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                    <text>~&#13;
2013&#13;
&#13;
es&#13;
&#13;
s&#13;
&#13;
Vous-mêmes coninie pierres vivantes&#13;
prêtez-vous a la construction&#13;
d'un édifice spirituel.&#13;
1 Pi erre 2, 5&#13;
&#13;
�i:c On n'exhume pas le passé. On le ressuscite. 11 Ainsi nos Fondateurs : bâtisseurs&#13;
de notre pays et témoins d'une foi, deviennent des inspirations pour aujourd'hui.&#13;
Cette phrase donne la cou leur de ce numéro de Pierres Vivantes et une unité à ses&#13;
différents articles.&#13;
&#13;
La couleur rouge du titre central symbolise la vie.&#13;
Les deux autres titres, en noir et en creux,&#13;
indiquent le passé et l'avenir.&#13;
Les lignes ondulantes qui traversent l'ensemble&#13;
&#13;
cl\insi, le 27 mai 2012 était béatifiée Élîzabeth de La moignon, veuve du Comte Molé&#13;
de Champlâtreux et fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis poursuivant&#13;
au Québec une œuvre admirable d'éducation.&#13;
On nous rappelle la canonisation de Kateri Tékakwitha, le 21 octobre 2012. Un signe&#13;
prometteur de compréhension et de rapprochement mutuel des autochtones et&#13;
autres habitants du pays.&#13;
&#13;
- symbolisent le mouvement et la vie qui circulent&#13;
toujours et invitent à continuer f'œuvre commencée.&#13;
&#13;
Il y a 25 ans cette année, Mgr Lou is Zéphirin Mo,·eau, évêque de St-Hyacinthe était&#13;
béatifié ainsi que le Père Frédéric Janssoone, franciscain très popu laire, apôtre au&#13;
Cap de la Madeleine.&#13;
&#13;
- elles évoquent aussi les files de témoins de la foi&#13;
de toutes les religions au Canada.&#13;
&#13;
Un autre article vous invite â découvri r les portraits des Fondateurs, du peintre&#13;
Marius Dubois, à la Basilique Sainte-Anne de Beaupré dans la chapel le de&#13;
l'immaculée-Conception.&#13;
&#13;
- elles rappellent enfin les liens de la Communion&#13;
des saints, véritable 11édifice spirituel.11&#13;
&#13;
.Antonine Maillet nous livre, dans son beau langage, toute son admiration pour&#13;
sainte Marguerite d'Youville.&#13;
.Autre article : un prélat romain énumère les procédures rigoureuses que l'Ég lise&#13;
s'impose avant de déclarer la sainteté de quelqu'un.&#13;
Suit une belle réflexion de Mgr Bertrand Blanchet su r la sainteté dans une&#13;
Église de pécheu rs.&#13;
Enfin, des communautés nous parlent de leurs efforts pour actualiser les&#13;
charismes de leur fondatrice.&#13;
&#13;
J/&#13;
&#13;
Pierres Vivantes présente une autre série de textes courts, simples, inspirants&#13;
pour ceux qui aspirent à une spiritualité actuelle et authentiq ue dans notre&#13;
monde sécularisé,&#13;
&#13;
~f&#13;
&#13;
l~1&#13;
&#13;
Bonne lecture !&#13;
&#13;
Ce bulletin est publié par&#13;
Le Comi té des Fondateurs de l'Église au Canada&#13;
Dépôt légal ISSN 0226 3572&#13;
Bibliothèque Nationale du Québec&#13;
Bibliothèque Nationale du Canada&#13;
&#13;
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&#13;
~:~:'i i~~i;iji ïi~::~::i~,::~::~Ei:~ii&#13;
&#13;
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&#13;
plusieurs crans la qualité de cette modeste revue. li quitte cette tâche&#13;
exigeante. Recevez, Monsieur Lemieux, toute notre admiration et&#13;
, notre reconnaissance profonde.&#13;
•· ..........................................................................................................&#13;
&#13;
Roger Leclerc&#13;
&#13;
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&#13;
�LA RECONNAISSANCE D E LA SAINTETÉ&#13;
Mgr Marcello Bartolucci&#13;
&#13;
L&#13;
&#13;
e chemin qui conduit à la sainteté est&#13;
difficile. Mais celui qui condu it à sa&#13;
reconnaissance officielle de la part de l'Église&#13;
l'est plus encore. Pour être inscrits dans&#13;
l'album des saînts, les conditions et les procédures sont rigoureuses et sévères. Seule l'Église&#13;
délivre le u certificat de sainteté ,1 à travers la&#13;
parole du Souverain Pontife, qui s'en remet aux&#13;
conclusions de la Congrégation pour la cause&#13;
des saints. C'est précisément dans ce dicastère&#13;
que la vie, les œuvres et les écrits du candidat&#13;
aux honneurs des autels sont soumis à un&#13;
examen méticuleux. Le jugement est attentif&#13;
et scrupuleux afin que ne subsiste aucun doute&#13;
sur la sainteté des candidats examinés.&#13;
Dans un entretien à l'Osservatore Romano,&#13;
S.Exc. Mgr Marcello Bartolucci, secrétaire de&#13;
la Congrégation - où il travaille depuis 1977 explique en synthèse les mécanismes et les&#13;
procédures suivis.&#13;
&#13;
Staruf' de St- Pif'rre, Placf' St-Pierre&#13;
&#13;
Le début de votre service a u sein sont dotés de procédures rigoureuses pour la&#13;
de la Congrégation pour les causes reconnaissance officielle de la sainteté poudes saints rem onte lt pres qu e vant être canonisée et pour la concession du&#13;
trente-cinq ans. Avez-vous consta té culte liturgique. Une transformation particuun.e certa ine évolution des procé- lièrement importante de la procédure eut lieu&#13;
dures pour l'e,Yam en d es causes autour de l'an mi lle, lorsque l'on passa des&#13;
canoniques ?&#13;
canonisations épiscopales aux canonisations&#13;
Les normes juridiques qui règlementent les&#13;
causes des saints ont constamment évolué au&#13;
cours des siècles. Quoi qu'il en soit, une chose&#13;
est certaine du point de vue historique : depuis&#13;
les premiers siècles de l'Église, les évêques se&#13;
&#13;
papales. Une autre période importante pour&#13;
notre législation fut le XVII' siécle, qui vit la&#13;
grande œuvre législative d'Urbain VII I et l'affirmation de l'institution de la béatification,&#13;
auparavant inconnue. La contribution du Code&#13;
&#13;
de droit canonique de 1917 est à relever : il&#13;
s'agit de la première tentative de rassembler&#13;
de façon organique la législation complexe et&#13;
fragmentaire des causes des saints. Lorsque je&#13;
suis entré au service de la Congrégation, en&#13;
1977, les normes canoniques en vigueur&#13;
étaient encore celles du Code de 1917, revues&#13;
et intégrées, toutefois, par les mesures de&#13;
Pie XI pour les caùses antiques, de Pie XII pour&#13;
l'examen des présumés miracles et de Paul VI.&#13;
qui réduisit de façon significative les phases&#13;
diocésaines et romaines des causes et réforma&#13;
l'organisation interne de la Congrégation. Puis,&#13;
en 1983 a eu lieu la réforme de Jean-Paul 11,&#13;
qui est en vigueur actuellement. Benoît XVI lui&#13;
aussi a voulu apporter sa contribution à travers trois mesures: en soulignant davantage la&#13;
différence théologique et liturgique entre la&#13;
béatification et la canonisation ; en augmentant le nombre des experts lors de l'enquête&#13;
médicale ; en accordant à la Congrégation la&#13;
faculté de nommer sept rapporteurs ad casum&#13;
en plus de ceux officiels.&#13;
&#13;
réélaborer et reproposer, à leur époque, la&#13;
pensée, la parole, le comportement, le style du&#13;
Christ. L'Êglise est reconnaissante aux t héologiens qui, à travers leur science, ont contribué&#13;
à étendre la comprêhension de la Révélation.&#13;
Mais dans le trésor de l'Église, une place encore plus noble est occupée précisément par&#13;
les saints, qui ont t raduit" l'intelligence II en&#13;
« expêrience 11, la cogitatio en amor, lo scientia&#13;
fidei en scientîa corîtotis. Les plus grands&#13;
connaisseurs du Christ et les plus fins exégètes&#13;
de l'Êvangile sont précisément les saints. Si le&#13;
Christ est la vMté suprême de Dieu et de&#13;
l'homme, les saints, en tant que reflet du&#13;
Christ, participent à sa splendeur et à son pouvoir de rayonnement. Les saints, en substance,&#13;
sont des compagnons fiables pour quiconque&#13;
est à la recherche de la vérité II certaine n et&#13;
d'une pensée II forte 11, capable de surmonter le&#13;
relativisme, de survivre aux modes et de&#13;
combler l'esprit de l'homme.&#13;
&#13;
Les saints p e1111e11t-ils aider l'homme&#13;
conte111porai11 à n e pas t o111/Jer da11s&#13;
l es pièges du r elativ ism e et d e la&#13;
pensée faible ?&#13;
&#13;
Dieu est la sainteté. Son essence est la sainteté. Jésus est 11 le Saint de Dieu 11. L'Êglise est&#13;
sainte, parce que sa tête est sainte, parce&#13;
qu'elle est habitée par !'Esprit Saint, parce&#13;
qu'elle a les moyens de la sanctification, parce&#13;
que ses fils sont saints, évidemment selon des&#13;
degrés divers de perfection. Le discours sur la&#13;
sainteté appartient à la théologie. Ce discours&#13;
peut être descendant, de Dieu à nous ; ou il&#13;
peut être ascendant, des saints au cœur de la&#13;
Trinité. Dans les deux cas, les saints sont sujets&#13;
et objets de la tl1éologie. En tant que sujets,&#13;
ils enseignent à travers leur vécu et parfois&#13;
également à t ravers leurs écrits. Mais ils peuvent également devenir objets de recherche&#13;
de la part des expertS des choses de Dieu.&#13;
&#13;
Certainement. Les saints sont eux aussi marqués par la culture, par la spiritualité, par&#13;
