à&#13;
leur accorder pour leur supérieur dans ces pays-là les pouvoirs de grands-vicaires&#13;
nés2, sur lesquels personne n’eût à voir. Ils ont exposé même que nous&#13;
demandions, de même qu’eux, d’être grands-vicaires nés, comme le prieur de&#13;
Saint-Germain-des-Prés est grand-vicaire né de M. l’archevêque de Paris. Vous&#13;
remarquerez qu’il ne l’est que dans le faubourg Saint-Germain, à l’occasion d’une&#13;
transaction faite entre les évêques de Paris et les abbés de Saint-Germain et leurs&#13;
religieux, qui renoncèrent au privilège qu’ils avaient de ne pas reconnaître&#13;
l’évêque de Paris dans leur faubourg, où ils étaient indépendants par d’anciennes&#13;
concessions des papes, et le reconnurent à condition que leurs prieurs seraient&#13;
grands-vicaires nés. Mgr de Québec a tenu ferme sur cela et n’a pas voulu leur&#13;
accorder de les faire grands-vicaires nés dans le Mississippi, ni en Canada. Il a&#13;
même envoyé au ministre un mémoire, où il expose qu’il ne peut leur accorder&#13;
cela et qu’en ayant demandé avis à plusieurs prélats, surtout à M. de Chartres, ils&#13;
lui ont tous répondu que quelques amis qu’ils fussent des jésuites, ils ne leur&#13;
accorderaient jamais cette grâce.&#13;
« Un vicaire né est celui qui jouit de cette qualité comme étant attachée à quelque dignité dont il est revêtu ;&#13;
tels sont les vicaires de l’Empire, tels sont aussi les prieurs de Saint-Denis en France et de Saint-Germaindes-Prés à Paris, lesquels sont grands-vicaires nés de l’archevêque de Paris, en vertu de transactions&#13;
homologuées au Parlement, l’un pour la ville de Saint-Denis, l’autre pour le faubourg de Saint-Germain de&#13;
la ville de Paris ; l’archevêque ne peut les révoquer, tant qu’ils ont la qualité de prieur de ces deux abbayes.&#13;
(Lois ecclésiastiques de Dhéricourt). » (Boucher d’Argis, « vicaire », L’Encyclopédie, 1re édition, 1751,&#13;
Tome 17, p. 234.)&#13;
2&#13;
&#13;
�Cependant, c’est sur cela qu’ils menacent depuis six mois de quitter le Mississippi&#13;
et d’en rappeler tous leurs pères. Ils sont un. Ils vont même jusqu’à vouloir faire&#13;
entendre qu’ils sortiront tous du Canada et je suis persuadé que le&#13;
R. P. de La Chaize, prévenu par les pères, l’aura dit au roi, quoiqu’ils soient aussi&#13;
éloignés de quitter le Mississippi que le Canada. Le P. Gouyé m’a dit lui-même&#13;
une partie de ces choses que je vous dis qu’ils répandent contre nous, car il m’a&#13;
dit, dans sa chambre à Saint-Louis (où je voudrais par parenthèse que&#13;
M. de Glandelet eut vu comment un religieux qui a fait vœu de pauvreté est logé),&#13;
il m’a, dis-je, exposé que depuis notre division de la Chine, nous ne nous&#13;
accorderions nulle part ; que si nous entrions dans les îles, où sont les missions&#13;
dont il prend soin, il en rappellerait tous les pères ; que nous ne pouvions&#13;
demeurer ensemble au Mississippi ; que leurs pères ne voulaient plus aller en&#13;
Canada ; qu’il ne trouverait personne pour le Mississippi s’ils restaient&#13;
indépendants de l’évêque et de tous grands-vicaires ; et ce père a tellement&#13;
imprimé cela dans l’esprit du ministre qu’il nous a tout à fait brouillés avec lui, de&#13;
sorte qu’il ne se modère pas quand il parle contre nous et en dit les choses les plus&#13;
fortes.&#13;
Cela est d’autant plus fâcheux qu’un ministre fait entendre tout ce qu’il veut au&#13;
roi, qui a d’ailleurs été prévenu par le P. de La Chaize. De plus, ils ont tellement&#13;
décrié M. l’évêque de Québec dans l’esprit de roi que notre cause pour le&#13;
Mississippi étant jointe à la sienne, en sorte que nous n’y sommes que sous la&#13;
protection de l’évêque, nous souffrons de la mauvaise opinion qu’on a de lui,&#13;
comme il dit qu’il souffre de nous avoir à soutenir, parce que nous sommes trop&#13;
décriés par les Jésuites. Il faut avouer qu’on n’ose compter sur ce prélat. Il est&#13;
aujourd’hui d’un avis et demain d’un autre et c’est ce qui nous a tenus dans une&#13;
telle perplexité sur ces missions que je voudrais souvent, après tout ce que nous&#13;
avons à en souffrir, qu’on ne les eut point entreprises.&#13;
On nous menace de ne nous donner aucun secours, ni pour ces missions ni pour&#13;
Canada, de nous ôter les 3 000 livres qu’on y a destinées, de ne nous donner ni&#13;
passage, ni aucune grâce. Nous sommes bien à plaindre d’avoir à lutter avec des&#13;
gens si formidables et qui usent si fortement de leur crédit.&#13;
&#13;
�Les affaires de Mississippi ne sont pas encore réglées. Je crois qu’elles le seront&#13;
conjointement avec celles du Canada ; au moins, on y travaille ensemble.&#13;
M. d’Iberville est ici, qui voudrait bien nous avoir et n’avoir pas les seuls Jésuites.&#13;
Il a même déclaré au ministre qu’il n’irait pas en Canada s’ils restaient seuls à&#13;
La Mobile, mais cependant, je crains que d’ailleurs il ne les favorise pour flatter le&#13;
ministre et se concilier sa protection. Il voit qu’avec nous, il n’y a que des coups et&#13;
des rebuts à espérer. D’ailleurs, Mme de Maintenon ne veut point le commettre en&#13;
tout ceci avec le ministre. Il n’a pas gardé des mesures avec elle en d’autres&#13;
occasions, qui lui ont fait prendre le parti de laisser ce ministre dire et faire. Elle&#13;
sait d’ailleurs que le roi est prévenu en faveur des Jésuites, à cause du&#13;
P. de La Chaize, que d’ailleurs il est frappé contre Mgr de Québec, à cause de son&#13;
faible gouvernement. Tout cela l’oblige à ne nous pas servir aussi efficacement&#13;
qu’elle le pourrait souhaiter.&#13;
Il est arrivé cet hiver une affaire, qui a relevé merveilleusement les cornes des&#13;
Jésuites au sujet du jansénisme. J’en écris à M. de Glandelet, auquel je vous&#13;
renvoie. Cela leur a redonné un nouveau crédit à la Cour et ils sont seuls regardés&#13;
comme gens d’une doctrine pure, jusque-là que le ministre a dit à Mgr de Québec&#13;
[qu’à] l’occasion de La Mobile que le roi était sûr de la doctrine des Jésuites et qu’il&#13;
ne l’était pas de celle de tous les autres ; ce qui ne se peut entendre que de nous. Je&#13;
gage que vous n’auriez pas autrefois pu croire qu’on vous eut cru d’une doctrine&#13;
suspecte, mais il suffit de n’entrer pas aveuglément dans l’esprit des Jésuites. On&#13;
m’a fait remarquer que le roi, quand il parle d’eux, les appelle « nos pères », à&#13;
l’exclusion de tous les autres. Je ne leur envierais pas ce crédit, s’ils laissaient faire&#13;
le bien aux autres, surtout celui qu’ils ne peuvent faire.&#13;
Peut-on rien voir de plus outré que la lettre que le P. de La Chaize a écrite à&#13;
Mgr notre ancien évêque3 ? Si nous n’avions appréhendé que cela n’eût causé de la&#13;
Lettre du P. de La Chaize à Laval du 22 mai 1702, dans laquelle il affirme que les prêtres du Séminaire des&#13;
Missions étrangères de Paris publiaient des cahiers injurieux envers les Jésuites et blâment plutôt les premiers&#13;
pour la querelle qui existait entre eux : « Mais j’ose vous dire qu’il est d’autant plus nécessaire que vous&#13;
obligiez ces Messieurs de conserver la paix et l’union et de ne plus inquiéter les pères, qu’il ne faut pas&#13;
attendre qu’on leur inspire ces sentiments du côté de MM. les directeurs du Séminaire de Paris, dont les&#13;
emportements contre notre Compagnie et la conjuration et liaison étroite avec tous ses ennemis et ses&#13;
persécuteurs donnent tous les jours des scènes si scandaleuses dans toute l’Église, par lesquelles ils se font&#13;
assurément plus tort qu’à nous et causent un préjudice extrême au bien de la religion, au salut des âmes et à&#13;
l’édification publique. »&#13;
3&#13;
&#13;
�division en Canada et si Mgr l’Ancien l’eût voulu, nous aurions fait en son nom une&#13;
réponse au P. de La Chaize, qui lui aurait ôté l’envie de jamais écrire des faussetés&#13;
d’une manière si outrée. J’ai été aussi très surpris de ce que le P. de Lamberville&#13;
lui écrit que Mgr de Québec lui a dit que la division se mettrait bientôt dans le&#13;
Canada, dès qu’il serait mort, entre le Séminaire et eux. Si la division s’y met, ils&#13;
en seront bien la cause, car ce sont des gens inquiets et turbulents, qui chercheront&#13;
toujours noise. Je tâche à vivre en paix avec eux. Je vois quelquefois le P. de&#13;
Lamberville. Je le vois, à la vérité, moins que je ne voyais ci-devant, parce que je&#13;
ne veux pas m’exposer à l’entendre me parler selon les idées de ses pères et les&#13;
siennes, parce que je m’engagerais insensiblement à lui en dire trop.&#13;
Prenez garde, je vous prie, comment vous écrivez, ou à ces pères ou à leurs amis,&#13;
comme M. de Denonville, M. de Champigny, car tous ces Messieurs sont tous&#13;
dévoués aux Jésuites, dont ils ont obtenu et attendent encore tout, car ils profitent&#13;
de tout et ne laissent rien échapper. M. d’Iberville voudrait qu’on leur cédât les&#13;
Tamarois et M. de Québec voudrait qu’à la place ils nous cédassent la cure de La&#13;
Mobile, qu’il reconnaît enfin leur avoir trop légèrement donnée. Vous verrez qu’ils&#13;
resteront curés et tâcheront de nous chasser des Tamarois. Nous nous plaindrons&#13;
hautement au roi s’ils le font et nous lui exposerons que c’est une affaire réglée,&#13;
contre laquelle il ne faut pas revenir.&#13;
Quant à la cure de La Mobile, j’ai cependant déclaré que nous ne pourrions nous&#13;
établir en cette ville, qui sera sur La Mobile, que nous n’y exercions nos fonctions&#13;
ecclésiastiques indépendamment des Jésuites et surtout les curiales et l’instruction&#13;
des enfants, mais les Jésuites feront que le ministre nous refusera tout secours et&#13;
n’en donnera qu’aux Jésuites pour bâtir l’Église et que donc le monde se tournera&#13;
vers eux comme les arcs-boutants de la fortune ; et alors, je ne sais si aucun&#13;
missionnaire voudrait y aller et se tenir dans un lieu, où il verrait le clergé ainsi&#13;
traité.&#13;
La lettre de M. Bouteville nous apprend la triste mort de M. Foucault, qui a été tué&#13;
avec son garçon et deux Français que M. d’Iberville avait envoyés vers les nations&#13;
d’En-haut, par une nation de Sauvages appelés Courouais ou Koroas, qui sont en&#13;
descendant le Mississippi, avant que d’arriver à la fourche. On ne nous explique&#13;
&#13;
�pas les circonstances, mais il est bien fâcheux d’avoir perdu un tel missionnaire.&#13;
Sans doute que les Sauvages auront pillé sa chapelle et tout ce qu’il avait.&#13;
M. Bouteville me mande que M. Davion m’en écrit toutes les circonstances.&#13;
Cependant, je n’ai point reçu de lettres de M. Davion. M. d’Iberville en a reçu une&#13;
de M. Davion, qui lui marque qu’allant voir M. Foucault, il avait trouvé ces quatre&#13;
corps massacrés et était revenu sur ses pas. M. Davion est descendu à La Mobile&#13;
pour se rétablir. Je crains que nous ne tirions pas encore un grand usage de ce&#13;
vertueux missionnaire, qui s’est accablé de pénitences, et si M. Bergier quitte sa&#13;
mission, il se trouvera que de tant de dépenses faites pour ces établissements, il&#13;
n’y aura que celui de M. de Saint-Cosme qui subsistera. Nous convînmes l’an passé&#13;
avec Mgr l’évêque de Québec qu’il valait mieux laisser une somme à chaque&#13;
mission, dont elle pourrait disposer ensuite pour tout ce que le missionnaire qui&#13;
la remplirait voudrait et qu’il fallait faire les choses égales, afin d’empêcher le&#13;
murmure ; qu’ainsi on donnerait 600 livres à la mission des Tamarois pour&#13;
M. Bergier, 600 livres à celle des Tonicas pour M. Davion et 600 livres à celle des&#13;
Natchez pour M. de Saint-Cosme, les autres 600 livres, pour remplir les&#13;
3 000 livres, seront employées à l’établissement de La Mobile ou aux frais&#13;
extraordinaires, comme envoi de missionnaires, etc. en cas qu’on obtienne quelque&#13;
autre fond pour La Mobile ; ainsi, j’accomplirai le mémoire de chaque mission&#13;
jusqu’à 600 livres, y compris tous les frais de voiture, etc. qu’il faudra faire et ces&#13;
Messieurs prendront sur cela leurs voyages, s’ils en font, les bâtiments de chapelle&#13;
et de maisons et leurs domestiques, etc.&#13;
J’ai mandé à M. Bouteville qu’il ne devait pas compter que je lui envoyasse des&#13;
domestiques de France. C’est ce que je ne puis trouver pour leur en envoyer de&#13;
tels qu’il faudrait. Si nous envoyons quelques missionnaires, ils pourront peut-être&#13;
mener avec eux quelques domestiques, mais d’en trouver qui y aillent sans que les&#13;
prêtres les conduisent, il n’y faut pas compter.&#13;
J’ai encore écrit à M. Bouteville que vous souhaitiez qu’il s’en retournât en Canada,&#13;
soit en passant par la France, soit en allant par les terres. Je lui en ai marqué les&#13;
raisons de la part de sa famille. Quand il viendra en France, je le recevrai à bras&#13;
ouverts au Séminaire, jusqu’à ce que les vaisseaux partent. Nous voulions même&#13;
lui envoyer un autre prêtre à la place pour le relever, en cas qu’il fût fort occupé,&#13;
&#13;
�mais il me mande par sa dernière qu’il est resté à La Mobile, où il s’est occupé, ditil, à faire bâtir une petite église, qui lui coûte près de 250 livres. C’est encore de&#13;
l’argent qu’il faudra trouver. Je lui ai adressé, et à tous nos Messieurs qui sont au&#13;
Mississippi, un compte de tout ce que j’ai reçu et dépensé pour la mission de&#13;
Mississippi depuis son établissement et je leur marque que dans la triste situation&#13;
où est notre pauvre Séminaire de Québec, ils ne doivent point compter que l’on&#13;
puisse dépenser pour leur mission plus que les 3 000 livres qu’on reçoit pour elle.&#13;
C’est ce qui fera la difficulté de soutenir celle de M. Bergier, car M. d’Iberville et&#13;
M. Le Sueur m’ont voulu persuader qu’il coûtera plus de 500 livres à lui faire tenir&#13;
ses besoins. M. Le Sueur ne les lui portera qu’en payant bien cher tous les frais que&#13;
ses gens feront en remontant le fleuve. Si cela est, vous voyez bien que cette&#13;
mission n’est pas soutenable et qu’il faut nous réduire à faire des missions dans&#13;
les nations voisines les unes des autres, comme les Natchez, les Taentas, les&#13;
Tonicas, les Chactas. Au moins, nos Messieurs se verront, pourront quelques fois&#13;
conférer ensemble et se soutiendront les uns les autres. Il ne faut pas compter sur&#13;
la communication par le Canada : les voyages coûtent trop. Vous n’en pouvez&#13;
avoir que par la France et c’est encore pour cela que nous ne devons pas trop nous&#13;
attacher aux Tamarois. Il vaut mieux secouer la poussière de ses pieds sur les&#13;
Jésuites et leur laisser ces peuples qu’ils ont tant d’envie de garder.&#13;
Mais ce qui m’embarrasse, c’est que je crains qu’en cela, nous ne fassions une&#13;
grande peine à M. Bergier. Il sait la langue tamaroise ; il lui sera difficile, étant âgé,&#13;
d’en apprendre une autre. Il ne nous faut pas mortifier un aussi vertueux&#13;
missionnaire, pour lequel nous avons beaucoup d’estime. Nous vous expliquons&#13;
toutes nos difficultés. Nous sommes encore sur cela à consulter Dieu et peut-être&#13;
aurions-nous le temps d’avoir réponse de vous avant que de nous résoudre,&#13;
puisque nous avons perdu M. Foucault. Je crois que si l’on quitte le poste des&#13;
Tamarois, vous pourriez renvoyer le jeune M. de Saint-Cosme pour remplir la&#13;
place, car on dit que la langue tamaroise n’est pas éloignée de celle des Arkansas.&#13;
D’ailleurs, c’est pour l’embouchure de la rivière où sont les Arkansas qu’on&#13;
prétend attirer les Panis et Panimoas et autres nations sauvages et M. d’Iberville&#13;
m’a dit que l’on devait établir cette rivière plutôt qu’aucune autre pour remonter&#13;
vers les Espagnols et vers les Mines. Le dessein de M. d’Iberville est de rassembler&#13;
&#13;
�les nations et les réunir, afin de les rendre susceptibles d’instruction et de&#13;
discipline.&#13;
M. Bouteville m’écrivait l’an passé que je ne manquasse pas à lui envoyer des&#13;
Nègres et des Négresses et que, par eux, il se mettrait en état de faire un beau bien&#13;
et de n’avoir plus besoin dans la suite d’autre secours, qu’il ferait faire du sucre,&#13;
de l’indigo, etc. Je lui ai mandé que nous ne pouvions et ne devions pas employer&#13;
ces moyens pour subsister dans ces missions : nous ne pouvions, parce qu’il&#13;
faudrait faire pour cela une dépense que nous ne saurions faire ; nous ne devions,&#13;
parce que nous ne devions pas nous emporter dans ces commerces. Il ne nous&#13;
convenait pas de nous immiscer dans ces négoces séculiers, que nous n’étions pas&#13;
faits pour être commis de ces Nègres, qui cependant n’allaient qu’au bâton ; que si&#13;
cependant dans la suite le pays s’établit et qu’il en ait besoin de quelqu’un, alors&#13;
on en pourra avoir facilement de Saint-Domingue et des meilleurs par un de nos&#13;
meilleurs amis, qui va à Saint-Domingue pour être le directeur général de la&#13;
Compagnie de l’Assiente, qui ne fait que ce commerce. J’en parlerai même à cet&#13;
ami avant qu’il parte, afin qu’il en soit prévenu.&#13;
Voilà à peu près tout ce que j’ai à vous écrire du Mississippi. S’il m’en revient&#13;
quelque chose, je l’ajouterai dans la suite de ma lettre. Il me faut à présent vous&#13;
rendre compte de l’état du temporel du Séminaire.&#13;
Quelque peine qu’on ait eue l’an passé à toucher de l’argent au Trésor royal, je n’ai&#13;
pas laissé d’y toucher tout ce que je pouvais espérer dans les meilleurs temps. Il&#13;
est vrai que nous en avons toute l’obligation à nos Messieurs, qui l’ont demandé&#13;
instamment à M. Chamillart, s’offrant même de ne pas toucher eux-mêmes deux&#13;
années des ordonnances des missions qui leur étaient dues, montant à&#13;
36 000 livres, pour que nous touchassions tout, à cause de notre incendie. En effet,&#13;
j’ai touché depuis l’an passé, jusqu’à présent, les 3 000 livres de Mississippi pour&#13;
1702, les 4 000 livres pour notre incendie, les 2 000 livres pour Mgr notre ancien&#13;
évêque pour 1702 et autres 2 000 livres, qui étaient restées en arrière pour 1701 ; si&#13;
bien que j’ai touché 11 000 livres au Trésor royal. Je ne sais si je serai aussi heureux&#13;
cette année. Il y a tout sujet de croire que cela n’ira pas de même. J’ai reçu aussi&#13;
&#13;
�plus d’une année et demie de la pension de Mgr l’Ancien sur Aire, car il ne reste&#13;
pas dû 600 livres, toutes subventions payées pour toute l’année 1702.&#13;
En un mot, vous serez surpris de voir la recette du Séminaire monter si haut qu’elle&#13;
a monté cette année, quoique je n’aie encore pas reçu 2 500 livres d’aumônes pour&#13;
notre incendie. Il est vrai que quoique nous soyons à la veille d’avoir peut-être des&#13;
bulles d’union de nos abbayes et qu’en conséquence nous soyons prêts à payer de&#13;
grosses sommes pour ces bulles, je n’ai pas laissé cependant de mettre sur le&#13;
compte du Séminaire 2 436 livres, 11 sols, dont je suis demeuré redevable au&#13;
chapitre, au 1er mai de cette année, par le compte que je lui envoie et je l’ai fait pour&#13;
me faciliter le paiement des lettres de change que j’ai à payer.&#13;
Vous trouverez, dans ma recette, que j’ai reçu de Mgr de Québec les 600 livres pour&#13;
le billet de M. Maudoux, mais M. Maudoux, que vous appréhendez être de retour&#13;
de l’Acadie et qui, selon toutes les apparences, prendra quelque établissement en&#13;
France, m’a demandé si vous ne m’aviez pas écrit la somme que vous lui deviez,&#13;
dit-il. Je lui ai répondu que vous ne m’en aviez rien écrit et il m’a témoigné sur cela&#13;
que vous lui deviez une somme fort considérable, dont il dit avoir un billet de vous&#13;
et qu’il me priait de vous représenter qu’il avait besoin de ce fonds pour faire ses&#13;
affaires. Je lui ai promis de vous en écrire. Cela vient fort mal à rembourser dans&#13;
un temps comme celui-ci. Peut-être ne refusera-t-il pas que je lui offre de lui en&#13;
payer la rente au retour des vaisseaux, si vous le trouvez à propos et si vous n’êtes&#13;
pas en état de le lui rendre, jusqu’à ce que vous soyez en état de le faire. En ce cas,&#13;
il faudrait que vous envoyassiez une promesse de lui payer la rente de cette&#13;
somme, jusqu’au jour du remboursement. Je ferais mon possible pour le faire&#13;
attendre sur ce pied quelques années.&#13;
J’ai été bien aise de recevoir de Mgr de Québec les 1 200 livres pour trois années des&#13;
écoles. C’est en recevant cette somme et celle ci-dessus, sans bourse de lier, que ce&#13;
prélat en est resté redevable de 1 800 livres et tant de livres, après lui avoir payé&#13;
les 2 000 livres du chapitre échues à Pâques dernier ; mais il nous est survenu une&#13;
difficulté pour l’échéance de cette fondation de 400 livres pour les écoles. M gr de&#13;
Québec prétend que quoique la fondation soit faite de février 1699 ou janvier,&#13;
cependant on n’a commencé à tenir les écoles que vers son retour en France en&#13;
&#13;
�octobre 1700. Ayez la bonté de m’envoyer de bonnes attestations du temps que les&#13;
écoles ont commencé et que ces attestations soient données par M. Le Vallet ou par&#13;
M. de La Colombière ou du moins par M. Dupré, curé.&#13;
Je vous avoue que je n’ai pas été peu surpris de la somme que vous avez tirée sur&#13;
moi en lettres de change, sachant l’avance où j’étais pour le Séminaire, car quoique&#13;
je fasse ces avances par le moyen de plusieurs petites sommes appartenant à&#13;
plusieurs personnes, qui me prient de leur garder les uns 800 livres, les autres&#13;
500 livres, les autres 100 écus, cependant je n’ai pu pousser à une si grosse avance&#13;
qu’en me servant encore des deniers du Séminaire de Paris et d’autres que j’ai à&#13;
ma disposition ; or, je ne puis être si longtemps dans ces avances. Je vous avais&#13;
mandé que je toucherais les 4 000 livres pour notre incendie et que M. l’abbé&#13;
de Brisacier me faisait espérer 6 000 livres pour les quêtes. À la bonne heure que&#13;
vous eussiez tiré sur moi 10 000 livres, mais 14 000, cela est exorbitant.&#13;
Dans l’état présent où sont les choses, je ne vois pas apparence que pour l’année&#13;
prochaine vous eussiez espéré que je vous fasse 10 000 livres, soit pour&#13;
l’accomplissement des factures soit pour des lettres de change. Encore me&#13;
trompais-je fort par le calcul que je viens de faire, car je n’ai que les 4 000 livres&#13;
pour l’incendie à toucher, les 2 000 livres de Mgr l’Ancien au Trésor royal et&#13;
1 500 livres sur l’évêché d’Aire : cela ne fait que 7 500 livres. Ainsi, je ne compte&#13;
vous pouvoir faire toucher à tout aller que 8 000 livres en factures ou lettres de&#13;
change, car j’aurai outre cela à payer la facture de M. Grignon et plusieurs autres&#13;
menus frais et cependant, je ne laisserai pas d’être encore beaucoup en avance&#13;
pour le Séminaire quand je recevrais de M. l’abbé de Brisacier le surplus de ce qu’il&#13;
a promis pour la quête, qui irait à près de 3 000 livres, car pour ce que je recevrai&#13;
du chapitre, vous n’y devez pas compter, puisqu’au contraire, il nous faudra&#13;
emprunter pour ces bulles. Je vous supplie très instamment, Monsieur, ne me&#13;
ménage un peu, de ne pas me pousser à bout sur cela et d’avoir égard à ce que je&#13;
vous représente. Ne croyez pas qu’il soit facile de tirer de l’argent et d’en trouver&#13;
à emprunter. C’est assurément ce que nous ne trouverions pas dans ce temps-ci :&#13;
chacun serre son argent ou on le met à de gros intérêts sur le roi ou sur les&#13;
financiers, mais on ne prête pas à un intérêt ordinaire si aisément.&#13;
&#13;
�Je vous envoie presque tout ce que vous m’avez demandé dans la facture. Je n’ai&#13;
retranché que quelques bagatelles, mais je vous assure que si j’eusse su en février&#13;
que j’ai assemblé ce que je vous envoie qu’il n’y eut qu’un seul vaisseau qui allât à&#13;
Québec, je ne sais si j’aurais hasardé toutes ces choses ; car je vous avoue que je&#13;
suis dans une grande crainte que tout cela ne soit perdu. Mon Dieu que serait-ce&#13;
si après notre perte, nous venions encore à perdre nos ballots ! Il faut être prêt à&#13;
tout ce que la volonté de Dieu en voudra disposer.&#13;
Mme Ango de La Mothe m’a chargé de vous envoyer un bréviaire. Je vous en&#13;
envoie un en maroquin noir et un semblable pour M. Dupré, en veau : le premier&#13;
est dans le ballot no 3 et l’autre dans le ballot no 8.&#13;
Les parents de M. Calon ne m’ont pas encore rien demandé des revenus que j’ai&#13;
reçus de son bénéfice. S’ils voulaient m’en faire rendre, je me défendrais en&#13;
exposant qu’il a été entretenu sain et malade et enterré aux dépends du Séminaire&#13;
de Québec. Nous n’avons point trouvé de lui de testament. N’en aurait-il rien&#13;
laissé ou quelque indice parmi ses papiers en Canada ? Je vous prie de m’en&#13;
mander des nouvelles.&#13;
C’est bien dommage que vous ne m’ayez mandé cette mort de bonne heure et que&#13;
vous n’aviez pris quelques précautions pour empêcher que d’autres ne&#13;
l’écrivissent. Un M. Simon, prêtre de Montréal, l’a mandée à Dijon à&#13;
M. Compasseur et par ce moyen, M. l’évêque de Meaux l’a su, qui a disposé de la&#13;
chapelle en faveur de M. l’abbé Bossuet, son neveu, pour composer un des grains&#13;
de son chapelet de bénéfices et par ce moyen, nous avons laissé échapper cette&#13;
chapelle, qui valait la peine d’être conservée, car elle vaut près de 500 livres dans&#13;
les bonnes années. Il faut bénir Dieu de tout.&#13;
On envoie cette année des Prémontrés à l’Acadie ; mais je crains pour cet&#13;
établissement, qu’on n’ait de la peine à le faire. D’ailleurs, j’appréhende que ces&#13;
Messieurs n’envoient en ces quartiers-là leurs sujets qui auraient fait parler d’eux&#13;
en France ; c’est ce qui perdrait cette colonie.&#13;
&#13;
�Je mande à M. Le Voyer de s’en revenir dans sa famille. Je compte qu’il reviendra&#13;
cet automne. Mgr de Québec m’a dit avoir recommandé à M. Valet de ne vous point&#13;
inquiéter sur ce qui pourrait avoir à prétendre au chapitre. Je mande à&#13;
M. de Glandelet la disposition où l’on est de réduire les chanoines à six. Sur ce&#13;
pied, Monseigneur compte que M. Valet n’aura rien à y prétendre, puisqu’il ne&#13;
sera pas des six premiers qu’on doit conserver préférablement à tous les autres. Il&#13;
est ridicule à M. Valet, qui n’assiste point à l’office, de rien prétendre à ces revenus,&#13;
qui sont si modiques. D’ailleurs, je ne sais si on paie entièrement les bulles, s’il y&#13;
aura rien à partager d’ici à douze ou quinze ans.&#13;
Nous n’avons pas cru, suivant votre sentiment, de voir nous mêler de ces dîmes&#13;
pour nos curés et j’ai mandé à M. de Glandelet que pour que nous en parlassions,&#13;
il faudrait que, par exemple, les curés de Beauport, de la côte de Beaupré, de l’île&#13;
[d’Orléans], de Batiscan et autres se joignissent ensemble, au moins au nombre de&#13;
quatre ou cinq, qu’ils envoyassent une procuration, le nom en blanc, pour ce sujet&#13;
et qu’ils commençassent par en parler à M. de Callière et M. l’intendant et&#13;
qu’ensuite,&#13;
&#13;
ils&#13;
&#13;
chargeassent&#13;
&#13;
quelqu’un&#13;
&#13;
d’en&#13;
&#13;
présenter&#13;
&#13;
un&#13;
&#13;
placet&#13;
&#13;
à&#13;
&#13;
M. de Pontchartrain. Mgr de Québec, à qui il conviendrait d’en parler, n’ose le faire&#13;
et il serait ravi que nous prissions cela sur nous pour nous rendre odieux aux&#13;
peuples. J’ai écrit à M. de Glandelet qu’il ne fallait pas que nous espérassions qu’on&#13;
mît sur l’État les 4 000 livres pour notre incendie : je n’y vois nulle apparence.&#13;
Nous n’avons osé proposer de rendre perpétuelle pour le Séminaire de Québec la&#13;
pension de 2 000 livres que le roi a donnée à Mgr l’Ancien sur le Trésor royal ; nous&#13;
aurions été refusés.&#13;
J’envoie à M. Petit l’horloge que vous m’avez demandée. Elle est dans nos ballots.&#13;
Je me suis chargé, avec assez de peine, du soin de nos hospitalières de l’Hôpital&#13;
général, quelque estime et quelque respect que j’aie pour elles, car je vous avoue&#13;
que la pelote d’affaires augmente tellement qu’elle m’accable. Les leurs ne sont&#13;
rien. Cependant, cela ne laisse pas de demander des soins et de m’embarrasser&#13;
avec tout ce que j’ai déjà. Mgr de Québec m’en a aussi fort pressé et a voulu qu’en&#13;
même temps, je me chargeasse de payer à M. Grignon deux lettres de change qu’a&#13;
&#13;
�tirées la mère de Saint-Augustin de 1 100 livres et comme la rente que je dois&#13;
recevoir pour l’Hôpital général ne monte qu’à 1 051 livres, il m’a donné 49 livres&#13;
pour payer ces lettres de change. J’en ai acquitté une sur les six mois de cette rente,&#13;
qui écherront à la fin de juin et que j’ai reçus ce mois-ci. J’acquitterai l’autre au&#13;
mois d’octobre prochain, quand j’aurai touché les six derniers mois de cette année.&#13;
J’ai dépensé seulement pour elles 5 livres pour le dépôt de leur procuration et deux&#13;
expéditions, l’une pour le payeur et l’autre pour moi, et 20 livres de faux frais de&#13;
quittances et perte d’argent, dont je me rembourserai sur ce que je toucherai pour&#13;
elles l’année prochaine. J’ai acquitté la dernière de ces deux lettres et elles sont&#13;
payées toutes les deux. Vous en pouvez assurer la mère de Saint-Augustin, mais il&#13;
faut qu’elles ne comptent par demi-année que 525 livres, 10 sols et qu’elles ne les&#13;
tirent, savoir la première dans le 15 mai, la seconde dans le 15 octobre de&#13;
l’année 1704.&#13;
Vous verrez par mon compte que je n’ai pas reçu d’aumône 2 500 livres en tout. Je&#13;
l’avais prévu et que nos Messieurs n’auraient pas le temps de s’y appliquer. Ceux&#13;
que nous pensions devoir donner n’ont pas donné et nous avons reçu de ceux à&#13;
qui nous ne pensions pas. Il pourra venir encore quelque chose, mais cela n’ira pas&#13;
loin.&#13;
Nous avons reçu le 6 juin un paquet de lettres assez gros de M. Gaulin, qui n’est&#13;
parti au Port-Royal qu’au commencement de janvier. Ces lettres de M. Gaulin sont&#13;
tout à fait raisonnables. J’ai dressé le mémoire, dont je vous envoie copie, et au bas,&#13;
la réponse de M. de Pontchartrain. Ce ministre aurait accordé plus que je n’ai&#13;
demandé aux Jésuites, s’ils avaient, comme M. Gaulin, conservé leurs Sauvages&#13;
dans l’obéissance du roi. Sa Majesté en a été très contente à ce sujet. On m’a appris&#13;
que les Sauvages du P. Rale se sont accommodés avec les Anglais. Si les nôtres en&#13;
avaient fait autant, nous ne serions propres qu’à brûler. Mgr de Québec promet&#13;
d’aider ce missionnaire, mais je n’y fais guère de fond. Le roi fait présent d’une&#13;
gratification de 300 livres à M. Gaulin pour payer ses dettes et M. de Pontchartrain&#13;
fait espérer qu’on verra l’année prochaine ce que l’on pourra faire pour lui.&#13;
&#13;
�Je crois vous devoir mander que nous avons obtenu la continuation de nos&#13;
4 000 livres pour notre incendie et des 3 000 livres pour la Louisiane-Mississippi.&#13;
Je fis convenir M. de Pontchartrain en lui parlant et lui demandant de mettre les&#13;
4 000 livres sur l’État, qu’il fallait du moins cinquante ans de ces 4 000 livres pour&#13;
nous rétablir, mais il n’y a pas apparence qu’on obtienne de les mettre sur l’État.&#13;
On nous a accordé aussi du fret, mais d’une certaine manière que je ne sais si nous&#13;
en pourrons jouir. On ne nous a rien accordé pour la formation des sujets. Je m’y&#13;
suis attendu. On n’a rien fait pour MM. Galifet et de Longueuil, quoique&#13;
M. d’Iberville ait fort agi pour M. de Longueuil et fait agir certaines personnes par&#13;
des vues de récompenses, au moins à ce que je crois. Je ne sais si nous ne vous&#13;
enverrons pas M. Calvarin, prêtre breton, qui est un bon sujet pour remplir une de&#13;
vos missions françaises. Nous avions dessein de l’envoyer à la Louisiane, mais&#13;
nous avons pensé qu’il aurait peine à apprendre une langue sauvage ; mais ces&#13;
frais de voyage pour lui et M. Dupré se feront encore à nos dépens et nous ne&#13;
sommes guère en état de les faire, ce qui nous obligera de faire partir M. Calvarin.&#13;
Ce sera M. Dupré, neveu de M. le curé, que nous ne saurions nous résoudre de&#13;
vous envoyer seul, n’étant pas prêtre, car nous n’avons pas cru devoir si&#13;
promptement le faire ordonner et nous sommes persuadés qu’il est de son bien&#13;
qu’il reçoive les ordres en Canada. Dieu aura, comme je l’espère, conservé&#13;
Mgr l’Ancien pour le promouvoir aux ordres. Nous avons obtenu passage dans le&#13;
vaisseau du roi pour deux ecclésiastiques et j’espère qu’ils seront bien sous le&#13;
commandement de M. de Beauharnois.&#13;
Je persiste à vous conjurer, avant que de finir cette lettre, de ne pas me tirer l’année&#13;
prochaine au-delà de 8 000 ou tout au plus de 10 000 livres pour le Séminaire de&#13;
Québec, soit en factures soit en lettres de change. Ne vous flattez pas qu’il n’y aura&#13;
qu’à emprunter, car nous sommes dans un si mauvais temps que nous ne&#13;
trouverons pas à emprunter, d’autant plus que l’emploi ne vaut rien et que c’est&#13;
pour un Séminaire brûlé dans la Nouvelle-France et quand le Séminaire de Paris&#13;
s’obligeait pour celui de Québec, ce que je ne sais si on m’accorderait au Séminaire,&#13;
y ayant quelques personnes qui auraient peine à le faire, je ne crois pas même&#13;
qu’avec cela, on trouvât de l’argent. Tous ceux qui en ont à présent le font valoir à&#13;
des deniers usuraires à la Caisse des emprunts et ailleurs, où ils sont toujours&#13;
maîtres de retirer leurs fonds et tirent cependant 8 % et 10 % de profit. Ce désordre&#13;
&#13;
�va bien loin dans Paris et les Casuistes exacts n’oseraient presque s’élever contre&#13;
un abus qui a tourné universellement en usage.&#13;
Il faut finir cette lettre déjà assez longue et vous prier de me continuer le secours&#13;
de vos prières et de vous souvenir de moi au saint sacrifice. J’espère trouver&#13;
quelque moment de loisir pour répondre à la lettre de piété que vous m’avez fait&#13;
la grâce de m’écrire. Je vous en remercie par avance et puis vous assurer qu’elle&#13;
me fait beaucoup de bien et je vous prie de me continuer secours. Je suis, avec tout&#13;
l’attachement le plus tendre et le plus respectueux, Monsieur,&#13;
Votre très humble et obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
Ce 15 juin 1703&#13;
J’envoie pour tout duplicata une lettre de M. Buisson, où j’ai enfermé copie de mes&#13;
comptes pour le Séminaire, pour le chapitre, de la facture, etc. Je pourrai mettre ce&#13;
paquet dans un autre vaisseau que La Seine en ce qu’il en aille en Canada.&#13;
&#13;
/Transcription4 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ol-mdv-2021&#13;
&#13;
4&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2020.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1703, 15 juin – Lettre de Tremblay à Maizerets&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 39)&#13;
1. M Des Maizerais.&#13;
1703&#13;
&#13;
2.&#13;
(quête)&#13;
&#13;
1&#13;
lettre O’&#13;
No 39.&#13;
1703&#13;
2 Monsieur&#13;
3 Je commence bien tard a repondre a toutes vos lettres,&#13;
4 et Je ne le pouray faire qu’a batons rompus, car Je Suis&#13;
5 detourné a tous momens par bien des afaires.&#13;
6 Je crois avoir receu toutes vos lettres, tant du mois de&#13;
7 Juillet que du mois de Novembre. Je dois vous avertir que&#13;
8 par accident celle que vous escrivez a M Denonville&#13;
9 S’est perdu, Jen’en ay Sauvé que la moitié que Je n’ay&#13;
10 ozé montrer a M, De Denonville. Jay rendu toutes les&#13;
11 autres aleur addresse, et ay fait tenir a Coutances, celle&#13;
12 qui estoit p.r v’re ancien ami. Jl y a repondu par la lettre&#13;
13 que Je vous envoie et une autre quil m’a escrit, et par un&#13;
14 paquet bien cacheté de toutes parts quil m’a fait rendre&#13;
15 et que Je vous envoye tel quil me la envoié. Je lay mis&#13;
16 dans un ballot que Je fis fermer hier 10. may et&#13;
17 envoier a la Rochelle ce ballot est marqué S. D. K. N.o 8. Jl y a&#13;
18 aussi p.r vous trois paquets venant de Rouen, un breviaire&#13;
19 p.r M Le Curé de Quebec; Il y en a un p.r vous en maroquin&#13;
20 dans la caisse de livres p.r les enfans S. D. K no 2. dont&#13;
21 Mad.’ De la motte ango vous fait present.&#13;
22 Depuis que Nos vaiss.x Sont partis l’an passé, Jay eu beau&#13;
23 presser nos M.rs plus.rs fois p.r une queste p.r&#13;
24 v’re Jncendie, Jl ne S’en est point fait, M Notre&#13;
25 Sup.r a 1.° remis la chose a lhyver p.r Suivre&#13;
26 le conseil de M Le Curé de S.t Sulpice, où les&#13;
27 personnes de qualité Seroient rassembléez a&#13;
28 Paris. 2.° Lhyver Jl l’a remis au Caresme ou&#13;
29 Jl esperoit que cela iroit mieux. 3.° Jl est&#13;
30 tombé malade dans le temps quil y voulait&#13;
31 penser. 4.° Nous avons fait un Jmprimé apres&#13;
32 Pasque et nous lavons porté en plus.rs endroits&#13;
33 assez foiblem.’ quoiq’ cela nous ait pris bien&#13;
34 du temps et nous ait beaucoup occupé, mais&#13;
35 tous les projets dune queste, dun entretien &amp;.&#13;
36 ont manqué jusqu’a p’nt. Parturiunt Montes&#13;
37 Nascitur ridiculus mus.&#13;
38 Je crus devoir presser plus fortem’ la chose&#13;
39 quand Jl me fallut accepter vos 14000.# de&#13;
40 lettres de change; on me ferma la bouche&#13;
&#13;
�41 en me disant que Je laissasse faire et qu’on&#13;
42 Se chargeoit de me faire bon de 6000.# p.r&#13;
43 cette queste p.r le paiem.’ des lettres des&#13;
44 change, et on m’a toujours fermé la bouche&#13;
45 quand Jen ay voulu parler. Ce n’est pas&#13;
46 asseurem.’ manque daffection, mais on est&#13;
47 emporté par mil autres aff.res et non n’a&#13;
48 pas le temps de penser a celle la Je dois&#13;
49 dire cependant a la louange de Mons.r n’re&#13;
3&#13;
&#13;
aumônes&#13;
&#13;
4.&#13;
&#13;
50 Sup.r qu’on ne peut rien ajouter a Sa charité et a&#13;
51 Sa compassion p.r n’re malheur et au desir quil&#13;
52 a de nous procurer du Soulagem’. mais Jl&#13;
53 est emporté par tant dautres affaires que les&#13;
54 unes lui font oublier les autres, ou nestre pas en&#13;
55 estat d’y fournir. Nous avons peut estre receus&#13;
56 deux mil livres d’aumosne par tout le mouvem.t&#13;
57 que nous nous Sommes donnez. Quest ce que cela p.r&#13;
58 une telle perte.&#13;
59 Nous avons cepend.’ Sujet de nous loüer de la&#13;
60 charité de plus.rs personnes particulieres de Paris,&#13;
61 qui malgré la misere des temps n’ont pas laissé&#13;
62 de faire certains efforts. Jl est constant qu’en&#13;
63 un autre temps on Seroit touché de Notre malheur,&#13;
64 et on tireroit quelq.’ chose, mais dans ces temps&#13;
65 cy on pense plutost a ce qui nous touche de&#13;
66 plus prez en france qu’a ce qui est plus&#13;
67 esloigné. Nous vous envoierons le memoire de&#13;
68 ceux qui nous auront donné afin de faire&#13;
69 prier Dieu p.r eux, dans le Sem.re&#13;
70 Ce qui m’a fait plus de plaisir c’est que nos Mess.[rs]&#13;
71 l’an passé offrirent a M Chamillard apn’t&#13;
72 controlleur g’nal de ne rien toucher de 36000.# qui&#13;
73 Sont deües Sur le tresor roial, ou on ne pouvoit&#13;
74 toucher d’argent et de convertir cette So’e en&#13;
75 rentes Sur lhotel de ville, pourveu qu’on nous&#13;
76 fist toucher Sur le canada tout ce qui nous&#13;
77 y estoit deu M. chamillart le promit et a&#13;
78 force de Sollicitations et de voiages nous avons&#13;
79 touché les 4000.# p.r n’re Jncendie, les 3000.#&#13;
80 p.r misissipi que Je napelleray plus quela&#13;
81 Louisiane, les 2000.# de M’gr Lancien p.r lannée&#13;
82 1702. et J’ay encore touché cemois davril&#13;
&#13;
�11000#&#13;
&#13;
5,&#13;
&#13;
Jésuites&#13;
&#13;
Missionnaires&#13;
&#13;
83 autres 2000.# deües a Mgr Lancien Sur le&#13;
84 tresor roial p.r lannée 1701. Si bien que voila&#13;
85 onze mil livres, que J’ay receu au tresor roial&#13;
86 en une année aussi mauvaise que cellela&#13;
87 Jla a fallu paier un liard par livre a cause d’un&#13;
88 droit que Le Roi a Etablj Sur ces So’es hors celle&#13;
89 de 4000.# p.r n’re Jncendie qui nepaie rien,&#13;
90 parce q.’ c’est une aumosne mais nous&#13;
91 Sommes trop heureux davoir tiré cela, et&#13;
92 ce n’a pas esté, Je vous asseure Sans bien des&#13;
93 peines et des difficultez.&#13;
94 J’ay esté obligé a la fin d’aoust d’aller en Berri et&#13;
95 en Touraine visiter nos abbayes et nos benefices,&#13;
96 car Je vous asseure que ces Sortes debiens demand.’&#13;
97 qu’on les voie, et J’y trouve toujours bien des&#13;
98 aff.res et Jl y en auroit bien d’autres Si on n’y&#13;
99 alloit; cela tient en respect les voisins quand&#13;
100 Jls voient quon vient visiter lebien, et les&#13;
101 empesche de vous f.re bien des procez et des&#13;
102 usurpations. Je ne Scay Si Je neSeray pas&#13;
103 obligé d’y retourner cet automne p.r faire&#13;
104 lerecollem.’ de la grande forest de meobec avec&#13;
105 les marchands de bois qui veulent nous&#13;
106 la vendre Je tacheray Si J’y Suis obligé de&#13;
107 Joindre ce voiage a celui que Je Seray obligé&#13;
108 de f.re vers Lion p.r La Succession du Pere&#13;
109 deM. Bergïer.&#13;
110 J’ay oublié a Loccasion denos questes de&#13;
111 vous dire que Les PP. Jesuites nous y ont&#13;
112 beaucoup nuy en repandant partout&#13;
113 que nous Sommes rétablis, que nous Sommes&#13;
114 fort riches, querien ne nous manque. Jl&#13;
115 faut loüer Dieu de ces bons a offres quils&#13;
116 nous rendent.&#13;
117 Peu avant que Je partisse p.r Le Berri, Mons.r&#13;
118 D’Jberville estoit arrivé a la Rochelle, et&#13;
119 M Le Sueur estoit venu devant lui a Paris.&#13;
120 Javois appris par les lettres receües de Nos&#13;
121 Mess.rs de misissipi le mauvais estat de&#13;
122 leur temporel Jls m’envoioient leurs grands&#13;
123 memoires p.r les executer. Jls avoient tiré&#13;
124 Sur moy plus.rs lettre de Charge Scavoir une&#13;
125 deM. S.t cosme a M De la Ronde; de 200# une autre de M.&#13;
&#13;
�126 Bouteville a M. creusse de 121.# une du mesme&#13;
127 a M DJberville de 1818. 6. 10d. une autre de M&#13;
128 Bouteville a Romain Buisson de 524. 16. Voila&#13;
129 prez de 2700.# de lettres de change Que pouvois je&#13;
130 f.re en cette occasion, que de paier ces lettres de&#13;
131 change Sans accomplir leur factures. Cest le&#13;
132 parti qu’on m’a conseillé de prendre et que J’ay&#13;
133 pris en effet, J’ay mesme fort honnestement&#13;
134 paié leurs lettres de change avant que davoir&#13;
6.&#13;
&#13;
135 receu les 3000.# du Tresor roial p.r eux Ce qui&#13;
136 m’a porté a accomplir leurs lettres de change&#13;
137 plutost que leurs factures cest que par le 1.er vaisseau&#13;
138 que Je Scavois qui ne devoit partir que&#13;
139 vers Jan.er ou Decembre passé et qui n’est&#13;
140 parti que longtemps apres, Jl y auroit bien&#13;
141 durisque, que ce vaisseau ne Seroit pas&#13;
142 escorté, et que M. DJberville devoit partir&#13;
143 vers Juillet ou aoust de cette année avec&#13;
144 une petite escadre p.r establir cette colonie&#13;
145 J’ay donc pris le parti de nenvoier par ce 1.er&#13;
146 vaisseau commandé par M. Du Gué et dans&#13;
147 lequel M DJberville n’est pas retourné que les&#13;
148 choses absolument necess.res p.r Shabiller, et mander&#13;
149 a nos Mess.rs que le Surplus de leurs 3000.# aeté&#13;
150 emploié a accomplir leur lettres de change, et Je&#13;
151 leur ay promis daccomplir leurs memoires&#13;
152 cette année Sur les 3000.# que Je toucheray et&#13;
153 d’envoier Seurem’ leurs effets par M D’Jberville&#13;
154 c’est p.r quoy Je n’ay fait qu’un balot p.r nos&#13;
155 mess.rs de misissipi dans lequel Je leur envoye&#13;
156 Six Soutannes Six chapeaux, douze p.res deSouliers&#13;
157 douze Six pres de bas 28. ou 30. chemises 3. douz.nes&#13;
158 de colets, un missel, dix livres de vermillon&#13;
159 ou 12.# voila apeu pres ce que Je leur ay&#13;
160 envoié.&#13;
161 Vous remarquerez que ces Mess.rs ne Saccordent&#13;
162 pas, et que M De montigni m’ayant dit que&#13;
&#13;
7&#13;
&#13;
163 Je devois leur envoier des farines du vin&#13;
164 et de leau de vie, et de lhuile et que cela leur estoit&#13;
165 necess.re, Je leur en ay envoié par les derniers&#13;
166 envois, M. S.t cosme m’a mandé depuis que&#13;
167 cela estoit inutile, et ne faisoit pas que les ambaras=&#13;
&#13;
�Jesuites&#13;
&#13;
8.&#13;
&#13;
168 =ser; on trouve aisem’ a S’en defaire dans une&#13;
169 nouvelle colonie, M. Bouteville par Les lettres&#13;
170 venües en Juillet 1702 avec M. DJberville me&#13;
171 mande la mesme chose; Et par une lettre que&#13;
172 Je viens de recevoir de lui dela mobile du&#13;
173 12. x.bre 1702. par un traversier qui a joint&#13;
174 M Ducasse a S.t Domingue Jl me mande&#13;
175 que M. Davion est descendu a la mobile&#13;
176 p.r Se rétablir, et que Si on n’envoye des&#13;
177 vivres p.r retablir les miss.res et p.r faire&#13;
178 Subsister ceux qui Sont a la mobile Jls ne&#13;
179 Sy pouront Soutenir. Je ne Scay comment&#13;
180 accorder ces deux choses. Je&#13;
181 Je ne Scaurois vous exprimer les combats&#13;
182 que nous avons eûs a Soutenir contre les Jesuites&#13;
183 p.r cette mission depuis leretour de M DJberville&#13;
184 Jl est revenu en france tres prevenu contre&#13;
185 eux acause de toute la hauteur avec laquelle&#13;
186 Le P. Du But Jésuite en a agi pend.’ Son absence&#13;
187 en ce pays envers M de Sauvole commandant&#13;
188 et les autres . M DJberville a declaré au bureau&#13;
189 quil ne retourneroit pas en canada Sil n’y&#13;
190 avoit plus.rs corps establis a la mobile, et Le&#13;
191 P. Gouye Jesuite qui a enseigné a M De&#13;
192 Pont chartrrain ce quil Scait de mathematiques, et&#13;
193 qui a ensuite obtenupar Son credit de Succeder au&#13;
194 frere S.t Gille dans la procure des Jsles, a declaré&#13;
195 a M De Pont chartrain quil falloit que les Jesuites&#13;
196 y fussent Seuls. Jl fit mesme plus l’an passé,&#13;
197 car avant que Mgr de Quebec partist p.r&#13;
198 Rome, Jl Sceut lengager a lui donner des&#13;
199 pouvoirs p.r estre Curéz de la mobile a lexclusi[on]&#13;
200 des autres, et M’gr de Quebec qui craignoit&#13;
201 que Le P De la chaize ne Sopposast a Son&#13;
202 voiage de Rome eùt la foiblesse a ce qu’on&#13;
203 m’a dit de lui accorder le pouvoir p.r les&#13;
204 Jesuites d’y estre curez Sans cepend.’ en&#13;
205 exclure les autres, Jl a dit depuis que ce&#13;
206 nestoit que p.r leur donner moien dexercer&#13;
207 leurs fonctions avec plus dauthorité aupres&#13;
208 des officiers, et quil avoit d’ailleurs esté&#13;
209 bien aise parla de faire reconnoistre Son&#13;
210 authorité; mais Le P. Gouye S’est Servi&#13;
&#13;
�211 pend.’ Son voiage de Rome de Son escrit con[tre]&#13;
212 lui et a demandé plus.rs fois avec Empressem&#13;
213 au ministre qui ayant esté Son escolier ne&#13;
214 lui refuse rien, et donne a laveugle dans toute&#13;
215 Les veües que ces missions fussent gouverne&#13;
216 Sous l’authorité du Roi Sans Evesques co’[e]&#13;
217 les Jsles, et quils ne dependissent que de leurs&#13;
218 Sup.rs qu’on les establist Seuls a la mobile,&#13;
219 et quils eussent dans tous ces pays la un&#13;
220 district Separé ou personne ne les allast&#13;
9&#13;
&#13;
10.&#13;
&#13;
221 visiter. Nous Sceusmes que les Jesuites&#13;
222 demandoient cela cet automne a fontainebleau&#13;
223 pend.’ que la cour y estoit. Nous dressâmes&#13;
224 un memoire p.r representer ou que l’on&#13;
225 devoit reconnoistre dans ces cartiers la&#13;
226 lauthorité de LEvesq.’ de Quebec, ou que l’on&#13;
227 y devoit establir un vicaire apostolique&#13;
228 qui y formast LEglise co’e elle l’a esté en&#13;
229 Canada. Nous representions en mesme temps&#13;
230 que nous ne pouvions nous passer d’un&#13;
231 Etablissement a la mobile, p.r y Secourir Nos&#13;
232 miss.res repandus parmi les Sauvages, Nous&#13;
233 y parlions de la conduite des Jesuites aux&#13;
234 Tamaroa et de la division quils ont causez dans&#13;
235 cette mission, &amp;. De plus nous fismes&#13;
236 representer au ministre par M D’Jberville&#13;
237 quil Se presentoit un Ecclesiastique qui avoit&#13;
238 1500.# ou 1800.# de revenu qui Soffroit a aller&#13;
239 S’establir dans quelqu’une des nations Sauvages&#13;
240 de ces pays la, également amy des Jesuites et des&#13;
241 missions Etrangeres, et qui ne Serviroit qu’a les&#13;
242 concilier encas quil arrivast quelq.’ chose qui&#13;
243 les divisast. Cet Ecclesiastique est M Gervaise&#13;
244 Prevost de Suevre qui est un benefice dependant&#13;
245 de S.t martin de Tours qui a eté emmené a l’aag[e]&#13;
246 de Seize ans en 1681. par feu M Dheliopolis a&#13;
247 Siam, qui en revint en 16.87. avec les ambassa&#13;
248 deurs Siamois, et qui a demeuré depuis au College&#13;
249 des Jesuites, et conduit par le R. P. Sanadon Jesuite&#13;
250 Cet Ecclesiastiq.’ Soffroit de venir avec Nous&#13;
251 mais Jl craignoit la mesintelligence Nous&#13;
252 lui conseillames de ne paroistre pas lié avec&#13;
&#13;
�253 Nous, co’e en effet Jl ne lest pas, et daller f.re&#13;
254 lebien par lui mesme en ce pays la, et que&#13;
255 quand Jl y Seroit, Sil jugeoit quil dust&#13;
256 avoir Son raport a nous et S’y unir : nous&#13;
257 nous y offrirons volontiers, Jl a en effet&#13;
258 plus de 1800.# de revenu, avec lesquels Jl&#13;
259 Seroit en etat daller f.re un bel etablissem’&#13;
260 a la mobile, et Sil Survivoit une Soeur unique&#13;
261 quil a Jl heriteroit delle plus de 3000.# de&#13;
262 rente, et avec tout cela feroit de grands&#13;
263 biens en ce pays la p.r lequel Jl a un attrait&#13;
264 particulier cultivé depuis deux ans, et auquel&#13;
265 mesme le P Sanadon (Jesuite fameux p.r les&#13;
266 retraites du P Levalois auquel Jl a Succedé) la fort&#13;
267 exhorté de Se devoüer. M DJberville a qui J’en&#13;
268 avois escrit doutoit fort. ce projet et destinoit&#13;
269 a ce miss.re La mission des Chicacha ou des&#13;
270 chatta quil nous avoit offerte&#13;
271 Le P. Gouye ne put reüssir a obtenir que cette&#13;
272 colonie nouvelle fust gouvernée co’e les Jsles,&#13;
273 Jl changea de batterie, et demanda ce mois&#13;
274 de Janvier dernier et Surtout depuis le&#13;
275 retour des Mgr de Quebec apres avoir appris&#13;
276 ce qu’avoit fait M Bergier aux Tamarois&#13;
11.&#13;
&#13;
277 en Jnterdisant le P. Pinet dont Jl fit&#13;
278 grand bruit a la cour, et dit partout quaucun&#13;
279 de leurs Peres ne resteroit ou nous Serions et&#13;
280 ou il y auroit des grands vicaires au&#13;
281 dessus d’eux. Le Roi en a eté rebattu et on&#13;
282 a tasché anous decrier Sur cela tant qu’on&#13;
283 a pu dans Son esprit co’e des gens qui&#13;
284 ne pouvions Souffrir les Jesuites. Quelque&#13;
285 legitime, que Soit la conduite de M Bergier&#13;
286 que nous avons toujours Soutenu contre&#13;
287 ces mauvais bruits, Jls le faisoient passer&#13;
288 p.r un brouillon, un envieux, et Jls disoient&#13;
289 navoir esté interdits que pour navoir&#13;
290 pas voulu communiquer aM Bergier leur&#13;
291 Diction.re de la langue Jlinoise Je ne Scaurois&#13;
292 vous repeter toutes les faussetez et toutes les&#13;
293 Sottises et que les Jesuites ont dit contre Nous a&#13;
294 ce Sujet. Jl est bien douloureux destre exposé&#13;
295 a la malignité de ces personnes dez qu’on&#13;
&#13;
�Jésuites&#13;
en&#13;
Canada&#13;
&#13;
12.&#13;
&#13;
13.&#13;
&#13;
296 veut un peu f.re le bien, et Soutenir l’authorite&#13;
297 Eclesiastique. Je vous avoüe que toutes ces&#13;
298 brouilleries me dégoutent tellem’ que Je&#13;
299 ne Scay plus Souvent ou J’en Suis.&#13;
300 Je vous admire vous Monsieur qui nous&#13;
301 mandez que vous vivez le mieux du&#13;
302 monde avec les Jesuites, quils Sont contents&#13;
303 de vous et que vous lestes d’eux, pendant&#13;
304 quils escrivent bien differemment en france&#13;
305 outre tout ce quils disent au Roi et a Son&#13;
306 ministre contre Nous, pour nous depeindre co’e&#13;
307 gens qui ne cherchons qu’a les persecuter, ceux&#13;
308 de canada escrivent contre nous tres aigrement.&#13;
309 J’ay veu la lettre du P. Bouvart a Mgr de Q.&#13;
310 ou il lui represente tout ce qui S’est fait aux&#13;
311 Tamarois co’e une presecution qui leur a eté&#13;
312 faite par leurs adversaires, et dont (dit Le P&#13;
313 Bouvard a Mgr de Q.) vous connoissez&#13;
314 a present toute linjustice. Ce Perelui&#13;
315 mande encore que depuis que leurs Peres&#13;
316 de france ont appris quils estoient mal&#13;
317 avec Le clergé Jl ne Se presentoit plus&#13;
318 personne p.r ces missions. Cest ce que Les&#13;
319 PP. Jesuites Surtout le P Lamberville&#13;
320 repand acequ’on m’a dit partout pour nous&#13;
321 rendre odïeux par la et dans lesprit du&#13;
322 Roi et de Son ministre a qui ces choses&#13;
323 ont este dites, et dans lesprit de tous ceux&#13;
324 qui Sont devoüez aux Jesuites.&#13;
325 Cest donc Sur ce fondement que le P. Gouye&#13;
326 a demandé par des memoires au Roi a estre&#13;
327 Seuls a la mobile, et a fortem’ Sollicite et&#13;
328 fait Solliciter M’gr de Quebec a leur&#13;
329 accorder p.r leurs Sup.rs dans ces pays la&#13;
330 les pouvoirs de grands vicaires nez, Sur&#13;
331 les quels personne n’eust a voir. Jls ont&#13;
332 exposez mesme que nous demandions de&#13;
333 mesme qu’eux destre grand vicaires nez,&#13;
334 co’e le Prieur de S.t Germain des Prez est&#13;
335 grand vicaire né de M Larchevesque de&#13;
336 Paris. vous remarquerez quil ne l’est&#13;
337 que dans le faubourg S.t Germain a&#13;
&#13;
�338 loccasion dune transaction faite entre les&#13;
339 Eveques de Paris et les abbez de St Germain&#13;
340 et leurs Relig.x qui renoncerent auprivilege&#13;
341 quils avoient de ne pas reconnoistre lEvesq.’&#13;
342 de Paris dans leur faubourg ou ils etoient&#13;
343 independans par danciennes concessions des&#13;
344 Papes, et le reconnurent a condition que leurs&#13;
345 Prieurs Seroient grand vicaires nez. Mgr&#13;
346 de Quebec a tenu ferme Sur cela et n’a pas&#13;
347 voulu leur accorder de les faire Grands vicaires&#13;
348 nez dans le msissipi ni en Canada Jl&#13;
349 a mesme envoié au ministre un memoire&#13;
350 ou il expose quil ne peut leur accorder cela&#13;
351 et qu’en ayant demandé avis a plus.rs Prelats,&#13;
352 Surtout a M De Chartres, Jls lui ont tous&#13;
353 repondu que quelques amis qu’ils fussent&#13;
354 des Jesuites, Jls ne leur accorderoient jamais&#13;
355 cette grace&#13;
356 Cependant c’est Sur cela quils menacent&#13;
357 depuis Six mois de quitter le misissipi et&#13;
358 den rapeller tous leurs Peres. Ils Sont un&#13;
14.&#13;
&#13;
359 Jls vont mesme jusqu’a vouloir faire entendre&#13;
360 quils Sortiront tous du Canada et Je Suis&#13;
361 persuadé que Le P. P. De la chaize prevenu&#13;
362 par les Peres l’aura dit au Roi, quoi quils&#13;
363 Soient aussi esloignez de quitter le misissipi&#13;
364 que le canada Le P. Gouye m’a dit lui&#13;
365 mesme une partie de ces choses que Je vous&#13;
366 dis quils repandent contre Nous, car Jl m’a&#13;
367 dit dans Sa chambre a S.t Louis, ou Je voudrois&#13;
368 par parenthese que M Glandelet eust veu&#13;
369 comment un Religieux qui a fait voëu de&#13;
370 pauvreté est logé, Jl ma dis je exposé que&#13;
371 depuis n’re division de la chine nous ne nous&#13;
372 accorderions nulle part, que Si nous entrions&#13;
373 dans Les Jles ou Sont les missions dont Jl&#13;
374 prend Soin Jl en rapelleroit tous Les Peres,&#13;
375 que nous ne pouvions demeurer ensemble&#13;
376 au misissipi; que leurs Peres ne vouloient plus&#13;
377 aller en Canada, quil ne trouveroit personne&#13;
378 p.r le misissipi Sils restoient independans de&#13;
379 LEvesque et de tous Grands vicaires Et ce&#13;
380 Pere a tellem’ Jmprimé cela dans lesprit du&#13;
&#13;
�381 ministre quil nous a tout a fait brouillez&#13;
382 avec lui, de Sorte quil ne Se modere pas quand&#13;
383 Jl parle contre Nous, et en dit les choses les&#13;
384 plus forte.&#13;
15&#13;
&#13;
385 cela est dautant plus facheux qu’un ministre&#13;
386 fait entendre tout ce qu’il veut au Roi qui&#13;
387 a dailleurs esté prevenu par Le P. De la chaize&#13;
388 De Plus Jls ont tellem’ decrié M LEvesque&#13;
389 de Quebec dans l’esprit de Roi que Notre&#13;
390 cause p.r le misissipi estant jointe a la Sienne,&#13;
391 enSorte que nous n’y Sommes que Sous la&#13;
392 protection de LEvesque, Nous Souffrons de la&#13;
393 mauvaise opinion qu’on a de lui, comme&#13;
394 Jl dit quil Souffre de nous avoir a Soutenir,&#13;
395 par ceq.’ nous Somme trop decriez par&#13;
396 les Jesuites. Jl faut avoüer qu’on n’ose&#13;
397 conter Sur ce Prelat, Jl est aujourdhui&#13;
398 d’un avis et demain d’un autre, et cest ce&#13;
399 qui nous a tenu dans une telle perplexité&#13;
400 Sur ces missions que Je voudrois Souvent apres&#13;
401 tout ce que nous avons a en Souffrir qu’on&#13;
402 ne les eust point entreprises.&#13;
403 On nous menace de ne nous donner aucun&#13;
404 Secours ni p.r ces missions ni p.r Canada, de&#13;
405 nous oster les 3000.# qu’on y a destineez, de&#13;
406 ne nous donner ni passage ni aucune grace,&#13;
407 Nous Sommes bien a plaindre davoir a luitter&#13;
408 avec des gens Si formidables et qui usent Si&#13;
409 fortement de leur credit.&#13;
410 Les aff.res de misissipi ne Sont pas encore regléez&#13;
411 Je croy quelles le Seront conjointem’ avec celles&#13;
412 du Canada aumoins on y travaille ensemble&#13;
&#13;
16.&#13;
&#13;
413 M D’Jberville est icy qui voudroit bien nous&#13;
414 avoir et n’avoir pas les Seuls Jesuites. Jla&#13;
415 mesme declaré au ministre quil niroit pas en&#13;
416 Canada, Sil restoient Seuls ala mobile, mais&#13;
417 cepend.’ Je crains que dailleurs Jl ne les&#13;
418 favorise p.r flatter le ministre et Se concilier&#13;
419 Sa protection; Jl voit qu’avec nous il n’y a&#13;
420 que des coups et des rebuts a esperer.&#13;
421 Dailleurs Mad.’ De m. ne veut point le commet[tre]&#13;
422 en tout cecy avec le ministre; Jl n’a pas&#13;
&#13;
�423 gardé des mesures avec elle en dautres occasion&#13;
424 qui lui ont fait prendre le parti de laisser ce&#13;
425 ministre dire et faire Elle Scait dailleurs&#13;
426 que Le Roi est prevenu en faveur des Jesuites&#13;
427 a cause du P. De la chaize, que Dailleurs Jl&#13;
428 est frapé contre Mgr de Quebec a cause de&#13;
429 Son foible gouvernem.’ : tout cela l’oblige&#13;
430 a ne nous pas Servir aussi efficacem’ quelle&#13;
431 le pouroit Souhaiter.&#13;
432 Jl est arrivé cet hyver une aff.re qui a&#13;
433 relevé merveilleusem.’ les cornes des&#13;
434 Jesuites, au Sujet du Jansenisme, J’en escris a&#13;
435 M Glandelet auquel Je vous renvoye, cela&#13;
436 leur a redonné un nouveau credit a la cour&#13;
437 et Jls Sont Seuls regardez co’e gens dune Doctrine&#13;
438 Pure, Jusque la que le ministre a dit a Mgr de Q. q a&#13;
439 Loccasion dela mobile que le Roi estoit Seur de&#13;
440 la Doctrine des Jesuites et quil ne lestoit pas&#13;
17.&#13;
&#13;
441 de celle de tous les autres. Ce qui ne Se peut&#13;
442 entendre que de Nous. Je gage que vous Nauriez&#13;
443 pas autrefois pu croire qu’on vous eust cru&#13;
444 dune Doctrine Suspecte mais Jl Suffit de&#13;
445 nentrer pas aveuglement sans lesprit des&#13;
446 Jesuites, on m’a fait remarquer que Le Roi&#13;
447 quand Jl parle d’eux les appelle Nos Peres, a&#13;
448 l’exclusion de tous les autres. Je ne leur envierois&#13;
449 pas ce credit Sils laissoient faire le bien&#13;
450 aux autres, Surtout celui quils ne peuvent&#13;
451 faire.&#13;
452 Peut’on rien voir de plus outré que la lettre que&#13;
453 Le P De la chaize a escrit a Mgr Notre ancien&#13;
454 Evesque. Si nous n’avions apprehendé que cela&#13;
455 n’eust causé de la division,encanada et Si Mgr Lancien&#13;
456 leust voulu, nous aurions fait en Son nom&#13;
457 une reponse au P. De la chaize qui lui auroit&#13;
458 osté lenvie dejamais escrire des faussetez&#13;
459 d’une maniere Si outrée. J’ay esté aussi tres&#13;
460 Surpris de ce que Le P Lamber ville lui escrit&#13;
461 que Mgr de Quebec lui a dit que la division&#13;
462 Se mettroit bientot dans le canada dez&#13;
463 quil Seroit mort entre le Sem.re et eux&#13;
464 Si la division S’y met Jls en Seront bien&#13;
465 la cause, car ce Sont des gens inquiets et&#13;
&#13;
�466 turbulens qui chercheront toujours Noise&#13;
467 Je tache a vivre en paix avec eux. Je vois&#13;
468 quelq.’ fois Le P Lamberville, Je le vois ala verite&#13;
18.&#13;
&#13;
M’ Foucault&#13;
Tué&#13;
&#13;
19.&#13;
&#13;
469 moins que Je ne voiois cy devant par ceque Je ne veux&#13;
470 pas mexposer a lentendre me parler Selonles Jdéez&#13;
471 de Ses Peres et les Siennes, par ceq.’ Je mengagerois&#13;
472 insensiblem’ a lui en dire trop.&#13;
473 Prenez garde, Je vous prie comment vous escrivez ou a&#13;
474 ces Peres ou a leurs amis co’e M Denonville, M de cham=&#13;
475 pigni, car tous ces M.rs Sont tous devouez aux Jesuites&#13;
476 dont Jls ont obtenu et attendent encore tout. car Jls&#13;
477 profitent de tout, et ne laissent rien eschaper.&#13;
478 M DJberville voudroit qu’on leur cedast les Tamaroa,&#13;
479 et M de Q. voudroit qu’a la place cuxx Jls nous cedassent la&#13;
480 cure de la mobile, quil reconnoist enfin leur avoir&#13;
481 trop legerement donnée; vous verrez quils resteront&#13;
482 curez et tascheront de nous chasser des Tamaroa. Nous&#13;
483 nous plaindrons hautem’ au Roi Sils le font et nous&#13;
484 lui exposerons que c’est une aff.re reglée, contre laquelle&#13;
485 Il ne faut pas revenir,&#13;
486 Quant a la cure, dela mobile J’ay cepend.’ declaré que nous ne&#13;
487 pourions nous establir en cette ville qui Sera Sur&#13;
488 la mobile, que nous n’y exercions nos fonctions&#13;
489 Ecclesiastiques independamm.’ des Jesuites, et Sur tout&#13;
490 les curiales et linstruction des enfans, mais les&#13;
491 Jesuites feront que le ministre nous refusera tout&#13;
492 Secours et n’en donnera qu’aux Jesuites p.r batir&#13;
493 LEglise, et que dont le monde Se tournera vers eux&#13;
494 co’e les arcboutans de la fortune, Et alors Je ne&#13;
495 Scay Si aucun miss.re voudroit y aller, et Se tenir&#13;
496 dans un lieu ou il verroit le clergé ainsy traité.&#13;
497 La lettre de M Bouteville nous apprend la&#13;
498 triste mort de M. fou[c]aut qui a eté tué avec Son&#13;
499 garçon et deux francois que M DJberville avoit&#13;
500 envoié vers les nations denhaut, par une Nation&#13;
501 de Sauvages appelllez Coulois ou coroa qui Sont&#13;
502 en descendant le misissipi avant que darriver&#13;
503 a la fourche on ne nous expliquepas les&#13;
504 circonstances, mais Jl est bien facheux davoir&#13;
505 perdu un tel miss.re Sans doute que les Sauvages&#13;
506 auront pillé Sa chapelle et tout ce quil avoit&#13;
507 M Bouteville me mande que M Davion m’en&#13;
&#13;
�508 escrit toutes les circonstances. cepend.’ je n’ay point&#13;
509 receu de lettres de M Davion. M DJberville ena&#13;
510 receu une de M Davion qui lui marque quallant&#13;
511 voir M foucaut, Jl avoit trouvé ces quatre corps&#13;
512 massacrez, et estoit revenu Sur Ses pas. M Davion&#13;
513 est descendu a la mobile p.r Se retablir. Je crains&#13;
514 que nous ne tirions pas encore un grand usage&#13;
515 de ce vertueux miss.re qui Sest accable de penitences.&#13;
516 Et Si M Bergier quitte Sa mission, Jl Se trouvera&#13;
517 que de tant de depenses faites p.r ces Etablissemens,&#13;
518 Jl n’y aura que celui de M S.’ Cosme que Subsistera.&#13;
519 Nous convinsmes l’an passé avec M’gr LEveque&#13;
520 de Quebec quil valoit mieux laisser une So’e a&#13;
521 chaque mission dont elle pouroit disposer ensuite&#13;
522 p.r tout ceque le miss.re qui la rempliroit voudroit.&#13;
523 Et quil falloit faire les choses esgales, afin&#13;
524 dempescher le murmure, Quainsy on donneroit&#13;
525 600.# a la mission des Tamaroa p.r M Bergier&#13;
526 600. a celle des aKanseas p.r M foucaut.&#13;
527 600. a celle des Tonicas p.r M Davion Et&#13;
528 600.# acelle des Natchez p.r M S.t Cosme&#13;
20.&#13;
&#13;
M.r Boutteville&#13;
&#13;
529 Les autres 600.# p.r remplir les 3000.# Seront emploiez&#13;
530 a letablissem’ de la mobile, ou aux frais extraord/&#13;
531 co’e envois de miss.re &amp; encas qu’on obtienne quelq.’&#13;
532 autre fonds p.r la mobile; ainsy Jaccompliray&#13;
533 le memoire de chaq.’ mission jusqu’a 600.# y compris&#13;
534 tous les frais de voiture &amp;. quil faudra faire et&#13;
535 Ces Mess.rs prendront Sur cela leurs voiages. Sils&#13;
536 en font les batimens de chapelle et de maisons, e[t]&#13;
537 leurs domestiques &amp;.&#13;
538 J’ay mandé a M Bouteville quil ne devoit pas conte[r]&#13;
539 que Je lui envoiasse des Domestiques de france. C’est&#13;
540 ce que Je ne puis trouver pour leur en envoier de&#13;
541 tels quil faudroit. Si nous envoions quelques miss.r&#13;
542 DeJls pouront peut estre mener avec eux quelq.’ domestiq.’&#13;
543 mais d’en trouver qui y aillent Sans que des Prestres&#13;
544 les conduisent Jl n’y faut pas conter.&#13;
545 J’ay encore escrit a M Bouteville que vous Souhaiti[ez]&#13;
546 quil S’en retournast en canada, Soit enrepassant par&#13;
547 la france, Soit en allant par les terres. Je lui en ay&#13;
548 marqué les raisons de la part de Sa famille Quand&#13;
549 Jl viendra en france Je lerecevray a bras ouverts&#13;
550 au Sem.re jusqu’a ce que les vaiss.x partent.&#13;
&#13;
�551 Nous voulions mesme lui envoier un autre Prestre&#13;
552 a la place p.r lerelever en cas quil fust fort&#13;
553 occupé, mais Jl me mande par Sa derniere que&#13;
554 Jl est resté a la mobile ou il Sest occupé dit il a&#13;
555 faire batir une petite Eglise qui lui couste xxx prez&#13;
556 de 250.# c’est encore de largent quil faudra trouver.&#13;
557 Je lui ay addressé et a tous nos Mess.rs qui Sont&#13;
558 au misissipi un compte de tout ce que j’ay receu&#13;
21.&#13;
&#13;
559 et depensé p.r la mission de misissipi depuis&#13;
560 Son Etablissem’ Et Je leur marque que dans&#13;
561 la triste Situation ou est Notre pauvre Sem.re&#13;
562 de Quebec, Jls ne doivent point conter que l’on&#13;
563 puisse depenser p.r leur mission, plus que&#13;
564 les 3000.# qu’on reçoit p.r elle&#13;
565 C’est ce qui fera la difficulté de Soutenir celle de&#13;
566 M Bergier, car M D’Jberville et M LeSueur&#13;
567 m’ont voulu persuader quil coutera plus de 500.#&#13;
568 alui f.re tenir Ses besoins. M Le Sueur ne les&#13;
569 lui portera qu’en paiant bien cher tous les frais&#13;
570 que Ses gens feront en remontant le fleuve&#13;
571 Si cela est, vous voiez bien que cette mission&#13;
572 n’est pas Soutenable, et quil faut nous reduire&#13;
573 a faire des missions dans les Nations voisines&#13;
574 les unes des autres co’e les Natchez les Taentas,&#13;
575 les Tonicas les chatta au moins nos Mess.r&#13;
576 Se verront, pouront quelq.’ fois conferer&#13;
577 ensemble, et Se Soutiendront les uns les autres.&#13;
578 Jl ne faut pas conter Sur la communication&#13;
579 par le canada les voiages coutent trop. vous&#13;
580 n’en pouvez avoir que par la france, et c’est&#13;
581 encore p.r cela que nous ne devons pas trop&#13;
582 nous attacher aux Tamaroa. Jl vaut mieux&#13;
583 Secouer la poussiere de Ses pieds Sur les Jesuites&#13;
584 et leur laisser ces peuples quils ont tant d’envie&#13;
585 de garder.&#13;
586 mais ce qui m’ambarasse, c‘est que Je crains qu’en cela&#13;
587 nous ne fassions une grande peine a M Bergier&#13;
&#13;
22.&#13;
&#13;
588 Jl Scait la langue tamaroise, Jl lui Sera difficile&#13;
589 estant aagé d’en apprendre une autre, Jl ne&#13;
590 nous faut pas mortifier un aussi vertueux&#13;
591 miss.re p.r lequel nous avons beaucoup d’estime&#13;
592 Nous vous expliquons toutes nos difficultez&#13;
&#13;
�593 Nous Sommes encore Sur cela a consulter Dieu,&#13;
594 et peut estre aurions nous le temps d’avoir&#13;
595 reponse de vous avant que de Nous resoudre&#13;
596 Puis que nous avons perdu M foucaut, Je crois que&#13;
597 Si l’on quitte le poste des Tamaroa vous pouriez&#13;
598 renvoier le Jeune M S.t Cosme p.r remplir La place,&#13;
599 car on dit que la langue tamaroise nest pas esloignée&#13;
600 de celle des aKanseas. Dailleurs cest p.r Lambouchure&#13;
601 de la riviere ou Sont les acanseas qu’on pretend&#13;
602 attirer tel Panis et panimoa et autres nations&#13;
603 Sauvages, et M DJberville ma dit que l’on&#13;
604 devoit establir cette riviere plutost qu’aucune&#13;
605 autre p.r remonter vers les Espagnols et vers les&#13;
606 mines, Le dessein de M DJberville est de rassembler&#13;
607 les nations, et les reünir afin de les rendre Susceptibles&#13;
608 dinstruction et de discipline&#13;
609 M Bouteville, mescrivoit l’an passé que Je ne&#13;
610 manquasse pas a lui envoier des Negres et des&#13;
611 Negresses, et que par eux Jl Se mettroit en etat de&#13;
612 faire un beau bien, et de n’avoir plus besoin&#13;
613 dans la Suite dautres Secours, quil feroit faire&#13;
614 du Sucre, de LJndigo &amp;. Je lui ay mandé que&#13;
23&#13;
&#13;
615 nous ne pouvions et ne devions pas emploier&#13;
616 ces moiens p.r Subsister dans ces misssions.&#13;
617 Nous ne pouvions, parce quil faudroit faire&#13;
618 p.r cela une depense que nous ne Scaurions&#13;
619 faire, Nous ne devions, par ce q.’ nous ne devions&#13;
620 pas nous emporter dans ces commerces, Jl ne&#13;