l'histoire de leur époque et par leur milieu.&#13;
Cela constitue l'aspect éphémère et caduque,&#13;
qui ne peut pas être répliqué à des époques et&#13;
des lieux divers de ceux originels. Mais chez&#13;
tout saint, il existe une dimension supratemporelle et d'une actualité éternelle, car&#13;
l'essence de la sainteté est la communion avec&#13;
Dieu et l'imitation parfaite du Christ. Ce qu i&#13;
reste des saints est leur conformation au&#13;
Christ et l'originalité avec laquelle ils ont su&#13;
&#13;
Qu 'entc11dez-11ous p a r la théol ogi e&#13;
d es saints?&#13;
&#13;
�Lorsque l'Église et les théologiens étudient et&#13;
contemplent les saints, et en proposent la&#13;
vénération et l'imitation, ils ne font rien&#13;
d'autre qu'indiquer des parcours sûrs pour&#13;
arriver à la vérité de Dieu et pénétrer dans le&#13;
mystère de l'Église, qui est sainte et sanctificatrice. Il n'est pas exagéré d'affirmer que les&#13;
saints sont un véritable « lieu théologique »,&#13;
comme le pensaient, entre autres, saint Jean&#13;
d'Avila et Melchior Cano au XW siècle. Cela&#13;
est également la pensée de Benoît XVI, qui a&#13;
indiqué plusieurs fois les saints comme ceux&#13;
dont l'existence a été pénétrée par le mystère&#13;
de Dieu, à la différence de certains grands&#13;
théologiens académiques, auxquels l'essentiel&#13;
peut également demeurer caché. Le titre de&#13;
docteur conféré par Jean-Paul Il à la petite&#13;
Thérèse de Lisieux est la confirmation que les&#13;
saints, indépendamment de leur culture, sont,&#13;
des maîtres dans les choses de Dieu. En disant&#13;
cela, je pense en premier lieu aux saints&#13;
canonisés, mais je n'exclus pas les saints qui&#13;
sont encore parmi nous et qui, à travers leur&#13;
existence imprégnée de Dieu, sont réellement&#13;
lumière du monde. De nombreuses conversions&#13;
à l'Évangile ont eu lieu et ont lieu grâce au&#13;
témoignage, souvent silencieux, de chrétiens&#13;
fervents dans la foi, dans la charité, dans la&#13;
contemplation, dans le service. Il est donc&#13;
important d'avoir un rapport vivant, familial,&#13;
et immédiat avec les saints d'hier et d'aujourd'hui. Ils nous enseignent la véritable&#13;
théologie et nous indiquent comment devenir&#13;
nous-mêmes théologiens.&#13;
&#13;
Souvent, certaines congrégations&#13;
religieuses ou diocèses n'ont pas&#13;
les moyens économiques suffisants&#13;
pour mener à bien une cause de&#13;
canonisation. Existe-t-il un instrument qui réponde à ces nécessités ?&#13;
Les causes des saints peuvent être promues et&#13;
soutenues économiquement par divers organismes : par exemple, par les congrégations&#13;
religieuses, ou par les diocèses, par les&#13;
paroisses, par les associations ou par les fidèles&#13;
individuellement. Bien sûr, tous n'ont pas&#13;
les mêmes ressources économiques. Que se&#13;
passe-Hl alors? Le manque de ressources est&#13;
un faux problème et ne devrait pas influencer&#13;
leur chemin. En effet, les causes des serviteurs&#13;
de Dieu qui sont accompagnés d'une solide et&#13;
vaste renommée de sainteté et de miracles&#13;
auront toujours les moyens nécessaires de&#13;
parvenir à leur but. Les fidèles sont heureux&#13;
de collaborer à une si noble entreprise. Au&#13;
contraire, les causes u pauvres » manquent&#13;
souvent de moyens car la connaissance de&#13;
leurs serviteurs de Dieu respectifs est faible et&#13;
la dévotion à leur égard est tiède. Il y a également le cas, rare, de communautés fortement&#13;
intéressées par la promotion de leurs serviteurs&#13;
de Dieu, mais qui ne disposent objectivement&#13;
pas des ressources nécessaires. La Congrégation pour les causes des saints est sensible à&#13;
ces situations et intervient de façon concrète.&#13;
&#13;
Quelles sont les garanties que les&#13;
procédures canoniques offrent pour&#13;
établir la certitude de la sainteté&#13;
des candidats ?&#13;
La sainteté que nous recherchons à travers les&#13;
causes de béatification et de canonisation est&#13;
celle qui découle de la grâce et qui se traduit&#13;
de façon concrète dans la perfection de la&#13;
charité et des autres vertus chrétiennes. Les&#13;
garanties canoniques existent et sont données&#13;
avant tout par l'attention scrupuleuse portée&#13;
aux enquêtes lors de l'instruction ; puis par les&#13;
jugements collégiaux répétés et approfondis&#13;
et enfin, par décision du Pape, qui fait partie&#13;
de son magistère ordinaire. Cela est également&#13;
la pensée de saint Thomas d'Aquin et de&#13;
Benoît XIV, le Magister des causes des saints,&#13;
qui utilise une expression d'une intensité&#13;
particulière lorsqu'il affirme que le Pape, dans&#13;
les canonisations, u assume en sa personne un&#13;
pouvoir divin ». Du reste, la procédure historique et juridique elle-même sont un gage&#13;
de certitude en ce qui concerne le sérieux des&#13;
enquêtes et la fiabilité des jugements. 11 y a&#13;
avant tout le discernement fait par le peuple&#13;
de Dieu, par le postulateur et par l'évêque&#13;
diocésain. Puis viennent les études méticuleuses du relateur de la cause, qui sonde les&#13;
vertus ou le martyre. Suivent les jugements sur&#13;
le fond des théologiens, et, dans un deuxième&#13;
temps, des cardinaux et des évêques. Les&#13;
présumés miracles sont soumis à un examen&#13;
supplémentaire, et doivent recevoir l'approbation de nombreux experts médicaux ou&#13;
techniques, qui ont le devoir de s'assurer si&#13;
le fait en question est scientifiquement&#13;
inexplicable.&#13;
&#13;
L'instruction Sanctorum Mater de&#13;
2007 a-t-elle réussi à encourager&#13;
une plus grande précaution et prédsion dans l'instruction des causes&#13;
des saints au niveau diocésain ?&#13;
L'expérience m'assure que depuis toujours, la&#13;
Congrégation procède avec la u précaution et&#13;
précision » nécessaires. Elle en exige tout&#13;
autant des tribunaux diocésains. Lorsque&#13;
demeurent des incertitudes et des lacunes, le&#13;
dicastère demande des enquêtes supplémentaires. L'examen de la validité juridique des&#13;
enquêtes et le travail des relateurs sont très&#13;
attentifs à la qualité des preuves, afin que rien&#13;
ne soit omis de ce qui peut être en faveur ou&#13;
contre la cause. En effet, il est certain que le&#13;
recueil complet et exhaustif des preuves&#13;
provenant de témoignages et de documents&#13;
représente la meilleure garantie pour la bonne&#13;
issue des causes. Sanctorum Mater, bien que&#13;
n'étant pas un texte législatif, a certainement&#13;
facilité l'application de la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister et des&#13;
Normae servandae de 1983.&#13;
&#13;
Source: Osservatore Romano, B septembre 2077.&#13;
&#13;
�CROIRE À UNE ÉGLISE SAINTE ET PÉCHERESSE&#13;
Mgr Bertrand Blanchet&#13;
Archevêque èmerite de Rimouski&#13;
&#13;
Dans la revue Prêtre et Pasteur de septembre 2011, Monseigneur&#13;
Bertrand Blanchet. archevêque émérite de Rimouski, signait un&#13;
article sur la sainteté dans une Êglise pécheresse. Pour le bénéfice&#13;
des lecteurs de Pierres Vivantes, nous avons demandé à l'auteur&#13;
l'autorisation de reproduire son texte 1. (J.L)&#13;
&#13;
~&#13;
&#13;
A&#13;
&#13;
chaque célébration domini_cale, nous&#13;
affirmons : u Je crois en l'Eglise, une,&#13;
sainte ... 11 Si un observateur étranger nous&#13;
interpellait : &lt;1 Sainte I Vraiment? ... Vous fermez-vous les yeux sur tout ce qui s'y passe 7 11,&#13;
parions que nous cacherions mal un certain&#13;
embarras. Par contre, j 'ai évoqué le thème de&#13;
cet article devant une religieuse amie. Elle m'a&#13;
répondu spontanément : 11 Église sainte et&#13;
pécheresse? C'est moi 11 Mais comment tenir&#13;
ensemble ces deux affirma tians?&#13;
&#13;
À l'évidence, il existe dans l'Église une face&#13;
lumineuse et une face sombre. Pour beaucoup,&#13;
c'est d'abord la face sombre qui s'impose.&#13;
Même si elle s'avère attristante, ayons la&#13;
lucidité de la regarder.&#13;
&#13;
1. LA FACE SOMBRE DE L'ÉGLISE&#13;
Dans nos pays industrialisés, l'image de l'Église&#13;
projetée par les médias est souvent négative.&#13;
Comme s'il s'agissa it d'une composante de&#13;
l'esprit du temps. Dans une culture ou les&#13;
revendications d'autonomie et de liberté s'imposent de plus en plus, les grandes institutions&#13;
prêtent facilemen t flanc à la contestation.&#13;
&#13;
L'Eglise n'y échappe pas. Mais elle n'est pas&#13;
sans responsabilité à l'égard de l'image qu'elle&#13;
projette. Si le discours médiatique emprunte&#13;
parfois le ton du compte à régler. il comporte&#13;
souvent sa part de vérité.&#13;
Dans Tertio mi/lennio advenientel, Jean-Paul Il&#13;
identifie quelques traits de la face sombre de&#13;
l'histoire de l'Église. D'abord la division des&#13;
chrétiens. Celle-ci contredit son essence même&#13;
puisqu'el le se définit comme communion.&#13;
Le II voyez comme ils s'aiment n des premières&#13;
communautés chrétiennes en témoignait&#13;
admirablement. Mais, très tôt. la robe sans&#13;