621 nous convenoit pas de Nous immiscer dans ces&#13;
622 Negoces Seculiers, que nous netions pas fait&#13;
623 p.r etre comises de ces Negres qui cependant&#13;
624 nalloient quau baston, que Si cepend.t dans&#13;
625 la Suite le pays Setablit et quil en ait besoin&#13;
626 de quelquun, alors on en poura avoir facilem.’&#13;
627 de S.t Domingue et des meilleurs par un de Nos&#13;
628 meilleurs amis qui va a S.t Domingue pour&#13;
629 estre le Directeur General de la compagnie&#13;
630 de la Siente qui ne fait que ce commerce&#13;
631 Jen parleray mesme a cet amy avant quil parte,&#13;
632 afin quil en Soit prevenu&#13;
633 voila a peu pres tout ce que J’ay a vous escrire&#13;
634 du misissipi. Sil m’en revient quelq’ chose&#13;
635 Je lajouteray dans la Suite de ma lettre&#13;
&#13;
�636 Jl me faut a present vous rendre compte&#13;
637 de Letat du temporel du Seminaire&#13;
638 Quelque peine qu’on ait eu l’an passé a toucher&#13;
639 de largent au Tresor roial, Je n’ay pas laissé d’y&#13;
640 toucher tout ce que Je pouvois esperer dans les&#13;
641 meilleurs temps. Jl est vray que nous en&#13;
642 avons toute lobligation a nos Mess.rs qui&#13;
24.&#13;
&#13;
25.&#13;
&#13;
643 l’ont demandé instamment a M Chamillard&#13;
644 Soffrans mesme de nepas toucher eux mesmes&#13;
645 deux annéez des ord.ces des missions qui leur&#13;
646 estoient deües montantes a 36000.# p.r que nous&#13;
647 touchassions, tout acause de Notre Jncendie.&#13;
648 En effet J’ay touché depuis l’an passé jusqu’a&#13;
649 present les 3000.# de misissipi p.r 1702. les&#13;
650 4000.# p.r n’re Jncendie, les 2000.# p.r Monseig.r&#13;
651 n’re ancien Evesque p.r 1702. et autres 2000.[#]&#13;
652 qui estoient restéez en arriere p.r 1701. Si bien&#13;
653 que J’ay touche onze mil livres au tresor roial&#13;
654 Je ne Scay Si Je Seray aussi heureux cette&#13;
655 année. Jl y a tout Sujet et de croire que cela&#13;
656 nira pas de mesme, Jay receu aussi plus d’une&#13;
657 année et demie de la pension de M’gr Lancien&#13;
658 Sur aire, car Jl ne reste pas deu 600.# toutes&#13;
659 Subventions paiéz p.r toute Lannée 1702.&#13;
660 En un mot vous Serez Surpris de voir la recette du Sem.re&#13;
661 monter Si haut quelle a montée cette année quoique&#13;
662 Je n’aye encore pas receu 2500.# daumosne p.r Notre&#13;
663 Jncendie, Jl est vray que quoique nous Soions ala&#13;
664 veille davoir peut estre des bulles dunion de Nos&#13;
665 abbayes et qu’en consequence nous Soions prests a&#13;
666 paier de grosses So’es p.r ces bulles, Je n’ay pas laissé&#13;
667 cepend.’ de mettre Sur le compte du Sem.re 2436. 11.s&#13;
668 dont JeSuis demeuré redevable au Chapitre au&#13;
669 1.er may de cette année par le compte que Je&#13;
670 lui envoie et Je l’ay fait p.r me faciliter le&#13;
671 paiement des lettres de change que J’ay a paier.&#13;
672 Vous trouverez dans ma recette que J’ay receu de&#13;
673 Mgr de Quebec les 600.# p.r le billet de M. Maudou,&#13;
674 mais M Maudou que vous apprehendez estre de&#13;
675 retour de lacadie, et qui Selon toutes les aparences&#13;
676 prendra quelq.’ establissemen’ en france, m’a demandé&#13;
677 Si vous ne maviez pas escrit la So’e que vous lui&#13;
&#13;
�678 deviez dit il; Je lui ay repondu que vous ne m’en&#13;
679 aviez rien escrit, et Jl m’a temoigné Sur cela que&#13;
680 vous lui deviez une So’e fort considerable, dont&#13;
681 Jl dit avoir unbillet de vous, et quil me prioit&#13;
682 de vous representer quil avoit besoin de ce fonds&#13;
683 p.r faire Ses affaires. Je lui ay promis de vous en&#13;
684 escrire cela vient fort mal a rembourser dans&#13;
685 un temps co’e celui cy, Peut estre ne refusera til&#13;
686 pas que Je lui offre de lui en paier la rente au&#13;
687 retour des vaiss.x Si vous le trouvez apropos et&#13;
688 Si vous nestes pas en estat de le lui rendre,&#13;
689 Jusqu’a ceque vous Soiez en etat de le faire. En ce cas&#13;
690 Jl faudroit que vous envoiassiez une promesse de&#13;
691 lui paier la rente de cette S’oe Jusquau Jour du&#13;
692 remboursement. Je ferois mon possible p.r lef.re&#13;
693 attendre Sur ce pied quelques anneez.&#13;
694 J’ay esté bien aise de reçevoir de M’gr de Quebec&#13;
695 les 1200.# p.r trois annéez des Escoles. c’est en recev.t&#13;
696 cette So’e et celle cy dessus Sans bourse delier, que&#13;
697 ce Prelat en est resté redevable de 1800. et tant de&#13;
698 livres apres lui avoir paié les 2000.# du chapitre&#13;
699 eschus a Pasques dernier. mais Jl nous est Survenu&#13;
700 une difficulté p.r lescheance de cette fondation de&#13;
26.&#13;
&#13;
701 400.# p.r les Ecoles. Mgr de Q. pretend que quoique&#13;
702 la fondation Soit faite de fevrier 1699 ou Jan.er&#13;
703 cependant on n’a commencé a tenir les escolesque&#13;
704 vers Son retour en france en octobre 1700. aiez la&#13;
705 bonté de menvoier de bonnes attestations dutemps que&#13;
706 les escoles ont commencé, et que ces attestations Soient&#13;
707 donnéez par M valet ou par M dela Colombiere,&#13;
708 ou du moins par M Du Pré curé.&#13;
709 Je vous avoüe que Je n’ay pas esté peu Surpris dela&#13;
710 So’e que vous avez tiré Sur moy en lettres de change,&#13;
711 Scachant l’avance ou Jestois p.r le Sem.re car quoique&#13;
712 Je fasse ces avances par le moyen de plus.rs petites So’es&#13;
713 appartenantes a plus.rs personnes qui me prient de&#13;
714 leur garder les uns 800.# les autres 500.# les autres&#13;
715 cent escus, cependant Je n’ay pu pousser a uneSi&#13;
716 grosse avance qu’en me Servant encore des deniers&#13;
717 du Sem.re de Paris et dautres que J’ay a ma disposition,&#13;
718 or Je ne puis estre Si longtemps dans ces avances.&#13;
719 Je vous avois mandé que Je toucherois les 4000.# p.r&#13;
720 n’re Jncendie, et que M Labbé de Brisacier me faisoit&#13;
&#13;
�721 esperer 6000.# p.r les questes. ala bonne heure que&#13;
722 vous eussiez tiré Sur moi dix mil livres, mais quatorze&#13;
723 cela est exorbitant.&#13;
724 Dans Letat present ou Sont les choses, Je ne vois pas&#13;
725 apparence que p.r lannée prochaine vous puissiez&#13;
726 esperer que Je vous fasse dix mil livres, Soit pour&#13;
727 laccomplissement des factures, Soit p.r des lettres de&#13;
728 changes, Encore me trompaije fort par le calcul&#13;
27.&#13;
&#13;
28.&#13;
&#13;
729 que Je viens de faire, car Je n’ay que les 4000 p.r&#13;
730 LJncendie a toucher les 2000.# deMgr Lancien au&#13;
731 tresor roial, et 1500.# Sur LEvesché-Daire. cela ne&#13;
732 fait que 7500.# ainsy Je ne compte vous pouvoir&#13;
733 faire toucher a tout aller que 8000.# en factures&#13;
734 ou lettres de change, car Jauray outre cela a&#13;
735 paier la facture de M Grignon et plus.rs autres&#13;
736 menus frais et cepend.’ Je ne laisseray pas&#13;
737 destre encore beaucoup en avance p.r le Sem.re,&#13;
738 quand Je recevrois de M Labbé de Britacier&#13;
739 le Surplus de ce quil a promis p.r la queste qui&#13;
740 iroit a prez de 3000.# car p.r ce que Je recevray du&#13;
741 chapitre vous n’y devez pas compter puis qu’au&#13;
742 contraire, Jlnous faudra emprunter p.r ces bulles&#13;
743 Je vous Supplie tres instamment, Monsieur de me&#13;
744 mesnager un peu, de ne pas me pousser a bout&#13;
745 Sur cela, et davoir esgard a ce que Je vous represente&#13;
746 Ne croiez pas quil Soit facile de tirer de largent&#13;
747 et den trouver a emprunter, C’est asseurem.’ ceque&#13;
748 nous ne trouverions pas dans ce temps cy, chacun&#13;
749 Serre Son argent, où onlemet a de gros Jnterests&#13;
750 Surle Roi ou Sur les financiers, mais on ne preste&#13;
751 pas a un interest ordinaire Si aisement.&#13;
752 Je vous envoie presque tout ce que vous m’avez&#13;
753 demandé dans la facture, Je n’ay retranché que&#13;
754 quelques bagatelles, mais Je vous asseure que Si&#13;
755 Jeusse Sceu en fevrier que J’ay assemblé ce que Je&#13;
756 vous envoye quil n’y eust qu’un Seul vaisseau&#13;
757 qui allast a Quebec, je ne Scay Si Jaurois hazardé&#13;
758 toutes ces choses. car Je vous avoüe que Je Suis&#13;
759 dans une grande crainte que tout cela ne Soit&#13;
760 perdu mon Dieu que Seroit ce Si apres Notre perte&#13;
761 Nous venions encore a perdre nos ballots. Jl faut&#13;
762 estre prest a tout ce que la volonté de Dieu en voudra&#13;
&#13;
�763 disposer.&#13;
764 Mad.’ De la motte ango m’a chargé de vous envoier&#13;
765 un Breviaire. Je vous en envoye un en maroquin&#13;
766 noir, et un semblable p.r M Du Pré en veau le 1.er&#13;
767 est dans le ballot N.°3. et lautre dans le ballot&#13;
768 N.°8.°&#13;
769 Les Parens de m Calon nem’ont pas encore rien demand[é]&#13;
770 des revenus que J’ay receu deSon benefice Sils vouloient&#13;
771 m’en faire rendre, Je me deffendrois en exposant quil&#13;
772 a esté entretenu Sain et malade et enterré aux depans&#13;
773 du Sem.re de Quebec. Nous n’avons point trouvé de&#13;
774 lui de testament. N’en auroit il rien laissé ou&#13;
775 quelquindice parmi Ses papiers en canada Je&#13;
776 vous prie de m’en mander des Nouvelles.&#13;
777 C’est bien dommage que vous ne maiez mandé&#13;
778 cette mort de bonne heure, et que vous naviez pris&#13;
779 quelques precautions p.r empescher que dautres ne&#13;
780 lescrivissent, un M. Simon prestre de montreal&#13;
781 la mandée a Dijon a M. Compasseur. Et par ce&#13;
782 moyen, M. LEveq.’ de meaux la Sceu qui a dispos/&#13;
783 de la chapelle en faveur de M Lab. Bossuet Son&#13;
784 neveu p.r composer un des grains de Son chapelet&#13;
785 de Benefices. Et par ce moyen Nous avons laissé&#13;
786 eschaper cette chapelle qui valoit la peine destre&#13;
787 conservée, car elle vaut pres de 500.# dans les bonnes&#13;
29.&#13;
&#13;
788 annéez. Jl faut benir Dieu de tout.&#13;
789 On envoie cette année des Premontrez a Lacadie;&#13;
790 mais Je crains que quoique le ministre donne a&#13;
791 larges mains p.r cet etablissemt, qu’on n’ait de lapeine&#13;
792 a le faire. Dailleurs Japprehende que ces Mess.rs&#13;
793 nenvoient en ces quartiers la leurs Sujets qui&#13;
794 auroient fait parler d’eux en france; c’est ce qui&#13;
795 perdroit cette colonie.&#13;
796 Je mande a M Le veyer de S’en revenir dans Sa&#13;
797 famille; Je compte quil reviendra cet automne.&#13;
798 Mgr de Q. m’a dit avoir recommendé a M valet&#13;
799 de ne vous point inquieter Sur ce qui pouroit avoir&#13;
800 a pretendre au chapitre. Je mande a M. Glandelet&#13;
801 la diposition ou l’on est de reduire les chanoines a&#13;
802 Six. Sur ce pied Mgr compte que M valet&#13;
803 naura rien a y pretendre, puisquil ne Sera pas des&#13;
804 Six premiers qu’on doit conserver, preferablem’&#13;
805 a tous les autres. Jl est ridicule a M valet qui&#13;
&#13;
�806 nassiste point a l’office de rien pretendre a ces&#13;
807 revenus qui Sont Si modiques. Dailleurs Je ne Scay&#13;
808 Si on paye entierem.’ les Bulles, Sil y aura rien&#13;
809 a partager dicy a douze ou quinze ans.&#13;
810 Nous n’avons pas cru Suivant votre Sentiment devoir&#13;
811 nous mesler de ces Dixmes p.r Nos curez, et J’ay&#13;
812 mandé a M Glandelet que pour que nous en&#13;
813 parlassions, Jl faudroit que par Exe Les Curez&#13;
30.&#13;
&#13;
31.&#13;
&#13;
814 de Beauport de la coste de beaupré de LJsle, de Batiscan,&#13;
815 et autre Se joignissent ensemble au moins au Nombre&#13;
816 de quatre ou cinq qu’ils envoissent une procuration&#13;
817 le nom en blanc p.r ceSujet, et quils commençassent&#13;
818 par en parler a M De Calliere et M L’Jntendant,&#13;
819 et quensuite Jls chargeassent quelqu’un d’en&#13;
820 presenter un placet a M De Pont chartrain&#13;
821 Mgr de Q a qui Jl conviendroit d’en parler&#13;
822 nose le faire, et Jl Seroit ravi que nous prissions&#13;
823 cela Sur Nous p.r nous rendre odieux aux peuples.&#13;
824 J’ay escrit a M. Glandelet quil ne falloit pas que&#13;
825 nous esperassions qu’on mist Sur letat les 4000.#&#13;
826 p.r n’re Jncendie Je n’y vois nulle aparence&#13;
827 Nous n’avons osé proposer de rendre perpetuelle p.r&#13;
828 le Sem.re de Quebec la pension de 2000.# que Le Roi&#13;
829 donné a M’gr Lancien Sur le tresor roial Nous&#13;
830 aurions esté refusez.&#13;
831 Jenvoye a M Petit l’horloge que vous m’avez&#13;
832 demandée, Elle est dans nos balots.&#13;
833 Je me Suis chargé avec assez de peine duSoin de nos&#13;
834 hospitalieres de lhopital g’nal, quelq.’ estime et&#13;
835 quelq.’ respect que J’aye p.r elles. car Je vous avoüe&#13;
836 que la pelotte daff.res augmente tellem.’ quelle&#13;
837 maccable. Les leurs ne Sont rien cependant&#13;
838 cela ne laisse pas de demander des Soins et de&#13;
839 m’ambarasser avec tout ce que J’ay deja&#13;
840 M’gr de Q. m’en a aussi fort pressé et a voulu&#13;
841 qu’en mesme temps Je me chargeasse de paier&#13;
842 a M Grignon deux lettres de change qu’a&#13;
843 tirée la m S.t Augustin de 1100.# et co’e&#13;
844 La rente que Je dois recevoir p.r l’hopital&#13;
845 g’nal ne monte qua 1051. Jl m’a donné 49.#&#13;
846 p.r paier ces lettres de change. J’en ay aquité&#13;
847 une, Sur les Six mois de cetterente qui escheront&#13;
&#13;
�848 a la fin de Juin, et que J’ay receu ce mois cy.&#13;
849 Jacquiteray lautre au mois doctobre prochain&#13;
850 quand Jauray touché les Six d.ers mois de cette&#13;
851 année, J’ay depensé Seulem’ p.r elles 5.# p.r le&#13;
852 depost de leur procuration et deux expeditions,&#13;
853 lune p.r lepaieur et lautre p.r moy et 20. de faux&#13;
854 frais dequitances, et perte dargent dont Je me&#13;
855 rembourseray Sur ce que Je toucheray p.r elles&#13;
856 lannée prochaine. J’ay acquité la derniere de&#13;
857 ces deux lettres, et elles Sont paiéez toutes des deux.&#13;
858 vous en pouvez asseurer la m S.t augustin&#13;
859 mais Jl faut quelles ne comptent par demie&#13;
860 année que 525.# 10.s et quelles ne les tirent&#13;
861 Scavoir la1.ere dans le 15.e may. La 2.de dans&#13;
862 le 15.e octobre de lannée 1704.&#13;
863 vous verrez par mon compte que Je n’ay&#13;
864 pas receu daumosne 2500.# en tout. Je lavois&#13;
32.&#13;
&#13;
M.&#13;
Gaulin&#13;
&#13;
865 preveu, et que nos Mess.rs nauroient pas le&#13;
866 temps de S’y appliquer. Ceux que nous pensions&#13;
867 devoir donner nont pas donné et nous avons&#13;
868 receu de ceux a qui nous ne pensions pas.&#13;
869 Jl poura venir encore quelq.’ chose mais cela&#13;
870 nira pas loing.&#13;
871 Nous avons receu le 6. Juin un paquet de lettres&#13;
872 assez gros de M Gaulin qui nest parti au&#13;
873 Port roial qu’au commencem’ de Janvier.&#13;
874 Ces lettres de M Gaulin Sont tout a fait raison&#13;
875 nables, J’ay dressé le memoire dont Je vous&#13;
876 envoie copie, et au bas la reponse de M.&#13;
877 De Pont chartrain, Ce ministre auroit accorde&#13;
878 plus que Je n’ay demandé, aux Jesuites, Sils&#13;
879 avoient co’e M Gaulin, consevé leurs Sauvages&#13;
880 dans lobeissance du Roi Sa majesté en a&#13;
881 esté tres contente a ce Sujet. On m’a appris que&#13;
882 les Sauvages du P. Raale Se Sont accomodez&#13;
883 avec les anglois. Si les notres en avoient&#13;
884 fait autant nous de Serions propres qua bruler&#13;
885 Mgr de Q. promet daider ce mission.re&#13;
886 mais Je n’y fais guere de fond. Le Roi fait&#13;
887 present d’une gratification de 300.# a M Gaulin&#13;
888 p.r paier Ses dettes, et M De Pont ch. fait esperer&#13;
889 qu’on verra lannée prochaine ce que l’on&#13;
890 poura faire p.r lui.&#13;
&#13;
�891 Je crois vous devoir mander que nous avons&#13;
33.&#13;
&#13;
892 obtenus la continuation de nos 4000.# p.r n’re&#13;
893 Jncendie et des 3000.# p.r La Louisiane misissipi Je fis conven/&#13;
894 M. de Pont ch. en lui parlant et lui demandant&#13;
895 de mettre les 4000.# Sur l’etat quil falloit du moins&#13;
896 50. ans de ces 4000.# p.r nous retablir, mais Jl n’y&#13;
897 a pas apparence quon obtienne de les mettre&#13;
898 Sur L’etat. On nous a accordé aussi dufret, mais&#13;
899 d’une certaine maniere que Je ne Scay Si nous&#13;
900 en pourons jouir. On ne nous a rien accordé&#13;
901 p.r la formation des Sujets, Je m’y Suis attendu&#13;
902 on n’a rien fait p.r M.r Galifet et de Longueil&#13;
903 quoiq.’ M DJberville ait fort agi p.r M. de Longueil&#13;
904 et fait agir certaines personnes pardes veües de&#13;
905 recompense, au moins ace que Je croy,&#13;
906 Je ne Scay Si nous ne vous envoierons pas Mons.&#13;
907 Calvarin Prestre Breton, qui est un bon Sujet p.r&#13;
908 remplir une de vos missions francoises. Nous avions&#13;
909 dessein de lenvoier a la Louisiane, mais nous&#13;
910 avons pensé quil auroit peine a apprendre une&#13;
911 langue Sauvage mais ces frais de voiages p.r&#13;
912 lui et M Du Pré Se feront encore a nos depens&#13;
913 et nous ne Sommes guere en etat de les faire&#13;
914 ce qui nous obligera de faire partir M Calvarin,&#13;
915 ce Sera M. Du Pré neveu de M LeCuré que&#13;
916 nous ne Scaurions nous resoudre de vous envoier&#13;
&#13;
34.&#13;
&#13;
917 Seul, nestant pas Prestre, car nous n’avons&#13;
918 pas creu devoir Si promptem.’ le faire ordonner&#13;
919 et nous Sommes persuadez quil est de Son&#13;
920 bien quil recoive les ordres en canada&#13;
921 Dieu aura co’e Je lespere conservé M’gr&#13;
922 L’ancien p.r le promouvoir aux ordres.&#13;
923 Nous avons obtenu passage dans le vaisseau&#13;
924 du Roi p.r deux Ecclesiastiques, et Jespere&#13;
925 quils Seront bien Sous le commandement&#13;
926 de M. de Bauharnois.&#13;
927 Je persiste a vous conjurer avant que de&#13;
928 finir cette lettre de ne pas me tirer lannée&#13;
929 prochaine au dela de huit ou tout au plus&#13;
930 de dix mil livres p.r le Sem.re de Quebec, Soit&#13;
931 en factures, Soit en lettres de change, Ne&#13;
932 vous flattez pas quil n’y aura qu’a emprunter&#13;
&#13;
�933 car nous Sommes dans un Si mauvais temps&#13;
934 que nous ne trouverons pas a emprunter,&#13;
935 dautant plus que l’employ ne vaut rien, et&#13;
936 que c’est p.r un Sem.re brulé dans la Nouvelle&#13;
937 France, et quand le Sem.re de Paris Sobligeroit&#13;
938 p.r celui de Quebec, ce que Je ne Scay Si on&#13;
939 maccorderoit au Sem.re y ayant quelques&#13;
940 personnes qui auroient peine a le faire,&#13;
35.&#13;
&#13;
941 Je ne croy pas mesme quavec cela, on trouvast&#13;
942 de l’argent. Tous ceux qui en ont a present&#13;
943 lefont valoir a des deniers usuraires a la&#13;
944 caisse des emprunts et ailleurs, ou ils Sont&#13;
945 toujours maitres de retirer leur fond et tirent&#13;
946 cependant huit et dix p.r cent de profit. ce&#13;
947 desordre va bien loing dans Paris, et les&#13;
948 caSuistes exacts noseroient presque Seslever&#13;
949 contre un abus qui a tourné universellem’&#13;
950 en usage.&#13;
951 Jl faut finir cette lettre deja assez longue&#13;
952 et vous prier de me continuer le Secours de&#13;
953 vos prieres et de vous Souvenir de moy au&#13;
954 S.t Sacrifice. Jespere trouver quelq.’ moment&#13;
955 de loisir p.r repondre a la lettre de pieté que&#13;
956 vous mavez fait la grace de m’escrire. Je&#13;
957 vous en remercie par avance et puis vous&#13;
958 asseurer quelle me fait beaucoup de bien,&#13;
959 et Je vous prie de me continuer Secours.&#13;
960 Je Suis avec tout lattachement le plus tendre&#13;
961 etleplus respectueux Monsieur votre&#13;
962 tres humble obeiss.’ Serviteur.&#13;
963 ce 15 Juin 1703&#13;
Tremblay&#13;
964 Jenvoie p.r tout duplicata une lettre de M&#13;
965 Buisson ou J’ay enfermé copie de mes comptes,&#13;
966 p.r le Sem.re p.r le chapitre de la facture &amp;&#13;
967 et Je pouray de mettre ce paquet dans un&#13;
968 autre vaisseau que la Seine en ce quil en aille&#13;
969 en Canada.&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-np-lsh-2021&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 11 mai-15 juin 1703)</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris rapporte au supérieur du Séminaire de Québec qu’il a touché 11 000 livres au Trésor royal, grâce à la générosité du Séminaire de Paris. Il dit qu’il a reçu peu d’aumônes pour la quête qu’il a faite, à cause de la misère des temps et des Jésuites, qui ont répandu que le Séminaire était rétabli et riche. Il a payé les lettres de change tirées par les missionnaires du Mississippi, mais pas sur toutes leurs factures. Il exprime ses doutes sur la mission de Bergier aux Tamarois, qu’il voudrait abandonner aux Jésuites. Il dénonce la conduite des Jésuites, qui cherchent à s’approprier les missions du Mississippi et à se soustraire à l’autorité de l’évêque de Québec. Il dit qu’ils ont obtenu de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, le pouvoir d’être curés de La Mobile, et qu’ils ont sollicité le roi et son ministre pour être seuls dans ces pays. Il raconte les combats qu’il a eus à soutenir contre eux et les calomnies qu’ils ont répandues contre le Séminaire. Il se plaint de la faiblesse de Saint-Vallier, qui change souvent d’avis, et de la prévention du roi en faveur des Jésuites.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11998" class="show"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 39&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Ango des Maizerets, Louis, 1636-1721</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11996" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11997" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires des communautés religieuses (1685-1705)</name>
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        <name>Affaire de la juridiction des missions du Mississippi (1698-1703)</name>
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      <tag tagId="847">
        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Calomnies</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Territoire)</name>
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        <name>Correspondance de Laval avec les procureurs ou agents</name>
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        <name>Dépenses</name>
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        <name>FINANCES DE L'ÉGLISE (Gestion)</name>
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        <name>Grâces pécuniaires</name>
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        <name>Prêtres du Séminaire de Québec</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 2 avril 1701)&#13;
&#13;
Paris, 2 avril 1701&#13;
Monsieur,&#13;
Cette lettre doit partir dans le premier vaisseau qui part pour le Canada. [Elle]&#13;
servira de lettre d’avis et vous instruira de tout ce qui se passe ici. Je voudrais avoir&#13;
le temps de la faire plus étendue qu’elle ne sera et pouvoir même écrire à tous nos&#13;
Messieurs par ce vaisseau, mais peut-être sera-ce la seule que j’écrirai, tant j’ai peu&#13;
de temps à écrire. Nous avons, à ce que je crois, reçu toutes vos lettres. Je crois&#13;
cependant qu’il s’en est perdu quelques-unes dans le Ville-Marie.&#13;
Voici celles que j’ai reçues de vous : une de quatre pages du 8 août 1700, une de&#13;
trois pages du 20 août, une autre de quatre pages du 26 août, une autre de trois&#13;
pagres du 1er septembre, [une] autre du 15 octobre de quinze pages, [une] autre du&#13;
30 octobre de quatre pages et la dernière du 2 novembre et du 8e de quatre pages.&#13;
Voilà ce que j’ai reçu de vous et à quoi je vais tâcher de répondre.&#13;
Nous avons été très réjouis d’apprendre la continuation de la bonne santé de&#13;
Mgr l’Ancien et de vous, Monsieur, et de nos Messieurs. Je prie Dieu de vous&#13;
conserver encore [de] longues années pour le bien de cette pauvre Église naissante.&#13;
Mgr de Québec, en arrivant à La Rochelle, écrivit à M. le supérieur et à moi une&#13;
lettre fort honnête pour donner avis de son arrivée et nous envoya en même temps&#13;
une de vos lettres pour nous prier de le recevoir chez nous et de l’y loger ; mais&#13;
nos Messieurs crurent que Mgr de Québec n’étant pas tout à fait content des Jésuites&#13;
et ayant quelques affaires à démêler avec lui, il ne convenait pas qu’il vint loger&#13;
avec nous, [puisque] depuis notre lettre au pape, [nous] sommes si brouillés avec&#13;
eux par ce qu’ils pourraient dire au roi que nous réunissions tous ceux qui leur en&#13;
veulent. Nous en écrivîmes donc à Mgr de Québec, mais il ne reçut aucune de nos&#13;
lettres et vint descendre au Séminaire la veille de Noël à 7 heures du soir.&#13;
&#13;
�Nous tâchâmes de le recevoir avec tout le respect qui lui est dû, mais nous lui fîmes&#13;
entendre nos raisons pendant les fêtes qu’il demeura avec nous et que c’était son&#13;
intérêt qu’il allât loger dans une maison moins suspecte aux Jésuites. Il a paru bien&#13;
prendre ce que nous lui avons remontré. M. de La Pallière était à notre sentiment&#13;
et il est allé loger à la communauté de M. le curé de Saint-Sulpice, où il est encore.&#13;
Cet éloignement des Jésuites, pour nous en France, à Rome et dans les Indes, est&#13;
extraordinaire, parce que nous avons commencé à dire des vérités qui les&#13;
incommodent. Ils ne nous savent aucun gré de ce que nous avons gardé le silence&#13;
il y a [pendant] 30 ans. Ils sont aigris au suprême degré de ce que forcés par leurs&#13;
libelles qu’ils répandent contre nos Messieurs et pour les disculper, nous disons&#13;
les choses comme elles se sont passées là-bas. Voici, en abrégé, ce qui s’est passé&#13;
depuis l’an passé que nous avons donné au public notre lettre au pape.&#13;
La lettre a été aussi bien reçue que nous le pouvions souhaiter du public, qui nous&#13;
a rendu justice et quoique les Jésuites aient mis, dans leur réponse à notre lettre et&#13;
dans leur histoire apologétique, que nous avions subi la censure du public, qui a,&#13;
disent-ils, condamné l’aigreur qui y est répandue, nous avons, au contraire, trop&#13;
persuadé le public de la vérité des faits que nous y avons avancée et hors le roi&#13;
seul, qui ne s’est pas déclaré, parce qu’un prince aussi sage qu’il [l’]est ne se doit&#13;
pas commettre dans ces affaires, on s’est hautement élevé à la Cour, à Paris et dans&#13;
les provinces contre la tolérance des superstitions chinoises.&#13;
Les Jésuites ont été obligés d’en venir à nier la vérité des faits et à nier qu’ils les&#13;
permissent. Ils l’ont fait dans leur réponse à notre lettre, qui n’a guère été bien&#13;
reçue et ne vaut pas la peine d’y répondre. Ils ont fait une histoire apologétique de&#13;
leurs missionnaires de la Chine, qu’ils nous ont adressée, dans laquelle, sous une&#13;
apparente modération, ils nous déchirent à belles dents et nous disent les plus&#13;
grosses injures. Ce n’est qu’un tissu de faussetés que Navarrette1 et plusieurs&#13;
missionnaires de la Chine avaient déjà réfutées et que tout récemment, M. l’abbé&#13;
de Lionne et les Dominicains ont encore réduites en poudre par des preuves très&#13;
fortes. Les Jésuites, sans avoir égard à ces preuves, reproduisent ces faussetés,&#13;
&#13;
Domingo Fernández Navarette (1618-1686) fut un missionnaire dominicain à Fujian, en Chine, et fut très&#13;
actif dans la querelle des « rites chinois ».&#13;
1&#13;
&#13;
�parce qu’ils n’ont rien de meilleur à dire. Jugez-en par celle-ci, qu’ils rabattent dans&#13;
tous leurs écrits. Ils prétendent que le P. Morales2, dominicain, s’est dédit de ce&#13;
qu’il avait avancé à Rome en 1645 par un livre, qu’ils disent qu’il fit à la Chine&#13;
avant sa mort, du devoir des enfants envers leurs pères, etc., et nous avons reçu&#13;
encore l’an passé une information, faite par le provincial des Dominicains de la&#13;
Chine, qui assure que le P. Morales n’a jamais fait ce livre et le prouve&#13;
invinciblement. On l’avait répondu aux Jésuites dès 1687. Ils le redisent en 1700&#13;
avec la même hardiesse. Ils ont, depuis notre lettre au pape, donné au public dix&#13;
ou douze écrits contre nous pour le disculper, aussi faibles les uns que les autres.&#13;
Nous avons été obligés de donner une addition à notre lettre et M. Delvé a été&#13;
obligé de répondre à ce qu’ils lui ont objecté dans leur réponse par une lettre qu’il&#13;
leur a écrite. Je tâcherai de vous envoyer ceux que nous avons faits. Les Jésuites&#13;
nous feront voir ce qu’ils feront contre nous.&#13;
M. Priou dénonça à la faculté de théologie de Paris le 1er juillet [1700] les&#13;
propositions du P. Le Comte. On les a examinées en [La] Sorbonne avec toute la&#13;
maturité possible. On a tenu plus de trente assemblées en [La] Sorbonne, pendant&#13;
les mois de septembre et d’octobre, où cent soixante docteurs ont parlé et où les&#13;
Jésuites ont tâché, par les docteurs qui leur sont vendus, de brouiller le plus qu’ils&#13;
ont pu et malgré toutes leurs brigues et leurs cabales et les menaces et les&#13;
espérances qu’ils ont faits aux docteurs, ils n’en ont eu que quatre qui aient&#13;
entièrement absous leurs propositions et un peu plus de trente qui n’ont osé les&#13;
absoudre, mais qui ont trouvé le détour d’en renvoyer le jugement à Rome et il y&#13;
en a eu cent quatorze qui les ont condamnés. Les Jésuites, pour se venger de La&#13;
Sorbonne, ont fait un journal historique de ces assemblées, où ils déchirent les&#13;
docteurs qui ne sont pas pour eux et rapportent sans aucune vérité leurs&#13;
sentiments. MM. de La Sorbonne ont méprisé ces injures, aussi bien que les&#13;
réflexions qu’ils ont faites sur leur censures, en disant que c’est par vengeance que&#13;
La Sorbonne a censuré leurs livres ; qu’elle est trop leur ennemie pour être leur&#13;
juge ; qu’elle ne l’est point en fait de doctrine ; qu’elle s’est trop déclarée contre la&#13;
Société autrefois pour être regardée comme équitable à leur égard. MM. de&#13;
La Sorbonne, contre qui les Jésuites ont fait ces reproches, lorsqu’ils ont censuré&#13;
Juan Bautista Morales (1597-1664) fut parmi les premiers missionnaires dominicains en Chine, qui&#13;
s’insurgea rapidement contre les procédures des Jésuites et apporta à Rome une série d’articles, sous forme&#13;
de questions, donnant naissante à ladite querelle des rites chinois.&#13;
2&#13;
&#13;
�leurs livres en plus de vingt censures, ont toujours méprisé ces reproches et leurs&#13;
censures n’en ont pas été moins suivies.&#13;
La mort du pape est arrivée lorsqu’il était à la veille de juger à Rome notre grande&#13;
affaire contre les Jésuites, qui ont fait mille incidents pour éloigner ce coup, dans&#13;
l’espérance de cette mort prochaine. Le pape Clément XI a été élu, qui était le&#13;
cardinal Albani, le meilleur ami des Jésuites. Ils espéraient qu’ils obtiendraient de&#13;
lui qu’il pendrait cette affaire au croc et ne la jugerait pas, mais il a cru ne pouvoir&#13;
laisser une question si importante sans la décider. Il a fait tenir, le 16 de janvier,&#13;
une congrégation de cardinaux en sa présence. Dans cette congrégation, il leur dit&#13;
qu’étant cardinal, il avait cru que l’affaire de la Chine demandait une prompte&#13;
décision ; qu’il était même fâcheux que Rome eût été consultée plusieurs fois et&#13;
n’eût pas encore rendu une réponse si précise qu’on fit cesser les disputes ;&#13;
qu’étant devenu pape, il ne voulait pas suivre la pensée qu’il avait eue étant&#13;
cardinal, sans avoir pris l’avis de ses confrères.&#13;
Après quoi, le cardinal de Bouillon et trois ou quatre autres cardinaux qu’il avait&#13;
gagnés opinèrent pour représenter que l’affaire était très difficile, très&#13;
embarrassante, qu’elle demandait de très grands éclaircissements, qu’il valait&#13;
mieux attendre encore dix ans pour en avoir que de la décider trop tôt. (Vous&#13;
remarquerez que l’affaire a commencé en 1633 et elle a été portée par nos&#13;
Messieurs de nouveau au Saint-Siège en 1696.) Il ajouta qu’on devait bien prendre&#13;
garde d’épargner en cette affaire la Société, parce que son déshonneur retomberait&#13;
sur l’Église, etc. En un mot, il dit tout ce qu’on peut dire de plus outré en faveur&#13;
des Jésuites. Il avait sollicité hautement pour eux, comme il a fait pour&#13;
M. de Cambrai. Il fut réfuté par un grand nombre de cardinaux, qui parlèrent&#13;
après lui et qui dirent que cette affaire était pleinement éclaircie ; que les Jésuites&#13;
avaient trop écrit et contredit pour qu’ils ne fussent pas compris en cette affaire ;&#13;
que l’Église en général étant accusée par les hérétiques de souffrir l’idolâtrie dans&#13;
son sein, il fallait faire voir que c’étaient quelques-uns de ses enfants qui étaient&#13;
dans l’erreur ; que les Jésuites devaient sacrifier leur propre réputation à l’Église&#13;
et il fut conclu, à la pluralité des voix, que, dis-je, ils étaient plus de trois contre&#13;
un ; que l’on reprendrait incessamment l’affaire ; qu’elle serait décidée&#13;
absolument ; et qu’on agirait sur les anciennes informations faites. En&#13;
&#13;
�conséquence, le pape, depuis le 4 mars, fait tenir tous les jeudis des congrégations&#13;
en sa présence pour cette affaire. On en espère un jugement avant trois mois. Dieu&#13;
le veuille.&#13;
Nous avons beaucoup à nous louer de la retenue du roi en cette affaire. Il n’a pas&#13;
voulu se déclarer et attend que Rome décide. C’est beaucoup pour un prince qui a&#13;
un confesseur jésuite. Mais autant qu’il est modéré, autant les Jésuites et tous leurs&#13;
partisans sont emportés. Ils ont peine à voir qu’après nous être déclarés contre eux,&#13;
nous allions tête levée dans Paris. Ils étaient si accoutumés à faire voler les lettres&#13;
de cachet qu’ils ont peine de voir qu’elles ne soient pas venues fondre sur nous.&#13;
Mais c’est une terrible affaire que d’avoir à se déclarer contre des gens si puissants&#13;
par eux-mêmes, par leurs richesses, par leurs partisans, par leurs intrigues et plus&#13;
que tout cela, par un confesseur du roi qui a, toutes les semaines, l’oreille du&#13;
prince. Sans ce dernier article, nous pouvons assurer que les Jésuites auraient peine&#13;
à se soutenir.&#13;
Ils ont retiré le P. Le Comte de la Cour peu après que M. Priou eut dénoncé en&#13;
[La] Sorbonne ses propositions. Ils s’assemblèrent en juillet dernier à Mont-Louis,&#13;
chez le P. de La Chaize. Les gros bonnets des trois maisons furent appelés et il fut&#13;
résolu que le P. Le Comte se retirerait de Paris et irait à Rome, sous prétexte de&#13;
défendre sa cause contre notre dénonciation, qu’il laisserait la charge de&#13;
confesseur de Mme la duchesse de Bourgogne et que le P. de La Chaize, pour l’en&#13;
faire sortir avec honneur, prierait le roi de lui dire quelques honnêtetés et de lui&#13;
accorder une pension. L’affaire s’est ainsi passée. Le P. Le Comte est à Rome&#13;
depuis le mois de septembre. Il eut devant M. le cardinal d’Estrées une conférence&#13;
avec M. de Leonessa3 sur l’autorité des livres chinois. M. le cardinal d’Estrées était&#13;
trop disposé à faire plaisir au P. Le Comte. Cependant, ce bon père, étant pressé&#13;
par M. de Leonessa de lire des passages des livres chinois que M. de Leonessa lui&#13;
objectait, fut forcé d’avouer qu’il ne savait pas lire le chinois. Pourquoi donc en at-il tant écrit et si affirmativement ? Depuis que le pape eut résolu de reprendre&#13;
l’affaire de la Chine, le P. Le Comte sollicita fortement pour être ouï en&#13;
congrégation. Le pape en parla aux cardinaux et il nous est revenu (mais nous ne&#13;
&#13;
Giovanni Francesco Nicolai, né à Leonessa en Italie, fut évêque de Bérythe, vicaire apostolique de&#13;
Houkouang et archevêque de Myra.&#13;
3&#13;
&#13;
�sommes pas si sûrs de ceci que de tout ce que je vous ai écrit ci-dessus) que le pape&#13;
dit qu’on ne pouvait refuser aux parties d’être écoutées si elles le demandaient,&#13;
mais qu’avant que d’écouter le P. Le Comte, il fallait qu’il eût une procuration du&#13;
général de la Compagnie, afin qu’il ne pût être désavoué sur ce qu’il aurait avancé&#13;
en congrégation et que, de plus, il mettrait par écrit, signerait et déposerait à la&#13;
congrégation tout ce qu’il aurait à dire avant que de parler. Ce qui est très sûr, c’est&#13;
que depuis ce temps-là, le P. Le Comte ne presse plus pour être entendu et il a dit&#13;
tout récemment au pape qu’il croyait inutile de parler en congrégation.&#13;
Il faut encore vous éclaircir une chose qui les touche fort. L’an passé, au mois de&#13;
juillet, le bruit se répandit dans Paris, et on nous dit que cela venait de Rome, que&#13;
M. de Lionne avait été honteusement chassé d’une province de la Chine et&#13;
maltraité et qu’on lui avait renversé cinq églises et tout cela, par les intrigues des&#13;
Jésuites. Nous n’en avions rien appris et nous nous contentions de dire que cela ne&#13;
pouvait être, puisque nous ne le savions pas. Au mois d’août arriva l’Amphitrite,&#13;
qui revenait de la Chine, et nous apporta nos lettres. Nous y apprîmes que&#13;
M. l’abbé de Lionne avait voulu, de concert avec M. d’Argoli4, évêque, et les autres&#13;
missionnaires, établir une église à Nian-Tcheou et le reste de ce que vous lirez,&#13;
dans un imprimé que je vous enverrai ; mais comme il n’était pas vrai que&#13;
M. de Lionne eut été chassé et qu’on eut renversé cinq églises par la faute des&#13;
Jésuites, nous nous contentâmes de dire que c’étaient nouvelles fausses. Sans dire&#13;
le mal que les pères jésuites avaient fait, nous dîmes seulement le bien que les&#13;
Jésuites français avaient fait à M. l’abbé de Lionne. Eux ne se contentèrent pas de&#13;
cela et quoiqu’ils fussent bien informés de ce qu’on pouvait dire contre eux sur ce&#13;
sujet, ils ne laissèrent pas de faire une petite relation de ce qu’ils prétendaient s’être&#13;
fait en cette occasion. Dans cette relation, ils taxaient M. de Lionne d’imprudence,&#13;
de légèreté et d’avoir exposé la religion à deux doigts de sa perte et se mettaient&#13;
sur le trône de la sagesse, où ils se couronnaient de leurs propres mains, faisaient&#13;
valoir leurs services, nous taxaient d’ingratitude, etc.&#13;
La mère de l’abbé de Lionne, qui vit que les Jésuites avaient fait imprimer cette&#13;
relation, après l’avoir fait courir manuscrite, écrivit à M. Charmot à Rome pour le&#13;
&#13;
Bernardino della Chiesa (1664-1721), évêque d’Argoli, successeur de Mgr François Pallu comme&#13;
administrateur général de la Chine, fut le premier évêque de Beijing.&#13;
4&#13;
&#13;
�prier de lui mander ce qui s’était passé en cette occasion. M. Charmot lui écrivit&#13;
une lettre, qu’elle a fait imprimer, dans laquelle il a enlevé deux lettres de M. l’abbé&#13;
de Lionne au P. Grimaldi, jésuite, et aux Jésuites français et deux de M. d’Argoli,&#13;
qui rapportent le fait d’une manière qui excite l’indignation contre les Jésuites.&#13;
Cela a achevé de les irriter contre nous. Voilà où nous en sommes avec eux en&#13;
France. Vous jugez bien qu’étant dans une telle situation, nous n’étions guère&#13;
propres à accommoder l’affaire des Tamarois.&#13;
En effet, nos Messieurs, ayant trouvé que Mgr de Québec était résolu de soutenir&#13;
en cela sa juridiction, s’en sont déchargés sur lui. Ils ont seulement dit à&#13;
Mme de Maintenon et même à M. l’archevêque de Paris et à M. de Pontchartrain&#13;
que vous jugiez les missions d’en-bas insoutenables sans ce poste et que pour&#13;
dédommager même les Jésuites (si dommage y avait), vous offriez aux Jésuites&#13;
une mission à leur choix dans toutes les missions qui nous ont été accordées. Les&#13;
Jésuites ont commencé de dire ici ce que vous me marquez du P. Bouvart, qu’il&#13;
était convenu [avec] Mgr l’Ancien et vous d’y rester ensemble et d’y faire&#13;
conjointement, en deux églises séparées, toutes les fonctions de missionnaires. Le&#13;
P. de Lamberville l’a dit partout, mais Mgr de Québec, ayant dit aux Jésuites que&#13;
cela ne lui convenait pas et qu’il voulait qu’il n’y eût dans ce lieu que des&#13;
missionnaires d’un même corps, leur a demandé de conférer ensemble sur cette&#13;
affaire et plusieurs autres qu’il avait à régler avec eux. Les Jésuites, qui ont vu&#13;
M. l’archevêque de Paris absent, à cause du conclave, d’où il devait revenir au&#13;
commencement de février, ont pressé Mgr de Québec de prier M. l’archevêque&#13;
d’Auch, son parent, mais qui est le plus dévoué aux Jésuites et au P. de La Chaize&#13;
qu’ils aient dans le clergé, d’être leur arbitre pour éviter M. l’archevêque de Paris,&#13;
qu’ils disent être leur ennemi déclaré.&#13;
Mgr de Québec a eu plusieurs conférences chez lui avec eux et il m’a assuré avoir&#13;
parlé aussi fortement qu’il devait. Il les a tellement pressés qu’ayant déclaré à&#13;
M. d’Auch que sur tout le reste, il se pouvait relâcher, mais que sur l’affaire des&#13;
Tamarois, il tiendrait ferme et voulait être obéi, qu’ainsi les Jésuites ne pouvaient&#13;
espérer de lui dans ce lieu aucune juridiction. Les Jésuites lui ont dit qu’à la bonne&#13;
heure, ils y resteraient à rien faire, mais qu’ils y resteraient par l’autorité qu’ils ont&#13;
du roi de s’établir partout. Jugez de là si on peut en espérer quelque chose. Je les&#13;
&#13;
�connais en cela tels en Canada que nous les connaissons à la Chine et tels par tout&#13;
le monde : incapables d’entendre raison sur ce qu’ils croient pouvoir préjudicier à&#13;
la Compagnie. Nous en avons parlé à M. de Pontchartrain, qui est tout dans leurs&#13;
intérêts, et lui avons fait comprendre le peu de droits qu’ils y ont, l’impossibilité&#13;
que vous nous marquez avoir de vous en passer et les inconvénients que deux&#13;
différents corps soient dans un même lieu ; mais rien ne les fera ployer et je&#13;
m’attends bien qu’ils se raidiront là-dessus, comme s’il s’agissait de la possession&#13;
d’une couronne. Je n’ai pas vu beaucoup le P. de Lamberville à cause de tout cela,&#13;
car je le vois si ardent là-dessus que pour ne pas contester, j’aime mieux ne le pas&#13;
voir.&#13;
Nous n’avons rien obtenu cet automne du clergé dans l’Assemblée dernière pour&#13;
nos missions de Mississippi. On est si surchargé de décimes, dons gratuits et à&#13;
présent de la capitation qu’on est moins large à faire de bonnes œuvres. Les&#13;
Jésuites y ont cependant obtenu d’être exempts de dons gratuits et selon toutes les&#13;
apparences, ce sera le même de la capitation. Nous n’avons de même pu réussir&#13;
en rien pour des unions de bénéfices à ces missions. Il ne s’est rien présenté pour&#13;
cela.&#13;
Vous avez été bien aises que M. de Montigny revînt en France et vous avez cru&#13;
que son retour serait avantageux aux missions de Mississippi. Vous saurez bientôt&#13;
que c’est tout le contraire, car il n’est pas plus tôt arrivé à Paris dans le mois de&#13;
septembre (j’étais pour lors en voyage, dans le Berry, pour visiter Méobecq et nos&#13;
prieurés, mais j’avais recommandé de le recevoir bien de ma part et de lui offrir&#13;
tout ce dont il aurait besoin) qu’il a paru dégouté du Mississippi et résolu de le&#13;
quitter. Il avait amené Charles, qu’il dit être un donné avec lui, ce qui, comme vous&#13;
jugez, allait à une grosse dépense. Il nous a fait un rapport de ce pays, qui est fort&#13;
éloigné de l’idée que vous en avez en Canada. Il prétend que ce pays est très&#13;
difficile à établir du côté de la mer ; que tout le bas est inondé et inhabitable ; que&#13;
le fleuve n’est pas navigable par ses tours et détours ; qu’il n’y a rien à faire du côté&#13;
du commerce ; qu’une colonie sera très difficile à former ; qu’il n’y a pas tant de&#13;
Sauvages qu’on se l’imagine ; que six ou sept suffiront pour remplir tous les postes&#13;
qui en méritent. Il nous a assuré que depuis les Tamarois jusqu’à la mer, il n’y avait&#13;
pas vingt mille âmes tout le long du fleuve de Mississippi. Il nous fit d’ailleurs&#13;
&#13;
�comprendre les horribles dépenses qu’un missionnaire fait pour des domestiques&#13;
pour les voyages, pour les présents aux Sauvages. 2 000 livres ne suffiraient pas&#13;
pour chaque missionnaire sur ce pied-là. Il nous fit aussi entendre le grand danger&#13;
où était exposé un jeune prêtre dans une nation si corrompue, s’il n’avait un autre&#13;
confrère pour le soutenir. En un mot, tout ce qu’il nous en a dit nous a très fort&#13;
dégoûtés de ces missions et fait craindre que ce ne fût pas ce qu’on vous en avait&#13;
rapporté.&#13;
C’est sur ce rapport que fut fondée la résolution où il nous dit qu’il était ou d’aller&#13;
dans les missions de la Chine chercher à y exercer son zèle, si on voulait l’y recevoir&#13;
ou de se retirer à la Trappe, si on ne le jugeait pas propre pour ces missions. Nos&#13;
Messieurs ne lui répondirent rien dans les commencements sur ce sujet. Ensuite,&#13;
ils lui dirent que cela demandait bien de consulter et même le reprirent plusieurs&#13;
fois de sa trop grande ardeur à vouloir savoir ce qu’ils pensaient de lui. Enfin,&#13;
après lui avoir proposé que si les missions de Mississippi ne lui plaisaient pas,&#13;
nous serions ravis qu’il retournât au Séminaire de Québec y être un des directeurs,&#13;
à quoi il nous dit avoir une entière opposition. Enfin, nos Messieurs, voyant&#13;
d’ailleurs dans lui de bonnes qualités et ne voulant pas perdre un bon sujet,&#13;
sachant qu’en effet il irait à la Trappe se retirer si on le refusait résolurent de le&#13;
recevoir, l’admirent pour les missions de la Chine. Il nous assura que MM. Bergier,&#13;
de Saint-Cosme, Davion, Foucault et Bouteville étaient plus que suffisants pour&#13;
remplir tous les postes à remplir dans ces missions.&#13;
Il m’a cependant fallu payer pour près de 8 000 ou 9 000 livres de lettres de change&#13;
qu’il avait donné à M. d’Iberville à prendre sur moi. Il me dit que ces lettres de&#13;
change étaient pour avoir payé plusieurs domestiques sur les lieux, dont il me&#13;
donna alors le mémoire, et il l’a envoyé aussi à nos Messieurs, mais ce fut encore&#13;
bien pis quand il fut destiné aux missions de la Chine. J’eus des combats sans&#13;
nombres à soutenir contre lui en présence de nos Messieurs. Il voulait que&#13;
j’envoyasse aux missionnaires de Mississippi pour plus de 3 000 livres d’effets&#13;
pour achever, disait-il, de payer leurs domestiques et les mettre en état de subsister&#13;
et de faire des établissements. J’avais fait un mémoire des choses qui me&#13;
paraissaient leur être assez nécessaires que j’avais prié M. Grignon d’accomplir,&#13;
qui pouvait monter à 600 ou 700 livres M. de Montigny n’en était pas content et&#13;
&#13;
�me regardait comme un homme dur et impitoyable. Il a fallu que je lui aie rendu&#13;
compte, en présence de nos supérieurs, des raisons que j’avais de ne pas envoyer&#13;
à nos messieurs bien des choses qu’ils demandaient, parce qu’ils les devaient avoir&#13;
reçues par MM. Bergier et Foucault. Je n’ai pas manqué de lui remontrer avec&#13;
honnêteté qu’en quittant les missions de Mississippi, il nous laissait obérer pour&#13;
ces missions qu’il nous avait fait entreprendre. Il me dit qu’il était convenu avec&#13;
vous de payer pour toutes choses son tiers de la première dépense de cette&#13;
entreprise et qu’il n’était obligé à rien davantage ; que c’était encore beaucoup&#13;
pour lui de laisser à sa mission tout son petit équipage, qu’il y avait laissé sans en&#13;
rien réclamer, mais qu’il ne pouvait faire rien de plus. Tout ce que j’ai fait, c’est&#13;
qu’après son départ, comme il m’a laissé le soin de ses affaires, j’ai imputé sur son&#13;
compte la dépense que lui et son domestique ont faite en France.&#13;
Nous avons fait ce que nous avons pu jusqu’à présent pour demander à&#13;
M. de Pontchartrain la continuation de la gratification de 3 000 livres pour nos&#13;
missions de Mississippi. M. de Pontchartrain a paru au commencement n’y être&#13;
pas bien opposé, mais il a formé bien des difficultés dans une audience qu’il donna&#13;
avant-hier à M. l’abbé de Brisacier, qui vint exprès avec moi à Versailles pour nos&#13;
affaires. Cependant, comme il nous paraît que la Cour a envie de conserver ce&#13;
pays-là pour former comme une barrière contre les Anglais, pour mettre à couvert&#13;
les Espagnols et que l’on a dessein même d’attirer, par les missionnaires, les&#13;
Sauvages à la colonie française, surtout ceux qui sont en tirant vers la NouvelleAngleterre, la Virginie et la Caroline, je crois que nous pouvons dans cette&#13;
espérance obtenir que nos 3 000 livres soient continuées.&#13;
Mais croyez-vous que ce soit un secours pour le Séminaire de Québec pour l’aider&#13;
à se rembourser ? Je n’en crois rien. Cette mission consommera, et au-delà, tous les&#13;
ans ces 3 000 livres. Je lui ai déjà envoyé, ce mois de janvier, pour 600 ou 700 livres&#13;
d’effets par un vaisseau, qui a ramené Charles, le domestique de M. de Montigny.&#13;
Je compte que si nous obtenons nos 3 000 livres, il faudra bien dépenser le surplus&#13;
de ces 700 livres jusqu’à 3 000 livres pour envoyer à nos Messieurs tout ce qui leur&#13;
est nécessaire et peut-être même pour y envoyer quelques bons sujets, qui, avec&#13;
M. Bergier, soutiennent cette mission avec honneur ; car à vous parler&#13;
franchement, je ne sais si M. de Saint-Cosme ni son frère y sont propres.&#13;
&#13;
�M. Bouteville n’y fera pas grand-chose. On ne peut guère compter que sur&#13;
M. Bergier, M. Davion et M. Foucault.&#13;
Nous l’avons dit à M. de Pontchartrain, que nous pouvions répondre de ces trois&#13;
sujets. Il faut que vous engagiez par vos lettres ces Messieurs à se jeter plutôt dans&#13;
ces missions, qui sont entre les Anglais et le fleuve de Mississippi (car c’est&#13;
l’intention de la Cour), que d’aller vers les Panis et autres nations éloignées. Il faut&#13;
de plus que nos Messieurs se réunissent ensemble et ne soient pas si éloignés. Les&#13;
frais de voyages sont immenses. Il faut qu’ils se soutiennent les uns les autres et&#13;
plus ils seront autour des Tænicas et Natchez, plus ils tireront facilement leurs&#13;
secours par la mer ; car d’en attendre du Canada, M. de Montigny le croit comme&#13;
impossible et pense que ni les sujets ni les effets ne doivent pas venir du Canada.&#13;
Ces voyages sont d’une trop grande dépense. Il faut y essuyer trop de fatigues et&#13;
de dangers. C’est ainsi que M. de Montigny nous en a parlé et il croit que vous ne&#13;
pouvez donner du Canada ni la conduite du spirituel ni le soutien du temporel.&#13;
Sur ce pied-là, pourquoi tant contester aux Jésuites les Tamarois ? C’est ainsi qu’en&#13;
pensent nos Messieurs et ce n’a été que par une pure déférence pour vos lettres&#13;
qu’ils n’ont pas déclaré que pour faire cesser le trouble, ils renonçaient à ce lieu et&#13;
l’abandonnaient aux Jésuites, quelque droit que nous y eussions. Ils ont cependant&#13;
soutenu ce lieu comme s’il leur eut été d’une grande conséquence et quand nous&#13;
parlâmes encore mardi à M. de Pontchartrain, ils lui firent comprendre la nécessité&#13;
où nous étions de conserver ce lieu, avec le droit que nous y avions, par le besoin&#13;
absolu qu’on nous mandait que nous en avions pour soutenir nos missions de&#13;
Mississippi.&#13;
Vous apprendrez la mort du père de M. Bergier, à qui j’envoie des lettres de sa&#13;
famille, que je vous prie de lui faire tenir le plus tôt que vous pouvez, afin qu’il&#13;
envoie les pouvoirs nécessaires pour vaquer à cette succession, qui est fort&#13;
embarrassée, parce que son père a fait de gros legs à l’hôpital de Saint-Vallier et&#13;
au Séminaire de Vienne et à plusieurs particuliers.&#13;
&#13;
�Nous avons parlé à M. de Pontchartrain de M. Maudoux et des plaintes qu’on&#13;
faisait de lui à l’Acadie. Il ne nous a pas paru persuadé de son commerce prétendu&#13;
et de son inclination pour les Anglais. Il a dit que bien loin de désirer qu’il quittât&#13;
l’Acadie, il était bien aise qu’il y restât et qu’on y mît un plus grand nombre de&#13;
prêtres. Il dit seulement contre M. Maudoux qu’il lui est revenu qu’il était trop&#13;
intéressé et qu’il avait refusé d’enterrer M. Villebon, jusqu’à ce qu’on lui répondît&#13;
de lui payer ses droits funéraires, ce que Villieu fit. M. de Brisacier lui dit qu’il&#13;
l’ignorait, mais que si cela était, il serait le premier à condamner M. Maudoux.&#13;
J’écris à M. Maudoux qu’il faut qu’il éclaircisse ce fait et que s’il est faux, il faut&#13;
qu’il en écrive pour se justifier à M. de Pontchartrain et qu’il en fasse écrire&#13;
M. de Brouillan, qui y va en qualité de commandant et avec qui j’espère qu’il vivra&#13;
mieux qu’avec M. de Villebon.&#13;
M. de Pontchartrain nous dit aussi être très assuré, par des informations très justes,&#13;
que les dîmes des Mines valent, bon an mal an, 900 livres ; celles de Port-Royal,&#13;
600 livres ; et celles de Beaubassin, 140 ou 150 livres.&#13;
Il ne faut pas, Monsieur, après cela, que vous alliez dire que cela n’est pas vrai. Il&#13;
faudrait donner des preuves qu’elles valent moins. Trois commissaires&#13;
consécutifs, que la Cour envoie tous les ans à l’Acadie, lui ont fait ce rapport. Je&#13;
mande à M. Maudoux, si cela n’est pas vrai, de m’en envoyer des preuves attestées&#13;
par M. de Brouillan.&#13;
M. de Pontchartrain voulait faire revenir M. Guay de l’Acadie par une lettre de&#13;
cachet, mais M. le supérieur l’a prié de mander seulement à M. de Brouillan de le&#13;
renvoyer dans le premier vaisseau qui reviendra en France. Vous êtes autant en&#13;
faute de l’avoir envoyé à l’Acadie, après ce que je vous en avais écrit en vous&#13;
l’envoyant, que nous le sommes de vous l’avoir envoyé. On fait quand on veut&#13;
l’hypocrite pendant un an dans une maison réglée.&#13;
Je vous envoie cette année le petit neveu de Hubert Houssart. Je l’ai gardé au&#13;
Séminaire, où j’en eus été fort content. Il est à présent plus grand et plus fort. Il m’a&#13;
coûté à le nourrir et l’entretenir et vous jugez bien que cela ne peut aller que sur le&#13;
&#13;
�compte du Séminaire. J’aurais besoin en vérité pour mes commissions d’un enfant&#13;
aussi actif et aussi adroit. Il m’a bien servi pendant cette année.&#13;
Vous diriez à M. Martin que j’ai acheté pour lui des ornements qu’il trouvera dans&#13;
nos ballots. Je lui envoie aussi un réveil, mais le réveil surtout coûte plus qu’il n’a&#13;
envoyé.&#13;
Vous direz aussi à M. Soumande que je lui envoie un beau ciboire pour SainteAnne, qui ne coûte guère que 150 livres. J’ai reçu quelque chose pour le métal de&#13;
Sainte-Anne. Il me doit le surplus.&#13;
Vous direz aussi à M. de Requeleyne que j’ai reçu pour lui 100 francs et 8 louis d’or&#13;
de M. son frère. J’en ai acheté pour lui une livre de thériaque que vous trouverez&#13;
dans nos ballots. Vous lui donnerez le surplus, qui va à 90 livres.&#13;
Je vous envoie, Monsieur, par un effort au-dessus de mes forces, la plus grande&#13;
partie de vos factures. Vous lirez dans la lettre de Mgr l’Ancien ce que je lui écris à&#13;
ce sujet et des lettres de change qu’il a tirées et vous aurez la bonté, suivant ce que&#13;
je lui demande : 1re de m’arrêter tous les comptes de mes recettes et dépenses pour&#13;
Mgr l’Ancien et le Séminaire depuis que je suis en France et que j’en suis chargé, si&#13;
vous les trouvez justes ; sinon, mandez-moi ce qu’il y a de défectueux ; mais je vous&#13;
demande tous les ans d’arrêter mon compte pour le Séminaire, comme vous&#13;
l’arrêtez pour le chapitre, en y faisant signer Mgr l’Ancien ; 2e vous connaissez vos&#13;
revenus ; convenez une bonne fois avec Mgr l’Ancien de ne point m’adresser de&#13;
facture et de ne tirer aucune lettre de change que vous ne sachiez bien que j’aie les&#13;
fonds, autrement, ôtez-moi le soin de vos affaires. J’y donne tout le soin et toute&#13;
l’application possible et si j’ai quelque chose à me reprocher, c’est de m’en donner&#13;
peut-être trop ; mais je ne puis les soutenir dès qu’il n’y a point de mesures. J’ai été&#13;
poussé à bout cette année. J’ai voulu en remettre le soin. M. l’abbé de Brisacier en&#13;
doit écrire à Mgr l’Ancien. Si j’ai fait cette année un dernier effort, c’est par un&#13;
respect très grand que j’ai pour Mgr l’Ancien et pour vous, mais soyez très rassuré&#13;
qu’étant à présent averti et le devant être par M. l’abbé de Brisacier même, je ne&#13;
croirai plus manquer au respect et à la considération particulière que j’ai pour&#13;
Monseigneur et pour vous. Quand je laisserai protester toutes les lettres de change&#13;
&#13;
�et refuserai d’accomplir aucune facture que je ne sois entièrement remboursé,&#13;
permettez-moi de vous représenter avec tout le respect dont je suis pénétré pour&#13;
vous que vous ne devez pas me dire que je ferai ce que je pourrai. Je ne puis audelà de mes forces. C’est à vous et à Mgr l’Ancien à régler vos dépenses sur vos&#13;
revenus. Si vous ne pouvez soutenir tant de dépenses, renvoyez de chez vous tous&#13;
les enfants et ne gardez que ceux qui ne vous coûtent rien. Retranchez, en un mot,&#13;
tout ce qui vous surcharge.&#13;
Je suis, en vérité, Monsieur, très peu édifié que pour vous surcharger de quantité&#13;
de bonnes œuvres que vous ne pouvez soutenir, vous réduisiez votre Séminaire à&#13;
boire de l’eau ou, du moins, de la petite bière. Cela n’est nullement du goût de nos&#13;
Messieurs et ne comptez pas attirer chez nous quelque sujet un peu raisonnable&#13;
pour vous aller aider tandis qu’on saura qu’on vit ainsi à Québec. Il faut avoir un&#13;
soin raisonnable du corps. Si on veut attirer les esprits à se porter à une œuvre qui&#13;
a d’ailleurs ses désagréments, il faut du moins satisfaire à la nécessité. Je vous&#13;
demande en grâce de faire part de ceci à Mgr l’Ancien et à tous nos Messieurs.&#13;
Vous apprendrez en même temps la perte de deux frères qui vous étaient très&#13;
chers, M. Ango de La Mothe, le conseiller qui est mort cet été, et dom Ango, le&#13;
chartreux, mort ce mois de février ou mars. C’étaient deux fruits mûrs pour le ciel&#13;
et consommés en toutes sortes de vertus. Plût à Dieu que ma vie et ma mort fussent&#13;
telles que la leur.&#13;
Deux de vos neveux, fils du conseiller qui étaient à l’armée, furent cet automne&#13;
ensemble prendre l’habit de chartreux et persévèrent dans leur vocation. Ils&#13;
vivaient à l’armée, étant capitaines, avec autant d’édification que s’ils eussent été&#13;
chartreux.&#13;
Vous verrez, par mon compte de cette année, que je serai au 1er mai en avance pour&#13;
le Séminaire de Québec de plus de 12 000 livres.&#13;
J’ai reçu pour M. Calon plus de 450 livres que j’ai imputées sur le compte du&#13;
Séminaire, parce que je le suppose uni à la maison.&#13;
&#13;
�Je finis en vous priant d’assurer de mes respects, M. de Bernières, M. de Glandelet&#13;
et M. Dupré, M. Pocquet, M. Buisson, M. Petit et tous nos Messieurs que je ne&#13;
nomme pas pour ne pas faire une litanie. Je leur écrirai par les derniers vaisseaux.&#13;
Je suis avec respect,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
Le 8 avril 1701&#13;
&#13;
/Transcription5 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ol-mdv-2021&#13;
&#13;
5&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2021.&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1701, 2 avril – 2e lettre de Tremblay à Maizerets&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 31)&#13;
1.&#13;
&#13;
1 M DeSmar&#13;
Paris 2. avril 1701.&#13;
2 Monsieur&#13;
à&#13;
o&#13;
r&#13;
s&#13;
3&#13;
N 31 M. De maizerets&#13;
4 Cette lettre doit partir dans le 1.er vaisseau&#13;
5 qui part p.r le canada, Servira de lettre d’avis&#13;
6 et vous instruira de tout ce qui Se passe icy.&#13;
7 Je voudrois avoir le temps de la faire plus estendüe&#13;
8 quelle ne Sera, et pouvoir mesme escrire a tous nos&#13;
9 M.rs par ce vaisseau; mais peut estre Serace la Seule&#13;
10 que J’escriray tant jay peu de temps a escrire.&#13;
11 Nous avons a ce que Je croy receu toutes vos lettres,&#13;
12 Je crois cepend.’ quil Sen est perdu quelques unes&#13;
13 dans la ville marie&#13;
14 Voicy celles que J’ay receues de vous, une de 4. pages du&#13;
15 8. aout 1700. 1. de 3. pages du 20. aout. au’ de 4. pages du&#13;
16 26. aout. au’ de 3. pages du 1er 7.bre au’ du 15. 8.bre de 15.&#13;
17 pages. au’ du 30. 8. bre de 4. pages. et la d.ere du 2. novembre&#13;
18 et du 8.e de 4. pages. voila ce que Jay receu de vous&#13;
19 et a quoy Je vais tascher de repondre&#13;
&#13;
2&#13;
&#13;
20 Nous avons esté tres rejouis daprendre la&#13;
21 continuation de la bonne Santé de Mgr Lancien&#13;
22 et de vous Monsieur, et de nos Mess.rs Je prie&#13;
23 Dieu de vous conserver encore longues annéez&#13;
24 p.r le bien de cette pauvre Eglise naissante.&#13;
25 Mgr de Quebec en arrivant a la Rochelle&#13;
26 escrivit a M Le Sup.r et a moy une lettre fort&#13;
27 honneste p.r donner avis de Son arrivée, et nous&#13;
28 envoia en mesme temps une de vos lettres p.r&#13;
29 nous prier de le recevoir chez Nous et de l’y&#13;
30 loger. mais nos Mess.rs crurent que Mgr de&#13;
31 Quebec n’estant pas tout a fait content des&#13;
32 Jesuites, et ayant quelques aff.re a demesler avec&#13;
33 lui, Jl ne convenoit pas quil vinst loger avec&#13;
34 nous, xxx depuis n’re lettre au Pape, Sommes&#13;
35 Si brouillez avec eux, par ce quils pouroient&#13;
36 dire au Roi que nous reünissons tous ceux&#13;
37 qui leur en veulent, Nous en escrivismes donc&#13;
38 a Mgr de Quebec mais il ne reçut aucune de&#13;
39 nos lettres et vint descendre au Sem.re la veille&#13;
40 de Noel a Sept heures du Soir.&#13;
41 Nous tachames de le recevoir avec tout lerespect&#13;
&#13;
�42 qui lui est du, mais nous lui fismes entendre&#13;
3.&#13;
&#13;
43 nos raisons pend.t les festes quil demeura avec&#13;
44 nous, et que cestoit Son interest quil allast&#13;
45 loger dans une maison moins Suspecte aux&#13;
46 Jesuites. Jl a paru bien prendre ce que Nous&#13;
47 lui avons remontré. M de la Palliere êtoit&#13;
48 de n’re Sentiment, et il est allé loger a la&#13;
49 comm.té de M. Le Curé de S.’ Sulpice, ou il&#13;
50 est encore.&#13;
51 Cet esloignement des Jesuites p.r nous en&#13;
52 france, a Rome, et dans les Jndes est&#13;
53 extraord.re par ce que nous avons commencé&#13;
54 a dire des veritez qui les incommodent. Jls&#13;
55 ne nous Scavent aucun gré de ce que nous&#13;
56 avons gardé le Silence il y a trente ans. Jls&#13;
57 Sont aigris au Supreme degré de ce que&#13;
58 forcéz par leurs libelles quils repandent&#13;
59 contre nos M.rs et p.r les disculper, nous&#13;
60 disons les choses co’e elles Se Sont passéez la&#13;
61 bas. voicy en abregé ce qui Sest passé depuis&#13;
62 l’an passé que nous avons donné au public&#13;
63 notre lettre au Pape.&#13;
64 La lettre a eté aussi bien receue quenous le&#13;
65 pouvions Souhaiter du public qui nous a rendu&#13;
&#13;
4.&#13;
&#13;
66 justice, et quoi que les Jesuites ayent mis&#13;
67 dans leur reponse a n’re lettre, et dans&#13;
68 leur histoire apologetique que nous avions&#13;
69 Subi la censure du public qui a, disent ils,&#13;
70 condamné laigreur qui y est repandüe,&#13;
71 Nous avons au contraire trop persuadé le&#13;
72 public dela verité des faits que nous y&#13;
73 avons avancée, et hors le Roi Seul qui ne&#13;
74 Sest pas declaré, par ce qu’un Prince aussi&#13;
75 Sage qu’il est ne Se doit pas commettre dans&#13;
76 ces aff.re on S’est hautem.t eslevé a la Cour,&#13;
77 a Paris et dans les provinces contre la tolerance&#13;
78 des Superstitions chinoises.&#13;
79 Les Jesuites ont esté obligé d’en venir a&#13;
80 nier la verité des faits, et a nier quils les&#13;
81 permissent. Jls l’ont fait dans leur reponse&#13;
82 a n’re lettre qui n’a guere esté bien receue,&#13;
83 et ne vaut pas la peine d’y repondre.&#13;
84 Jls ont fait une histoire apologetique de leurs&#13;
&#13;
�85 miss.res de la chine quils nous ont addressé&#13;
86 dans la quelle Sous une apparente moderation&#13;
87 ils nous dechirent a belles dents, et nous disent&#13;
5&#13;
&#13;
2 Avril 1701.&#13;
&#13;
88 les plus grosses injures. Ce n’est qu’un tissu de&#13;
89 faussetéz que Navarrette, et plus.rs miss.res&#13;
90 de la chine de la chine avoient déjà&#13;
91 refutéez et que tout recemm’ M labbé&#13;
92 de Lionne et les Dominicains ont encore&#13;
93 reduites en poudre par des preuves tres&#13;
94 fortes. Les Jesuites Sans avoir esgard a&#13;
95 ces preuves reproduisent ces faussetéz.&#13;
96 par ce quils n’ont rien de meilleur a dire&#13;
97 Jugez en par cellecy quils rebatent dans&#13;
98 tous leurs escrits. Jls pretendent que le P.&#13;
99 morales d’nicain S’est dedit de cequil avoit&#13;
100 avancé a Rome en 1645. par un livre quils disent&#13;
101 quil fit a la chine avant Sa mort Du devoir&#13;
102 des enfans envers leurs Peres &amp;. et nous avons&#13;
103 receu encore l’an passé une Jnformation&#13;
104 faite par le provincial des d’nicains de la&#13;
105 chine qui assure que le P. Morales n’a jamais&#13;
106 fait ce livre et le prouve invinciblem.’ On&#13;
107 lavoit repondu aux Jesuites dez 1687. Jls le&#13;
108 redisent en 1700. avec la mesme hardiesse&#13;
109 Jls ont depuis notre lettre au Pape donné au&#13;
110 public dix ou douze escrits contre nous pourle&#13;
6.&#13;
&#13;
111 disculper, aussi foibles les uns que les autres.&#13;
112 Nous avons esté obligez de donner une&#13;
113 addition a n’re lettre, et M delvé a esté&#13;
114 obligé de repondre a ce quils lui ont objecte&#13;
115 dans leur reponse par une lettre quil leur&#13;
116 a escrite. Je tacherai de vous envoier ceux&#13;
117 que nous avons faits. Les Jesuites nous&#13;
118 feront voir ce quils feront contrenous.&#13;
119 M. Prioux denonça a la faculté de Theologie&#13;
120 de Paris le 1.er Juillet les propositions du P.&#13;
121 Le comte, on les a examinéez en Sorbonne avec&#13;
122 toute la maturité possible, on a tenu plus&#13;
123 de trente assembleez en Sorbonne pend.t les&#13;
124 mois de 7.bre et d’octobre, ou cent Soix.te Docteurs&#13;
125 ont parlé, et ou les Jesuites ont tasché par&#13;
126 les Docteurs qui leur Sont vendus de brouiller&#13;
127 le plus quils ont pu et malgré toutes leurs&#13;
&#13;
�7.&#13;
&#13;
128 brigues et leur cabales, et les menaces etles&#13;
129 esperances quils ont fait aux Docteurs, Jls n’en&#13;
130 ont eu que quatre qui ayent entierem’ absous&#13;
131 leurs propositions, et un peu plus de trente qui&#13;
132 n’ont ozé les absoudre, mais qui ont trouvé&#13;
133 le detour d’en renvoier le Jugemt a Rome et il y en&#13;
134 a eu cent quatorze qui les ont condamnez.&#13;
135 Le Jesuites p.r Se vanger de la Sorbonne ont fait&#13;
136 un Journal historique de ces assembléez ou ils&#13;
137 dechirent les Docteurs qui ne Sont pas pr eux et&#13;
138 raportent Sans aucune verité leurs Sentimens.&#13;
139 M.rs de Sorbonne ont meprisé ces injures, aussi&#13;
140 bien que les Reflexions quils ont fait Sur leur&#13;
141 censures en disant que c’est par vengeance&#13;
142 que la Sorbonne a censuré leurs livres,&#13;
143 quelle est trop leur ennemie p.r estre leur&#13;
144 juge, quelle ne l’est point en fait de Doctrin[e]&#13;
145 quelle S’est trop declaré contre la Societé&#13;
146 autre fois p.r estre regardée co’e equitable&#13;
147 aleur esgard. M.rs de Sorbonne contre qui les&#13;
148 Jesuites ont fait ces reproches Lors quils ont&#13;
149 censuré leurs livres en plus de vingt censures,&#13;
150 ont toujours meprisé ces reproches, et leurs&#13;
151 censures n’en ont pas esté moins Suivies.&#13;
152 La mort du Pape est arrivée lors quil estoit a&#13;
153 la veille de Juger a Rome n’re grande affre&#13;
154 contre les Jesuites qui ont fait milles incidens&#13;
155 p.r esloigner ce coup dans lesprance de&#13;
156 cette mort prochaine, Le Pape clement onze&#13;
157 a eté eslu, qui estoit estant le cardinal albane&#13;
158 le meilleur ami des Jesuites. Jls esperoient quils&#13;
&#13;
8.&#13;
&#13;
159 obtiendroient de lui quil pendroit cette aff.re au&#13;
160 croc, et ne la jugeroit pas; mais Jl a cru ne&#13;
161 pouvoir laisser une question Si importante Sans&#13;
162 la decider. Jl a fait tenir le 16. de Jan.er une&#13;
163 congregation de Cardinaux en Sa presence;&#13;
164 Dans cette Congregation Jl leur dit questant&#13;
165 Card.l Jl avoit cru que laff.re de la chine&#13;
166 demandoit une prompte decision, quil estoit&#13;
167 mesme facheux que Rome eust esté consultée&#13;
168 plus.rs fois et neust pas encore rendu une reponse&#13;
169 Si precise qu’on fist cesser les disputes, questant&#13;
170 devenu Pape Jl nevouloit pas Suivre la pensée&#13;
&#13;
�2 Avril 1701.&#13;
9&#13;
&#13;
171 quil avoit eue estant Cardinal, Sans avoir pris&#13;
172 l’avis de Ses confreres. Apres quoy le Card.l de&#13;
173 Bouillon et trois ou quatre au’ cardinaux quil&#13;
174 avoit gagné opinerent p.r representer que&#13;
175 laff.re estoit tres difficile, tres ambarassante,&#13;
176 qu’elle demandoit de tres grands esclaricissemens,&#13;
177 quil valoit mieux attendre encore dix ans p.r en&#13;
178 avoir que de la decider trop tost (vous remar=&#13;
179 querez que laff.re a commencée en 1633. et elle a esté&#13;
180 portée par nos M.rs de nouveau au S.’ Siege en 1696.)&#13;
181 Jl ajouta qu’on devoit bien prendre garde despargner&#13;
182 en cette aff.re la Societé, par ceque Son deshonneur&#13;
183 retomberoit Sur LEglise, &amp;. En un mot Jl dit tout&#13;
184 cequon peut dire deplus outré en faveur des Jesuites.&#13;
185 Jl avoit Sollicité hautemt p.r eux co’e Jl a fait p.r M de Cambray&#13;
186 Jl fut refuté par un grand nombre de&#13;
187 cardinaux qui parlerent apres lui et qui&#13;
188 dirent que cette aff.re estoit pleinemt esclaircie&#13;
189 que les Jesuites avoient trop esccrit et contredit, p.r&#13;
190 quils ne fussent pas compris en cette aff.re que&#13;
191 LEglise en g’ral estant accusée par les heretiques&#13;
192 de Souffrir LJdolatrie dans Son Sein Jl falloit&#13;
193 faire voir que c’estoient quelques uns de Ses enfans&#13;
194 qui estoient dans lerreur, que les Jesuites devoient&#13;
195 Sacrifier leur propre reputation a LEglise, et il&#13;
196 fut conclu a la pluralité des voix que dis je Jls&#13;
197 estoient plus de trois contre un, que lon reprendroit&#13;
198 incessamm.t laff.re quelle Seroit decidée absolum’&#13;
199 et qu’on agiroit Sur les anciennes informations&#13;
200 faites. En consequence Le pape depuis le 4. mars&#13;
201 fait tenir tous les Jeudis des congregations en&#13;
202 Sa presence p.r cette aff.re on en espere un&#13;
203 Jugem.t avant trois mois. Dieu le veuille.&#13;
204 Nous avons beaucoup a nous loüer de la retenüe&#13;
205 du Roi en cette aff.re Jl n’a pas voulu Se declarer&#13;
206 et attend que Rome decide. C’est beaucoup p.r un&#13;
207 Prince qui a un Confesseur Jesuite.&#13;
208 mais autant quil est moderé, autant les Jesuites&#13;
209 et tous leurs partisans Sont emportez. Jls ont peine&#13;
210 a voir qu’apres nous estre declarez contre eux, nous&#13;
211 allions teste levée dans Paris. Jls estoient Si&#13;
&#13;
10.&#13;
&#13;
212 accoutumez a faire voler les lettres de cachet&#13;
213 quils ont peine de voir quelles ne Soient pas&#13;
&#13;
�11.&#13;
&#13;
214 venues fondre Sur nous. mais c’est une terrible&#13;
215 aff.re que davoir a Se declarer contre des gens&#13;
216 Si puissans par eux mesmes, par leurs richesses&#13;
217 par leurs partisans par leurs intrigues et&#13;
218 plus que tout cela, par un confesseur du Roi&#13;
219 qui a toutes les Semaines Loreille du Prince&#13;
220 Sans ce dernier article, Nous pouvons assurer&#13;
221 que les Jesuites auroient peine a Se Soutenir.&#13;
222 Jls ont retiré Le P. Le Comte de la cour peu apres&#13;
223 que M Prioux eut denoncé en Sorbonne Ses&#13;
224 propositions, Jls Sassemblerent en Juillet d.er&#13;
225 a mont Louis chez Le P. La chaize les gros bonnets&#13;
226 des trois maisons furent appellez. et Jl fut resolu&#13;
227 que Le P. Le comte Se retireroit de Paris et iroit a&#13;
228 Rome Sous pretexte de deffendre Sa cause contre n’re&#13;
229 denonciation, quil laisseroit la charge de confesseur&#13;
230 de Mad.’ La Duchesse de Bourgogne, et que Le P de la&#13;
231 chaize p.r len faire Sortir avec honneur prieroit&#13;
232 le Roi de lui dire quelques honnestetez, et de lui&#13;
233 accorder une pension laff.re S’est ainsy passée&#13;
234 LeP. Le comte est a Rome depuis le mois de 7.bre Jl eut&#13;
235 devant M Le Card.l dEstrée une conference avec M.&#13;
236 de Leonissa Sur ces difficultez l’authorité des livres chinois,&#13;
237 M. Le Card.l d’Estréez estoit trop disposé a faire&#13;
238 plaisir au P Le Comte. cepend.t ce bon Pere&#13;
239 estant pressé par M de Leonissa de lire des&#13;
240 passages des livres chinois queM de Leonissa&#13;
241 lui objectoit fut forcé davoüer quil ne&#13;
242 Scavoit pas lire le chinois. Pourquoy&#13;
243 donc en a til tant escrit et Si affirmativemt&#13;
244 Depuis que Le Pape eut resolu de reprendre&#13;
245 laff.re de la chine. Le P. Le comte Sollicita&#13;
246 fortem.’ p.r estre oui en congregation.&#13;
247 Le Pape en parla aux Cardinaux et il nous&#13;
248 est revenu (mais nous ne Sommes pas Si Seurs&#13;
249 de cecy que de tout ce que Je vous ay escrit&#13;
250 cy dessus) que Le Pape dit qu’on ne pouvoit&#13;
251 refuser aux parties destre escoutéez Si elles&#13;
252 le demandoient, mais qu’avant que d’escouter&#13;
253 Le P. Le comte, Jl falloit quil eust une&#13;
254 procuration du General de la compagnie&#13;
255 afin quil ne pust estre desavoué Sur ce&#13;
256 quil auroit avancé en congregation, et que&#13;
257 deplus Jl mettroit pas escrit, Signeroit et&#13;
&#13;
�12.&#13;
&#13;
13. 2 Avril 1701&#13;
&#13;
258 deposeroit a la congregation tout ce&#13;
259 quil auroit a dire avant quede parler. ce&#13;
260 qui est tres Seur c’est que depuis ce tempsla&#13;
261 Le P. Le Comte ne presse plus p.r estre entendu&#13;
262 et il a dit tout recemm.t au Pape quil&#13;
263 croioit inutile de parler en congregation.&#13;
264 Jl faut encore vous esclaircir une chose qui&#13;
265 les touche fort. L’an passé au mois de Juillet&#13;
266 Le Bruit Se repandit dans Paris, et on nous dit&#13;
267 que cela venoit de Rome que M deLionne&#13;
268 avoit esté honteusem.’ chassé d’une province de&#13;
269 La chine et maltraité et qu’on lui avoit&#13;
270 renversé cinq Eglises, et tout cela par les&#13;
271 intrigues des Jesuites. Nous n’en avions rien&#13;
272 appris et nous nous contentions de dire&#13;
273 que cela ne pouvoit estre, puisque nous ne&#13;
274 le Scavions pas. Au mois daoust arriva&#13;
275 lamphitrite qui revenoit de la chine, et nous&#13;
276 apporta nos lettres. Nous y apprismes&#13;
277 queM. Labbé de Lionne avoit voulu de concert&#13;
278 avec M Dargoli Evesque et les au’ miss.res&#13;
279 establir une Eglise a Nient cheou, et le reste de&#13;
280 ce que vous lirez dans un Jmprimé que Je vous&#13;
281 envoieray mais co’e Jl n’estoit pas vray que&#13;
282 M. de Lionne eust esté chassé et qu’on eust&#13;
283 renversé cinq Eglises parla faute des Jesuites&#13;
284 nous nous contentasmes de dire que c’estoient&#13;
285 nouvelles fausses Sans dire le mal que Le P Jesuites&#13;
286 avoient fait, nous dismes Seulem’ le bien&#13;
287 que les Jesuites francois avoient fait a M. L’ab.&#13;
288 de lionne. Eux ne Se contenterent pas de cela,&#13;
289 et quoiquils fussent bien informez de ce qu’on&#13;
290 pouvoit dire contre eux Sur ce Sujet, Jls ne&#13;
291 laisserent pas de faire une petite relation de&#13;
292 ce quils pretendoient S’estre fait en cette occasion&#13;
293 Sans cette relation Jls taxoient M. de Lionne&#13;
294 dJmprudence de legereté et davoir exposé lareligion&#13;
295 a deux doits de Sa perte, et Se mettoient Sur le trone de&#13;
296 la Sagesse, ou ils Se couronnoient de leurs propres&#13;
297 mains, faisoient valoir leurs Services, nous taxoient&#13;
298 dJngratitude &amp;. La mere de M. Labbé de Lionne&#13;
299 qui vit que les Jesuites avoient fait Jmprimer&#13;
300 cette relation apres l’avoir fait courir&#13;
&#13;
�14.&#13;
&#13;
301 manuscritte escrivit a M. charmot a Rome p.r le&#13;
302 prier de lui mander ce qui S’estoit passe en cette&#13;
303 occasion. M. charmot lui escrivit une lettre&#13;
304 quelle a fait imprimer, dans la quelle Jl a&#13;
305 enlevé deux lettres de M. Lab. de lionne au P.&#13;
306 Grimaldi Jesuite et aux Jesuites francois et&#13;
307 deux de M Dargoli qui raportent le fait&#13;
308 d’une maniere qui excite lindignation contre&#13;
309 les Jesuites. Cela a achevé deles Jrriter contre Nous.&#13;
&#13;
15&#13;
&#13;
310 voila ou nous en Sommes avec eux en&#13;
311 france; vous Jugez bien qu’estant dans&#13;
312 une telle Situation Nous nestions guere&#13;
313 propre a accommoder laff.re des Tamarois.&#13;
314 En effet nos Mess.r ayant trouvé que&#13;
315 Mgr de Quebec estoit resolu de Soutenir en&#13;
316 cela Sa jurisdiction, S’en Sont decharger Sur&#13;
317 lui. Jls ont Seulem.’ dit a Mad.’ de maintenon&#13;
318 et mesme a M. Larch. de Paris et a M de&#13;
319 Pont chartrain que vous Jugiez les missions&#13;
320 d’en bas insoutenables Sans ce poste, et que&#13;
321 p.r dedommager mesme les Jesuites, (Si domage&#13;
322 y avoit) vous offriez aux Jesuites une&#13;
323 mission a leur choix dans toutes leurses missions.&#13;
324 qui nous ont esté accordéez. Les Jesuites ont&#13;
325 commencé de dire icy ce que vous me&#13;
326 marquez du P. Bouvart quil estoit convenu&#13;
327 que M’gr Lancien et vous d’y rester&#13;
328 ensemble, et d’y faire conjointem’ en deux&#13;
329 eglises Separéez toutes les fonctions de&#13;
330 miss.re Le P. Lamberville l’a dit partout&#13;
331 mais Mgr de Quebec ayant dit aux Jesuites&#13;
332 que cela ne lui convenoit pas, et quil vouloit&#13;
333 quil n’y eust dans ce lieu que des miss.res dun mesme&#13;
334 corps, leur a demandé de conferer ensemble&#13;
335 Sur cette aff.re et plus.rs au’ quil avoit a&#13;
336 regler avec eux; Les Jesuites qui ont veu&#13;
337 M. Larch. de Paris absent a cause du Conclave&#13;
338 dou il devoit revenir au commencem.’ de&#13;
339 fevrier ont pressé Mgr de Q. de prier M.&#13;
340 Larch. dauche Son parent, mais qui est le&#13;
341 plus devoüé aux Jesuites et au P. de la chaize&#13;
342 quils ayent dans le clergé destre leur arbitre&#13;
343 p.r esviter M. Larch. de Paris qu’ils disent&#13;
&#13;
�16.&#13;
&#13;
344 estre leur ennemi declaré. Mgr de Quebec&#13;
345 a eu plus.rs conferences chez lui avec eux,&#13;
346 et il m’a assuré avoir parlé aussi fortem’&#13;
347 qu’il devoit. Jl les a tellem.’ pressé quayant&#13;
348 declaré a M Dauche que Surtout le reste&#13;
349 Jl Se pouvoit relâcher, mais que Sur laff.re&#13;
350 des Tamarois Jl tiendroit ferme, et vouloit&#13;
351 estre obei, qu’ainsy les Jesuites ne pouvoient&#13;
352 esperer de lui dans ce lieu aucune jurisdic=&#13;
353 =tion, Les Jesuites lui ont dit qu’a la bonne&#13;
354 heure ils y resteroient a rien faire, mais&#13;
355 quils y resteroient par lauthorité quils ont&#13;
356 du Roi de S’establir partout. Jugez de la&#13;
357 Si on peut en esperer quelque chose. Je&#13;
&#13;
17.&#13;
&#13;
358 les connois en cela tels en canada que&#13;
359 nous les connoissons a la chine, et tels par&#13;
360 tout le monde, incapables dentendre raison&#13;
361 Sur ce quils croient pouvoir prejudicier&#13;
362 a la compagnie. Nous en avons parlé a&#13;
363 M. de Pont chartrain qui est tout dans&#13;
364 leurs interests, et lui avons fait comprendre&#13;
365 le peu de droit quils y ont, limpossibilité&#13;
366 que vous nous marquez avoir de vous en&#13;
367 passer, et les inconveniens que deux differens&#13;
368 corps Soient dans un mesme lieu mais&#13;
369 rien ne les fera ploier, et Je mattends bien&#13;
370 quils Se roidiront ladessus, co’e S’il Sagissoit&#13;
371 de la possession d’une couronne Je n’ay pas&#13;
372 veu beaucoup le P. Lamberville acause&#13;
373 de tout cela, car Je le vois Si ardent ladessus&#13;
374 que p.r ne pas contester J’aime mieux ne le&#13;
375 pas voir.&#13;
376 Nous n’avons rien obtenu cet automne du clergé&#13;
377 dans Lassemblée derniere p.r nos missions de&#13;
378 misissipi. on est Si Surchargé de Decimes, dons&#13;
379 gratuits et a present de la capitation qu’on est&#13;
380 moins large a faire de bonnes œuvres. Les Jesuites&#13;
381 y ont cepend.t obtenus d’estre exempts de Dons gratuits&#13;
382 et Selon toutes les apparences ce Sera le mesme de la Capitation&#13;
&#13;
M. de&#13;
montigni&#13;
&#13;
383 Nous n’avons de mesme pu reussir en rien&#13;
384 p.r des unions de benefices a ces missions; Jl&#13;
385 ne S’est rien presenté p.r cela.&#13;
386 Vous avez esté bien aises de M de montigni&#13;
&#13;
�18.&#13;
&#13;
19.&#13;
&#13;
387 revinst en france, et vous avez cru que&#13;
388 Son retour Seroit avantageux aux missions&#13;
389 de misissipi. vous Scaurez bientost que c’est&#13;
390 tout le contraire, car Jl n’est pas plutost&#13;
391 arrivé a Paris dans le mois de Septembre,&#13;
392 (J’estois p.r lors en voiage, dans le Berri p.r&#13;
393 visiter meobec et nos Prieurez, mais J’avois&#13;
394 recommandé de le recevoir bien de ma part et&#13;
395 delui offrir tout ce dont il auroit besoin).&#13;
396 quil a paru dégouté du misissipi, et resolu&#13;
397 de lequitter. Jl avoit amené charles quil dit&#13;
398 estre un donné avec lui, ce qui, co’e vous Jugez&#13;
399 alloit a une grosse depense. Jl nous a fait&#13;
400 un raport de ce pays qui est fort esloigné&#13;
401 de l’idée que vous en avez en canada.&#13;
402 Jl pretend que ce pays est tres difficile a établir&#13;
403 du côté de la mer, que tout le bas est inondé,&#13;
404 et inhabitable, que le fleuve n’est pas Navigable&#13;
405 par Ses tours et detours, quil ny a rien a&#13;
406 faire du côté du commerce, quune colonie&#13;
407 Sera tres difficile a former, qu’il n’y a pas tant&#13;
408 de Sauvages qu’on Se l’imagine, que Six ou Sept&#13;
409 Suffiront p.r remplir tous les postes qui en&#13;
410 meritent. Jl nous a assuré que depuis les&#13;
411 Tamarois jusqu’a la mer, Jl n’y avoit pas&#13;
412 vingt mil ames tout le long dufleuve&#13;
413 de misissipi. Jl nous fit dailleurs comprendre&#13;
414 les horribles depenses qu’un miss.re fait p.r des&#13;
415 domestiques p.r les voiages, p.r les presens aux&#13;
416 Sauvages; Deux mil livres ne Suffiroient pas&#13;
417 p.r Chaque miss.re Sur ce pied la; Jl nous fit&#13;
418 aussi entendre legrand danger ou etoit exposé un&#13;
419 jeune prestre dans une nation Si corrompüe, et&#13;
420 Sil navoit un au’ confrere p.r le Soutenir.&#13;
421 En un mot tout ce quil nous en a dit nous a&#13;
422 tres fort dégousté de ces missions et fait&#13;
423 craindre que ce ne fust pas ce quon vous&#13;
424 en avoit raporté.&#13;
425 C’est Sur ce raport que fut fondée la resolution&#13;
426 ou il nous dit quil estoit ou daller dans les&#13;
427 missions de la chine chercher a y exercer Son&#13;
428 Zele, Si on vouloit l’y recevoir, ou de Se&#13;
429 retirer a la Trape Si on ne le jugeoit pas&#13;
430 propre p.r ces missions.&#13;
&#13;
�20.&#13;
&#13;
431 Nos Mess.r ne lui repondirent rien dans&#13;
432 les commencemens Sur ce Sujet. Ensuite&#13;
433 Jls lui dirent que cela demandoit bien de&#13;
434 consulter et mesme le reprirent plus.rs fois&#13;
435 de Sa trop grande ardeur a vouloir Scavoir&#13;
436 cequils pensoient de lui. Enfin apres lui&#13;
437 avoir proposé que Si les missions de&#13;
438 misissipi ne lui plaisoient pas, nous Serions&#13;
439 ravis quil retournast au Sem.re de Quebec&#13;
440 y estre un des Directeurs a quoy il nous dit&#13;
441 avoir une entiere opposition. Enfin nos&#13;
442 Mess.r voyans d’ailleurs dans lui de bonnes&#13;
443 qualitéz et ne voulans pas perdre un&#13;
444 bon Sujet, Sçachans qu’en effet il iroit a&#13;
445 la Trape Se retirer Si on le refusoit resolurent&#13;
446 de le recevoir et l’admirent p.r les missions&#13;
447 de la chine. Jl nous assura que M.rs&#13;
448 Bergier, S.t cosme, Davion, foucaut et&#13;
449 Bouteville estoient plus que Suffisans p.r&#13;
450 remplir tous les postes a remplir dans ces&#13;
451 missions.&#13;
452 Jl ma cepend.t fallu paier pour prez de&#13;
453 8. ou 900.# de lettres de change quil avoit&#13;
454 donné a M. DJberville a prendre Sur moy.&#13;
455 Jl me dit que ces lettres de change&#13;
456 estoient p.r avoir paié plus.rs domestiques&#13;
457 Sur les lieux dont Jl me donna alors le&#13;
458 memoire, et il l’a envoié aussi a nos Mess.&#13;
459 mais ce fut encore bien pis quand Jl fut&#13;
460 destiné aux missions de la chine J’eus&#13;
461 des combats Sans nombre a Soutenir contre&#13;
462 lui en presence de nos Mess.rs Jl vouloit que&#13;
463 Jenvoiasse aux miss.res de misissipi p.r plus&#13;
464 de 3000.# deffets p.r achever disoit il depaier&#13;
465 leurs Domestiques et les mettre en etat de&#13;
466 Subsister et de faire des etablissemens. Javoi[s]&#13;
467 fait un memoire de choses qui me paroissoi[t]&#13;
468 leur estre assez necess.res que J’avois prié M&#13;
469 Grignon d’accomplir qui pouvoit monter&#13;
470 a Six ou Sept cent livres M de montigni&#13;
471 n’en estoit pas content et me regardoit&#13;
472 co’e un homme dur et Jmpitoyable; Jl a&#13;
473 fallu que Je lui aye rendu compte en presen[ce]&#13;
&#13;
�2 Avril 1701.&#13;
21.&#13;
&#13;
22.&#13;
&#13;
474 de nos Sup.rs des raisons que Javois de ne&#13;
475 pas envoier a nos Mess.rs bien des choses&#13;
476 quils demandoit parce quils les devoient&#13;
477 avoir receues par M.rs Bergier et M. foucaut.&#13;
478 Je n’ay pas manqué de lui remontrer&#13;
479 avec honnesteté qu’en quittant les missions&#13;
480 de misissipi Jl nous laissoit oberez p.r ces&#13;
481 missions quil nous avoit fait entreprendre,&#13;
482 Jl me dit quil estoit convenu avec vous&#13;
483 de paier p.r toutes choses Son tiers dela 1.ere&#13;
484 depense de cette entreprise, et quil n’estoit&#13;
485 obligé arien davantage; que c’estoit encore&#13;
486 beaucoup p.r lui de laisser a Sa mission tout&#13;
487 Son petit équipage quil y avoit laissé Sans&#13;
488 enrien réclamer, mais quil ne pouvoit faire&#13;
489 rien de plus. Tout ce que J’ay fait c’est qu’apres&#13;
490 Son depart, co’e il ma laissé le Soin de Ses&#13;
491 aff.res J’ay imputé Sur Son compte la depense&#13;
492 que lui et Son Domestique ont fait en france&#13;
493 Nous avons fait ce que nous avons pu&#13;
494 jusqu’a present p.r demander a M de&#13;
495 Pont chartrain la continuation de la gratifi&#13;
496 cation de 3000# p.r nos missions de misissipi.&#13;
497 M. de Pontchartrain a paru au commencem/&#13;
498 n’y estre pas bien opposé, mais il a formé&#13;
499 bien des difficultez dans une audiance quil&#13;
500 donna avant hier a M Lab. de Brisacier&#13;
501 qui vint expres avec moy a versailles&#13;
502 p.r nos aff.res Cepend.t co’e il nous paroist&#13;
503 que la cour a envie de conserver ce pais&#13;
504 la p.r former comme une barriere contre&#13;
505 les anglois p.r mettre a couvert les&#13;
506 espagnols, et que lon a dessein mesme&#13;
507 dattirer par les miss.res les Sauvages a&#13;
508 la colonie francoise, Sur tout ceux&#13;
509 qui Sont en tirant vers la nouvelle&#13;
510 angleterre la virginie et la caroline,&#13;
511 Je crois que nous pouvons dans cette&#13;
512 esperance obtenir que nos 3000.#&#13;
513 Soient continuez.&#13;
514 Mais croiez vous que ce Soit un Secours&#13;
515 p.r le Sem.re de Quebec, p.r layder a Se&#13;
516 rembourser. Je n’en crois rien cette&#13;
&#13;
�23.&#13;
&#13;
24.&#13;
&#13;
517 mission consommera et au dela tous les&#13;
518 ans Ses 3000.# Je lui ay dejà envoié ce&#13;
519 mois de Jan.er p.r Six ou Sept cent livres&#13;
520 deffets par un vaisseau qui a remené&#13;
521 charles le Domestique de M. de montigni&#13;
522 Je compte que Si nous obtenons nos 3000.&#13;
523 Jl faudra bien depenser le Surplus de ces 700.&#13;
524 jusqua 3000. p.r envoier a nos M.rs tout&#13;
525 ce qui leur est necess.re et peutestre mesme&#13;
526 p.r y envoier quelq’ bon Sujet qui avec&#13;
527 M Bergier Soutienne cette mission&#13;
528 avec honneur. car a vous parler franchem’&#13;
529 Je neScay Si M. S.t cosme ni Son frere y Sont&#13;
530 propres. M Bouteville n’y fera pas grand&#13;
531 chose; On ne peut guere compter que Sur&#13;
532 M. Bergier M Davion et M. foucaut.&#13;
533 Nous lavons dit a M de Pont chartrain que&#13;
534 nous pouvions repondre de ces trois Sujets.&#13;
535 Jl faut que vous engagiez par vos lettres&#13;
536 ces M.rs a Se jetter plutost dans ces missions&#13;
537 qui Sont entre les anglois et le fleuve de&#13;
538 misissipi, (car c’est lintention de la&#13;
539 cour) que daller vers les Panis et autres&#13;
540 nations esloignéez. Jl faut de plus que&#13;
541 nos M.rs Se reünissent ensemble, et ne&#13;
542 Soient pas Si esloignéz; les frais des voiages&#13;
543 Sont immenses. Jl faut quils Se Soutiennent&#13;
544 les uns les autres, et plus Jls seront autour&#13;
545 des Tonicas et Natchez plus ils tireront&#13;
546 facilem’ leur Secours par la mer. car&#13;
547 d’en attendre du Canada, M de montigni&#13;
548 le croit co’e Jmpossible, et pense que&#13;
549 ni les Sujets ni les effets ne doivent pas&#13;
550 venir du Canada. ces voiages Sont d’une&#13;
551 trop grande depense, Jl faut y essuyer&#13;
552 trop de fatigues et de dangers. cest ainsy&#13;
553 que M de montigni nous en a parlé, et&#13;
554 il croit que vous ne pouvez donner du&#13;
555 canada ni la conduite duSpirituel, ni&#13;
556 le Soutien du temporel.&#13;
557 Sur ce pied la pourquoy tant contester&#13;
558 aux Jesuites les Tamarois. C’est ainsy&#13;
559 qu’en pensent nos M.rs, et ce n’a esté&#13;
&#13;
�25.&#13;
&#13;
2 Avril 1701:&#13;
&#13;
26.&#13;
&#13;
560 que par une pure deference p.r vos lettre[s]&#13;
561 quils n’ont pas declaré que p.r faire cesse[r]&#13;
562 le trouble Jls renoncoient a celieu, et&#13;
563 labandonnoient aux Jesuites quelque&#13;
564 droit que nous y eussions. Jls ont cepend.’&#13;
565 Soutenu celieu co’e Sil leur eust esté&#13;
566 d’une grande consequence, et quand nou[s]&#13;
567 parlasmes encore mardi a M de Pontchar&#13;
568 =train Jls lui firent comprendre la Necessit[é]&#13;
569 ou nous estions de conserver celieu&#13;
570 avec le droit que nous y avions pasle&#13;
571 besoin absolu qu’on nous mandoit que&#13;
572 nous en avions p.r Soutenir nos missions&#13;
573 de misissipi&#13;
574 vous apprendrez la mort duPere de M&#13;
575 Bergier a qui Jenvoye des lettres de Sa&#13;
576 famille que Je vous prie delui faire&#13;
577 tenir le plutost que vous pouvez, afin&#13;
578 quil envoye les pouvoirs necess.res p.r vaquer&#13;
579 a cette Succession qui est fort ambarassée&#13;
580 parceq’ Son pere afait de gros legs a&#13;
581 lhopital de S.’ vallier et auSem.re de&#13;
582 vienne et a plus.rs particuliers.&#13;
583 Nous avons parlé a M de Pont chartrain&#13;
584 deM Maudoux et des plaintes qu’on&#13;
585 faisoit de lui a Laccadie. Jl ne nous a&#13;
586 pas paru persuadé de Son commerce&#13;
587 pretendu, et de Son inclination p.r les&#13;
588 anglois. Jl a dit que bien loing de desirer&#13;
589 qu’il quittast Laccadie, Jl estoit bienaise&#13;
590 quil y restast et qu’on y mist un plus&#13;
591 grand nombre de prestres, Jl dit Seulem’&#13;
592 contre M. Maudoux quil lui est revenu&#13;
593 quil estoit trop interessé, et quil avoit&#13;
594 refusé d’enterrer M. vilbon jusqu’a ce&#13;
595 qu’on lui repondist de lui paier Ses droits&#13;
596 funeraires, ce que villieu fit. M de&#13;
597 Brisacier lui dit quil l’ignoroit mais&#13;
598 que Si cela estoit, il Seroit le 1.er a&#13;
599 condamner M. Maudoux. J’escris aM&#13;
600 Maudoux qu’il faut quil esclaircisse&#13;
601 ce fait, et que Sil est faux il faut&#13;
602 quil en escrive p.r Se justifier aM&#13;
&#13;
�27.&#13;
&#13;
28.&#13;
&#13;
603 de Pont chartrain, et quil en fasse&#13;
604 escrire M. de Brouillan qui y va en&#13;
605 qualité de commandant, et avec qui&#13;
606 Jespere quil vivra mieux quavec M&#13;
607 de vilbon.&#13;
608 M de Pont chartrain nous dit aussi estre&#13;
609 tres assuré par des informations tres&#13;
610 justes que les Dixmes des mines valent&#13;
611 bon an mal an. 900. celles de Port roial&#13;
612 600. et celles de Beau bassin 140. ou 150.#&#13;
613 Jl ne faut pas, Monsieur apres cela&#13;
614 que vous alliez dire que cela nest pas&#13;
615 vray, Jl faudroit donner des preuves&#13;
616 quelles valent moins. Trois commiss.res&#13;
617 consecutifs que la cour envoie tous&#13;
618 les ans a Laccadie lui ont fait ce&#13;
619 raport. Je mande a M. Maudoux&#13;
620 Si cela nest pas vray de m’en envoyer&#13;
621 des preuves attestéez par M de Brouillan&#13;
622 M. de Pont chartrain vouloit faire revenir&#13;
623 M Gay de Laccadie par une lettre de&#13;
624 cachet, mais M. Le Sup.r la prié de&#13;
625 mander Seulem.’ a M de Brouillans&#13;
626 de le renvoyer dans le 1.er vaisseau qui&#13;
627 reviendra en france.&#13;
628 vous estes plus autant en faute de lavoir envoyé&#13;
629 a Laccadie, apres ce que Je vous en avois&#13;
630 escrit en vous lenvoiant que nous le&#13;
631 Sommes de vous lavoir envoyé. on fait&#13;
632 quand on veut lhypocrite pendant un&#13;
633 an dans une maison reglée.&#13;
634 Je vous envoye cette année le petit&#13;
635 Neveu de hubert houssart. Je l’ay gardé&#13;
636 auSem.re ou J’en au esté fort content. Jl&#13;
637 est a p’nt plus grand et plus fort, Jl ma&#13;
638 cousté a le nourrir et lentretenir et vous&#13;
639 Jugez bien que cela ne peut aller que&#13;
640 Sur lecompte du Sem.re, Jaurois besoin&#13;
641 enverité p.r mes commissions d’un&#13;
642 enfant aussi actif et aussi adroit. Jl m’a&#13;
643 bien Servi pend.t cette année.&#13;
644 vous direz a M Martin que J’ay acheté&#13;
645 p.r lui des ornemens quil trouvera dans&#13;
&#13;
�29.&#13;
&#13;
30.&#13;
&#13;
646 nos balots. Jelui envoye aussi un reveil&#13;
647 mais le reveil Surtout couste plus quil&#13;
648 n’a envoié.&#13;
649 vous direz aussi aM. Soumande que&#13;
650 Jelui envoye un beau Ciboire p.r S.te anne&#13;
651 qui ne couste guere que 150.# J’ay receu&#13;
652 quelq’ chose p.r le metal de S.te anne Jl me&#13;
653 doit le Surplus.&#13;
654 vous direz aussi a M de Requeleyne que&#13;
655 Jay receu p.r lui cent francs en huit&#13;
656 Louis dor de Mons.r Sonfrere. Jen ay&#13;
657 acheté p.r lui une livre de Theriaque&#13;
658 que vous trouverez dans nos balots&#13;
659 vous lui donnerez le Surplus qui va a 90.#&#13;
660 Je vous envoye Monsieur, par un effort&#13;
661 au dessus de mes forces la plus grande partie&#13;
662 de votre facture; vous lirez dans la lettre de&#13;
663 M’gr Lancien ceque Je lui ecris a ce&#13;
664 Sujet et des lettres de change quil a tiréez&#13;
665 et vous aurez la bonté Suivant ce que&#13;
666 Je lui demande.&#13;
667 1.0 De m’arrester tous les comptes de mes&#13;
668 recettes et depenses pr.r Mgr Lancien et&#13;
669 le Sem.re depuis que Je Suis en france, et que&#13;
670 J’en Suis chargé, Si vous les trouvez Justes,&#13;
671 Si non mandez moy ce quil y a de defec=&#13;
672 =tueux. mais Je vous demande tous les ans&#13;
673 darrester mon compte p.r le Sem.re, co’e&#13;
674 vous larrestez p.r le chapitre en y faisant&#13;
675 Signer M’gr L’ancien.&#13;
676 2.0 vous connoissez vos revenus; convenez&#13;
677 une bonne fois avec M’gr Lancien de ne&#13;
678 point maddresser de fracture, et de ne tirer aucune&#13;
679 lettre de change que vous ne Scachiez bien&#13;
680 que J’aye les fonds, autrement, ostez moy&#13;
681 le Soin devos aff.res J’y donne tout le Soin&#13;
682 et toute lapplication possible, et Si J’ay&#13;
683 quelque chose a me reprocher c’est de m’en&#13;
684 donner peut estre trop, mais Je ne puis les&#13;
685 Soutenir dez quil n’y a point de mesures.&#13;
686 J’ay esté poussé a bout cette année. J’ay&#13;
687 voulu en remettre le Soin. M Labbé de&#13;
688 Brisacier en doit escrire a M’gr&#13;
&#13;
�31.&#13;
&#13;
32.&#13;
&#13;
689 Lancien. Si J’ay fait cette année un&#13;
690 dernier effort c’est par un respect&#13;
691 tres grand que J’ay pr Mgr Lancien&#13;
692 et p.r vous, mais Soiez tres assuré questant&#13;
693 a present averti, et le devant estre par&#13;
694 M Labbé de Brisacier mesme, Je ne&#13;
695 croiray plus manquer au respect&#13;
696 et a la consideration particuliere&#13;
697 que J’ay p.r M’gr et p.r vous, quand&#13;
698 Je laisseray protester toutes les lettres&#13;
699 de change, et refuseray daccomplir&#13;
700 aucune facture que Je ne Sois entierem’&#13;
701 remboursé. Permettez moy de vous&#13;
702 representer avec tout lerespect dont Je&#13;
703 Suis penetré p.r vous que vous ne&#13;
704 devez pas me dire que Je feray ceque&#13;
705 Je pouray. Je ne puis au dela de mes forces,&#13;
706 c’est a vous et a Mgr Lancien a&#13;
707 regler vos depenses Sur vos revenus.&#13;
708 Si vous ne pouvez Soutenir tant de&#13;
709 depenses renvoiez de chez vous tous&#13;
710 les enfans et ne gardez que ceux qui&#13;
711 ne vous coutent rien. retranchez en&#13;
712 un mot tout ce qui vous Surcharge.&#13;
713 Je Suis en verité Monsieur tres peu&#13;
714 édifié que p.r vous Sur charger de&#13;
715 quantité de bonnes œuvres que&#13;
716 vous ne pouvez Soutenir, vous reduisiez&#13;
717 votre Sem.re a boire de l’eau, ou du moins&#13;
718 delapetite biere cela n’est nullem.’ du&#13;
719 goust de nos M.rs et ne comptez pas attirer&#13;
720 chez vous quelques Sujets un peu raisonnables&#13;
721 p.r vous aller aider tandis qu’on Scaura&#13;
722 qu’on vit ainsy a Quebec Jl faut avoir&#13;
723 un Soin raisonnable du corps, Si on veut&#13;
724 attirer les esprits a Se porter a un œuvre&#13;
725 qui a dailleurs Ses desagreemens, Jl faut&#13;
726 du moins Satisfaire a la necessité. Je vous&#13;
727 demande en grace de faire part de cecy&#13;
728 a Mgr Lancien et a tous nos Mess.rs&#13;
729 Vous apprendrez en mesme temps la&#13;
730 perte de deux freres qui vous estoient tres&#13;
731 chers, M De la Motte Ango le conseiller&#13;
&#13;
�732 qui est mort cet esté, et Don ango Le&#13;
733 chartreux mort ce mois de fevrier ou&#13;
734 mars. Cestoient deux fruits meurs p.r le&#13;
735 Ciel et consommez en toutes Sortes de&#13;
736 vertus. Pleust a Dieu que ma vie et ma&#13;
737 mort fussent telles que la leur.&#13;
738 Deux de vos Neveux fils du conseiller qu/&#13;
739 estoient a larmée furent cet automne&#13;
740 ensemble prendre lhabit de chartreux&#13;
741 et perseverent dans leur vocation. Jls&#13;
742 vivoient a l’armée estant capitaines&#13;
743 avec autant dedification que Sils eussent&#13;
744 esté chartreux&#13;
745 vous verrez par mon compte de cette&#13;
746 année que Je Seray au 1.er may en&#13;
747 avance p.r le Sem.re de Quebec deplus&#13;
748 12000#&#13;
749 J’ay receu p.r M Callon plus de 450.# que J’ay&#13;
750 imputé Sur le compte du Sem.re parceque Je&#13;
751 le Supose uni a la maison. Je finis en vous&#13;
752 priant dassurer de mes respects M. de Berniere&#13;
753 M. Glandelet et M Du Pré M Pocquet M Buisson&#13;
754 M Petit et tous nos M.rs que Je nomme pas p.r&#13;
755 ne pas faire une litanie Je leur escriray par&#13;
756 les d.ers vaisseaux Je Suis avec respect v’re tres humblet tre&#13;
757&#13;
obeiss.’ Serviteur&#13;
758&#13;
Le 8. avril 1701.&#13;
Tremblay&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-mm-lsh-2021&#13;
Note : Les lignes 756 à 758 sont écrites dans la marge à la verticale.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris raconte au supérieur du Séminaire de Québec que lui et le Séminaire de Paris sont heureux de la bonne santé de Laval, ancien évêque de Québec, mais qu’ils ont préféré, malgré la demande de Laval d’héberger chez eux Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, de le convaincre d’aller plutôt loger au Séminaire Saint-Sulpice à Paris, afin d’éviter une quelconque apparence de complot contre les Jésuites, déjà très mécontents contre eux depuis de la lettre au pape concernant missionnaires de la Chine. Saint-Vallier a eu des discussions avec les Jésuites sur les missions du Mississippi, mais qu’il n’a pas pu les faire céder. Il rapporte que Montigny, qui était chargé de la mission du Mississippi, est revenu en France avec un avis très négatif sur ce pays. Il l’a reçu au Séminaire de Paris et il l’a admis pour les missions de la Chine. Il a demandé à Pontchartrain, secrétaire d’État à la Marine de France, la continuité de la gratification pour la mission du Mississippi, mais il doute que cette mission soit rentable. Il lui a aussi parlé de Maudoux, le curé de l’Acadie, qui était accusé de soutenir les Britanniques. Il se plaint d’avoir été poussé à bout par les factures et les lettres de change qu’il a reçues et il le prie de ne pas le surcharger de bonnes œuvres qu’il ne peut soutenir. </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11990" class="show"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 31&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Ango des Maizerets, Louis, 1636-1721</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11988" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11989" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires des communautés religieuses (1685-1705)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONSIDÉRATIONS PASTORALES</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance de Laval avec les procureurs ou agents</name>
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        <name>Dépenses</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec (Paris, 7 avril 1710)&#13;
&#13;
Paris, 7 avril 1710&#13;
Messieurs,&#13;
Je vous écris cette première lettre d’avis par le vaisseau de Bayonne, qui doit partir&#13;
des premières pour Québec et dans lequel on a chargé le vin qu’on avait acheté&#13;
l’an passé pour vous. Vous apprendrez par lui la perte de seul vaisseau qui&#13;
revenait de Québec, où j’ai perdu tellement toutes mes lettres que je n’en ai pas&#13;
reçu une seule de vous dans toute l’année passée. J’ai su seulement par une lettre&#13;
que j’ai reçue de M. de Varennes que vous aviez reçu toutes les miennes. Vous&#13;
aurez la bonté de m’en renvoyer cette année toutes les décharges de comptes et&#13;
autres actes que vous me renvoyez sans doute cet automne. Ce n’est pas ma faute.&#13;
Si vous n’avez pas reçu l’an passé tout ce que j’avais envoyé de si bonne heure à La&#13;
Rochelle. Je crois que M. Bourgine a fait aussi de son mieux, mais le commerce est&#13;
si rompu et toutes les affaires si délabrées qu’on ne peut plus prendre aucune&#13;
mesure juste. On était bien misérable l’an passé. On l’est encore plus cette année et&#13;
on le sera encore plus l’année prochaine si la guerre ne cesse et cependant, je ne&#13;
sais si nous aurons la paix. Il semble que Dieu n’est pas encore satisfait et il est à&#13;
craindre que nous n’éprouvions encore de plus grands malheurs que tous ceux&#13;
que nous avons éprouvés. J’ai eu le malheur de perdre, dit-on, quatre barriques de&#13;
farine que vous m’envoyez. Je vous en suis obligé. Mais cela ne fait qu’augmenter&#13;
nos misères. Il me faut payer la lettre de change que vous avez tirée sur moi pour&#13;
cela.&#13;
Vous saurez que Mgr l’évêque de Québec est de retour en France depuis le mois&#13;
d’août dernier. J’étais alors allé en Berry. Il fit arrêter avant mon retour, entre les&#13;
mains du fermier de Méobecq, ce qu’il me devait. Je n’avais pas voulu faire contre&#13;
lui, pendant sa prison, la moindre procédure et je n’en ai pas encore voulu faire,&#13;
quoi que j’eusse plus de choses à lui demander qu’il n’en a à me demander. Depuis&#13;
ce temps-là, il n’a cessé de présenter des mémoires à M. le cardinal de Noailles&#13;
auxquels il a fallu que nous ayons répondu.&#13;
&#13;
�La 1re de ses demandes dans ses mémoires était de venir demeurer&#13;
avec nous, prétendant en avoir droit. Nous l’avons prié d’en montrer&#13;
les titres. Il se prend à moi de tout et dit que si je voulais,&#13;
MM. de Brisacier et Tiberge signeraient ce que je leur proposerais.&#13;
Vous jugez bien qu’il est fort désagréable d’être en butte à un évêque&#13;
qui me taxe de peu de reconnaissance pour m’avoir imposé les&#13;
mains. Je voudrais n’être pas chargé de telles contestations, qui ne&#13;
me regardent qu’autant que je dois soutenir les intérêts de mes amis&#13;
et d’une maison à laquelle je suis attaché.&#13;
Sa 2e prétention est qu’il veut qu’on révoque et qu’on renonce à une&#13;
donation qu’il a faite au Séminaire de tous les biens après sa mort.&#13;
Nous ne connaissons pas cette donation et quand il nous l’a montrée,&#13;
nous lui avons répondu qu’il pouvait la révoquer. Jugez de là de son&#13;
esprit.&#13;
La 3e demande est qu’il voudrait qu’on continuât à lui payer&#13;
2 000 livres par an, suivant le concordat de 1697. Je lui fais voir que&#13;
par la transaction de 1706, il a cassé à Pâques 1707 et que depuis ce&#13;
terme, chacun a eu droit de jouir des lots portés par le partage fait&#13;
par la bulle.&#13;
Sa 4e prétention est qu’il ne voudrait pas donner le tiers des revenus&#13;
de l’abbaye de Bénévent. Je fais voir qu’il ne peut s’en dispenser,&#13;
suivant le droit commun.&#13;
Son 5e article est qu’il voudrait qu’on fixât le nombre de jeunes&#13;
ecclésiastiques qu’on doit entretenir dans le Séminaire de ces menses&#13;
monacales pour en savoir la valeur. Je lui représente l’impossibilité&#13;
de le fixer sur le peu d’assurance sur ce que l’on doit jouir. Il faut&#13;
avoir joui de ces menses monacales pour en savoir la valeur. Je&#13;
propose de les appliquer pendant sa vie à l’éducation des jeunes&#13;
séminaristes dans le Grand Séminaire, qui aideraient à faire de&#13;
l’office de la cathédrale. Il semble quelques fois que Mgr de Québec y&#13;
consent et puis, ensuite, qu’il veut transférer ce revenu à des&#13;
missionnaires et curés des côtes ; à quoi je ne puis consentir.&#13;
&#13;
�La 6e demande est qu’il voudrait qu’on le déchargeât de faire après&#13;
sa mort un fonds de 400 livres de rente pour les écoles. Il voudrait&#13;
que cette fondation se prît après sa mort sur sa fondation de 1685,&#13;
offrant de fournir 400 pendant sa vie qu’il en a l’usufruit et que deux&#13;
des quatre ecclésiastiques qui y sont marqués fassent après sa mort&#13;
les écoles. Cela absolument pourrait s’accorder et je n’y ferais nulle&#13;
difficulté, si je ne voyais que de l’humeur dont il est. On ne lui aura&#13;
pas plutôt accordé ce changement qu’il en demandera un autre. C’est&#13;
pourquoi je le prie très fort de laisser le monde comme il est.&#13;
Dans une réponse qu’il fait à notre réponse, il fait une nouvelle demande qui est&#13;
un compte de l’emploi du revenu des abbayes. Je lui réponds que c’est à Québec&#13;
qu’on doit lui rendre ce compte et qu’il faut avoir touché auparavant en ce payslà ces revenus et les avoir dépensés avant que d’en pouvoir demander compte de&#13;
l’emploi. Vous voyez par tout cela son esprit inquiet. Il l’est un peu plus qu’il ne l’a&#13;
jamais été et on peut encore plus dire de lui que jamais. Sunt qui nec in pace, sunt&#13;
nec esse alios in pace sinunt1.&#13;
Depuis que M. Le Vallet est arrivé, il m’a fait proposer des expédients&#13;
d’accommodement qui ne tendent qu’à vouloir faire tomber les gens dans ses vues.&#13;
Il me flatte, il me caresse, il me donne des louanges, il me prie de me mettre en la&#13;
présence de Dieu pour lui répondre et quand je n’ai pas répondu suivant ses&#13;
intentions, il prétend que je ne me suis pas mis devant Dieu.&#13;
Il s’est séparé de M. de La Pallière avec rupture entière. M. de La Pallière en dit de&#13;
belles choses et lui dit, de son côté, de belles histoires de M. de La Pallière. J’évite&#13;
de voir M. de La Pallière pour ne le pas choquer, mais vous pouvez compter que&#13;
s’il retourne en Canada, il y fera plus de divisions et de brouilleries qu’il n’en a&#13;
jamais fait. Il nous assure qu’il n’ira pas cette année, mais je n’en réponds pas. Il&#13;
s’avisera peut-être de partir quand les vaisseaux seront près de mettre à la voile.&#13;
Nous avons remis nos mémoires à Mgr le cardinal de Noailles, qui nous a dit que&#13;
rien ne pressait de les finir. Il est actuellement occupé des affaires de l’Assemblée&#13;
du clergé. Nous ne le pressons pas. Je tâcherai à vous envoyer par les derniers&#13;
1&#13;
&#13;
Il y a ceux qui ne sont pas en paix et ceux qui le sont et ne permettent pas aux autres d’être en paix.&#13;
&#13;
�vaisseaux des copies de ces mémoires de M. de Québec et des réponses que nous&#13;
y avons faites. Mais je ne le puis par les premiers.&#13;
Comme je n’ai reçu de vous ni facture ni mémoire et que d’ailleurs celle de l’an&#13;
passé est restée à La Rochelle, je ne vous ai rien acheté de nouveau, n’en ayant pas&#13;
d’ailleurs les moyens, comme je vous l’ai écrit l’an passé. Cependant, j’ai donné un&#13;
mémoire d’étoffes à un marchand drapier de Beauvais qui veut bien me les avancer&#13;
jusqu’à Noël prochain, les vendant un peu plus cher et je tacherai de vous envoyer&#13;
par-là des ratines, des [serges] façon de Londres, des espèces de falaises en noir et&#13;
bleu, environ pour 1 000 livres ou 1 200 livres avec tout ce que je vous envoyais l’an&#13;
passé. Cela ne peut partir que dans les derniers vaisseaux.&#13;
Mme Ango de La Mothe vous envoie des toiles, à l’ordinaire, quoiqu’elle n’ait rien&#13;
reçu de vous. Comme tout le monde nous fait peur de peu de sujets que vous avez&#13;
au Séminaire. Nos Messieurs ont cru devoir vous envoyer du secours. Ce sont&#13;
deux prêtres qui demeurent depuis longtemps au Séminaire. Le premier est&#13;
M. Thiboult, prêtre de Rouen, que j’aurais voulu vous envoyer dès il y a trois ans,&#13;
mais M. de Rosalie voulait le mener avec lui en la Chine. C’est un bon sujet, propre&#13;
à tout et qui sera en état d’agir dans le Séminaire et dans la paroisse à tout à quoi&#13;
on l’appliquera. Il n’a pas une bonne poitrine. Il faudra le ménager, car il est trop&#13;
dur pour lui-même. C’est un esprit doux, honnête et qui a bien de la piété. Il a une&#13;
fort bonne voix. Il est propre à vous aider dans le Séminaire. Le second2 est un&#13;
jeune prêtre du pays de feu M. Duplein, c’est-à-dire du Forez. Il est fort pieux, aime&#13;
fort la vie cachée et se mettra à tout. Il n’a pas tant de talent intérieur que&#13;
M. Thiboult, mais il sera bien propre dans le Petit Séminaire ou dans la paroisse.&#13;
Nos Messieurs estiment que vous serez en état de vous en servir pour le&#13;
gouvernement de la maison après que vous les aurez éprouvés, si vous les goûtez.&#13;
Nous ne saurions rien toucher de ce qui vous est dû par vos ordonnances. Nous&#13;
en avons de 1707, de 1708, de 1709 et nous en aurons bientôt de 1710 qui ne servent&#13;
de rien et qui, à ce que je crois, ne serviront jamais de rien. Je ne puis par une lettre&#13;
vous expliquer le malheureux état où nous sommes qui, par contrecoup,&#13;
retombera sur le Canada. Je ne touche rien non plus pour la Louisiane et n’y puis&#13;
par conséquent rien envoyer. Je ne sais ce que feront nos Messieurs de ce pays-là,&#13;
2&#13;
&#13;
En marge : M. Guichard&#13;
&#13;
�mais il faudra bien qu’ils abandonnent. Je n’en reçois aucune lettre. On parle d’y&#13;
envoyer un vaisseau. Je n’ai que des soutanes, chapeaux, bas, souliers et chemises&#13;
à leur envoyer. Je ne puis leur envoyer rien d’ailleurs.&#13;
Nous sommes, Dieu merci, tous ici en assez bonne santé à la réserve de notre cher&#13;
M. de La Vigne, un de nos directeurs qui soutient une agonie très violente depuis&#13;
six ou sept jours. Depuis que le pape a publié le décret de 1704, les Jésuites ont&#13;
écrit contre nous avec la dernière hauteur, pour ne pas dire insolence. Ils veulent&#13;
nous rendre jansénistes malgré nous et nous traitent aussi mal qu’on puisse. Ils&#13;
prétendent que c’est nous qui avons perdu et eux qui ont gagné. Je tâcherai à vous&#13;
envoyer ces écrits par nos Messieurs et j’espère que la réponse qu’on y fait paraîtra&#13;
en ce temps-là.&#13;
Nous ne saurions rien toucher de vos abbayes et bénéfices. La gelée de 1709 a ruiné&#13;
toutes les campagnes. Je ne puis rien toucher de ce que vous doit M. l’évêque d’Aire&#13;
de reste pour notre ancien évêque. Tous les bénéficiers sont à bout, car l’Assemblée&#13;
du clergé délibère à donner au roi et lui donnera pour le rachat de la subvention&#13;
ou capitation du clergé 24 000 000, ce qui est le quart du fonds des biens&#13;
ecclésiastiques du royaume et emporte la ruine de tous les bénéfices. Je ne sais si&#13;
on [n’]en pourra rien tirer après cela.&#13;
J’ai oublié de vous marquer, en vous parlant des affaires, que nous causent les&#13;
Jésuites, que M. le cardinal de Tournon3 est toujours retenu prisonnier à Macao,&#13;
plus par les intrigues des Jésuites que par ordre de l’empereur de la Chine, qu’à&#13;
Rome on n’agit pas assez vigoureusement pour le retirer de cette captivité, que&#13;
M. de Conan y est, qui s’ennuie fort de ce qu’il voit en cette Cour, que&#13;
M. de Montigny est revenu de la Chine où il a été pendant un temps secrétaire de&#13;
M. de cardinal de Tournon et qu’il a été exilé par ordre de l’empereur, après qu’il&#13;
a fait, selon le langage de saint Paul, bonam confessionem4.&#13;
Nous nous trouvons à Paris dans le plus grand embarras du monde dans ce tempsci où on ne saurait tirer rien de nos ordonnances et où nous en avons pour les&#13;
missions orientales pour près de 100 000 livres, qui ne nous servent à rien, où nous&#13;
Charles Thomas Maillard de Tournon, 1668-1710, vicaire apostolique en Chine et dont l’empereur, après&#13;
des disputes sur les rites chinois, le remet aux mains des Portugais à Macao.&#13;
4&#13;
Une belle affirmation (Première lettre de saint Paul à Timothée, 6 :13)&#13;
3&#13;
&#13;
�ne sommes pas payés des rentes sur l’hôtel de ville et des biens sur particuliers.&#13;
M. de Montigny, en passant à Mascareignes, où a été autrefois M. Calvarin, y a&#13;
trouvé a emprunté près de 15 000 écus à 3 livres 13 sous pièce et en a tiré des lettres&#13;
sur nous, qu’il est impossible dans un temps si dur de payer. Cela me resserre&#13;
encore davantage pour vos affaires. J’avais autrefois de l’argent des missions, mais&#13;
je ne puis plus en garder. Le bon Dieu permet que nous soyons amputés de toutes&#13;
parts. Apoviamur, sed non destituimur5.&#13;
Vous aurez de la peine à croire que le P. Le Tellier, confesseur du roi, a fait les plus&#13;
grands efforts qu’il a pu pour rendre nos Messieurs, dans l’esprit du roi, suspects&#13;
de quelque liaison avec les jansénistes, afin de leur faire donner quelque lettre de&#13;
cachet. Il n’en est pas encore venu à bout, mais qui sait si, étant aussi souple et&#13;
adroit qu’il est, il ne viendra pas à ses fins. Nous allons notre chemin et ne nous&#13;
intimidons pas pour cela. Il y a autant d’apparence que nos Messieurs aient eu des&#13;
liaisons avec les jansénistes que vous en avez eues vous-mêmes.&#13;
M. Le Vallet a assuré Mgr de Québec que tous [les] MM. du chapitre ne pensaient&#13;
point soutenir leur opposition à la bulle, mais je vois qu’on n’y pense guère. On&#13;
prétend que M. de Pontchartrain en a cependant parlé fortement à Mgr de Québec&#13;
à son retour en France, mais comme ces seigneurs-là ne soutiennent pas et ne&#13;
suivent pas ce qu’ils disent, autant en emporte le vent.&#13;
Nous vous conjurons, Messieurs, de vous acquitter s’il se peut de vos grandes&#13;
dettes et pour cela, de diminuer vos charges jusqu’à ce que vous deviez moins, car&#13;
il ne convient pas à une communauté de tant devoir et ces dettes seraient capables&#13;
de vous abimer. Nous avons cela de bon en France pour notre Séminaire et nous&#13;
étions ainsi pour nos missions orientales avant ces lettres de cange que nous de&#13;
devions rien, ou si peu de chose, qu’on ne peut être incommodé. Vous êtes à&#13;
présent les maîtres. Vous n’êtes plus barrés par notre cher ancien prélat. Vous&#13;
pouvez assurément mettre ordre à vos affaires.&#13;
J’attendais une réponse à ce que je vous avais écrit sur notre ancien prélat. Je ne&#13;
puis, à cause de cela, encore rien faire imprimer de son éloge. Je vous envoyais l’an&#13;
&#13;
5&#13;
&#13;
Nous sommes soutenus, mais pas découragés.&#13;
&#13;
�passé nombre de ses portraits. J’en donnerai encore à nos Messieurs en s’en allant&#13;
et on vous enverra de La Rochelle ce qui y est.&#13;
Je n’ai, Dieu merci, ressenti aucune attaque de goutte depuis un an et je me suis&#13;
tout à fait bien porté.&#13;
Vous pouvez assurer M. Boucher que ses lettres de noblesse sont expédiées, mais&#13;
on sollicite une lettre de justice pour les faire enregistrer à Québec sur une copie&#13;
en forme. Je ne crois pas qu’on l’obtienne du ministre. Je dois recevoir ce soir les&#13;
lettres de noblesse de M. de La Vérendrye que m’envoie Mme Ango de La Mothe.&#13;
M. Sarrazin se porte bien et espère repasser en Canada. Mme de Vaudreuil n’y&#13;
repassera pas, à ce que je crois, cette année. On espère que M. Bégon le jeune ira&#13;
l’an prochain en qualité d’intendant. M. de Beauharnois est intendant à Rochefort.&#13;
Comme je n’ai rien reçu de nos bonnes religieuses hospitalières. Je ne doute pas&#13;
qu’elles ne me renvoient mes décharges cette année, qu’elles m’envoyaient l’année&#13;
passée au rapport de M. Le Vallet.&#13;
Je vous souhaite une parfaite santé et une abondante sainteté. Souvenez-vous de&#13;
moi au saint autel et me croyez, autant que jamais, Messieurs,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
7 avril 1710,&#13;
Nous avons fait entendre à Mgr de Québec que les deux prêtres que nous vous&#13;
enverrons étaient pour le Séminaire de Québec.&#13;
&#13;
/Transcription6 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-mdv-2023&#13;
/Traductions latines par Paul-Hubert Poirier, 2020.&#13;
&#13;
6&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2022&#13;
&#13;
�</text>
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            <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français classique par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1710, 7 avril – Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 41)&#13;
1 Messieurs&#13;
Paris 7. Avril 1710.&#13;
o&#13;
2&#13;
cas M N 41&#13;
3 Je vous escris cette 1.ere lettre davis par le vaisseau&#13;
4 de Bayonne qui doit partir des 1.ers p.r Quebecet dans&#13;
5 lequel on a chargé le vin qu’on avoit acheté lanpassé p.r&#13;
6 vous. vous apprendrez parlui laperteduSeul vaisseauqui&#13;
7 revenoit de Quebec ou J’ay perdutellem’ toutes mes lettres que&#13;
8 Jen’en ay pas receu uneSeulede vous dans toute lannée&#13;
9 passée. J’ay SceuSeulem.’ par une lettre que J’ay receue&#13;
10 deM de varenne que vous aviez receus toutes les&#13;
11 miennes. vous aurez la bonté de merenvoier cette année&#13;
12 toutes les decharges de comptes et autres actes que vous&#13;
13 me renvoiiez Sans doute cet automne Cenestpas ma&#13;
14 faute Si vous navez pas recus l’an passé tout ceque J’avois&#13;
15 envoié deSi bonneheure a la Rochelle. Jecrois que M Bourgix&#13;
16 afait aussi deSonmieux mais le commerce est Si rompu,&#13;
17 et toutes les aff.res Si délabréez qu’on nepeutplus prendre aucune&#13;
18 mesure juste. on estoit bien miserable l’an passé. on l’est&#13;
19 encoreplus cette année, et onle Sera encoerplus lannée prochaine&#13;
20 Si laguerre necesse. Et cepend.’ Je ne scay Si nous aurons la&#13;
21 paix JlSemble que Dieu n’est pas encore Satisfait, et Jl&#13;
22 est acraindre que nous n’esprouvions encore de plus grands&#13;
23 malheurs que tous ceux quenous avons esprouvez&#13;
24 J’ay eulemalheur de perdre dit on quatre bariques de&#13;
25 farine, que vous menvoiiez. Je vous ensuis obligé. mais cela&#13;
26 nefait quaugmenter nos miseres. Jl me fautpaier la lettre&#13;
27 dechange que vous avez tiré Sur moy p.r cela&#13;
28 vous Scaurez que M’gr LEveq.’ de Quebec est deretour enfrance&#13;
29 depuis lemois d’aoust dernier. Jestois alors allé en berry.&#13;
2&#13;
&#13;
Sa 2.de pretention&#13;
Est quil veut qu’on&#13;
revoque et quon&#13;
&#13;
30 Jl fit arrester avant mon retour entreles mains dufermier&#13;
31 demeobec cequil me devoit. Jen’avois par voulu faire contre&#13;
32 lui pend.’ Saprison la moindreprocedure, et Jen’en ay pas&#13;
33 encore voulu faire, quoi que Jeusseplus de chose alui demander&#13;
34 quil n’en a a me demander. Depuis cetemps la Jl n’a cessé de&#13;
35 presenter des memoires aM LeCard.l de Noailles aus quels Jl&#13;
36 afallu que nous aions repondu La 1.ere deSes demandes dans&#13;
37 Ses memoires estoit de venir demeurer avec nous pretendant&#13;
38 en avoir droit. Nous l’avons prié den montrer les titres.&#13;
39 Il Seprend a moy detout, etdit que Si Je voulois Mess.rs de Brisacier&#13;
40 et TibergeSigneroient ceque Jeleur proposerois. vous Jugez bien&#13;
41 quil est fort desagreable destre enbutte a un Evesque qui me&#13;
42 taxe de peu de reconnoissance p.r mavoir imposé les mains. Je&#13;
&#13;
�renonce a une donation&#13;
quil a faitauSem.re&#13;
detout les biens apres&#13;
Samort. Nous ne&#13;
connoissions pas&#13;
cette donation et&#13;
quand Jlnous la&#13;
montrée, Nous lui&#13;
avons repondu quil&#13;
pouvoit la revoquer.&#13;
vous pouvez&#13;
Juger dela deSon&#13;
esprit.&#13;
&#13;
3&#13;
&#13;
43 voudrois nestrepas chargé de telles contestations qui ne me&#13;
44 regardent quautant que Je dois Soutenir les Jnterests de mes&#13;
45 amis et d’une maison alaquelle JeSuis attaché.&#13;
46 La Seconde 3.e demande est quil voudroit qu’on continuast alui&#13;
47 paier 2000.# par an, Suivant le concordat de 1697. Jelui fais&#13;
48 voir quepar latransaction de 1706. Jla cessé aPasques 1707.&#13;
49 et que depuis ce terme chacun aeu droit dejouir des lots&#13;
50 portez par lepartage fait parla Bulle.&#13;
51 Sa 4e pretention est quil ne voudroit pas donner letiers&#13;
52 des revenus deLabbaye de Bennevent. Je fais voir quil nepeut&#13;
53 Sen dispenser Suivant ledroit commun&#13;
54 Son 5.e article est quil voudroit qu’on fixast lenombre de Jeunes&#13;
55 Ecclesiastiq.’ qu’on doit entretenir dans leSemin.re deces manses&#13;
56 monacales. Jelui represente LJmpossibilité delefixer Sur lepeu&#13;
57 dassurance Sur ceque lon doit jouir. Jl faut avoir joui deces&#13;
58 manses monacales, p.r enscavoir la valeur, Jeproposedeles&#13;
59 appliquer pend.’ Sa vie a lesducation des Jeunes Seminaristes dans&#13;
60 legrand Sem.re qui aideroient afaire lofficede la cathedrale&#13;
61 JlSemble quelq.’ fois que Mgr de Quebec y consent etpuis&#13;
62 ensuite quil veut transferer ce revenu ades miss.res et&#13;
63 curez des costes aquoy Jenepuis consentir. Nous avons&#13;
64 encore bien des batailles a rendreSur cela&#13;
65 La 6.e demande est quil voudroit quonle dechargeast de&#13;
66 faire apres Sa mort unfonds de 400.# derente, p.r les escoles.&#13;
67 Jlvoudroit que cettefondationSeprist apres Sa mort Sur&#13;
68 Safondation de 1685. offrant defournir 400 pend’ Sa vie&#13;
69 quil ena Lusufruit, et que deux des quatre Ecclesiastiques&#13;
70 qui y Sont marquez fassent apres Samort les escoles.&#13;
71 cela absolum’ pouroit Saccorder, et Je n’y ferois nulle&#13;
72 difficulté Si Jene voiois quede l’humeur dont Jlest on ne&#13;
73 lui aurapas plutost accordé ce changem.’ quil endemandera&#13;
74 un autre cest p.r quoy Jele prie tres fort delaisser lemonde&#13;
75 co’e Jlest.&#13;
76 Dans une reponse quil fait anotrereponse Jl fait une&#13;
77 nouvelle demande qui est un compte de lemploy&#13;
78 durevenu des abbayes. Jelui reponds que cest a Quebec&#13;
79 qu’on doit lui rendre ce compte et quil faut avoir&#13;
80 touché auparavant en cecpysla ces revenus etles avoir&#13;
81 depenses avant que denpouvoir demander compte de&#13;
82 Lemploy. vous voiez partout cela Son esprit inquiet. Jl&#13;
83 lest unpeuplus quil nelajamais esté, et onpeut encore&#13;
84 plus diredelui quejamais. Sunt qui nec in pace, Sunt&#13;
85 nec esse alios in pace sinunt.&#13;
86 Depuis que M Le valet est arrivé Jl m’a fait proposer des&#13;
&#13;
�87 expediens daccommodement qui netendent qu’a vouloir faire&#13;
88 tomber les gens dans Ses veües, Jl me flatte, Jl me caresse, Jl me&#13;
89 donnedes louanges, Jl mepriede me mettre enlap’nce de Dieup.r&#13;
90 lui repondre, etquand Jen’ay pas repondu Suivant Ses Jntentions,&#13;
91 Jlpretend que Jenemesuis pas mis devant Dieu&#13;
92 Jl Sest Separé deM deLa Palliere avec rupture entiere. M dela Palliere&#13;
93 endit debelles choses, et lui dit deSon coté debelles histoires deMde&#13;
94 laPalliere Jesvite de voir M de la Pallierep.r nelepas choquer.&#13;
95 mais vous pouvez compter queSil retourne encanada, Jl y fera&#13;
96 plus de divisions et de brouelleries quil n’en ajamais fait Jl nous&#13;
97 assure quil n’ira pas cette année. Mais Jen’enreponds pas.&#13;
98 JlSavisera peut estre departir quand les vaiss.x Seront prests demettreala voile&#13;
&#13;
4&#13;
&#13;
2 prêtres&#13;
Envoyés&#13;
M.’ Thiboult&#13;
&#13;
Mr Guichard&#13;
&#13;
99 nous avons remis nos memoires a Mgr Le Card.l deNoailles&#13;
100 qui nous adit que rien nepressoit deles finir. Jlest actuellem’&#13;
101 occupé des aff.res deLassemblée duclergé. Nous nelepressons pas.&#13;
102 Jetacheray a vous envoier parles d.ers vaiss.x des copies deces&#13;
103 memoires de M. de Quebec et des reponses quenous y avons&#13;
104 faites. Mais Jenelepuis par ces 1.ers&#13;
105 Comme Jen’ay receude vous ny facture ny memoires et que&#13;
106 dailleurs celle del’an passé est restée alaRochelle, Jene vous&#13;
107 ay rien acheté denouveau n’en ayantpasdailleurs les&#13;
108 moiens co’e Je vous l’ay escrit l’an passé. Cepend.’ J’ay&#13;
109 donné unmemoire destofe a un marchand drapier de&#13;
110 beauvais qui veut bien meles avancer jusqu’à Noel&#13;
111 prochain, les vendant unpeuplus cher, et Jetascheray de&#13;
112 vous envoier parla des ratines, des facons de Londre des&#13;
113 especes de falaise en noir et bleu, environp.r 1000.# ou&#13;
114 1200.# avec tout ce que Je vous envoiois lanpassé. cela&#13;
115 nepeut partir que dans les derniers vaiss.x&#13;
116 Mad.’ dela motte ango vous envoie des toiles alordinaire,&#13;
117 quoi quelle n’ait rien receude vous. Co’e tout le monde nous&#13;
118 fait peur dupeu deSoutien Sujets que vous avez auSemin.re Nos&#13;
119 Mess.rs ont crus devoir vous envoier dusecours. ce Sont&#13;
120 deux Prestres qui demeurent depuis longtemps auSemin.re&#13;
121 Le 1.er est M Thibout prestre de Rouen, que Jaurois voulu vous&#13;
122 envoier dez Jly atrois ans, mais M De Rosalie vouloit le mener&#13;
123 avec lui enlachine cest un bonSujet propre atout et qui Sera en&#13;
124 estat dagir dans le Semin.re et dans laparoisse atout aquoy&#13;
125 onlappliquera Jl napas unebonne poitrine Jlfaudra&#13;
126 lemesnager. car Jlest trop dur p.r lui mesme cest unesprit&#13;
127 doux honneste, et qui abien delapieté. Jla unefort bonne voix.&#13;
128 Jl est propre a vous aider dans leSemin.re&#13;
129 LeSecond est un Jeune Prestre dupays defeu M Duplein. cesta&#13;
130 dire Duforest. Jl est fort pieux, aymefort la vie cachée, et&#13;
&#13;
�131 Se mettra atout. Jl napas tant de talent interieurs queM&#13;
132 Thibout mais JlSera bienpropredans lepetit Sem.re ou&#13;
5&#13;
&#13;
6&#13;
&#13;
133 dans laparoisse nos Mess.rs estiment que vous Serez en&#13;
134 estat de vous enservir pr legouvernem.’ delamaison apres&#13;
135 que vous les aurez esprouvez Si vous lesgoutez&#13;
136 Nous ne scaurions rien toucher decequi vous est deupar&#13;
137 vos ord.ces Nous en avons de 1707. de 1708. de 1709 et&#13;
138 nous en aurons bientost de 1710. qui neServent derien&#13;
139 et qui aceque Jecrois ne Serviront jamais derien. Je ne&#13;
140 puis par unelettre vous expliquer le malheureux estat&#13;
141 ounous So’es qui par contrecoup retombera Surle Canada&#13;
142 Jenetoucherien non plus p.r LaLouisisne, et n’y puis par&#13;
143 consequent rien envoier. Jene Scay ceque feront nos Mess.rs&#13;
144 decepaysla mais Jlfaudra bien quils abandonnent, Jen’en&#13;
145 recois aucune lettre onparle dy envoier un vaisseau Je&#13;
146 n’ay quedes Soutannes chap.x bas Souliers et chemises&#13;
147 aleur envoier. Jenepuis leur envoier rien dailleurs.&#13;
148 Nous So’es Dieumercy tous icy enassez bonne Santé alareserve&#13;
149 denotre cher M. dela vigne un de nos Directeurs qui Soutient&#13;
150 uneagonie tres violente depuis Six ouSept jours. Depuis que&#13;
151 le Pape apublié leDecret de 1704. Les Jesuites ont escrit&#13;
152 contrenous avec laderniere hauteur p.r nepas dire Jnsolence&#13;
153 Jls veulent nous rendre Jansenistes malgré nous, et nous&#13;
154 traitent aussi mal qu’on puisse Jls pretendent que cest Nous&#13;
155 qui avons perdus, et eux qui ont gagné. Je tascheray a vous&#13;
156 envoier ces escrits par nos Mess.rs et Jesperequela reponse&#13;
157 qu’on y fait paroistra en cetemps la&#13;
158 Nous neScaurions rien toucher de vos abbayes et Benefices&#13;
159 Lagelée de 1709. aruiné toutes les campagnes. Jenepuis&#13;
160 rien toucher deceque vous doit M Leveque Daire dereste&#13;
161 p.r n’re ancien Evesque Tous les beneficiers Sont about.&#13;
162 car Lassemblée duclergé delibere adonner au Roi etlui&#13;
163 donnera p.r lerachat dela Subvention ou Capitation du&#13;
164 clergé 24. millions, cequi est lequart du fonds des biens&#13;
165 Ecclesiastiq.ues duRoiaume, et emporte laruinedetous&#13;
166 les benefices. Jenescay Si onen poura rientirer apres cela&#13;
167 J’ay oublié de vous marquer en vous parlant des aff.res&#13;
168 quenous causent les Jesuites, que M. Le Card.l deTournon est&#13;
169 toujours retenuprisonnier a Macao, plus par les Jntrigues&#13;
170 des Jesuites quepar ordrede Lempereur de Lachine qu’a&#13;
171 Rome on n’agit pas assez vigoureusem’ pr leretirer de&#13;
172 cette dure captivité, que M de canon y est qui S’y&#13;
173 ennuye fort decequil voit en cettecour, que M de&#13;
&#13;
�174 Montigni est revenu dela chine ou Jlaesté pend.’ Un&#13;
175 temps Secret.re deM Le Card.l de Tournon, et quil aesté&#13;
176 exile parordre deLEmprerue, apres quil afait Selonle&#13;
177 langage de S.t Paul Bonam confissionem&#13;
178 Nous nous trouvons a Paris dans le plus grand ambaras&#13;
179 du monde Dans ce temps cy ou onneScauroit tirer&#13;
180 rien de nos ord.ces et ou nous en avons pr les missions&#13;
181 orientales p.r prezde cent millelivres qui nenous Servent&#13;
182 arien, ou nous neSo’es paspaiez des renttesSurlhotel de ville&#13;
183 et des bient Surparticuliere, M de montigni en passant&#13;
184 a mascaregne ou aesté autrefois M Calvarin y a trouvé&#13;
185 a emprunter prez de quinzemille escus a 3.# 13S piece&#13;
186 et en atiré des lettres Sur nous quil nous est Jmpossible&#13;
187 dans untemps Si dur depaier. cela meresserre encore&#13;
188 davantage p.r vos aff.res Javois autrefois delargent des missions,&#13;
189 mais Jenepuis plus en garder. Lebon dieupermet que&#13;
190 nous Soions anputier detoutes parts. apoviamur Sed non&#13;
191 destituimur&#13;
192 vous aurez peine acroire que Le P. LeTellier confesseur&#13;
193 duRoi afait lesplus grands efforts quil apup.r rendre nos&#13;
194 Mess.rs dans lesprits duRoi Suspects dequelq’ liaison avec&#13;
195 les Jansenistes afin deleur fairedonner quelq’ lettrede&#13;
196 cachet. Jln’en est pas encore venuabouts mais qui Scait&#13;
197 Si estant aussi Souple et adroit quil est Jl ne viendra pas aSes&#13;
&#13;
Mr de&#13;
Montigni&#13;
revenu&#13;
de la Chine&#13;
&#13;
Jansenisme&#13;
&#13;
7.&#13;
&#13;
198 fins. Nous allons notre chemin, et nenous intimi=&#13;
199 dont pas p.r cela Jl y a autant dapparence que nos&#13;
200 Mess.rs ayent eu liaison avec les Jansenistes que vous&#13;
201 y enavez eu vous mesmes.&#13;
202 M Le valet a asseuré Mgr de Quebec que Tous M.rs&#13;
203 duchapitrenepensoient point eSoutenirleur opposi=&#13;
204 =tionala bulle Pour moy dans toutes les reponses&#13;
205 que Je fais aMgr Joffre deremettre tout en lestat&#13;
206 ou estoit le chapitre avant notre transaction etla&#13;
207 Bulle mais Je vois qu’on n’y pense guere on&#13;
208 pretend queM de Pont ch. ena cepend.’ parlé fortem.’&#13;
209 aMgr de Quebec a Son retour en france mais co’e&#13;
210 ces Seig.rs la neSoutiennentpas et neSuiventpas&#13;
211 cequils disent, autant en emporte le vent.&#13;
212 Nous vous conjurons Messieurs de vous acquiter&#13;
213 SilSepeut de vos grandes dettes, et p.r celade diminuer&#13;
214 vos charges jusqu’à ceque vous deviez moins, car&#13;
215 Jlneconvient pas a une comm.te detant devoir.&#13;
216 etces dettes Seroient capables de vous abismer.&#13;
217 Nous avons celadebon en france p.r n’re Sem.re et nous&#13;
&#13;
�Mgr de L.&#13;
&#13;
7 Avril&#13;
1710.&#13;
&#13;
218 estions ainsy p.r nos missions orientales avant ces lettres de&#13;
219 change quenous ne devions rien, ouSi peude chose&#13;
220 qu’on nenpeut estre incommodé. vous estes apnt&#13;
221 Les maistres. vous nestes plus barrez pas notre&#13;
222 cher ancien Prelat. vous pouvez assurem.t mettre&#13;
223 ordre a vos aff.res&#13;
224 Jattendois une reponse a ceq.’ Je vous avoit escrit&#13;
225 Sur n’re ancien Prelat. Jenepuis acause decela&#13;
226 encore rien faire Jmprimer deSon Eloge Je vous&#13;
227 envoiois lanpassé nombre deSes portraits. Jen&#13;
228 donneray encore a nos Mess.rs en Sen allant.&#13;
229 et on vous envoiera de la Rochelle cequi y est.&#13;
230 Jen’ay Dieumercy ressenti aucune attaquede goute&#13;
231 depuis unan, et JemeSuis tout afait bienporté. vous&#13;
232 pouvez asseurer M Boucher que Ses lettres de Noblesse&#13;
233 Sontexpediéez mais on Sollicite unelettre de Justionp.r&#13;
234 les f.re enregistrer a Quebec Sur unecopie enforme&#13;
235 Jenecrois pas qu’on lobtienne duMinistre&#13;
236 Jedois recevoir ceSoir les lettres de Noblesse deM&#13;
237 dela veranderie que menvoye Mad.’ dela motte ango.&#13;
238 M Sarrazin Seporte bien et espere repasser en&#13;
239 canada Mad.’ De vaudreuil n’y repassera pas ace&#13;
240 que Je crois cette année. on esperequeM Begon&#13;
241 le Jeune ira lanprochain enqualité dJntendant.&#13;
242 M de Bauharnois est Jntend.’ a Rochefort.&#13;
243 co’e Jenay rien receu de nos bonnes Relig.ses hospi&#13;
244 =talieres Je ne Doutepas quelles neme renvoyent&#13;
245 mes descharges lanprochain cette année quelles menvoixxxnt&#13;
246 lannée passée auraport deM Le valet. Je vous&#13;
247 Souhaite une parfaite Santé et une abondante&#13;
248 Sainteté. Souvenez vous demoy au S.t autel, et&#13;
249 me croiez autantque jamais&#13;
250&#13;
Messieurs&#13;
251 Nous avons fait entendre aMgr&#13;
252 de Quebecque les deux Prestres&#13;
253 quenous vous envoirons estoient votre tres humbleet&#13;
254 p.r leSem.re de Quebec&#13;
tres obeiss.’ Serviteur&#13;
255&#13;
Tremblay&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2022&#13;
&#13;
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec (Paris, 7 avril 1710)</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris informe les directeurs du Séminaire de Québec de ses démêlés avec Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, concernant ses prétentions sur les biens du Séminaire, sur les mémoires qu’il a présentés à Noailles, archevêque de Paris, et les propositions d’accommodement. Il déplore la captivité de Tournon en Chine, les attaques des Jésuites contre le Séminaire et la difficulté de toucher les revenus des abbayes et des bénéfices. Il dit ne pouvoir rien envoyer à la Louisiane et ne rien recevoir de ses ordonnances. </text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11974" class="show"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 41&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11972" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11973" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Abbayes et prieurés</name>
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        <name>Affaire de l'ingérence de Saint-Vallier dans les affaires des communautés religieuses (1685-1705)</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONSIDÉRATIONS PASTORALES</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec les procureurs ou agents</name>
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        <name>Dépenses</name>
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        <name>Grâces pécuniaires</name>
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        <name>Jésuites</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 12 avril 1706)&#13;
&#13;
12 avril 1706&#13;
Monsieur,&#13;
Je vous écris, par le vaisseau de M. Jolliet, cette première lettre, ces premiers jours&#13;
d’avril, pour vous donner promptement de nos nouvelles. Nous croyons avoir&#13;
reçu toutes vos lettres et celles de nos Messieurs, soit par M. de La Colombière et&#13;
M. Dupré, soit par les autres voies par lesquelles vous nous avez écrit. Les&#13;
premières que nous reçûmes, ce fut par le Neptune, qui arriva le premier et nous&#13;
apporta la triste nouvelle de notre second incendie. Ce fut par la lettre de&#13;
Mgr l’Ancien à M. l’abbé de Brisacier, qui vint par la poste, et nous fut rendue vers&#13;
le 15 de décembre. J’étais alors plongé dans une grande affliction de la mort de&#13;
M. de Louche, qui était un séculier parent de M. l’abbé Tiberge, qui m’aidait dans&#13;
nos affaires et était toute ma ressource. Il mourut subitement, sans même recevoir&#13;
l’absolution entre nos bras, ce qui nous fut très douloureux. J’avais une autre&#13;
tristesse de voir manquer le voyage de M. Gervaise au Mississippi et celle-là&#13;
survenant par-dessus fit en moi une telle impression de tristesse que je crois devoir&#13;
attribuer la maladie qui m’arriva à la fin de décembre à ces afflictions et au surcroît&#13;
de travail et de peine que j’eus dans ce mois-là ; mais pour prendre les choses de&#13;
plus loin, je vais vous mander ce qui est arrivé depuis le départ des navires et ce&#13;
qu’il faut vous apprendre de la disposition où je vois ces affaires.&#13;
M. l’évêque de Québec est toujours prisonnier en Angleterre. Il est très indisposé&#13;
contre nous, de ce que M. l’abbé de Gergis n’a pas été nommé son coadjuteur. Il&#13;
nous l’attribue, quoique nous n’en soyons pas la cause. Il ne m’a écrit depuis ce&#13;
temps-là que d’une manière très dure et qui fait sentir son aigreur et son&#13;
indisposition. Il n’y a nulle apparence que nous le revoyons en France qu’à la paix.&#13;
Cependant, on parle d’échanges de prisonniers, mais comme on commande&#13;