couture du Christ a été déchirée et elle le&#13;
demeu re, malheureusement. Jean-Paul Il&#13;
évoque ensuite l'usage de la violence au service&#13;
de la vérité. Lorsque la foi a été proposée, la&#13;
conscience des personnes n'a pas toujours été&#13;
respectée, elle a parfois été violentée. Le souci&#13;
de la vérité s'avérait plus important que les&#13;
personnes. Ensuite, l'hostilité ou la défiance de&#13;
nombreux chrétiens envers les juifs, à travers&#13;
les siècles, constîtue aussi un fait historique&#13;
douloureux. Pourtant Jésus, Marie, les Apôtres&#13;
étaient jui fs et l'Église est née à Jérusalem.&#13;
&#13;
Jean- Paul Il considère ensuite&#13;
notre responsabilité dans les&#13;
maux d'aujourd'hui : la négation&#13;
de Dieu, phénomène né dans le&#13;
monde occidental, l'indifférence&#13;
religieuse, le climat de relativisme éthique, la&#13;
négation du droit à la vie de l'enfant à naître,&#13;
l'indifférence aux cris des pauvres de partout.&#13;
Compte tenu de la force internationale que les&#13;
chrétiens représentent, ils portent une responsabilité à l'égard de ces maux.&#13;
Mais relativement moins d'attention a été&#13;
accordée aux maux ou malaises internes 6&#13;
l'Église. D'abord ceux de son histoire: scandales&#13;
des papes, médiocrité des clercs, complicité&#13;
avec le pouvoir politique, triomphalisme...&#13;
Certains se demandent également si un certain style d'autorité ne fait pas écran à&#13;
l'Évangile : centralisme et juridisme, propositions morales semblant ignorer la conscience&#13;
individuelle, recherche de sécurité menant à&#13;
des positions très conservatrices, gestion&#13;
inadéquate des abus sexuels de membres du&#13;
clergé, etc. Dans son encyclique sur l'œcumènisme, Unum sint. Jean- Paul Il invitait les&#13;
responsables des autres dénominations dirétiennes â lui faire des suggestions sur la façon&#13;
d'exercer son ministère. Qu'en a-t-on fait?&#13;
&#13;
ÉGLISE PÉCHERESSE OU&#13;
ÉGLISE DE PÉCHEURS ?&#13;
La Commission théologique internationale&#13;
s'est demandé s'i l convenait de qualifier&#13;
l'Église de pécheresse ou simplement d'Église&#13;
de pécheurs. Elle conclut ainsi : 11 sainte, rendue telle par le Pêre au moyen du sacrifice du&#13;
Fils et du don de son Esprit, elle est aussi, en&#13;
un certain sens, pécheresse, car elle assume&#13;
réellement en elle le péché de ceux qu'elle a&#13;
elle- même engendrés dans le baptême, par&#13;
&#13;
analogie au Christ qui a assumé le pèche du&#13;
monde 1,3 • On aura remarqué la nuance: 11 en&#13;
un certain sens... par analogie 11.&#13;
D'aucuns oublieraient la nuance pour affirmer simplement 11 pécheresse ». Â preuve,&#13;
diraient-ils, la division actuelle des chrétiens.&#13;
C'est l'institution ecclésiale elle-même qui&#13;
est divisée et non seulement ses membres.&#13;
La Commission fonde une large part de sa&#13;
réflexion sur Ja solidarité entre les membres&#13;
du Corps mystique, dont les liens sont plus&#13;
étroits que ceux d'une société civile : 11 Dans la&#13;
grâce, en effet comme dans la blessure du&#13;
pèche, les baptisés d'aujourd'hui sont proches&#13;
et solidaires de ceux d'hier. »4&#13;
Cette solidarité est maintes fois exprimée dans&#13;
la Bible. Jean-Paul Il cite à cet égard la belle&#13;
prière d'Azarias: 11 Béni sois-tu, Seigneur, Dieu&#13;
de nos pères{...) nous avons péché, nous avons&#13;
agi avec iniquité,(...) Ainsi priaient les Hébreux&#13;
après l'exil, en prenant sur eux les fautes commises par leurs pères. » Et le pape d'ajouter :&#13;
11 L'Église imite leur exemple et demande&#13;
pardon pour les fautes, mêmes historiques, de&#13;
ses enfants 11.~&#13;
Mais la nuance de la Commission s'explique.&#13;
En son sens premier, le pèché est un acte personnel résultant d'une décision libre. Si l'on a&#13;
pu parler de strnctures de pèché ou de péché&#13;
structurel, c'est dans un sens analogique.&#13;
(Dans une analogie, une caractéristique convient en propre à un être. Si elle est reconnue&#13;
en un autre, c'est secondairement et par participation.) En ce sens, les êtres humains seuls&#13;
sont pécheurs. Lorsqu'une institution comme&#13;
l'Église est dite pècheresse, c'est parce que les&#13;
péchés de ses membres retentissent sur elle.&#13;
Ils flétrissent son visage, tout comme le péché&#13;
d'une personne ternit en elle l'image de Dieu.&#13;
&#13;
�-,&#13;
&#13;
=-&#13;
&#13;
APPEL À LA CONVERSION IT&#13;
À LA PURIFICATION&#13;
Même si l'Êglise propose un idéal de sainteté&#13;
â ses membres, elle ne vise pas à devenir un&#13;
cercle de purs, en excluant ceux qu'elle&#13;
estimerait indignes. Elle sait qu'elle est sancto&#13;
et semper reformanda suivant l'expression du&#13;
Concile. Saint Ambroise la compare aux invités&#13;
à la noce et à la femme malade qui cherche à&#13;
toucher Jésus afin d'être guérie. Il dit:&#13;
Cours donc à l'orée des chemins, ramasse&#13;
les bons et les mauvais, fais entrer dans ton&#13;
Église les estropiés, les aveugles et les boiteux. Ordonne de remplir la maison, fais&#13;
entrer tous ceux que tu peux â ton dîner,&#13;
car si celui que tu auras convié accepte, tu&#13;
le rendras digne de ton invitation. Bien sùr,&#13;
il sera repoussé, celui qui ne revêt pas&#13;
l'habit nuptial, c'est-à-dire l'habit de la&#13;
charité, le manteau de la grâce. Je le&#13;
répète, fais inviter tout le monde. Ton&#13;
Église ne décline pas l'invitation à ta table...&#13;
&#13;
La figure de l'Église se trouve dans cette&#13;
femme qui s'approcha de toi par derrière&#13;
et qui toucha la frange de ton manteau,&#13;
disant en elle-même : &lt;&lt; si seulement je&#13;
touche son manteau, je serai sauvée. 11&#13;
Cette Église confesse ses blessures, cette&#13;
Église veut être soignée."&#13;
Car ces maux et ces fautes sont autant d'appels à la conversion et à la grâce de Dieu. La&#13;
confession sincère de ses péchés. on le sait,&#13;
ouvre tout grand sur une autre confession :&#13;
celle de l'amour de Dieu. Elle est aussi un acte&#13;
de foi dans l'Esprit et sa capacité de renouveler sans cesse son Égli,;e. Le plus bref des&#13;
psaumes dit admirablement : « Son amour&#13;
envers nous s'est montré le plus fort, éternelle&#13;
est la fidélité d~1 Seigneur&gt;&gt; (Ps 116).&#13;
&#13;
Reconnaissons d'ailleurs que l'Église s'est&#13;
amendée sur beaucoup de points. El le avait&#13;
accepté autrefois la violence. l'esclavage, la&#13;
mise à mort des hérétiques, la mise au ban des&#13;
juifs. Elle refusait la liberté religieuse, les droits&#13;
humains, l'œcuménisme. les valeurs des autres&#13;
grandes religions. etc. Comme on dit souvent :&#13;
11 le gros paquebot de l'Église prend du temps&#13;
â se retourner mais il finit par y arriver. n&#13;
Le père Timothy Radcliffe&#13;
rappelle que les gra ndes&#13;
crises de l'hist~ire de l'É_gl_ise&#13;
se sont touiours averees&#13;
des occasions de purification. Pourquoi, par&#13;
exemple, n'en serait-il pas ainsi de celle des&#13;
abus sexuels? Après cette crise, l'Église peutelle encore céder au triompha -lisme et dire,&#13;
comme le pharisien de la parabole : « Je te&#13;
rends grâce, Seigneur, parce que je ne suis pas&#13;
comme le reste des hommes u 7 Peut-on&#13;
regretter que les prêtres et les religieux soient&#13;
descendus du piédestal sur lequel ils s'étaient&#13;
retrouvés?&#13;
&#13;
2. LA FACE LUMINEUSE DE L'ÉGLISE&#13;
Le père Congar parlait de la&#13;
« sainte Église de pécheurs u. Sa&#13;
sainteté morale est celle de&#13;
pécheurs pardonnés qui ont&#13;
goûté à la miséricorde de Dieu.&#13;
Hommes et femmes, ils sont lâ déjà avec Jësus&#13;
sur les routes de la Palestine. Bien sûr. aux&#13;
yeux des juifs du temps, si soucieux de fidélité&#13;
à la loi. ce groupe de joyeux pécheurs pardonnés projetait une bien mauvaise image. Mais,&#13;
pour rien au monde, ils auraient abandonné&#13;
celui qui les avait relancés sur le chemin de la&#13;
vie et leur avait redonné dignité et liberté.&#13;
&#13;
Benoît XVI l'a souvent répété,&#13;
ce sont les saints et les saintes&#13;
qui disent le mieux ce qu'est&#13;
l'Église. Parce qu'ils disent le&#13;
mieux ce qu'est l'Èvangile... et&#13;
Jésus Christ. Èvoquer le long&#13;
cortège qu'ils forment depuis le tout début de&#13;
l'Église équivaut à feuilleter un album familial,&#13;
l'album d'un Évangile illustré dont chaque&#13;
page est lumineuse. Comme le visage de&#13;
Mo·1se descendant de la montagne, le visage&#13;
des saints reflète la lumière du contact avec le&#13;
divin. Le psaume 33 dit:« Oui regarde vers lui&#13;
resplendira. u&#13;
Plusieurs historiens et sociologues ont montré&#13;
l'apport des valeurs chrétiennes à notre civilisation. Comment ne pas ëtre impressionnés&#13;
par le souci des pauvres et des petits qui traverse toute l'histoire de l'Église, souvent au&#13;
milieu de grandes violences? Comment oublier&#13;
les innombrables œuvres de charité et de justice&#13;
que les disciples de Jésus ont suscitées au&#13;