toujours M. Méan1 et que l’on ne le rendra jamais, il y a sujet de craindre qu’on ne&#13;
&#13;
Jean-Ferdinand de Méan de Beaurieux (1647-1709), ecclésiastique, appelé le baron de Méan, il était proautrichien et considéré ennemi de l’État français.&#13;
1&#13;
&#13;
�retienne longtemps le prélat. Il y a pourtant quelque sujet de croire que si M. le&#13;
duc de Vendôme avait jugé à propos d’échanger les prisonniers du duc de Savoie,&#13;
que nous avons en grand nombre, on aurait obtenu l’échange de Mgr de Québec&#13;
contre quelqu’un d’eux. Mais M. le duc de Vendôme a demandé au roi de ne&#13;
rendre aucun officier du duc de Savoie de cette campagne-ci, parce qu’on suppose&#13;
qu’on achèvera cette année de le ruiner de fond en comble.&#13;
J’ai eu le malheur de perdre, ce mois d’août 1705, un procès pour l’abbaye de&#13;
Méobecq contre M. de Tencosme, qui est un seigneur voisin, faute d’avoir produit&#13;
des titres que je n’ai pu trouver pour une redevance de 18 setiers de blé due au&#13;
prieuré d’Abilly. On me fait tous les jours espérer de retrouver ces titres, mais je&#13;
ne sais si on me tiendra parole. Cela m’a donné bien du déplaisir, après bien du&#13;
mal que la poursuite de ce procès m’avait causé.&#13;
M. d’Iberville ayant obtenu cet été de la cour tout ce qu’il espérait pour l’entreprise&#13;
qu’il avait eu dessein de faire il y a deux ans et qui échoua, il s’est disposé cet&#13;
automne à aller ou envoyer un vaisseau à la Louisiane. Cela nous a engagé de&#13;
reprendre avec M. Gervaise les projets qu’il avait faits pour ce pays-là ; car comme&#13;
M. de La Vente, par ses lettres, nous laissait entrevoir qu’il y aurait du bien à faire&#13;
aux Chactas et Chicachas et que M. Gervaise était en état d’y entretenir une&#13;
mission de son bien. Nous y trouvions un grand avantage pour la religion. Je fus&#13;
donc le voir au mois d’octobre. Nous prîmes nos mesures pour son départ. Il&#13;
emportait avec lui pour 7 000 ou 8 000 livres de bonnes hardes comme linge,&#13;
tapisserie, draps et qu’il espérait vendre aux îles pour en acheter deux ou trois&#13;
nègres et avec trois autres domestiques français qu’il emmenait et un missionnaire&#13;
que nous lui donnions. Il espérait mettre dans peu cette mission qu’il allait&#13;
entreprendre en état de se passer du recours en France et ce solide établissement&#13;
aurait disposé peu à peu à en faire de pareils dans les autres endroits ; mais comme&#13;
M. l’abbé Gervaise n’avait pas d’argent comptant, il me fallut lui en avancer pour&#13;
cette entreprise, que je considérais comme un moyen d’affermir ces missions. Il me&#13;
fallut même payer pour 2 000 livres de dettes qu’il avait contractées et dont il fallait&#13;
qu’il se débarrassât.&#13;
&#13;
�Il partit ainsi de Tours au 15 novembre. J’avais fait partir les ballots pour les autres&#13;
missionnaires au mois d’octobre et celui que devait lui servir de confrère, les&#13;
premiers jours de novembre. On me faisait espérer que les vaisseaux partiraient le&#13;
22 de novembre et s’ils étaient partis alors, tout aurait réussi. Le ministre nous&#13;
avait enfin accordé, pour M. de La Vente et son confrère, 1 500 livres par an et pour&#13;
nous dédommager des années passées, il nous avait fait expédier une ordonnance&#13;
de 4 500 livres pour les années 1703, 1704 et 1705. C’était dans cette espérance que&#13;
j’avais accepté une lettre de change de 700 livres tirée par M. de La Vente et que je&#13;
lui avais envoyée et qu’il m’avait demandée ; mais dans le temps que j’étais accablé&#13;
de la mort de M. Louches, notre homme d’affaires, et que pour surcroît j’appris le&#13;
deuxième incendie de Québec, j’appris pour comble que le roi avait donné ordre&#13;
d’empêcher le voyage de M. l’abbé Gervaise, parce que son oncle, nommé le&#13;
P. Aubereau de Sainte-Geneviève, pour l’empêcher d’aller dans ces missions,&#13;
l’avait fait passer pour un étourdi et pour un brouillon, en sorte que quoique nous&#13;
allassions présenter au ministre le tort qu’on faisait à ces missions par cet obstacle,&#13;
nous ne pûmes rien obtenir et il a fallu rompre tout ce projet. Le prêtre qui devait&#13;
l’accompagner est allé seul là-bas, avec un domestique pour le servir, et&#13;
M. Gervaise, qui avait fait embarquer ses meubles et n’a pu les retirer, a fait suivre&#13;
ses meubles par son valet, qui doit les aller vendre s’il peut dans les îles. Mais cette&#13;
entreprise m’a engagé dans des dépenses bien plus fortes pour la Louisiane que je&#13;
n’espérais en faire, car ce départ du missionnaire, qui devait accompagner&#13;
M. Gervaise, est retombé sur nous, en sorte que je crois que la dépense pour ces&#13;
missions monte à près de 5 000 livres faites l’an passé et je n’espérais en dépenser&#13;
que 3 000 livres. Il est vrai que ce missionnaire, que l’on nomme M. Lemaire et qui&#13;
est connu de M. Calvarin, ayant demeuré longtemps dans notre Séminaire à Paris,&#13;
a laissé quelques livres au Séminaire pour les lui envoyer, en cas qu’il s’accoutume&#13;
bien dans ces missions ; car j’en doute un peu et je crains qu’il ne soit de dépense.&#13;
Il était fort bien établi à Saint-Barthélemy, sa paroisse à Paris, où il avait un grand&#13;
nombre de pénitents et pénitentes et y était assez goûté. Il a assurément quitté&#13;
beaucoup pour aller là, mais je l’aurais cru fort propre en second sous M. Gervaise&#13;
et je ne sais si étant seul il fera bien.&#13;
&#13;
�Outre cette augmentation de dépense pour nous, je me suis encore engagé dans de&#13;
grandes avances pour M. Gervaise pour la même entreprise, car il me doit près de&#13;
5 000 livres pour cette entreprise. Il aurait voulu que, pour m’en payer, j’eusse pris&#13;
un contrat de pareille sorte sur l’hôtel de ville, mais je ne puis m’en accommoder.&#13;
Si son valet revient heureusement, il pourra me rembourser une partie. Il lui a fallu&#13;
bien de la vertu pour soutenir cette épreuve et il est une plaie, qui n’est pas encore&#13;
fermée à l’heure que je vous écris ceci. Il est revenu, par notre conseil, dans son&#13;
bénéfice, dans le dessein, si l’on peut ôter les impressions qu’on a donné de lui au&#13;
roi, de reprendre ce dessein. Sans cela, il se serait retiré dans quelque solitude. Il&#13;
m’a témoigné avoir envie de fonder de son bien une mission dans ces pays-là et&#13;
de donner un revenu de 500 livres pour cela après sa mort. Il n’a qu’une sœur, qui&#13;
est une fille de vertu, fort résolue de ne se jamais marier, qui avait enfin par piété&#13;
consenti à cette entreprise et qui a eu bien de la douleur du déplaisir que son oncle&#13;
a causé à son frère.&#13;
M. de La Colombière et M. Dupré sont arrivés heureusement, après avoir couru&#13;
bien des risques en arrivant en France. Nous avons invité M. de La Colombière à&#13;
venir demeurer chez nous et il nous a fait l’honneur de l’accepter. Mais nous ne&#13;
prévoyons pas que son voyage puisse avoir aucun bon succès, à cause de la triste&#13;
situation où sont les affaires, car, dans l’état où tout est en France, il ne faut pas&#13;
espérer un secours plus fort que celui de 4 000 livres à l’ordinaire pour notre&#13;
incendie et c’est beaucoup ; et quant à ce projet de demander un bénéfice au roi,&#13;
comme une abbaye, et pour l’unir, quand M. le gouverneur et M. l’intendant vous&#13;
ont proposé ce projet, c’est que cela ne leur coûtait rien et vous jetait de la poussière&#13;
aux yeux, mais ils n’y peuvent tout, tant qu’ils sont rien du tout et la chose n’est&#13;
nullement faisable ainsi. Je ne vois pas quelle utilité le voyage de&#13;
M. de La Colombière apportera, car quant aux charges du pays, qui n’ont pas été&#13;
payées l’an passé, ce ne sera pas lui qui trouvera moyen de les faire payer. Nous&#13;
sommes ici très édifiés de son zèle et en particulier de son affection pour vous&#13;
procurer du soulagement, mais il voit bien qu’il n’y a rien à faire. Il a été très mal&#13;
reçu de M. Pontchartrain, qui était pour lors dans sa mauvaise humeur. Il est allé,&#13;
depuis un mois, au Havre-de-Grâce voir, M. l’intendant et Mme son épouse et doit&#13;
revenir avec lui à Paris, où je l’attends tous les jours. Ce qui l’a engagé à ce voyage,&#13;
c’est que M. l’intendant lui a mandé que M. de Pontchartrain lui avait envoyé tous&#13;
&#13;
�les mémoires du Canada pour avoir dessus son avis. Il a cru donc rendre service à&#13;
la colonie d’aller raisonner sur tout cela avec lui au Havre. Je crois qu’ils seront ici&#13;
au premier moment.&#13;
Je ne sais quelles mesures on prendra pour régler les affaires de la Compagnie de&#13;
Canada, qui est dans le plus mauvais état que l’on puisse s’imaginer. On propose&#13;
deux parties. La première, de faire acheter l’ancienne masse de castors par les&#13;
chapeliers de Paris, qui en offrent 600 000 livres et compris tout ce qui est en France&#13;
et laissent la liberté de vendre comme on voudra celui qui est en Canada et ensuite&#13;
le castor ne serait plus en partie, mais chacun aurait la liberté de l’envoyer en&#13;
France et le vendre comme on voudrait ; mais pour exécuter ce projet, il faudrait&#13;
que le roi payât plus de 300 000 ou 400 000 livres pour acquitter les dettes de la&#13;
colonie du Canada, ce qui est demander actuellement l’impossible. La seconde&#13;
proposition est faite par M. Aubert de Hollande, qui propose d’acheter tout le&#13;
castor qui est en France et en Canada à très vil prix et offre de payer [une] partie&#13;
des lettres de change et de faire consommer ce castor et celui qui viendra de&#13;
Canada en six ans, pourvu qu’on n’en apporte qu’une médiocre quantité, en sorte&#13;
qu’après ces six ans, le pays ait ensuite la liberté du commerce. Augusta sunt&#13;
undique2. Je ne sais quel parti on prendra, mais je sais que certainement on ne paiera&#13;
pas la lettre de change de 600 000 livres que M. Buisson m’a envoyée à prendre sur&#13;
cette Compagnie pour paiement de parties des charges, car les agents de change&#13;
n’en veulent accepter aucune.&#13;
Ce sont tous ces embarras de la colonie du Canada qui obligeront&#13;
M. de Pontchartrain à recevoir si mal M. de La Colombière, qui venait pour lui&#13;
représenter les misères de ce pays-là, car ce ministre lui dit que le roi devait&#13;
abandonner ce pays, qui ne lui était d’aucune utilité et ne lui causait que de&#13;
l’embarras et de la dépense, que les plus courtes folies étaient les meilleures, qu’on&#13;
avait engagé Sa Majesté dans de très grosses dépenses pour ce pays-là et qu’elle&#13;
n’en pouvait plus faire. Nous ne croyions pas cependant que le roi veuille encore&#13;
abandonner, comme ce ministre le dit, cette colonie, mais il ne faut pas espérer de&#13;
lui de secours en ce temps-ci. Nous n’avons pas ouvert la bouche sur votre&#13;
incendie depuis que nous le savons, car comme on vous a mal traité en Canada,&#13;
2&#13;
&#13;
Les grandes choses viennent de tous les côtés.&#13;
&#13;
�on vous maltraite aussi ici et il faut entrer dans des justifications sur votre&#13;
conduite, qui n’opèrent rien. On vous taxe de négligence de prendre si peu garde&#13;
à des ouvriers et nous avons beau dire, cela ne sert pas à procurer des aumônes ;&#13;
ce qui fait que nous restons dans le silence. Je n’ai reçu pour votre incendie qu’une&#13;
aumône de 300 livres d’une pénitence de M. l’abbé de Brisacier et 106 livres d’un&#13;
vicaire de la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois. M. l’abbé de Brisacier en a&#13;
voulu parler à Mme de Maintenon, qui s’est excusée même d’accorder une quête&#13;
à Versailles, qui pourrait peut-être produire 100 pistoles ; si bien que nous sommes&#13;
résolus de ne pas ouvrir la bouche, c’est à vous à vous modérer dans vos dépenses&#13;
et à retrancher ce que vous pouvez retrancher pour vous rétablir.&#13;
Quand il se trouverait aisément un bénéfice vacant, qui fût propre à unir à notre&#13;
Séminaire, ce qui n’est pas aisé à trouver, et que le roi eut assez de bonté pour en&#13;
consentir l’union, à quoi il a beaucoup de répugnance, pour ne pas dépouiller la&#13;
couronne de ses collations de bénéfice, croyez-vous qu’étant aussi mal que nous le&#13;
sommes avec les pères jésuites, ils laisseraient passer cette affaire sans y faire&#13;
obstacle, quand on la pouvait faire sans eux ? Comptez que la plaie que notre lettre&#13;
et nos affaires de la Chine leur ont faite est incurable et qu’elle ne se refermera&#13;
jamais. Ce ne sont pas gens à agir par des principes surnaturels. Ils diront de belles&#13;
paroles et sous-main, rompront bras et jambes. Si vous n’avez d’autre ressource&#13;
pour votre rétablissement, n’en espérez aucun avantage.&#13;
Dans quelle consternation ce nouveau malheur m’a-t-il mis pour vos affaires ! Car&#13;
après vous avoir écrit, comme j’avais fait l’an passé, qu’étant autant en avance que&#13;
j’étais pour vous, je ne pouvais vous envoyer rien cette année, ni payer M. Fleury&#13;
pour ses factures de 1704 et 1705 que je l’avais prié de vous avancer et qui montent,&#13;
comme vous le reconnaissez, à plus de 9 000 livres. C’est, je crois, le chagrin que&#13;
j’en eus qui me causa la maladie que j’eus cet hiver et qui vous surprendra, comme&#13;
elle m’a fort surpris. J’avais beaucoup mareté sur le pavé de Paris ce mois de&#13;
décembre dernier. Le 29 de ce mois, je me sentis le matin une petite douleur au&#13;
pouce du pied droit. Je ne laissai pas de courir toute la matinée. Je rentrai chez&#13;
nous à une heure après-midi avec une plus grande douleur, qui me faisait boiter&#13;
tout bas et étant rentré dans ma chambre, je ressentis pendant deux nuits très&#13;
violemment à ce pouce la douleur de la goutte, ce que je ne pouvais pas croire,&#13;
&#13;
�étant encore si jeune et la vie de Séminaire depuis l’âge de 18 ou 20 ans devant&#13;
m’exempter de cette sorte de mal, mais afin que je n’en doutasse pas, le même mal&#13;
me passa ensuite les deux nuits suivantes au pouce du pied gauche, où je souffris&#13;
des douleurs très vives et ces quatre nuits de douleurs me cassèrent si bien les&#13;
jambes que j’ai été presque tout le mois de janvier sans dire la sainte messe, ne&#13;
pouvant me soutenir, et que je n’ai presque pu sortir de tout l’hiver qu’en voiture,&#13;
sentant bien des douleurs aux pieds et une disposition à retomber pour peu que je&#13;
fasse d’efforts. Ce mal ne me convenait guère et je ne m’y serais jamais attendu,&#13;
mais je vois bien que je n’en suis pas quitte et que puisqu’il me prend si jeune, j’en&#13;
serai dans la suite fortement incommodé et que cela me mettra entièrement hors&#13;
de combat.&#13;
Je vois même que, depuis la première semaine de carême, la même humeur qui&#13;
m’a causé la goutte aux deux pieds s’est jetée sur mon épaule gauche et m’y fait&#13;
de cuisantes douleurs à l’épaule, au côté sous l’aisselle, et en haut de la poitrine&#13;
du même côté et m’ôte même souvent la respiration. Tout cela me rend vieux avant&#13;
l’âge et me fait sérieusement penser à mettre bas les armes et à me retirer du soin&#13;
des affaires, car vous ne sauriez comprendre la douleur que je ressens actuellement&#13;
pour écrire une lettre, à cause de mon mal d’épaule. Je vous avoue que ne pouvant&#13;
par-là souvent vaquer aux affaires dont je suis chargé, je me sens porté à m’en&#13;
décharger. C’est pourquoi j’ai écrit à M. l’évêque de Québec que je le prierais&#13;
d’agréer que je remisse à qui il voudrait les soins, tant de son Hôtel-Dieu que son&#13;
Hôpital [général]. Je serai même peut-être obligé de vous prier d’envoyer une&#13;
autre personne prendre ma place et me permettre de me retirer en quelque petit&#13;
coin pour passer le reste de mes jours en pénitence, dans l’exercice de la souffrance.&#13;
Je ne sais pourquoi M. Charon, sans me consulter, m’a envoyé des procurations et&#13;
m’a prié de me charger de ses affaires. Cela ne me convient nullement dans l’état&#13;
d’infirmité où je suis réduit. Je ne manque pas de bonne volonté, mais quand le&#13;
bon Dieu en ôte le moyen, il faut s’y soumettre. Je n’ai pas laissé de faire plusieurs&#13;
voyages pour chercher ceux qui en étaient chargés et leur faire rendre compte. Ils&#13;
n’avaient aucune des deux ordonnances de M. Charon pour 1704 et 1705. Ils ne&#13;
savaient où ils devaient prendre ces ordonnances. Je les ai, par bonheur, trouvés&#13;
dans les bureaux de M. de Pontchartrain et j’en ai ensuite sollicité le paiement chez&#13;
les deux gardes du Trésor royal de ces deux années. Par bonheur que j’en connais&#13;
&#13;
�les premiers commis, qui m’ont promis tous les deux qu’ils feraient leur possible&#13;
pour me payer dans peu ces deux ordonnances de M. Charon par des billets de&#13;
monnaie de 1 000 livres chacun ! Je me servirai de l’un pour payer une lettre de&#13;
change que M. Charon a tirée sur moi et que M. Buisson m’a envoyée et de l’autre,&#13;
pour payer une pareille lettre de change que M. Charon me mande avoir tirée&#13;
encore sur moi, sans savoir si j’aurais du fonds ou n’en aurais pas. Il est vrai qu’on&#13;
ne me l’a pas présentée, mais j’espère que j’y satisferai.&#13;
J’ai eu bien du chagrin d’avoir à traiter d’affaires en l’absence de M. l’évêque de&#13;
Québec avec M. de La Pallière, qui est plus difficultueux et plus intraitable que lui.&#13;
Ce prélat prétend que nous devons lui payer notre part de ses frais du voyage qu’il&#13;
a fait à Rome, qu’il fait monter à 1 000 écus. Il convient, dans la dernière lettre qu’il&#13;
m’écrit, qu’il n’avait pas dessein de nous les faire payer, mais que ce sont des&#13;
grâces que nous n’avons pas méritées, parce que nous avons cautionné&#13;
M. de La Pallière pour la lettre de crédit que nous lui avons envoyée dans sa&#13;
prison, que M. de La Pallière croit que nous devions payer, quoique nous ne lui&#13;
dussions rien.&#13;
En second lieu, ce prélat veut que je continue à lui payer, même depuis l’obtention&#13;
de la bulle, les 2 000 livres portées par le concordat de 1697, quoique ce prélat&#13;
convienne que ce concordat ne subsiste plus, parce qu’il était fait sous le bon plaisir&#13;
du pape et que le pape ne l’a pas agréé, ayant autrement disposé de ces biens et&#13;
revenus ecclésiastiques ; mais il veut qu’il subsiste pour continuer à lui payer ces&#13;
2 000 livres et qu’il ne subsiste plus pour qu’il paie de 5 parts 3 des frais faits ou à&#13;
faire pour l’obtention de la bulle et sur cela, ce prélat menace de nous faire payer&#13;
la meilleure partie des revenus du chapitre aux trois chanoines, qui ne sont pas du&#13;
Séminaire, et de nous ôter ce que la bulle nous accorde pour les manses monacales&#13;
de Méobecq et Bénévent. Je vous avoue que je le trouve encore plus vif, plus ardent&#13;
et plus mal disposé envers nous qu’il n’a jamais été. Sa prison lui fait écrire de la&#13;
manière la plus dure et la plus désagréable et bien loin d’être touché de nos&#13;
malheurs, s’il pouvait arracher la dernière pierre de notre Séminaire, il le ferait.&#13;
&#13;
�Je lui ai offert et à M. de La Pallière de nous en rapporter à deux avocats. Ils s’y&#13;
donnèrent les mains. Ensuite, M. de La Pallière craignit la dépense de payer ces&#13;
avocats. Après, il me dit qu’il n’avait pas de pouvoir de la part de Monseigneur&#13;
pour traiter cette affaire. Il m’a fatigué sur ces affaires plus que vous ne sauriez&#13;
croire.&#13;
Ce bon M. de La Pallière, qui, en homme de son pays, va droit à sa fin, qui est de&#13;
faire encore plus ses affaires que celles de Mgr de Québec, nous a donné bien de&#13;
l’embarras depuis un an pour avoir sa pension de 500 livres, à prendre sur l’abbaye&#13;
de Bénévent. Comme il ne se rebute de rien, il a fait écrire au pape et aux cardinaux&#13;
par toutes les puissances. Le pape a été ferme à refuser de donner une pension de&#13;
500 livres sur l’évêché de Québec. Il a enfin tant fait par ses menées qu’il en a&#13;
obtenu une de 600 livres sur l’abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer. Ainsi, nous en&#13;
voilà débarrassés par cet endroit-là.&#13;
Mais il a joué un autre tour au prélat cet hiver. Il a vu que ce prélat désirait&#13;
employer les 4 000 livres qu’il a obtenues de gratification du clergé et d’autres&#13;
sommes qu’il serait trop long de vous expliquer à faire une fondation de 900 livres&#13;
ou 1 000 livres par an pour les sœurs de la Congrégation [de Notre-Dame] pour&#13;
établir des écoles en plusieurs lieux du diocèse. M. de La Pallière a pris de cet&#13;
argent ce qu’il en fallait pour se payer des arrérages de 500 livres par an échus&#13;
jusqu’à présent de la pension que Mgr de Québec lui avait promise. Il a ensuite bien&#13;
voulu employer cet argent pour acquérir cette rente, à condition de se réserver sur&#13;
cette rente 400 livres de pension sa vie durant. Ainsi, le voilà muni de 1 000 livres&#13;
par an pour avoir rendu au Canada tous les grands services qu’il lui a rendus. Le&#13;
prélat connaît bien le personnage et c’est un bien que cela lui arrive. Je suis sûr que&#13;
ce grand-vicaire, à présent qu’il se voit garni, cherchera quelque prétexte pour ne&#13;
plus se mêler des affaires de Mgr de Québec et vous me direz avant qu’il soit trois&#13;
ans si je fais de mauvais almanachs.&#13;
J’ai accepté les lettres de change, montantes à 6 300 livres, que vous avez tirées sur&#13;
moi au profit de M. Jolliet, quoique je sois si fort en avance. J’ai aussi accepté celle&#13;
de 500 livres, tirées au profit de M. de Lespinay. Je ne sais après cela comment&#13;
vous pourrez espérer quelque chose pour l’année prochaine, car vous jugez bien&#13;
&#13;
�que pour payer ces lettres de change, je ne pourrai accomplir aucune facture, car&#13;
il m’a fallu résoudre à acquitter à M. Fleury tout ce qui lui était dû de ces deux&#13;
dernières années. Vous jugez bien en quel embarras cela m’a mis. Il est vrai que&#13;
j’ai touché pour près de 8 000 livres des ordonnances des années passées, dont j’ai&#13;
tiré le paiement le mieux que j’ai pu en billets de monnaie. Vous me mandez que&#13;
vous avez écrit à M. de Pontchartrain pour être payé de ces ordonnances et que les&#13;
puissances en écrivent fortement qu’enfin M. de Beauharnois s’y emploiera de la&#13;
bonne manière. Trouvez bon que je vous dise que toutes ces personnes n’y ont que&#13;
peu ou point de pouvoir et que cela ne dépend nullement d’eux. J’ai encore pour&#13;
11 500 livres d’ordonnances de l’année 1705, savoir une de 3 000 livres pour la&#13;
Louisiane, une de 4 000 livres pour l’incendie et une de 4 500 livres pour&#13;
M. de La Vente pour 1703, 1704 et 1705, car nous avons enfin obtenu 1 500 livres&#13;
par an pour lui. Je compte de me faire payer de ces ordonnances dans tout le cours&#13;
de cette année et cependant, je prévois que je serai encore beaucoup en avance&#13;
pour vous, sans avoir acquitté les 6 300 livres payables à M. Jolliet en novembre&#13;
1707.&#13;
À la vérité, voyant votre misère causée par l’incendie, j’ai tâché d’accomplir votre&#13;
facture et celle de M. Buisson, à peu d’articles près, dont je crois que vous pouvez&#13;
vous passer comme les plaques de cuivre, la haire [le cilice] et quelques autres&#13;
choses. J’ai dit à M. Fleury de vous envoyer même pour 300 livres de clous, dont&#13;
je n’ai rien trouvé dans votre facture. C’est tout ce que j’ai avancé au-delà de votre&#13;
facture.&#13;
Nos missionnaires de Paris me grondent de ce que, pour les missions de Canada,&#13;
j’incommode toutes les autres et m’incommode fort moi-même, mais je ne sais&#13;
comment faire autrement. Cependant, je vous avoue que si je vois que vous&#13;
reprenez de vos enfants comme auparavant, vous trouverez bon que je ne vous&#13;
envoie plus rien du tout, non seulement pour eux, mais même pour les&#13;
missionnaires, jusqu’à ce que je sois remboursé de toutes mes avances. Je crois fort&#13;
inutile de réfuter ce que vous et M. Buisson me mandez qu’il peut y avoir du profit&#13;
à prendre ces enfants pour 230 livres du pays. Tous ceux qui m’écrivent du Canada&#13;
et ceux qui en reviennent n’en sauraient parler qu’en levant les épaules&#13;
d’étonnement. J’ai prié M. Fleury de vous envoyer les liqueurs par le Neptune, par&#13;
&#13;
�lequel je compte de vous envoyer cette lettre. Je n’écrirai que celle-là seule, car je&#13;
n’ai pas le loisir d’écrire davantage.&#13;
C’est pourquoi je vous prie de dire à la R. M. Saint-Ignace que par la perquisition&#13;
que j’ai faite, j’ai su que la caisse où étaient toutes les drogues prises l’an passé par&#13;
elles et le ballot d’étoffes que je leur ai envoyé de Bayeux n’ont point été perdues,&#13;
puisqu’on les a mis dans la Notre-Dame de Bon Port, qui est arrivée heureusement&#13;
à Québec. J’en ai les connaissements et M. Berry, à qui ce vaisseau appartient, ne&#13;
peut se dispenser de vous les payer. M. Fleury n’avait rien mis pour elles dans le&#13;
Saint-Jean, comme elles le croyaient. Elles ont eu trop de modération pour ne me&#13;
rien demander cette année, s’en remettant à ce que je pouvais faire. J’ai cru pouvoir&#13;
leur envoyer environ pour 500 livres de drogues d’apothicaire et pour environ&#13;
400 livres d’étoffes de Bayeux. Je leur ai acheté aussi des pièces de voile, de la cire&#13;
d’Espagne et deux livres de cannelle et j’ai remis tout cela au P. Lamberville,&#13;
suivant leurs avis. Ces bonnes religieuses se plaignent qu’elles ne reçoivent pas&#13;
fidèlement ce qui leur est envoyé par nos ballots. Cela me fait bien plaisir pour ne&#13;
plus leur rien envoyer par-là. Cependant, vous leur fîtes rendre l’an passé, non&#13;
seulement une chasuble brodée, qui était pour elles, mais une autre que je vous&#13;
envoyais et que je vous prie de retirer d’elles, car elle est pour le Séminaire. Ces&#13;
bonnes religieuses me prient de leur mander comment je leur ai envoyé des&#13;
girofles, muscade, etc., que je leur mandais leur envoyer par la caisse des Jésuites.&#13;
Si elles consultaient leurs lettres, elles verraient qu’elles ne m’ont demandé ces&#13;
épiceries qu’à la fin 1703 et que je les leur ai envoyés en 1704 dans une caisse où&#13;
j’envoyais pour plus de 700 livres d’images à Dubreuil, qui ont été perdues, aussi&#13;
bien que leurs épiceries, dans le vaisseau la Seine.&#13;
J’ai encore plus sujet de me plaindre de la R. M. Saint-Augustin de l’Hôpital&#13;
général. Je lui envoyai l’an passé un compte du reçu que j’avais fait de leur rente&#13;
en 1704 et 1705, car je ne prends soin de leurs affaires que depuis ce temps-là et je&#13;
leur marquais que pour m’acquitter de ce que j’avais reçu pour elles, j’avais payé&#13;
en 1704 deux lettres de change et une en juin 1705 et que je n’avais accepté une&#13;
pour payer en novembre 1705 ; si bien que tout bien compté, j’étais pour elles en&#13;
avance de 8 livres. La R. M. Saint-Augustin me mande qu’elle ne comprend rien à&#13;
mon compte, qu’un enfant comprendrait, et qu’elle n’a pas tiré sur moi une&#13;
&#13;
�quatrième lettre de change pour être payée en novembre 1705, qu’ainsi je dois&#13;
avoir en mes mains 500 livres et qu’elle les tire sur moi pour les payer en janvier&#13;
1706. La bonne mère devait se souvenir des lettres de change qu’elle tire. Elle qui&#13;
en tire si peu, moi, qui en paye tous les ans beaucoup, ne laisse pas de connaître&#13;
fort bien son écriture, car elle a donné à M. Soumande, marchand de Montréal, une&#13;
lettre de change de 500 livres le 13 novembre 1704, payable à la fin de mai 1705.&#13;
Cette lettre est tout écrite de la main de M. de La Colombière, scellée et signée&#13;
Sr. Louise Soumande de Saint-Augustin, supérieure. Elle a été transportée par&#13;
M. Soumande le 18 novembre 1704 à M. Fleury de La Rochelle, qui l’a transportée&#13;
au sieur Bullet et de-là, elle a passé en plusieurs mains. Et outre celle-là, elle a&#13;
encore donné une autre lettre de change de 500 livres du 12 novembre 1704, écrite&#13;
de même par M. de La Colombière, scellée et signée par elle, qui n’est pas une&#13;
seconde de celle ci-dessus, mais une première comme elle et M. Soumande l’a aussi&#13;
transportée à M. Fleury, le 15 novembre 1704. M. Fleury l’a transportée à&#13;
M. d’Iberville et M. d’Iberville à M. Le Moine de Rouen, à qui je l’ai payée. C’est&#13;
pourquoi j’ai laissé protester la lettre qu’elle a tirée sur moi si témérairement pour&#13;
être payée en janvier 1706, mais comme cette lettre est entre les mains de&#13;
Mlle Girardin, je lui ai promis que je la paierais en novembre prochain. Je prie la&#13;
mère Saint-Augustin de penser mieux à ses affaires. Personne n’a parlé ici contre&#13;
l’Hôpital général et si on l’avait fait, j’aurais agi en sa faveur.&#13;
Vous apprendrez que l’on a vendu à M. Aubert d’Amsterdam tout le castor, à&#13;
condition qu’il paiera les dettes de la colonie. Je ne crois pas qu’on tire de cette&#13;
affaire un grand avantage. On prétend que par ce marché, l’on ne sera pas en état&#13;
d’ici à dix ans de payer rien sur les charges indispensables ou au plus que MM. le&#13;
gouverneur et officiers seront payés et l’Église, laissée à quartier.&#13;
Il n’y a nulle apparence que nous obtenions un bénéfice pour notre Séminaire de&#13;
Québec. Je suis sûr que les Jésuites s’y opposeraient fortement s’ils y voyaient&#13;
quelque apparence, mais il n’est pas nécessaire qu’ils s’y opposent.&#13;
Mme Ango de La Mothe eu cet hiver une dangereuse maladie. Elle se porte assez&#13;
bien à présent. Elle a fait acheter nos toiles à l’ordinaire et je l’ai prié encore de&#13;
vouloir faire acheter à Argentan ce que M. Buisson en demande, dont je lui&#13;
&#13;
�enverrais l’argent pour envoyer cela avec nos toiles, en y mettant un « B » pour les&#13;
distinguer de celles qui sont pour le Séminaire.&#13;
J’ai été bien surpris d’apprendre, par les lettres que j’ai reçues de M. Dupré, qu’il&#13;
ne vous ait seulement pas parlé de l’application qu’il a faite de ce qui lui revenait&#13;
pour sa part de la succession de feu M. Dupré, son frère, chirurgien, mort en Italie,&#13;
dont j’ai tiré près de 3 000 livres par les bons services que m’a rendu un officier&#13;
général de l’armée d’Italie, qu’il n’avait pas été possible de tirer sans cela. Or, il&#13;
revient à M. Dupré de Québec de cette succession environ 900 livres en argent et&#13;
le surplus en un fonds sur le canal de Troyes. J’aurais cru que l’incendie de notre&#13;
Séminaire aurait dû déterminer M. Dupré à s’y appliquer ; du moins, j’aurais&#13;
pensé que lui, qui est si zélé pour l’exacte observation des règles, n’aurait pas&#13;
manqué d’en disposer dépendamment du supérieur, comme c’est effectivement la&#13;
règle ; mais il me paraît qu’il n’en a nullement conféré avec vous et qu’il en a fait&#13;
une disposition telle qu’il lui a plu, sans consulter personne. Cette conduite serait&#13;
assez propre à décourager ceux qui s’intéressent pour le soutien du Séminaire,&#13;
mais quoiqu’il y doive concourir, comme moi, je n’aurais point été surpris si pour&#13;
marier quelqu’une de ses nièces, il eut disposé de tout ou de partie de cette&#13;
succession pour cette bonne œuvre ; mais après notre incendie, l’appliquer sans&#13;
l’avis du supérieur à des œuvres telles qu’il lui a plu, je vous avoue que cela m’a&#13;
très fort surpris et que je n’ai eu le cœur fort serré. Comme je suppose qu’il lira&#13;
cette lettre, je ne puis m’empêcher de lui en marquer mon étonnement.&#13;
Ce qui est remarquable, c’est qu’il me renvoya faire les partages de cette succession&#13;
et que, sans s’en embarrasser, il commence à tirer sur moi des lettres de change&#13;
pour ce qui doit lui revenir de cette succession. Il me semble que je n’ai pas grand&#13;
sujet de m’en embarrasser, dès qu’on en agit ainsi. Il aurait du moins dû&#13;
commencer par prendre sur cette succession ce qu’il m’a fait dépenser par son&#13;
neveu, qu’il m’a fait lui envoyer en Canada, quoique je lui eusse assez marqué&#13;
deux années de suite que la faiblesse de ses yeux pourrait être un obstacle à y&#13;
demeurer. Cet envoi n’a pas laissé de coûter au Séminaire aussi bien que son&#13;
retour. Je ne m’en prends pas au neveu ; il n’y peut rien et il m’a assuré qu’il avait&#13;
représenté à son oncle n’approuver pas cette disposition. Je n’en ai pas reçu,&#13;
Monsieur, son neveu avec moins d’affection. Il est actuellement à Envie avec M. le&#13;
&#13;
�curé à élever quelques jeunes gens, qui n’ont plus de rapport au Séminaire, car ils&#13;
paient leur pension. J’avais conseillé à M. Dupré de ne se pas arrêter à cet emploi,&#13;
mais de s’aller présenter à M. de Chartres pour s’offrir à travailler en son diocèse.&#13;
Il n’a pas jugé à propos de le faire et son infirmité peut en être une bonne raison,&#13;
mais on aurait pu lui procurer un emploi bien doux et je crois qu’il eut dû le faire,&#13;
car à quoi le conduit ce qu’il fait à l’envie ? Certainement à rien. Il n’y a nulle&#13;
apparence qu’on le retienne en notre Séminaire de Paris, où il n’y a rien de quoi&#13;
l’occuper. Je le voudrais pour lui personnellement, parce qu’il a de la douceur,&#13;
mais il n’y a rien à Paris pour l’occuper et il n’y a pas de place fondée dans notre&#13;
Séminaire.&#13;
Je crois vous avoir marqué que M. de La Colombière est chez nous, où il nous&#13;
édifie beaucoup. On a mandé de Québec à M. de La Pallière, et je crois que c’est&#13;
[par] M. Le Vallet, qu’il venait en France pour retourner évêque de Québec. Je crois&#13;
que M. de La Pallière a pris des mesures pour le traverser dans ce dessin, mais je&#13;
l’ai fort dissuadé qu’il l’eût. Je souhaiterais bien davantage que l’on donnât à&#13;
M. de La Colombière quelque abbaye, dont il ferait de bonnes œuvres ; mais il n’y&#13;
en a guère apparence, car voilà une grande nomination qui s’est faite à Pâques et&#13;
on n’a pas pensé à lui.&#13;
M. l’évêque de Gap a enfin donné sa démission et on a donné son évêché à un&#13;
jeune homme, qui n’a d’autre bonne qualité que d’être dévoué aux Jésuites. Voilà&#13;
à présent ceux à qui on confère les évêchés et abbayes !&#13;
M. de Beauharnois est allé sur mer exercer son emploi. Il n’a pas été trop bien reçu&#13;
par M. de Pontchartrain. Je crois qu’il n’a seulement pas parlé de nous. Nous ne&#13;
manquerons pas de représenter ce que vous marquez sur ces mats et sur ces&#13;
3 000 livres que vous devez au roi.&#13;
Je demande à la Cour une gratification de 400 livres pour M. Gaulin. Je ne&#13;
désespère pas d’obtenir quelque chose.&#13;
&#13;
�On a donné à M. de Subercase le gouvernement de l’Acadie. Je plains ce pauvre&#13;
pays, qui depuis longtemps n’a pas été en de trop bonnes mains. On a fait le&#13;
lieutenant de M. de Subercase gouverneur de Plaisance.&#13;
J’ai oublié de vous mander l’état de nos controverses pour la Chine. Le pape a&#13;
montré à M. l’évêque de Rosalie la décision qu’il prétend avoir faite sur ces&#13;
affaires, mais ne lui en a pas voulu donner une authentique pour porter avec lui à&#13;
la Chine ; si bien que ce prélat, voyant qu’il ne pouvait pas l’obtenir, est revenu de&#13;
Rome fort mécontent, ayant même refusé d’être fait évêque assistant que lui a&#13;
offert le pape et il est résolu de ne pas retourner à la Chine qu’il ne sache ce qui a&#13;
été décidé. Le pape est tellement dévoué aux Jésuites que quoiqu’il veuille paraître&#13;
père commun, il ne fera jamais rien qui leur fasse de la peine. Nous croyons bien&#13;
que Sa Sainteté aura ordonné au patriarche à la Chine de recommander&#13;
verbalement aux Jésuites de ne plus tolérer ces superstitions, mais il n’en fera pas&#13;
publier de décision authentique, ce qui sera ne rien faire et les Jésuites ne verront&#13;
pas le patriarche hors de la Chine qu’ils continueront de faire ce qu’ils ont fait&#13;
jusqu’à présent.&#13;
Je vous prie de faire trouver bon à Mgr l’Ancien que je vous ai adressé cette lettre&#13;
plutôt qu’à lui, afin que vous la lui fassiez lire et à tous nos Messieurs. Je salue&#13;
M. de Glandelet et M. Dupré et M. Pocquet. Dites, je vous prie, à ce dernier que&#13;
M. l’abbé Tiberge veut lui envoyer quelques sermons pour suppléer à la perte qu’il&#13;
a faite. J’envoie à M. Buisson, que je salue, une Théologie morale de Grenoble3 pour&#13;
lui et pour M. Calvarin, dont ils se serviront conjointement. Je me recommande à&#13;
vos saints sacrifices et prières et suis très parfaitement, Monsieur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
Ce 12 avril 1706&#13;
/Transcription4 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ol-mdv-2021&#13;
3&#13;
&#13;
Théologie morale ou résolutions des cas de conscience, selon l’Écriture sainte, les canons et les saints&#13;
Pères, composée par l’ordre de M. l’évêque de Grenoble, écrite par François Genet e 1703.&#13;
4&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2020.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1706, 12 avril – Lettre de Tremblay à Maizerets&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 45)&#13;
1.&#13;
12&#13;
avril&#13;
1706&#13;
&#13;
Nouvelle&#13;
de l’Jncendie&#13;
________&#13;
&#13;
Douleur&#13;
&#13;
Maladie&#13;
&#13;
Coadj.&#13;
&#13;
2.&#13;
&#13;
1 Monsieur&#13;
12 Avril 1706&#13;
o&#13;
r&#13;
2 Lettres O, N 45&#13;
à M. Des Maizerets.&#13;
3 Je vous escris par le vaisseau de M Joliet cette 1.ere lettre&#13;
4 ces 1.ers jours davril p.r vous donner promptem’ de nos Nouvelles.&#13;
5 Nous croions avoir receu toutes vos lettres, et celles denos Mess.rs&#13;
6 Soit par M de la colombiere et M.r DuPré Soit par les autres voies&#13;
7 parlesquelles vous nous avez escrit. Les 1.eres que nous recusmes&#13;
8 cefut parle Neptune qui arriva le 1.er et nous apporta la triste&#13;
9 nouvelle de Notre 2.de Jncendie ce fut parla lettre de Mgr Lancien&#13;
10 aM Labbé de Brisacier qui vint parla poste, et nous fut rendüe vers&#13;
11 le 15. de Decembre J’estois alors plongé dans une grandeafflictionde&#13;
12 lamort de M. de Louche qui estoit un Seculier parent deM L. Tiberge&#13;
13 qui maidoit dans nos aff.re et estoit toute ma ressource Jl mourut&#13;
14 Subitement Sans mesme recevoir labsolution entre nos bras, cequi nous&#13;
15 fut tres douloureux. J’avois une autre tristesse de voir manquer le&#13;
16 voiage de M Gervaise au misissipi, et celle la Survenant pas dessus&#13;
17 fit en moy unetell impression de tristesse que Je crois devoir attribuer&#13;
18 lamaladie qui marriva alafin de Decembre a ces afflictions et au&#13;
19 Surcroist de travail et de peine que Jeus dans ce mois la mais&#13;
20 p.r prendre les choses de plus loing Je vais vous mander cequi est&#13;
21 arrivé depuis le depart des Navires et cequil faut vous apprendre&#13;
22 de la disposition ou Je vois Ces aff.res&#13;
23 M LEveq’ de Quebec est toujours prisonnier en Angleterre Jl est&#13;
24 tres indisposé contre nous deceque MLabbé de Gergis n’a pas&#13;
25 esté nommé son coadjuteur. Jl nous lattribue quoi que nous n’en&#13;
26 soions pas la cause Jl ne m’a escrit depuis cetemps la que d’une&#13;
27 maniere tres dure, et qui fait sentir son aygreur et son indisposition&#13;
28 Jl n’y a nulle apparence que nous le revoions en france qu’a la paix&#13;
29 Cepend.’on parle deschange de prisonniers, mais comme on&#13;
30 demande toujours M mean et que Lon nelerendra jamais&#13;
31 Jl y a Sujet decraindre qu’on ne retienne longtemps le&#13;
32 Prelat, Jl y a pourtant quelq’ Sujet de croire que Si MLeDuc de&#13;
33 vendosme avoit jugé apropos deschanger les prisonniers du duc&#13;
34 de Savoye que nous avons en grand nombre on auroit obtenu&#13;
35 leschangesdeMgr de Quebec contre quelquun deux. mais M Le duc de&#13;
36 vendosme a demandé au Roi de ne rendre aucun officier du Duc de&#13;
37 Savoye de cette campagne cy, parcequ’on Supose qu’on achevera cette&#13;
38 année de le ruiner de fond en comble.&#13;
39 J’ay eulemalheur deperdre ce mois daoust 1705 un procez p.r&#13;
40 Labbaye de meobec contre M de tencosme qui en est un Seigneur&#13;
&#13;
�M.Gervaise&#13;
&#13;
3&#13;
&#13;
Lettres O. No 45&#13;
&#13;
41 voisin faute davoir produit des titres que Je n’ay putrouver&#13;
42 p.r une redevance de 18. sebire debled deue au Prieuré&#13;
43 dhabilly. onmefait tous les jours esperer de retrouver ces&#13;
44 titres. mais Je ne Scay Si on me tiendra parole cela m’a&#13;
45 donné bien du deplaisir apres bien dumalque lapoursuite&#13;
46 deceprocez mavoit causé.&#13;
47 M.r D’Jberville ayant obtenu cet esté de la Cour tout cequil&#13;
48 esperoit p.r lentreprise quil avoit eu dessein de faire Jly a deux&#13;
49 ans et qui eschoua, Jl Sest disposé cet automne a aller ou&#13;
50 envoier unvaisseau a la Louisiane cela nous a engagé de&#13;
51 reprendre avec M Gervaise les projets quil avoit faits p.r&#13;
52 cepays la; car co’e M.r Dela vente par ses lettres nous laissoit&#13;
53 entrevoir quil yauroit dubiena faire aux chatta et chicacha,&#13;
54 et queM Gervaise estoit en estat d’y entretenir une mission de&#13;
55 Son bien nous y trouvions un grand avantage p.r la Religion&#13;
56 Jefus donc le voir aumois doctobre nous prismes nos mesures&#13;
57 p.r Son depart. Jl emportoit aveclui p.r 7. ou 8000.# debonnes&#13;
58 hardes co’e linge tapisserie draps &amp;. quil esperoit vendre&#13;
59 aux Jsles p.r enacheter deux ou trois negres, et avec trois autres&#13;
60 domestiques francois quil emmenoit et un miss.re que Nous&#13;
61 lui donnions Jl esperoit mettre dans peu cette missions quil&#13;
62 alloit entreprendre enestat de Se passer du recours enfrance,&#13;
63 et ce Solide establissem.’ auroit disposé peuapeu a enfaire&#13;
64 depareils dans les autres endroits. mais comme M Labbe&#13;
65 gervaise navoit pas dargent comptant Jl me&#13;
66 fallut lui en avancer p.r cette entreprise que Je conside&#13;
67 rois co’e un moien daffermir ces missions. Jlmefallut&#13;
68 mesme paier p.r deux millelivres de dettes quil avoit&#13;
69 contractez et dont Jl falloit quil se debarassast&#13;
70 Jl partit ainsi de Tours au 15. de Novembre Javois fait&#13;
71 partir les ballost p.r les au’ miss.res aumois doctobre et&#13;
72 celui que devoit lui Servir de confrere les 1.ers jours de 9bre&#13;
73 on me faisoit esperer queles vaiss.x partiroient le 22. de&#13;
74 9.bre et Sils estoient partis alors tout auroit reussi. Le&#13;
75 ministre nous avoit enfin accordé p.r M.r Dela vente et&#13;
76 Son confrere 1500.# par an, et p.r nous dédommager des&#13;
77 annéez passéez, Jl nous avoit fait expedier une ord.ce de&#13;
78 4500.# p.r les annéez 1703. 1704. et 1705. cestoit dans cette&#13;
79 esperanceque Javois accepté une lettre de change de 700.#&#13;
80 tirée par M de la vente, et que Jelui avois envoyé etquil&#13;
81 mavoit demandé. mais dans le temps que Jestois accablé de&#13;
82 lamort de M Louche notrehomme daff.re, et que pour&#13;
83 surcroist Jappris la 2.de Jncendie de Quebec Jappris p.r&#13;
&#13;
�84 comble que Le Roi avoit donné ordre dempescher le voiage&#13;
85 de M L. Gervaise parce q’ Son oncle nommé Le P. aubereau de&#13;
86 S.te Genevieve p.r lempescher daller dans ces missions, lavoit fait&#13;
87 passer p.r un estourdi et p.r un brouillon, en Sorte que quoi que&#13;
88 nous allassions representer au ministre letort qu’on faisoit a&#13;
89 ces missions par cet obstacle, nous ne puismes rien obtenir,&#13;
90 et Jlafallu rompre tout ceprojet. Le Prestre qui devoit&#13;
91 laccompagner est allé Seul la bas avec un autre&#13;
92 domestique p.r leServir, et M Gervaise qui avoit fait embarquer&#13;
93 Ses meubles et na pu les retirer afait Suivre ces neubles par&#13;
94 Son valet qui doit les aller vendre Silpeut dans les Jsles.&#13;
95 mais cette entreprise m’a engagé dans des depenses bien&#13;
96 plus fortes p.r LaLouisiane que Jenesperois enfaire, car&#13;
97 ce depart du miss.re qui devoit accompagner MGervaise&#13;
98 est retombé Sur nous enSorte que Je crois que la depense&#13;
99 p.r ces missions monte a prez de 5000.# faites l’an&#13;
100 passé, et Je n’esperoit en depenser que 3000.# Jl est&#13;
101 vray que ce miss.re que l’on nomme M Le maire et&#13;
4.&#13;
&#13;
102 qui est connu de M Calvarin ayant demeuré long temps&#13;
103 dans n’re Sem.re a Paris, alaiSsé quelques livres auSemin.re&#13;
104 p.r les lui envoier encas quil saccoutume bien dans ces missions&#13;
105 car Jen doute un peu, et Je crains quil ne Soit de depense Jl&#13;
106 estoit fort bienestabli a S.’ Barthelemy Sa paroisse a Paris ou&#13;
107 Jlavoit un grand nombre depenitens et penitentes et y estoit&#13;
108 assez gouté. Jl a asseurem’ quitté beaucoup p.r aller la, mais&#13;
109 Jelaurois cru fort propre en second Sous M Gervaise, et Je&#13;
110 neScay Si estant Seul Jl ferabien&#13;
111 outre cette augmentation de depense p.r nous, Je me Suis encore&#13;
112 engagé dans degrandes avances p.r M Gervaise p.r lamesme&#13;
113 entreprise, car Jl me doit prez de 5000.# p.r cette entreprise&#13;
114 Jl auroit voulu que p.r men paier Jeusse pris un contract&#13;
115 de pareille So’e Sur Chatelde ville, mais Je nepuis men accom=&#13;
116 moder. Si Sonvalet revient heureusem’ Jlpoura me rembourser&#13;
117 une partie Jl lui afallu biendela vertu p.r Soutenir cette&#13;
118 espreuve, et Jlest une playe qui n’est pas encore fermée a&#13;
119 lheure que Je vous escris cecy Jl est revenupar nostre&#13;
120 conseil dans Son bebefice dans ledessein Si lonpeutoster les&#13;
121 impressions quon a donné delui auRoi dereprendre ce&#13;
122 dessein. Sans cela Jl SeSeroit retiré dans quelq’ Solitude&#13;
123 Jl m’a temoigné avoir envie defonder de Sonbien une&#13;
124 mission dans ces pays la, et dedonner un revenu de 500.# p.r&#13;
125 cela apres Samort. Jl n’a qu’une Soeur qui est uneffille de&#13;
126 vertu fort resolue de ne Se jamais marier, qui avoit enfin&#13;
&#13;
�127 par pieté consenti a cette entreprise, et qui aeubiendela&#13;
128 douleur du deplaisir que Son oncle a causé a Son frere.&#13;
129 M de la colombiere et M du Pré Sont arrivez heureusem.’&#13;
130 apres avoir couru bien des risques en arrivant enfrance&#13;
131 Nous avons invité M dela colombiere a venir demeurer&#13;
132 chez Nous, et Jlnous afait lhonneur de l’accepter. mais&#13;
133 nous ne prevoions pas que Son voiage puisse avoir aucun&#13;
134 bon Succez a causedela triste Situation ou Sont les aff.res&#13;
5.&#13;
1706.&#13;
&#13;
Lettres O, No 45&#13;
&#13;
6.&#13;
&#13;
135 car dans Letat ou tout est en france Jl ne faut pas esperer&#13;
136 unSecours plus fort que celui de 4000.# alordinairep.r&#13;
137 n’re Jncendie, et cest beaucoup, et quant a ce projet de&#13;
138 demander un benefice au Roi co’e une abbaye &amp; p.r&#13;
139 Lunir quand M LeGouverneur et M LJntendant vous ont&#13;
140 proposé ceprojet c’est que cela neleur coutoit rien, et vous&#13;
141 jettoit de la poussiere aux yeux, mais Jls n’y peuvent tout&#13;
142 tant quils Sont rien dutout, et la chose n’est nullem’ faisable&#13;
143 ainsy Je ne vois pas quelle utilité le voiage deMde la colombiere&#13;
144 apportera; car quant aux charges du pays qui n’ont pas esté&#13;
145 paiéez l’an passé, ce neSera pas lui qui trouvera moyen de&#13;
146 les faire paier. Nous Sommes icy tres édifier de Son zele et&#13;
147 en particulier de Son affection p.r vous procurer duSoulagem.’&#13;
148 mais Jlvoit bien quil n’y a rien a faire Jl a esté tres mal&#13;
149 receu de M de Pont chartrain qui estoit p.r lors dans Sa&#13;
150 mauvaise humeur. Jl est allé depuis un mois au havrede&#13;
151 grace voir M.r LJntendant et Mad.’ Son espouse, et doit&#13;
152 revenir avec lui a Paris ou Jelattends tous les jours. cequi&#13;
153 la engagé ace voiage cest que M LJntend.t lui a mandé&#13;
154 queM de Pontchartrain lui avoit envoyé tous les memoires&#13;
155 du Canada p.r avoir dessus Son Avis. Jla cru donc rendre&#13;
156 Service a la Colonie daller raisonner Surtout cela avec&#13;
157 lui au havre. Je crois quils Seront icy au 1.er moment.&#13;
158 Je ne Scay quelles mesures onprendra p.r regler les aff.res de&#13;
159 la compagnie de Canada qui est dans leplus mauvais estat que&#13;
160 l’on puisse Simaginer; Onpropose deux partis. La 1.ere defaire&#13;
161 acheter lancienne masse des castors parles chapeliers de&#13;
162 Paris qui en offrent Sixcent mille livres et compris tout&#13;
163 ce qui est enfrance, et laissent la liberté de vendre co’e&#13;
164 on voudra celui qui est en Canada, et ensuite lecartor&#13;
165 ne Seroit plus en parti, mais chacun auroit la liberté de&#13;
166 lenvoier en france et le vendre comme on voudroit&#13;
167 mais p.r executer ce projet Jl faudroit que Le Roi paiast&#13;
168 plus de 3. ou 400 000.# p.r acquiter les dettes de la colonie du&#13;
&#13;
�169 canada, ce qui est demander actuellem’ limpossible&#13;
170 Le 2.de proposition est faite par M Aubert dehollande&#13;
171 qui propose dacheter tout lecartor qui est en france et en&#13;
172 Canada a tres vilprix, et offre de paier partie des lettres de&#13;
173 change, et de faire consommer ce castor et celui qui viendra&#13;
174 de Canada en Sixans pourveu qu’on n’en apporte qu’une&#13;
175 mediocre quantité enSortequapres ces Sixans lepays ait&#13;
176 ensuite la liberté du commerce. Augusta sunt&#13;
177 undique. Jene Scay quel parti onprendra mais Je&#13;
178 Scay que certainem.’ On ne paiera pas lalettre de change&#13;
179 deSix cent cinq.te livres queM Buisson mâ envoié a&#13;
180 prendre Sur cette compagnie p.r paiem’ de partie des&#13;
181 charges, car les agens de change n’en veulent accepter aucune&#13;
182 Ce Sont tous ces ambaras dela colonie ducanada qui obligeront&#13;
183 M de Pontch. a recevoir Si mal M dela colombiere qui venoit&#13;
184 p.r lui representer les miseres decepays la, car ce ministrelui&#13;
185 dit que Le Roi devoit abandonner cepays qui nelui estoit d’aucune&#13;
186 utilité et nelui causoit quede Lambaras et de ladepense que&#13;
187 les plus courtes folies estoient les meilleures qu’on avoit&#13;
188 engagé Sa majesté dans de tres grosse depenses p.r ce&#13;
189 pays la, et quelle n’en pouvoit plus faire nous ne&#13;
190 croions pas cepend.’ que Le Roi veuille encore aban=&#13;
191 donner co’e ce ministre ledit cette colonie mais Jl&#13;
192 ne faut pas esperer delui de Secours en cetemps cy.&#13;
193 Nous n’avons pas ouvert la bouche Sur votre Jncendie&#13;
194 depuis que Nous la Scavons; car comme on vous a&#13;
195 mal traité en canada, on vous mal traite aussi icy. et&#13;
7.&#13;
&#13;
Lettres O, no 45&#13;
&#13;
196 Jl faut entrer dans des justifications Sur votre conduite&#13;
197 qui noperent rien. on vous taxe de negligence de prendre&#13;
198 Si peu garde a des ouviers &amp;. et nous avons beau dire, cela&#13;
199 ne Sert pas a procurer des aumosnes. cequi fait que&#13;
200 nous restons dans leSilence. Je n’ay receu p.r votre Jncendie&#13;
201 qu’une aumosne de 300.# d’une penitente deM Labbé&#13;
202 de Brisacier et 106.# dun vicaire de laparoisse de S.t&#13;
203 Germain Lauxerrois. M L. de Brisacier en a vouluparler a&#13;
204 Mad.’ de m qui Sest excusée mesme daccorder une queste a&#13;
205 versaillequi pouroit peut estre produire cent pistoles. Si bien&#13;
206 que nous Sommes resolue denepas ouvrir la bouche c’est&#13;
207 a vous a vous moderer dans vos depenses et a retrancher&#13;
208 ce que vous pouvez retrancher p.r vous restablir.&#13;
209 Quand Jl Se trouveroit aisem.’ Un benefice vacant qui fust&#13;
210 propre a unir anotre Sem.re cequi n’est pas aisé a trouver,&#13;
211 et que Le Roi eust assez debonté p.r en consentir Lunion, a&#13;
&#13;
�212 quoy Jla beaucoup de repugnance p.r nepas depoüiller la&#13;
213 couronne de Ses collations debenefice, croiez vous&#13;
214 qu’estant aussi mal que nous leSommes avec Les Peres&#13;
215 Jesuites Jls laisseroient passer cette aff.re Sans y faire&#13;
216 obstacle quand on la pouvoit faire Sans eux Comptez&#13;
217 que Laplaye que Notre lettre et nos aff.res dela chine leur&#13;
218 ont faite est incurable et quelle neSe refermera jamais&#13;
219 Ce ne Sont pas gens a agir par des principes Surnaturell.&#13;
220 Jls diront de belles paroles et Sous main rompront bras&#13;
221 et jambes. Si vous n’avez dautre ressource p.r votre&#13;
222 retablissem’ n’en esperez aucun Avantage&#13;
223 Dans quelle consternation ce nouveau malheur ma til&#13;
224 mis p.r vos aff.res car apres vous avoir escrit comme&#13;
8.&#13;
&#13;
225 Javois fait lan passé questant autant en avance que&#13;
226 Jestois p.r vous Je ne pouvois vous envoier rien cette année,&#13;
227 ni paier M fleury p.r ces factures de 1704. et 1705.&#13;
228 que Je lavois prié de vous avancer et qui montent co’e&#13;
229 vous le reconnoissez aplus de 9000.# C’est Je croy le&#13;
230 chagrin que J’en eus qui me causa la maladie que Jeus&#13;
231 cet hyver, et qui vous Surprendra co’e elle m’a fort Surpris.&#13;
232 Javois beaucoup mareté Sur le pavé de Paris ce mois de&#13;
233 Decembre dernier. Le 29. decemois Je me Sentis le matin&#13;
234 une petitedouleur au pouce du pied droit. Jene laissay pas&#13;
235 de courir toute la matinée. Jerentray chez Nous a une&#13;
236 heure apres midi avec une plus grandedouleur qui me faisoit&#13;
237 boiter tout bas, et estant rentré dans ma chambre, Je&#13;
238 ressentis prend.’ deux Nuits tres violemment a ce pouce&#13;
239 la douleur dela goutte, ce que Je ne pouvois pas croire estant&#13;
240 encore Si Jeune et la vie de Semin.re depuis laage de 18. ou&#13;
241 20. ans devant mexempter de cette Sorte de mal mais&#13;
242 afin que Je nen doutasse pas le mesme mal mepassa ensuite&#13;
243 les deux Nuits Suivantes aupouce du pied gauche ou Je&#13;
244 Souffris des douleurs tres vives, et ces quatre Nuits de&#13;
245 douleurs me casserent Si bien les jambes que j’ay esté presq’&#13;
246 tout lemois de Jan.er Sans dire laS.te messe ne pouvant me&#13;
247 Soutenir, et que Je n’ay presq’ pu Sortir de tout lhyver&#13;
248 qu’en voiture, Sentant bien des douleurs aux pieds, et une&#13;
249 disposition a retomber pour peu que Je fasse defforts. Ce mal&#13;
250 ne me convenoit guere, et Jene m’y Serois jamais attendu&#13;
251 mais Je vois bien que Je n’en Suis pas quitte et que puis&#13;
252 quil me prend Si Jeune, Jen Seray dans laSuite fortement&#13;
&#13;
9.&#13;
&#13;
253 incommodé et que cela me mettra entierem.’ hors de combat.&#13;
&#13;
�Lettres O, no 45&#13;
&#13;
10&#13;
&#13;
Mgr&#13;
de S.&#13;
Valier&#13;
&#13;
254 Je vois mesmeque depuis la 1.ere Semaine de Caresme lamesme&#13;
255 humeur qui m’a causée la goutte aux deux pieds Sest jettée sur&#13;
256 mon Epaule gauche et m’y fait de Cuisantes douleurs a LEpaule au&#13;
257 costé Sous Laiselle et au haut de la poitrine dumesme costé et moste&#13;
258 mesme Souvent la respiration tout cela me rend vieux avant&#13;
259 laage et me fait Serieusem’ penser a mettre bas les armes, et a me&#13;
260 retirer du Soin des affaires, car vous ne Scauriez comprendre la&#13;
261 douleur que Je ressens actuellem’ p.r escrire unelettre acause&#13;
262 de mon mal d’Epaule Je vous avoüe que ne pouvant parla&#13;
263 Souvent vacquer aux affres dont Je Suis chargé Jeme Sens porté a&#13;
264 m’en descharger. c’est p.r quoy J’ay escrit aM LEveq’ de Quebec que&#13;
265 Jelepriois dagrer que Je remisse aqui Jlvoudroit les Soins tant&#13;
266 de Son hotel Dieu que Sonhopital Je Seray mesme peut estre&#13;
267 obligé de vous prier denvoier une autre personne prendre&#13;
268 ma place et me permettre de me retirer enquelquepetit&#13;
269 coin, p.r passer le reste de mes jours en penitence dans Lexercice&#13;
270 dela Souffrance&#13;
271 Je ne Scay pour quoy M charon Sans me consulter m’a envoié&#13;
272 des procurations &amp;. et m’a prié de me charger de Ses aff.res cela&#13;
273 ne me convient nullem.’ dans Lestat dJnfirmité ou JeSuis&#13;
274 reduit. Je ne manque pas debonne volonté, mais quand lebon&#13;
275 Dieu enoste le moyen, Jl faut S’y Soumettre. Je n’ay pas laissé&#13;
276 de faire plus.rs voiages p.r chercher ceux qui en estoient chargez&#13;
277 etleur f.re rendre compte; Jls navoient aucune des deux ord.ces&#13;
278 de M charon p.r 1704 et 1705. Jls neScavoient ou Jls devoient&#13;
279 prendre ces ord.ces Je les ay par bonheur trouvé dans les bureaux&#13;
280 de M de Pont chartrain, et J’en ay ensuite Sollicité le paiem’&#13;
281 chez les deux gardes du tresor roial de ces deux annéez.&#13;
282 Par bonheur que Jen connois les 1.ers commis qui mont promis&#13;
283 tous les deux quils feroient leur possible p.r me paier&#13;
284 dans peu ces deux ord.ces deM charon par des billets de&#13;
285 monnoye de 1000.# chacun. Je me Serviray del’un pour paier&#13;
286 une lettre de change que M. charon a tiré Sur moy et que M.r&#13;
287 Buisson m’a envoyé et de lautre p.r paier une pareille&#13;
288 lettre de change queM.r charon me mande avoir tiré&#13;
289 encore Sur moy Sans Scavoir Si J’aurois du fonds ou n’en aurois&#13;
290 pas. Jl est vray qu’on ne me lapas presentée. mais Jespere que&#13;
291 J’y Satisferay.&#13;
292 J’ay eu bien du chagrin davoir a traiter daff.re en Labsencede&#13;
293 M LEveq’ de Quebec avec Mdela Palliere qui est plus difficultueux&#13;
294 et plus intraitable quelui. Ce Prelat pretend que nous devons&#13;
295 lui paier Notrepart de Ses frais du voiage quil a fait a Rome&#13;
296 quil fait monter a mille escus. Jl convient dans laderniere&#13;
&#13;
�297 lettre quil mescrit quil n’avoit pas dessein de nous les faire paier,&#13;
298 mais que ce Sont des graces que nous navons pas merité&#13;
299 par ceq’ nous avons cautionné M dela Palliere p.r la lettre&#13;
300 de credit que Nous lui avons envoyé dans Saprison que&#13;
301 M de la Palliere croit que Nous devions paier quoique&#13;
302 Nous nelui deussions rien&#13;
303 En Second lieu ce Prelat veut que Je continue alui paier&#13;
304 mesme depuis lobtention de la bulle les 2000.# portez parle&#13;
305 concordat de 1697. quoi q’ ce Prelat convienne que ce concordat&#13;
306 ne Subsisteplus parce quil estoit fait Sous le bon plaisir&#13;
307 du Pape et que Le Pape ne lapas agrée ayant autrem’ disposé&#13;
308 de ces biens et revenus Ecclesiastiques. mais Jl veut quil&#13;
309 Subsiste p.r continuer alui paier ces 2000.# et quil ne Subsiste&#13;
310 plus p.r quil paye de cinq parts trois des frais faite ou a&#13;
311 faire p.r lobtention de la Bulle Et Sur cela ce Prelat&#13;
312 menace de nous faire paier la meilleure partie des revenus&#13;
313 du chapitre aux trois chanoines qui ne Sont pas du Sem.re et de&#13;
314 nous oster ce que la bulle nous accorde p.r les manses&#13;
315 monacales de meobec et Bennevent. Je vous avoüe&#13;
316 que Je le trouve encoreplus vif, plus ardent et plus mal&#13;
317 disposé envers Nous quil n’a jamais esté. Sa prison lui fait&#13;
11.&#13;
&#13;
Lettres O, no 45&#13;
&#13;
318 escrire dela maniere laplus dure et laplus desagrable et bien&#13;
319 loing destre touché denos malheurs Sil pouvoit arracher la&#13;
320 derniere pierre de Notre Sem.re Jlleferoit.&#13;
321 Je lui ay offert et aM de laPalliere denous enraporteradeux&#13;
322 avocats; Jl Sy donnerent les mains. En suite M delaPalliere&#13;
323 craignit la depense depaier ces avocats. apres Jl medit quil&#13;
324 navoit pas de pouvoir delapart deMgr p.r traiter cette&#13;
325 aff.re Jl m’a fatigué Sur ces aff.res plus que vous ne Scauriez&#13;
326 croire.&#13;
327 Ce bon M.r Dela Palliere qui en homme de Son pays va droit&#13;
328 a Sa fin qui est de faire encore plus Ses aff.res que celles deMgr&#13;
329 de Quebec Nous a donné bien de Lambaras depuis un an p.r avoir&#13;
330 Sa pension de 500.# apprendre Sur Labbaye de Bennevent. comme&#13;
331 Jl ne Serebute derien, Jl a fait escrire au Pape et aux Cardinaux&#13;
332 par toutes les puissances. Le pape a esté ferme a refuser de&#13;
333 donner une pension de 500.# Sur LEvesché de Quebec Jl a enfin&#13;
334 tant fait par Ses menéz quil en a obtenu une de 600.# Sur&#13;
335 Labbaye de S.t Bertin a S.t omer; ainsy nous en voila debarassez&#13;
336 par cet endroit la.&#13;
337 mais Jl a joué un autre tour au Prelat cet hyver. Jl&#13;
338 a veu que ce Prelat desiroit emploier les 4000.# quil a&#13;
339 obtenu de gratification duclergé et dautres So’es quil Seroit&#13;
&#13;
�340 trop long de vous expliquer a faire une fondation de 900.#&#13;
341 ou 1000.# par an p.r les Sœurs de la congregation p.r&#13;
342 establir des escoles enplus.rs lieux du Diocese de M dela Palliere&#13;
343 a pris de cet argent ce quil en falloit p.r Sepaier des&#13;
344 arrerages de 500.# par an eschus jusqua present de la&#13;
345 pension queMgr de Quebec lui avoit promis. Jl a&#13;
346 ensuite bien voulu emploier cet argent p.r acquerir cette&#13;
347 rente a condition de Se reserver Sur cette rente 400.# de&#13;
348 pension Sa vie durant. ainsy Le voila muni de 1000.# par&#13;
349 an p.r avoir rendu au canada tous les grands Services quil&#13;
350 lui a rendu Le Prelat connoist bien le personnage&#13;
12.&#13;
&#13;
351 et c’est un bien que cela lui arrive Je Suis Seur que ce&#13;
352 grand vicaire apresent quil Se voit garni cherchera&#13;
353 quelq’ pretexte p.r ne plus Se mesler des aff.res deMgr de Quebec&#13;
354 et vous me direz avant quil Soit trois ans Si Jefais de&#13;
355 mauvais almanacs.&#13;
356 J’ay accepté les lettres de change montantes a 6300.#&#13;
357 que vous avez tiré Sur moy auprofit de M.r Jolliet,&#13;
358 quoi q’ Je Sois si fort enavance J’ay aussi accepté celle de 500.#&#13;
359 tirée au profit de M De LEpinay. Je ne Scay apres cela&#13;
360 comment vous pourez esperer quelq chose p.r lannée&#13;
361 prochaine, car vous Jugez bien que p.r paier ces letttres de&#13;
362 change Je nepouray accomplir aucune facture.&#13;
363 Car Jl m’a fallu resoudre a acquiter a M fleury tout ce&#13;
364 qui lui estoit deu de ces deux dernieres annéez. vous Jugez bien&#13;
365 en quels ambaras cela m’a mis. Jl est vray que J’ay touché&#13;
366 p.r prez de 8000.# des ord.ces des années passées dont J’ay&#13;
367 tiré le paiem.t le mieux que J’ay pu en billets demonnoye&#13;
368 vous me mandez que vous avez escrit a M dePont chartrain&#13;
369 p.r estre paiez de ces ord.ces et que les Puissances en escrivent&#13;
370 fortem’ quenfin M de Bauharnois Sy emploiera dela bonne&#13;
371 maniere Trouvez bonque Je vous dise que toutes ces personnes&#13;
372 n’y ont quepeuoupoint de pouvoir, et que cela ne depend nullem’&#13;
373 d’eux J’ay encore p.r 11500.# dord.ces de l’année 1705. Scavoir&#13;
374 une de 3000.# p.r LaLouisiane, une de 4000.# p.r LJncendie, et une&#13;
375 de 4500.# p.r M De La vente p.r 1703. 1704. et 1705. car Nous&#13;
376 avons enfin obtenu 1500.# par an p.r lui, Je compte de me&#13;
377 f.re paier de ces ord.ces dans tout le cours de cette année, et&#13;
378 cepand.t Je prevois que Je Seray encore beaucoup en avance p.r&#13;
379 vous Sans avoir acquité les 6300.# paiables aM Jolliet&#13;
380 en Novembre 1707.&#13;
&#13;
13&#13;
&#13;
381 a la verité voiant vostre misere causée par LJncendie&#13;
&#13;
�Lettres O, no 45&#13;
&#13;
14&#13;
&#13;
382 J’ay tasché daccomplir votre facture et celle deM.r&#13;
383 Buisson a peudarticles prez, dont Jecrois que vous&#13;
384 pouvez vous passer co’e les plaques de Cuivre, lahaire&#13;
385 et quelques autres choses. J’ay dit aM fleury de vous&#13;
386 envoier mesme p.r 300.# de clous dont Jenay rien trouvé&#13;
387 dans v’re facture c’est tout ceque J’ay avancé audela&#13;
388 de votre facture.&#13;
389 Nos Miss.re de Paris me grondent deceque p.r les missions de&#13;
390 canada Jincommode toutes les autres et m’incommode&#13;
391 fort moi mesme mais Jene Scay comment faire autrem’&#13;
392 cepend.’ Je vous avoüe que Si Je vois que vous reprenez de&#13;
393 vos enfans comme auparavant vous trouverez bonque Je&#13;
394 ne vous envoye plus rien dutout nonSeulemt p.r eux, mais&#13;
395 mesme p.r les miss.res jusqu’a ce q’ Je Sois remboursé de&#13;
396 toutes mes avances. Je crois fort inutil de refuter ceque&#13;
397 vous et M Buissonme mandez quil peut y avoir du&#13;
398 profit a prendre ces enfans p.r 230.# dupays. Tous ceux&#13;
399 qui mescrivent du canada et ceux qui en reviennent n’en&#13;
400 Scauroient parler qu’en levant les espaules d’estonnem’&#13;
401 J’ay prié M fleury de vous envoier les liqueurs par le&#13;
402 neptune, parle quel Je compte de vous envoier cette&#13;
403 lettre Je nescriray que cellela Seule car Jen’ay pas le&#13;
404 loisir descrire davantage&#13;
405 cest p.r quoy Je vous prie de dire ala R.de mere S.t Jgnace&#13;
406 que parla perquisition que J’ay fait J’ay Sceu que lacaisse&#13;
407 ou Estoient toutes les drogues prises lanpasssé p.r elles&#13;
408 et le ballot destoffe que Je leur ay envoié deBayeux&#13;
409 n’ont point esté perdues, puis qu’on les a mis dans la&#13;
410 Notre Dame de bon Port qui est arrivée heureusem’ a&#13;
411 [Q]uebec Jenay les connoissemens et M Berri a&#13;
412 qui ce vaisseau appartient ne peut Se dispenser de vous&#13;
413 les paier. M fleury navoit rien mis p.r elles dans le&#13;
414 S.t Jean co’e elles le croioient.&#13;
415 Elles ont eu trop de moderationp.r ne me rien demander&#13;
416 cette année, Sen remettant aceque Jepouvois faire J’ay&#13;
417 cru pouvoir leur envoier environp.r 500.# de drogues&#13;
418 dapoticaire et p.r environ 400.# destoffes de Bayeux&#13;
419 Jeleur ay acheté aussi des pieces de voile delaCire&#13;
420 dEspagne et deux livres deCanelle, et Jay remis tout cela&#13;
421 au P. Lamber ville Suivant leur avis&#13;
422 Ces bonnes Relig.ses Seplaignent quelle ne recoivent pas&#13;
423 fidelemt ce qui leur est envoié par nos ballots cela me&#13;
424 fait bien plaisir p.r neplus leur rien envoier parla&#13;
&#13;
�425 cependant vous leur fistes rendre lanpassé non Seulem’&#13;
426 une chasuble brodée qui estoit p.r elles, mais une autreque&#13;
427 Je vous envoiois et que Je vous prie de retirer delles car elle&#13;
428 est p.r leSem.re. ces bonnes Relig.ses me prient de leur mander&#13;
429 comment Je leur ay envoié des Gerofle muscade &amp;c que Je&#13;
430 leur mandois leur envoier parla Caisse des Jesuites. Si&#13;
431 elles consultoient leurs lettres, Elles verroient quelles ne&#13;
432 m’ont demandé ces epiceries qu’a lafin 1703. et que Je&#13;
433 les leur ay envoié en 1704. dans une caisse ou Jenvoiois&#13;
434 p.r plus de 700.# dJmages a Dubreuil qui ont esté perdües&#13;
435 aussi bien que leurs Epiceries dans le vaisseaulaSeine&#13;
436 J’ay encoreplus Sujet de me plaindre dela R.de mere S.t&#13;
437 augustin de lhopital General Je lui envoiay l’an paSSé&#13;
438 un compte du receu que Javois fait deleur rente&#13;
439 en 1704. et 1705. car Je ne prends Soin deleurs aff.res&#13;
440 que depuis ce temps la. et Je leur marquois que pour&#13;
15&#13;
&#13;
Lettres O, no 45&#13;
&#13;
441 macquiter deceque Javois receu p.r elles Javois paié&#13;
442 en 1704. deux lettres de change, et une en Juin 1705.&#13;
443 et que Jenavois accepté une p.r paier en novembre&#13;
444 1705. Si bienque tout bien compté Jestois p.r elles en&#13;
445 avance de 8.# LaR.de mereS.t augustin me mande quelle&#13;
446 necomprend rien amon compte qu’un enfant comprendroit,&#13;
447 et quelle n’a pas tiré Sur moy une 4.e lettre de change&#13;
448 pour estre paiée en Novembre 1705. quainsy J edois&#13;
449 avoir en mes mains 500.# et quelle les tire Sur moy&#13;
450 p.r les paier en Jan.er 1706. La bonne mere deuvoit&#13;
451 Se Souvenir des lettres de change quelle tire, Ellequi&#13;
452 en tire Si peu moi qui enpaye tous les ans beaucoup&#13;
453 ne laisse pas de connoistre fort bien son escriture, car&#13;
454 Elle adonné a M.r Soumande marchand de montreal&#13;
455 une lettre de change de 500.# le 13. novembre 1704&#13;
456 paiable alafinde may 1705. cette lettre est toute escrite&#13;
457 dela main deM dela colombiere Serré et Signée Sœur&#13;
458 Louise Soumande de S.t Augustin Sup.re Elle a esté&#13;
459 transportée par M Soumande Le 18. 9bre 1704. aM&#13;
460 fleury dela Rochelle qui la transportée au S.r Bullet,&#13;
461 et dela elle a passé en plus.rs mains. Et outre celle la&#13;
462 Elle a encore donnée une autre lettre de change de&#13;
463 500.# du 12. Novembre 1704. escrite demesme par M.&#13;
464 dela colombiere Serré, et Signée par elle, qui n’est&#13;
465 pas une Seconde de celle cy dessus mais une premiere&#13;
466 co’e elle, et M Soumande la aussi transportée a&#13;
467 M fleury le15. novembre 1704. M fleuri la&#13;
&#13;
�468 transportée aM DJberville et M dJberville a M&#13;
469 Le Moine de Rouen a qui Je l’ay paiée.&#13;
16.&#13;
&#13;
Mr&#13;
Dupré&#13;
&#13;
17.&#13;
&#13;
Lettres O, no 45&#13;
&#13;
470 cest p.r quoy J’ay laissé protester la lettre quelle a tiré&#13;
471 Sur moy Si temerairem’ p.r estre paiée en Jan.er 1706. mais&#13;
472 comme cette lettre est entre les mains deMad.elle Girardin&#13;
473 Jelui ay promis que Jelapaierois en Novembreprochain&#13;
474 Jeprie Lamere S.t Augustin depenser mieux a Ses aff.res&#13;
475 Personne n’a parlé icy contrelhopital General, et Sion&#13;
476 lavoit fait Jaurois agi en Sa faveur,&#13;
477 vous apprendrez que lon a vendu aM Aubert damsterda[m]&#13;
478 tout le castor a condition quil paiera les dettes dela colonie&#13;
479 Je ne crois pas qu’on tire de cette aff.re ungrand avantage&#13;
480 on pretend que par ce marché Lon neSerapas enestat dicy&#13;
481 a dix ans depaier rien Surles charges indispensables ou&#13;
482 auplus que M.rs le gouverneur et officiers Seront paiez&#13;
483 et LEglise laissez aquartier.&#13;
484 Jl ny a nulle apparence que nous obtenions un&#13;
485 benefice p.r notre Sem.re de Quebec. JeSuis Seur queles&#13;
486 Jesuites S’y opposeroient fortem’ Sils y voioient quelq’&#13;
487 apparence, mais Jl n’est pas necess.re quils Sy opposent.&#13;
488 Mad.’ Dela motte ango a eu cet hiver une dangereuse&#13;
489 maladie. ElleSeporte assez bienapresent. Elle a fait acheter&#13;
490 Nos toiles a lordinaire, et Je lay prié encore de vouloir&#13;
491 f.re acheter a argentan ceque M Buisson en demande&#13;
492 dont Jelui envoieray largent p.r envoier cela avec nos&#13;
493 toiles eny mettant un B. p.r les distinguer de celles&#13;
494 qui Sont p.r leSem.re&#13;
495 J’ay esté bien Surpris dapprendre par les lettres que J’ay&#13;
496 receu de M. Du Pré quil ne vous ait Seulem’ pas&#13;
497 parlé de lapplication quil a fait decequi lui revenoit&#13;
498 p.r Sa part dela Succession de feuM Du Pré Son frere&#13;
499 chirurgien mort en Jtalie, dont J’ay tiré prez de 3000.#&#13;
500 par les bons Services que m’a rendu un officier general&#13;
501 de Larmée dJtalie quil navoît pas esté possible de tirer&#13;
502 Sans cela or Jl revient aM DuPré de Quebec de&#13;
503 cette Succession environ 900.# en argent et le Surplus en&#13;
504 un fonds Sur le canal de Troye Jaurois cru que LJncendie&#13;
505 de Notre Sem.re auroit du determiner M Du Pré aS’y appliquer.&#13;
506 Dumoins Jaurois pensé que lui qui est Si zelé p.r lexacte&#13;
507 observation des regles nauroit pas manqué den disposer&#13;
508 dependamment du Sup.r co’e cest effectivem.’ la regle,&#13;
509 mais Jl me paroist quil n’en a nullem’ conferé avec&#13;
&#13;
�510 vous et quil ena fait unedisposition telle quil lui a&#13;
511 plu Sans consulter personne cette conduite Seroit assez&#13;
512 propre a decourager ceux qui Sinteressent p.r le Soutien&#13;
513 duSem.re mais quoi quil y doive concourir co’e moy,&#13;
514 Je naurois point esté Surpris Si pour marier quelqu’une&#13;
515 deSes Nieces Jl eust disposé de tout ou departie de cette&#13;
516 Succession p.r cette bonne œuvre, mais apres Nostre&#13;
517 Jncendie lappliquer Sans lavis du Sup.r a des œuvres&#13;
518 telles quil lui a plu, Je vous avoüe que cela ma&#13;
519 tres fort Surpris, et qu eJenay eu lecoeur fort Serré.&#13;
520 comme Je Supose quil lira cette lettre Je nepuis&#13;
521 mempescher delui en marquer monestonnement.&#13;
522 cequi est remarquable c’est quil me renvoyea faire&#13;
523 les partages de cette Succession, Et que Sans Sen ambarasser,&#13;
524 Jl commence atirer Sur moy des lettres de changepour&#13;
525 ce qui doit lui revenir de cette Succession Jl me Semble&#13;
526 que Je n’ay pas grand Sujet de m’en ambarasser dez&#13;
527 qu’on enagit ainsy. Jl auroit dumoins ducommencer&#13;
528 parprendre Sur cette Succession cequil ma fait depenser&#13;
18.&#13;
&#13;
M.r de&#13;
la Colomb.&#13;
&#13;
529 p.r Son Neveu quil m’a fait lui envoier en canada&#13;
530 quoi q’ Jelui eusse assez marqué deux années de Suite&#13;
531 que la faiblesse de Ses yeux pouroit estre un obstacle&#13;
532 a y demeurer. cet envoy napas laissé de couter&#13;
533 au Sem.re aussi bien que Son retour. Jene m’en pren[d]&#13;
534 pas auNeveu; Jl n’y peut rien, et Jl m’a asseuré quil&#13;
535 avoit representé a Son oncle n’approuver pas cette&#13;
536 disposition, Je n’en ay pas receuMons.r Son Neveu&#13;
537 avec moins daffection Jl est actuellem’ a Envi avec M.r&#13;
538 LeCuré a eslever quelques jeunes gens qui nont plus de&#13;
539 raport au Sem.r car Jls paient leur pension Javois&#13;
540 conseillé aM DuPré de ne Sepas arrester a cet employ&#13;
541 mais de Saller presenter aM de chartres p.r Soffrir a&#13;
542 travailler en Son Dioceze Jl na pas Jugé a propos dele&#13;
543 faire, et Son Jnfirmité peut en estre une bonne raison,&#13;
544 mais on auroit pu lui procurer un employ bien doux&#13;
545 et Jecrois quil eust du lefaire, car aquoy le conduit&#13;
546 cequil fait a Envi. certainem’ a rien Jl n’y a nulle&#13;
547 apparence qu’on le retienne en Notre Sem.re de Paris ou&#13;
548 Jln’y arien dequoy loccuper. Jele voudrois p.r lui&#13;
549 personnellem’ parcequil a dela douceur, mais Jl&#13;
550 n’y arien aParis p.r loccuper. et Jl n’y apas deplace&#13;
551 fondée dans notre Sem.re&#13;
552 Jecrois vous avoir marqué queM dela colombiere&#13;
&#13;
�553 est chez Nous ou Jl nous édifie beaucoup Ona mandé&#13;
554 de QuebecaM.r delaPalliere et Jecrois que cestM vallet&#13;
555 quil venoit en france p.r retourner Evesquede Quebec&#13;
556 Je crois que M de la Palliere apris des mesures&#13;
19&#13;
&#13;
557 p.r le traverser dans ce dessein, mais Jel’ay fort dissuade&#13;
558 quil leust. Je Souhaiterois bien davantage que lon&#13;
559 donnast aM dela Colombiere quelq’ abbaye dont Jl&#13;
560 feroit de bonnes œuvres. Mais Jln’y en aguere apparenc[e]&#13;
561 car voila unegrande nomination qui Sest faite a Pasques,&#13;
562 et on napas pensé alui.&#13;
563 M. LEveq’ de Gap a enfin donné Sa demission et on a&#13;
564 donné Son Evesché a un Jeune homme qui n’a dautre&#13;
565 bonne qualité que destre devoüé aux Jesuites voila a&#13;
566 present ceux a qui on confere les Eveschez et abbayes.&#13;
567 M de Bauharnois est allé Sur mer exercer Sonemploy.&#13;
568 Jl na pas esté trop bien receu par M de Pont chartrain&#13;
569 Jecrois quil n’a Seulem’ pas parlé de Nous. Nous ne&#13;
570 manquerons pas de representer ce que vous marquez Sur&#13;
571 ces mats, et Sur ces 3000.# que vous devez auRoi.&#13;
572 Jedemande ala cour unegartification de 400.# p.r&#13;
573 M Gaulin Jene desespere pas dobtenir quelque&#13;
574 chose on a donné aM.r de tubercas legouvernem’&#13;
575 de Lacadie. Je plains cepauvrepays qui depuis longtemps&#13;
576 napas esté en de trop bonnes mains. on a fait Le Lieuten.t&#13;
577 deM tubercas gouverneur de Plaisance.&#13;
578 J’ay oublié de vous mander Lestat de nos controverses&#13;
579 p.r la chine. Le Pape a montré aM LEvesq’ de Rosalie&#13;
580 la decisionquil pretend avoir faite Sur ces aff.res mais ne&#13;
581 lui ena pas voulu donner une authentique p.r porter avec&#13;
582 lui ala chine, Si bien que ce Prelat voiant quil nepouvoit&#13;
583 pas lobtenir est revenude Rome fort mescontent ayant&#13;
584 mesme refusé destre fait Evesque assistant quelui a&#13;
585 offert Le Pape et Jlest resolu dene pas retourner a la&#13;
586 chine quil ne Scache ce qui a esté decidé. LePape&#13;
&#13;
20.&#13;
&#13;
587 est tellemt devoüé aux Jesuites que quoi quil veuille&#13;
588 paroistre pere commun Jl ne fera jamais rien qui&#13;
589 leur fassedelapeine Nous croions bienque Sa Saintete&#13;
590 aura ordonné au Patriarche ala chine de recommander&#13;
591 verbalem’ aux Jesuites de neplus tolerer ces Supertitions&#13;
592 mais Jl n’en fera pas publier dedecision autentique&#13;
593 cequi Sera ne rien faire, et les Jesuites ne verront&#13;
594 pas le Patriarche hors dela chine quils continueron[t]&#13;
&#13;
Lettres O, no 45&#13;
&#13;
�595 de faire ce quils ont fait jusqu’a present.&#13;
596 Je vous prie de faire trouver bon a Mgr Lancien&#13;
597 que Je vous aye addressé cette lettre plutost qu’a&#13;
598 lui, afin que vous la lui fassiez lire et a tous&#13;
599 nos Mess.rs JeSalüe M Glandelet M Du Pré et&#13;
600 M Pacquet. Dites Je vous prie acedernier que&#13;
601 M L. Tiberge veut lui envoier quelq’ Sermon.s&#13;
602 p.r Supleer alaperte quil a fait. Jenvoye aM&#13;
603 Buisson que Je Salue une Theologie morale de&#13;
604 Grenoble p.r lui et p.r M Calvarin dont Jls Se&#13;
605 Serviront conjointem’ Je me recommande a vos&#13;
606 SS. Sacrifices et prieres et Suis tres parfaitem’&#13;
607 Monsieur votre tres humble et tres obeiss.’&#13;
608 Serviteur. Tremblay&#13;
609 ce 12. avril 1706&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-mm-lsh-2020&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Tremblay, Henri-Jean, 1664-1740</text>
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                <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 12 avril 1706)</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris informe le supérieur du Séminaire de Québec de la situation de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, prisonnier en Angleterre, des difficultés financières de la colonie, des projets avortés pour la Louisiane. Il se plaint de la perte d’un procès pour l’abbaye de Méobecq. Il annonce qu’il a envoyé des marchandises pour les religieuses et le Séminaire et la décision du pape sur les controverses de la Chine.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/admin/files/show/11967" class="show" title="Voir les métadonnées du fichier"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 45&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Ango des Maizerets, Louis, 1636-1721</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11965" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11966" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Grâces pécuniaires</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec (Paris, 18 mars 1707)&#13;
&#13;
Paris, 18 mars 1707&#13;
Messieurs,&#13;
Je vous écris cette lettre par M. Fleury, à qui j’en donne deux copies, dont il me&#13;
promet d’en envoyer une à Nantes et l’autre à Bayonne pour les faire passer par&#13;
Plaisance. Il espère qu’une barque qui est à Québec vous emportera quelqu’une&#13;
des deux lettres. Vous ferez part de ces lettres à Mgr l’Ancien, à qui je crois écrire&#13;
en vous écrivant. Nous avons tous été bien réjouis de sa bonne santé. Dieu nous le&#13;
veuille conserver pour votre consolation et la nôtre.&#13;
Je me suis trouvé, Dieu merci, en état d’agir toute l’année en prenant la précaution,&#13;
tous les mois ou six semaines, de me purger. Ainsi, je ne crois pas que tant que je&#13;
pourrai agir vous devez penser à envoyer ici M. Boucher. Le choix que vous avez&#13;
fait est bon, mais outre les grands risques qu’il y aurait à courir pour lui en ce&#13;
temps-ci, le pauvre Canada est trop dénué de prêtres, et surtout de bons, pour en&#13;
retirer un sans [avoir] de grands besoins. D’ailleurs, nous ne sommes pas en état&#13;
de faire de dépenses, car nous sommes encore cette année plus mal que les&#13;
précédentes. Les ennemis1 sont devenus si puissants qu’ils ne menacent de rien&#13;
moins que de mettre Versailles à contribution cette année et s’il nous arrivait un&#13;
malheur semblable à ceux de l’an passé, tout serait à craindre.&#13;
Nous sommes encore plus mal pour l’argent : on n’en voit plus dans Paris. Tout&#13;
est changé en billets de monnaie, sur lesquels il y a moitié et plus à prendre, en&#13;
sorte que si d’un billet de 1 000 vous voulez de l’argent, vous n’en sauriez trouver&#13;
500 livres. Tous les revenus des campagnes sont devenus à rien. On ne saurait en&#13;
rien toucher. Les denrées sont à un si vil prix et les tailles et aux impôts si hauts&#13;
que les fermiers ne sauraient subvenir à ces taxes et il y a deux ans que par toute&#13;
la France, ils ne paient rien à leurs maîtres. On ne saurait trouver des fermiers&#13;
qu’en diminuant moitié.&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
Guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), dernière des grandes guerres lancées par Louis XIV.&#13;
&#13;
�Je suis fort embarrassé à présent pour l’abbaye de l’Estrée. M. Rotrou est à bout de&#13;
bail et il est hors d’état de plus tenir cette ferme. Il me faudra la faire régir à grands&#13;
frais. Nous ne saurions rien toucher pour vos charges indispensables. On croit&#13;
l’année 1705 absolument perdue. On espère ne faire perdre qu’un cinquième pour&#13;
l’année 1706 et autant pour 1707, mais quand touchera-t-on cela, on n’en sait rien&#13;
et ce ne sera de plus que de purs billets de monnaie. Nous autres ne saurions rien&#13;
toucher au trésor royal. J’ai toutes les ordonnances de 1706 et je crois que je les&#13;
aurai encore plus d’un an. Je vous prie de dire à M. Charron que j’ai laissé protester&#13;
ses deux lettres de change qu’il a tirées sur moi, chacune de 750 livres, n’ayant nul&#13;
fonds à lui, car je n’ai pu encore rien tirer pour lui de M. de Turmenies, quoique&#13;
j’y aie fait cent voyages, ni son ordonnance de 1706, quoique j’aie plusieurs fois&#13;
pressé de me la payer préférablement à un autre. Et je ne puis savoir si je ne&#13;
toucherai rien pour lui.&#13;
Je prie aussi M. des Maizerets de dire à la mère Saint-Ignace que j’ai reçu ses lettres,&#13;
que j’ai déjà payé pour elles 1 000 livres à M. Aubert et accepté 2 000 livres, dont&#13;
1 000 livres sont prêtes à payer et qu’elle peut compter que je satisferai à ses 3 000&#13;
livres. J’ai laissé protester exprès une des deux lettres de change qu’elle a livrées&#13;
sur moi de 1 000 livres, chacune pour être payée de l’argent de M. Caumartin et&#13;
j’ai envoyé ce porter à M. Duchesne, intendant de M. de Caumartin, pour le&#13;
presser de nous payer ces 2 000 livres. J’espère qu’il les paiera, mais ce sera que les&#13;
trois quarts en billets de monnaie et le quart en argent. Dites aussi à la mère SaintIgnace que je ne vois encore nul jour de toucher rien pour elles [les Hospitalières]&#13;
pour les charges indispensables. Je ne leur enverrai cette année autre chose&#13;
qu’environ autant d’étoffes qu’elles en ont reçues l’an passé de Bayeux. Elles ne&#13;
doivent pas s’attendre à rien davantage.&#13;
Quant à nous, vous jugez bien que nous devons être encore bien plus mal. Je&#13;
croyais qu’ayant reçu autant je vous ai envoyé l’an passé, vous ne me demanderiez&#13;
rien cette année, ayant à payer les deux grosses lettres de change de M. Jolliet.&#13;
Cependant, j’ai été bien surpris que vous ayez tiré sur moi plus de 4 500 livres et&#13;
que vous m’adressiez des factures encore plus fortes pour Paris et pour&#13;
La Rochelle que celles de l’an passé. Je ne puis y satisfaire, quelque effort que j’aie&#13;
fait. Je n’ai pas accepté la lettre de 1 083 livres au profit de M. Jolliet, parce que&#13;
&#13;
�vous dites que vous vous êtes engagés envers lui, que je le pouvais en argent&#13;
comptant ; c’est ce que je ne puis faire. Ainsi, on l’a protestée et je ne la paierai que&#13;
quand la paix aura ramené l’argent comptant. J’ai accepté les trois autres lettres de&#13;
change de 3 000 livres à l’ordre de M. Fornel, parce que je les paierai trois quarts&#13;
en billets de monnaie et un quart en argent. Si l’on vous demandait des&#13;
dédommagements pour cela, vous n’en devez accorder aucun, car cela est ainsi&#13;
jugé ici tous les jours, parce que c’est un fait du prince dont personne n’est garant.&#13;
Outre ces lettres de change, je fais un très grand effort pour vous envoyer cent ou&#13;
cent vingt autre étoffes à soutane, une pièce de Saint-Lô noire, une autre de Salavre&#13;
noire, quatre-vingt autres molletons ou revêches et la petite mercerie de la facture&#13;
de Paris, une partie des bas, chapeaux et souliers, quelques toiles pour collets, deux&#13;
pièces d’étoffe bleue pour enfant et un peu de souliers et de bas et de toile pour&#13;
eux, de la cire blanche, du vin blanc pour les messes, du papier, girofle, muscade,&#13;
poivre, cassonade, raisins, riz, amandes, huile d’olive, deux ou trois tonneaux de&#13;
vin rouge, deux barriques d’eau-de-vie, autant de vinaigre, alun, savon et prunes,&#13;
le tout en moindre quantité que ne demande M. Buisson, une partie de l’étamine&#13;
du Mans et de l’Aumale qu’il demande. Tout le surplus de sa facture et des autres,&#13;
je n’envoie rien et encore ne sais-je comment je me tirerai de dépenses qu’il faut&#13;
payer argent comptant et que je ne vois plus à présent.&#13;
M. Dupré ne sera pas surpris que je n’aie rien payé à Dubreuil. Je n’ai rien touché&#13;
pour lui de sa chapelle. Il est en est dû deux ans. Le fermier refuse de payer. Je le&#13;
prie de m’envoyer une procuration pour le contraindre.&#13;
M. de La Colombière est dans sa famille en Dauphiné depuis le mois d’août&#13;
dernier. On fait l’impossible pour l’empêcher de revenir, retourner au Canada. Sa&#13;
famille s’y oppose fortement. J’espère cependant qu’il y retournera, mais je ne crois&#13;
pas que ce soit pour cette année. Il y a trop de dangers à courir.&#13;
On n’a encore rien réglé sur l’affaire des curés pour les dîmes. Elle ne pouvait venir&#13;
plus mal à propos et M. Dufournel a bien mal fait de remuer cette corde en ce&#13;
temps-ci. Je crains bien qu’on ne fasse pas justice à l’Église, qu’on opprime assez&#13;
partout.&#13;
&#13;
�On n’a pas bien reçu M. d’Auteuil. La mort de M. d’Iberville a bien dérangé ses&#13;
affaires.&#13;
M. l’évêque de Québec est toujours prisonnier en Angleterre. Il n’y est occupé qu’à&#13;
nous faire de la peine. Nous avons essuyé les plus fâcheux coups qu’il pouvait&#13;
nous porter. Après nous avoir obligés l’an passé, contre toutes les paroles&#13;
d’honneur qu’il m’avait données du contraire, de payer deux cinquièmes pour&#13;
notre part des 3 000 qu’il dit avoir dépensées en son voyage de Rome. Il a voulu&#13;
depuis un an ôter au Séminaire de Québec les menses monacales de Bénévent et&#13;
de Méobecq, qui lui sont données par la bulle d’union pour les missions.&#13;
M. l’évêque de Québec a voulu et veut toujours que cela soit appliqué aux curés et&#13;
missions françaises, comme il le jugera à propos. Il a écrit des lettres les plus&#13;
violentes contre moi à M. le cardinal de Noailles, où il dit que je le persécute depuis&#13;
vingt ans, et à M. le comte de Pontchartrain, à qui il demande que le roi nomme&#13;
des commissaires pour régler cette affaire. Il lui envoie un mémoire, par lequel il&#13;
prétend que nous sommes à Québec riches de plus de 36 000 livres de rente et nous&#13;
fait passer pour des ravisseurs du bien d’autrui, des personnes insatiables, etc.&#13;
Tous les termes y sont de la dernière force. M. l’abbé de Brisacier y est traité de la&#13;
manière la plus indigne. Tout cela par les belles manières de M. de la Pallière, son&#13;
grand-vicaire, qui lui a mis dans l’esprit des choses très opposées à la vérité.&#13;
Ce prélat a écrit les mêmes choses à Rome au pape et aux cardinaux, mais le bon&#13;
Dieu a permis que jusqu’à présent, on a reconnu en l’une et l’autre cour que les&#13;
écritures du prélat, soit dans les lettres qu’il m’a écrites et à M. Charmot à Rome,&#13;
soit dans les actes qu’il a signés, sont tout à fait contraires à ses prétentions. Il ne&#13;
revient pas pour cela. Dieu veuille bien lui pardonner tout le mal qu’il nous a fait&#13;
et nous fait encore. Je suis touché de le voir si mal user de la croix de sa prison. On&#13;
ne voit nulle apparence qu’il en sorte avant la paix, non plus que ses&#13;
ecclésiastiques ; ce qui est très fâcheux, car nous croyons que s’il était ici, il ne&#13;
s’occuperait pas à nous tourmenter.&#13;
Vous aurez la bondé de dire à M. de Varennes qu’il ne m’a pas envoyé une&#13;
procuration telle qu’il fallait pour faire payer à Mme sa mère la vente qui lui est&#13;
&#13;
�due par Mme Ango de La Mothe et que je n’ai pu trouver dans les bureaux qu’il&#13;
ait été expédié un brevet de pension pour Mme sa mère.&#13;
J’ai reçu des lettres hier de M. Gaulin. Ce bon missionnaire a bien couru toute&#13;
l’Acadie cet été, mais il me demande bien des choses que je ne pourrai lui envoyer,&#13;
n’ayant reçu pour lui que des billets de monnaie. Il s’est engagé dans un commerce&#13;
pour faire bâtir une église pour sa mission, dont vous le devez détourner. Il&#13;
commence par où il faudrait finir, car il faudrait commencer à édifier une église&#13;
spirituelle parmi ces Sauvages et en bâtir ensuite une matérielle et il ne pense qu’à&#13;
édifier une église, qui sera peut-être fort inutile s’il ne réussit pas à rassembler les&#13;
Sauvages. Il me mande avoir pris d’un habitant 618 martes et a chargé le secrétaire&#13;
de M. Subercat de les vendre et d’employer cet argent en marchandises pour son&#13;
compte, afin sans doute de les revendre et de trouver dans le profit de quoi bâtir&#13;
son église. Cela ne vaut rien.&#13;
Nos missionnaires de la Louisiane sont fort persécutés par les deux frères de&#13;
M. d’Iberville, Bienville et Châteauguay, deux libertins et débauchés qui ont tâché&#13;
à corrompre ce qu’on a envoyé de filles en ces quartiers-là et sont venus à bout de&#13;
plusieurs. À la fin, M. de La Vente a été obligé d’en avertir. M. de Bienville a&#13;
appelé les jésuites des Illinois pour être aumôniers du fort, qui l’ont absous. Il leur&#13;
a fait donner les appointements et a été fort surpris que la cour ordonne que ce soit&#13;
nos missionnaires qui le seraient. Les Jésuites ont appuyé M. de Bienville en tout.&#13;
Ils ont ensemble barré M. de La Vente en toutes ses fonctions. On ne leur a pas&#13;
rendu la moitié des effets que je leur envoyais. Ils sont assurément bien maltraités&#13;
et par-dessus tout cela, on fait d’eux des plaintes à la cour comme si c’étaient des&#13;
criminels et la famille de M. d’Iberville dit partout qu’il faut que M. de La Vente&#13;
en soit chassé ou qu’ils en sortiront. Ils ont fait faire des assemblées et signés des&#13;
requêtes contre ces pauvres missionnaires, de qui, pour achever de les peindre, on&#13;
a surpris les lettres, au moins celles de M. de La Vente, ayant menacé dans le&#13;
vaisseau celui qui en était porteur de lui donner cent coups de corde sur l’affût&#13;
d’un canon s’il ne les donnait [pas] et en effet, je ne les ai pas reçues.&#13;
&#13;
�En voilà bien assez pour ma première lettre. Dieu veuille vous soutenir et nous&#13;
aussi, car nous en avons assez à porter. Nos missionnaires se portent tous assez&#13;
bien. Il n’y a pas encore de nouvelle que le patriarche ait publié la décision à la&#13;
Chine ; il y est arrivé en juillet 1705. Il était parti en décembre 1705 pour aller à&#13;
Pékin. Le P. Visdelou, jésuite, avait soutenu contre le P. Benavente, augustin, en sa&#13;
présence, le mandement de M. Maigrot sur les cultes chinois2. Ce père, qui est le&#13;
plus habile des Jésuites en la langue chinoise, s’est déclaré contre ces pères. Je suis&#13;
avec un profond respect,&#13;
Votre humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
&#13;
/Transcription3 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ib-mdv-2020&#13;
&#13;
Dans son Mandat du 26 mars 1693, Mgr Charles Maigrot, appuyé par d’autres du Séminaire des Missions&#13;
étrangères de Paris, dont Tiberge et Brisacier, s’oppose à la méthode d’évangélisation des Jésuites en Chine,&#13;
attaquant leur pratique de syncrétisme de termes chrétiens et confucéens, ainsi que la pratique de rites&#13;
traditionnels chinois, tels les cultes des ancêtres et de Confucius. Il affirmait que de les préserver entraînerait&#13;
une confusion syncrétique dommageable à l’évangélisation. Ce Mandat sera défendu avec acharnement par&#13;
le Séminaire de Paris pendant cinquante ans.&#13;
3&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2020.&#13;
2&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1707, 18 mars – Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 36)&#13;
1&#13;
Paris 18. mars 1707.&#13;
o&#13;
2 Messieurs&#13;
N 36, carte M.&#13;
3 Je vous escris cette lettre par Mfleury aqui Jendonne&#13;
4 deuxcopies dont Jl me promet den envoier unea Nantes&#13;
5 et lautre a Bayonne p.r les f.re passer par Plaisance Jl&#13;
6 espere quune barque qui y est de Quebec vous enportera&#13;
7 quelquune des deux lettres. vous ferez part deces lettres aMgr&#13;
8 Lancien aqui Jecrois escrireenvous escrivant. Nous&#13;
9 avons tous esté bienrejouis de Sabonne Santé. Dieunous le&#13;
10 veuille conserver p.r v’re consolationetla Notre Jeme Suis trouvé&#13;
11 Dieumercy en estat assez dagir toute lannée enprenant la&#13;
12 precaution tous les mois ouSix Semaines demepurger. ainsy&#13;
13 Jenecrois pas que tant que Jepouray agir vous devez penser a&#13;
14 envoier icy M Boucher. Lechoix quevous enavezfait estbon&#13;
15 mais outre lesgrands risques quil y auroit a courir pour&#13;
16 lui encetemps cy le pauvre canada esttrop denué de prestres etSur&#13;
17 tout debons p.r enretirer unSans degrands besoins. Dailleurs nous ne&#13;
18 Sommes pas enestat de f.re dedepenses. car nous so’es encore cette&#13;
19 année plus malqueles precedentes. Les ennemis Sont devenus Si puissans&#13;
20 quils ne menacent de rien moins quede mettre versailles a&#13;
21 contributioncette année etSilnous arrivoit unmalheur Semblable&#13;
22 a ceux de lan passé Tout Seroit acraindre Nous So’es encoreplus&#13;
23 malp.r largent. on n’en voit plus dans Paris. Tout est changé en&#13;
24 billets demonnoye Surles quels Jly a moitié et plus aprendre&#13;
25 enSorteque Si d’un billet de 1000. vous voulez delargent, vous&#13;
26 nen Scauriez trouver 500.# Tout les revenus des campagnes&#13;
27 Sont devenus arien. on ne Scauroit enrien toucher. Les danrées&#13;
28 Sont aunSi vilprix, et les tailles et au’ Jmposts Si hault queles&#13;
29 fermiers ne Scauroient Subvenir a ces taxes et Jly a deux ans&#13;
30 quepartoute la france Jls nepaient rienaleurs maitres&#13;
31 on ne Scauroit trouver defermiers qu’en diminuant moitié Je&#13;
32 Suis fort ambarassé apresent p.r Labbaie de Lestrée. MRotrouest&#13;
33 about debail, et Jlest hors destat de plus tenir cette ferme&#13;
34 Jl mefaudra la faire regir a grands frais. Nous ne Scaurions&#13;
35 rien toucher p.r vos charges Jndispensables. oncroit lannée 1705&#13;
36 absolument perdüe. on espere nefaireperdre qu’un cinqieme p.r&#13;
37 lannée 1706. et autant p.r 1707. mais quand touchera ton cela&#13;
38 on n’en Scait rien, et ce neSera deplus quedepure billetsdemonnoye&#13;
39 Nous autres ne Scaurions rien toucher au tresor roial. Jay toutes&#13;
40 les ord.ces de 1706. et Jecrois queJeles auray encoreplus d’unan&#13;
&#13;
�41 Jevous priededire aM. charon que J’ay laissé protester Ses deux lettres&#13;
42 dechangequil atiré Sur moy chacunede 750.# n’ayant nulfonds alui, car&#13;
43 Je n’ay puencorerien tirer p.r lui deM de Turmenies quoique J’y ayefait&#13;
44 cent voiages, ni deSonord.ce de 1706. quoi queJ’aye plus.rs fois pressé deme&#13;
45 lapaier preferablemt a un notres. Et Je ne puis Scavoir Si Jetoucheray&#13;
46 rienp.r lui. Je prie aussi M Des maizerets de dire alamere S.t Jgnace&#13;
47 que J’ay receu Ses lettres queJ’ay déjà paié p.r elle 1000.# aM Aubert.&#13;
48 et accepté 2000.# dont 1000.# Sont preste apaier, et quellepeut&#13;
49 compter que JeSatisferay a ces 3000.# J’ay laissé protester expres&#13;
50 une des 2. lettres de changequellealivrée Sur moy de 1000.# chacune&#13;
51 p.r estre paiée delargent deM deCaumartin, et J’ay envoié ce&#13;
52 protez aM Duchesne Jntend.’ deM de Caumartin p.r lepresser de&#13;
53 nous paier ces 2000.# Jesperequil les paiera mais ce neSera&#13;
54 queles trois quarts enbillets demonnoyeet lequart enargent.&#13;
55 Dites aussy a la Mere S.t Jgnace que Jene vois encore nuljour de toucher&#13;
56 rien p.r elles, p.r les charges Jndispensables. Je ne leur envoieray&#13;
57 cette année autre chose que environ autant destofes quelles en&#13;
58 ont touchées Receues l’an passé de Bayeux. Elles ne doivent pas Sattendre&#13;
59 arien davantage&#13;
60 Quant anous vous Juger bien que nous devons estre encorebien&#13;
61 plus mal Je croiois quaiant recus autant queJevous ay envoié lan&#13;
62 passé vous ne me demanderiez rien cette année, ayant apaier&#13;
63 les deuxgrosses lettres de Change deM Joliet. cepend.t Jay esté&#13;
64 bien Surpris quevous aiez tiré Sur moy plus de 4500.# et que&#13;
65 vous maddressiez des factures encoreplus fortes p.r Paris et&#13;
66 p.r laRochelleque celles delanpassé. Je nepuis y Satisf.re Quelque&#13;
67 effort que Jaye fait Je n’ay pa accepter la lettre de 1083.# au&#13;
68 profit de M Joliet par ceque vous dites quevous vous&#13;
69 estes engagez envers lui que Jelepouvois en argent comptant.&#13;
70 c’est ce que Jenepuis faire ainsy onlaprotestée, et Jene&#13;
71 lapaieray que quand lapaix aura ramené largent contant.&#13;
72 J’ay accepté les trois. au’ lettres de change de 3000.# alordre&#13;
73 de M fornel par cequeJeles paieray trois quarts enbillets&#13;
74 demonnoye et un quart en argent. Si l’on vous demandoit&#13;
75 des dédommagement p.r cela, vous n’en devez accorder&#13;
76 aucun, car celaest ainsy jugé icy tous les jours, parceq’&#13;
77 c’est un fait duPrince dont personne nest garant. outre&#13;
78 ces lettres dechange Je fais untres grand effort p.r vous&#13;
79 envoier 100. ou 120 au’ Etofes a Soutanne , unepce dest Lo&#13;
80 noire une au’ defalavre Noire. 80. au’ molton ou revesche&#13;
81 et lapetite mercerie delafacture deParis, unepartie des bas,&#13;
82 chapeaux et Souliers quelq’ toile p.r collets Deux pieces&#13;
83 dEtofebleüe pr enfans et un peu de Souliers et de bas et de&#13;
&#13;
�84 toile pr eux Dela cireblanche Du vin blanc p.r les messes&#13;
85 du papier Gerofle muscade poivre castonade raisins&#13;
86 ris amandes huile dolive 2. ou 3. tonn.x vin rouge&#13;
87 2. bariq’ eaude vie autant de vinaigre alun Savonet&#13;
88 prune Le tout en moindre quantité que ne demandeM&#13;
89 Buisson une partie de lestamine du mans et de laumale&#13;
90 quil demande. ToutLe Surplus de Safacture et des autres&#13;
91 Jen’envoie rien, et encore ne Scaije comment Je me tireray&#13;
92 de ces depenses quil faut paier argent comptant et que Je&#13;
93 ne vois plus apresent. Mons.r Dupré ne Sera pas Surpris que&#13;
94 Jen’aye rien paié aDuBreüil. Jen’ay rien touché p.r lui de&#13;
95 Sachapelle Jlen est deû deux ans. Le fermier refusedepaier.&#13;
96 Jelepriede menvoier uneprocuration p.r le contraindre M de&#13;
97 la colombiere est dans Safamille enDauphiné depuis lemois d’aoustdernier&#13;
98 on fait limpossible p.r lempescher de revenir tourner en canada. Safamille&#13;
99 S’y oppoSe fortemt Jesperecepend.’ quil y retournera, mais Je necrois&#13;
100 pas que ce Soit p.r cette année. Jly atrop dedangers a courir.&#13;
101 on n’a encore rien reglé Sur laff.re des Curez p.r les dixmes. Ellene&#13;
102 pouvoit venir plus malapropos, et M dufournel a bien mal fait&#13;
103 de remuer cette corde en cetemps cy. Jecrains bien qu’on ne fasse&#13;
104 pas justice a LEglise qu’on opprime aSSez partout on na pas bien&#13;
105 receu M Dauteuil. Lamort de M DJberville a bien derangée Ses&#13;
106 aff.re M. LEveq’ de Quebec est toujours prisonnier en angleterre&#13;
107 Jl n’y est occupé qua nous faire delapeine Nous avons essuyé lesplus&#13;
108 fascheux coups quil pouvoit nous porter. apres nous avoir obligé l’an&#13;
109 passé contretoutes lesparoles dhonneur quil mavoit donné du contraire&#13;
110 de paier deux cinquiemes p.r n’re part de 3000. quil dit avoir depense&#13;
111 en Son voiage de Rome Jlavoulu depuis unan oster au Semin.re&#13;
112 de Quebec les manses monacales de Bennevent et de Meobec qui lui&#13;
113 Sont donnez par la bulle dunion p.r les missions. M LEveque&#13;
114 de Quebec a voulu et veut toujours que cela Soit appliqué aux&#13;
115 Curez et missions francoisesco’e Jl lejugera a propos, Jla&#13;
116 escrit des lettres les plus violentes contre moy aM LeCardinalde&#13;
117 Noailles ou Jl dit que Je le persecute depuis 20. ans, et a M Le&#13;
118 comte de Pontchartrain aqui Jl demande que Le Roi nomme des&#13;
119 commissaires p.r regler cette aff.re Jl lui envoye un memoire&#13;
120 parlequel Jlpretend que nous So’es a Quebec riches de plus de&#13;
121 36000.# de rente, et nous fait passer p.r des ravisseurs du bien&#13;
122 dautruy, des personnes Jnsasiables &amp;c. Tous les termes y Sont&#13;
123 de la derniere force M L. de BriSacier y est traité de la maniere&#13;
124 laplus Jndigne. Tout cela par les belles manieres deM. se&#13;
125 la Palliere songrand vicaire qui lui amis dans lesprit&#13;
&#13;
�126&#13;
Lettres M. no 36&#13;
127 des choses tres apposées alaverité. ce Prelat aescrit les mesmes&#13;
128 choses aRome auPapeet aux Card.x mais lebondieu apermis&#13;
129 quejusqu’apresent on a reconnuen luneet lautre cour que&#13;
130 Les escritures duPrelat Soit dans les lettres quil m’a escrites et&#13;
131 aM charmot a Rome, Soit dans les actes quil aSigné Sont&#13;
132 tout a fait contraires aSes pretentions, Jl nerevientpas&#13;
133 p.r cela. Dieu veuillebienlui pardonner tout lemalquil&#13;
134 nous afait et nous fait encore. Je Suis touché delevoir&#13;
135 Si maluser delacroix de Saprison on nevoit nulle&#13;
136 aparence quil enSorte avant lapaix nonplus que Ses&#13;
137 Ecclesiastiques, cequi est tres facheux, car nous croions que&#13;
138 Silestoit icy, Jl ne Soccuperoit pas anous tourmenter.&#13;
139 vous aurez labonté dedireaM de varenne quil nem’apas&#13;
140 envoié uneprocuration tellequil falloit p.r f.re paier aMad.’&#13;
141 Sa merelaventequi lui est deuepar Mad.’ delamotte ango et&#13;
142 que Je n’ay pu trouver dans les bureaux quil ait esté&#13;
143 expedié unbrevet depensionp.r Mad.’ Samere Jay receu&#13;
144 des lettres hier deM Gaulin. cebon miss.re abiencouru&#13;
145 toute Laccadie cet esté. mais Jl medemande biendeschoses&#13;
146 queJenepouray lui envoier, nayant receu p.r lui quedes&#13;
147 billets demonnoye Jl S’est engagé dans un commerce p.r f.re&#13;
148 bastir une Eglisep.r Sa mission dont vous ledevez detourner&#13;
149 Jl commenceparouJlfaudroit finir car Jl faudroit com=&#13;
150 =mencer a edifier une Eglise Spirituelle parmi ces Sauvages&#13;
151 et enbastir ensuite une materielle, et Jlne pense qu’a LEdificé&#13;
152 dune EgliSe qui Sera peutestre fort nubile Silnereussitpas&#13;
153 a rassemblerles Sauvages. Jl me mande avoir pris d’un habitant&#13;
154 618 martes, et achargé le Secret.re deM de Subercat deles&#13;
155 vendreet demploier cet argent enmarchandises p.r Son&#13;
156 compte, afinSans doutedeles revendreetdetrouver dans&#13;
157 le profit de quoy bastir Son Eglise. Cela nevaut rien&#13;
158 Nos Miss.rs dela Louisiane Sont fortpersecutez parles&#13;
159 deux freres deMdJberville Bienville et chateaugay&#13;
160 deux libertins et debauchez qui ont tasché acorrompre&#13;
161 ce qu’on a envoié de filles ences quartiers la etSont venus&#13;
162 about deplus.rs alafin M delavente aesté obligé d’en&#13;
163 avertir M de Bienville a appellé les Jesuites des Jlinois&#13;
164 p.r estre aumoniers dufort qui lont absous. Jl leura fait&#13;
165 donnerles apointement et aeté fortSurpris quelacour&#13;
166 ordonnoit que ceSeroit nos Miss.rs que le Seroient Les&#13;
167 Jesuites ont appuyé M de Bienville entout. Jls ont enSemb[le]&#13;
168 barré M delavente entoutes Ses fonctions. Onneleura&#13;
&#13;
�169 pas rendu la moitié des effets queJeleur envoioit Jls&#13;
170 Sont assuremt bien maltraitez etpardessus tout cela&#13;
171 onfait d’eux desplaintes ala cour co’e Si cestoient des&#13;
172 criminels et la famillede M dJberville dit partout quil&#13;
173 faut queM dela vente en Soit chassé ou quils en&#13;
174 Sortiront. Jls ont fait faire des aSSembléez et Signer&#13;
175 des requestes contre ces pauvres miss.res dequi pour&#13;
176 acheverdeles peindre on a Surpris les lettres au moins&#13;
177 celles deM delavente ayant menacé dans levaisseau&#13;
178 celui qui en estoit porteur de lui donner cent coups de&#13;
179 corde Sur laffust dun canon Silneles donnoit, Et&#13;
180 en effet Jeneles ay pas receües. Envoila bienassez&#13;
181 p.r ma 1.ere lettre. Dieu veuille vous Soutenir et nous&#13;
182 aussi car nous enavons assez aporter. Nos MiSs.rs Se&#13;
183 portent tous assez bien Jl n’y apas encorede Nouvellequele&#13;
184 Patriarche ait publié ladecision ala Chine Jly est arrivé en&#13;
185 Juillet 1705. Jl estoit parti enX.bre 1705. p.r aller a Pequin Le Pere&#13;
186 vis delou Jesuite avoit Soutenu contre leP. Benavente augustin&#13;
187 en Sa presence le mandemt de M maigrot Sur les cultes chinois.&#13;
188 ce Pere qui est leplus habile des Jesuites enlalangue chinoise Sest&#13;
189 declaré contre Ses Peres. JeSuis avec unprofond respect votre&#13;
190 tres humbleet tres obeiss.’ Serviteur.&#13;
Tremblay&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-mm-lsh-2020&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Tremblay, Henri-Jean, 1664-1740</text>
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                <text>Lettre de Tremblay au Séminaire de Québec (Paris, 18 mars 1707)</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris mentionne aux directeurs du Séminaire de Québec que lui et le Séminaire de Paris se réjouissent d’apprendre que Laval, ancien évêque de Québec, soit en santé. Il leur décrit la crise économique et militaire que traverse la France. Il mentionne la pénurie d’argent, la baisse des revenus des campagnes, la menace des ennemis et les difficultés à payer les charges du Canada. Il évoque les problèmes de gestion de l’abbaye de l’Estrée, les lettres de change impayées, les marchandises envoyées, les pensions et les ventes dues. Il parle également des difficultés des missionnaires à l’Acadie et en Louisiane, persécutés par les autorités civiles ou les Jésuites. Au sujet des menses monacales de Bénévent et de Méobecq, Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et prisonnier en Angleterre, veut les appliquer aux curés et aux missions françaises, tandis que le Séminaire de Québec veut les conserver pour les missions étrangères. Tremblay dénonce les lettres violentes et les mémoires mensongers de l’évêque, qui l’accuse de le persécuter depuis 20 ans.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://collections.mcq.org/objets/268000"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; conservé au Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres M, no 36&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11937" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11938" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Abbayes et prieurés</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec les procureurs ou agents</name>
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        <name>Dépenses</name>
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        <name>Dettes</name>
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        <name>FINANCES DE L'ÉGLISE (Gestion)</name>
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        <name>Grâces pécuniaires</name>
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        <name>Guerres</name>
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        <name>Jésuites</name>
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        <name>Missions d'Acadie</name>
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        <name>Santé de Laval</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 27 avril 1700)&#13;
&#13;
27 avril 1700&#13;
Monsieur,&#13;
Je vous avoue ingénument que j’ai toutes les peines du monde à me résoudre à&#13;
vous écrire et à tous nos Messieurs cette année, parce qu’il me semble que je n’aie&#13;
que des choses désagréables à vous mander, dès que je n’ai pu satisfaire à toutes&#13;
vos demandes et vous envoyer tout ce que vous avez marqué par vos factures.&#13;
J’espère cependant que vous me ferez assez la justice de croire que la chose n’a pas&#13;
été en mon pouvoir, comme je suis assez porté à croire que s’il ne dépendait que&#13;
de vous, vos affaires temporelles ne seraient pas si délabrées et dans un si mauvais&#13;
ordre ; mais j’en connais assez la source et je n’y vois point d’autre remède que la&#13;
patience. Je ne suis pas même dans le dessein de vous écrire davantage d’épargner,&#13;
de prendre moins d’enfants, de ne point faire de bâtiments. Tous ces avis sont&#13;
inutiles. Il vaut mieux me taire et me contenter de vous dire de quoi il m’a été&#13;
impossible d’accomplir tous vos mémoires.&#13;
J’ai reçu, Monsieur, toutes vos lettres et ai fait tenir celles qui étaient pour d’autres&#13;
et en particulier pour votre famille. J’ai eu l’honneur de les saluer cet été dans deux&#13;
voyages que j’ai faits à Rouen pour les affaires du chapitre et où M. et Mme Ango&#13;
de La Mothe1 ont tâché de me faire tous les plaisirs qu’ils ont pu. J’ai eu l’honneur&#13;
d’aller aussi saluer de votre part dom Ango2 à la chartreuse de Gaillon. Je revins&#13;
de Rouen deux fois par-là, mais j’eus le malheur de ne le pas trouver la première&#13;
et la seconde, qui était la veille de l’Assomption. Je restai avec lui le jour de la fête&#13;
et tâchai dans la solitude à me consoler de la perte que j’avais faite la veille d’un&#13;
procès, qui m’a bien causé du chagrin et de l’affliction. Ce fut pour moi une grande&#13;
consolation d’avoir son entretien presque pendant tout ce jour et je trouvai en lui&#13;
tant d’onction que j’aurais dit volontiers : « Bonum est nos hic esse !3 ». Je lui trouvai,&#13;
dans un âge aussi avancé, la présence d’esprit d’une personne en la force de son&#13;
Sœur de Maizerets&#13;
Frère de Maizerets&#13;
3&#13;
« Il est bon que nous soyons ici ! » (Matthieu 17:4)&#13;
1&#13;
2&#13;
&#13;
�âge et des forces de corps, qui devraient n’être pas dans une personne qui a mené&#13;
une vie si mortifiée. Vous jugez bien que nous y parlâmes beaucoup de vous et&#13;
dom Ango voulut s’instruire de tout le bien que notre Séminaire produit dans&#13;
notre Canada.&#13;
Je vous dirai, pour votre consolation, que je trouvai aussi M. votre frère4 le&#13;
conseiller dans des dispositions tout-à-fait chrétiennes, aussi bien que Mme et&#13;
Mlle sa fille, qui sont l’exemple de Rouen. Cette maison est d’une bonne odeur et&#13;
d’une entière édification par toute la ville. Je ne pus pas loger chez eux, parce que&#13;
j’espérais que M. de La Mothe serait un de nos juges, et je n’y mangeai même&#13;
qu’une fois, mais je reçus d’eux toutes les marques de bonté que j’en pouvais&#13;
espérer et cela m’a renouvelé le commerce et le rapport avec Mme Ango de La&#13;
Mothe plus que jamais. J’ai été même ravi d’une occasion qui s’est présentée de&#13;
leur faire plaisir. Quoique nous ne recevions pas de pensionnaires, nos Messieurs,&#13;
en votre considération, ont bien voulu recevoir chez nous M. l’abbé Ango de La&#13;
Mothe5, leur fils. Il y eut au commencement quelques difficultés sur ce qu’on nous&#13;
dit qu’il avait un peu l’esprit du monde, mais il a paru disposé à entrer dans tout&#13;
ce qu’on pouvait désirer de lui et j’espère que nous en aurons de la satisfaction. Je&#13;
l’attends au premier jour et je tâcherai à lui adoucir, autant que je pourrai, le séjour&#13;
du Séminaire, afin qu’il le soutienne plus longtemps. Je voudrais qu’il pût un jour&#13;
vous succéder et perpétuer dans nos missions la liaison que votre famille y a eue&#13;
jusqu’à présent.&#13;
J’ai reçu, Monsieur, toutes vos lettres, savoir une du 14 septembre, une du 21 du&#13;
même mois, une autre du 22, une du 26 septembre et une dernière du 20 octobre&#13;
et j’y vais faire réponse par celle-ci. J’ai aussi reçu celle que vous m’écrivez sur mon&#13;
spirituel, dont je vous suis très obligé et à laquelle je répondrai en particulier.&#13;
Je n’ai pu écrire encore cette année par les premiers navires qu’une seule lettre,&#13;
qu’on m’a dit avoir mise dans un vaisseau, qui est parti de Bordeaux avant celui&#13;
de la baie d’Hudson. Je l’avais pourtant destinée pour la donner à M. Juchereau&#13;
ou au P. Joseph, qui sont passés dans ce vaisseau. Je n’écris par cette voie qu’à&#13;
&#13;
4&#13;
5&#13;
&#13;
Second frère de Maizerets&#13;
Il ne fut pas agrégé au Séminaire des Missions étrangères de Paris.&#13;
&#13;
�Mgr l’Ancien seul et je lui mande, en abrégé, tout ce que je dois vous apprendre&#13;
dans celle-ci. En premier lieu, je vous rends compte du mauvais état de mon&#13;
temporel, qui va d’une manière pitoyable par le peu d’ordre qu’on apporte en&#13;
Canada. Je ne m’en rends pas à vous. Je suis persuadé que si vous étiez en état&#13;
d’agir par vous-même et vous mêler du temporel, je ne serais pas poussé à bout&#13;
comme je suis et hors d’état de vous rien envoyer, mais trop de personnes s’en&#13;
mêlent pour que les choses aillent bien : Mgr l’Ancien, M. de Bernières, M. Buisson,&#13;
M. Soumande, chacun de vos magasiniers, etc. Tous ces Messieurs tirent de leur&#13;
côté et personne ne se met en peine d’où l’argent viendra. Comme je suis d’une&#13;
très faible vertu, je vous avoue que je me suis vu poussé à bout quand j’ai lu qu’au&#13;
lieu de m’envoyer des fonds de quoi m’acquitter et faire des factures, on me&#13;
retenait en Canada les 2 000 livres des prêtres hors d’état de servir, on me tirait&#13;
pour 5 000 livres de lettres de change et on m’adressait une facture plus grosse ou&#13;
du moins aussi forte qu’à l’ordre et puis, vous me marquez : « Nous n’y pouvons&#13;
rien retrancher. Si vous omettez quelque chose, nous souffrirons beaucoup. »&#13;
Jugez quel beau plaisir j’ai de me voir forcé de vous retrancher non pas une partie&#13;
de vos factures, mais tout, par l’impossibilité où je suis de les acquitter ; car enfin,&#13;
quelle apparence y avait-il que je pusse le faire ? Je vous envoyais l’an passé un&#13;
compte, par lequel je me voyais en avance pour vous de plus de 6 000 livres, sans&#13;
compter près de 4 000 livres que je devais à M. Grignon pour sa facture. Je ne&#13;
voyais point d’autre fonds que les 2 000 livres des prêtres hors d’état de servir et&#13;
les 4 000 livres de Mgr l’Ancien, bien ou mal payées, avec environ pour 1 200 ou&#13;
1 500 livres de revenu, tant de l’hôtel de ville que des particuliers et des bénéfices.&#13;
Cela est bien éloigné encore de 10 000 livres. Quelle apparence donc que je pusse&#13;
vous rien faire toucher (surtout en touchant en Canada les 2 000 livres des prêtres&#13;
usés) et employer en factures, encore moins payer des lettres de change ? Je vous&#13;
avoue que cela m’a fort découragé et j’eusse bien mieux aimé être confiné dans le&#13;
moindre petit coin de mission que de me voir chargé de ces embarras.&#13;
Nos Messieurs voulaient que je ne vous envoyasse rien de cette année et qu’au&#13;
plus, je me réduisisse à payer vos lettres de change et en vérité, c’est même plus&#13;
que je ne puis faire. Cependant, j’ai tâché à faire plus, car j’ai résolu de vous&#13;
envoyer les étoffes noires et bleues, quelques fils et quelques merceries que vous&#13;
eussiez eu peine à trouver en Canada, quelques autres nécessités, qui ne laissent&#13;
&#13;
�pas de monter, selon le mémoire que j’en ai fait, à plus de 2 500 livres, outre que&#13;
quelque vin pour les messes et de la cire que j’ai prié M. Grignon de vous envoyer.&#13;
Voilà tout ce que j’ai pu faire. Encore me trouverais-je en avance pour le moins&#13;
d’autant que l’an passé et si plusieurs personnes ne m’avaient mis pour plus de&#13;
4 000 ou 5 000 livres entre les mains pour me prier de les employer, sans qu’ils en&#13;
perdissent la diminution, je n’aurais pu faire pour vous ce que j’ai fait. Mais vous&#13;
voyez bien que ce sera un fonds qu’il me faudra trouver l’année prochaine et que&#13;
je ne sais où je prendrai. Il semble que je sois fait pour vivre d’industrie et&#13;
conserver mon crédit. Quoique vous n’ayez garde de me laisser aucun fonds, je&#13;
n’ai pas laissé d’établir si bien mon crédit par tout Paris, par quantité d’autres&#13;
affaires qui me passent par les mains, si j’avais besoin de 20 000 écus chez les&#13;
marchands, je les trouverais ; mais je tâche à mettre ordre à mes affaires et à ne&#13;
laisser jamais de dettes au bout d’une année, car sans cela, je serais perdu.&#13;
Croyez-vous, Monsieur, qu’en comptant vos affaires, celles du chapitre et des&#13;
Hospitalières et du Séminaire de Paris et des missions, dont une partie me passe&#13;
par les mains, parce que l’on me trouve plus aisément que nos Messieurs, des&#13;
bénéfices de M. l’abbé de Lionne et de quelques autres de nos Messieurs dont je&#13;
prends soin et enfin, de quelques particuliers à qui je ne puis refuser de faire&#13;
plaisir, il me passe par les mains pour plus de 70 000 livres d’argent tous les ans&#13;
par les mains ? Il faut bien de l’attention pour ne se pas brouiller dans toutes ces&#13;
affaires et en vérité, j’en ai plus que je n’en puis faire et je cherche le plus que je&#13;
puis à m’en débarrasser.&#13;
Mgr l’Ancien m’écrit que si je ne puis avoir assez de fonds pour acquitter ses lettres&#13;
de change, je dois aliéner les rentes de l’hôtel de ville. Il ne voit pas que cela n’est&#13;
pas si aisé qu’il pense, car 1er pour aliéner un fonds, il faut trouver gens qui le&#13;
veuillent acheter et on n’en trouve d’ordinaire qu’en perdant et souvent assez&#13;
considérablement dessus ; 2e ceux mêmes qui acquièrent des gens de main morte&#13;
veulent une sureté d’emploi ; ce n’en est pas une pour eux que de payer de leur&#13;
argent des lettres de change ; 3e il s’est présenté cette année une occasion que le roi&#13;
a offert le remboursement, mais c’était avec une grosse perte, puisqu’on ne payait&#13;
ceux à qui l’on remboursait qu’en espèce, telles qu’elles valaient avant aucune&#13;
diminution. Cela allait à près du 10e. De plus, on ne remboursait pas agréablement&#13;
&#13;
�aux communautés et c’était faire de la peine au ministre que de demander son&#13;
remboursement. M. de Glandelet, pour qui le temporel n’est rien, me mande que&#13;
je paierai les lettres de change sur les gratifications qui nous seront accordées pour&#13;
Mississippi. Je crois qu’il a voulu railler, à son ordinaire. Cependant, cela se&#13;
trouvera plus vrai qu’il n’a pensé. À la vérité, c’est contre mon attente. Je n’espérais&#13;
rien.&#13;
Nous n’avons pas laissé de donner à M. l’archevêque de Paris la lettre de&#13;
Mgr l’Ancien et de M. l’évêque de Québec. Ce prélat, toujours attentif à nous faire&#13;
plaisir, nous demanda si nous en avions donné une à M. de Pontchartrain et que&#13;
cela était absolument nécessaire. (Je crois que vous savez le changement qui s’est&#13;
fait dans cette famille : le père a été fait chancelier et le fils, ministre et secrétaire&#13;
d’État pour la Marine.) Nous dîmes à M. l’archevêque que nous n’avions pas de&#13;
lettres de nos deux prélats pour lui, mais que j’avais des blancs signés de&#13;
Mgr l’Ancien et que nous pouvions lui en faire une. Il nous le conseilla et nous&#13;
promit d’en parler au roi, après qu’il en aurait conféré avec M. de Pontchartrain,&#13;
quand il aurait reçu sa lettre. Je la fis et M. l’abbé de Brisacier eut la bonté de la&#13;
rendre et de la bien recommander. Le ministre battit froid sur ce point, quoiqu’il&#13;
soit assez bien disposé par M. l’abbé de Brisacier ; mais comme il est assez porté&#13;
par les Jésuites, nous crûmes qu’il ne favoriserait pas cette demande. Nous l’avions&#13;
cet été fait prier de demander pour nos missions de Mississippi, lorsque&#13;
M. d’Iberville rendit compte au roi de sa découverte ; mais comme M. d’Iberville&#13;
n’avait rapporté à la Cour rien qui pût faire prendre la résolution d’y établir une&#13;
colonie, M. de Pontchartrain nous avait fait réponse que le roi n’accorderait rien&#13;
qu’on ne vit apparence d’y faire un établissement. Il nous accorda seulement le&#13;
passage dans le vaisseau de M. d’Iberville pour un missionnaire, si nous y en&#13;
voulions envoyer ; mais celui sur qui nous avions jeté les yeux, qui est cet&#13;
ecclésiastique de la communauté de Saint-Pierre, dont je vous avais écrit l’an&#13;
passé, saigna du nez quand il fallut fondre la cloche. Nous n’avons donc guère&#13;
espéré de rien obtenir qu’au retour de M. d’Iberville, que nous attendons vers le&#13;
mois de mai ou de juin.&#13;
&#13;
�Cependant, nous venons d’apprendre que le roi a eu la bonté de nous accorder&#13;
3 000 livres pour les missions de Mississippi. Je regarde cette faveur comme très&#13;
considérable par rapport à l’état où sont ses finances. Cela vous encouragera dans&#13;
cette entreprise et si à ces 1 000 écus, nous y pouvions joindre quelque pension du&#13;
clergé, dont l’Assemblée se doit tenir au 25 de mai prochain, à laquelle nous&#13;
comptons de donner un petit mémoire, je suis très persuadé que l’on serait bien en&#13;
état de soutenir ces missions. Mais nos Messieurs croient que ces 3 000 livres ne&#13;
sont qu’une gratification passagère. Il faut espérer que le roi aura la bonté de la&#13;
continuer et c’est ce que nos Messieurs tâcheront d’obtenir. Nous prévoyons que&#13;
les Jésuites feront ce qu’ils pourront pour nous traverser en cette entreprise et nous&#13;
le jugeons par tout le mouvement qu’ils se sont donnés pour la mission de&#13;
Tamarois ; car ils ont agi dans cette affaire comme si nous eussions voulu les&#13;
dépouiller des biens qui leur fussent le plus acquis. Ils ont conçu une jalousie&#13;
contre M. de Montigny et M. Bergier qui ne fera que s’augmenter et je suis très&#13;
persuadé que cette jalousie n’est fondée que sur ce que ces personnes ont du mérite&#13;
et sont capables de se passer d’eux, car voilà ce qu’ils ne sauraient souffrir. Je&#13;
n’aurais pu croire que les PP. Bouvart, Carheil, Gravier, Binneteau eussent écrit&#13;
comme ils ont écrit à M. de Denonville et au P. de La Chaize de cette affaire des&#13;
Tamarois. Nos Messieurs avaient cru ne pas devoir trop s’entêter de cette affaire,&#13;
vu que nous en avons d’autres bien plus importantes à leur contester, sur&#13;
lesquelles nous gardons le silence. Comme nous vîmes que M. le marquis de&#13;
Denonville, sous prétexte de conserver la paix entre nos maisons, se donnait tant&#13;
de mouvement pour cette affaire, mais en effet pour faire emporter aux Jésuites&#13;
tout ce qu’ils veulent, nous crûmes devoir renvoyer l’affaire à régler entre vous&#13;
autres sur les lieux, en disant que nous écririons en Canada que si ce poste ne nous&#13;
était pas d’une absolue nécessité, nous prierions nos Messieurs, pour le bien de la&#13;
paix, de le céder aux Jésuites ; bien entendu que si nous ne pouvions nous en&#13;
passer pour le soutien et la correspondance de nos missions, les Jésuites auraient&#13;
assez de charité pour nous céder le prétendu droit qu’ils voulaient y avoir.&#13;
Ce qui obligea nos Messieurs de prendre ce parti fut la vivacité avec laquelle et&#13;
M. de Denonville et le R. P. de Lamberville parlaient de cette affaire et la&#13;
contrariété qui se trouvait entre ce que nos Messieurs de Mississippi mandaient&#13;
des Tamarois et les Jésuites en écrivaient ; car nos Messieurs veulent que ce soient&#13;
&#13;
�deux peuples différents, les Jésuites veulent que ce ne soit qu’un même peuple,&#13;
qui vivent ensemble, qui font leurs champs ensemble, qui chassent ensemble, qui&#13;
s’allient ensemble ; nos Messieurs veulent que le P. Gravier n’y ait été que cinq&#13;
jours, les Jésuites veulent que le P. Marest y ait demeuré, le P. Gravier séjourné&#13;
longtemps, le P. Binneteau passé plusieurs hivers ; nos Messieurs veulent qu’il n’y&#13;
eût, quand ils y sont arrivés, que deux ou trois familles chrétiennes et les Jésuites&#13;
prétendent qu’il y a plus de trois cents chrétiens, que le P. Binneteau était près d’y&#13;
aller quand nos Messieurs y sont arrivés.&#13;
Mais ce qui obligea le plus nos Messieurs à vous renvoyer cette affaire est qu’ils&#13;
ont espéré que, par le délai et le retardement, cette affaire deviendrait meilleure&#13;
pour nous. Nos Messieurs y étant établis, je vous conseille une autre fois de ne pas&#13;
renvoyer davantage d’affaires à régler entre les Jésuites et nous en France. Elles en&#13;
deviendront plus mauvaises. Il faut recommander fort à nos MM. de Mississippi&#13;
de ne pas leur faire de mauvaise difficulté, de souffrir même dans les&#13;
commencements diverses contradictions sans se plaindre et s’aigrir, car il faut&#13;
nous attendre que ces pères pourront chercher noise dans les commencements,&#13;
mais quand il s’agira de se conserver dans les postes qu’ils ont occupés, de s’y&#13;
soutenir avec fermeté, puisqu’ils ont l’autorité légitime de M. l’évêque de Québec,&#13;
je leur conseille même de faire leur possible pour se passer des Jésuites pour la&#13;
correspondance et surtout, de ne pas aller chez eux à Michillimakinac, ni aux&#13;
Illinois, ni de n’y envoyer point leurs gens s’ils peuvent, car rien n’est plus bas que&#13;
les reproches qu’ils font d’avoir reçu nos Messieurs dans ces lieux et de n’en avoir&#13;
que de l’ingratitude. Ils ont produit un certificat devant notaire à Montréal d’un&#13;
coureur des bois, qui dit que les Tamarois sont Illinois et que les Jésuites y ont&#13;
beaucoup de chrétiens. Ils rapportent encore que M. Desilets, parent de&#13;
M. de Tonti, a dit à M. de Saint-Cosme, que ce n’était pas bien de ravir le bien&#13;
d’autrui en s’emparant des Tamarois. Ils veulent encore que M. de Tonti a résolu&#13;
de bâtir une chapelle à M. de Montigny au fort des Illinois, ce que nous leur avons&#13;
déclaré que nous n’approuverions pas, pour ne pas porter la faucille dans le champ&#13;
d’autrui. Les Jésuites ne sont pas contents de MM. de Tonti et La Forest et je suis&#13;
persuadé qu’ils n’ont pas contribué à procurer une compagnie à M. de Tonti. Nos&#13;
Messieurs ont tâché de rendre d’eux un bon témoignage à M. de Pontchartrain.&#13;
&#13;
�Il me paraît que le projet de M. Charron d’établir une compagnie qui ait des&#13;
barques sur les lacs serait des plus utiles pour le soutien de nos missions et pour&#13;
nous tirer de la sujétion des Jésuites. Je crois que vous devez appuyer cette affaire&#13;
le plus que vous pouvez.&#13;
Nous sommes dans une fâcheuse crise avec les RR. PP. [jésuites] au sujet des&#13;
cérémonies chinoises. Ils se sont déclarés contre nous par des imprimés et nous&#13;
serons obligés de le faire contre eux. Mais nous avons un autre dessein, qui, s’il&#13;
réussit, sera bien plus important et fera un plus grand éclat. Vous savez que le&#13;
R. P. de Rhodes proposa à nos premiers missionnaires d’aller dans ces missions&#13;
pour y former un clergé du pays ; nos Messieurs y furent dans ce dessein. Ils y ont&#13;
travaillé, mais les divisions et les révoltes des Portugais les ont empêchés de&#13;
réussir en plusieurs endroits. Ils ont même usé d’adresse à Rome pour ruiner ce&#13;
dessein, en y jetant de la jalousie et faisant craindre aux Romains que nous&#13;
voulions établir une mission nationale ; si bien que le Saint-Siège nous a changé&#13;
nos vicariats apostoliques depuis quelque temps, ce qui ruine le projet d’un clergé&#13;
séculier. Nos Messieurs ont résolu de dresser un mémoire pour présenter au pape,&#13;
et même à l’Assemblée du clergé, pour faire voir la nécessité de ce clergé séculier.&#13;
Les moyens qu’il faut prendre pour y parvenir, les obstacles qu’ils y ont trouvés&#13;
(et c’est sur ces obstacles qu’ils doivent parler des divisions des Jésuites et produire&#13;
des choses, qui, quelques modérées qu’elles soient, leur déplairont infiniment) et&#13;
nous nous offrons de nous réduire à quatre vicariats apostoliques, l’un à Siam,&#13;
l’autre à la Cochinchine, un au Tonkin et un à la Chine, dans une des quinze&#13;
provinces, au lieu de sept vicariats que nous avons à présent, pourvu qu’on nous&#13;
y laisse une centaine d’années de suite et que nous y ayons pendant ce temps-là&#13;
une juridiction qui ne soit pas contestée et nous promettons de laisser ces vicariats&#13;
et tous les établissements que nous y aurons faits dès que nous y aurons formé un&#13;
clergé, ce que nos Messieurs espèrent faire en cent ans, et d’aller en d’autres&#13;
provinces ou royaumes faire le même bien.&#13;
Comme nous avons eu pendant toute l’année ici quatre anciens missionnaires des&#13;
indes, savoir : M. de Cicé, que l’on a fait succéder à M. de Métellopolis à Siam, et&#13;
nous en avons toutes les bulles, mais elles ne sont pas arrivées avant le départ des&#13;
vaisseaux, si bien qu’il restera encore cette année avec nous ; M. Labbé, qui est&#13;
&#13;
�aussi nommé vicaire apostolique de Cochinchine ; M. de Lavigne, qui était notre&#13;
procureur à la côte de Coromandel ; et M. Pocquet, qui est revenu l’été passé, nos&#13;
Messieurs ont travaillé tout l’hiver à des règlements pour ces missions, qui&#13;
établissent quelque uniformité entre elles ; mais il a fallu faire ces règlements&#13;
uniquement pour eux, car ils n’ont pas voulu qu’il y eût aucune relation avec nos&#13;
missions de Canada. Ils ont tous conçu un fond de peine de ce que le Séminaire de&#13;
Paris était uni avec celui de Canada et avait correspondance en Perse. Ils auraient&#13;
voulu que ce Séminaire n’eût été qu’à eux et pour eux et je les ai trouvés sur cela&#13;
dans des sentiments qui ne sont pas aussi parfaits qu’ils devraient, ce me semble,&#13;
être. Nos MM. de Paris ont eu beau leur représenter ce qu’ils en pensent, ils ont&#13;
conçu de même une si grande défiance du Séminaire de Paris, comme s’il voulait&#13;
dominer sur leurs missions, dont ils veulent que l’autorité soit renfermée dans la&#13;
personne des vicaires apostoliques, que nos Messieurs n’ont pu les en faire revenir.&#13;
On a donc fait des règlements, qui, comme je crois, ne seront pas exécutés, parce&#13;
qu’ils ont leurs difficultés. Je n’ai pu encore en tirer une copie pour vous envoyer,&#13;
parce que l’on n’a pas encore arrêté certains principaux articles, qui sont demeurés&#13;
en suspens. Ces affaires nous ont pris cet hiver un temps infini. Il a fallu faire des&#13;
assemblées continuelles. Nos Messieurs ont été pendant plus de trois mois presque&#13;
toujours à la campagne et moi, obligé de rester au logis, ce qui ne m’a pas donné&#13;
peu d’occupation. Nous vous avertissons de prendre garde à ce que vous écriviez&#13;
à M. de Denonville, car vous devez compter qu’il ne cache rien, en premier lieu&#13;
aux Jésuites, en deuxième lieu à M. l’abbé de Préfontaine, qui en instruit&#13;
M. de La Pallière.&#13;
Je n’ai eu garde de dire à M. de La Pallière que l’on se plaignait que tout ce qui lui&#13;
était dit était rapporté à Mgr de Québec, mais M. de Denonville le lui a dit et nos&#13;
Messieurs ont cru devoir s’expliquer avec lui fortement sur ce qu’il avait mandé à&#13;
Mgr de Québec, qu’il se donnât de garde de revenir en France, parce que comme&#13;
on n’y était pas content de sa conduite, on ne le laisserait pas retourner en Canada.&#13;
M. de La Pallière s’est excusé d’avoir mandé ces choses, prétendant ne l’avoir pas&#13;
fait en ce sens. J’ai été fâché que nos Messieurs lui aient fait cette ouverture, en lui&#13;
faisant connaître que quoique nous n’eussions rien en particulier à nous plaindre&#13;
du prélat, nous ne laissons pas de voir qu’il renversait tout le bien de cette pauvre&#13;
&#13;
�Église. Je crains que M. de La Pallière, quelque promesse qu’il ait faite de n’en rien&#13;
croire, ne mande toutes choses et peut-être plus fortement qu’elles ne sont en effet.&#13;
La mort de M. Du Bos, mais encore plus celle de M. Thury, m’a fort touchée. Je&#13;
voudrais mourir comme lui, mais hélas il faudrait vivre comme lui ! On ne goûte&#13;
pas cette cérémonie qu’il fit faire à ses Sauvages. Cependant, pour nous qui le&#13;
connaissions, on voit que c’est dans un esprit de pénitence et de mortification qu’il&#13;
a voulu pratiquer cette cérémonie. Je ne crois point M. Maudoux propre à cette&#13;
mission et il faut que vous jetiez les yeux sur quelque autre. J’écris même à&#13;
M. Maudoux que je lui conseille de quitter entièrement l’Acadie. Ces Messieurs&#13;
[de la Pêche sédentaire] sont si prévenus contre lui, sur ce qu’ils croient et sur de&#13;
bons témoignages qu’il leur est assez difficile de ne pas croire, que M. Maudoux,&#13;
sous prétexte d’en vouloir à M. Villebon, fait son possible pour décrier et ruiner&#13;
leur Compagnie, en dégoûte les peuples. Peu s’en est fallu qu’ils n’aient demandé&#13;
une lettre de cachet pour le rappeler en France. Ils sont choqués de ce qu’il&#13;
s’échappe et ne paraît jamais à Port-Royal lorsque Villebon y va et il fut à l’été&#13;
passé au-devant d’un commissaire, qui y fut dans le vaisseau du roi, en surplis et&#13;
en étole, et le qualifia de libérateur du pays, fit de grandes plaintes de la&#13;
Compagnie. M. le marquis de Chevry, qui passe pour un fort honnête homme, me&#13;
montra ces jours passés des témoignages des officiers des vaisseaux, qui ont été en&#13;
ces quartiers-là depuis deux ou trois ans, qui tous disent que les prêtres sont trop&#13;
opposés à la Compagnie et ne la sauraient souffrir. Il est fâcheux de voir cet&#13;
éloignement. Ces Messieurs, après tout, ont l’autorité royale et il la faut respecter&#13;
en eux. Il serait à souhaiter que nous pussions avoir à l’Acadie quelque&#13;
ecclésiastique qui eut la confiance de M. le marquis de Chevry pour établir là un&#13;
clergé séculier. J’en écris à M. Petit. Je vous prie de lire les vues que je lui propose.&#13;
Si vous y entriez, vous n’auriez qu’à envoyer une personne pour prendre ma place&#13;
et nous envoyer à l’Acadie M. Petit et l’ecclésiastique qui va cette année en Canada&#13;
et nous tâcherions d’y faire du bien.&#13;
Deux choses me font quelques difficultés dans l’exécution de ce projet : la 1re, que&#13;
je ne sais s’il serait bon pour moi d’aller travailler en ces pays-là sous la juridiction&#13;
de M. l’évêque, après les peines que j’ai pu lui faire ; la 2e, que je ne sais si nos deux&#13;
MM. de Paris seraient bien contents que je quittasse. Cependant, je lèverais la&#13;
&#13;
�première difficulté si vous jugiez que je ne dusse pas m’arrêter à la seconde. Nos&#13;
Messieurs, à la vérité, sont bien aises de n’avoir pas de visages nouveaux et d’avoir&#13;
des personnes qui ne soient pas tout à fait neuves dans les affaires, parce que les&#13;
nôtres ont de si grandes relations qu’on n’y est pas fait tout d’un coup ; mais&#13;
j’espérerais qu’en m’envoyant une personne cet automne, je l’instruirais l’hiver et&#13;
le préparerais à me succéder. Après tout, il faudra bien m’envoyer quelqu’un tôt&#13;
ou tard et il me semble que j’aimerais mieux que ce fût tôt que tard, parce que&#13;
j’espère que vous ne voudrez pas me laisser mourir dans un si pitoyable emploi&#13;
que celui-ci. Je vous avoue que j’ai conçu depuis six mois, plus que je n’ai encore&#13;
fait, l’obligation de passer à ce terrible passage et j’en ai eu de forts pressentiments.&#13;
Vous n’avez pas fait attention à ce que je vous avais mandé l’an passé de M. Gay.&#13;
Il n’était nullement propre à aller aux Mines et vous deviez plutôt le mettre à&#13;
Charlesbourg et envoyer M. Doucet aux Mines. Je vous conseille même de l’en&#13;
retirer et de le rappeler auprès de vous. Ce sera un bon ecclésiastique s’il est&#13;
soutenu, mais je n’en voudrais pas répondre de lui s’il était entièrement sur sa&#13;
bonne foi, comme on y doit être aux Mines. Pensez-y, je ne puis vous mander tout&#13;
ce que j’en pense. Je ne pourrais vous le dire que de bouche. J’aurais plus fait de&#13;
fonds sur M. Le Voyer, quoiqu’il fût bien jeune prêtre.&#13;
Nous vous envoyons cette année un prêtre6, dont je crois que vous serez contents.&#13;
Il nous paraît un bon sujet. Il est, à ce que j’ai ouï-dire, un peu parent de&#13;
M. de Meaux, qui lui avait donné un canonicat dans sa cathédrale. Il l’a résigné&#13;
pour une chapelle qu’il a, qui vaut 400 ou 500 livres. Ainsi, comme vous voyez, il&#13;
ne sera pas bien à charge et est d’une humeur fort douce et cherche à bien faire.&#13;
S’il avait été plus jeune, peut-être ne l’aurions-nous pas eu pour nos missions. Je&#13;
vous conseillerais ou de le retenir pour travailler à Québec comme vicaire ou pour&#13;
être dans la côte de Beaupré ; mais il serait bon qu’il nous pratiquât quelque année.&#13;
Nos Messieurs ont été bien aises que vous ayez associé M. Bergier. Il faut espérer&#13;
que Dieu en tirera sa gloire. Comme il est sage et modéré, il ne se fera pas de&#13;
mauvaises affaires avec les Jésuites, mais aussi ne sera-t-il pas d’humeur à ramper&#13;
devant eux, comme ils voudraient voir tous les ecclésiastiques. M. de Denonville&#13;
6&#13;
&#13;
En marge : M. Calon.&#13;
&#13;
�et les pères jésuites ont répandu ici partout, sur les lettres de M. Prévost et d’autres,&#13;
que vous et M. de Glandelet, en un mot tout le Séminaire, perdaient la confiance&#13;
de tout le peuple et n’étaient même regardés qu’avec mépris, parce que vous&#13;
donniez dans les vues de Mgr de Québec et l’autorisiez dans la peine qu’il a faite&#13;
aux Jésuites, aux Hospitalières et aux autres. C’est sur cela que nos Messieurs,&#13;
touchés de ce qu’on leur disait que M. de Glandelet n’était plus aimé comme&#13;
auparavant, qu’ils crurent devoir s’en ouvrir à M. de La Pallière. Il est bon que&#13;
vous en sachiez le sujet, afin que si Mgr de Québec s’en plaint, vous soyez en état&#13;