cours des sièclesï L'institution ecclésiale a joué&#13;
un rôle majeur dans l'éclosion et le soutien de&#13;
beaucoup d'entre elles. Elle n'est pas étrangère&#13;
non plus à une certaine conception de l'ètre&#13;
humain qui sous-tend nos chartes de droits.&#13;
Ce sont là aussi des traits de sa face lumineuse.&#13;
&#13;
FONDEMENTS DE LA SAINTETÉ&#13;
DE L'ÉGLISE&#13;
11 Dieu seul est saint 11 affirme la Bible et&#13;
chante la liturgie. Mais, tout saint qu'il soit. il&#13;
a voulu lier sa vie à la riôtre. Toute la Bible est&#13;
traversée par son dèsir de faire alliance avec&#13;
l'humanité : de Noé â Abraham, en passant par&#13;
Moïse et les prophètes jusqu'à Jésus. Le sommet de l'alliance culmine en effet dans la&#13;
personne de Jésus où le divin s'allie à l'humain&#13;
de la manière la plus intime possible.&#13;
&#13;
L'Église. pour sa part, est rendue sainte par son&#13;
alliance avec Jésus, habité par l'ésprit. La Bible&#13;
essaie d'approcher ce mystère en faisant appel&#13;
à diverses réalitës: un peuple, une épouse, un&#13;
corps. Autant d'images de l'alliance. Dieu a&#13;
donc voulu lier sa vie au peuple que nous&#13;
sommes ; d'où le nom de peuple saînt. Il a&#13;
voulu lier sa vie comme un époux à celle d'une&#13;
épouse, même en anticipant ses infidélités, à&#13;
l'instar de celle d'Osée.&#13;
Le Christ a voulu lier sa&#13;
vie à la nôtre comme la&#13;
tête est liée aux membres greffés sur son&#13;
corps. Ce peuple, cette épouse, ce corps sont&#13;
saints parce qu'ils sont habités par le Souffle&#13;
Saint de Jésus.&#13;
Voilà pourquoi au5sî, les premiers chrétiens,&#13;
nouvellement greffés sur le grand Corps du&#13;
Christ par le baptême, osaient s'appeler&#13;
mutuellement (&lt; les saints 11. Ils comprenaient&#13;
que cette sainteté était de l'ordre de l'être&#13;
et non pas d'abord d'un agir moral. D'où&#13;
l'expression du père Congar: ,1 la sainte Église&#13;
de pécheurs 11.&#13;
Dans cet ordre de l'agir, l"Esprit est aussi le&#13;
sanctificateur u, tant des baptisés que de&#13;
l'Église elle-même. li le fait par grâce, en nous&#13;
aidant à devenir de véritables disciples de&#13;
Jésus et de son Êvangile. Ce faisant. les baptisés se révèlent à eux-mêmes et l'Église&#13;
devient ce qu'elle est appelée à être : « signe&#13;
et instrument de l'union intime avec Dieu et&#13;
de l'unité du genre humain 1, (L.G.) Elle est&#13;
instrument du don de Dieu à l'humanité mais,&#13;
dit saint Paul, elle porte ce trésor dans des&#13;
vases d'argile. Sa lutte contre le mal, c'est à la&#13;
fois dans le monde et en elle- même qu'il lui&#13;
faut la mener.&#13;
(&lt;&#13;
&#13;
�Dans sa lettre aux Philippiens, saint Paul dit&#13;
que le Christ s'est littéralement vidé de sa condition divine pour devenir en tout semblable à&#13;
l'être humain et vivre l'humiliation de la croix.&#13;
Le cardinal Newman aurait&#13;
dit qu'après être descendu&#13;
jusqu'à l'humiliation de la&#13;
croix, le Christ a voulu descendre jusqu'à l'humiliation&#13;
de l'Église. C'est le prix qu'il a accepté de payer&#13;
en liant sa vie à la nôtre. Le mystère de la&#13;
sainteté et du péché, Jésus l'a assumé d'une&#13;
certaine façon dans sa personne même ; il l'a&#13;
vécu encore davantage dans l'Église.&#13;
&#13;
LE MYSTÈRE DE L'INCARNATION&#13;
Nous sommes là dans le rayonnement du&#13;
mystère de l'Incarnation. En faisant encore&#13;
appel à la notion d'analogie, nous pouvons&#13;
affirmer que l'Église prolonge à sa manière&#13;
l'Incarnation de Jésus Christ. Elle est portée&#13;
par le souffle du même Esprit&#13;
Dans sa première encyclique, Jean-Paul Il fait&#13;
une affirmation particulièrement lourde de&#13;
sens : « par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est&#13;
en quelque sorte uni lui-même à tout&#13;
7&#13;
homme. n Uni à tout être humain et solidaire&#13;
de tous les êtres humains. Il a partagé plus&#13;
intensément que tout autre 11 les joies et les&#13;
espoirs, les tristesses et les angoisses des êtres&#13;
humains, surtout des pauvres et de ceux qui&#13;
souffrent... 11 [G.S. n• 1). Avec la lucidité et la&#13;
sensibilité qui étaient les siennes. il a éprouvé&#13;
la tristesse et l'humiliation d'être en lien avec&#13;
des humains responsables des pires bassesses&#13;
et des plus graves ignominies. Lui, le saint et le&#13;
Juste, il a épousé et éprouvé notre condition&#13;
pécheresse.&#13;
&#13;
- - -- -&#13;
&#13;
-- -&#13;
&#13;
Benoit XVI a suggéré une image pour évoquer&#13;
ce mystère : celle du buisson ardent. Elle convient admirablement à Jésus car te feu divin&#13;
qui l'anime ne consume pas son humanité&#13;
charnelle. Elle convient aussi à la Parole de&#13;
Dieu : le souffle de !'Esprit laisse intacts le&#13;
langage, la culture et la personnalité des auteurs bibliques. De même pour les sacrements,&#13;
porteurs de vie divine à travers d'humbles&#13;
signes matériels. Cela est vrai également pour&#13;
l'Église : le feu de !'Esprit ne consume pas ce&#13;
qu'il y a d'humain en elle.&#13;
&#13;
Sans l'Esprit Saint:&#13;
&#13;
Mais a vec /'Esprit Saint :&#13;
&#13;
• Dieu est lointain&#13;
&#13;
• Le cosmos soulevé gémit&#13;
dans l'enfantement du royaume&#13;
&#13;
• le Christ reste dans le passé&#13;
• L'Évangile est lettre morte&#13;
• l'Église est une sim ple organisation&#13;
• L'autorité est une domination&#13;
&#13;
• Le Christ ressuscité est là&#13;
• L'Évangile est puissance de vie&#13;
• L'Église est communion&#13;
0&#13;
&#13;
• La liturgie est une simple évocation&#13;
&#13;
L'autorité est un service libérateur&#13;
&#13;
• La liturgie est un mémorial&#13;
• La mission est une propagande&#13;
• L'agir humain est une morale d'esclave&#13;
&#13;
• La mission est une Pentecôte&#13;
• L'agir humain est déifié.&#13;
&#13;
Ce rôle de l'Esprit Saint est bien illustré par un&#13;
théologien orthodoxe, Ignace de Lattaquié. Il&#13;
évoque aussi, de façon très contrastante, la&#13;
face sombre et la face lumineuse de l'Église.&#13;
PrétreC't Posœur, septembre 2011 vol 11-l n' 8&#13;
Jean Paul 11, Trrvomi//enn,o ocfve,1,e,11e. Cné ou Vat,can. 19!l4, ri' J3&#13;
Comm1ss,on 1neo1og,que ,n1erna1,ona e, Memo re et 1eDent3r•ce, 7 tl"df\ 200).&#13;
11),d. 111 ~onuements chèotoy,ques&#13;
&#13;
Jean-Pau Il. ll.11d . DC 1999, n 2211 p 834-835&#13;
Sa,nt Amoro,se, Ot:Pt!n,1enr,o. 1, 7 30-37&#13;
&#13;
leJn-Paul Il. LrRl:'cte1ri1J1e11rt1e/'hc1mmt, n 8&#13;
&#13;
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&#13;
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KATERI TEKAKWITHA,&#13;
&#13;
le lys des Agniers,&#13;
est nzain tenant canonisée&#13;
&#13;
Kateri îekakwitha est née en 1656 d'une Algonquine&#13;
et d'un chef Iroquois de la tribu de la Tortue, dans le village agn ier d'Ossernenon, aujourd'hui Auriesville, dans&#13;
['État de New York. Sa mère avait vécu au poste français&#13;
des Trois-Rivières et était chrétienne. La fillette avait&#13;
quatre ans quand une épidémie de vérole se déclare dans&#13;
la bourgade, emporte ses parents et son jeune frère et la&#13;
laisse les yeux malades et le visage grêlé. El le est accueillie par un oncle et élevée par ses tantes. Comme elle&#13;
ne peut pas supporter l'éclat de la lumière du jour, on la&#13;
surnomme Tekakwitha: celle qui avance en tâtonnant.&#13;
En 1666, une expédition française contre les Agn iers&#13;
oblige sa tribu à se réfugier dahs la forêt pour y passer&#13;
l'hiver. Tekakwitha accompagne les siens sur la rive nord&#13;
de la rivière Mohawk, à un endroit qu'i ls nomment&#13;
Kahnawaké. C'est là qu'elle rencontre pour la première&#13;
fois des missionnaires jésuites. Elle est frappée de leurs&#13;
manières affables et de leur piété. Elle s'occupe des&#13;
travaux domestiques et est habile à manier l'aiguille pour&#13;
décorer les mocassins et les chemises et confectionner&#13;
des colliers. Elle participe aux travaux des champs, aux&#13;
cueillettes de fruits et à la récolte de légumes.&#13;
&#13;
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&#13;
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&#13;
é)j;~&#13;
&#13;
Elle doit subir les heurts de sa famille&#13;
lorsqu'elle refuse l'époux qu'on lui propose.&#13;
Quand le jésuite Jacques de Lamberville lui&#13;
rend visite à l'automne 1675, elle demande le&#13;
baptême. Après un catéchuménat de six mois,&#13;
elle est baptisée le jour de Pâques 1676, sous&#13;
le nom de Kateri. Pendant plus d'un an, sa&#13;
famille continue de la persécuter et la prive de&#13;
nourriture parce qu'elle ne veut pas travailler&#13;
le dimanche. On lui lance des pierres quand&#13;
elle se rend à la chapelle pour prier. Le Père&#13;
de Lamberville lui conseille alors d'aller vivre à&#13;
la mission Saint-François-Xavier, sur la rive&#13;
sud du Saint-Laurent, en face de Montréal.&#13;
Dans ce village, elle retrouve d'autres chrétiens&#13;
et les Jésuites qu'elle avait rencontrés en&#13;
1666. Kateri fa it sa première communion le&#13;
jour de Noël 1677. Elle passe des heures en&#13;
prière à la chapelle. Durant la chasse d'hiver,&#13;
elle continue ses exercices de piété tout en se&#13;
livrant aux travaux communs, et se fait un&#13;
oratoire d'une croix taillée dans un arbre, prés&#13;
d'un ruisseau. Elle ne peut réaliser son désir de&#13;
fonder une communauté de religîeuses autochtones, mais elle fait vœu de chasteté le&#13;
25 mars 1679. Accablée de migraines, d'une&#13;
fièvre lente et d'un grand mal d'estomac,&#13;
elle meurt le 17 avril 1680, à l'âge de 24 ans.&#13;
Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul Il&#13;
le 22 juin 1980.&#13;
&#13;
Statue de Kateo Tekaktvitha ô la&#13;
Basilique Sainle-Anne-de-Beauµre&#13;
&#13;
Et à Rome, le pape Benoît XVI l'a proclamée&#13;
sainte le 21 octobre 2012.&#13;
&#13;
Source : Recueil des c1Wbrotions des saints et saintes, bienheureux et bienheureuses du Canada.&#13;
&#13;
�,&#13;
&#13;
MGR LOUIS-Z ÉPHIRIN MOREA U&#13;
était béatifié il y a vingt-cin q ans&#13;
&#13;
Louis-Zéphirin Moreau est né â Bécancour, au Québec,&#13;
en 1824. Il était le cinquième d'une famille de cultivateurs comptant treize enfants. Peu apte aux travaux des&#13;
champs en raison d'une santé délicate, il cachait une&#13;
intelligence vive et réfléchie derrière un physique ingrat.&#13;
Pieux. doux, modeste et tenace, il étudie au séminaire&#13;
de Nicolet et se destine au sacerdoce. Sa santé l'oblige&#13;
bientôt â prendre du repos et quand il demande â l'évêque&#13;
de Québec, Mgr Signay, de l'admettre au sacerdoce,&#13;
celui-ci refuse.&#13;
Le jeune homme de 22 ans se rend alors auprès de&#13;
l'évêque de Montréal, Mgr Bourget, qui l'accueille. 11 est&#13;
ordonné prêtre le 19 décembre 1846 et exerce les&#13;
fonctions de maitre de cérémonie à la cathédrale et de&#13;
secrétaire adjoint à l'évêché, avant de devenir responsable de la chancellerie diocésaine et chapelain à l'Asile&#13;
de la Providence.&#13;
&#13;
Pendant six ans, l'abbé Moreau s'initie ainsi â l'administration diocésaine et â la pastorale pour laquelle il n'a pas&#13;
beaucoup d'attrait, mais sa bonté â l'égard des pauvres&#13;
était si grande que ceux-ci l'appelaient« le bon Monsieur&#13;
Moreau 11. Sous la direction de Mgr Bourget. il développe&#13;
la dévotion â !'Eucharistie, à Marie, au Sacré-Cœur et à&#13;
l'Eglise. À la création du diocèse de Saint-Hyacinthe, en&#13;
1852, l'abbé Moreau est nommé, â 28 ans, secrétairechancelier du premier évêque, Mgr Jean-Charles Prince.&#13;
Il est aussi curé de la cathédrale, procureur, chapelain&#13;
des religieuses, des fonctions qu'il occupera pendant près&#13;
de 24 ans auprès des trois premiers évêques de ce&#13;
diocèse, avant de leur succéder en 1876. Il prend comme&#13;
devise : « Je peux tout grâce â celui qui me donne sa&#13;
force. •&#13;
Mgr Moreau fonde de nouvelles paroisses, construit la&#13;
cathédrale, crée le chapitre diocésain. Il fait venir et&#13;
fonde de nouvelles communautés religieuses, pour l'éducation des enfants et le service des prêtres. Charitable,&#13;
il puise â même son salaire et donne de ses vêtements&#13;
personnels aL1x pauvres. On l'appelle le c, saint 11 Mgr Moreau.&#13;
Il connait les œuvres des catholiques sociaux français et&#13;
lit leurs publications. En 1874, il s'en inspire pour fonder&#13;
l'Union Saint-Joseph, afin de venir en aide aux travailleurs&#13;
et pallier aux accidents, à la maladie et au chômage.&#13;
Travailleur infatigable, il entretient une importante&#13;
correspondance et mène les affaires de son diocèse avec&#13;
prudence et efficacité. Proche de ses prêtres, cordial et&#13;
franc, soucieU&gt;c de leur formation permanente, il organise&#13;
â leur intencion des conférences ecclès1astiques et&#13;
publie le résultat des questions étudiées. Il est décédé&#13;
le 24 mai 1901. Le pape Jean-Paul Il l'a béatifié le&#13;
10 mai 1987.&#13;
&#13;
Soum:- Recueil des cèlébrotio11s des sninrs el snmres,&#13;
bienheureux et bienheureuses du Conodn&#13;
&#13;
�Il y a vingt-cinq ans&#13;
BÉATIFICATION&#13;
DU PÈRE FRÉDÉRIC JANSSOONE&#13;
&#13;
En 1881, le Père Frëderic fait un premier voyage au Canada&#13;
dans le but d'y établir une quête annuelle en faveur des Lieux&#13;
Saints et pour soumettre aux évêques le projet d'établissement&#13;
d'un Commissariat de Terre Sainte au Canada. Durant ce&#13;
voyage. il prêche des retraites à Québec, à Portneuf, à&#13;
Trois-Rivières, à Bécancour et au Cap-de-la-Madeleine.&#13;
Le Franciscain s'installe définitivement au Canada en 7888.&#13;
Accueilli à Trois-Rivières, il sera intimement lié à l'organisation&#13;
et au développement du pèlerinage à Notre-Dame du Rosaire&#13;
créé par le curé Luc Désilets au Cap-de-la Madeleine. Il instaure&#13;
le Tiers-Ordre franciscain dans plusieurs localités du Québec et&#13;
de la Nouvelle-Angleterre. Il érige trois chemins de croix en&#13;
plein air, organise des congrès et de.s pèlerinages et prêche de&#13;
nombreuses retraites, tout en rédigean t une imposante série&#13;
de publications: articles de journaux et de revues, brochures,&#13;
ouvrages sur la Terre Sainte, vies de Jésus, de Marie, de sainte&#13;
Anne, de saint Joseph, de saint François d'Assise, de saint&#13;
Antoine de Padoue et du Frère Oidace.&#13;
&#13;
Fils de cultivateurs à l'aise, Frédéric Janssoone est né à&#13;
Ghyvelde, au nord de la France, le 19 novembre 7838. Il perd&#13;
son père à l'âge de neuf ans, puis commence à Hazebrouck des&#13;
études secondaires qu'il poursuit à Dunkerque. En 1856, il doit&#13;
quitter le collège pour subvenir aux besoins de sa mère. 11 s'engage d'abord comme garçon de courses, mais se révèle bientôt&#13;
un voyageur de commerce doué pou r les affaires. Après la mort&#13;
de sa mère, en 1861, il complète ses études. En 1864, il entre&#13;
au noviciat de !'Ordre des Frères Mineurs (Fr·anciscains} à&#13;
Amiens.&#13;
Ordonné prêtre en 1870, il est aumônier mi litaire durant la&#13;
guerre franco- prussienne, puis sous-maître des novices et&#13;
bibliothécaire, avant d'être nommé supérieur à Bordeaux. En&#13;
1876, il passe dans la Custodie de Terre Sainte où il est ~'abord&#13;
aumônier des Frères des Êcoles chrétiennes au Caire, en Egypte.&#13;
et prêche des retraites dans cette ville et à Alexandrie. De 1878 à&#13;
1888, il assiste Je supérieur gardien des Lieux Saints en Palestine.&#13;
Il participe à l'administration, renouvelle les pèlerinages en&#13;
Terre Sainte, rétablit l'usage du chemin de la croix dans les rues&#13;
de Jérusalem et dirige la construction de l'église de Bethléem.&#13;
&#13;
Il a préparé le rétablissement au pays de l'Ordre des Frères&#13;
Mineurs, éteint avec la mort du dernier Récollet en 1812. L'ancien commis voyageur se fait colporteur de Dieu. Parcourant&#13;
les paroisses de plusieurs diocèses du Québec, il fait du porte à&#13;
porte pour y vendre ses ouvrages. Le profit de ces ventes sert à&#13;
l'établissement des Franciscaines missionnaires de Marie, des&#13;
Clarisses, des Franciscains de Trois-Rivières, des Adoratrices du&#13;
Précieux-Sang de Joliette. Décédé à Montréal le 4 août 1916 d'un&#13;
cancer d'estomac, le Père Frédéric est inhumé à Trois- Rivières. Il&#13;
a été béatifié le 25 septembre 1988 par le pape Jean-Paul Il.&#13;
&#13;
Source : Recueil des célébrations des saints e( saintes, bienheureux&#13;
et bienheureuses du Canada&#13;
&#13;
�BÉATIFICATION RÉCENTE&#13;
DE MÈRE SAINT-LOUIS&#13;
(Louise-Élizabeth)&#13;
&#13;
Le pape Benoît XVI, à quelques heures de la béatification et s'adressant au groupe francophone réuni sur la Place Saint-Pierre, l'assurait&#13;
qu'il participait spirituellement à la joie des fidèles du diocèse de&#13;
Vannes rassemblés pour la célébration de la béatification de LouiseElizabeth Molé, Mère Saint-Louis. Voici les paroles prononcées par le&#13;
Souverain Pontife : "Mère Saint-Louis nous apprend comment, avec&#13;
l'aide de l'Esprit-Saint, nous pouvons ouvrir notre cœur avec douceur&#13;
pour rejoindre les autres dans leur différence, leur fragilité et leur&#13;
pauvreté. Laissons-nous guider par l'Esprit comme elle pour annoncer au monde les merveilles de Dieu et être des témoins de l'Esprit de&#13;
vérité et de Iiberté. 11&#13;
Rendons grâce à Dieu pour la Bienheureuse Louise-Élizabeth, ce témoin&#13;
exemplaire de l'amour de Dieu et du prochain. Au début du XIX" siècle, elle a répondu, avec amour et générosité, aLIx besoins de l'Église&#13;
et de la société en fondant une Congrégation ayant pour but l'êducation gratuite des petites filles pauvres et abandonnées.&#13;
&#13;
Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis ont vécu une grande joie,&#13;
le 27 mai 2012. La fondatrice de la Congrégation, Marie-LouiseÊlizabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux, en religion&#13;
Mère Saint-Louis, a été béatifiée à Vannes (Bretagne) sous le nom&#13;
de Louise-Élizabeth,&#13;
&#13;
Aujourd'hui, fidèles au charisme reçu de l'Esprit et légué par Mère&#13;