de lui dire que ce n’est point sur ce que vous nous avez écrit, mais sur ce qui est&#13;
revenu à nos Messieurs de plusieurs séculiers que nos MM. de Québec se faisaient&#13;
haïr et mépriser, parce qu’ils paraissaient donner dans ses vues, qu’ils ont parlé&#13;
comme ils ont fait à M. de La Pallière et non pas sur des plaintes qu’aucun de vous&#13;
lui ait faites de sa conduite.&#13;
M. Herbéry m’a écrit pour me demander si l’on voulait le laisser retourner en&#13;
Canada ou le recevoir au Séminaire. Je lui ai conseillé de rester en ses quartiers et&#13;
comme M. l’évêque de Toul nous en a demandé des nouvelles, nos Messieurs en&#13;
ont rendu un témoignage avantageux et je le lui ai mandé. J’espère qu’il entrera&#13;
auprès de quelques enfants de qualité en Alsace.&#13;
Je vous ai envoyé cette année les 100 aunes d’étoffes bleues que vous avez&#13;
demandées et meilleures que vous n’en avez encore reçues, aussi bien que les&#13;
étoffes à soutane, mais elles coûtent bien cher les unes et les autres. C’est ce que&#13;
vous recevrez de plus net avec des bas et des chapeaux.&#13;
Je vous avoue que je ne puis vous dire ce que je pense du mauvais état de notre&#13;
temporel, parce que je crains que cette lettre ne tombe en d’autres mains qu’en les&#13;
vôtres. Je vois bien avec vous qu’il faut patienter, mais je ne puis m’empêcher de&#13;
penser que notre temporel irait mieux si vous vous mêliez et s’il y avait moins de&#13;
personnes qui s’en mêlassent.&#13;
J’ai oublié de vous marquer, en vous parlant de l’Acadie, que Monseigneur m’avait&#13;
remis seulement 1 100 livres pour l’Acadie par M. de La Pallière. De ces&#13;
1 100 livres, j’en ai retenu 300, comme vous me l’avez mandé, pour M. Rageot, que&#13;
&#13;
�vous avez habillé. J’en ai compté 300 livres pour M. Gaulin et j’en ai envoyé 500 à&#13;
MM. Maudoux et Guay conjointement, en étoffes et toiles qu’ils m’ont demandées&#13;
et en argent que je leur ai fait remettre. Monseigneur en a fait retenir 400 livres&#13;
pour les Récollets, qu’il équipe avant nos missionnaires.&#13;
Les 2 000 livres accordées pour l’établissement de la mission de M. Thury et sur&#13;
lesquelles M. de La Touche avait réservé 300 livres pour M. Thury sont encore à la&#13;
disposition de M. Bégon, qui les remettra en effet au missionnaire qui sera&#13;
appliqué à cette mission, mais il faut une autre personne que M. Maudoux pour&#13;
cela. Nous ne nous sommes pas pressés d’en écrire à M. Bégon, jusqu’à ce que nous&#13;
y voyions un missionnaire capable de reprendre le dessein de M. Thury et de le&#13;
soutenir.&#13;
Vous ne sauriez croire combien ce que Monseigneur a fait aux Hospitalières l’a&#13;
décrié dans les bureaux et partout. Il passe partout pour un brouillon, qui porte la&#13;
division partout et ce qu’il y a en cela de bon pour ces religieuses et pour nous,&#13;
c’est qu’on n’a point fait ces jugements de lui sur nos plaintes et sur celles des&#13;
Hospitalières, qui n’ont écrit à personne, hors à M. de La Touche une petite lettre&#13;
d’honnêteté accoutumée pour le prier de leur continuer sa bienveillance, mais je&#13;
n’ai point produit à la Cour de mémoire de leur part et ne les ai fait parler en&#13;
aucune manière ; mais je savais que tant de gens parlaient pour elles que j’ai cru&#13;
faire leurs affaires que de ne les point commettre. C’est ce qui leur doit faire plaisir&#13;
dans ce que l’on a réglé contre l’Hôpital général que le roi, dans son Conseil, a fort&#13;
désapprouvé, car Monseigneur ne peut se plaindre que les religieuses se soient&#13;
plaintes de sa conduite : elles n’ont dit mot, elles ont souffert avec patience et Dieu&#13;
a pris leur cause en main et les a défendues.&#13;
Je vous ai déjà, ce me semble, écrit que j’ai obtenu le passage d’un missionnaire7 et&#13;
de trois engagés dans le vaisseau du roi. C’est pourquoi je fais partir demain&#13;
M. Calon pour arriver à La Rochelle avant le 10 de mai et j’ai fort prié M. Grignon&#13;
de nous trouver trois engagés pour mettre sur ce vaisseau. On ne trouve pas&#13;
aisément de ces engagés en France vers la Beauce, ni autour de Paris. Je vous&#13;
envoie aussi le neveu du frère Hubert [Houssart] que vous avez voulu que je fisse&#13;
7&#13;
&#13;
En marge : M. Calon.&#13;
&#13;
�passer. Cet enfant est encore trop jeune et trop faible. À cela près, c’est un fort bon&#13;
enfant, qui a une bonne volonté et dont je crois qu’on sera content s’il arrive à&#13;
Québec en bonne santé ; mais il est fort faible.&#13;
Vous avez vos peines dans votre charge et dans l’état où vous voyez nos affaires,&#13;
vous ne doutez pas que je n’aie les miennes, sans avoir votre vertu et votre piété&#13;
pour les sanctifier. Nos Messieurs ont les leurs à Paris. Elles sont différentes des&#13;
vôtres, car nous vivons, par la grâce de Dieu, dans une grande paix dans le&#13;
Séminaire et dans une entière correspondance pour nos affaires du Séminaire de&#13;
Paris et même des missions d’Orient, qui sont en fort bon état, car ce sont les vôtres&#13;
qui sont les plus délabrées. Nous voyons même le Séminaire en bon état pour le&#13;
spirituel et chacun s’y porte assez au bien. Nous avons envie de prendre moins de&#13;
sujets que jamais et de n’en admettre que de bons.&#13;
Nous avons changé de supérieur cet hiver. On a voulu mettre un intervalle dans&#13;
le gouvernement de M. l’abbé Tiberge, qui y reviendra après que M. l’abbé&#13;
de Brisacier aura fait un temps.&#13;
M. de Bernières m’écrit d’un chanoine régulier de Caen qu’on dit être un bon sujet,&#13;
mais nos Messieurs m’ont conseillé de ne pas m’en charger, parce qu’il est&#13;
religieux : cela fait une diversité d’esprit et de sentiments, qu’il faut éviter dans les&#13;
communautés. Il y a peu de ces séculiers qui s’accommodent à vivre en paix avec&#13;
les ecclésiastiques. M. de La Pallière paraît avoir envie de l’envoyer. Il le peut&#13;
prendre sur lui sans que nous nous en mêlions.&#13;
Je dois, au commencement de juillet, faire un voyage avec M. de La Pallière en&#13;
Berry pour les affaires de nos prieurés et encore plus de l’abbaye de Méobecq. Les&#13;
affaires du chapitre me donnent plus d’embarras, quatre fois que celles du&#13;
Séminaire de Paris et de Québec. J’ai surtout une affaire terrible avec une religieuse&#13;
de l’Estrée, qui a gagné son procès contre nous à Rouen par les intrigues d’un&#13;
conseiller, qui a dessein d’y mettre ses filles et de se rendre maître de cette abbaye,&#13;
qui confine une de ses terres. Cette affaire m’a pensé faire perdre l’esprit et j’en ai&#13;
été malade au lit cet automne, au retour d’un voyage que je fis à l’Estrée pour&#13;
tâcher de l’accommoder, où j’offris pour les dépens à ce conseiller jusqu’à&#13;
&#13;
�2 500 livres ; mais la négociation se rompit par son manque de parole et nos&#13;
Messieurs, à mon retour, ne voulurent plus que je parlasse d’accommodement et&#13;
ayant pris le conseil de M. d’Argenson, lieutenant-général de police, ils m’obligent&#13;
de m’adresser au roi au nom du chapitre de Québec pour demander la cassation&#13;
de cet arrêt. On a admis ma requête au Conseil, où j’ai fait assigner la religieuse, et&#13;
je lui ai fait ensuite divers incidents pour éviter de lui payer ses dépens et l’ai&#13;
encore appelée au Conseil en règlement de juges ; si bien que nous y avons deux&#13;
instances contre elle, l’une en règlement de juges, l’autre en cassation d’arrêt ; et&#13;
comme il coûte très cher à plaider au Conseil, j’ai tout à craindre si l’affaire y tourne&#13;
mal, car les dépens iront peut-être à plus de 5 000 ou 6 000 livres, sans compter tout&#13;
ce qui me coûte et toutes les peines, sollicitations, etc., et pas que cette affaire m’a&#13;
coûtée. On m’en fait espérer une bonne issue au Conseil, mais quelque succès que&#13;
j’y aie, je n’ai rien à gagner contre une religieuse qui n’a que sa guimpe et j’ai&#13;
beaucoup à perdre. Elle tient tous les revenus de l’Estrée saisis et je n’en touche&#13;
rien depuis un an. Voilà ce qu’a fait un mauvais acte que Mgr de Québec a signé en&#13;
1691 sans la participation de son chapitre. Vous me direz peut-être que je devrais&#13;
chercher à accommoder cette affaire. Nous avons pris tous les biais pour en venir&#13;
là, mais après y avoir réfléchi, nous n’y avons pu réussir, car pour parvenir à avoir&#13;
nos bulles d’union, il faut que cette religieuse sorte de l’abbaye. Puisque l’évêque&#13;
d’Évreux ne veut pas consentir à son établissement en son diocèse ni l’archevêque&#13;
de Trèves à ce que son prieuré soit transféré de Longwy à l’Estrée. Je vois que cette&#13;
affaire nous donnera bien de la peine et que ce que l’on a fait pour faciliter l’union&#13;
de cette abbaye y deviendra un obstacle insurmontable.&#13;
Je vous prie très instamment de saluer tous nos Messieurs de ma part et de leur&#13;
faire mes excuses de ce que je ne leur écris pas par cette première voie. J’ai déjà&#13;
écrit à Mgr l’Ancien par un vaisseau, qui est parti de Bordeaux des premiers. Je&#13;
compte lui écrire encore par les derniers navires. Je ne pourrai pas écrire à nos&#13;
Messieurs si au long ni par tant de voies que je voudrais. Je compte que vous leur&#13;
ferez part de ma lettre et qu’ils vous feront part de celle que je leur écrirai, qui&#13;
renfermera une bonne partie de ce que je vous écris dans celle-ci.&#13;
&#13;
�J’ai cru que je vous ferais plaisir, et à tous nos Messieurs, de vous envoyer les livres&#13;
qui ont été imprimés sur cette grande affaire que nous avons à Rome. Je vous&#13;
envoie donc en premier lieu les écrits de M. Charmot, en latin, intitulés [Historia]&#13;
cultus sinensium et la suite intitulée Continuatio cultus sinencium, que j’ai fait relier&#13;
avec un autre imprimé intitulé Conformité des cérémonies chinoises avec l’idolâtrie&#13;
grecque et romaine et l’apologie des Dominicains et sont pour la même cause que nos&#13;
écrits latins. Je vous envoie encore un imprimé latin et français de nos Messieurs,&#13;
qui est un état de la question qui se poursuit à Rome. Si je puis avoir l’écrit du&#13;
P. Le Comte adressé à M. le duc du Maine, qui est fait contre nous, je vous&#13;
l’enverrai. Je plains ce père si Dieu donne assez de santé à nos Messieurs pour y&#13;
répondre, car ils ont de quoi le confondre et toute sa Compagnie et ils y sont&#13;
résolus pour ne pas retenir davantage la vérité captive dans l’injustice. Ils sont&#13;
demeurés dans le silence, tant qu’ils ont pu le faire sans faire tort à la vérité, mais&#13;
ce serait la trahir que de ne pas parler à présent et en vérité, je prévois que ce qu’ils&#13;
ont à dire contre les Jésuites est encore pire que ce qu’on leur a reproché dans les&#13;
provinciales, parce qu’ils auront plus de peine à s’en laver.&#13;
Je vais fermer cette lettre et la remettre à M. Calon, avec copie des factures et&#13;
comptes que je vous envoie. Je ne ferai pas partir ce petit neveu de Hubert&#13;
Houssart, qui s’est trouvé avoir la fièvre depuis dix ou douze jours. Je croyais que&#13;
cela se passerait. Je l’avais fait habiller depuis les pieds jusqu’à la tête et fournir du&#13;
ligne. Tout cela sera une dépense inutile, aussi bien que sa nourriture depuis deux&#13;
mois, qu’il me faudra payer au Séminaire et le renvoyer à ses parents. On m’a dit&#13;
qu’il avait peur de partir et qu’il en était tombé malade. Il était trop jeune et trop&#13;
faible. Il ne faut pas penser à faire passer des enfants. Je vous prie d’assurer&#13;
Mgr l’Ancien de mes très humbles respects, de saluer tous nos Messieurs de ma&#13;
part, de faire mes excuses à Mgr de Québec de ce que je ne lui puis encore écrire&#13;
par cette voie. Je suis très respectueusement, Monsieur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay.&#13;
Ce 27 avril 1700&#13;
/Transcription8 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-ol-mdv-2021&#13;
8&#13;
&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2021.&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1700, 27 avril – Lettre de Tremblay à Maizerets&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 26)&#13;
M. Des Maizerais&#13;
&#13;
1700&#13;
&#13;
27 avril&#13;
M.r Tremblay&#13;
à&#13;
M.r demaizerets&#13;
&#13;
2.&#13;
&#13;
1&#13;
No 26&#13;
27 avril 1700 I.&#13;
2 Monsieur&#13;
3 Je vous avoüe ingenuement que Jay toutes les&#13;
4 peines du monde a me resoudre a vous escrire et a&#13;
5 tous nos Mess.rs cette année, par ce quil me Semble&#13;
6 que Je n’ay que des choSes desagreables a vous&#13;
7 mander dez que Je n’ay pu Satisfaire a toutes vos&#13;
8 demandes, et vous envoier tout ce que vous avez&#13;
9 marqué par vos factures. Jespere cepend.’ que&#13;
10 vous me ferez assez la Justice de croire que la&#13;
11 choSe n’a pas esté en mon pouvoir, comme Je&#13;
12 Suis assez porté a croire que Sil ne dependoit que&#13;
13 de vous vos aff.res temporelles ne Seroient pas Si&#13;
14 delabréez et dans un Si mauvais ordre. mais&#13;
15 J’en connois assez la Source, et Je n’y vois point&#13;
16 dautre remede que la patiance, Je ne Suis pas&#13;
17 mesme dans le dessein de vous escrire davantage&#13;
18 d’Epargner, de prendre moins dEnfans, de nepoint&#13;
19 faire de bastimens. Tous ces avis Sont inutils,&#13;
20 Jl vaut mieux me taire et me contenter de&#13;
21 vous dire pour quoy Jl m’a esté Jmpossible&#13;
22 daccomplir touts vos memoires.&#13;
23 J’ay reçeu, Monsieur, toutes vos lettres, et ay&#13;
24 fait tenir celles qui estoient p.r dautres, et en particulier&#13;
25 p.r votre famille; J’ay eu lhonneur de les Saluer&#13;
26 cet esté dans deux voiages que Jay fait a Rouen&#13;
27 p.r les affaires du chapitre, et ou M.r et Mad.e Dela&#13;
28 motte ango ont tasché de me faire tous lesplaisirs&#13;
29 quils ont pu. J’ay eu lhonneur daller auSSi&#13;
30 Saluer de votre part Don ango ala chartreuse de&#13;
31 Gaillon Je revins de Rouen deux fois par la, mais&#13;
32 Jeus le malheur de ne le pas trouver la premiere,&#13;
33 et la Seconde qui estoit la veille de laSSomption Je&#13;
34 restay avec lui le jour de la feste, et taschay dans la&#13;
35 Solitude a me consoler de la perte que Javois fait&#13;
36 la veille d’un procez qui m’a bien causé du&#13;
37 chagrain et de l’affliction. Ce fut p.r moy une grande&#13;
38 Consolation davoir Son entretien presque pendant&#13;
39 tout cejour, et Je trouvay enlui tant donction que&#13;
40 J’aurois dit volontiers Bonum est nos hic&#13;
&#13;
�41 eSSe; Je lui trouvay dans un aage auSSi avancé la&#13;
42 presence d’esprit dune personne en la force de Son aage&#13;
43 et des forces de corps qui devroient n’estre pas dans une&#13;
44 personne qui a mené une vie Si mortifiée. vous&#13;
45 Jugez bien que Nous y parlasmes beaucoup de&#13;
46 vous et Dom ango voulut S’instruire de tout le bien&#13;
47 que Notre Sem.re produit dans notre canada&#13;
3.&#13;
&#13;
48 Je vous diray p.r votre consolation que Je trouvay&#13;
49 aussi Mons.r v’re frere le conSeiller dans des&#13;
50 dispositions tout a fait chrestiennes, aussi bien que&#13;
51 Mad.e et Mad.elle Sa fille qui Sont LExemple de&#13;
52 Rouen. Cette maison est dune bonne odeur et&#13;
53 d’une entiere édification par toute la ville; Je ne&#13;
54 pus pas loger chez eux, parceque Jesperois que&#13;
55 Mons.r De La motte Seroit un de Nos Juges, et Je&#13;
56 ny mangeay mesme qu’une fois, mais Je receus&#13;
57 deux toutes les marques de bonté que Jen pouvois&#13;
58 esperer, et cela m’a renouvellé le commerce et le&#13;
59 raport avec Mad.e De La motte ango plus que Jamais.&#13;
60 J’ay esté mesme ravi d’une occasion qui S’est&#13;
61 presentée de leur faire plaisir. Quoique Nous&#13;
62 ne recevions pas de pensionnaires Nos MeSS.rs en&#13;
63 v’re consideration ont bien voulu recevoir chez&#13;
64 nous M Labbé dela motte ango leur fils. Jly&#13;
65 eut au commencem.t quelqu.’ difficulté, Sur ce qu’on&#13;
66 nous dit quil avoit un peu lesprit du monde, mais&#13;
67 Jl a paru disposé a entrer dans tout ce qu’on pouvoit&#13;
68 desirer de lui, et Jespere que Nous en aurons de la&#13;
69 Satisfaction; Je lattends au premier jour, et je tacheray&#13;
70 a lui adoucir autant que je pouray le Sejour du Sem.re,&#13;
71 afin quil le Soutienne plus longtemps. Je voudrois&#13;
72 quil pust un jour vous Succeder, et perpetuer dans&#13;
73 Nos missions la liaison que que votre famille y a eu&#13;
74 jusqu’a present.&#13;
75 J’ay receu Monsieur toutes vos lettres, Scavoir&#13;
76 une du 14. 7.bre deux du 21. Du mesme mois, un au’ du 22.&#13;
&#13;
4.&#13;
&#13;
77 une du 26. 7.bre et une derniere du 20.e 8bre et J’y&#13;
78 vais faire reponse par cellecy.&#13;
79 J’ay aussi receu celle que vous mescrivéz Sur mon&#13;
80 Spirituel, dont Je vous Suis tres obligé et a laquelle&#13;
81 Je repondray en particulier.&#13;
82 Jen’ay pu escrire encore cette année par les 1.ers navires&#13;
&#13;
�83 qu’une Seule lettre, qu’on m’a dit avoir mis dans un&#13;
84 vaisseau qui est parti de Bourdeaux avant celui de&#13;
85 la Baye d’hudson Je lavois pourtant destinée p.r la&#13;
86 donner a M Juchereau ou au P. Joseph qui Sont&#13;
87 passez dans ce vaisseau. Je nescris par cette voye&#13;
88 qu’a M’gr Lancien Seul, et Je lui mande en abregé&#13;
89 tout ce que Je dois vous apprendre dans cellecy.&#13;
90 En 1.er lieu Je lui rends conte du mauvais estat de mon&#13;
91 temporel qui va d’une maniere pitoyable par lepeu&#13;
92 d’ordre qu’on apporte en canada. Je ne m’en prends&#13;
93 pas a vous, Je Suis persuadé que Si vous estiez en etat&#13;
94 d’agir par vous mesme, et vous mesler du temporel,&#13;
95 Je ne Serois pas poussé a bout co’e Je Suis, et hors d’etat&#13;
96 de vous rien envoier, mais trop de personnes S’en&#13;
97 meslent pour que les choses aillent bien M’gr Lancien&#13;
98 M de Berniere, M BuiSSon, M Soumande, chacun&#13;
99 de vos magasiniers &amp;. Tous ces Mess.rs tirent de&#13;
100 leur costé, et personne ne Se met en peine d’ou&#13;
101 largent viendra. Co’e Je Suis dune tres foible vertu,&#13;
102 Je vous avoüe que Je me Suis veu poussé a bout&#13;
103 quand J’ay lu qu’au lieu de menvoyer des fonds&#13;
104 de quoy macquiter et faire des factures, on me&#13;
105 retenoit en canada les 2000.# des prestres hors detat de&#13;
5.&#13;
&#13;
Surtout en touchant&#13;
en Canada les 2000&#13;
des prestres usez&#13;
&#13;
106 Servir, on me tiroit p.r cinq mil livres de lettres de&#13;
107 change et on m’adressoit une facture plus grosse ou&#13;
108 du moins aussi forte qu’a lord.re, Et puis vous me&#13;
109 marquéz Nous n’y pouvons rien retrancher, Si vous&#13;
110 obmettez quelq.’ chose, Nous Souffrirons beaucoup Jugez&#13;
111 quel beau plaisir J’ay, de me voir forcé de vous&#13;
112 retrancher n’on pas une partie de vos factures mais&#13;
113 tout, par limpossibilité ou je Suis de les acquitter.&#13;
114 Car enfin quelle aparence y avoitil que Je pusse&#13;
115 le faire; Je vous envoiois lan passé un compte par&#13;
116 lequel Je me voiois en avance p.r vous deplus de Six&#13;
117 mil livres Sans conter prez de quatre mil livres que&#13;
118 Je devois a M Grignon p.r Sa facture; Je ne voiois&#13;
119 point d’autre fonds que les 2000.# desprestres hors detat de&#13;
120 Servir, et les 4000.# de M’gr Lancien bien ou mal&#13;
121 paiez avec environ p.r 12. ou 1500.# de revenu tant&#13;
122 de lhotel de ville, que des particuliers et des benefices.&#13;
123 Cela est bien esloigné encore de dix mil livres.&#13;
124 Quelle apparencedonc que Jepusse vous rien faire&#13;
125 toucher, et emploier en factures encore moins&#13;
&#13;
�126 payer des lettres de change Je vous avoüe&#13;
127 que cela m’a fort decouragé, et J’eusse bien&#13;
128 mieux aymé estre confiné dans le moindre petit&#13;
129 coin de mission que de me voir chargé de ces&#13;
130 ambaras.&#13;
131 Nos Mess.rs vouloient que Jene vous envoiasse&#13;
132 rien de cette année et qu’au plus Je me reduisisse&#13;
133 a payer vos lettres de change, et en verité cest mesme&#13;
134 plus que Jene puis faire, Cependant J’ay tasché&#13;
6.&#13;
&#13;
135 a faire plus car J’ay resolu de vous envoier les&#13;
136 estofes Noires et bleües quelq.’ fil et quelques&#13;
137 merceries que vous eussiez eup eine a trouver&#13;
138 en canada, quelques autres necessitéz qui ne&#13;
139 laissent pas de monter Selon le memoire que&#13;
140 Jenay fait a plus de 2500.# outre que quelq.’ vin&#13;
141 p.r les messes et de la cire que J’ay prié Mons.r&#13;
142 Grignon de vous envoier. voila tout ce que&#13;
143 J’ay pu faire, encore me trouveraije en&#13;
144 avance p.r le moins d’autant que l’an paSSé,&#13;
145 et Si plus.rs personnes ne m’avoient mis p.r plus&#13;
146 de quatre ou cinq mil livres entre les mains p.r&#13;
147 me prier de les employer Sans qu’ils en perdissent&#13;
148 la diminution Je n’aurois pu faire p.r vous ce&#13;
149 que J’ay fait. mais vous voiez bien que ce Sera&#13;
150 un fonds quil me faudra trouver lannée&#13;
151 prochaine et que Je ne Scay ou Je prendray. Jl&#13;
152 Semble que Je Sois fait p.r vivre d’Jndustrie, et&#13;
153 conserver mon credit. Quoi que vous naiez garde&#13;
154 de me laisser aucun fonds Je n’ay pas laissé&#13;
155 d’établir Si bien mon credit par tout Paris par&#13;
156 quantité dautres affaires qui me passent par les&#13;
157 mains que Si Javois besoin de vingt mil escus&#13;
158 chez les marchands Je les trouverois, mais Je&#13;
159 tasche a mettre ordre a mes affaires, et a ne&#13;
160 laisser jamais de dettes au bout d’une année,&#13;
161 car Sans cela Je Serois perdu.&#13;
162 Croiriez vous Mon Sieur qu’en contant vos&#13;
163 affaires, celles du chapitre et des hospitalieres,&#13;
&#13;
7.&#13;
&#13;
164 Du Sem.re de Paris etdes missions dont une&#13;
165 partie me passe par les mains parceque lon me&#13;
166 trouve plus aisement que Nos MeSS.rs, des benefices&#13;
167 de M L. De Lionne etde quelques autres de Nos&#13;
&#13;
�168 Mess.rs dont Je prends Soin, et enfin de quelq.’&#13;
169 particuliers aqui Jenepuis refuser de faire&#13;
170 plaisir Jl me passe par les mains pour plus de&#13;
171 Soixante et dix mil livres dargent tous les ans&#13;
172 parles mains. Jl faut bien de lattention p.r ne&#13;
173 Se pas brouiller dans toutes ces affaires, et en verite&#13;
174 J’en ay plus que Je n’en puis faire, et Jecherche le&#13;
175 plus que Je puis a m’en debarasser.&#13;
176 M’gr Lancien m’escrit que Si Jenepuis avoir&#13;
177 assez de fonds p.r acquiter Ses lettres de change Je&#13;
178 dois aliener les rentes de lhotel de ville Jl ne&#13;
179 voit pas que cela n’est pas Si aisé quil pense. Car&#13;
180 1.e p.r aliener un fonds Jl faut trouver gens qui&#13;
181 le veüillent acheter, et on n’en trouve dordinaire&#13;
182 qu’en perdant et Souvent aSSez considerablem’&#13;
183 deSSus. 2.e Ceux mesme qui acquierent degens demain&#13;
184 morte veulent une Seurete demploy. Ce n’en est pas&#13;
185 une p.r eux quedepayer deleur argent des lettres de&#13;
186 change. 3.e Jl S’est presenté cette année une occasion&#13;
187 que Le Roi a offert le remboursem’ mais c’estoit&#13;
188 avec une grosseperte, puisqu’on nepayoit ceux aqui&#13;
189 l’on remboursoit qu’en especes telles qu’elles&#13;
190 valoient avant aucune diminution, cela alloit&#13;
191 a prez dudixieme, de plus on ne remboursoit pas&#13;
192 agreablem.’ aux Comm.téz et cestoit faire dela&#13;
193 peine au ministre que de demander Son remboursem’&#13;
8.&#13;
&#13;
194 Mons.r Glandelet pour qui le temporel n’est&#13;
195 rien me mande que Je paieray les lettres de&#13;
196 change Sur les gratifications qui nous Seront&#13;
197 accordéez p.r missisipi; Je crois quil a voulu&#13;
198 railler a Son ordinaire. cependant cela Se&#13;
199 trouvera plus vray quil n’a penSé. a la verité&#13;
200 Cest contre mon attente. Je n’esperois rien. Nous&#13;
201 navons pas laissé de donner aM Larch. de Paris&#13;
202 la lettre de M’gr Lancien et de M. LEveque de Q.&#13;
203 Ce Prelat toujours attentif a nous faire plaisir&#13;
204 nous demanda Si nous en avions donné une a M&#13;
205 dePont chartrain, et que cela estoit absolum’&#13;
206 Necess.re (Je crois que vous Scavez lechangem’&#13;
207 qui S’est fait dans cette famille, Le Pere a eté fait&#13;
208 chancelier et le fils ministre et Secretaire d’Etat&#13;
209 p.r lamarine) Nous dismes a M. Larch. que Nous&#13;
210 Navions pas de lettres de Nos deux Prelats&#13;
&#13;
�211 p.r lui, mais que Javois des BlancSignéz de Mgr&#13;
212 Lancien et que Nous pouvions lui en faire une&#13;
213 Jl nous le conseilla et nous promit d’en&#13;
214 parler au Roi apres quil en auroit conferé avec&#13;
215 M de Pont chartrain quand Jl auroit receu&#13;
216 Sa lettre, Je la fis et M L. de Brisacier eut&#13;
217 la bonté de la rendre et de la bien recommender.&#13;
218 Le ministre battit froid Sur ce point quoy quil&#13;
219 Soit assez bien disposé p.r M L. de Brisacier,&#13;
220 mais co’e Jl est aSSez porté p.r les Jesuites Nous&#13;
221 crusmes quil ne favoriseroit pas cette demande.&#13;
9.&#13;
&#13;
3000#&#13;
&#13;
10.&#13;
&#13;
222 Nous lavions cet esté fait prier de demander&#13;
223 p.r nos missions de misissipi lorsq.’ M DJberville&#13;
224 rendit compte au Roi de Sa descouverte, mais&#13;
225 co’e M DJberville navoit raporté a la cour rien&#13;
226 qui p’ust faire prendre la resolution d’y establir&#13;
227 une colonie, M De Pont chartrain nous avoit&#13;
228 fait reponse que Le Roi naccorderoit rien&#13;
229 qu’on ne vist apparence d’y faire un Etablissem’&#13;
230 Jl nous accorda Seulem.’ lepaSSage dans le&#13;
231 vaisseau de M D’Jberville p.r un miss.re Si nous&#13;
232 y en voulions envoyer. mais celui Sur qui nous&#13;
233 avions jettéz les yeux qui est cet Ecclesiastique de&#13;
234 la comm.té S.t Pierre dont Je vous avois escrit l’an&#13;
235 passé Seigna du Nez quand Jl fallut fondre la&#13;
236 cloche; Nous n’avons donc guere esperé de&#13;
237 rien obtenir qu’au retour de M D’Jberville, que&#13;
238 nous attendons vers le mois deMay ou de Juin,&#13;
239 Cependant Nous venons daprendre que Le Roi&#13;
240 a eu la bonté de Nous accorder trois mil livres&#13;
241 p.r les missions de misissipi; Je regarde cette&#13;
242 faveur co’e tres considerable par raport a l’etat&#13;
243 ou Sont Ses finances. Cela vous encouragera&#13;
244 dans cette entreprise, et Si a ces mil escus,&#13;
245 Nous y pouvions joindre quelq.’ pension du&#13;
246 clergé dont lassemblée Se doit tenir au&#13;
247 vingt cinq de may prochain, a la quelle Nous&#13;
248 comptons de donner un petit memoire, Je Suis tres&#13;
249 persuadé que lon Seroit bien enétat de Soutenir ces&#13;
250 missions. mais nos Mess.rs croyent que ces 3000.&#13;
251 ne Sont qu’une gratification paSSagere; Jl faut&#13;
252 esperer que Le Roi aura la bonté de la continuer,&#13;
&#13;
�253 et c’est ceque Nos Mess.rs tascheront dobtenir&#13;
254 Nous prevoions que les Jesuites pouront feront&#13;
255 cequils pouront p.r nous traverser en cette&#13;
256 entreprise, et Nous lejugeons par tout le mouvem’&#13;
257 quils Se Sont donnez p.r la mission des Tamarois.&#13;
258 Car Jls ont agi dans cette aff.re co’e Si nous&#13;
259 eussions voulu les depouiller des biens qui leur&#13;
260 fussent leplus acquis. Jls ont conçeu une Jalousie&#13;
261 contre M. S.t Cosme, et M. de Montigni et M.&#13;
262 Bergier qui ne fera que S’augmenter et Je Suis tres&#13;
263 persuadé que cette Jalousie n’est fondée que Sur&#13;
264 ce que ces personnes ont du merite, et Sont capables&#13;
265 de Se passer d’eux, car voila ce quils ne Scauroient&#13;
266 Souffrir. Je naurois pu croire que les PP. Bouvart&#13;
267 cholence, Gravier Bineteau eussent écrit co’e Jls&#13;
268 ont escrit a M de Denonville et au P. de la chaize&#13;
269 de cette aff.re des Tamarois. Nos Mess.rs avoient&#13;
270 cru ne pas devoir trop S’entester de cette aff.re&#13;
271 veu que Nous en avons d’autres bien plus Jmpor&#13;
272 tantes aleur contester Sur les quelles nous gardons&#13;
273 le Silence, Comme Nous vismes que M. Le&#13;
11.&#13;
&#13;
274 marquis de Denonville Sous pretexte de&#13;
275 conserver la paix entre Nos Maisons Se donnoit&#13;
276 tant de mouvem’ p.r cette affaire, mais eneffet&#13;
277 p.r faire emporter aux Jesuites tout ce quils veulent,&#13;
278 Nous crusmes devoir renvoier laff.re a regler&#13;
279 entre vous autres Sur les lieux, en disant que Nous&#13;
280 escririons en canada que Si ce poste ne nous&#13;
281 estoit pas d’une absolue necessité nous prierions&#13;
282 nos Mess.rs p.r le bien de lapaix de le ceder&#13;
283 aux Jesuites, Bien entendu que Si nous ne pouvions&#13;
284 nous en passer p.r le Soutien et la correspondance&#13;
285 de Nos missions les Jesuites auroient assez de&#13;
286 charité p.r nous Ceder le pretendu droit quils&#13;
287 vouloient y avoir.&#13;
288 Cequi obligea nos M.rs de prendre ce parti fut la&#13;
289 vivacité avec laquelle et M de Denonville, et le R. P.&#13;
290 Lamberville parloient decette aff.re et la contrarieté&#13;
291 qui Se trouvoit entre ce que nos mess.rs de misissipi&#13;
292 mandoient des Tamarois et le Jesuites en escrivoient&#13;
293 car Nos m.rs veulent que ce Soient deux peuples&#13;
294 differens, les Jesuites veulent que ce neSoit qu’un&#13;
295 mesme peuple, qui vivent ensemble qui font leurs&#13;
&#13;
�296 champs ensemble, qui chassent ensemble, qui Sallient&#13;
297 ensemble; Nos M.rs veulent que le P. Gravier&#13;
298 n’y ait eté que cinq Jours, les Jesuites veulent&#13;
299 que le P. marquez y ait demeuré, le P. Gravier&#13;
300 Sejourné longtemps, le P. Bineteau passé plus.rs&#13;
301 hyvers. Nos m.rs veulent quil ny eust quand Jls&#13;
302 y Sont arrivez que deux ou trois familles Xtiennes&#13;
12.&#13;
&#13;
13.&#13;
&#13;
303 et les Jesuites pretendent quil y a plus de 300.&#13;
304 chrestiens que le P Bineteau estoit prest d’y aller&#13;
305 quand Nos m.rs y Sont arrivez.&#13;
306 mais cequi obligea le plus nos M.rs a vous renvoier&#13;
307 cette aff.re est quils ont esperé que par le delay et le&#13;
308 retardem.’ cette affaire deviendroit meilleure p.r&#13;
309 nous, Nos m.rs y estant establis, Je vous conseille&#13;
310 une au’ fois de ne pas renvoier davantage&#13;
311 daff.es a regler entre les Jesuites et Nous en france,&#13;
312 Elles en deviendront plus mauvaises. Jl faut&#13;
313 recommender fort a Nos m.rs de misissipi de&#13;
314 nepas leur faire de mauvaise difficulté, de&#13;
315 Souffrir mesme dans les commencemens diverses&#13;
316 contradictions Sans Se plaindre et Saygrir, car&#13;
317 Jl faut nous attendre que ces PP. pouront&#13;
318 chercher Noise dans les commencemens, mais quand&#13;
319 Jl Sagira de Se conserver dans les postes quils&#13;
320 ont occupez de S’y Soutenir avec fermeté puisquils&#13;
321 ont lauthorité legitime de M LEvesque de Quebec.&#13;
322 Je leur conseille mesme de faire leur possible p.r Se&#13;
323 passer des Jesuites p.r la correspondance, et Surtout&#13;
324 de ne pas aller chez eux a missilimachina ny&#13;
325 aux Jlinois n’y de ny envoier point leurs gens&#13;
326 Sils peuvent, car rien n’est plus bas queles&#13;
327 reproches quils font davoir receu nos m.rs dans&#13;
328 ces lieux et de n’en avoir que de l’ingratitude.&#13;
329 Jls ont produit un certificat devant Not.re a&#13;
330 montreal d’un coureur de bois qui dit que les&#13;
331 Tamarois Sont Jlinois et que les Jesuites y ont&#13;
332 beaucoup de chrestiens. Jls raportent encore&#13;
333 que M. des Jllettes parent deM. de Tonti a&#13;
334 dit aM S.t Cosme que ce nestoit pas bien de ravir&#13;
335 le bien dautruy en Semparant des Tamarois. Jls&#13;
336 veulent encore que M. de Tonti a resolu de bastir&#13;
337 une chapelle aM. de montigni au fort des Jlinois&#13;
&#13;
�338 ce que Nous leur avons declaré que Nous n’approu=&#13;
339 =verions pas p.r nepas porter la faucille dans&#13;
340 le champ dautrui. Les Jesuites ne Sont pas contens&#13;
341 de M.r de Tonti et la forest, et Je Suis persuadé&#13;
342 quils n’ont pas contribué a procurer une&#13;
343 compagnie a M de Tonti. Nos M.rs ont&#13;
344 tasché de rendre d’eux un bon temoignage a&#13;
345 M. de Pont chartrain.&#13;
346 Jl me paroist que le projet de M Charron de&#13;
347 destablir une compagnie qui ait des barques Sur&#13;
348 les lacs Seroit des plus vtiles p.r le Soutien de Nos&#13;
349 missions et p.r nous tirer de la Sujettion des&#13;
350 Jesuites. Je croy que vous devez appuyer cette&#13;
351 affaire le plus que vous pouvez.&#13;
352 Nous Sommes dans une facheuse chryse avec&#13;
353 les R. R. &amp; PP. au Sujet des ceremonies chinoises&#13;
354 Jls Se Sont declarez contre Nous par des Jmpriméz&#13;
355 et Nous Serons obligez dele faire contre eux.&#13;
356 mais Nous avons un autre dessein qui Sil&#13;
357 reussit Sera bien plus Jmportant et fera un&#13;
358 plus grand esclat. vous Scavez que Le R. P. de&#13;
359 Rhodes proposa a nos 1.ers mess.es daller dans ces&#13;
14.&#13;
&#13;
360 missions p.r y former un clergé du pays; Nos M.rs&#13;
361 y furent dans ce deSSein Jls y ont travaillé mais&#13;
362 les divisions et les revoltes des xx. Portugais les&#13;
363 ont empesché de reuSSir en plus.rs endroits. Jls ont&#13;
364 mesme usé dadresse a Rome p.r ruiner ce dessein&#13;
365 en y jettant de la Jalousie et faisant craindre aux&#13;
366 Romains que Nous voulions establir une mission&#13;
367 Nationale, Si bien que le S.t Siege nous a changé nos&#13;
368 vicariats aptiques depuis quelq.’ temps ce quî ruine&#13;
369 le projet dun clergé Seculier. Nos Mess.rs ont&#13;
370 resolu de dresser un memoire p.r presenter au&#13;
371 Pape et mesme a lassemblée du clergé p.r faire&#13;
372 voir la necessité de ce clergé Seculier. les moiens&#13;
373 quil faut prendre p.r y parvenir, les obstacle&#13;
374 quils y ont trouvé (et c’est Sur ces obstacles quils&#13;
375 doivent parler des divisions des Jesuites et produire&#13;
376 des choses qui quelques moderéez quelles Soient leur&#13;
377 deplairont infiniment) et nous nous offrons de&#13;
378 nous reduire a quatre vicariats aptiques, l’un a&#13;
379 Siam lautre a la cochinchine un au Tonquin,&#13;
380 et un a la chine, dans une des quinze provinces,&#13;
&#13;
�381 aulieu de Sept vicariats que Nous avons a presen[t,]&#13;
382 pourveu quon nous y laisse une centaine dannéez&#13;
383 de Suite, et que Nous y aions pend.t ce temps la une&#13;
384 jurisdiction qui ne Soit pas contestée, et nous promettons&#13;
385 de laisser ces vicariats et tous les establissemens que Nous&#13;
386 y aurons fait dez que nous y aurons formé un&#13;
387 clergé ceque nos Mess.rs esperent faire en cent&#13;
388 ans, et daller en dautres provinces ou Royaumes faire&#13;
15.&#13;
&#13;
389 le mesme bien.&#13;
390 Comme Nous avons eu pend.t toute lannée icy quatre&#13;
391 anciens miss.res des Jndes, Scavoir M de Cicé que&#13;
392 l’on a fait Succeder a M de metellopolis a Siam, et nous&#13;
393 en avons toutes les Bulles, mais elles ne Sont pas&#13;
394 arrivéez avant le depart des vaisseaux, Si bien quil&#13;
395 restera encore cette année avec Nous, M. Labbé qui&#13;
396 est aussi nommé vicaire aptique de cochinchine, et&#13;
397 M. de la vigne qui estoit n’re procureur ala Coste&#13;
398 de coromandel, et M. Pocquet qui est revenu l’esté&#13;
399 passé Nos Mess.rs ont travaillé tout lhiver a&#13;
400 des reglemens p.r ces missions qui establissent&#13;
401 quelq.’ uniformité entre elles, mais Jl a fallu faire&#13;
402 ces reglemens uniquement p.r eux, car Jls n’ont pas&#13;
403 voulu quil y eust aucune relation avec nos&#13;
404 missions de Canada, Jls ont tous conceu un fonds&#13;
405 de peine de ceque le Sem.re de Paris estoit uni avec&#13;
406 celui de Canada, et avoit correspondance en&#13;
407 Perse, Jls auroient voulu que ce Sem.re neust esté&#13;
408 qu’a eux et p.r eux, et Je les ay trouvé Sur cela&#13;
409 dans des Sentimens qui ne Sont pas aussi parfaits&#13;
410 quils devroient ce me Semble estre; Nos Mess.rs&#13;
411 de Paris ont eu beau leur representer ce quils en&#13;
412 pensent Jls ont conceu de mesme une Si grande&#13;
413 defiance du Sem.re de Paris co’e Sil vouloit dominer&#13;
414 Sur leurs missions dont Jls veulent que lauthorité&#13;
415 Soit renfermée dans la personne des vicaires&#13;
416 aptiques, que Nos Mess.rs n’ont pu les en faire revenir&#13;
417 on a donc fait des reglemens qui co’e Je croy ne&#13;
418 Seront pas executéz par cequils ont leur difficulté&#13;
419 Je n’ay pu encore en tirer une copie p.r vous envoier,&#13;
420 parceque l’on n’a pas encore arresté certains&#13;
421 principaux articles qui Sont demeurez en Suspens.&#13;
&#13;
16.&#13;
&#13;
422 Ces affaires nous ont pris cet hyver un temps Jnfini&#13;
&#13;
�423 Jl a fallu faire des aSSembléez continuelles. Nos&#13;
424 Mess.rs ont esté pend.t plus de trois mois presque&#13;
425 toujours a la campagne et moy obligé de rester&#13;
426 au logis cequi ne m’a pas donné peu doccupation&#13;
427 Nous vous avertissons de prendregarde ace que vous&#13;
428 escrivez aM De Denonville, car vous devez conter&#13;
429 quil ne cache rien en 1.er lieu aux Jesuites, en 2.e lieu&#13;
430 a M L. de Pre fontaines qui en Jnstruit M. de la&#13;
431 Palliere.&#13;
432 Je nay eu garde de dire a M de la Palliere que l’on Se&#13;
433 plaignoit que tout ce qui lui estoit dit estoit raporté&#13;
434 a M’gr de Quebec, mais M de Denonville le lui a dit,&#13;
435 et Nos Mess.rs ont cru devoir Sexpliquer avec lui&#13;
436 fortement Sur ce quil avoit mandé a M’gr de Q. quil&#13;
437 Se donnast de garde de revenir en france, parceque&#13;
438 co’e on n’y estoit pas content de Sa conduite, on ne le&#13;
439 laisseroit pas retourner en canada. M. de la Palliere&#13;
440 Sest excusé davoir mandé ces choses pretendant ne&#13;
441 lavoir pas fait en ce Sens. J’ay esté fasché que Nos&#13;
442 Mess.rs lui ayent fait cette ouverture, en lui faisant&#13;
443 connoistre que quoique nous neussions rien en&#13;
444 particulier a nous plaindre du Prelat nous ne&#13;
445 laissons pas de voir quil renversoit tout le bien&#13;
446 de cette pauvre Eglise, Je crains que M de la Palliere&#13;
447 quelque promesse quil ait fait de n’en rien croire&#13;
448 Ne mande toutes choses et peut estre plus fortem.’&#13;
449 quelles ne Sont en effet.&#13;
17.&#13;
&#13;
450 La mort de M. du Bos, mais encore plus cellede&#13;
451 M Thuri m’a fort touchée, Je voudrois mourir&#13;
452 co’e lui, mais helas Jl faudroit vivre coe lui.&#13;
453 on ne gouste pas cette ceremonie quil fit faire&#13;
454 a Ses Sauvages, cepend.t p.r nous qui leconnoissions&#13;
455 on voit que c’est dans un esprit depenitence et de&#13;
456 mortification quil a voulu pratiquer cette ceremonie&#13;
457 Je necroy point M. Maudoux propre a cette&#13;
458 mission, et Jl faut que vous jettiez les yeux Sur&#13;
459 quelq.’ autre, Jescris mesme a M Maudoux que Je&#13;
460 lui conseille de quitter entierem.’ Laccadie. ces&#13;
461 M.rs sont Si prevenus contre lui, Sur ce quils croyent&#13;
462 et Sur de bons temoignages quil leur est aSSez&#13;
463 difficile de nepas croire que M. maudoux Sous&#13;
464 pretexte d’en vouloir a M. vilbon fait Son possible&#13;
465 p.r descrier et ruiner leur compagnie, en degouste&#13;
&#13;
�466 les peuples; Peu S’en est fallu quils n’ayent demandé&#13;
467 une lettre de cachet p.r le rapeller en france. Jls Sont&#13;
468 choquez de cequil S’eschape et ne paroist jamais&#13;
469 a Portroial lorsq.’ vilbon y va, et Jl fut l’esté&#13;
470 paSSé audevant d’un commissaire qui y fut&#13;
471 dans le vaisseau de Roi en Surpelis et en Estole,&#13;
472 et lequalifia de liberateur du pays, fit degrandes&#13;
473 plaintes de la compagnie. M. Le marquis de&#13;
474 chevri qui paSSe p.r un fort honneste homme me&#13;
475 montra ces jours passez des temoignages des officier[s]&#13;
476 des vaisseaux qui ont esté en ces quartiers la depuis&#13;
477 deux ou trois ans qui tous disent que les Prestres Sont&#13;
478 trop opposez ala compagnie et ne la Scauroient Souffrir.&#13;
18.&#13;
&#13;
479 Jl est facheux de voir cet esloignem.’ ces Mess.rs&#13;
480 apres tout ont lauthorité roiale et il la faut&#13;
481 respecter en eux, Jl Seroit a Souhaiter que nous&#13;
482 pussions avoir a Laccadie quelq.’ Ecclesiastique qui&#13;
483 eust la confiance de M Le marquis de chevri p.r&#13;
484 establir la un clergé Seculier, J’en escris a M Petit,&#13;
485 Je vous prie de lire les veües que Jelui propose,&#13;
486 Si vous y entriez vous nauriez qu’a envoier&#13;
487 une personne p.r prendre ma place, et nous&#13;
488 envoier a Laccadie M. Petit et LEcclesiastique&#13;
489 qui va cette année en canada, et Nous tacherions&#13;
490 d’y faire du bien&#13;
491 Deux choses me font quelq.’ difficulté dans&#13;
492 LExecution deceprojet. la 1.ere que Je ne Scay Sil&#13;
493 feroit bon p.r moy d’aller travailler en ces pays&#13;
494 la Sous lajurisdiction de M LEvesq.’ apres les peines&#13;
495 que J’ay pu lui faire; la 2.de que Je ne Scay Si nos&#13;
496 deux mess.rs de Paris Seroient bien contens que Je&#13;
497 quittasse; cepend.’ Je leverois la 1.re difficulté&#13;
498 Si vous jugiez que je ne dusse pas marrester a&#13;
499 la 2.de; Nos Mess.es a la verité Sont bienaises de&#13;
500 navoir pas de visages nouveaux et davoir des&#13;
501 personnes qui ne Soient pas tout a fait neuves dans&#13;
502 les aff.res parceque les Notres ont de Si grandes&#13;
503 relations, qu’on n’y est pas fait tout d’un coup&#13;
504 mais Jespererois qu’en menvoyant une&#13;
505 personne cet automne Je linstruirois lhyver et&#13;
506 le preprarerois a me Succeder. apres tout Jl&#13;
&#13;
19.&#13;
&#13;
507 faudra bien menvoier quelqu’un tost ou tard,&#13;
&#13;
�M.r Calon.&#13;
&#13;
20.&#13;
&#13;
M. Bergier&#13;
&#13;
508 et Jl me Semble que Jaymerois mieux que ce&#13;
509 fust tost que tard parceq.’ Jespere que vous ne&#13;
510 voudrez pas me laisser mourir dans un Si&#13;
511 pitoyable employ que celui cy. Je vous avoüe&#13;
512 que J’ay conceu depuis Six mois plus que Je n’ay&#13;
513 encore fait lobligation de passer a ce terrible&#13;
514 paSSage et Jen ay eu de forts preSSentimens.&#13;
515 vous n’avez pas fait attention ace que Je vous&#13;
516 avois mandé l’an passé de M. Guay. Jl n’estoit&#13;
517 nullem.’ propre a aller aux mines, et vous&#13;
518 deviez plutost le mettre a charle bourg et envoier&#13;
519 M Doucet aux mines; Je vous conseille mesme&#13;
520 de l’en retirer et de le rapeller aupres de vous.&#13;
521 Ce Sera un bon Ecclesiastique Sil est Soutenu,&#13;
522 mais Je ne voudrois pas repondre de lui Sil estoit&#13;
523 entierem.’ Sur Sa bonne foy co’e on y doit estre aux&#13;
524 mines. Pensez y, Je ne puis vous mander tout&#13;
525 ce que J’en pense Je ne pourois vous le dire&#13;
526 que de bouche. J’aurois plus fait de fonds Sur M Le&#13;
527 voyer quoiquil fust bien Jeune prestre.&#13;
528 Nous vous envoions cette année un Prestre dont Je&#13;
529 croy que vous Serez contents. Jl nous paroist un&#13;
530 bon Sujet; Jl est aceq.’ J’ay oui dire un peu parent&#13;
531 de M de meaux qui lui avoit donné un Canonicat&#13;
532 dans Sa cathedrale, Jl l’a resigné p.r une chapelle&#13;
533 quil a qui vaut quatre oucinq cent livres, ainsy&#13;
534 co’e vous voiez Jl ne Sera pas bien a charge et est&#13;
535 d’une humeur fort douce et cherche a bien faire&#13;
536 Sil avoit esté plus jeune, peutestre ne l’aurions nous&#13;
537 pas eu p.r nos missions. Je vous conseillerois ou&#13;
538 de le retenir p.r travailler a Quebec co’e vicaire,&#13;
539 ou p.r estre dans la coste de Beaupré. Mais Jl Seroit&#13;
540 bon quil nous pratiquast quelq.’ année.&#13;
541 Nos Mess.rs ont esté bienaises que vous aiez&#13;
542 associez M. Bergier; Jl faut esperer que Dieu en&#13;
543 tirera Sa gloire. Co’e Jl est Sage et moderé, Jl ne Se&#13;
544 fera pas de mauvaises affaires avec les Jesuites, mais&#13;
545 aussi ne Sera til pas dhumeur a ramper devant&#13;
546 eux co’e Jls voudroient voir tous les EcclesiaSsiques.&#13;
547 M. De Denonville et les PP. Jesuites ont repandu icy&#13;
548 par tout Sur les lettres de M Prevost et dautres que&#13;
549 vous et M Glandelet en un mot tout le Sem.re&#13;
550 perdoient la confiance de tout le peuple, et&#13;
&#13;
�551 nestoient mesme regardez quavec mepris parceq.’&#13;
552 vous donniez dans les veües de Mgr de Q. et l’authorisiez&#13;
553 dans la peine quil a fait aux Jesuites aux hospitalieres&#13;
554 et aux autres. C’est Sur cela que nos M.rs touchez&#13;
555 decequ’on leur disoit que M. Glandelet n’estoit plus&#13;
556 aymé co’e auparavant quils crurent devoir Sen&#13;
557 ouvrir a M De la Palliere; Jl est bon que vous&#13;
558 en Scachiez le Sujet afin que Si M’gr de Quebec&#13;
559 Sen plaint vous Soiez en etat de lui dire que ce&#13;
560 n’est point Sur ce que vous nous avez escrit, mais&#13;
561 Sur ce qui est revenu a nos Mess.rs deplus.rs Seculiers&#13;
562 que nos Mess.rs de Q. Se faisoient hayr et mepriser&#13;
563 parce quils paroissoient donner dans Ses veües, qu’ils&#13;
21.&#13;
&#13;
M. Erberie&#13;
&#13;
564 ont parlé co’e Jls ont fait a M. dela Palliere, et&#13;
565 non pas Sur des plaintes quaucun de vous lui ait fait&#13;
566 de Sa conduite&#13;
567 M. Erberie m’a escrit p.r me demander Si l’on vouloit&#13;
568 le laisser retourner en canada ou le recevoir au Sem.re&#13;
566 Je lui ay conseillé de rester en Ses quartiers, et co’e&#13;
570 M LEvesq.’ de Toul nous en a demandé des Nouvelles&#13;
571 Nos M.rs en ont rendu un temoignage avantageux,&#13;
572 et Je le lui ay mandé, Jespere quil entrera aupres&#13;
573 dequelques enfans de Qualité en alsace&#13;
574 Je vous ay envoié cette année les cent aunes&#13;
575 destofes bleues que vous avez demandéez et&#13;
576 meilleures que vous n’en avez encore receues&#13;
577 aussibien que les estofes a Soutanne mais elles&#13;
578 coutent bien cher les unes et les autres. cest ce&#13;
579 que vous recevrez de plus net avec des bas et&#13;
580 des chapeaux.&#13;
581 Je vous avoüe que Je ne puis vous dire ce que Je&#13;
582 pense du mauvais estat de Notre temporel,&#13;
583 parceq.’ Je crains que cette lettre ne tombe en&#13;
584 dautres mains qu’en les votres. Je vois bien&#13;
585 avec vous quil faut patienter, mais Je nepuis&#13;
586 mempescher depenser que Notre temporel iroit&#13;
587 mieux, Si vous vous en mesliez et Sil y avoit&#13;
588 moins de personnes qui Sen meslaSSent.&#13;
589 J’ay oublié de vous marquer en vous parlant&#13;
590 de Laccadie que M’gr m’avoit remis Seulem.’&#13;
591 onze cent livres p.r laccadie par M de la Palliere;&#13;
592 De ces onze cent livres. J’en ay retenu trois cent&#13;
&#13;
�22.&#13;
&#13;
593 co’e vous me lavez mandé p.r M. Rageot que&#13;
594 vous avez habillé. J’en ay compté 300.# p.r M.&#13;
595 Gaulin, et J’en ay envoié cinq cent a M.rs Maudou&#13;
596 et Guay conjointem.’ en estofes et toiles quils mont&#13;
597 demandé et en argent que Je leur ay fait remettre&#13;
598 M’gr en a fait retenir 400.# p.r les Recollets quil&#13;
599 équipe avant nos miss.res&#13;
600 Les 2000.# accordez p.r LetabliSSem.’ De la mission de&#13;
601 M. Thuri, et Sur les quels M. de la Touche avoit reservé&#13;
602 300.# p.r M. Thuri Sont encore a la disposition de M.&#13;
603 Begon qui les remettra en effets au miss.re qui Sera&#13;
604 appliqué a cette mission, mais Jl faut une autre&#13;
605 personne que M. maudoux p.r cela. Nous ne&#13;
606 nous So’es pas pressez d’en escrire aM Begon&#13;
607 Jusqu’a ceque nous y voions un miss.re capable de&#13;
608 reprendre le dessein de M. Thuri et de le Soutenir.&#13;
609 Vous ne Scauriez croire combien ceque M’gr a&#13;
610 fait aux Hospitalieres la decrié dans les Bureaux&#13;
611 et partout. Jl passe partout p.r un brouillon&#13;
612 qui porte la division par tout, et cequil y a en&#13;
613 cela de bon p.r ces Relig.ses et p.r nous c’est qu’on na&#13;
614 point fait ces Jugemens delui Sur nos plaintes&#13;
615 et Sur celles des hospitalieres, qui n’ont escrit a&#13;
616 personne, hors a M de la Touche une petite&#13;
617 lettre dhonnesteté accoutumée p.r leprier de leur&#13;
618 continuer Sa bienveillance, mais Je n’ay point&#13;
619 produit a la cour de memoire de leur part et&#13;
620 ne les ay fait parler en aucune maniere, mais&#13;
621 Je Scavois que tant de gens parloient p.r elles que Jay&#13;
622 creu faire leurs affaires que de ne les point commettre&#13;
&#13;
23.&#13;
&#13;
623 C’est ce qui leur doit faire plaisir dans ceque&#13;
624 l’on a reglé contre lhopital g’nal que le Roi&#13;
625 dans Son conseil a fort desapprouvé, car Mgr&#13;
626 ne peut Se plaindre que les Relig.ses Se Soient&#13;
627 plaintes de Sa conduite, elles n’ont dit mot, elles&#13;
628 ont Souffert avec patiance, et Dieu a pris leur&#13;
629 cause en main et les a defendües.&#13;
630 Je vous ay deja ce me Semble escrit que J’ay&#13;
631 obtenu le paSSage d’un miss.re et de trois engagéz&#13;
632 dans le vaisseau de Roi. c’est p.r quoy Je fais&#13;
633 partir demain M. Calon p.r arriver a la&#13;
634 Rochelle avant le dix de may. et J’ay fort prié&#13;
635 M Grignon de Nous trouver trois engagez p.r&#13;
&#13;
Mr Calon&#13;
&#13;
�636 mettre Sur ce vaisseau; on ne trouve pas aisem’&#13;
637 de ces engagez en france vers la Beauce ni autour&#13;
638 de Paris. Je vous envoye auSSi le Neveu du frere&#13;
639 hubert que vous avez voulu que Je fiSSe paSSer.&#13;
640 Cet enfant est encore trop jeune et trop faible;&#13;
641 a cela prez c’est un fort bon enfant qui a une&#13;
642 bonne volonté et dont Je croy qu’on Sera content&#13;
643 Sil arrive a Quebec en bonne Santé, mais Jl est&#13;
644 fort foible&#13;
645 Vous avez vos peines dans votre charge et dans&#13;
646 letat ou vous voiez nos affaires vous ne doutez&#13;
647 pas que Je n’aye les miennes Sans avoir votre vertu&#13;
648 et votre pieté p.r les Santifier. Nos Mess.rs ont les&#13;
649 leurs a Paris; Elles Sont differentes des votres, car&#13;
650 Nous vivons par la grace de Dieu dans une grande&#13;
651 paix dans le Sem.re et dans une entiere correspondance&#13;
24.&#13;
&#13;
652 p.r nos affaires du Sem.re de Paris et mesme des&#13;
653 missions dorient qui Sont en fort bon estat, car&#13;
654 ce Sont les votres qui Sont les plus delabréez. Nous&#13;
655 voions mesme le Sem.re en bon etat p.r le Spirituel,&#13;
656 et chacun S’y porte aSSez aubien. Nous avons&#13;
657 envie de prendre moins de Sujets quejamais et de&#13;
658 n’en admettre que de bons.&#13;
659 Nous avons changé de Sup.r cet hyver. on a voulu&#13;
660 mettre un intervalle dans legouvernem.’ deM&#13;
661 L. Tiberge qui y reviendra apres que M. L. de&#13;
662 Brisacier aura fait un temps.&#13;
663 M de Berniere m’escrit d’un chanoine Regulier de&#13;
664 Caen qu’on dit estre un bon Sujet mais nos Mess.rs&#13;
665 m’ont conseillé de ne pas m’en charger par cequil&#13;
666 est Religieux, cela fait une diversité desprit et de&#13;
667 Sentimens quil faut esviter dans les comm.ez Jl y a&#13;
668 peu de ces Seguliers qui Saccomodent a vivre enpaix&#13;
669 avec les Ecclesiastiques. M dela Palliere paroist&#13;
670 avoir envie de lenvoyer, Jl le peut prendre Sur lui&#13;
671 Sans que nous nous en meslions.&#13;
672 Je dois au commencem.’ de Juillet faire un voiage&#13;
673 avec M dela Palliere en Berri p.r les affaires de Nos&#13;
674 Prieurez et encore plus de Labbaye de meobec. Les&#13;
675 affaires du chapitre me donnent plus dambaras&#13;
676 quatre fois que celles du Sem.re de Paris et de Quebec&#13;
677 J’ay Surtout une affaire terrible avec une Relig.se&#13;
678 de l’Estrée qui a gagné Son procez contre Nous a Rouen&#13;
&#13;
�679 par les Jntrigues dun conseiller qui a dessein d’y&#13;
680 mettre Ses filles et de Se rendre maistre de cette abbaye,&#13;
681 qui confine une de Ses terres. Cette affaire ma pensé&#13;
25.&#13;
&#13;
682 faire perdre l’esprit, et J’en ay esté malade au&#13;
683 lit cet automne au retour d’un voiage que Je&#13;
684 fis a L’estrée p.r tascher de laccomoder ou Joffris&#13;
685 p.r les depens a ce conseiller jusqu’à 2500.# mais&#13;
686 la Negotiation Se rompit par Son manque deparole&#13;
687 et Nos Mess.rs a mon retour ne voulurent plus que&#13;
688 Je parlaSSe daccommodement, et ayant pris le Conseil&#13;
689 de M Dargenson Lieuten.’ g’nal de Police Jls&#13;
690 mobligerent de m’addreSSer au Roi au Nom du&#13;
691 chapitre de Quebec p.r demander la caSSation&#13;
692 de cet arrest. On a admis ma requeste au&#13;
693 Conseil ou J’ay fait aSSigner la Religieuse, et&#13;
694 Je lui ay fait ensuite divers incidens p.r esviter&#13;
695 de lui payer Ses depens, et l’ay encore appellée&#13;
696 au Conseil en reglem.’ de Juge; Si bien que Nous&#13;
697 y avons deux Jnstances contre elle, l’une en reglem’&#13;
698 de Juge lautre en caSSation d’arrest, et comme&#13;
699 Jl coute tres cher a plaider au Conseil, J’ay tout&#13;
700 a craindre Si laff.re y tourne mal, car les depens&#13;
701 iront peut estre a plus de cinq ou Six mil livres&#13;
702 Sans conter tout ce qui me couste, et toutes les peines&#13;
703 Sollicitations &amp;. et pas que cette affaire m’a coutée.&#13;
704 On m’en fait esperer une bonne Jssue au Conseil,&#13;
705 mais quelq.’ Succez que J’y aye Je n’ay rien a&#13;
706 gagner contre une Relig.se qui n’a que Sa Guimpe,&#13;
707 et Jay beaucoup a perdre. Elle tient tous les&#13;
708 revenus de Lestrée SaiSis et Je n’en touche rien depuis&#13;
&#13;
26.&#13;
&#13;
709 un an. voila ce qu’a fait un mauvais acte&#13;
710 que M’gr de Quebec a Signé en 1691. Sans la&#13;
711 participation de Son chapitre vous me direz&#13;
712 peut estre que je devrois chercher a accommoder&#13;
713 cette aff.re Nous avons pris tous les biais p.r&#13;
714 en venir la, mais apres y avoir reflechi nous&#13;
715 n’y avons pu reuSSir, car p.r parvenir a avoir&#13;
716 Nos Bulles dunion Jl faut que cette Religieuse&#13;
717 Sorte de L’abbaye, puisque lEvesque dEvreux ne veut&#13;
718 pas consentir a Son etablissem.’ en Son dioceze n’y&#13;
719 Larch. de Treves a ceq.’ Son Prieuré Soit transferé de&#13;
720 Longory a Letrée. Je vois que cette aff.re nous&#13;
&#13;
�721 donnera bien de la peine, et que ce que l’on a fait&#13;
722 p.r faciliter Lunion de cette abbaye y deviendra&#13;
723 un obstacle insurmontable.&#13;
724 Je vous prie tres instamment de Saluer tous nos&#13;
725 Mess.rs de ma part et de leur faire mes excuses&#13;
726 de ce que Je ne leur escris pas par cette 1.ere voie;&#13;
727 J’ay deja escrit aM’gr Lancien par un vaisseau&#13;
728 qui est parti de Bourdeaux des premiers. Je compte&#13;
729 lui escrire encore par les derniers Navires, Je&#13;
730 ne pouray pas escrire a nos Mess.rs Si au long ny&#13;
731 par tant de voies que Je voudrois Je compte que&#13;
732 vous leur ferez part de ma lettre, et quils&#13;
733 vous feront part de celle que Je leur escriray&#13;
734 qui renfermera une bonne partie de ce que Je&#13;
735 vous escris dans cellecy.&#13;
736 J’ay cru que je vous ferois plaisir et a tous nos Mess.rs&#13;
27.&#13;
&#13;
737 de vous envoier les livres qui ont esté Jmprimez&#13;
738 Sur cette grande affaire que Nous avons a Rome; Je&#13;
739 vous envoie donc en 1.er lieu les escrits de M. charmot&#13;
740 en latin, Jntituléz cultus SinenSium et la Suite&#13;
741 intitulé continuatio cultus SinenSium que J’ay&#13;
742 fait relier avec un au’ Jmprimé Jntitulé&#13;
743 Conformité des ceremonies chinoises avec LJdolatrie&#13;
744 greque et Romaine, et Lapologie des Dominicains&#13;
745 ces deux livres francois Sont du P. alexandre&#13;
746 Dominicain et Sont p.r la mesme cause que Nos&#13;
747 escrits latins. Je vous envoie encore un au’&#13;
748 Jmprimé Latin et francois de Nos Mess.rs qui est&#13;
749 un état de la question qui Se pourSuit a Rome.&#13;
750 Si Je puis avoir lescrit du P. Le comte addreSSé&#13;
751 a M Le duc du maine qui est fait contre Nous Je&#13;
752 vous lenvoieray. Je plains ce Pere Si Dieu donne&#13;
753 aSSez de Santé a nos Mess.rs p.r y repondre, car&#13;
754 Jls ont de quoy le confondre et toute Sa compagnie&#13;
755 et Jls y Sont resolus p.r ne pas retenir davantage la verité&#13;
756 captive, dans linjustice. Jls Sont demeurez dans le&#13;
757 Silence tant quils ont pu le faire Sans faire tort&#13;
758 a la verité, mais ce Seroit la trahir que de ne pas&#13;
759 parler a present, et en verité Je prevois que ce quils&#13;
760 ont a dire contre les Jesuites est encore pire que&#13;
761 ce qu’on leur a reproché dans les Provinciales&#13;
762 parce quils auront plus de peine a S’en laver.&#13;
763 Je vais fermer cette lettre et la remettre a M.&#13;
&#13;
�28.&#13;
&#13;
764 Calon avec copie des factures et comptes&#13;
765 que Je vous envoie, Je ne feray pas partir&#13;
766 ce petit neveu de hubert houssart qui S’est&#13;
767 trouvé avoir la fievre depuis dix ou douze jours,&#13;
768 Je croiois que cela Se passeroit, Je lavois fait&#13;
769 habiller depuis les pieds jusqu’à la teste et fournir&#13;
770 du linge, Tout cela Sera une depense inutile auSSi bien&#13;
771 que Sa Nourriture depuis deux mois quil me&#13;
772 faudra paier au Sem.re, et le renvoyer a Ses parens&#13;
773 On m’a dit quil avoit peur de partir, et quil&#13;
774 en estoit tombé malade; Jl estoit trop jeune et&#13;
775 trop foible, Jl ne faut pas penser a faire passer&#13;
776 des enfans.&#13;
777 Je vous prie daSSurer Mgr Lancien de mes&#13;
778 tres humbles respects de Saluer tous nos M.rs&#13;
779 de ma part de faire mes excuses a Mgr de Q.&#13;
780 de ce que Je ne lui puis encore escrire par cette&#13;
781 voie, Je Suis tres respectueuSem’&#13;
782&#13;
Monsieur&#13;
783 ce 27. avril&#13;
784&#13;
1700.&#13;
Votre tres humble et&#13;
785&#13;
tres obeiss.t Serviteur&#13;
786&#13;
Tremblay&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-hd-lsh-2021&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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                <text>Tremblay, Henri-Jean, 1664-1740</text>
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                <text>Lettre de Tremblay à Maizerets (Paris, 27 avril 1700)</text>
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                <text>Le procureur du Séminaire de Québec à Paris se plaint au supérieur du Séminaire de Québec du manque de fonds pour satisfaire aux demandes du Séminaire de Québec, qui sont trop élevées et trop diverses. Il accuse plusieurs personnes de tirer de leur côté et de ne pas envoyer assez d’argent en France. Il envoie quelques étoffes, fils, merceries, vin et cire, mais il ne peut pas payer toutes les lettres de change. Il a donné à Noailles, archevêque de Paris, et à Pontchartrain, secrétaire d’État à la Marine de France, les lettres de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec, et de Laval, ancien évêque de Québec, en faveur des missions du Mississippi. Il conseille aux missionnaires du Mississippi de ne pas faire de difficulté aux Jésuites, mais de conserver les lieux où ils sont déjà établis. Il dit qu’ils ont résolu de présenter un mémoire au pape et à l’Assemblée du clergé pour faire voir la nécessité d’un clergé séculier local dans ces missions, où les Jésuites ont mis des obstacles. Il a des affaires terribles avec le chapitre de Québec, qui lui causent beaucoup de peine et de dépenses, il a perdu un procès à Rouen contre une religieuse de l’Estrée, qui veut s’emparer de cette abbaye. Il a fait appel au Conseil du roi pour demander la cassation de cet arrêt, mais qu’il craint de perdre encore plus d’argent. Il accuse la responsabilité de cette affaire par une mauvaise entente que Saint-Vallier a signée sans la participation de son chapitre.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11923" class="show"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 26&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Ango des Maizerets, Louis, 1636-1721</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11921" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11922" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="list-style-type:none;"&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Abbayes et prieurés</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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        <name>Chapitre de Québec</name>
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        <name>CONTENTIEUX</name>
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        <name>CONTENTIEUX (Saint-Vallier)</name>
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        <name>Correspondance avec les procureurs ou agents</name>
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        <name>Dépenses</name>
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                    <text>Lettre de Tremblay à Glandelet (Paris, 4 mars-16 avril 1694)&#13;
Pour M. de Glandelet,&#13;
Ce 4e mars 1694&#13;
Monsieur,&#13;
J’ai suivi votre avis dans la manière d’écrire mes lettres et la lettre commune, que&#13;
je vous envoie conjointement avec celle-ci, vous fera connaître que je ne dois vous&#13;
parler dans celle-ci de ce qui regarde l’intérieur, de quelques affaires qui vous&#13;
regardent en particulier ou dont je dois vous parler pour répondre à vos lettres.&#13;
Pour commencer par ce qui est de principal et dont je voudrais bien m’entretenir&#13;
de bouche avec vous, je puis vous assurer que votre lettre m’a fait un grand plaisir&#13;
en me retraçant en peu de lignes la source de mes peines et inquiétudes intérieures&#13;
et me donnant des remèdes pour les faire cesser. J’ai lu et relu cette lettre que vous&#13;
m’écrivez de l’intérieur et plus je la lis, plus je m’y retrouve et m’y reconnais moimême. J’espère en faire mon profit et me servir des moyens que vous me donnez,&#13;
non tant pour faire cesser que pour faire un saint usage de ces peines, car je crois&#13;
qu’elles ne cesseront pas si tôt et qu’il ne dépend pas de moi de les faire cesser,&#13;
mais le recours continuel que vous me donnez à la prière est le moyen de me servir&#13;
ultimement de toutes ces inquiétudes et d’en faire un saint usage.&#13;
Vous apprendrez un peu, par ce que j’écris dans ma lettre commune et encore plus&#13;
par ce que vous verrez et dans la lettre que j’écris à M. des Maizerets (car je crois&#13;
qu’il vous la voudra bien montrer) et dans celle-ci, que mes peines et mes&#13;
inquiétudes ne cessèrent pas en vous écrivant mes lettres l’année dernière ; au&#13;
contraire, elles s’augmentèrent notablement et je regarde comme une grâce forte&#13;
et puissante que Dieu m’a faite, et des plus spéciales, de les avoir surmontées et&#13;
d’avoir demeuré fidèle dans mon état et ma vocation. Je puis bien dire la vérité :&#13;
« Quam bonus Israel Deus, his qui recto sunt corde ! Mei [autem] paene moti sunt pedes ;&#13;
paene effusi sunt gressus mei1 », car quelque désire que je sentisse de prendre un&#13;
&#13;
« Vraiment, Dieu est bon pour Israël, pour les hommes au cœur pur ! Un rien et je perdais pied, un peu plus&#13;
et je faisais un faux pas. » (Psaume 72 :1-2)&#13;
1&#13;
&#13;
�autre parti, j’en sentais encore un plus grand de faire la volonté de Dieu et je ne&#13;
pouvais, Dieu merci, me résoudre à quitter ma vocation si je ne voyais que ce fut&#13;
la volonté de Dieu et c’est ce qui m’a conservé. J’ai reconnu plus que jamais&#13;
pendant cette année que « mihi [autem] adherere Deo bonum est, ponere in Domino Deo&#13;
spem meam2 » et pour mon salut, qui en vérité courait grand risque si je me retirais&#13;
de la voie de grâce où il m’a mis et pour trouver même la paix dès ce monde-ci,&#13;
que je ne trouverai pas en m’éloignant du Dieu de paix, et même pour mon bien&#13;
temporel, car qui a espéré en Lui et a été confondu ? Après tout, pourquoi suis-je&#13;
sur la terre, me suis-je dit cent fois à moi-même ? Ce n’est ni pour acquérir de&#13;
l’honneur, ni du bien, ni pour prendre mes plaisirs. Dieu m’a fait la grâce de me&#13;
donner depuis longtemps quelque éloignement de ces choses. Il ne faut s’y laisser&#13;
prendre ni à peu ni à beaucoup, « quid enim mihi est in caelo, etc., Deus cordis mei,&#13;
etc.3 ».&#13;
Je me sens depuis quelque temps dans de bonnes dispositions, ce me semble,&#13;
quoiqu’elles sont accompagnées de beaucoup de froideur et de lâcheté et que ces&#13;
dispositions sont si faibles et chancelantes que je craigne à tout moment de les voir&#13;
se perdre et se dissiper. Depuis surtout ce carême, je me sens plus que jamais porté&#13;
à la retraite, au milieu même du tracas où j’ai été pour les factures. Je sens croître&#13;
en moi le désir d’être bien petit, peu estimé, délaissé, de n’avoir que Dieu pour&#13;
mon partage, de mettre en Lui tout mon appui et toute ma confiance, de me&#13;
soumettre en tout à ses divines volontés. J’ai quelques de désirs de participer aux&#13;
souffrances de Notre-Seigneur, à sa vie pauvre cachée, à sa vie mortifiée, mais&#13;
encore plus à sa vie intérieure. Je suis convaincu de ce que vous me dites dans&#13;
votre lettre, que le moyen le plus sûr pour acquérir toutes ces choses est la prière&#13;
et qu’il faut plus attendre de Dieu que de toutes mes industries, quoique je doive&#13;
les employer autant que je connaîtrai que Dieu le demandera de moi. Je ne cesse&#13;
de les lui demander et attends avec soumission le moment auquel il Lui plaira&#13;
m’en accorder quelqu’une. Je ne reconnais assez ne les avoir pas méritées, mais&#13;
avoir fait au contraire tout ce qu’il fallait faire pour m’en rendre indigne. Je&#13;
reconnais bien vrai ce que vous me marquer, que tout empressement même dans&#13;
les bonnes choses, ne vaut jamais rien. Je me suis inquiété bien des fois de me voir&#13;
&#13;
2&#13;
3&#13;
&#13;
« Pour moi, il est bon d’être proche de Dieu : j’ai pris refuge auprès de mon Dieu. » (Psaume 72:28)&#13;
« Qui d’autre est pour moi dans le ciel ? […] le roc de mon cœur, c’est Dieu […] » (Psaume 72:25-26)&#13;
&#13;
�si peu ferme dans ma vocation et si inconstant dans mon état. J’aurais désiré cette&#13;
stabilité que je remarque dans tant de personnes. Le Diable, se joignant à tout ceci,&#13;
me disait que cette inconstance était une marque que je n’étais pas dans l’ordre de&#13;
Dieu, que je devais chercher un état où je fusse moins sujet à ces inquiétudes et à&#13;
ces agitations, qui m’ont été si ordinaires par le passé. Mais où le trouver cet état&#13;
puisque dans quelque état que ce soit, je me porterai moi-même et par conséquent,&#13;
le plus grand ennemi de mon repos et de ma paix intérieure ? Je ne la trouverai&#13;
que dans une mort entière à toutes mes vues, mes inclinations et mes désirs et dans&#13;
une fidélité entière à suivre mon Sauveur dans tous les états où il lui plaira me&#13;
mettre, de ténèbres ou lumières, de joie ou de tristesse, de goût ou de dégoût, et je&#13;
suis convaincu que je la trouverai même plus avantageusement dans les ténèbres,&#13;
dans les tristesses et dans les dégoûts que dans leurs contraires, parce que ce sont&#13;
les dispositions où il a mis son divin Fils, « me minavit, dit-il, [et adduxit] in tenebras,&#13;
et non in lucem, sed et cum clamavero [et rogavero], exclusit orationem meam4 ». Je trouve&#13;
un goût particulier à méditer ces choses et elles me soutiennent dans la piété. « Ego&#13;
vir videns paupertatem meam5 », voilà ma première disposition ; « peccatum peccavit&#13;
Jerusalem, propterea instabilis facta est6 », voilà la raison de l’état où je me suis trouvé ;&#13;
« bonum est praestolari cum silentio salutare Domini7 », « Bonus est Dominus, si je ne&#13;
me trompe, « speranti[bus] in eum, animae quaerenti illum8 », voilà ce que je veux faire&#13;
et je vous prie de joindre vos prières aux miennes pour demander pour moi la&#13;
fidélité que je dois à Dieu dans toutes ces vues qu’il me donne pour y bien&#13;
correspondre.&#13;
Je suis dans de grandes appréhensions pour le retour de Mgr de Québec. D’un côté,&#13;
je crains qu’il ne revienne pas pour plusieurs raisons ; d’un autre, j’appréhende,&#13;
s’il revient, de n’être pas assez fort pour soutenir bien des attaques que je prévois&#13;
qu’il me donnera dans les affaires que j’aurai à gérer ; car quoique le plus pesant&#13;
fardeau tombera sur M. de Brisacier, cependant je prévois que j’en aurai ma bonne&#13;
part. Il y aura bien des occasions où je prévois en avoir à supporter plus que je ne&#13;
puis, mais j’espère que Dieu me soutiendra. J’espère surtout beaucoup aux prières&#13;
« Moi qu’il a conduit et mené dans les ténèbres et non dans la lumière […] mais j’ai beau crier et supplier,&#13;
il étouffe ma prière. » (Lamentations 3:2 ;8)&#13;
5&#13;
« Je suis l’homme qui a connu la misère. » (Lamentations 3:1)&#13;
6&#13;
« Elle a péché, elle a péché, Jérusalem : elle n’est plus que souillure. » (Lamentations 1:8)&#13;
7&#13;
« Il est bon d’espérer en silence le salut du Seigneur. » (Lamentations 3:26)&#13;
8&#13;
« Le Seigneur est bon pour celui qui se tourne vers lui, pour celui qui le cherche. » (Lamentations 3:25)&#13;
4&#13;
&#13;
�de nos Messieurs. Je crains encore bien davantage qu’il ne revienne pas, car vos&#13;