Saint-Louis, la Bienheureuse Louise-Élizabeth, les quelque 600 sœurs&#13;
oeuvrant dans dix pays, sur trois continents, poursuivent l'œuvre&#13;
d'éducation et de charitê comrnencêe en 1803 et participent ainsi à&#13;
la mission éducative de l'Église.&#13;
&#13;
Quelque 4 000 personnes étaient rassemblées : cardinaux, évêques,&#13;
religieux, religieuses, personnes associées à la Congrégation, descendants de Mère Saint-Louis, laïcs en provenance de plusieurs dioceses&#13;
de France. La célébration de la béatification s'est déroulée sur l'esplanade du port de Vannes. C'est l'endroit même où la Bienheureuse&#13;
Louise-Êlizabeth a accueilli des fillettes abandonnées errant sur la&#13;
Rabine, à proximité de la Maison-Mère ouverte en 1803.&#13;
&#13;
Ensemble, sœurs, personnes associêes ou partenaires dans les œuvres, ont choisi, dans le sillage de Mère Saint-Louis, de travailler à&#13;
cc restaurer dans la miséricorde et la justice, l'humanitê blessée, en&#13;
s'engageant à poser des gestes de solidarité et de partage, d'espérance&#13;
et de pardon, qui rêvèlent la tendresse du Père et la joie du Salut. 1,&#13;
(Const. N. 2.3).&#13;
&#13;
Au cours de son homélie, le cardi nal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des saints, représentant le pape Benoît XVI&#13;
s'exprimait ainsi : r1 La Parole de Dieu entendue aujourd'hui parle des&#13;
Apôtres qui, remplis du Saint-Esprit, se mirent a parler d'au tres&#13;
langues. Mere Saint-Louis aussi a vécu sa Pentecôte personnelle.&#13;
Pleine des dons du Saint-Esprit, elle a fait fructifier les dons de la nature et de la grâce en parlant la langue de la charité évangélique...&#13;
La noblesse et la richesse de sa fam ille furent par elle transformées&#13;
en noblesse et richesse de charité envers les nécessiteux. Comme son&#13;
patron Saint-Louis, elle aussi se pencha avec amour sur les pauvres et&#13;
les déshérités pour en soulager l'indigence et l'abandon. 11&#13;
&#13;
Rendons grâce à Dieu que Bienheureuse Louise-Élizabeth (Mère&#13;
Saint-Louis) soit désormais un signe d'espérance pour toute personne&#13;
qui désire s'engager au service de l'Église et du monde.&#13;
&#13;
Denise Paquet, ses/&#13;
&#13;
�A ntonine Maillet nous pa rle de&#13;
M ARG U ERITE D'YO UVI LLE&#13;
&#13;
Le 11 mai 1991, pour souligner la canonisation de sainte&#13;
Marguerite d'Youvil le, on avait invité les Montréalais à une&#13;
grande fête populaire au Vieux Port de Montréal. Une occasion&#13;
magnifique pour rend re hommage à la nouvelle sainte et à la&#13;
communauté des Sœurs Grises qu'elle avait fondée.&#13;
&#13;
Acette occasion, on avart lu publiquement un texte remarquable&#13;
d'Antonine Maillet. Les lecteurs de Pierres Vivantes seront ravis,&#13;
pour certains, de rel ire ce texte qu'ils avaient entendu à ce moment et, pour d'autres, d'en prendre connaissance pour la toute&#13;
première fois. (J .L.)&#13;
Si les tremblements de terre servent à redessiner les continents,&#13;
les inondations à irriguer le sol, les éruptions de volcans à faire&#13;
surgir les montagnes, pourquoi nos peurs, nos angoisses, nos souffrances, nos révoltes, nos tremblements d'âme et nos éruptions&#13;
de l'esprit, ne serviraient-ils pas à prolonger l'accouchement du&#13;
monde? Parce que l'univers est encore en gestation, nous avons la&#13;
possibilité d'ajouter à la palette du lever de soleil sur la mer, à&#13;
nuancer les harmonies des vents d'automne, à rendre plus fraîche&#13;
l'eau vive de la source. Par notre seule existence, nous participons&#13;
au parachèvement de la Création. Voila sans doute notre véritable&#13;
raison d'être au monde.&#13;
&#13;
Mais c'est aussi la raison d'être du pauvre, du démuni, du faible,&#13;
du déshérité, de tous ceux- là qui nous apparaissent à nous comme&#13;
des retailles inachevées de la Création. Pourtant, quelqu'un de plus&#13;
grand que nous a dit un jour : &lt;1 Ce que vous ferez au plus petit&#13;
d'entre les miens ... ,, Car ceux que nous appelons des restants&#13;
d'humanité : les fourbisseurs qui achèvent leur vie à genoux&#13;
devant un seau d'eau sale, les filles à matelots qui pullulent sur les&#13;
quais, les clochards qui dorment sous les ponts, les femmes&#13;
battues, les orphelins morveux, les vieillards radoteux et abandonnés, tous ceux-là sont nés comme nous du rêve d'un Dieu qui&#13;
nous a choisis parmi les milliards de possibles et qui nous a aimés.&#13;
Bien avant son temps, Mère Marguerite d'Youville a eu cette vision&#13;
de la beautê inachevée du monde et de la grandeur de l'homme.&#13;
Cette femme avait la trempe des héros qu i font l'histoire : mais&#13;
parce que son àme était plus forte que son bras, elle a fait passer&#13;
la vie avant l'histoire, et fait passer le salut et le bonheur des humbles avant la gloire des grands de ce monde. Elle a guidé ses sœurs,&#13;
les Sœurs Grises, qui continuent son œuvre dans l'espace et dans&#13;
le temps, à soigner gratuitement les malades avant la naissance de&#13;
l'assurance hospitalisation, à cueillir les orphelins avant l'ouverture&#13;
des garderies: à nourrir, loger, défendre les pauvres et les maltraités&#13;
avant la création des foyers d'accueil ou de l'assistance sociale.&#13;
L'œuvre des Sœurs Grises est l'un des plus beaux témoignages que&#13;
la créature puisse rendre à son Créateur qui, en nous laissant une&#13;
création en friche, nous invite à la parachever.&#13;
Mère Marguerite d'Youville, en ce milieu du dix-huitième siècle,&#13;
a vu s'étendre sous ses yeux un continent à défric.her, un pays à&#13;
construire, une civilisation à rêpandre, un peuple à conduire â Dieu.&#13;
Elle a roulé ses manches et a crié au temps, son plus grand défi.&#13;
Défi que des milliers de femmes par la suite ont relevé. Après tout,&#13;
à force de rêver le monde, qui sait, on finira peut-être par le forcer&#13;
à ressembler â nos rêves.&#13;
&#13;
Antonine Maillet&#13;
&#13;
�Marius Dubois, peintre, nous présente&#13;
LES SAINTS ET LES BIENHEUREUX&#13;
&#13;
de chez nous&#13;
&#13;
fvlëre Marie-Anne (Esther Blondin)&#13;
&#13;
P&#13;
&#13;
our honorer des héros ou chanter la&#13;
louange de personnes illustres et de&#13;
grand mérite, on voit les hommes, tout au long&#13;
de leur histoire profane et religieuse, ériger des&#13;
monuments ou commander des tableaux&#13;
montrant leurs grands personnages dans des&#13;
actions qui les ont rendus célèbres.&#13;
De nombreux artistes ont ainsi été invités â&#13;
réaliser de semblables œuvres pour honorer la&#13;
mémoire de ces grandes figures. On s'adressait à eux parce qu'on les savait capables de&#13;
dégager chez ceux à qui on voulait rendre&#13;
hommage le trait pouvant traduire leur personnalité profonde et leur rayonnement&#13;
unique.&#13;
&#13;
À notre époque encore, des artistes se sont&#13;
trouvés inspirés par la vie et l'œuvre des per-&#13;
&#13;
sonnes qui sont devenues des bienheureux et&#13;
&#13;
C'est d'abord à Frédéric Doyon que les responsables du Sanctuaire avaient confié la décoration&#13;
de cette chapelle. Mais comme Monsieur&#13;
Doyon est décédé avant d'avoir complété ce&#13;
projet, c'est à un autre artiste, Marius Dubois,&#13;
qu'on a demandé de poursuivre le travail.&#13;
&#13;
des saints reconnus par l'Église.&#13;
Le Sanctuaire de Sainte-Anne-de- Beaupré&#13;
nous offre une très belle illustration de ce que&#13;
des artistes peuvent accomplir pour honorer&#13;
les grandes figures religieuses qui méritent&#13;
toujours d'être mieux connues dans la suite&#13;
des générations.&#13;
Dans la crypte de la basilique de Sainte-Anne,&#13;
on a préparé une chapelle dédiée â l'immaculée Conception de la Vierge Marie. On a&#13;
confié l'ornementation de ce lieu à des artistes&#13;
qui ont consacré tous leurs talents pour&#13;
réaliser des tableaux qui impressionnent&#13;
grandement les visiteurs.&#13;
&#13;
Toute la production de Marius Dubois est&#13;
imprégnée de poésie et de tendresse et on y&#13;
découvre un intérêt très marqué pour la nature. La perfection accordée au déta il dans&#13;
chacune des parties de son œuvre nous&#13;
assure du sérieux du travail de l'artiste et du&#13;
grand respect qu'il éprouve pour le public.&#13;
&#13;
Marius Dubois est né à Plessisville en 1944. Il&#13;
a étudié d'abord la sculpture â Québec, puis&#13;
s'est rendu à Londres pour obtenir une&#13;
maitrise en peinture. Détenteur de bourses du&#13;
ministère de !'Éducation et du ministère des&#13;
Affaires culturelles, il a participé à de nombreuses expositions, notamment â Montréal,&#13;
à Québec, â Sherbrooke, à Lévis, à Beauport et&#13;
à Charlesbourg.&#13;
&#13;
Dans La Presse, le 13 juin 1992, Madame&#13;
Jocelyne Lepage rapportait ce jugement de&#13;
Ma rius Dubois sur lui- même : 11 Je ne suis&#13;
pas juge de l'art contemporain par ce que je&#13;
peins, mais ma peinture, c'est quand même&#13;
une prise de position. Si je choisis de revenir&#13;
aux thèmes traditionnels, ce n'est pas par défi,&#13;
c'est pour le plaisir de peindre. 11&#13;
&#13;
Pour le gouvernement du Québec, désireux&#13;
d'offrir au Pape Jean- Paul Il un souvenir de&#13;
son passage à Québec, lors de sa visite mémorable au Canada en 1984, il a exécuté une&#13;
toile représentant la Vierge Marie et l'Enfant&#13;
Jésus, intitulée fv/oter Solvatoris. Cette œuvre&#13;
se trouve désormais au Musée du Vatican.&#13;
&#13;
Marius Dubois a réalisé, pour orner les murs&#13;
de la Chapelle de l'immaculée Conception du&#13;
Sanctuaire de Sainte-Anne-de- Beaupré, des&#13;
tableaux représentant le saint Frère André et&#13;
sainte Kateri Tekakwitha, les bienheureux&#13;
François de Laval et Frédéric Janssoone,&#13;
les bienheureuses Marie de l'Incarnation,&#13;
&#13;
�LE CENTRE MARIE-DE-L'INCARNATION&#13;
&#13;
- Le Parloir Marie-de-l'Incarnation&#13;
&#13;
D&#13;
&#13;
epuis les années 7960, le Centre Mariede-l'Incarnation était voisin du Musée&#13;
des Ursulines au cœur du Vieux Québec. Il&#13;
avait feu et lieu dans la maison de madame&#13;
de la Peltrie, notre grande bienfait rice venue&#13;
au Québec en même temps que Marie de&#13;
l'Incarnation pour y demeurer. Sa maison a&#13;
été construite en 1644, deux ans à peine&#13;
après le Monastère qui avait été inauguré en&#13;
novembre 1642.&#13;
&#13;
Marie de l'Incarnation&#13;
Marie-Catherine de Saint-Augustin,&#13;
Marie-Léonie Paradis, Marie-Anne Blondin&#13;
et Dina Bélanger. À Montréa l, il ava it déjà&#13;
fait la présentation des saintes Marguerite&#13;
Bourgeoys et Marguerite d'Youvi lle à la&#13;
basilique Notre-Dame.&#13;
On découvre ainsi que Marius Dubois s'est appliqué à connaitre un très grand nombre de&#13;
nos belles figures religieuses. Pour réaliser&#13;
toutes les toiles qui les représentent. l'artiste&#13;
s'est imposé un travail considérable afin d'apprendre d'elles ce qui les motivait tout au&#13;
&#13;
cours de leur vie, quels sentiments profonds&#13;
les habitaient et ce qui les faisa it agir avec&#13;
un tel dévouement et une tel le abnégation.&#13;
Marius Dubois se révèle particulièrement sensible à la dimension religieuse des personnes&#13;
qu'il a cherché à connaître et à comprendre&#13;
au plus intime d'elles- mêmes. Quand on voit&#13;
la finesse et la délicatesse avec lesquelles il y&#13;
est parvenu, on est dans l'admiration. On sent&#13;
surgir en soi le secret désir d'en connaître&#13;
davantage sur ces personnages qui ont contribué d'une façon si remarquable à façonner&#13;
l'Église de chez nous.&#13;
&#13;
Jacques Lemieux&#13;
&#13;
J\llarie Guyart&#13;
&#13;
de/ '/11camatio11&#13;
&#13;
1599- ! 672&#13;
&#13;
Le Musée a connu une extension au moment&#13;
d'organiser sa nouvelle exposition : ce qui a&#13;
provoqué la disparition du Centre Marie-del'Incarnation installé tout à côté. Mais notre&#13;
Mère ne s'est pas tue pour autant, elle veille&#13;
toujours sur nous. Un an plus tard, les autorités ursulines réunies avec toute l'équipe ont&#13;
découvert l'endroit idéal avec pignon sur rue,&#13;
tout près du monument, à quelques pas de la&#13;
première chapelle.&#13;
Le Centre reprend vie sous le nom Parloir.&#13;
Pourquoi? Souvenons- nous que Marie de&#13;
l'Incarnation recevait tous les personnages&#13;
importants de la colonie, tant les français que&#13;
les autochtones. Mère Marie les conseillait&#13;
dans son cloître. Ils ont pris l'habitude de ces&#13;
rencontres au parloir des Ursulines et bientôt&#13;
le chemin pour s'y rendre s'est appelé la rue&#13;
du Parloir et le nom est demeuré. Situé sur&#13;
cette rue, il est apparu bienséant au comité de&#13;
nommer 11 Parloir Marie-de-l' Incarnation 1,&#13;
&#13;
�- - -----&#13;
&#13;
MONASTÈRE&#13;
&#13;
cette nouvelle entité. Â quelques pas de la&#13;
première chapelle, nous pouvons aller nous y&#13;
recueillir et rappeler le souvenir des Saints&#13;
Martyrs Canadiens et de Monseigneur de&#13;
Laval qui ont célébré !'Eucharistie maintes fois&#13;
en ce lieu. En déambulant, avant d'entrer dans&#13;
cette chapelle, sur les pierres qu'ont foulées&#13;
nos saintes devancières, nous sommes disposées â la prière.&#13;
Le Parloir accueille toutes les personnes&#13;
désireuses de connaître ou découvrir du neuf&#13;
relatif â la mère de l'Église au Canada, tel que&#13;
le pape Jean-Paul Il l'a appelée, lors de la&#13;
béatification en 1980. Des Ursulines et des&#13;
amies de Marie de l'Incarnation vous reçoivent. _d~nnent les renseignements avec joie,&#13;
une v1deo raconte son histoire, des aquarelles&#13;
réalisées par une artiste ursuline reproduisent&#13;
les principaux événements de sa vie ; dans les&#13;
montres, des manuscrits et quelques objets lui&#13;
ont appartenu. La maquette exécutée en&#13;
1880, nous fait voir tout le complexe du&#13;
Monastère.&#13;
Ses Écrits, des CD-ROM, sont là pour qui veut&#13;
se les procurer : sa Correspondance, des&#13;
Biographies, des Études lui sont consacrées,&#13;
des souvenirs.&#13;
&#13;
Marguerite Chénard. o.s.u.&#13;
&#13;
DES AUGUSTINES DE LA M ISÉRICORDE DE JÉSUS&#13;
D E L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC&#13;
« L ieu de mémoire habité»&#13;
&#13;
HISTORIQUE&#13;
OUVERT&#13;
du mardi au samedi inclusivement&#13;
de10hà11h30et&#13;
de 13 h 30 à 16 h 30&#13;
le dimanche&#13;
de 13 h 30 à 16 h 30&#13;
Si vous désirez&#13;
un rendez-vous,&#13;
veuillez appeler&#13;
418 692-2523, poste 263&#13;
ou 418 694-9235,&#13;
ou laisser un message&#13;
à ce dernier numéro.&#13;
&#13;
Courriels :&#13;
cmi@vmuq.com&#13;
ou&#13;
chemar28@hotmail.com&#13;
Adresse complète :&#13;
Parloir Marîe-de-l'lncarnation&#13;
6, rue du Parloir&#13;
Québec (Québec)&#13;
G1R 4M5&#13;
&#13;
L' HÔTE L-D I EU DU&#13;
PRÉC I EUX - SANG DE&#13;
QUÉBEC, premier couventhôpital en Amérique au&#13;
nord du Mexique, fut fondé&#13;
le 16 août 1637 lors de la&#13;
signature, à Paris, du contrat de fondation par la&#13;
duchesse d'Aiguillon et les&#13;
hospitalières de Sa intAugustin de Dieppe, désignées&#13;
pour prendre en charge cet&#13;
établissement destiné aux&#13;
soins des âmes et des corps.&#13;
&#13;
et les malades. Ainsi commença, sous le signe de la&#13;
foi, du courage, de l'audace&#13;
et de la ténacité, une belle&#13;
histoire d'hospitalité au&#13;
cœur de ce pays.&#13;
&#13;
En 1648, soit neuf ans&#13;
après l'arrivée des trois&#13;
fondatrices, se joignait â&#13;
elles. S. Marie-Catherine de&#13;
Saint-Augustin, venue de&#13;
Bayeux en France et décédée en odeur de sainteté&#13;
At/arie-Catherine&#13;
en 1668 après s'être offerte&#13;
de Sctint-A 11gusti11&#13;
en victime d'amour pour le&#13;
Le 1cr août 1639, après une périlleuse traversée, salut de la Nouvelle-France. Elle a été déclarée&#13;
trois hospitalières de St-Augustin débarquent co-fondatrice de l'Église du Canada et notre&#13;
au pied du Cap Diamant. Ces vaillantes premier évêque, Mgr François de Laval, disait&#13;
fondatrices de l'hospita lisation en Nouvelle- d'elle qu'elle était un 11 chef d'œuvre du Saint&#13;
France ne pouvaient soupçonner l'ampleur Esprit. ,, Elle est la figLire spirituelle de !'Ordre&#13;
que prendrait leur œuvre. En effet. onze autres des Augustînes. Un Centre de prière en notre&#13;
monastères et II Hôtels-Dieu II ont vu le jour monastère lui est dédié et est intégré dans le&#13;
au Québec et leur rayonnement s'est réper- projet.&#13;
cuté jusqu'en Amérique du Sud et en Haïti. Ici&#13;
même au monastère de l'Hôtel-Oieu de Québec,&#13;
plus de 700 religieuses se sont succédé afin d'y&#13;
« servir le Christ dans les pauvres et les&#13;
malades ». Leur vie de prière intense a su&#13;
informer. dynamiser leur action afin de donner&#13;
un visage humaîn à l'Amour par la tendresse&#13;
compatissante manifestée envers les pauvres&#13;
&#13;
Malgré la vie trépidante qui était la leur, les&#13;
Augustines ont toujours eu le souci de consigner leur histoire dans les annales, d'entretenir&#13;
et de conserver les objets et les documents qui&#13;
témoignent aujourd'hui éloquemment de leur&#13;
vie et de leur enracinement en cette terre&#13;
d'Amérique. Au fil des siècles, elles ont égale-&#13;
&#13;
�ment mis tout leur talent et toute leur&#13;
générosité au seNice de !'Hôtel-Dieu pour le&#13;
hisser et le maintenir â la fine pointe de l'excellence dans sa triple mission de soins, de&#13;
recherche, et d'enseignement. La preuve&#13;
ultime de cet attachement fut de permettre à&#13;
u leur 11 Hôtel-Dieu de continuer de grandir au&#13;
sein d'une nouvelle structure ju ridique, le&#13;
CHUQ, Centre hospitalier universitaire de&#13;
Québec, en acceptant, le 9 novembre 1995, de&#13;
signer le contrat de désintéressement et d'en&#13;
confier l'avenir â l'État.&#13;
&#13;
regroupement aurait lieu au monastère de&#13;
!'Hôtel-Dieu de Québec, monastère fondateur&#13;
situé au cœur du Vieux-Québec, sur un site&#13;
patrimonial, dans des bâtiments classés offrant&#13;
une superficie totale de 10 000 m1.&#13;
&#13;
SITUATION DE LA COMMUNAUTÉ&#13;