peines seraient encore prolongées. Il est bien juste que je participe à mon tour&#13;
réellement à vos souffrances, après y avoir participé en esprit. Je ne m’appuie pas&#13;
beaucoup sur les créatures et sur toutes les espérances qu’elles peuvent nous&#13;
donner dans nos affaires : il n’y a que Dieu sur qui nous puissions compter ; c’est&#13;
pourquoi, bien loin de compter pour quelque chose tout ce que je vous ai écrit dans&#13;
ma lettre commune et tout ce que je vous écrirai dans la suite, je suis dans de plus&#13;
grandes défiances et de plus grandes appréhensions, voyant quelque espérance&#13;
du côté des hommes que je n’y mette quelque appui et quelque confiance ; cela&#13;
serait capable d’arrêter le cours des grâces de notre bon Dieu dans cette affaire,&#13;
qu’il peut Lui seul faire réussir.&#13;
Si je ne connaissais nos Messieurs aussi bien que je fais, j’aurais sujet&#13;
d’appréhender qu’ils ne se choquassent de l’avis que je leur donne en plusieurs&#13;
endroits de mes lettres de garder un silence profond à l’égard de leurs affaires,&#13;
comme si je doutais par là qu’ils ne l’eussent pas gardé jusqu’à présent et qu’ils ne&#13;
le gardassent pas quand je ne le leur écrirais pas. Ils interpréteront en bonne part&#13;
tout ce que je leur écris et jugeront que je ne leur écris ces choses que pour leur en&#13;
faire remarquer l’importance, afin qu’ils y prennent garde plus que jamais.&#13;
M. l’abbé de Brisacier m’a fort recommandé de vous en écrire, non pas qu’il doute&#13;
que vous ne l’ayez gardé jusqu’à présent, mais afin de vous faire connaître que&#13;
l’on ne puisse dire que vous voulez opprimer un évêque, comme Monseigneur ne&#13;
manquerait pas de le dire, s’il vous voyait faire paraître le moindre signe de joie&#13;
de tout ce qui se passe en France. La vertu de nos Messieurs leur fera, comme je&#13;
n’en doute pas, voir avec la douleur qu’on soit obligé d’en venir à des extrémités&#13;
fâcheuses et mortifiantes pour une personne qui est leur supérieur légitime, afin&#13;
de leur procurer la paix. J’espère aussi que nos Messieurs et vous-même me&#13;
pardonnerez aussi toutes les fautes que j’ai pu faire soit dans ce que j’ai géré en&#13;
France soit dans ce que j’écris en Canada.&#13;
Je vous envoie dans nos ballots beaucoup de thèses, dont vous disposerez avec nos&#13;
Messieurs comme vous le jugerez à propos. Je vous envoie aussi quelques&#13;
chapelets. Ils sont confondus dans ces boîtes du troisième ballot avec des chapelets&#13;
qui appartiennent à MM. de Montigny et Requeleyne. Les choses ne sont pas&#13;
&#13;
�autant dans l’ordre que je le voudrais, parce que les achats se sont faits avec peu&#13;
de précipitation. Il y a aussi des images, assez bien faites de l’intérieur, de Jésus,&#13;
Marie et Joseph, chacune séparément, dont je promets à nos frères donnés, que&#13;
vous leur ferez part. Je vous envoie aussi les Cas de conscience de Sainte-Beuve, les&#13;
Cantiques du P. Surin, un cuisiner français, que vous donnerez à nos frères donnés,&#13;
l’Institution au droit ecclésiastique par M. Fleury pour M. Du Bos, formules d’actes&#13;
et de procédures pour M. de Bernières. Vous trouverez aussi une petite boîte qui&#13;
vous est adressée dans laquelle, outre plusieurs lettres et papiers dont elle est fort&#13;
remplie, il y a deux petites Notre-Dame d’ivoire, l’une pour M. de Requeleyne et&#13;
l’autre pour M. Dufournel. Vous aurez la bonté de retirer tous ces livres et cette&#13;
boîte. Vous trouverez aussi dans nos ballots un tome in-folio des Épitres de&#13;
Mme de Chantal pour Mlle de Glandelet9 qu’elle m’a demandé par un petit billet&#13;
que j’ai reçu d’elle cet automne. Elle me marquait qu’elle avait donné un écu de sa&#13;
sainte pauvreté à M. Guyotte pour me le donner, mais M. Guyotte, par son&#13;
abstraction ordinaire, s’en est oublié. Je vous prie de dire à Mlle de Glandelet qu’il&#13;
n’est pas nécessaire qu’elle donne ainsi de l’argent, que sans qu’elle m’en envoie,&#13;
je lui enverrai l’année prochaine Les tableaux de la pénitence de M. Godeau, qu’elle&#13;
m’avait aussi demandé. Je tâcherai de lui mander ces choses par les derniers&#13;
vaisseaux. Je vous prie en attendant de la bien vouloir saluer de ma part et de me&#13;
recommander à ses prières. Vous trouverez aussi parmi les livres des suppléments&#13;
des saints nouveaux, une condamnation du livre de M. du Pin par M. l’archevêque&#13;
[de Paris], dont je vous parlai l’année dernière, une lettre synodale de l’archevêque&#13;
de Malines. Vous trouverez aussi un paquet de livres que vous envoie M. l’abbé&#13;
de Lingendes. Il vous salue et écrit, M. de l’Encluse, M. Adam, et tous nos anciens&#13;
de l’Assemblée [des Bons Amis].&#13;
Du 15e mars 1694,&#13;
Le P. Bigot est parti pour vous aller rejoindre ; le P. Raffeix était parti longtemps&#13;
avant lui ; M. Fredin est aussi parti de lundi de Pâques de Paris. Ils se hâtent de se&#13;
rendre à La Rochelle avant le 20 [mars], parce que M. d’Iberville espère partir avec&#13;
ses deux vaisseaux seulement dans la fin de ce mois et la flotte sera retardée à six&#13;
semaines après. Je crains bien qu’il n’en parte plus du tout, car nous n’aurons point&#13;
9&#13;
&#13;
Sœur de Charles de Glandelet, elle se joint à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal&#13;
&#13;
�cette année d’armée navale en mer sur l’océan ; c’est pourquoi nos ennemis en&#13;
seront les maîtres et empêcheront qu’il ne sorte un seul vaisseau de France. Cela&#13;
rompt et renverse toutes nos mesures. Je fais ce que je puis pour faire embarquer&#13;
dans ces deux premiers vaisseaux tout ce qui est prêt pour nous à La Rochelle,&#13;
mais je ne sais encore ce qui se fera. J’ai cru même devoir vous parler dans cette&#13;
lettre de nos affaires et vous mander l’état où elles sont, quoique j’eusse résolu de&#13;
n’en rien écrire que dans ma lettre commune. J’ai chargé le P. Raffeix de cette lettre&#13;
sous l’enveloppe du P. Bruyas. J’ai mis de plus, dans la boîte des pères jésuites,&#13;
sous la même adresse, des lettres particulières pour Mgr l’Ancien, pour&#13;
M. de Bernières, pour M. des Maizerets. Je n’ai point encore pu écrire à M. Dupré,&#13;
à M. Martin, ni à plusieurs autres de nos Messieurs. J’espérais, après mes lettres&#13;
particulières, faire un duplicata de ma lettre commune et l’envoyer par deux&#13;
vaisseaux différents. [Si] je n’aurai pas le temps de le faire par ces premiers&#13;
vaisseaux-ci, ce sera par les derniers. J’ai dessein seulement de vous marquer en&#13;
peu de paroles dans cette lettre la situation où sont les affaires et j’adresserai&#13;
vendredi cette lettre au P. Bigot, sous adresse ordinaire, pour le prier de placer&#13;
cette lettre en sûreté dans le vaisseau où le P. Raffeix ne passera pas, afin que vous&#13;
puissiez être informé par tous les deux vaisseaux de ce qui s’est ici passé.&#13;
Je vous ai déjà écrit, dans la manière que vous seul pouvez lire, par le vaisseau qui&#13;
est parti pour l’Acadie. J’adresse cette lettre à M. Hazeur. Vous aurez la bonté de&#13;
me marquer si vous l’avez reçue. Je crois avoir reçu toutes vos lettres et tous vos&#13;
papiers. Ils m’ont été rendus de tous côtés en bon ordre. Je crains seulement que&#13;
quelques lettres de Mgr l’Ancien ne soient perdues. Je vois aussi par les vôtres que&#13;
vous reçûtes l’an passé toutes celles que je vous écrivis, car je n’avais point fait de&#13;
duplicata d’aucune de mes lettres, mais je comptais que ma lettre commune&#13;
servirait de duplicata à toutes les autres.&#13;
Dieu, qui veille si particulièrement sur l’Église du Canada, a disposé le cœur du&#13;
roi à remédier aux troubles et aux dissensions qui s’y sont excités. Il a reconnu&#13;
d’où elles procédaient et il est convaincu que le seul moyen de les faire cesser est&#13;
de rappeler Mgr de Québec. De vous dire comment le roi s’est trouvé si bien&#13;
disposé, je n’en sais rien. J’aime mieux même ne le savoir pas que de le savoir, afin&#13;
d’en avoir pour Dieu seul toute la reconnaissance, que je craindrais de partager&#13;
&#13;
�avec les créatures, « prope est Dominus omnibus invocantibus eum, voluntatem&#13;
timentium se faciet10, » etc., « cor regis in manu eius est, quocumque voluerit inclinabit&#13;
illud11 », voilà ce qu’opère la souffrance bien portée. M. le marquis de Denonville&#13;
pourra peut-être vous expliquer comment cela s’est fait. Je l’appris peu après nos&#13;
dernières lettres reçues. Ce fut dans l’octave de l’Épiphanie, temps, comme vous&#13;
savez, consacré à la manifestation des grandeurs du saint Enfant-Jésus. M. l’abbé&#13;
de Brisacier me lut un article de la lettre de Mme de Maintenon, qui lui marquait&#13;
la disposition favorable du roi à cet égard. Le P. de La Chaize et M. le marquis&#13;
de Denonville le lui confirmèrent peu après et M. l’archevêque de Paris le leur fit&#13;
encore plus particulièrement connaître peu de jours après.&#13;
M. l’abbé de Brisacier m’ordonna de garder un silence profond de tout ceci ; ce qui&#13;
m’a empêché d’en parler même avec les pères jésuites. Je ne doute point que&#13;
M. de Denonville ne les en ait informés. Cependant, nous ne nous en sommes&#13;
point les un ni les autres ouverts ensemble. Nous avons obligation à tous ceux&#13;
presque qui sont passés en France, qui tous ont parlé du Séminaire&#13;
avantageusement. Les séculiers se sont bien aperçus que Monseigneur n’était pas&#13;
bien en Cour. Ils jugent bien même que s’il était en France, il ne retournerait pas&#13;
en Canada et qu’on tâcherait de lui donner un autre évêché ; mais je ne crois pas&#13;
qu’aucun sache les intentions du roi. Ils ne manqueront pas de parler ainsi en&#13;
Canada. Vous devez vous tenir dans une grande réserve à cet égard et ne pas faire&#13;
paraître en aucune manière savoir de France rien qui approche de ces choses.&#13;
On ne sait pas encore quelles mesures le roi prendra pour faire réussir la chose. Le&#13;
P. de La Chaize dit à nos Messieurs qu’il ne savait si le roi le retiendrait en France&#13;
sans lui ôter son évêché et en laisserait le gouvernement à Mgr l’Ancien, ou&#13;
Monseigneur le ferait gouverner par des grands-vicaires, ou si Sa Majesté lui&#13;
donnerait un autre évêché, ou enfin si on lui donnerait quelque abbaye pour vivre&#13;
en France et lui, se démettrait de son évêché entre les mains du roi, qui y&#13;
pourvoirait. Le P. de La Chaize est persuadé que si le roi est dans le dessein de&#13;
nous donner un autre évêque, il faut que nos Messieurs jettent les yeux sur une&#13;
« Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, de ceux qui l’invoquent en vérité. Il répond au désir de ceux&#13;
qui le craignent. » (Psaumes 144:18-19)&#13;
11&#13;
« Le Seigneur dispose du cœur d’un roi comme d’un canal d’irrigation, il le dirige où il veut. »&#13;
(Proverbes 21:1)&#13;
10&#13;
&#13;
�personne qui puisse d’un côté prétendre à remplir ce poste et qu’on puisse d’un&#13;
autre côté espérer qu’il entrera dans l’esprit de notre Séminaire autant que&#13;
Monseigneur s’en est éloigné. Il leur a lui-même suggéré M. l’abbé Brunet, frère&#13;
du grand Brunet, garde du Trésor royal, qui est ami intime de nos Messieurs et&#13;
qui, comme je le crois, serait bien propre à remplir un tel poste. C’est une personne&#13;
bien unie à Dieu, d’une douceur d’ange, d’une simplicité d’enfant, bien détaché&#13;
des biens de ce monde, qui passe les jours aux pieds d’un crucifix ou dans&#13;
plusieurs autres bonnes œuvres ; ce n’est point un esprit hautain remuant ; et il est&#13;
pacifique, il écoute conseil ; en un mot, il me semble que le Canada serait trop&#13;
heureux s’il avait un tel évêque ; il a de la science, il est docteur de [La] Sorbonne,&#13;
il prêche avec beaucoup d’onction. Vous trouverez dans nos ballots un petit livre&#13;
en parchemin pour l’instruction des confesseurs qu’il fit imprimer l’an passé pour&#13;
le faire distribuer par nos Messieurs dans leurs missions de France aux curés des&#13;
campagnes. Il a autant d’éloignement pour les grandeurs que son frère, qui occupe&#13;
une charge qui lui coûte 800 000 livres et qui le rend considérable auprès de tout&#13;
ce qu’il y a de grand à la Cour, a d’empressement de le voir élevé aux prélatures.&#13;
Il accepterait volontiers un évêché de Canada, à quoi l’on prévoit que son frère&#13;
s’opposerait fortement. Nos Messieurs s’en sont ouverts à lui, en cas que les choses&#13;
tournassent comme il faut. Je prie de bien recommander cette affaire à Dieu. Je ne&#13;
cesse de le faire de mon côté.&#13;
On s’attend que Monseigneur ne manquera pas de crier fort haut l’année&#13;
prochaine et de se plaindre, surtout de M. l’abbé de Brisacier. Il lui a écrit cette&#13;
année que tout le monde voyait bien en Canada qu’il se moquait de lui par la&#13;
nomination qu’il avait faite des officiers du Séminaire, que le gouvernement n’y&#13;
était nullement changé et qu’il chercherait sans s’adresser à lui les remèdes aux&#13;
grands maux que cause la division dans son Église. On craint bien davantage qu’il&#13;
ne se cantonne en Canada et que sentant qu’on n’est pas bien disposé pour lui à la&#13;
Cour, il ne prenne la résolution de rester dans son évêché ; ce qui embarrasserait&#13;
fort, car je ne sais si le roi voudrait l’en faire sortir par quelque voie violente. Il est&#13;
assez difficile d’avoir prise sur lui, étant de bonnes mœurs et ne pêchant que dans&#13;
la conduite et le gouvernement de son Église.&#13;
&#13;
�Le roi a résolu, pour l’obliger de revenir, de ne rien régler jusqu’à son retour en&#13;
France et M. l’archevêque et le P. de La Chaize l’ont dit à M. de La Pallière et à&#13;
nous. On a pris le prétexte qu’il le demandait lui-même et je le mande à nos&#13;
missionnaires en Canada. M. l’archevêque, qui avait paru toujours beaucoup plus&#13;
porté pour Monseigneur que pour nous, pour soutenir la dignité épiscopale, n’a&#13;
pas fait paraître cette année la même chose. Cependant, Monseigneur lui avait écrit&#13;
des lettres de confidences, des mémoires secrets et que M. l’archevêque a tous fait&#13;
lire à nos Messieurs, dans lesquels il nous accuse d’être jésuites. Il dit que vous&#13;
vous vantez de ne rien craindre, parce que vous avez le P. de La Chaize pour vous&#13;
et il n’a pas été difficile à ce prélat de découvrir tout l’artifice de ces lettres. Elles&#13;
n’ont servi qu’à un bien, qui est de lui faire connaître le caractère d’esprit de&#13;
Monseigneur, qui tâche à mettre la division partout, voulant la mettre par ces&#13;
lettres entre M. l’archevêque et le P. de La Chaize.&#13;
Ce prélat a fait paraître à nos Messieurs une affection extraordinaire. Je l’avertis à&#13;
l’arrivée de M. de Merlac à Paris. Il le fit avertir aussitôt de le venir voir, il lui&#13;
défendit de distribuer les lettres de Monseigneur, il ne voulut pas demander au&#13;
roi, comme M. de Merlac l’en priait de la part de Monseigneur, que Sa Grandeur&#13;
pût vous ramener en France avec lui l’année prochaine pour pouvoir dire vos&#13;
raisons ; ce que nous aperçûmes bien être la cause du retardement de son voyage&#13;
pour une année. Au contraire, il parla au roi fort avantageusement pour nous. Il&#13;
pria, dit-il, le roi de ne point donner d’évêché à Monseigneur en France, que c’était&#13;
un esprit dangereux, qu’il pourrait remuer dans les assemblés et qu’il ne le croyait&#13;
pas capable de conduire dKh3Ldph12. Il apporta à nos Messieurs la favorable&#13;
disposition du roi et nous ne doutons point qu’elle n’ait opéré en lui le grand&#13;
changement dans lequel il nous parut être à notre égard. Vous auriez dû écrire une&#13;
lettre à ce prélat et une au P. de La Chaize, et Mgr l’Ancien autant, pour leur&#13;
recommander vos affaires, avec un petit mémoire, le plus abrégé que faire se&#13;
pourrait, de vos différends. Vous aurez la bonté de le faire l’année prochaine, sans&#13;
rien faire paraître de ce que je vous mande ici.&#13;
&#13;
12&#13;
&#13;
Nous n’avons pas le code chiffré utilisé par Tremblay et Glandelet.&#13;
&#13;
�M. de Merlac a été fort surpris de ce que tous les esprits n’étaient guère disposés à&#13;
entrer dans ses vues et celles de Monseigneur. Il a voulu passer pour une personne&#13;
qui n’avait point d’intérêt dans toute cette affaire et qui a toujours tâché d’être le&#13;
médiateur de la paix entre les uns et les autres, mais il a trouvé qu’on ne le&#13;
regardait pas ici comme tel et M. de La Pallière lui-même lui a dit qu’il avait bien&#13;
mal fait de jeter Monseigneur dans tous les embarras où il est présentement.&#13;
M. de La Pallière le connaissait déjà dès son premier voyage. Il a eu quelque sujet&#13;
de le soupçonner de nouvelle doctrine, à cause de ses habitudes avec une personne&#13;
qui est sortie de l’Oratoire pour ce sujet13. Je vous prie de garder ceci dans le&#13;
silence. Il a reconnu dans ce bon Monsieur quelque défaut de prudence en&#13;
plusieurs occasions. Il vint dans son dernier voyage demander, à l’insu de&#13;
Monseigneur et de M. de La Pallière, à la supérieure de la Visitation, dont il est le&#13;
directeur, lui demander de dire ses messes pour la rétribution. Il a fait paraître un&#13;
empressement extraordinaire pour obliger Monseigneur à lui procurer sa pension.&#13;
Depuis qu’il est arrivé dans ce dernier voyage, il a décacheté à La Rochelle toutes&#13;
les lettres de M. de La Pallière, lui en a envoyé quelques-unes et en a gardé les&#13;
autres. Il a demandé à venir loger au Séminaire et il y venait descendre en quittant&#13;
le messager si je ne fusse allé au-devant le prier de nous en dispenser, en lui&#13;
alléguant que nous n’avions pas de logement commode pour lui. Il n’a pas laissé&#13;
plusieurs fois de solliciter depuis nos supérieurs de le laisser venir demeurer au&#13;
Séminaire, mais on n’a garde de l’y recevoir, car cela pourrait peut-être attirer&#13;
Monseigneur à son retour et on veut tâcher d’empêcher qu’il n’y vienne pas&#13;
descendre pour l’empêcher de faire davantage à nos Messieurs le compliment :&#13;
« Vous n’êtes pas digne de l’honneur que je vous fais de demeurer dans votre&#13;
Séminaire. ».&#13;
M. de La Pallière nous a dit plusieurs fois qu’il était nécessaire d’empêcher mondit&#13;
sieur de Merlac de retourner en Canada. Je souhaite que cela soit.&#13;
Nous vivons avec une grande union avec mondit sieur de La Pallière.&#13;
Monseigneur l’a effectivement soupçonné de ne soutenir pas ses intérêts assez&#13;
vigoureusement. On ne peut cependant y apporter plus de soin et d’application. Il&#13;
&#13;
Mgr Étienne Le Camus, évêque de Grenoble, fut un ardent réformiste et servit d’intermédiaire entre Rome&#13;
et le roi dans l’affaire de la Régale en 1682.&#13;
13&#13;
&#13;
�nous a paru aller droit ; il cherche le bien, à la vérité, comme il est chargé des&#13;
affaires de Monseigneur ; il croit qu’il est de son devoir d’en soutenir les intérêts ;&#13;
et j’aurais plus sujet de me plaindre qu’il les soutient trop fortement que&#13;
Monseigneur qu’il ne les soutient pas assez. Je lui ai donné votre lettre, après&#13;
l’avoir fait lire à M. l’abbé Milon et aux PP. Bigot et de Lamberville, qui la&#13;
trouvèrent bonne. Je lui donnai même toutes les pièces concernant le procès du&#13;
chapitre. Il les trouva en bonne forme ; cependant, il prétendit qu’à la vérité&#13;
M. de Merlac n’avait pas eu raison de demander ce qui est couché dans sa requête&#13;
et que Monseigneur aurait dû observer les formalités de justice, mais qu’aussi vous&#13;
n’auriez pas dû en appeler comme d’abus, qu’un appel comme d’abus sonne&#13;
toujours très mal, que vous auriez pu arrêter la chose par une autre voie et&#13;
plusieurs autres choses qu’il ajouta à ce sujet. Il ne savait aussi que croire de ce que&#13;
vous marquez dans le journal du chapitre ou de ce que racontait M. de Merlac et&#13;
lui mandait Monseigneur de la manière dont les choses se sont passées dans le&#13;
chapitre. Votre lettre n’a fait aucun mal. Elle a fait du bien, au contraire, et comme&#13;
je ne doute pas qu’il ne vous écrive, je vous prie aussi de ne pas manquer de lui&#13;
écrire.&#13;
Nous n’avons point eu cette année ni lui ni nous à discuter les affaires devant les&#13;
commissaires. Ils ne se sont pas assemblés une seule fois sur ce sujet. Après la lettre&#13;
commune écrite que j’ai donnée au P. Raffeix, M. l’abbé de Brisacier étant allé&#13;
trouver M. l’archevêque à Versailles et ne l’ayant pas trouvé, lui laissa une lettre&#13;
dans laquelle il le priait :&#13;
1° que le P. de La Chaize étant suspect à Mgr de Québec pour lui&#13;
porter la parole au roi (parce que Monseigneur a écrit au&#13;
P. de La Chaize qu’il l’informait mal des sentiments que le roi avait&#13;
de sa conduite, que Sa Révérence écrivait que le roi n’en était pas&#13;
content et que cependant M. de Pontchartrain lui écrivait le&#13;
contraire), on suppliait Sa Grandeur de vouloir lui-même prendre&#13;
les ordres du roi pour écrire à Mgr de Québec de sa part ; c’était faire&#13;
plaisir à M. l’archevêque et à nous de lui donner une pareille&#13;
commission ; tout ce qui donne occasion à ces grands seigneurs&#13;
d’entretenir le roi leur est fort agréable ;&#13;
&#13;
�2° que Sa Grandeur voulût savoir du roi si ce n’était pas l’intention&#13;
de Sa Majesté que Monseigneur revint cette année en France sans&#13;
différer pour régler tous les différends ;&#13;
3° si Sa Majesté ne jugeait pas nécessaire que nos Messieurs&#13;
revinssent avec lui pour dire leurs raisons, s’offrant de les dire par&#13;
écrit dans leurs lettres et de bouche par les personnes qui font leurs&#13;
affaires en France et d’en passer par tout ce que les commissaires&#13;
auront réglé ;&#13;
4° si ce n’était pas l’intention de Sa Majesté que Monseigneur laissât&#13;
toucher ce qui vous est dû pour 94 des charges indispensables et&#13;
que pour l’avenir, l’argent restât entre les mains de l’agent de la&#13;
Compagnie jusqu’à ce que tout eût été réglé entre Monseigneur et&#13;
son Séminaire.&#13;
Du 15e avril 1694,&#13;
M. l’archevêque entretint le roi de toutes ces choses, qui le chargea de les écrire à&#13;
Mgr de Québec. J’en suis allé hier faire ressouvenir Mgr de Paris. Il m’a ordonné de&#13;
revenir le lendemain pour l’en mieux faire souvenir. J’y dois aller demain matin et&#13;
le dois prier de nous faire deux lettres, afin de les envoyer par deux différentes&#13;
voies. Voilà donc tout ce qui s’est fait cette année à ce sujet. M. l’archevêque doit&#13;
écrit à Monseigneur :&#13;
[1°] que le roi juge expédient, et même nécessaire, qu’il fasse cette&#13;
année sans différer un voyage en France pour régler et terminer&#13;
toutes les brouilleries de son Église ;&#13;
2° que Sa Majesté ne juge pas nécessaire, au contraire, croit inutile&#13;
que ces MM. du Séminaire reviennent avec lui ;&#13;
3° qu’il doit laisser toucher ce qui vous est dû pour l’année 94 des&#13;
charges indispensables sur votre simple quittance et que pour les&#13;
&#13;
�années suivantes, on réglera les choses s’il y trouve quelque&#13;
difficulté après son retour.&#13;
J’avais, dans le mémoire que je présentai à M. de Brisacier pour le faire souvenir&#13;
de demander ces choses, ajouté quelques autres articles, entre autres que&#13;
Monseigneur eût à lever l’interdit qu’il a porté contre vous ; mais M. de Brisacier&#13;
ne jugea par en devoir rien dire, parce qu’il savait que le roi ne se mêlerait point&#13;
de ce qui touche la juridiction épiscopale. Il me dit ensuite qu’il valait mieux, si&#13;
Monseigneur le voulait, que vous le fussiez encore un an, que le diocèse, à la vérité,&#13;
en pâtirait, mais qu’aussi cela ferait plus de tort à Monseigneur qu’à vous.&#13;
Si je tire ces deux lettres de Mgr l’archevêque, je vous les enverrai par deux voies,&#13;
les adressant au P. Bigot pour le prier de les mettre dans les deux navires qui vont&#13;
en Canada. On n’a pas voulu que nous envoyassions notre résignation de&#13;
M. Dupré en Cour de Rome. Tout est suspendu jusqu’au retour de Monseigneur.&#13;
Si on juge que l’on doive achever cette résignation, il faudra envoyer une nouvelle&#13;
procuration.&#13;
Il nous faut envoyer aussi une autre procuration du chapitre : celle de cette année&#13;
ne vaut rien. Il faut qu’elle soit signée du plus grand nombre de chanoines qu’il&#13;
est possible. Il serait bon aussi de mettre M. Tiberge et M. l’abbé de Brisacier pour&#13;
procureurs, afin que s’il arrivait un accident à un, l’autre pût toujours agir. Le&#13;
premier s’appelle Louis et le deuxième, Jacques-Charles. Le premier est l’abbé&#13;
d’[espace blanc14] et le second de Flabémont. M. Tiberge est depuis trois mois notre&#13;
supérieur et M. l’abbé de Brisacier, assistant. C’est sur eux que roule tout le&#13;
Séminaire. M. Sevin n’est guère en état d’agir. Le Séminaire continue depuis&#13;
longtemps à n’aller pas trop bien. Nos supérieurs sont chargés de tant d’autres&#13;
affaires que le Séminaire en paraît le moindre ou celle qui les occupe le moins. À&#13;
l’occasion des procurations, je crois que vous devez nous en envoyer une au nom&#13;
du Séminaire, la plus générale que faire se pourra. Nous n’en avons point et on ne&#13;
peut agir pour vous que comme se faisant fort. Mgr l’Ancien aura aussi la bonté de&#13;
nous en envoyer une nouvelle pour lui conjointement et de ne pas oublier son&#13;
certificat de vie. Je prie aussi M. Dupré d’en envoyer une pour affermer et recevoir&#13;
14&#13;
&#13;
Il était l’abbé commendataire d’Andrès.&#13;
&#13;
�les revenus de son prieuré. Le bail finit à la fin de cette année. Il y a deux ans que&#13;
nous n’en avons rien touché.&#13;
Nous fûmes payés l’an passé de la pension de Mgr l’Ancien sur Mgr d’Aire.&#13;
M. de Brisacier la reçut pour se rembourser des avances qu’il a faites. Pour nous,&#13;
je ne sais pas combien nous lui sommes encore redevables. Pour la pension de&#13;
Monseigneur de 2 000 livres sur le Trésor royal, nous n’en avons rien touché&#13;
depuis deux ans et il y a apparence que nous n’en toucherons rien tant que la&#13;
guerre durera. Les ministres d’État et les maréchaux de France ne touchent pas les&#13;
leurs. On aura peine à croire en Canada jusqu’où va la misère de la France,&#13;
combien l’argent y est rare, le pain et toutes les choses qui se consument. On dit&#13;
que nos ennemis ne souffrent pas moins que nous. Cependant, on ne les voit guère&#13;
s’approcher des voies d’accommodement et de paix. Le roi y paraît fort porté ; nos&#13;
ennemis l’attribuent à faiblesse et s’en tiennent plus fiers. Ils devraient cependant&#13;
avoir déjà appris, par leur expérience funeste, que le roi n’est pas d’humeur à plier&#13;
et à recevoir la loi d’eux. Dieu même semble ne le pas vouloir. Dans le temps qu’Il&#13;
nous accable de misère au-dedans, il rend au-dehors le roi triomphant de tous ses&#13;
ennemis. Il bénit la cause juste et sainte de la guerre du roi et châtie au-dedans nos&#13;
péchés avec beaucoup de bonté.&#13;
Nous sommes réconciliés avec le Saint-Siège depuis cinq mois. Nos évêques sont&#13;
nommés, qui avaient assisté à l’Assemblée de 82, ont écrit au Saint-Père qu’ils&#13;
avaient de la douleur de ce qui s’était passé dans cette assemblée contre la&#13;
discipline ecclésiastique et qu’ils se regardaient comme une chose de nulle&#13;
autorité. Tous ensuite ont eu leurs bulles et ont été sacrés.&#13;
Le roi a nommé à l’évêché de [Saint-Bertrand de] Comminges, M. de Brisay, frère&#13;
de M. de Denonville ; M. l’abbé Milon à l’évêché de Condom ; M. l’abbé de La&#13;
Frèrelière à l’évêché de La Rochelle, l’ancien étant mort ; il a donné l’abbaye de&#13;
Val-Richer à M. l’abbé de Camilly, beau-frère de M. de Vaubenard, et l’a choisi&#13;
pour être grand-vicaire de M. le cardinal Fürstenberg, à Strasbourg, à la place de&#13;
M. de La Frèrelière qui l’était. C’est un pas pour aller à l’évêché. Il demeure depuis&#13;
plus d’un an au Séminaire.&#13;
&#13;
�L’édit pour la taxe des bois est révoqué ; cela a été converti en une somme pour le&#13;
don gratuit, qui n’empêchera pas ce qu’on doit lever en l’Assemblée l’année&#13;
prochaine pour ce même don.&#13;
Nous sommes en dette de 12 600 livres à M. Grignon ; de 500 livres à M. Rotrou ;&#13;
550 livres pour lever le décret d’union des bénéfices simples de Méobecq au&#13;
Séminaire ; de 200 livres à M. Carnot ; et de plusieurs autres petites dettes, sans ce&#13;
que nous devons à Mgr l’Ancien. Je ne vois à toucher cette année que 2 000 livres&#13;
pour les prêtres usés, 1 800 livres de M. d’Aire et 400 ou 500 livres d’autre part.&#13;
J’espère aussi depuis quelque temps toucher une somme de 1 800 livres de la&#13;
succession de M. Dudouyt, à quoi il a fallu nous réduire de 3 000 livres qui nous&#13;
sont dues en principal, sans les arrérages. Cette somme nous fera du bien, si elle&#13;
nous vient. J’en attends des nouvelles depuis quelques jours.&#13;
Sur ces sommes, j’ai demandé à M. Grignon de nous accomplir une facture, qui ira&#13;
à plus de 2 500 livres et près de 3 000 livres avec les frais, d’employer plus de&#13;
300 livres en étoffes pour les charités de Mgr l’Ancien et je vous envoie une facture&#13;
de Paris qui monte à 2 450 livres sans 400 livres de toiles, moitié de coton, qui est&#13;
dans ces ballots, que je ne compte point, parce que je ne l’ai pas encore payée. Je&#13;
ne puis vous envoyer un état au juste de mes comptes que dans les derniers&#13;
vaisseaux. J’ai pris toutes choses à Paris à crédit, mais il faut présentement trouver&#13;
de l’argent et c’est ce qui m’embarrasse, car je ne sais d’où en tirer. M. Grignon, de&#13;
son côté, me presse fort. Je tâche à le payer en bonnes paroles, ne pouvant lui&#13;
donner d’argent, mais vous savez que cette monnaie n’est pas toujours bien reçue.&#13;
Il faut que nos Messieurs fassent tous les efforts pour trouver de l’argent pour&#13;
mondit sieur Grignon, car ils en trouvent plutôt à Québec qu’à Paris, où j’ai fait&#13;
mes efforts inutilement pour trouver à emprunter.&#13;
Nous avons entré depuis quelque temps en jouissance du prieuré de SaintSébastien, affermé [à] 500 livres, et qui nous vaudra toujours 400 livres nettes. Le&#13;
titulaire est mort, on me l’a conféré. En attendant que l’union soit consommée,&#13;
nous travaillons présentement à enlever le décret. J’espère que dans peu nous&#13;
l’aurons. Je ferai cet été un tour en ces quartiers pour mettre tous ces prieurés, qui&#13;
sont celui de Bénévent, affermé [à] 725 livres, celui de Saint-Sébastien 500, et celui&#13;
&#13;
�de Parçay 800 livres, en bon état. On me mande tous les jours qu’il y a des&#13;
réparations à des chaussés de moulins à y faire. Il faut en renouveler les baux. On&#13;
m’en offre déjà quelque augmentation sur un chacun. J’ai de plus à faire en ces&#13;
quartiers à cause des 2 000 livres qui sont dues à Mgr l’Ancien par les héritiers d’un&#13;
fermier de Méobecq nommée Galpy. Tout cela mérite bien qu’on aille y faire un&#13;
tour. Nous faisons 300 livres de pension sur celui de Bénévent à M. Gaultier.&#13;
Comme je n’ai point encore répondu à plusieurs choses qui sont répandues dans&#13;
vos lettres, je vais le faire présentement le plus succinctement que je pourrai.&#13;
Je ne sais si je vous ai déjà écrit dans cette lettre que M. l’archevêque a cru que vous&#13;
n’eussiez pas dû appeler comme d’abus à un tribunal séculier de l’ordonnance de&#13;
Monseigneur. Cela n’est pas, dit-il, édifiant dans une nouvelle Église. La cause de&#13;
plus est purement ecclésiastique et il a cru qu’un appel simple eût été suffisant&#13;
pour arrêter l’effet de l’ordonnance de Monseigneur. Je ne sais ce qu’il voulait dire&#13;
par « l’appel simple » et je ne pus me le faire expliquer.&#13;
L’on a été convaincu, tant par le rapport de M. Fredin de la part de M. l’intendant&#13;
que par la lettre de M. d’Auteuil à M. de Brisacier, qui était fort bien faite, qu’il n’y&#13;
avait point eu d’arbitrage. Il sera bon de tâcher d’avoir encore cette année de&#13;
bonnes attestations comme celles-là et d’autres pour les faits qui seront contestés.&#13;
Cela fait de bons effets. On ne s’en servira que d’une manière à ne point faite de&#13;
tort aux personnes qui les donneront. M. de Brisacier eût désiré savoir en quoi il&#13;
eut pu obliger M. d’Auteuil. Il l’aurait fait volontiers. Je crois qu’il lui écrira, mais&#13;
ce ne sera que par les derniers vaisseaux, car quelque soin que j’aie pris de l’en&#13;
avertir, il n’a pu trouver du temps pour écrire par les premiers. J’avais envoyé à&#13;
M. Hazeur une liasse de papiers qu’une personne, à qui j’ai de l’obligation à cause&#13;
de sa famille, m’avait prié d’adresser à quelqu’un en Canada pour susciter un&#13;
procès de conséquence à M. d’Auteuil. M. Hazeur n’a pas voulu se mêler de cette&#13;
affaire, par considération pour M. d’Auteuil. Il m’a fait plaisir et je lui mande de&#13;
me renvoyer les papiers.&#13;
&#13;
�J’ai parlé à M. l’abbé de Brisacier de l’acte de démission de l’emplacement de la&#13;
chapelle succursale dont vous me parlez comme de la pièce la plus forte pour&#13;
obtenir les lettres patentes. M. de Brisacier croit qu’en rigueur, cela ne servirait à&#13;
rien et que sans un secours extraordinaire, comme celui qu’on espère nous donner,&#13;
nous aurions peine à maintenir cette union. Il faut encore espérer qu’on pourra&#13;
dans la suite mieux établir les choses. On n’a pas parlé de ceci en aucune manière.&#13;
Vous m’attribuez l’estimation qui fut faite du revenu de la cure de Québec et elle&#13;
se fit sans moi dans la chambre de M. l’archevêque. Je ne sus que deux jours après&#13;
et il n’était plus temps d’y remédier.&#13;
J’ai vu plusieurs fois M. Fredin, mais pas si souvent que j’eusse voulu, à cause de&#13;
ses affaires et des miennes. C’est un bon ami. Je lui ai promis de le charger de nos&#13;
lettres. Si je ne le fais pas, ce ne sera pas par manque de confiance ; je l’ai tout&#13;
entière en lui. Il vous dira la disposition de la Cour à l’égard du Canada et ce qu’on&#13;
y pense de Monseigneur, car il sait mieux l’air de ces bureaux que moi qui, Dieu&#13;
merci, n’y ai pas mis le pied. C’est ce qui me console dans vos affaires de n’être&#13;
pas obligé de me communiquer beaucoup au-dehors.&#13;
M. de Frontenac a mandé à M. de Brisacier que vous n’aviez pas voulu vous&#13;
soumettre à l’arbitrage que vous aviez choisi ; que par là vous vous étiez engagés&#13;
dans un mauvais pas, dont vous ne sauriez présentement comment vous retirer ;&#13;
qu’il en est fâché pour vous, mais qu’il est plus fâché de la division qui déchire&#13;
l’Église ; que tout le monde sait combien la paix est à désirer dans la colonie et on&#13;
n’a d’égard à ses lettres qu’autant que le demande son rang. Ce qu’il a écrit en&#13;
Cour n’a pas fait beaucoup d’impressions. Je prie Dieu de le combler de ses plus&#13;
spéciales grâces pour la part qu’il prend à nos afflictions.&#13;
M. Dupré a très sagement fait de faire sa résignation en Cour de Rome.&#13;
M. de Brisacier avait exprès mis ce terme, car je lui fis remarquer qu’en prenant&#13;
une autre voie, on s’exposait à quelque danger de perdre la cure.&#13;
Vous verrez, par la lettre que je vous écris par l’Acadie, si j’écris bien en chiffres.&#13;
J’ai tâché à y observer ce que vous me prescriviez.&#13;
&#13;
�J’ai oublié à vous marquer que nous avions bien reçu toutes les lettres de la&#13;
personne que je ne nomme point15, qui ont été exactement rendues, jusqu’à la&#13;
dernière. Nous avons gardé un silence profond à son égard, jusqu’à n’en pas parler&#13;
aux meilleurs amis, excepté ceux à qui il écrit et aux pères jésuites. Cependant, je&#13;
crains qu’on n’ait quelque soupçon de ses lettres. M. de La Pallière un jour tâcha&#13;
en bien des manières de me sonder à son sujet, mais je me tins bien sur mes gardes.&#13;
Cela me fit craindre qu’il n’en eût quelque connaissance. Il serait bien à souhaiter&#13;
que cette personne aussi bien que phghdKhuyzhuLkfgtka4d7hkfdkg72d7hugk2gyh.&#13;
Cela ferait bien, ce me semble. Je le demande bien au bon Dieu.&#13;
Je crains que Monseigneur n’ait remué cet hiver avant sont départ pour établir un&#13;
curé à la basse-ville. Je souhaite que mes pressentiments soient faux. Je ne sais&#13;
comment on pourra empêcher ici la prétention des marguilliers de nommer les&#13;
enfants de chœur. Vous le pouvez faire bien plus aisément sur les lieux en&#13;
demandant que si on en veut la nomination, on en fasse toute la dépense et la&#13;
dépense de tous ceux qui contribuent à la décence du service divin.&#13;
Il est nécessaire de m’envoyer l’année prochaine un mémoire le plus exact que&#13;
faire se pourra de ce qui regarde les chapelles, du nombre que M gr l’Ancien en a&#13;
laissé, de la manière dont Mgr de Québec a voulu qu’il les lui cédât et il est bon&#13;
aussi de remarquer, autant que l’on le pourra, sans que cela paraisse, si ces&#13;
chapelles subsistent encore et si elles sont dans les missions. Toutes ces choses&#13;
peuvent servir en leur temps.&#13;
Je vous prie aussi de m’envoyer des mémoires exacts et les plus concis que faire se&#13;
pourra de tout ce que peut devoir Monseigneur, tant passé que du présent, tant au&#13;
Séminaire qu’au chapitre, des sommes qu’il a payées aux uns et aux autres, des&#13;
ornements qu’il a donnés à la paroisse, des sommes qu’il s’en est fait payer, de ce&#13;
qu’il a payé à MM. Soumande et Gaultier sur leur part du revenu du chapitre. Il&#13;
faut tâcher de n’y rien oublier, quelque ancien qu’il soit. Il faudrait faire un&#13;
mémoire fort abrégé et ensuite un plus étendu qui entrât dans le détail des choses.&#13;
&#13;
L’abbé de La Colombière, grand-chantre du chapitre de Québec, écrivit au sujet du caractère de Mgr de&#13;
Saint-Vallier.&#13;
15&#13;
&#13;
�Je vous ai aussi demandé, par mes lettres précédentes, une copie collationnée du&#13;
règlement et compte arrêté entre Mgr de Québec et le Séminaire par M. l’abbé&#13;
de Choisy, M. de Brisacier stipulant pour le Séminaire. M. de Brisacier vous en&#13;
envoya un original il y a deux ans. Je ne sais si c’est cet original ou une copie que&#13;
je copiai il y a deux ans en revenant en France. Il m’est venu en pensée depuis&#13;
quelques jours que vous n’en aviez qu’une copie et que l’original en avait été&#13;
perdu avec les lettres de M. de Brisacier il y a deux ans. Cela serait fâcheux ;&#13;
cependant, on pourrait toujours revenir à compte.&#13;
Je vous prie de demander pour moi à Mgr l’Ancien de m’envoyer une copie du&#13;
compte que M. de Brisacier vous a envoyé l’année dernière. Je n’ai su que par vos&#13;
lettres le changement de supérieur des Jésuites. J’ai revu du P. Dablon une lettre&#13;
tout à fait obligeante à votre sujet. Il a écrit aussi avantageusement pour vous à&#13;
M. de Brisacier et au P. de La Chaize. Dans sa lettre au P. de La Chaize, il rend de&#13;
M. Dupré un tout autre témoignage que Monseigneur n’en avait rendu. Je sais que&#13;
le P. Bruyas a aussi écrit pour vous. Vous voyez que rien ne m’en convainc&#13;
davantage que l’union qui est entre vous et nous est à l’épreuve de tout ce qu’on a&#13;
fait pour la rompre et qu’elle n’est pas fondée sur l’intérêt et sur des considérations&#13;
humaines. Je vois que c’est une œuvre de Dieu. Quelques personnes en France me&#13;
demandaient si les pères jésuites ne poussaient point Monseigneur à tout ce qu’il&#13;
a fait pour s’emparer et se rendre maître du Séminaire. Je ne me suis pas aisément&#13;
ouvert à toutes sortes de gens à ce sujet, mais aux personnes à qui je ne devais rien&#13;
cacher, je leur ai bien fait voir que, par tout ce que ces pères écrivent, même au&#13;
P. de La Chaize, à l’avantage du Séminaire, et tout ce qu’ils font en Canada, ils sont&#13;
bien éloignés de ces sentiments. Les lettres de ces pères à M. de Brisacier sont tout&#13;
à fait obligeantes, surtout celle du P. Boutart. Il m’écrit de même aussi bien que le&#13;
P. Germain. J’ai tâché à entretenir ici la même union et je l’augmenterai plutôt que&#13;
de diminuer. Les pères ont bien des ennemis en France à cause de leur grande&#13;
autorité. Le parti des jansénistes s’augmente à tous les jours, la Morale pratique&#13;
accuse, à ce qu’on m’a dit, les Jésuites du Canada et les traite aussi mal que ceux&#13;
de la Chine. Je n’ai pu lire de livre pour vous en mieux informer. Vous pouvez le&#13;
savoir des Jésuites, qui passent cette année en assez bon nombre.&#13;
&#13;
�Du 16e avril,&#13;
J’allai hier chez l’archevêque quérir ses lettres pour Monseigneur, dont je vous en&#13;
envoie une par ce paquet, et j’adresse l’autre au P. Bigot pour le prier de vous la&#13;
rendre. Vous aviserez par qui il la faudra faire rendre à Monseigneur. Il serait bon,&#13;
ce me semble, de lui faire rendre celle qui est dans le paquet la première, et ce, par&#13;
M. Fredin. Vous en conférerez. Je ne vous dis rien davantage de ces lettres. Ce que&#13;
je vous en ai écrit vous en instruira assez. Il est nécessaire de garder à cet égard un&#13;
grand secret et quand Monseigneur contreviendrait à ce que lui a écrit&#13;
M. l’archevêque, il ne faudrait en rien faire paraître. J’ai dans la pensée qu’il faudra&#13;
à M. l’archevêque qu’il écrit à M. Dubois, qu’ayant parlé à Sa Majesté de vos&#13;
affaires, elle n’a pas jugé à propos que vous revinssiez, afin que M. de Brisacier&#13;
vous envoyant cette lettre, elle vous autorise pour empêcher votre renvoi, que je&#13;
ne crois pas cependant qu’on ose entreprendre après qu’on aura reçu ces lettres.&#13;
Si cela se peut faire, ce ne pourra être que dans les derniers vaisseaux.&#13;
M. de Brisacier n’est point ici depuis quelques jours et outre qu’il n’a pas le temps&#13;
d’écrire, il m’a dit qu’il n’écrirait point par cette voie exprès, m’ayant ordonné de&#13;
saluer de sa part Mgr l’Ancien, tous nos Messieurs, M. de La Colombière et les&#13;
PP. Bruyas et Dablon, aussi bien que M. l’intendant et M. d’Auteuil, à qui il espère&#13;
bien écrire.&#13;
Je ne vous ai, ce me semble, pas envoyé écrit que j’avais reçu vos lettres pour&#13;
M. de La Pallière ; qu’après l’avoir fait lire à M. l’abbé Milon et aux pères jésuites,&#13;
j’en ai donné l’original à M. de La Pallière et en ai gardé la copie. Cette lettre n’a&#13;
fait que du bien et vous ferez bien de continuer.&#13;
Je ne vous dis rien ici de M. Guyotte, vous en ayant parlé fort au long dans ma&#13;
lettre commune, et la chose ne méritant pas d’être relevée dans cette lettre. Il est&#13;
en son pays, d’où on n’entend point parler de lui en aucune manière. Je vois peu&#13;
de MM. de Saint-Sulpice pour savoir leurs sentiments sur nos affaires. Je n’ai su&#13;
que de M. Guyotte qu’ils n’approuvaient pas la conduite de Monseigneur. Je crois&#13;
qu’ils envoient cette année quelques ecclésiastiques ; je ne sais si c’est à&#13;
Monseigneur ou à son Séminaire. Vous ne devez pas appréhender l’établissement&#13;
&#13;
�d’une nouvelle communauté en Canada, si ce n’est celle de Saint-Sulpice à Québec.&#13;
Il serait facile d’empêcher les autres congrégations de s’y établir.&#13;
J’ai reçu la lettre de Mme Bourdon16 et M. de Brisacier m’a ordonné de la lire, mais&#13;
il n’en a pas eu le temps, non plus que toutes les autres lettres des missionnaires.&#13;
Je ne sais s’il y pourra faire réponse. Mme Bourdon a voulu par sa lettre rendre&#13;
témoignage à la vérité jusque sur le bord du tombeau. J’espère que Dieu la&#13;
récompensera de sa bonne volonté. Je vous prie de me recommander à ses prières&#13;
et toutes celles de la sainte Famille. Vous pouvez croire qu’on n’a pas manqué de&#13;
représenter ce qui se passe au sujet de cette dévotion. Mme de Maintenon a été&#13;
instruite de tout cela, M. l’archevêque, etc., mais il faut attendre le retour de&#13;
Monseigneur pour apporter quelque ordre à toutes ces choses.&#13;
J’ai dessein de vous envoyer un livre qui vient de paraître par les derniers&#13;
vaisseaux, dont voici le titre : Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie.&#13;
On en fait de l’estime. Les PP. Bourdaloue, La Rue, Chaussemer et tous les fameux&#13;
prédicateurs n’ont point hésité dans leurs sermons cette année de dire qu’il y avait&#13;
pêché mortel dans l’extrême misère où nous sommes d’assister à ces spectacles.&#13;
On a fort goûté en France votre désistement de poursuites aussitôt que le&#13;
règlement fut arrivé. Je crois que par les termes couchés en ce règlement, qui&#13;
renvoient les nouvelles affaires à régler en France, vous aurez trouvé moyen&#13;
d’éviter la discussion de plusieurs affaires que Monseigneur aura voulu résoudre&#13;
par M. le comte et M. de Champigny. Il sera bon d’avoir si vous pouvez des&#13;
attestations de M. de Champigny et d’autres personnes constituées en dignité de&#13;
votre fidélité à observer ce règlement en tous ses points.&#13;
Je vous envoie dans cette lettre, que j’ai résolu de faire servir de duplicata à ma&#13;
lettre commune, que j’ai donnée au P. Raffeix, et aux particulières que j’ai fait&#13;
mettre dans la caisse des Jésuites, une copie de la facture de cette année et une&#13;
copie du mémoire des papiers que j’ai trouvés dans plusieurs endroits du&#13;
Séminaire. Je ne vous dis rien sur ces papiers, vous renvoyant à ce que je vous en&#13;
ai dit dans ma lettre commune. Il faut examiner quels papiers vous voulez que je&#13;
16&#13;
&#13;
Anne Gasnier, 1611-1698, protectrice des Filles du Roi à Québec&#13;
&#13;
�vous envoie, originaux ou copies, quels papiers vous devez en envoyer. Ce sont,&#13;
ce me semble, des actes authentiques des possessions du Séminaire en Canada.&#13;
Cela ne presse point.&#13;
Si je ne savais que nos Messieurs ne désapprouveront pas que je vous écrire&#13;
comme à vous seul de nos affaires, étant persuadé que je leur écris en vous&#13;
écrivant, le gouvernement n’étant qu’un dans le Séminaire, je n’adresserais pas&#13;
cette lettre à vous seul, mais comme cela s’est fait par occasion et ayant commencé&#13;
à vous écrire et jugé à propos, puisqu’il fallait vous écrire par deux voies et&#13;
m’étendre par conséquent sur tout ce qu’il est bon que vous soyez informé, je crois&#13;
que nos Messieurs ne le trouveront pas mauvais. Vous ne devez point avoir égard&#13;
qu’il n’y ait pas sur l’enveloppe de mes lettres « Duplicata ». Cette lettre que je&#13;
vous écris est un vrai duplicata de ma lettre commune et des particulières et je&#13;
l’adresse au P. Bigot sous l’adresse ordinaire, afin qu’il la mette dans un vaisseau&#13;
où le P. Raffeix ni la caisse des Jésuites ne seront pas. Je ne m’étendrai plus par les&#13;
derniers vaisseaux sur toutes ces matières. Je me contenterai de vous écrire ce qu’il&#13;
y aura de nouveau.&#13;
J’ai trouvé, parmi les derniers papiers qu’on m’a remis du Séminaire, un Office de&#13;
la Saint-Famille assez peu exact. Je me suis informé de ce que cela coûterait bien à&#13;
imprimer : cela n’irait pas, pour 200 ou 300 exemplaires, à plus de 100 ou&#13;
150 livres. Je n’ai pu faire imprimer votre petit livret de prières. Si les temps&#13;
n’eussent pas été aussi mauvais qu’ils sont, j’eusse trouvé quelques charités pour&#13;
cette dépense, mais à présent que les pauvres meurent de faim tous les jours aux&#13;
portes des maisons, il ne faut pas songer à d’autres bonnes œuvres qu’à les&#13;
soulager. Il faudra environ 75 livres pour trois milliers d’exemplaires tous brochés&#13;
en parchemin. Il faudrait y ajouter une petite instruction pour la confession des&#13;
enfants en deux petites pages. Je garde le livre pour quelque occasion.&#13;
Je n’ai pas cru devoir me servir de Mme Ango de La Mothe17. Il faut ménager les&#13;
personnes de cette qualité.&#13;
J’ai fait donner au R. P. de La Chaize toutes les lettres qui lui étaient adressées,&#13;
après en avoir conféré avec M. de Brisacier.&#13;
17&#13;
&#13;
Sœur de Maizerets. Elle lui envoie régulièrement des choses pour le Canada.&#13;
&#13;
�Plusieurs Messieurs ont demandé cette année à M. de Brisacier comment ils&#13;
pourraient être agrégés au Séminaire. J’en ai conféré avec lui. Il croit qu’il faut&#13;
attendre et vous en savez la raison : l’union sera toujours aussi intime que s’ils&#13;
étaient unis au Séminaire.&#13;
Je vous envoie huit petits cachets de dévotion, que vous trouverez dans une petite&#13;
caisse couverte de toile cirée. Il y a, dans cette caisse, vingt bulles imprimées du&#13;
jubilé, que je vous envoie pour vous en servir quand Monseigneur l’aura indiqué&#13;
et les distribuer à nos missionnaires. Il y a de plus dans cette caisse deux montres,&#13;
l’une pour M. Hérault et l’autre pour M. Hazeur, et un mouvement de montre qui&#13;
appartient à M. Claude Chasle, tonnelier à la basse-ville, chez qui M. Pepin logeait.&#13;
Il y a de plus deux livres des examens de Saint-Sulpice, l’un pour M. Herbéry et&#13;
l’autre pour M. Requeleyne. J’envoie à nos missionnaires avec bien de la peine&#13;
presque tout ce qu’ils m’ont demandé. Il y a encore dans cette caisse des verres&#13;
ardents pour M. Dufournel, quelques petites dévotions que vous distribuerez et&#13;
quelques lettres.&#13;
Je ne pourrai pas écrire à plusieurs de nos Messieurs par ces premiers vaisseaux ;&#13;
ce sera par les derniers.&#13;
M. de Préau m’a fait toucher d’avance de quelques jours votre pension de&#13;
150 livres.&#13;
Je ne vous ai pas envoyé le livre De l’éducation des filles, dédié à Mme Maintenon,&#13;
parce que ce livre n’est pas propre pour le Canada. C’est M. l’abbé de Fénelon qui&#13;
en est l’auteur et qui l’a fait pour l’éducation des filles de M. de Beauvilliers, qui&#13;
sont à Montargis, où M. des Maizerets a rapport de lettres. Je n’avais pas songé à&#13;
ce livre en relisant vos lettres. Je tâcherai à vous l’envoyer par les derniers&#13;
vaisseaux.&#13;
Je crois vous avoir déjà écrit que M. Foucques est à Abbeville, fort riche de biens&#13;
de patrimoine, intricatus negotiis saecularibus18, et qu’il est fort éloigné de retourner&#13;
en Canada.&#13;
18&#13;
&#13;
Mêlés des affaires séculières&#13;
&#13;
�M. de Brisacier croit qu’il ne faut point prendre les voies, ni pour son bénéfice ni&#13;
pour celui de M. de Merlac, qu’on me suggère. Il vaut mieux attendre un peu et&#13;
souffrir cependant plutôt que d’introduire dans une nouvelle Église des choses&#13;
odieuses d’elles-mêmes.&#13;
Quoiqu’on marque qu’aucun du Séminaire ne doit repasser avec Monseigneur,&#13;
cela ne doit pas empêcher M. de Brulon de repasser. M. de Brisacier m’a dit à ce&#13;
sujet que son retour ne peut faire de mauvais effets, dès que ses affaires parlières&#13;
le demandent.&#13;
J’ai acheté des pastilles de M. Chomel, qu’il prétend m’avoir données pour rien et&#13;
que je prétends avoir bien payées. C’est un tireur de quintessence qui ne cherche&#13;
qu’à s’instruire et profiter de tout. Il savait une partie de nos différends et il en sait&#13;
plus que je ne voudrais qu’il en sût. Il est cependant un fort honnête homme et fort&#13;
lié à l’assemblée du noviciat.&#13;
Vous pouvez savoir de M. Fredin si on a répondu à la demande que faisait&#13;
M. l’intendant que les deniers des curés, etc., passassent par ses mains et&#13;
nullement pour celles de Monseigneur.&#13;
Je ne vous dis rien sur la bibliothèque, dont on n’a point parlé. Vous pouvez vous&#13;
contenter du mémoire que vous m’avez envoyé sur ce sujet, que je produirai si on&#13;
en parle.&#13;
Il serait bon que la mission de M. Thury fût unie au Séminaire. Je crois que si on&#13;
touchait en France les 600 livres que le roi donne pour les deux missionnaires qui&#13;
la desservent et qu’on les employa en effets en France, dont M. de Chevry promet&#13;
de donner le fret gratis, sur ce pied la mission ne serait pas à charge au Séminaire.&#13;
M. Thury en devrait écrire fortement à M. de Chevry, qui est très bien intentionné&#13;
pour lui et qui lui envoie des présents de farine, lard et vin.&#13;
Les particularités que vous m’avez écrites touchant M. de Merlac m’ont servi en&#13;
temps et lieu à le faire connaître. Les actions particulières servent notablement&#13;
pour cela. J’espère que Dieu nous en délivrera sans que nous nous en empressions&#13;
&#13;
�beaucoup. On le connaît ici mieux qu’on ne faisait dans le dernier voyage, surtout&#13;
Mgr l’archevêque, qui avait de l’estime pour lui et qui, voyant M. de Merlac avec&#13;
son flegme arrêter les saillies de Monseigneur en le tirant par la manche, disait que&#13;
mondit sieur de Merlac était un homme tel qu’il faudrait pour remplir la place de&#13;
Monseigneur ; mais il n’a pas présentement ces sentiments.&#13;
Je vous ai mandé dans mes précédentes que s’il arrivait un accident de mort à M. le&#13;
comte, que je ne lui souhaite pas, mais seulement qu’il se reconnaisse, il serait bon&#13;
de nous en donner avis le plus tôt que vous pourriez. Je vous en dis la raison dans&#13;
ma lettre commune.&#13;
On ne doute point ici que l’évêque a raison des abbayes, est obligé de sa part de&#13;
l’entretien de la sacristie, et sans les abbayes même, aux frais qu’il faut faire pour&#13;
les offices pontificaux. Je vous envoie une consultation de plusieurs articles&#13;
touchant le chapitre, résolus par M. Le Verrier, official de Paris.&#13;
Je ne vous ai pas encore répondu dans celle-ci que les 298 livres que M. de Brisacier&#13;
vous compte avoir fournies à Monseigneur pour ornements du chapitre n’ont&#13;
point été employées à l’ornement dont vous me parlez. C’est une somme que&#13;
M. de Brisacier lui a avancée en plusieurs articles. Il a dit, quand il en a fallu venir&#13;
à compte, qu’il l’avait employée pour le chapitre. Si je puis, je tirerai du livre de&#13;
M. de Brisacier les articles différents de l’emploi de cette somme et vous l’enverrai&#13;
par les derniers vaisseaux.&#13;
L’on ne croit pas que Monseigneur porte ses plaintes à Rome, après s’être adressé&#13;
au roi pour lui demander des commissaires pour régler les différends avec son&#13;
clergé. Il est trop politique pour cela et ce ne serait pas avancer ses affaires, outre&#13;
que Rome ne va guère vite en besogne et que sa coutume est de déléguer un&#13;
commissaire sur les lieux pour informer. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui&#13;
voulussent se charger de cette commission de ceux qui seraient capables de s’en&#13;
bien acquitter.&#13;
&#13;
�J’ai oublié de proposer à Mgr l’Ancien que M. de Grainville, docteur de&#13;
[La] Sorbonne, grand-chantre de l’église de Bayeux, avec qui j’ai un grand&#13;
commerce de lettres, qui était fort connu de Mgr l’Ancien du temps qu’il était à&#13;
Paris, ayant demeuré avec lui deux ans dans le Séminaire, s’est offert plusieurs fois&#13;
à M. de Brisacier pour aller vous aider s’il le jugeait à propos. C’est M. de Brisacier&#13;
qui me l’a dit, car je n’ai pas eu avec lui ces ouvertures. Ce qui arrête&#13;
M. de Brisacier est qu’il craint que mondit sieur de Grainville ne soit un peu entêté&#13;
et entier en ses sentiments et qu’il ne cherche dans la suite à dominer, suivant le&#13;
génie de la nation dont il est (vous remarquerez qu’il est de Caen). Il me semble&#13;
que cela ne serait pas tant à craindre si ce Monsieur passait avec Mgr l’Ancien et&#13;
nos Messieurs quelques années que s’il y allait après leur mort. Leur âge et leur&#13;
expérience lui rendraient leurs sentiments vénérables. Vous en conférerez.&#13;
Mgr l’Ancien peut vous dire ce qu’il en connaît. M. Brisacier ni moi ni ceux qui le&#13;
connaissent n’en peuvent dire que du bien. M. de Bayeux l’emploie souvent dans&#13;
le gouvernement de son diocèse.&#13;
Je crois que M. Hérault sera obligé de revenir en France. Son père le menace de le&#13;
déshériter s’il ne revient.&#13;
Je ne dirai rien ici de tout ce que je vous ai mandé dans ma lettre commune de&#13;
l’union des abbayes à l’évêché de Québec. Je vous dirai seulement que cette union&#13;
n’est pas faite, que celle de Méobecq est passée en Cour de Rome, mais que celle&#13;
de Bénévent et de l’Estrée n’est pas encore passée. On la presse fortement et&#13;
Mme de Maintenon, qui en avait écrit à M. le cardinal de Janson, qui fait les affaires&#13;
de la France à Rome, pour le lui recommander, a envoyé ces jours passés à&#13;
M. de Brisacier une lettre de ce cardinal qui lui mande qui il va faire travailler&#13;
incessamment à cette affaire.&#13;
Je me suis informé de ce que c’est qui appartient au Canada de la fondation de&#13;
M. de Morangis. Il avait laissé 10 000 livres au Séminaire, qu’on avait constituées&#13;
au denier 20, pour distribuer selon la volonté du supérieur du Séminaire aux&#13;
missions des Indes, de Perses et d’Amérique, de Grèce, etc., pour entretenir des&#13;
jeunes séminaristes à Paris. M. de Brisacier en avait toujours appliqué 100 livres&#13;
pour le Canada, mais à présent qu’ils ont consommé ces 10 000 livres pour la&#13;
&#13;
�bâtisse de leur église, je crains bien qu’ils n’en donnent plus rien. Je dois en parler&#13;
à M. de Brisacier, mais il faut encore attendre quelque temps.&#13;
M. de La Pallière a mis à Saint-Nicolas-du-Chardonnet quelques prêtres qui se&#13;
sont présentés à lui pour le Canada. Je ne sais s’il en enverra quelques-uns cette&#13;
année.&#13;
Je ne vous mande rien des nouvelles du temps, surtout de la misère extrême où&#13;
toute l’Europe est réduite. Il y plus de huit mois qu’on dit qu’elle est extrême et&#13;
cependant, elle croit toujours. Vous ne croirez pas ce que l’on pourra vous en&#13;
raconter et cependant, on ne vous fera pas les choses si graves qu’elles le sont. Dieu&#13;
veuille avoir compassion de son peuple et se servir de cette calamité pour nous&#13;
réconcilier tous à Lui. C’est à quoi peu de personnes pensent. Au contraire, dans&#13;
Paris, cette grande nécessité est une source de vices et de crimes énormes. Notre&#13;
bon roi fait ce qu’il peut faire pour donner la paix à son peuple, mais nos ennemis,&#13;
tous battus qu’ils sont, se tiennent fiers de nos misères, quoique les leurs ne soient&#13;
pas moindres. Toutes ces calamités dégoûtent de la vie. C’est une mort continuelle&#13;
de voir les pauvres dans de si grandes souffrances sans les pouvoir soulager ; car&#13;
tel qui pouvait faire l’aumône ne le peut plus par la cherté de toutes choses, par&#13;
les taxes continuelles et par toutes les autres charges qu’il est obligé de porter. On&#13;
a imposé de grosses taxes sur tous les biens des villes et des compagnes pour le&#13;
soulagement des pauvres, mais on ne les fait bien payer qu’aux uns, tandis que les&#13;
autres s’en exemptent.&#13;
Je suis obligé de finir cette lettre, qui est déjà assez longue. Je vous conjure de me&#13;
continuer l’assistance de vos prières et de demander à nos Messieurs et à tous nos&#13;
missionnaires la même chose. Je suis toujours très uni d’esprit à tous leurs travaux&#13;
et à leurs peines. Je voudrais bien les partager avec eux, mais je vois de plus en&#13;
plus que mon affaire consiste à ne rien vouloir et à ne consulter que le bon plaisir&#13;
de Dieu. Je suis persuadé que ma grande affaire consiste à faire mourir en moi ce&#13;
fond d’activité et d’empressement que je reconnais si souvent en moi partir&#13;
d’amour propre et d’orgueil, qui me fait désirer de voir réussir les choses et en voir&#13;
aussitôt la fin que le commencement. Je reconnais bien ce que vous me mandez&#13;
dans vos lettres, que cette incapacité que je ressens en moi pour faire réussir vos&#13;
&#13;
�affaires et ce peu d’ouverture que j’ai pour me communiquer aux grands, est un&#13;
des plus grands biens que Dieu m’ait faits pour ne pas me perdre dans le grand&#13;
monde. Je ne cesse d’en remercier tous les jours de bon Dieu et de le prier de m’ôter&#13;
encore le peu d’esprit qu’il m’a donné pour me conduire, s’il juge que cela soit&#13;
nécessaire pour m’unir intimement à lui, et ne m’en séparer jamais, afin que je&#13;
pusse dire alors « Ut iumentum factus sum apud te et ego temper tecum19 ». Je vois bien&#13;
que ce ne sera point la réussite des affaires, même bonnes, qui nous rendra&#13;
agréables à Dieu, mais qu’au contraire le mauvais succès de ces affaires, bien pris,&#13;
est plus capable de nous unir à lui. Il ne faut pas laisser de lui rendre grâce quand&#13;
il y donne la bénédiction, mais je conçois qu’il ne faut point y mettre d’appui, car&#13;
aujourd’hui les créatures nous flattent et nous applaudissent et demain elles se&#13;
décharneront contre nous. « Mihi [autem] adhaerere Deo bonum est, ponere in Domino&#13;
Deo meo spem meam20 ». Je suis dans l’amour sacré de nos saints patrons avec tout&#13;
le respect possible, Monsieur,&#13;
Votre très humble et très obéissant serviteur,&#13;
Tremblay, prêtre indigne.&#13;
&#13;
Ce 16e avril 1694,&#13;
Je vous prie de demander excuses pour moi à MM. Dupré et Martin et aux autres&#13;
si je ne leur ai point encore écrit. Je le vais faire au premier jour. Excusez aussi&#13;
toutes les fautes que j’ai pu faire en cette lettre. Je vous parle avec un cœur ouvert&#13;
et sans chercher beaucoup de détours.&#13;
J’ai oublié de prier M. de Bernières de payer à Thomas Gasse, pour lequel il y a&#13;
une lettre dans ce paquet, la somme de 11 livres que Mme Ango de La Mothe a&#13;
reçue pour lui et qu’elle me diminuera sur ce que je dois lui payer pour la toile des&#13;
charités de Mgr l’Ancien.&#13;
&#13;
19&#13;
20&#13;
&#13;
« Moi, je suis toujours avec toi, avec toi qui as saisi ma main droite. » (Psaumes 72:23)&#13;
« Pour moi, il est bon d’être proche de Dieu ; j’ai pris refuge auprès de mon Dieu. » (Psaumes 72:28)&#13;
&#13;
�Formule de rétraction des évêques de l’Assemblée de 1682 : « Ad pedes Sanctitatis&#13;
una provoluti, declaramus nos vehementer supra id quod dici potest ex corde dolere super&#13;
rebus gestis in qua fatis comitiis qua Sanctitati Vestra eiusque praedecessoribus valde&#13;
displicuerunt ac proinde quod ibidem contra Ecclesiasticam ac Pontificiam authoritatem&#13;
sive in praejudicium ecclesiasticum (quod a mente nostra prorsus alienum esse testamur)&#13;
deliberatum decretum si fuit pro non decreto et non deliberato habemus, et habendum esse&#13;
declaramus21. »&#13;
Les évêques avaient espéré éluder en mettant au lieu de « contra circa » et au lieu&#13;
de « fuit », ils voulaient mettre « videri potent », mais les Romains sont plus raffinés&#13;
que nous et il a fallu donner la rétraction telle quelle est.&#13;
&#13;
/Transcription22 en orthographe moderne par le Séminaire de Québec-al-mdv-2022&#13;
&#13;
« Prosternés aux pieds de Votre Sainteté, nous venons lui exprimer l’amère douleur dont nous sommes&#13;
pénétrés dans le fond de nos cœurs et plus qu’il ne nous est possible de l’exprimer, à raison des choses qui&#13;
se sont passées dans l’Assemblée et qui ont souverainement déplu à Votre Sainteté, ainsi qu’à ses&#13;
prédécesseurs. En conséquence, si quelques points ont pu être considérés comme décrétés dans cette&#13;
Assemblée sur la puissance ecclésiastique et sur l’autorité pontificale, nous les tenons pour non décrétées et&#13;
nous déclarons qu’ils doivent être regardés comme tels. »&#13;
22&#13;
Faite à partir de la paléographie par le Séminaire de Québec, 2021.&#13;
21&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>1694, 4 mars – Lettre de Tremblay à Glandelet&#13;
(Musée de la Civilisation, Fonds d’archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 5)&#13;
1.ere foeuille&#13;
1694. 4 Mars&#13;
M : Tremblay à&#13;
M. Glandelet.&#13;
&#13;
1 pour m. glandelet ce 4.e mars 1694. 1.&#13;
2 Monsieur No 5 lettres «O»&#13;
3 J’ay Suivi votre avis dans la maniere d’escrire mes lettres, et&#13;
4 la lettre commune que Je vous envoye conjointem.t avec cellecy&#13;
5 vous fera connoistre que Je ne dois vous parler dans cellecy que&#13;
6 de ce qui regarde linterieur, de quelques affaires qui vous&#13;
7 regardent en particulier ou dont Je dois vous parler p.r respondre&#13;
8 a vos lettres; xx&#13;
9 P.r commencer par ce qui est de principal, et dont Je voudrois bien&#13;
10 mentretenir de bouche avec vous, Je puis vous assurer que votre&#13;
11 lettre m’a fait un grand plaisir en me retracant en peu de lignes,&#13;
12 la Source de mes peines et inquietudes interieures, et m’en donnant&#13;
13 des remedes p.r les faire cesser; J’ay lu et relu cette lettre que&#13;
14 vous m’escrivéz de l’interieur, et plus Je la lis plus je m’y&#13;
15 retrouve, et m’y reconnois moy mesme; J’espere en faire mon profit&#13;
16 et me Servir des moyens que vous me donnez, non tant p.r faire&#13;
17 cesser quepr faire un S.t usage de ces peines, car Je crois qu’elles&#13;
18 ne cesseront pas Si tost, et qu’il ne depend pas mesme de moy&#13;
19 de les faire cesser, mais le recours continuel que vous me&#13;
20 donnéz a la priere est le moyen de me Servir utilem.t de toute&#13;
21 ces inquietudes, et d’en faire un S.t usage.&#13;
22 Vous apprendrez un peu par ce que J’escris dans ce que ma lettre commune,&#13;
23 et encore plus par ceque vous verréz et dans la lettre que Jescris&#13;
24 a M. des maizerais, (car Je croy quil vous la voudra bien montrer)&#13;
25 et dans cellecy, que mes peines et mes inquietudes ne cesserent pas&#13;
26 en vous escrivant mes lettres l’année derniere, au contraire elles&#13;
27 Saugmenterent notablem.t, et Je regarde comme une grace forte&#13;
28 et puissante que Dieu m’a fait et des plus Speciales, de les avoir&#13;
29 Sur montéez et davoir demeuré fidelle dans mon estat et ma&#13;
&#13;
�30 Vocation, Je puis bien dire avec verité Quam bonus Israel&#13;
31 Deus, his qui recto sunt corde, mei&#13;
32 paene moti sunt pedes, paene effusi sunt gressus mei, car quelque desir que Je Sentisse de&#13;
33 prendre un autre party, J’en Sentois encore un plus grand de faire la&#13;
2&#13;
&#13;
34 volonté de dieu, et Je ne pouvois, dieu mercy, me resoudre a quitter ma&#13;
35 vocation Si Je ne voyois que ce fust la volonté de dieu, et c’est ce qui m’a&#13;
36 conservé; J’ay reconnu plus que jamais pendant cette année, que mihi&#13;
37 adherere Deo bonum est, ponere in d’no deo spem meam, et p.r mon&#13;
38 Salut, qui en verité courroit grand risque, Si je me retirois de la voye de&#13;
39 grace ou il m’a mis, et pr trouver mesme la paix dèz ce monde cy que Je&#13;
40 ne trouveray pas en m’esloignant du dieu depaix, et mesme p.r mon bien&#13;
41 temporel, car qui a esperé en lui, et a esté confondu; apres tout, pour quoy&#13;
42 Suis je Sur la terre, me Suis je dit cent fois a moy mesme, ce n’est ny p.r&#13;
43 acquerir de lhonneur ny du bien, ny p.r y prendre mes plaisirs; Dieu&#13;
44 m’a fait lagrace de me donner depuis longtemps quelque&#13;
45 esloignem.t de ces choses, Jl ne faut S’y laisser prendre ny apeu&#13;
46 ny a beaucoup, Quid enim mihi est in caelo &amp; Deus cordis mei &amp;&#13;
47 Je me Sens depuis quelque temps dans de bonnes dispositions ce me&#13;
48 Semble, quoy quelles Soint accompagnéez de beaucoup de froideurs&#13;
49 et de lachetéz, et que ces dispositions Soint Si foibles et chancelantes,&#13;
50 que Je craigne a tous momens de les voir Se perdre et Se dissiper.&#13;
51 Depuis Sur tout ce caresme, Je me Sens plus que jamais porté a la&#13;
52 retraite au milieu mesme du tracas ou Jay esté p.r les factures,&#13;
53 Je Sens croistre en moy le desir d’estre bien petit, peu estimé,&#13;
54 delaissé, de n’avoir que Dieu p.r mon partage de mettre en lui tout&#13;
55 mon appuy et toute ma confiance, de me Soumettre en tout a Ses&#13;
56 divines volontéz; J’ay quelques desirs de participer aux Souffrances&#13;
57 de notre Seig.r a Sa vie pauvre cachée, a Sa vie mortifiée, mais&#13;
58 encore plus a Sa vie interieure; Je Suis convaincu de ceque vous&#13;
59 medites dans votre lettre que le moyen leplus Seur p.r acquerir&#13;
60 toutes ces choses est la priere, et qu’il faut plus attendre de Dieu,&#13;
&#13;
�61 que de toutes mes industries, quoy que Je doive les employer&#13;
62 autant que Je connoistray que Dieu le demanderade moy. Je ne&#13;
63 cesse de les lui demander, et attends avec Soumission le moment&#13;
64 auquel Jl lui plaira m’en accorder quelqu’une; Je reconnois asséz&#13;
65 ne les avoir pas meritéez mais avoir fait au contraire tout cequ’il&#13;
66 falloit faire p.r m’en rendre indigne. Je reconnois bien vray ceque&#13;
67 vous me marquéz que tout empressem.t mesme dans les bonnes&#13;
68 choses ne vaut jamais rien, Je me Suis inquieté bien des fois de me&#13;
69 voir Si peu ferme dans ma vocation, et Si inconstant dans mon&#13;
70 estat, J’aurois desiré cette Stabilité queje remarque dans tant de&#13;
71 personnes, Le Diable Se joignant a tout cecy me disoit que cette&#13;
72 inconstance estoit une marque que Je n’estois pas dans l’ordre de&#13;
73 Dieu, que Je devois chercher un estat ou Je fusse moins Sujet a ces&#13;
74 inquietudes, et a ces agitations qui m’ont esté Si ordinaires&#13;
75 par le passé, mais ou le trouver cet estat, puis que dans quelque&#13;
76 estat que ce soit, Je me porteray moy mesme, et par consequent&#13;
3.&#13;
&#13;
77 le plus grand ennemy de mon repos, et de ma paix interieure;&#13;
78 Je ne la trouveray quedans une mort entiere a toutes mes veües&#13;
79 mes inclinations, et mes desirs, et dans une fidelité entiere a suivre&#13;
80 mon Sauveur dans tous les estats ou il lui plaira me mettre,&#13;
81 De tenebres ou de lumieres, de Joye ou de tristesse, de goust ou de&#13;
82 desgoust, et Je Suis convaincu que Je la trouveray mesme plus&#13;
83 avantageusem.t dans les tenebres dans les tristesses et dans les&#13;
84 degousts, que dans leurs contraires, par ce que ce Sont les disposi=&#13;
85 tions ouil a mis Son divin fils; me minavit ditil, in tenebras&#13;
86 et non in lucem, Sed et cum clamevero, exclusit orationem meam.&#13;
87 Je trouve un goust tout particulier a mediter ces choses et&#13;
88 elles me Soutiennent dans la pieté;&#13;
89 Ego vir videns paupertatem meam, voila ma premiere&#13;
90 disposition; Peccatum peccavit Jerusalem, propterea instabilis&#13;
91 facta est, voila la raison de lestat ou je me suis trouve, Bonum&#13;
&#13;
�92 est preastolari cum silentio salutare Dei, Bonum est D’nus&#13;
93 Si je ne me trompe, Spreranti in eum, animae quaerenti illum&#13;
94 Voila ceque Je veux faire, et Je vous prie de joindre vos&#13;
95 prieres aux miennes p.r demander p.r moy la fidelité queje&#13;
96 dois a Dieu, dans toutes ces veües quil me donne p.r y bien corres=&#13;
97 =pondre.&#13;
98 Je Suis dans de grandes apprehentions p.r le retour deM’gr de Quebec&#13;
99 d’un costé, Je crains qu’il ne revienne pas, p.r plus.rs raisons, d’un&#13;
100 autre J’apprehende, S’il revient, de n’estre pas asséz fort p.r Soutenir&#13;
101 bien des attaques que Jeprevoy qu’il me donnera dans les affaires&#13;
102 que J’auray agerer; car quoy que le plus pez.t fardeau tombera&#13;
103 Sur M. de Brisacier, cependant Je prevoy que J’en auray ma&#13;
104 bonne part,, Jl y aura bien des occasions, ou Je prevoy en avoir&#13;
105 a Suporter plus que Je nepuis, mais J’espere que Dieu me&#13;
106 Soutiendra; J’espere Sur tout beaucoup aux prieres de nos&#13;
107 m.rs : Je crains encore bien davantage quil ne revienne pas,&#13;
108 Car vos peines Seroint encore prolongéez; Jl est bien Juste&#13;
109 que je participe a mon tour reellem.t a vos Souffrances,&#13;
110 apres y avoir participé en esprit, Je ne m’appuye pas&#13;
111 beaucoup Sur les creatures, et Sur toutes les esperances&#13;
112 qu’elles peuvent nous donner dans nos affaires, Jl n’y a&#13;
113 que Dieu Sur qui nous puissions compter, C’est p.r quoy, bien&#13;
114 loing de compter p.r quelque chose tout ceque Je vous&#13;
115 ay escrit dans ma lettre commune, et tout ce que Je vous&#13;
116 escriray dans la Suite, Je Suis dans de plus grandes&#13;
117 deffiances et deplus grandes apprehensions, voyant&#13;
4&#13;
&#13;
118 quelque esperance du costé des hommes, que Je n’y mette&#13;
119 quelque appuy et quelque confiance, cela Seroit capable&#13;
120 d’arrester le cours des graces de notre bon Dieu, dans cette affaire,&#13;
121 qu’il peut lui Seul faire reussir.&#13;
122 Si Je ne connoissois nos m.rs aussy bien que Je fais, Jaurois Sujet&#13;
&#13;
�123 d’apprehender quils ne Se choquassent de L’avis que Je leur donne en&#13;
124 plus.rs endroits de mes lettres degarder un Silence profond a Legard&#13;
125 de leurs affaires comme Si Je doutois par la qu’ils ne leussent pas&#13;
126 gardé jusqu’à p’nt, et qu’ils ne legardassent pas quand Je ne le leur&#13;
127 escrirois pas; Jls interpreteront en bonnepart tout ceque Je leur&#13;
128 escris, et jugeront que Je ne leur escris ces choses que p.r leur en&#13;
129 faire remarquer l’importance afin quils y prennent garde plus&#13;
130 que Jamais; M. Labbé de Brisacire m’a xx fort recommandé&#13;
131 de vous en escrire, non pas qu’il doute que vous ne l’ayéz gardé&#13;
132 jusqu’à p’nt, mais afin de vous faire connoistre que dans la&#13;
133 Situation ou Sont les affaires, Jl est Jmportant que l’on ne puisse&#13;
134 dire que vous vouléz opprimer un Evesque, comme M’gr ne manqueroit pas&#13;
135 de le dire, un Evesque, Sil vous voyoit faire paroistre le moindre&#13;
136 Signe de Joye de tout ce qui Se passe en france; La vertu de nos&#13;
137 mess.rs leur fera comme Je n’en doute pas, voir avec douleur,&#13;
138 qu’on Soit obligé d’en venir a des extremitéz facheuses et&#13;
139 mortifiantes p.r une personne qui est leur Sup.r legitime, afin&#13;
140 de leur procurer la paix; J’espere aussy que nos m.rs et vous&#13;
141 mesme me pardonneréz aussy toutes les fautes que J’ay pu&#13;
142 faire, Soit dans ce que J’ay geré en france, Soit dans ceque&#13;
143 J’escris en canada.&#13;
144 Je vous envoye dans nos balots beaucoup de Theses dont vous&#13;
145 disposeréz avec nos m.rs co’e vous le jugeréz a propos; Je vous&#13;
146 envoye aussy quelques chapelets; Jls Sont confondus dans des&#13;
147 boestes du 3.e balot avec des chapelets qui appartiennent a M.rs&#13;
148 de montigny et Requeleyne; Les choses ne Sont pas autant dans&#13;
149 l’ordre que Je le voudrois, parceque les achats Se Sont faits avec&#13;
150 un peu de precipitation; Jl y a aussy des Jmages assez bien&#13;
151 faites de LJnterieur de Jesus marie et Joseph chacune&#13;
152 Separem.t dont Je promets a nos freres donnéz que vous leur&#13;
153 feréz part. Je vous envoye aussy Les cas de conscience de S.te&#13;
154 Beuve, Les cantiques du P. Surin, un cuisinier francois que vous&#13;
&#13;
�155 donneréz a nos freres donnéz, Linstitution au droit Ecclesias=&#13;
156 tique par M. fleury p.r M. du Bos, formules dactes et de&#13;
157 procedures p.r M. de Bernieres. Vous trouveréz aussy une&#13;
158 petite boeste qui vous est addressée dans la quelle outre plus.rs&#13;
159 lettres et papiers dont elle est fort remplie Jl y a deux petites #&#13;
160 # petites nostre Dame d’y voire, l’une p.r M. de Requeleyne, et lautre p.r M. du fournel. Vous auréz la bonté de retirer tous&#13;
161 ces livres et cette boeste; vous trouveréz aussy dans nos balots un tome in 4.e des Epistres de Madame de chantal p.r Made=&#13;
162 =moiselle Glandelet qu’elle m’a demandé par un petit billet que J’ay receu d’elle cet automne; Elle me marquoit quelle avoit&#13;
163 donné un escu de Sa S.te pauvreté a M. Guyotte p.r me le donner, mais M. Guyotte par Son abstraction ord.res S’en est oublié,&#13;
Je vous&#13;
164 prie de dire a Mad.elle Glandelet qu’il n’est pas necessaire qu’elle donne ainsy de l’argent, que Sans qu’elle m’en envoye, Je lui&#13;
165 envoiray l’année prochaine le tableau de la penitence de M. Godeau, qu’elle m’avoit aussy demandé. Je tascheray de lui&#13;
166 mander ces choses par les derniers vaisseaux, Je vous prie en attendant de la Vouloir Salüer de ma part et de me&#13;
167 recommander a Ses prieres. Vous trouveréz aussy parmy les livres des Suplemens des S.ts Nouveaux, une condamnation du&#13;
livre,&#13;
168 de M. du Pin par M. Larch. dont Je vour parlay lannée derniere; une lettre Synodale de Larchevesque de malines; vous&#13;
trouveréz&#13;
169 aussy un paquet de livres que vous envoye M. L’abbé de Lingendes. Jl vous Salüe et escrit, M. de L’encluze, M. adam, et tous&#13;
nos anciens de Lassemblée #&#13;
2.de feuille.&#13;
1694. 15 Mars.&#13;
&#13;
170 page 5.&#13;
lettre O. no. 5&#13;
Du 15.e mars 1694&#13;
171 Le P. Bigot est party p.r vous aller rejoindre, Le P. Rafeix estoit&#13;
172 party longtemps avant lui, M. fredin est aussy party Le Lundy de pasques&#13;
173 de Paris, Jl Se hastent de Se rendre a la Rochelle avant le vingt, par ceque&#13;
174 M. d’Jberbille espere partir avec deux vaisseaux Seulemt dans la fin de ce&#13;
175 mois, et la flotte Sera retardée a 6. Semaines apres; Je crains bien quil&#13;
176 n’en parte plus du tout, car nous naurons point cette année darméé navale&#13;
177 en mer Sur Locean, c’est p.r quoy nos ennemis en Seront les m.tres, et empescheront&#13;
178 quil ne Sorte un Seul vaisseau de france, cela rompt et renverse toutes nos&#13;
179 mesures, Je fais ceque Je puis p.r fare ambarquer dans ces deux 1.ers&#13;
180 vaisseaux tout ce qui est prest p.r nous ala Rochelle; mais Je ne Scay encore&#13;
181 ce qui Se fera; J’ay cru mesme devoir vous parler dans cette lettre de nos&#13;
&#13;
�182 affaires, et vous mander l’estat ou elles Sont, quoy que J’eusse resolu den’en rien&#13;
183 escrire que dans ma lettre commune. J’ay chargé Le P. Rafeix de&#13;
184 cette lettre Sous lenvelope du P. Bruyas; J’ay mis deplus dans la boeste&#13;
185 des P. Jesuites Sous la mesme addresse des lettres particulieres p.r M’gr&#13;
186 Lancien, p.r M. De Bernieres, p.r M. Des maizerais, Je n’ay point encore&#13;
187 pu escrire a M. du Pré, a M. Martin, ny a plus.rs autres de nos m.rs&#13;
188 J’esperois apres mes lettres particulieres faire une Duplicata de ma&#13;
189 lettre commune et l’envoyer par deux vaisseaux differens; Je&#13;
190 nauray pas le temps delefaire par ces 1.ers vaisseaux cy, ce Sera par&#13;
191 les derniers; J’ay dessein Seulem.t de vous marquer en peu de paroles&#13;
192 dans cette lettre la Situation ou Sont les affaires, et Jaddresseray&#13;
193 vendredy cette lettre au P. Bigot Sous addresse ord.re p.r le prier&#13;
194 de donner placer cette lettre en Seureté dans le vaisseau ou Le P. Rafeix ne&#13;
195 passera pas afin que vous puissiez estre Jnformé par tous les deux&#13;
196 vaisseaux de ce qui S’est icy passé;&#13;
197 Je vous ay desja escrit dans la maniere que vous Seul pouvéz lire par&#13;
198 le vaisseau qui est party p.r Laccadie; Jaddresse cette lettre aM.&#13;
199 hazeur, vous auréz la bonté de me marquer Si vous lavéz receüe&#13;
200 Je crois avoir receu toutes vos lettres et tous vos papiers; Jls&#13;
201 m’ont esté rendus de tous costéz en bon ordre; Je crains Seulem.t&#13;
202 que quelques lettres deM’gr Lancien ne Soint perdües&#13;
203 Je voy aussy par les vostres que vous receustes l’an passé toutes&#13;
204 celles que Je vous escrivis; car Je navois point fait de duplicata&#13;
205 daucune de mes lettres, mais Je comptois que ma lettre commune&#13;
206 Serviroit de duplicata a toutes les autres.&#13;
207 Dieu qui veille Si particulierem.t Sur lEglise du canada a disposé&#13;
208 le cœur du Roy a remedire aux troubles et aux dissentions qui Sy&#13;
209 Sont excitéez; Jl a reconnu d’où elles procedoint et il est convaincu&#13;
210 que le Seul moyen de les faire cesser est de rappeler M’gr de Quebec&#13;
211 de vous dire comment Le Roy S’est trouvé Si bien disposé Je n’en&#13;
6&#13;
&#13;
212 Scay rien, J’ayme mieux mesme ne le Scavoir pas que de le Scavoir, afin&#13;
&#13;
�213 d’en avoir p.r Dieu Seul toute la reconnoissance que Je craidrois de&#13;
214 partager avec les creatures, Prope est d’nus o’bus invocantibus eum,&#13;
215 voluntatem timentium se faciet &amp; Cor regis in manu eius est,&#13;
216 quocumque voluerit inclinabit illud, voila ce qu’opere la Souffrance bien&#13;
217 portée; M. Le marquis de Denonville poura peut estre vous expliquer&#13;
218 comment cela S’est fait, Je l’appris peu apres nos dernieres lettres&#13;
219 receües; ce fut dans l’octave de L’Epiphanie, temps, comme vous Scavéz&#13;
220 consacré a la manifestation des Grandeurs du S.t Enfant Jesus; M. L’abbe&#13;
221 de Brisacier me lut un article dela lettre de M.dme de maintenon qui&#13;
222 lui marquoit la disposition favorable du Roy a cet esgard, Le P. de la&#13;
223 chaize, et M. Le marquis de Denonville le lui confirmerent peu apres,&#13;
224 et M. Larchevesque de Paris le leur fit encore plus particulierem.t&#13;
225 connoistre peu de jours apres;&#13;
226 M. Labbé de Brisacier m’ordonna de garder un Silence profond de&#13;
227 tout cecy, ce qui m’a empesché dên parler mesme avec les P. Jesuites, Je&#13;
228 ne doute point que M. de Denonville ne les en ait informéz; cependant&#13;
229 nous ne nous en Sommes point les uns ny les autres ouverts ensemble,&#13;
230 Nous avons obligation a tous ceux presque qui Sont passéz en&#13;
231 france, qui tous ont parlé du Sem.re avantageusem.t les Seculiers&#13;
232 Se Sont bien apperceus que M’gr n’estoit pas bien en cour, Jls Jugent&#13;
233 bien mesme que Sil estoit en france il ne retourneroit pas en canada,&#13;
234 et qu’on tascheroit de lui donner un autre Evesché, mais Je ne croy&#13;
235 pas qu’aucun Scache les intentions du Roy; Jls ne manqueront pas&#13;
236 deparler ainsy en canada, vous devéz vous tenir dans une grande&#13;
237 reserve a cet esgard, et ne pas faire paroistre en aucune maniere&#13;
238 Scavoir de france rien qui approche de ces choses.&#13;
239 On ne Scait pas encore qu’elles mesures le Roy prendra p.r faire reussir&#13;
240 la chose. Le P. de la chaize dit a nos m.rs qu’il ne Scavoit Si le Roy&#13;
241 le retiendroit en france Sans lui oster Son Evesché et en laisseroit le&#13;
242 gouvernem.t a M’gr Lancien, au M’gr le feroit gouverner par des&#13;
243 Grands Vicaires, ou Si S. m. lui donneroit un autre Evesché, ou Enfin&#13;
244 Si on lui donneroit en fin quelques abbayes p.r vivre en france, etlui&#13;
&#13;
�M. Brunet&#13;
&#13;
7&#13;
&#13;
245 Se demetteroit de Son Evesché entre les mains du Roy qui y pourvoiroit&#13;
246 Le P. de la chaize est persuadé que si le Roy est dans le dessein de nous&#13;
247 donner un autre Evesque, Jl faut que nos m.rs jettent les yeux Sur une&#13;
248 personne qui puisse d’un costé pretendre a remplir ce poste, et qu’on&#13;
249 puisse d’un autre costé esperer qu’il entrera dans lesprit de notre&#13;
250 Sem.re autant que M’gr S’en est esloigné; Jl leur a lui mesme Suggeré&#13;
251 M. Labbé Brunet frere du grand Brunet garde du tresor royal, qui est&#13;
252 amy intime de nos m.rs, et qui comme Je le croy Seroit bien propre a&#13;
253 remplir un tel poste, C’est une personne bien unie a Dieu, d’une douceur&#13;
254 d’ange, d’une Simplicité d’Enfant, bien detaché des biens de ce monde, qui&#13;
255 passe les jours aux pieds d’un crucifix ou dans plus.rs autres bonnes œuvres,&#13;
256 ce n’est point un esprit hautain remuant &amp; Jl est pacifique, Jl escoute&#13;
257 conseil, En un mot Jl me Semble que le Canada Seroit trop&#13;
258 heureux Sil avoit un tel Evesque, Jl a de la Science, Jl est Docteur de&#13;
259 Sorbonne, Jl presche avec beaucoup d’onction, Vous trouverez dans&#13;
260 nos balots un petit livre en par chemin p.r linstruction des&#13;
261 confesseurs qu’il fit imprimer l’an passé p.r le faire distribuer&#13;
262 par nos m.rs dans leurs missions de france aux Curéz des&#13;
263 campagnes. Jl a autant d’esloignem.t p.r les grandeurs que Son&#13;
264 frere qui occupe une charge qui lui couste 800000.# et qui le&#13;
265 rend considerable aupres de tout ce qu’il y a de grand a la Cour,&#13;
266 a d’empressem.t de le voir eslevé aux Prelatures; Jl accepteroit&#13;
267 Volontiers un Evesché de canada, a quoy l’on prevoit que Son frere&#13;
268 S’opposeroit fortem.t Nos m.rs S’en Sont ouverts avec lui, en cas que&#13;
269 les choses tournassent comme il faut, Je prie de bien recomman=&#13;
270 der cette affaire a Dieu, Je ne cesse de le faire de mon costé.&#13;
271 on S’attend que M’gr ne manquera pas de crier fort haut l’année&#13;
272 prochaine, et de Se plaindre Sur tout de M. Labbé de Brisacier;&#13;
273 Jl lui a escrit cette année que tout le monde voyoit bien en Canada&#13;
274 qu’il Se mocquoit de lui par la nomination quil avoit faite des&#13;
275 officiers du Sem.re que le gouvernem.t n’y estoit nullem.t changé &amp;&#13;
&#13;
�276 et qu’il chercheroit Sans S’addresser a lui les remedes aux grands&#13;
277 maux que cause la division dans Son Eglise;&#13;
278 on craint bien davantage qu’il ne Se cantonne en canada,&#13;
279 et que Sentant qu’on n’est pas bien disposé p.t lui, a la cour, Jl ne&#13;
280 prenne la resolution de rester dans Son Evesché, ce qui ambaras=&#13;
281 =Seroit fort, car Je ne Scay Si le Roy voudroit l’en faire Sortir&#13;
282 par quelq’ voye Violente, Jl est asséz difficile davoir prise Sur&#13;
283 lui, estant de bonnes mœurs, et ne pechant que dans la&#13;
284 conduite et le gouvernem.t de Son Eglise;&#13;
285 Le Roy a resolu p.r L’obliger de revenir de ne rien regler jusqu’à&#13;
286 Son retour en france, et M. Larchevesque et Le P. dela chaize&#13;
287 l’ont dit a M. de la Palliere et a nous; on a pris le pretexte&#13;
288 qu’il le demandoit lui mesme; et Je le mande a nos miss.res en&#13;
289 canada; M. L’archevesque, qui avoit paru toujours beaucoup&#13;
290 plus porté p.r M’gr que p.r nous, p.r Soutenir la dignité Episcopale&#13;
291 n’a pas fait paroistre cette année la mesme chose; Cependant&#13;
292 M’gr lui avoit escrit des lettres de confidences des memoires&#13;
293 Secrets &amp; que M. Larch. a tous fait lire a nos mess.rs dans&#13;
294 les quels Jl nous accuse destre Jesuites, Jl dit que vous vous vantéz&#13;
295 de ne rien craindre par ce que vous avéz Le P. Dela chaize p.r&#13;
296 vous &amp; Jl n’a pas esté difficile a ce Prelat de descouvrir tout lartifice&#13;
297 de ces lettres, Elles n’ont Servies qu’a un bien, qui est de lui faire&#13;
298 connoiste le caractere d’esprit de M qui tasche a mettre la division&#13;
299 par tout, voulant la mettre par ces lettres entre M. Larch. et Le P. de la chaize&#13;
8.&#13;
&#13;
300 Ce Prelat a fait paroistre a nos mess.rs une affection Extraord.re de les&#13;
301 Je l’avertis de larrivee de M. Merlat a Paris, Jl le fit avertir aussitost&#13;
302 dele venir voir, Jl lui deffendit de distribuer les lettres de M’gr, Jl ne&#13;
303 voulut pas demender au Roy co’e M. Merlat l’en prioit de la part&#13;
304 de M’gr que Sa Gr. pust vous ramenner en france avec lui l’année&#13;
305 prochaine, p.r pouvoir dire vos raisons; ce que nous appreceusmes bien&#13;
306 estre la cause du retar dem.t de Son voyage p.r une année au contraire&#13;
&#13;
�307 Jl parla au Roy fort avantageusem.t p.r nous, Jl pria dit il Le Roy, de&#13;
308 ne point donner d’Evesché a M’gr en france que cestoit un esprit&#13;
309 dangereux, qu’il pouroit remuer dans les assembléez, et quil ne le&#13;
310 croyoit pas capable de conduire; Jl rapporta a nos m.rs la&#13;
311 favorable disposition du Roy, et nous ne doutons point qu’elle n’ait operé&#13;
312 en lui le grand changem.t dans le quel Jl nous parut estre a nostre esgard.&#13;
313 Vous auriez du escrire une lettre a ce Prelat, et une au P. de la chaize,&#13;
314 et M’gr Lancien autant p.r leur recommander vos affaires avec&#13;
315 un petit memoire le plus abregé que faire Se pouroit de vos affaires differens,&#13;
316 vous auréz la bonté de le faire lannée prochaine sans rien faire&#13;
317 paroiste deceque Je vous mande icy.&#13;
318 M. de merlat a esté fort Surpris de ce que tous les esprits n’estoint&#13;
319 guere disposéz a entrer dans Ses veües et celles de M’gr, Jl a voulu&#13;
320 passer p.r une personne qui n’avoit point d’intherests dans toute cette affaire&#13;
321 et qui a toujours tasché destre le mediateur de la paix entre les uns et&#13;
322 les autres, mais il a trouvé qu’on ne le regardoit pas icy comme tel, et&#13;
323 M. de la Palliere lui mesme lui a dit qu’il avoit bien mal fait de&#13;
324 jetter Mon seig.r dans tous les ambarras ou il est p’ntem.t M. de la&#13;
325 Palliere le connoissoit desja dez Son 1.er voyage, Jl a eu quelq’ Sujet&#13;
326 de le Soupconner de nouvelle doctrine acause de Ses habitudes avec une&#13;
327 personne qui est Sorty de loratoire p.r ce Sujet; Je vous prie de&#13;
328 garder cecy dans le Silence; Jl a reconnu dans ce bon Mons.r&#13;
329 quelque deffaut de prudence en plus.rs occasions; Jl vint dans Son&#13;
330 dernier voyage demander a Linsceu de M’gr et de M. de la Pallilere&#13;
331 a la Sup.re de la Visitation, dont il est le directeur lui demander de&#13;
332 dire Ses messes p.r la retribution; Jl a fait paroistre un empressem.t&#13;
333 extraord.re p.r obliger M’gr a lui procurer Sa pension; depuis qu’il&#13;
334 est arrivé dans ce dernier voyage Jl a decacheté a la Rochelle toutes&#13;
335 les lettres de M. de la Palliere, lui en a envoyé quelques unes, et en&#13;
336 a gardé les autres, Jl a demandé a venir loger au Sem.re, et Jl y&#13;
337 venoit descendre en quittant le messager Si je ne fusse allé au devant&#13;
338 le prier de nous en dispenser en lui alleguant que nous n’avions&#13;
&#13;
�339 pas de logem.t commode p.r lui, Jl n’a pas laissé plus.rs fois de&#13;
340 Solliciter depuis nos Sup.rs de le laisser venir demeurer au Sem.re&#13;
3.e feuille.&#13;
page 9.&#13;
&#13;
++&#13;
&#13;
341 lettre O. no. 5&#13;
342 mais on n’a garde de l’y recevoir, car cela pouroit peut estre&#13;
343 attirer M’gr a Son retour, et on veut tascher d’empescher qu’il&#13;
344 n’y vienne pas descendre, p.r l’empescher de faire davantage a nos&#13;
345 m.rs le compliment; Vous nestes pas digne de lhonneur que&#13;
346 Je vous fais de demeurer dans votre Sem.re&#13;
347 M. dela Palliere nous a dit plus.rs fois qu’il estoit necessaire&#13;
348 d’empescher Mond. S.r de merlat de retourner en canada, Je&#13;
349 Souhaitte que cela Soit.&#13;
350 Nous vivons avec une grande union avec Mond. S.r de la Palliere;&#13;
351 M’gr l’a effectivem.t Soupconné de ne Soutenir pas Ses intherests assez.&#13;
352 Vigoureusem.t; on ne peut cependant y apporter plus de Soin et&#13;
353 d’application, Jl nous a paru aller droit, Jl cherche le bien, a La&#13;
354 verité comme il est chargé des affaires de M’gr Jl croit qu’il est&#13;
355 de Son devoir d’en Soutenir les intherests, et Jaurois plus Sujet de&#13;
356 me plaindre qu’il les Soutient trop fortem.t que M’gr qu’il ne les&#13;
357 Soutient pas asséz. Je lui ay donné votre lettre apres l’avoir fait&#13;
358 lire a M. Labbé milon et aux PP. Bigot et Lamber ville qui l’a&#13;
359 trouverent bonne, Je lui donnay mesme toutes les pieces concernantes&#13;
360 le procès du chapitre, Jl les trouva en bonne forme, cependant Jl&#13;
361 pretendit qu’a la verité M. merlat n’avoit pas eu raison de&#13;
362 demander ce qui est couché dans Se requeste, et que M’gr auroit&#13;
363 du observer les formalitéz de Justice, mais qu’aussy vous n’auriez&#13;
364 pas du en appeler comme d’abus, qu’un appel co’e dabus Sonne&#13;
365 toujours tres mal, que vous auriez pu arrester la chose par&#13;
366 une autre Voye, et plus.rs autres choses quil ajouta a ce Sujet, Jl ne Scavoit&#13;
367 aussy que croire de ce que vous marquéz dans le Journal du chapitre;&#13;
368 ou de ceque racontoit M. demerlat et lui mandoit M’gr dela maniere&#13;
369 dont les choses Se Sont passéez dans le chapitre; votre lettre n’a fait aucun mal, elle&#13;
&#13;
�370 a fait du bien au contraire, et comme Je ne doute pas quil ne vous&#13;
371 escrive, Je vous prie aussy de ne pas manquer de lui escrire.&#13;
372 Nous n’avons point eus cette année ny lui ny nous a discuter les&#13;
373 affaires devant les commissaires, Jls ne Se Sont pas assemblez une&#13;
374 Seule fois Sur ce Sujet; apres la lettre commune escrite que J’ay&#13;
375 donné au P. Rafeix, M. Labbé de Brisacier estant allé trouver M.&#13;
376 Larchevesque a Versailles et ne l’ayans pas trouvé lui laissa une&#13;
377 lettre dans la quelle Jl le prioit 1.e que Le P. dela chaize estant&#13;
378 Suspect a M’gr de Quebec p.r lui porter la parole du Roy, (par ceque&#13;
379 M’gr a escrit au P. de la chaize qu’il l’informoit mal des Sentimens que le Roy avoit&#13;
380 de Sa conduite, que Sa Reverence escrivoit que le Roy n’en estoit pas content et&#13;
381 que cepend.t M. de Pont chartrain lui escrivoit le contraire) On Suplioit Sa&#13;
382 Grandeur de vouloir lui mesme prendre les ordres du Roy p.r escrire&#13;
383 a M’gr de Quebec de Sa part. C’estoit faire plaisir a M. larchevesque&#13;
10.&#13;
&#13;
Du 15.e avril 1694&#13;
&#13;
384 et a nous, de lui donner une pareille commission; Tout ce qui donne occasion&#13;
385 a ces grands Seigneurs d’entretenir le Roy leur est fort agreable;&#13;
386 2.e Que Sa grandeur voulust Scavoir du Roy Si ce nestoit pas LJntention&#13;
387 de Sa majesté que M’gr revinst cette année en france Sans differer&#13;
388 p.r regler tous les differens, 3.e Si Sa m. ne jugeoit pas xxx necessaire que&#13;
389 nos m.rs revinssent avec lui p.r dire leurs raisons, Soffans de les&#13;
390 dire par escrit dans leurs lettres, et de bouche par les personnes&#13;
391 qui font leurs affaires en france et d’en passer par tout ce que&#13;
392 les commissaires auront regléz. 4. Si ce n’estoit pas L’Jntention&#13;
393 de S. m. que M.gr laissast toucher ce qui vous est deu p.r 94.&#13;
394 des charges indispensables, et que p.r lavenir largent restast entre&#13;
395 les mains, de l’agent de la Compagnie jusqu’à ce que tout eust&#13;
396 esté reglé entre M’gr et Son Sem.re. et&#13;
397 M. Larch. Entretint le Roy de toutes ces choses chargea M. Larch. qui le chargea&#13;
398 de les escrire a M’gr de Quebec, J’en Suis allé hier faire ressouve=&#13;
399 nir M’gr de Paris, Jl m’a ordonné de revenir le lendemain, p.r&#13;
400 l’en mieux faire Souvenir, J’y dois aller demain matin, et le&#13;
&#13;
�+&#13;
&#13;
401 doit prier de nous faire deux lettres, afin de les envoyer par&#13;
402 deux differentes voyes. Voila donc tout ce qui S’est fait cette année&#13;
403 a ce Sujet M. Larch. doit escrire a M’gr que le Roy juge expedient&#13;
404 et mesme necessaire qu’il fasse cette année sans differer un Voyage&#13;
405 en france p.r regler et terminer toutes les brouilleries de Son&#13;
406 Eglise; 2. que Sa m ne juge pas necessaire au contraite croit&#13;
407 inutil que ces m.rs du Sem.rs reviennent avec lui, 3.e qu’il doit&#13;
408 laisser toucher ce qui vous est deu p.r lannée 94. des charges&#13;
409 indispensables Sur votre Simple quittance et que p.r les annéez Sui=&#13;
410 vantes on reglera les choses Sil y trouve quelque difficulté apres&#13;
411 Son retour; (J’avois dans le memoire que Je presentay a M. de&#13;
412 Brisacier p.r le faire Souvenir de demander ces choses ajouté&#13;
413 quelques autres articles, entrautres que M’gr eust a lever l’interdit&#13;
414 quil a porté contre vous, mais M. de Brisacier ne jugea pas en&#13;
415 devoir rien dire, par cequil Scavoit que le Roy ne Se mesleroit&#13;
416 point de cequi touche la jurisdiction Episcopale, Jl me dit ensuite&#13;
417 qu’il valoit mieux si M’gr le vouloit que vous le fussiez encore&#13;
418 un an, que le Dioceze a la Verité en patiroit, mais qu’aussy&#13;
419 cela feroit plus de tort a M’gr qu’a vous.&#13;
420 Si Je tire ces deux lettres de M’gr Larch. Je vous les envoyeray&#13;
421 par deux voyes. les addressant au P. Bigot p.r le prier de les&#13;
422 mettre dans les deux Navires qui vont en canada&#13;
423 on n’a pas voulu que nous envoyassions nostre resignation de M. du&#13;
424 Pré en cour de Rome, Tout est Suspendu jusqu’au retour deMgr;&#13;
425 Si on juge que l’on doive achever cette resignation, Jl faudra envoyer&#13;
426 une nouvelle procuration.&#13;
427 Jl nous faut envoyer aussy une autre procuration du chapitre&#13;
428 celle de cette année ne vaut rien, Jl faut qu’elle Soit Signée du&#13;
429 plus grand nombre de chanoines qu’il est possible; Jl Seroit bon&#13;
430 aussy de mettre M. Tiberge et M. Labbé de Brisacier p.r&#13;
431 procureurs, afin que Sil arrivoit un accident a un, l’autre&#13;
&#13;
�432 pust toujours agir. Le 1.er Sappelle Loüis, et le 2.e Jacque charle&#13;
433 Le 1.er est abbé d&#13;
et le Second de flabemont&#13;
434 M. Tiberge est depuis trois mois notre Sup.r et M. Labbé de Brisa=&#13;
435 =cier assistant, c’est Sur eux que roule tout le Sem.re; M. Serin&#13;
436 n’est guere en estat d’agir; Le Sem.re continüe depuis longtemps&#13;
437 a naller pas trop bien, Nos Sup.rs Sont chargez de tant d’autres&#13;
438 affaires, que le Sem.re en paroist le moindre ou celle qui les&#13;
439 occupe le moins. a Loccasion des procurations Je croy que&#13;
440 vous devéz nous en envoyer une au nom duSem.re la plus&#13;
441 g’rale que faire Se poura nous n’en avons point et on ne peut&#13;
442 agir p.r vous que comme Se faisans forts. M’gr Lancien aura&#13;
443 aussy la bonté de nous en envoyer une nouvelle p.r lui conjointem.t&#13;
444 et de ne pas oublier Son certificat de vie; Je prie aussy M. duPré d’en&#13;
445 envoyer une p.r affermer et recevoir les revenus de Son Prieuré;&#13;
446 Le Bail finit a la fin de cette année. Jl y a deux ans que nous&#13;
447 n’en avons rien touchéz.&#13;
448 Nous fusmes payéz l’an passé de la pension deM’gr Lancien&#13;
449 Sur M’gr d’aire, M. de Brisacier la receut p.r Se rembourser des&#13;
450 avances qu’il a faites; p.r nous, Je ne Scay pas combien nous lui&#13;
451 Sommes encore redevables; P.r la pension de M’gr de 2000.# Sur le Tresor&#13;
452 royal nous n’en avons rien touchéz depuis deux ans, et Jl y a apparence&#13;
453 que nous n’en toucherons rien tant que la guerre durera; Les ministres&#13;
454 d’etat et les mareschaux de france ne touchent pas les leurs; on&#13;
455 aura peine a croire en canada juqu’ou va la misere de la france,&#13;
456 Combien largent y est rare, le pain, et toutes les choses qui Se consument.&#13;
457 on dit que nos ennemis ne Souffrent pas moins que nous; Cepend.t&#13;
458 on ne les voit guere S’approcher des voyes d’accommodem.t et de pais; Le&#13;
459 Roy y paroist fort porté, nos ennemis lattribuent a foiblesse et S’en&#13;
460 tiennent plus fiers, Jls devroint cepend.t avoir desja appris par leur&#13;
461 experiance funestes que Le Roy n’est pas dhumeur a plier, et a recevoir&#13;
462 la loy d’eux, Dieu mesme Semble ne le pas vouloir; dans le temps qu’il&#13;
463 nous accable de misere au dedans, Jl rend au dehors Le Roy&#13;
&#13;
�464 triomplant de tous Ses ennemis; Jl benir la cause Juste et s.te de&#13;
465 la guerre du Roy, et chatie au dedans nos pechéz avec beaucoup&#13;
466 de bonté;&#13;
467 Nous Sommes reconciliez avec le S.t Siege depuis cinq mois; Nos&#13;
468 Evesques nommez qui avoint assisté a Lassemblée de 82. ont escrit au&#13;
469 S.t Pere quils avoint de la douleur de ce qui S’estoit passé dans cette&#13;
470 assemblée contre la discipline Ecclesiastique, et quils Se regardoint&#13;
471 co’e une chose de nulle authorité. Tous ensuite ont eus leurs bulles&#13;
472 et ont esté Sacréz.&#13;
12.&#13;
&#13;
473 Le Roy a nommé a LEvesché de Cominge M. de Brisay frere de M. de&#13;
474 Denonville; M. L’abbé milon a LEvesché de condom, M. Labbé dela&#13;
475 frereliere a LEvesché de la Rochelle, l’ancien estant mort. Jl a donné&#13;
476 L’abbaye de Val richer a M. Labbé de Camilly beau frere de M. de&#13;
477 vaubesnard, et la choisy p.r estre grand Vicaire de M. Le cardinal&#13;
478 furttamberg a Stras bourg a la place de M. dela frereliere qui lestoit&#13;
479 c’est un pas p.r aller a LEvesché; Jl demeure depuis plus d’un an&#13;
480 au Sem.re Le&#13;
481 LEdit p.r la taxe des bois est revoqué cela a esté converty en une&#13;
482 Somme p.r le don gratuit, qui n’empeschera pas ce quon doit lever en&#13;
483 lassemblée de lannée prochaine p.r ce mesme don;&#13;
484 Nous So’es en dettes de 12600.# aM. Grignon, De 500.# a M. Rotrou,&#13;
485 550.# p.r lever Le decret d’union des benefices Simples de meaubec au&#13;
486 Sem.re de 200.# a M Carnot et deplus.rs autres petites dettes, Sans ceque&#13;
487 nous devons a M’gr L’ancien, Je ne voy a toucher cette année&#13;
488 que 2000.# p.r les prestre uséz 1800.# de M. Daire et 4 ou 500.#&#13;
489 dautre part. Jespere aussy depuis quelque temps toucher une&#13;
490 Somme de 1800.# de la Succession de M. du Douist a quoy Jl a fallu&#13;
491 nous reduire de 3000# qui nous Sont dus en principal Sans les&#13;
492 arrerages; Cette So’ne nous fera bien du bien Si elle nous vient.&#13;
493 J’en attrends des nouvelles depuis quelques jours.&#13;
494 Sur ces So’es J’ay demandé a M. Grignon de nous accomplir une&#13;
&#13;
�495 facture qui ira a plus de 2500.# et pres de 3000.# avec les frais, Dem&#13;
496 d’employer de plus 300.# en estoffes p.r les charitéz de M’gr Lancien&#13;
497 et Je vous envoye une facture de Paris qui monte a 2450.# Sans&#13;
498 400.# de toile moitié coton qui est dans ces balots que Je ne&#13;
499 compte point, par ce que Je ne l’ay pas encore payée. Je ne puis vous&#13;
500 envoyer un estat au juste de mes comptes que dans les derniers&#13;
501 Vaisseaux; J’ay pris toutes choses a Paris a credit, mais Jl faut p’ntem.t&#13;
502 trouver de l’argent et c’est ce qui mambarasse, car Je ne Scay d’où&#13;
503 en tirer; M. Grignon de Son costé me presse fort; Je tasche a&#13;
504 le payer de bonne paroles ne pouvant lui donner dargent, mais&#13;
505 vous Scavéz que cette monnoye n’est pas toujours bien receüe,&#13;
506 Jl faut que nos m.rs fassent tous leurs efforts p.r trouver de&#13;
507 l’argent p.r mond. S.r Grignon, car Jls en trouveront plutost a la&#13;
508 Quebec qu’a Paris, ou J’ay fait mes efforts inutilem.t p.r trouver&#13;
509 a en emprunter.&#13;
510 Nous avons entré depuis quelque temps en Jouissance du Prieuré de S.t&#13;
511 Sebastien affermé 500.# et qui nous vaudra toujours 400.# nets, Le&#13;
512 titulaire est morts on me la conferé en attendant que Lunion Soit&#13;
513 consommée; Nous travaillons p’ntem.t a enlever le decret : J’espere&#13;
514 que dans peu nous l’aurons. Je feray cet esté un tout en ces quartiers&#13;
4.e feuille&#13;
page 13.&#13;
lettre O no 5&#13;
&#13;
515 p.r mettre tous ces prieuréz qui Sont celui de Bienavant affermé&#13;
516 725.# celui de S.t Sebastien 500. et celui de parcay 800.# en bon&#13;
517 estat, on me mande tous les jours qu’il y a des reparations&#13;
518 a des chaussez de moulins a y faire, Jl faut en renouveler les baux,&#13;
519 on m’en offre desja quelque augmentation Sur un chacun, J’ay de&#13;
520 plus affaire en ces quartiers acause de 2000.# qui Sont dus a M’gr&#13;
521 Lancien par les heritiers d’un ancien fermier de meaubec&#13;
522 nommé Galpy; Tout cela merite bien qu’on aille y faire un tour.&#13;
523 Nous faisons 300.# de pension Sur celui de Bien avant a M. Gontier&#13;
524 Comme Je n’ay point encore repondu a plus.rs choses qui Sont&#13;
525 repandües dans vos lettres, Je vais le faire presentem.t le plus&#13;
&#13;
�Basse-ville +&#13;
&#13;
14&#13;
&#13;
526 Succintem.t que Je pouray.&#13;
527 Je ne scay Si je vous ay desja escrit dans cette lettre que M. L’arch. a&#13;
528 cru que vous neussiez pas du appeler comme d’abus a un tribunal&#13;
529 Secculier de L’ordonnance de M’gr, cela n’est pas dit il edifiant dans une&#13;
530 nouvelle Eglise, La cause de plus est purem.t Ecclesiastique, &amp; Jl a cru qu’un&#13;
531 appel Simple eust esté Suffisant p.r arrester leffet de Lord.ce de M’gr Je ne&#13;
532 Scay ce qu’il vouloit dire par lappel Simple, et Je ne pus me le faire&#13;
533 expliquer&#13;
534 Lon a esté convaincu tant par le rapport de M fredin dela part de M&#13;
535 LJntendant, que par la lettre de M. Dauteüil a M. de Brisacier, qui estoit&#13;
536 fort bien faite, qu’il n’y avoit point eu d’arbitrage; Jl Sera bon de tascher&#13;
537 davoir encore cette année de bonnes attestations comme celles la, et&#13;
538 dautres p.r les faits qui Seront contestéz, cela fait de bons effets; on ne&#13;
539 S’en Servira que d’une maniere a ne point faite de tort aux personnes&#13;
540 qui les donneront. M. de Brisacier eust desiré Scavoir en quoy Jl&#13;
541 eust pu obliger M. D’auteüil Jl lauroit fait volontiers, Je croy&#13;
542 qu’il lui escrira, mais ce ne Sera que par les derniers Vaisseaux, car&#13;
543 quelque Soin que J’aye pris de l’en avertir Jl n’a pu trouver du&#13;
544 temps p.r escrire par les 1.ers : Javois envoyé a M. azeur une&#13;
545 Liasse de papiers qu’une personne a qui J’ay de lobligation a cause de&#13;
546 Sa famille m’avoit prié d’addresser a quelqu’un en canada p.r&#13;
547 Susciter un procèz de consequence a M. Dauteuil, M. azeur n’a pas&#13;
548 voulu Se mesler de cette affaire par consideration p.r M. Dauteuil,&#13;
549 Jl m’a fait plaisir, et Je lui mande de me renvoyer les papiers.&#13;
550 J’ay parlé a M. Labbé de Brisacier de l’acte de demission de lemplacem.t de la chapelle Succursale dont vous me parlez&#13;
551 comme de la piece la plus forte p.r obtenir les lettres patentes, M. de&#13;
552 Brisacier croit qu’en rigueur cela ne Serviroit de rien, et que Sans un&#13;
553 Secours extraord.re comme celui qu’on espere nous donner nous aurions&#13;
554 peine a maintenir cette union; Jl faut esperer qu’on pourra dans la&#13;
555 Suite mieux establir les choses; on n’a pas parlé de cecy en aucune maniere&#13;
556 Vous mattribuéz l’estimation qui fut faite du revenu de la Cure&#13;
&#13;
�557 de Quebec, et elle Se fit Sans moy dans la Chambre de M. Larch.&#13;
558 Je ne Sceus que deux Jours apres, et il nestoit plus temps dy&#13;
559 remedier.&#13;
560 J’ay veu plus.rs fois M. fredin mais pas Si Souvent que J’eusse voulu,&#13;
561 a cause de Ses affaires et des miennes; C’est un bon amy Je lui ay&#13;
562 promis dele charger de nos lettres, Si Je ne le fais pas ce ne Sera&#13;
563 pas pas p.rmanque de confiance, Je l’ay toute entiere en lui, Jl vous&#13;
564 dira la disposition dela Cour a LEsgard du canada, et cequ’on y&#13;
565 pense de M’gr, car Jl Scait mieux l’air de ces bureaux que moy qui&#13;
566 Dieu mercy n’y ay pas mis le pied; C’est ce qui me console dans vos&#13;
567 affaires de nestre pas obligé de me communiquer beaucoup au&#13;
568 dehors.&#13;
569 M. De frontenac a mandé a M. de Brisacier que vous naviez pas&#13;
570 voulu vous Soumettre a l’arbitrage que vous aviez choisy, que par la&#13;
571 vous vous estiez engagéz dans un mauvais pas, dont vous ne Scauriez&#13;
572 presentem.t comment vous retirer, quil en est fasché p.r vous, mais qu’il&#13;
573 est plus fasché de la division qui deschire LEglise, que tout le monde Scait&#13;
574 combien la paix est a desirer dans la colonie &amp; on n’a d’esgard a Ses&#13;
575 lettres, qu’autant que le demande Son rang ce quil a escrit en cour n’a&#13;
576 pas fait beaucoup d’impression; Je prie Dieu de le combler de Ses plus&#13;
577 Speciales graces p.r la part quil prends a nos afflictions.&#13;
578 M. du Pré a tres Sagem.t fait de faire Sa resignation en cour de Rom[e]&#13;
579 M. de Brisacier avoit expres mis ce terme, car Je lui fis remarquer&#13;
580 qu’en prenant une autre voye on S’exposoit a quelq’ danger de perdre&#13;
581 la Cure.&#13;
582 Vous verréz par la lettre que Je vous escris par Laccadie Si J’escris&#13;
583 bien en chiffre; Jay tasché a y observer ce que vous me prescrivéz.&#13;
584 Jay oublié a vous marquer que nous avions bien receus toutes les&#13;
585 lettres de la personne que je ne nomme point, qui ont esté exactem.t&#13;
586 rendües, jusqu’à la derniere; Nous avons gardé un Silence profond a Son&#13;
587 esgard, jusqu’à n’en pas parler aux meilleurs amis excepté ceux a qui&#13;
588 Jl escrit, et aux PP. Jesuites, Cependant Je crains qu’on n’ait quelque&#13;
&#13;
�589 Soupçon de Ses lettres, M. de la Palliere un jour tascha en bien des&#13;
590 manieres de me Sonder a Son Sujet, mais Je me tins bien Sur mes gardes,&#13;
591 cela me fit carindre qu’il n’en eust quelq’ connoissance; Jl Seroit bien&#13;
592 a Souhaitter que cette personne aussy bien que phghdKhuyzhuLkfgtka&#13;
593 4d7hkfdkg72d7hugk2gyh. Cela feroit bien ce me Semble. Je le demande&#13;
594 bien au bon Dieu;&#13;
595 Je crains que M’gr n’ait remué cet hyver avant Son depart p.r establir&#13;
596 un curé a la basse ville, Je Souhaitte que mes pressentimens Soint faux;&#13;
597 Je ne Scay comment on poura empescher icy la pretention des marguilliers&#13;
598 de nommer les Enfant de chœur, vous le pouvéz faire bien plus aisem.t&#13;
599 Sur les lieux, en demandant que Si on en veut la nomination on en fasse&#13;
15&#13;
&#13;
600 toute la despense, et la depense de tous ceux qui contribuent a la&#13;
601 duence du Service divin&#13;
602 Jl est necessaire de m’envoyer lannée prochaine un memoire le&#13;
603 plus exact que faire Se poura de ce qui regarde les chapelles, du nombre&#13;
604 que M’gr Lancien en a laissé de la maniere dont M’gr de Quebec a voulu qu’il&#13;
605 les lui cedast et Jl est bon aussy de remarquer autant que l’on le poura&#13;
606 Sans que cela paroisse, Si ces chapelles Subsistent encore, et Si elles Sont dans les&#13;
607 missions; Toutes ces choses peuvent Servir en leur temps.&#13;
608 Je vous prie aussy de m’envoyer des memoires exacts et les plus concis que&#13;
609 faire Se poura de tout ce que peut devoir M’gr tant du passé que du present&#13;
610 tant au Sem.re qu’au chapitre, des So’es quil a payé aux uns et aux autres, des&#13;
611 ornemens qu’il a donné a laparoisse, des So’es qu’il S’en est fait payer, de ce&#13;
612 qu’il a payé a M.rs Soumande et Gautier Sur leur part du revenu du chapitre,&#13;
613 Jl faut tascher de n’y rien oublier quelq’ ancien qu’il Soit; Jl faudroit&#13;
614 faire un memoire fort abregé, et en suitte un plus estendu qui entrast dans le&#13;
615 detail des choses.&#13;
616 Je vous ay aussy demandé par mes lettres precedentes une copie collationnée du reglemt&#13;
617 et compte arresté entre M’gr de Quebec et le Sem.re par M. Labbé de choisy M. de&#13;
618 Brisacier Stipulant p.r le Sem.re M. de Brisacier vous en envoya un original&#13;
619 Jl y a deux ans; Je ne Scay Si c’est cet original ou une copie que Je copiay Jl y a&#13;
&#13;
�620 deux ans en revenant en france, Jl m’est venu en pensée depuis quelques jours&#13;
621 que vous n’en aviez qu’une copie et que Loriginal en avoit esté perdu avec&#13;
622 les lettres de M. de Brisacier Jl y a deux ans; cela Seroit fascheux, cependant on&#13;
623 pourroit toujours revenir a compte.&#13;
624 Je vous prie de demander p.r moy a M’gr L’ancien de menvoyer une copie&#13;
625 du compte que M. de Brisacier vous a envoyé lannée derniere&#13;
626 Je n’ay Sceu que par vos lettres le changem.t de Sup.r des Jesuittes; J’ay&#13;
627 reveu du P. D’ablon une lettre tout a fait obligeante a vostre Sujet; Jl a&#13;
628 escrit aussy avantageusem.t p.r vous a M. de Brisacier et au P. dela chaize&#13;
629 Dans Sa lettre au P. de la chaize Jl rend de M. du Pré un tout autre temoignag’&#13;
630 que M’gr n’en avoit rendu; Je Scay que Le P. Bruyas a aussy escrit p.r&#13;
631 vous; vous voyéz q’ rien ne m’en convainct davantage que Lunion qui&#13;
632 est entre vous et nous est a l’epreuve de tout cequ’on a fait p.r la rompre,&#13;
633 et qu’elle n’est pas fondée Sur L’Jnterests et Sur des considerations humaines,&#13;
634 Je voy que c’est une œuvre de Dieu; Quelques personnes en france en france me demandoint&#13;
635 Si les PP. Jesuites ne poussoint point M’gr a tout ce qu’il fait p.r S’emparer&#13;
636 et Se rendre m.tre du Sem.re, Je ne me Suis pas aisem.t ouvert a toutes Sortes&#13;
637 de gens a ce Sujet; mais aux personnes a qui Je ne devois rien cacher, Je&#13;
638 leur ay bien fait voir, que par tout ce que ces P.P. escrivent mesme&#13;
639 au P. dela chaize a l’avantage du Sem.re et tout ce qu’ils font en canada&#13;
640 Jls Sont bien esloignéz de ces Sentimens; Les lettres de ces Peres a&#13;
641 M. de Brisacier Sont tout a fait obligeantes, Sur tout celle du&#13;
642 P. Bouvart, Jl m’escrit de mesme aussy bien que Le P. Germain&#13;
643 J’ay tasché a entretenir icy La mesme union; et Je l’augmenteray&#13;
16&#13;
&#13;
644 plutost que de diminuer. les Peres ont bien des ennemis en&#13;
645 france a cause de leur grande authorité; Le party des Jansenistes&#13;
646 Saugmente tous les jours, La morale pratique accuse a ce qu’on&#13;
647 ma dit Les Jesuites du Canada; et les traite aussy mal que&#13;
648 ceuxde la chine, Je n’ay pu lire de livre p.r vous en mieux&#13;
649 informer, Vous pouvéz le Scavoir des Jesuites qui passent cette&#13;
650 année en asséz bon nombre&#13;
&#13;
�Du 16.e avril.&#13;
&#13;
5.e feuille.&#13;
&#13;
651 J’allay hier chez M. Larch. querir Ses lettres p.r M’gr dont Je&#13;
652 vous en envoye une par ce paquet et Jaddresse Lautre au P.&#13;
653 Bigot p.r le prier de vous la rendre, Vous aviseréz par qui Jl&#13;
654 la faudra faire rendre aM’gr; Jl Seroit bon ce me Semble de lui&#13;
655 faire rendre celle qui est dans ce paquet la premiere, et ce&#13;
656 par M. fredin, Vous en confererez Je ne vous dis rien davanta[ge]&#13;
657 de ces lettres. ce que Je vous en ay escrit vous Jnstruira asséz. Jl est&#13;
658 Necessaire de garder a cet esgard un grand Secret, et quand M’gr&#13;
659 contreviendroit a ce que lui escrit M. Larch. Jl ne faudroit en&#13;
660 rien faire paroistre; J’ay dans la pensée qu’il faudra demander&#13;
661 a M. Larch. qu’il escrive a M. de Bois. qu’ayant parlé a S. m.&#13;
662 de vos affaires, Elle n’a pas Jugé a propos que vous revinssiez,&#13;
663 afin que M. de Brisacier vous envoyant cette lettre, elle vous&#13;
664 authorise p.r empescher vostre renvoy, que Je ne croy pas&#13;
665 cependant qu’on oze entreprendre apres qu’on aura receu ces&#13;
666 lettres. Si cela Se peut faire ce ne poura estre que dans les&#13;
667 derniers vaisseaux; M. de Brisacier n’est point icy depuis&#13;
668 quelques jours, et outre qu’il n’a pas le temps descrire, Jl m’a&#13;
669 dit qu’il n’escriroit point par cette voye expres, m’ayant ordonné&#13;
670 de Saluer de Sa part M’gr Lancien Tous nos m.rs M. dela&#13;
671 Colombiere, et Les PP Bruyas et Dablon, aussy bien queM&#13;
672 LJntendant et M. Dauteüil a qui Jl espere bien escrire auss&#13;
673 Je ne vous ay ce me Semble pas envoer escrit que Javois receu vos lettres&#13;
674 p.r M. de la palliere, quapres lavoir fait lire aM. Labbé milon et&#13;
675 aux PP Jesuites, Jen ay donné loriginal aM. Dela Palliere, et en ay&#13;
676 gardé la Copie, cette lettre n’a fait que du bien, et vous ferez bien&#13;
677 de continuer.&#13;
678 Je ne vous dis rien icy de M. Guyotte vous en ayant parlé fort&#13;
679 au long dans ma lettre commune et la chose ne meritant par destre&#13;
680 relevée dans cette lettre; Jl est en Son pays, dou on nentend point&#13;
681 parler de lui en aucune maniere, Je voy peu M.rs de S.t Sulpice&#13;
&#13;
�page 17&#13;
&#13;
682 p.r Scavoirleurs Sentimens Sur nos affaires, Je n’ay Sceu que&#13;
683 deM. Guyotte quils napprouvoint pas la conduite de M’gr.&#13;
684 Je croy qu’ils envoyent cette année quelques Ecclesiastiques,&#13;
685 Je ne Scay Si c’est a M’gr ou a Son Sem.re Vous ne devez pas&#13;
686 apprehender l’establissem.t d’une nouvelle comm.te en canada&#13;
687 Si ce n’est celle de S.t Sulpice a Quebec, Jl Seroit facile dempescher&#13;
688 les autres congregations de S’y establir.&#13;
689 J’ay receu la lettre de Mad.e Bourdon, et M. de Brisacier m’a&#13;
690 ordonné de la lire, mais Jl n’en a pas eu le temps, non plus&#13;
691 que toutes les autres lettres des miss.res Je ne Scay Sil y poura&#13;
692 faire response; Mad.e Bourdon a voulu par Sa lettre rendre&#13;
693 temoignage a la verité. jusque Sur le bord du tombeau, J’espere&#13;
694 que Dieu la recompensera deSa bonne volonté, Je vous prie&#13;
695 de me recommander a Ses prieres, et a toutes celles dela S.te&#13;
696 famille; vous pouvez croire qu’on n’a pas manqué de&#13;
697 representer ce qui Se passe au Sujet de cette devotion; Mad.e&#13;
698 de maintenon a esté instruite de tout cela, M. Larch. &amp; mais&#13;
699 Jl faut attendre le retour deM’gr p.r apporter quelq’ ordre&#13;
700 a toutes ces choses; J’ay dessein de vous envoyer un livre qui&#13;
701 vient de paroistre par les derniers vaisseaux dont voicy le titre&#13;
702 Reponse a la lettre du Theologien defenseur dela Comedie en&#13;
703 en fait de l’estime; Les PP. Bourdaloüe de la Rüe chaussemer &amp;&#13;
704 et tous les fameux predicateurs n’ont point hesité dans leurs&#13;
705 Sermons cette année de dire qu’il y avoit peché mortel dans l’extreme&#13;
706 misere ou nous So’es dassister a ces Spectacles &amp;&#13;
707 On a fort gousté en france vostre edesistem.t de poursuites aussitost&#13;
708 que le reglem.t fut arrivé, Je croy que par les termes couchez en&#13;
709 ce reglem.t qui renvoyent les nouvelles affaires a regler en&#13;
710 france, vous auréz trouvé moyen d’esviter la discussion de&#13;
711 plusrs affaires queM’gr aura voulu resoudre par M Le&#13;
712 Comte ette M. de champigny. Jl Sera bon davoir Si vous pouvez&#13;
713 des attestations de M. de champigny et dautres personnes&#13;
&#13;
�714 constituéez en dignité de vostre fidelité a observer ce reglem.t&#13;
715 en tous Ses points.&#13;
716 Je vous envoye dans cette lettre, que J’ay resolu de faire Servir&#13;
717 de duplicata a ma lettre commune que J’ay donnée au P.&#13;
718 Rafeix et aux particulieres que J’ay fait mettre dans la caisse&#13;
719 des Jesuites, une copie dela facture de cette année et une copie&#13;
18&#13;
&#13;
720 du memoire des papiers que J’ay trouvéz dans plus.rs endroits du&#13;
721 Sem.re Je ne vous dis rien Sur ces papiers, vous renvoyant a ce&#13;
722 que Je vous en ay dit dans ma lettre commune; Jl faut&#13;
723 examiner quels papiers vous vouléz que Je vous envoye,&#13;
724 originaux ou copies. Quels papiers Vous devéz enenvoyer Ce Sont&#13;
725 ce me Semble des actes authentiques des possessios duSem.re en&#13;
726 Canada, cela ne presse point.&#13;
727 Si je ne Scavois que nos m.rs nedesapprouveront pas que Je vous&#13;
728 escrire comme a Vous Seul de nos affaires estant persuadé que&#13;
729 Je leur escris en vous escrivant; Le gouvernem.t n’estant qu’un dans&#13;
730 le Sem.re , Je naddresserois pas cette lettre a vous Seul; mais comme&#13;
731 cela S’est fait pas occasion, et ayant commencé a vous escrire,&#13;
732 et jugé a propos puis qu’il falloit vous escrire par deux Voyes&#13;
733 et m’estendre par consequent Sur tout cequil est bon que vous&#13;
734 Soyez Jnformé Je croy que nos m.rs ne le trouveront pas&#13;
735 mauvais; Vous ne devéz point avoir esgard qu’il n’y ait pas&#13;
736 Sur l’envelope de mes lettres Duplicata; Cette lettre que Je vous&#13;
737 escris est un vray duplicata de ma lettre commune et des&#13;
738 particulieres, et Je laddresse au P. Bigot Sous ladresse ord.re&#13;
739 afin quil la mette dans un vaisseau ou Le P. Rafeix ny&#13;
740 la caisse des Jesuites ne Seront pas; Je ne m’estendray plus&#13;
741 par les derniers vaisseaux Sur toutes ces matieres, Je me&#13;
742 contenteray de vous escrire cequil y aura de nouveau&#13;
743 J’ay trouvé parmy les derniers papiers qu’on m’a remis du&#13;
744 Sem.re un office de la S.te famille assez peu exact. Je me Suis&#13;
&#13;
�745 Jnformé ceque cela cousteroit bien a Jmprimer cela n’iroit pas&#13;
746 p.r deux ou trois cens exemplaires a plus de 100 ou 150.# Je n’ay&#13;
747 pu faire Jmprimer vostre petit livre de prieres, Si les temps&#13;
748 n’eussent pas esté aussy mauvais quils Sont Jeusse trouvé&#13;
749 quelques charitéz p.r cette depense, mais ap’nt que les pauvres&#13;
750 meurent de fain tous les jours aux portes des maisons, Jl ne&#13;
751 faut pas Songer a dautres bonnes œuvres, qu’a les Soulager.&#13;
752 Jl faudra environ 75.# p.r 3000.ers dexemplaires tous brochéz&#13;
753 en par chemin, Jl faudroit y ajouster une petite instruction p.r la&#13;
754 confession des Enfans en deux petites pages. Je garde le livre&#13;
755 p.r quelq’ occasion. Je n’ay pas cru devoir me Servir de Mad.e&#13;
756 De la motte; Jl faut mesnager les personnes de cette qualité.&#13;
757 J’ay fait donner au R. P De la chaize toutes les lettres qui lui&#13;
758 estoint addresséez apres en avoir conferé avec M de Brisacier.&#13;
19&#13;
&#13;
759 Plus.rs miss.res ont demandé cette année a M de Brisacier&#13;
760 comment Jls pouroint estre aggregéz au Sem.re J’en ay conferé&#13;
761 avec lui, Jl croit qu’il faut attendre, et Vous en Scavéz la raison,&#13;
762 Lunion Sera toujours aussy intime que Sils estoint unis au Sem.re&#13;
763 Je vous envoye huit petits cachets de devotion que vous trouverez&#13;
764 dans une petite caisse couverte de toile circé; Jl y a dans cette Caisse&#13;
765 vingt bulles Jmpriméez du Jubilé que Je vous envoye p.r vous en&#13;
766 Servir quand M’gr L’aura Jndiqué et les distribuer a nos miss.res&#13;
767 Jl y a de plus dans cette caisse deux montres, L’une p.r M Heraut&#13;
768 et lautre p.r M. azeur, et un mouvement de montre qui appar=&#13;
769 tient a M. claude chasle tonnelier a la basse ville, chez qui&#13;
770 M. Pepin logeoit. Jl y a deplus deux livres des examens de S.t Sulpice&#13;
771 L’un p.r M. Erbery et lautre p.r M. de Requeleyne; J’envoye a nos&#13;
772 miss.res avec bien de la peine presque tout ce quil m’ont demandé&#13;
773 Jl y a encore dans cette caisse des verres ardens p.r M. du fournel;&#13;
774 quelques petites devotions que vous distribueréz et quelques lettres&#13;
775 Je ne pouray pas escrire a plus.rs de nos m.rs par ces 1.ers&#13;
&#13;
�776 vaisseaux ce Sera par les derniers.&#13;
777 M. de Preaud m’a fait toucher d’avance dequelques jours vostre&#13;
778 pension de 150.#&#13;
779 Je ne vous ay pas envoyé le livre de L’education des filles dedié&#13;
780 a Mad.e maintenon, par ceque ce livres n’est pas propre pr le&#13;
781 canada, c’est M. Labéée de fenelon qui en est lautheur, et qui l’a&#13;
782 fait p.r l’education des filles de M. de Beauvilliers qui Sont&#13;
783 a montargis ouM. des maizerais a raport de lettres. Je&#13;
784 n’avois pas Songé a ce livres qu’en relisant vos lettres, Je&#13;
785 tacheray a vous lenvoyer par les derniers vaisseaux&#13;
786 Je croy vous avoir desja escrit que M. foulques est a abbeville&#13;
787 fort riche de bien de patrimoine, Jntricatus negotiis Saecularibus,&#13;
788 et quil est fort esloigné de retourner en canada; M. de Brisacier&#13;
789 croit qu’il ne faut point prendre les Voyes ny p.r Son benefice&#13;
790 ny p.r celui de M. Merlat qu’on me Suggere, Jl vaut mieux&#13;
791 attendre un peu et Souffrir cependant plutost que d’intro=&#13;
792 duire dans une nouvelle Eglise des choses odieuses delles mesme&#13;
793 Quoy qu’on marque qu’aucun du Sem.re ne doit repasser avec&#13;
794 M’gr cela ne doit pas empescher M. de Brullon de repasser&#13;
795 M. de Brisacier m’a dit a ce sujet que Son retour ne peut&#13;
796 faire de mauvais effets, dez que Ses affaires parlieres le&#13;
797 demandent.&#13;
798 J’ay achetté des pastilles de M. chomel, qu’il pretend m’avoir&#13;
20.&#13;
&#13;
799 donnéez p.r rien, et que Je pretens avoir bien payéez; cest un&#13;
800 tireur de quint’essence qui ne cherche qu’a Sinstruire et profiter&#13;
801 de tout, Jl Scavoit unepartie de nos differens, et il en Scait plus&#13;
802 que Je ne voudrois qu’il en Sceust, Jl est cependant un fort&#13;
803 honneste homme et fort lié a Lassemblée du noviciat.&#13;
804 Vous pouvéz Scavoir deM. Fredin Si on a respondu a la&#13;
805 demande que faisoit M. LJntendant que les deniers des&#13;
806 curez &amp; passassent par Ses mains et nullem.t par celles de&#13;
&#13;
�807 M’gr.&#13;
808 Je ne vous dis rien Sur la Bibliotheque dont on n’a point parlé.&#13;
809 vous pouvez vous contenter du memoire que vous mavéz&#13;
810 envoyé Sur ce Sujet, que Je produiray Si on en parle.&#13;
811 Jl Seroit bon que la mission de M. Thury fust unie au Sem.re&#13;
812 Je croy que Si on touchoit en france les 600.# que Le Roy donne&#13;
813 p.r les deux miss.res qui la desservent, et qu’on les employast en&#13;
814 effets en france dont M de chevry promet de donner le fret&#13;
815 gratis, Sur cepied la mission ne Seroit pas a charge au Sem.re&#13;
816 M. Thury en devroit escrire fortem.t a M. de chevry qui est&#13;
817 tres bien intentionné p.r lui, et qui lui envoye des presens de&#13;
818 farine lard et vin.&#13;
819 Les particularitéz que vous mavéz escrites touchant M. de merlat&#13;
820 m’ont Servy en temps et lieu a le faire connoistre, Les actions particu=&#13;
821 lieres Servent notablem.t p.r cela; J’espere que Dieu nous en&#13;
822 deslivrera Sans que nous nous en empressions beaucoup. on le&#13;
823 connoist icy mieux qu’on ne faisoit dans le dernier voyage Sur tout&#13;
824 M’gr Larch. qui avoit de L’estime p.r lui, et qui voyant M. de&#13;
825 mer lac avec Son phlegme arrester les Saillies deM’gr en le&#13;
826 tirant par la manche disoit que Mond. S.r merlat estoit un&#13;
827 ho’e tel qu’il faudroit p.r remplir la place deM’gr, mais Jl n’a&#13;
828 pas p’ntem.t ces Sentimens.&#13;
829 Je vous ay mandé dans mes percedentes que S’il arrivoit un&#13;
830 accident de mort a M. Le Comte que Je ne lui souhaitte pas, mais&#13;
831 Seulem.t quil Se reconnoisse, Jl Seroit bon de nous en donner avis&#13;
832 le plutost que vous pourriez Je vous en dis la raison dans ma&#13;
833 lettre commune&#13;
834 On ne doute point icy que Levesque a raison des abbayes est&#13;
835 obligé a Sa part de lentretien dela Sacristie, et Sans les abbayes&#13;
836 mesme, aux frais qu’il faut faire p.r les offices Pontificaux&#13;
837 Je vous envoye une consultation de plus.rs articles touchant&#13;
838 le chapitre, resolus par M. Le verrier official de Paris.&#13;
&#13;
�6.e feuille&#13;
page 21.&#13;
lettre O. no 5&#13;
&#13;
839 Je ne vous ay pas encore repondu dans cellecy que Les deux&#13;
840 quatre vingt dix huit livres que M. de Brisacier vous comptes&#13;
841 avoir fourny a M’gr p.r ornemens du chapitre n’ont point esté&#13;
842 employez a lornem.t dont voues me parléz, Cest une Somme&#13;
843 que M. de Bris. lui a avancé en plus.rs articles, Jl a dit quand&#13;
844 Jl en a fallu venir a compte quil l’avoit employé p.r le&#13;
845 chapitre, Si Je puis Je tireray du livre de M de Brisacier les&#13;
846 articles differens de lemploy de cette So’e et vous lenvoyeray&#13;
847 par les derniers vaisseaux&#13;
848 L’on ne croit pas que M’gr porte Ses plaintes a Rome apres&#13;
849 Sestre addressé au Roy p.r lui demander des commissaires p.r&#13;
850 regler les differens avec Son clerge, Jl est trop politique p.r&#13;
851 cela, et ce ne Seroit pas avancer Ses affaires, outre que Rome&#13;
852 ne va guere viste en besogne, et que Sa Coustume est de&#13;
853 deleguer un commissaire Sur les lieux p.r Jnformer, Jl n’y a&#13;
854 pas beaucoup de personnes qui voulussent Se charger de cette&#13;
855 commission de ceux qui Seroint capables de S’en bien&#13;
856 acquitter.&#13;
857 J’ay oublié de proposer a M’gr Lancien que M. de Grainville&#13;
858 Docteur de Sorbonne Grand chantre de LEglise de Bayeux avec qui&#13;
859 J’ay un grand commerce de lettres, qui estoit fort connu de M’gr&#13;
860 Lancien du temps quil estoit a Paris, ayant demeuré avec lui&#13;
861 deux ans dans le Sem.re S’est offert plus.rs fois aM. de Brisacier&#13;
862 p.r aller vous ayder Si Jl le jugeoit a propos; c’est M. de Brisacier&#13;
863 qui me l’a dit, car Je n’ay pas eu avec lui ces ouvertures. ce qui&#13;
864 arreste M. de Brisacier, est quil craint que Mond. S.r de Grain ville&#13;
865 ne Soit un peu entesté, et entier en Ses Sentimens, et quil ne vous&#13;
866 cherche dans la Suite a dominer Suivant le genie de la nation&#13;
867 dont il est (vous remarqueréz qu’il est de Caën) Jl me Semble&#13;
868 que cela ne Seroit pas tant a craindre Si ce Mons.r passoit&#13;
869 avec M’gr Lancien, et nos m.rs quelques annéez que Sil y alloit&#13;
&#13;
�870 apres leur mort; Leur aage et leur experiance, lui rendroit&#13;
871 leurs Sentimens venerables; Vous en confereréz M’gr L’ancien&#13;
872 peut vous dire ce qu’il en connoist, M. de Brisacier ny moy&#13;
873 ny ceux qui le connoissent n’en peuvent dire que du bien;&#13;
874 M. de Bayeux lemploye Souvent dans le gouvernem.r de Son&#13;
875 dioceze.&#13;
876 Je croy que M. Heraut Sera obligé de revenir en france; Son Pere&#13;
877 Le menace de le desheriter Sil ne revient.&#13;
22&#13;
&#13;
878 Je ne vous diray rien icy de tout ce que Je vous ay mandé dans&#13;
879 ma lettre commune de Lunion des abbayes a LEvesché de Quebec,&#13;
880 Je vous diray Seulem.t que cette union n’est pas faite, que celle de&#13;
881 meaubec est passée en cour de Rome, mais que celle de Benevent&#13;
882 et L’estréez n’est pas encore passée; on la presse fortem.t et Mad.e&#13;
883 de maintenon qui en avoit escrit a M Le cardinal de Jeanson&#13;
884 qui fait les affaires de la france a Rome, p.r le lui recommander,&#13;
885 a envoyé ces jours passez a M. de Bris. une lettre de ce dardinal a M de&#13;
886 Brisacier qui lui mande qu’il va faire travailler incessamm.t&#13;
887 a cette affaire;&#13;
888 Je me Suis Jnformé de ce que c’est qui appartient au canada de&#13;
889 la fondation de M. de morangis; Jl avoit laissé 10000.# au&#13;
890 Sem.re qu’on avoit constituéez au denier Vingt p.r distribuer&#13;
891 Selon la volonté du Sup.r du Sem.re aux missions des Jndes de Perses&#13;
892 et d’amerique de Grece &amp; et p.r entretenir des jeunes Seminaristes a&#13;
893 Paris; M. de Brisacier en avoit toujours appliqué 100.# p.r le&#13;
894 Canada, mais ap’nt quils ont consomméz ces 10000.# p.r la batisse&#13;
895 de leur Eglise, Je crains bien qu’ils n’en donnent plus rien, Je dois&#13;
896 en parler a M. de Brisacier, mais Jl faut encore attendre&#13;
897 quelque temps.&#13;
898 M. de la Palliere a mis a S.t Nicolas du chardonnet quelques&#13;
899 Prestres qui SeSont presentéz a lui p.r le canada; Je ne Scay Sil&#13;
900 en enverra quelques uns cette année.&#13;
&#13;
�901 Je ne vous mande rien des Nouvelles du temps, Sur tout dela&#13;
902 misere extreme ou toute LEurope est reduite, Jl y a plus de huit mois&#13;
903 qu’on dit qu’elle est extreme, et cependant elle croist toujours. Je ne&#13;
904 vous ne croirez pas ce que l’on poura vous en raconter, et cependant&#13;
905 on ne vous fera pas les choses Si grieves quelles le Sont. Dieu&#13;
906 veüille avoir compassion de Son peuple, et Se Servir de cette calamite&#13;
907 p.r nous reconcilier tous a lui; C’est a quoy peu depersonnes pensent.&#13;
908 au contraire dans Paris cette grande necessité est une Source&#13;
909 de vices et de crimes énormes : Notre bon Roy fait ce qu’il peut&#13;
910 faire p.r donner la paix a Son peuple, mais nos ennemis tous&#13;
911 battus qu’ils Sont Se tiennent fiers de nos miseres, quoy que les&#13;
912 leurs ne Soint pas moindres; Toutes ces Calamitéz degoustent&#13;
913 de la Vie, C’est une mort continuelle de voir les pauvres dans de&#13;
914 Si grandes Souffrances Sans les pouvoir Soulager. car tel qui&#13;
915 pouvoit faire laumosne ne le peut plus par la cherté de toutes choses&#13;
916 par les taxes continuelles et par toutes les autres charges qu’il est&#13;
23&#13;
&#13;
917 obligé de porter. on a Jmposé de grosses taxes Sur tous les biens des&#13;
918 villes et des Campagnes p.r la Soulagem.t des pauvres, mais on ne les&#13;
919 fait bien payer qu’aux uns, tandis que les autres S’en exemptent.&#13;
920 Je Suis obligé de finir cette lettre qui est desja asséz longue&#13;
921 Je vous conjure de me continuer L’assistance de vos prieres, et de&#13;
922 demander a nos mess.rs et a tous nos miss.res la mesme chose;&#13;
923 Je Suis toujours tres uny d’esprit a tous leurs travaux et a leurs&#13;
924 peines, Je voudrois bien les partager avec eux, mais Je vois&#13;
925 de plus en plus que mon affaire consiste a ne rien vouloir,&#13;
926 et a ne consulter que le bon plaisir de Dieu; Je suis persuadé&#13;
927 que ma grande affaire consiste a faire mourir en moy ce&#13;
928 fonds d’activité et d’empressem.t que Je reconnois Si Souvent en&#13;
929 moy partir d’amour propre, et d’orgueil, qui me fait desirer&#13;
930 de voir reussir les choses et en voir aussitost la fin que le&#13;
931 commencem.t Je reconnois bien ce que vous me mandez dans&#13;
&#13;
�ce 16.e avril 1694.&#13;
&#13;
932 vos lettres que cette incapacité que Je ressens en moy p.r faire&#13;
933 reussir vos affaires, et ce peu douvertures que J’ay p.r me commu=&#13;
934 niquer aux grands est un des plus grands biens que Dieu mait&#13;
935 fait p.r ne pas me perdre dans le grand monde, Je ne cesse d’en&#13;
936 remercier tous les jours le bon Dieu, et de le prier de moster&#13;
937 encore le peu d’esprit qu’il m’a donné p.r me conduire Sil juge&#13;
938 que cela Soit necessaire p.r m’unir Jntimem.t a lui, et ne m’en&#13;
939 Separer jamsis afin que Je pusse dire alors Ut iumentum factus&#13;
940 Sum apud te et ego temper tecum. Je vois bien que ce ne Sera&#13;
941 point la reussite des affaires mesme bonnes qui nous rendra&#13;
942 agreables a Dieu, mais qu’au contraire le mauvais Succez de ces&#13;
943 affaires bien pris est plus capable de nous unir a lui, Jlne&#13;
944 faut pas laisser de lui rendre grace quand Jl y donne La&#13;
945 benediction, mais Je concois qu’il ne faut point y mettre&#13;
946 dappuy car aujour dhuy les creatures nous flattent et&#13;
947 nous applaudissent, et demain elles Se decharneront contre&#13;
948 nous; mihi adhaerere Deo bonum est ponere in D’no Deo meo&#13;
949 spem meam. Je Suis dans lamour Sacré de nos Saincts&#13;
950 patrons avec tout le respect possible&#13;
951 Je vous prie de demander&#13;
952 excuse p.r moy a M.rs du&#13;
Monsieur&#13;
953 Pré et Martin et aux autres&#13;
954 Si Je ne leur ay point encore escrit&#13;
955 Je le vais faire au 1.er Jour.&#13;
956 Excuséz aussy toutes les fautes&#13;
957 que J’ay pu faire en cette lettre&#13;
vostre tres humble et&#13;
958 Je vous parle avec un cœur ouvert.&#13;
tres obeiss.t Serviteur&#13;
959 et Sans chercher beaucoup de detours. Tremblay p. J.&#13;
960 Jay oublié de prier M. de Bernieres de payer a&#13;
961 Thomas Gasse p.r lequel Jl y a une lettre dans&#13;
962 cepaquet la So’e de onze livres que Mad.me de&#13;
&#13;
�Les Evesques avoint esperé&#13;
esluder en mettant au&#13;
lieu de contra circa&#13;
et au lieu de videri&#13;
pal est fuit, Jls&#13;
vouloint mettre&#13;
videri potest, mais&#13;
les Romains Sont&#13;
plus raffinez que&#13;
nous, et il a fallu&#13;
donner la retracta=&#13;
tion telle quelle est.&#13;
&#13;
963 la motte ango a receu p.r lui, et quelle me&#13;
964 diminuera Sur ceque Je dois lui payer p.r la Toile&#13;
965 des charitéz de M’gr Lancien.&#13;
966 formule de retractation des Evesques de Lassemblée de 1682.&#13;
967 ad pedes ___&#13;
968 de le Supra id ___&#13;
969 Pra patis ___&#13;
970 displicucrunt ___&#13;
971 Pontificiam ___&#13;
972 n’ra ___&#13;
973 fuit ___&#13;
974 este ___&#13;
&#13;
/Paléographie par le Séminaire de Québec-lsh-2021&#13;
&#13;
�</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Paléographie typographiée en français classique par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/span&gt;</text>
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                    <text>&lt;span&gt;Original en français classique et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 5&lt;/span&gt;</text>
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                  <text>Cette collection comprend les documents contemporains de François de Laval dont il est l’auteur, le destinataire ou le sujet couvrant la période de 1623 à 1710 : correspondance, rapports, témoignages, actes. etc.</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Tremblay, Henri-Jean, 1664-1740</text>
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                <text>Lettre de Tremblay à Glandelet (Paris, 4 mars-16 avril 1694)</text>
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                <text>Le postulateur du Séminaire de Québec à Paris exprime à son confident sa reconnaissance pour ses conseils spirituels. Il lui rapporte que le roi a décidé de rappeler Saint-Vallier, 2e évêque de Québec. Il lui fait part des difficultés qu’il rencontre pour payer les dettes du Séminaire, pour toucher les pensions et les revenus des bénéfices et pour envoyer les factures et les livres demandés. Il lui dit qu’il a mis en ordre les prieurés de Bénévent, de Saint-Sébastien et de Parçay, qu’il a reçu la confirmation de l’union du prieuré de Méobecq au Séminaire et qu’il espère recevoir celle des prieurés de Bénévent et de l’Estrée. Il raconte que la France est dans une grande misère à cause de la guerre et que le roi cherche à faire la paix. Il lui dit aussi qu’il a envoyé des bulles du jubilé et un livre contre la comédie.</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11900" class="show"&gt;Original en français classique&lt;/a&gt; et conservé au Musée de la civilisation de Québec, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Lettres O, no 5&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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                <text>Glandelet, Charles de, 1645-1725</text>
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                <text>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11898" class="show"&gt;Copie typographiée et annotée en français moderne&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2018-2020, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/11899" class="show"&gt;Paléographie typographiée en français classique&lt;/a&gt; par le Séminaire de Québec, 2020-2022, et conservée au Centre d'animation François-De Laval&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</text>
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        <name>Abbayes et prieurés</name>
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        <name>Affaire du caractère de Saint-Vallier (1685-1708)</name>
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