Si l'évolution de l'Hôtel-Dieu poursuit sa courbe&#13;
ascendante, il n'en va pas de même pour la&#13;
communauté qui l'a vu naître. Leur monastère,&#13;
qui a déjâ hébergé plus de deux cents sœurs,&#13;
est devenu trop grand pour leurs besoins et&#13;
trop exigeant â entretenir (elles ne sont plus&#13;
que 17 sœurs encore présentes au monastère&#13;
et leur moyenne d'âge est de 84 ans).&#13;
&#13;
De quoi parle-t-on? De bâtiments uniques au&#13;
Canada, d'archives, de livres anciens, de pièces&#13;
de mobi lier, de peintures, de sculptures,&#13;
d'orfèvrerie, de textiles, de savoir-faire... qui&#13;
remontent aux origines du pays et qui ont&#13;
rarement d'équivalents dans les grandes&#13;
collections nationales.&#13;
&#13;
Ce patrimoine est reconnu d'importance nat ionale par les deux paliers de gouvernement.&#13;
Provincial et Fédéral. La Commission des lieux&#13;
et monuments historiques du Canada a&#13;
reconnu une première fois en 1936. puis de&#13;
nouveau en décembre 2002, l'importance de&#13;
!'Hôtel-Dieu de Québec et du monastère des&#13;
Augustines attenant en les désignant u Lieu&#13;
historique national du Canada 1&gt;.&#13;
En novembre 2003, le gouvernement du Québec,&#13;
par sa ministre d'État à la Culture et aux&#13;
Communications. a désigné â son tour le site&#13;
du monastère. site historique et a classé une&#13;
partie des bâtiments à t it re de monuments&#13;
historiques ainsi qu'une partie significative du&#13;
patrimoine mobilier et archivistique â titre de&#13;
biens historiques.&#13;
&#13;
Pour perpétuer le charisme d'accueil et de&#13;
miséricorde de la communauté, assurer la&#13;
pérennité financière du projet et lui donner&#13;
une portée sociale plus large, les Augustines&#13;
destinent une autre aile de leur vieux&#13;
monastère. soit environ 5 000 m2, à une hôtellerie monastique qui pourra accueillir une&#13;
clientèle de tourisme culturel et/ou religieux,&#13;
ou encore â toute personne désireuse de vivre&#13;
l'expérience d'un cloître du 17' siècle. 11 y aura&#13;
un centre de ressourcement, un lieu de répit&#13;
pour aider, soutenir l'engagement de personnes&#13;
qui ont à cœur le maintien de la santé, les&#13;
aidants naturels et les personnes qui accompagnent un malade à l'Hôtel-Dieu.&#13;
Cette décision fut confirmée et réaffirmée&#13;
aux Chapitres généraux ultérieurs de 2005&#13;
et 201 o. En y créant ce lieu de mémoire&#13;
habité, les Augustines assurent la sauvegarde&#13;
de ce patrimoine et mettent â la disposition&#13;
de la population, non seulement un patrimoine fondateur amassé depuis leur arrivée&#13;
en Nouvelle-France en 1639, un des plus importants du Québec et du Canada, mais aussi&#13;
un lieu d'hospitalité.&#13;
&#13;
NAISSANCE D'UN PROJET :&#13;
LIEU DE MÉMOIRE&#13;
Voyant progressivement se fermer leurs&#13;
monastères, (6 monastères sur 12 existent&#13;
encore aujourd'hui et d'autres fermeront dans&#13;
les prochaines années) et l'importance de leur&#13;
patrimoine, les Augustines du Québec ont&#13;
entrepris dans les années 1990 de faire l'étude&#13;
de leur situation démographique et actuariel le&#13;
et aussi de l'ensemble de leur patrimoine. Réunies pour le Chapitre général 2000, elles ont&#13;
résolu de regrouper leur patrimoine culturel,&#13;
archives et collections. En 2001, l'assemblée&#13;
des supérieures réunie avec la supérieure&#13;
généra le et son consei l, décidai t que ce&#13;
&#13;
de santé au Québec et au Canada et il fera&#13;
vivre aux visiteurs l'expérience d'un cloître du&#13;
17' siècle.&#13;
&#13;
Un musée et un centre d'archives feront connaître l'œuvre des Augustines des douze&#13;
monastères-hôpitaux.&#13;
En quoi consiste donc ce Lieu de mémoire&#13;
habité? Les Augustines de l'Hôtel-Dieu de&#13;
Québec destinent une aile de leur monastère&#13;
datant du 17° siècle à la mise en valeur de leur&#13;
patrimoine. Ce lieu de mémoire évoquera l'histoire de la communauté, l'importance de sa&#13;
contribution dans le développement des soins&#13;
&#13;
Les Augustines, tant qu'elles le pourront,&#13;
continueront d'habiter les lieux mais dans un&#13;
bâtiment plus récent. Elles continueront d'y&#13;
soutenir les activités du Centre Catherine de&#13;
Saint-Augustin, dédié à la bienheureuse Marie&#13;
Catherine de Saint-Augustin, augustine béatifiée en 1989 â Rome par le pape Jean-Paul IL&#13;
&#13;
�Celle-ci a un rayonnement spirit uel important&#13;
auprès des malades, particulièrement des&#13;
mourants qu'elle aide à faire le grand passage&#13;
dans la paix et l'abandon. Le Centre est&#13;
fréquenté par des visiteurs venant de tous&#13;
les pays et par les malades qui viennent se&#13;
recueillir auprès de la chàsse contenant les&#13;
ossements de la Bienheureuse. Ce Centre aura&#13;
une place importante au cœur du projet et&#13;
perpétuera la figure spirituelle des Augustines.&#13;
Depuis plus de dix ans, la ville de Québec et le&#13;
gouvernement du Québec par le ministère de&#13;
la Culture, des Communications et de la Condition féminine accompagnent et soutiennent&#13;
le projet des Augustines. Aussi, de concert&#13;
avec le gouvernement canadien, ils versent&#13;
trente-six millions de dollars (36 000 000 $)&#13;
en vue de restaurer le monastère et de le rendre conforme aux normes du bâtiment.&#13;
&#13;
sables et visionnaires. Elles s'assurent ainsi de&#13;
la transmission d'un bien patrimonial de&#13;
grande valeur, fondateur et identitaire pour le&#13;
Québec, sur le site même qui a vu se fonder&#13;
leur œuvre en Amérique.&#13;
&#13;
M&#13;
&#13;
ère Mallet n'a pas écrit de traité sur la&#13;
spiritualité, ni sur la philanthropie, mais&#13;
n'a-t-elle pas mis cela en pratique ?&#13;
&#13;
De plus, l'œuvre de miséricorde spirituelle des&#13;
Augustines sera sans cesse présente en ces&#13;
lieux qui, dans leur état mëme élève à une&#13;
au tre dimension. Les personnes qui fréquentent&#13;
le monastère s'entendent pour y dire que l'on&#13;
sent l'esprit du lieu, qu'on y entendu le silence»,&#13;
on y ressent la paix.&#13;
&#13;
Sœur Yvonne Ward, s.c.q. a écrit, à la page 11 8&#13;
de la r1Positio,,: 11 La Servante de Dieu a déployé&#13;
un grand zèle à son arrivée à Québec ; les&#13;
épreuves ne la ralentirent pas. Avec sa grâce&#13;
communicative de fonda trice, elle entraine au&#13;
même don de soi les nouvelles recrues dont le&#13;
nombre va croissant et dont la santé est&#13;
meilleure que celle des cofondatrices. Ainsi se&#13;
développent les œuvres déjà en route et&#13;
d'autres sont mises sur pied. 11&#13;
&#13;
L'énoncé de mission ci-dessous a été rédigé&#13;
par les religieuses en collaboration avec les&#13;
personnes qui travail lent à l'élaboration de ce&#13;
projet :&#13;
&#13;
ÉNONCÉ DE MISSION DU LIEU&#13;
DE MÉMOIRE&#13;
Inspiré par la jèrve111; la co111passio11 et&#13;
&#13;
LA FIDUCIE DU PATRIMOINE&#13;
CULTUREL DES AUGUSTINES&#13;
&#13;
L'AMOUR-CHARITÉ EN HÉRITAGE&#13;
&#13;
/ 'hospitaliti: do111 le 111011u.,·1ere de/ '/-!ôte/Dieu de Québec es/ 1enwi11 depuis sa&#13;
fu11datio11 e11 / 639. le /Jl'&lt;~ier L e /14011usrère&#13;
des A ug ustines, Lieu de 111é111oire hnbi1é,&#13;
1é111oigncra de / 'œ111•r e et d11 mode cle l'ie&#13;
des religieuses et il e11 prolongera la l'oc;oi 1io11 d 'occueil ef de r esso111'Ce111e11f. Te lle&#13;
&#13;
Pour s'assurer de la solidité, de la fidél ité à j 1·era désormais su lllissio11.&#13;
leurs intentions et de la pérennité de l'instance :........................ , ......................................... , ................... , ..&#13;
Les Augustines de la Miséricorde de Jésus,&#13;
qui deviendra propriétaire et gestionnaire de&#13;
leur patrimoine culturel, les Augustines ont communauté fondatrice des soins de santé en&#13;
constitué une fiducie d'utilité sociale et cul- ce pays, sont heureuses de transmettre cet&#13;
héritage non seulement matériel mais aussi&#13;
turelle. Dans l'acte j uridique créant cette&#13;
spirituel à la population québécoise.&#13;
fiducie, les intentions sont clairement inscrites&#13;
et leur caractère pérenne affirmé.&#13;
S. Lise Tanguay, A.M.J.&#13;
Les autorités de !'Ordre des Augustines sont&#13;
Supérieure&#13;
fières de ces décisions saluées par la population&#13;
Monastére des Augustines&#13;
et les pouvoirs publics comme étant responde /'Hôtel-Dieu de Québec.&#13;
&#13;
œuvre de Ginette Racette&#13;
Ginette Rncelle est née en 1950&#13;
&#13;
à St-Augustin-de-Dcsmaures. au Québec .&#13;
El le a créé cette peinture en 199t!&#13;
pour marquer les 150 ans ue la&#13;
Congrégation des Sœurs de la Charité&#13;
&#13;
de Québec .&#13;
&lt;&lt; 0 11 ne po11vai1 trouver m eilleur e11dmt'r.&#13;
&#13;
mei/le11r symbole de solidarile /JUlir èwb/1r&#13;
le s iège .wcial de/ '!11stit111 Mt1lle1. »&#13;
&#13;
Pierre Métivier&#13;
&#13;
Sœur Sainte-Blanche, dans son volume " Une&#13;
Fondatrice et son Œuvre "· a un chapitre qui&#13;
s'intitule II La communauté essaime 11, Elle&#13;
écri t: 11 à la base de ces fondations, se rencontrent le zèle sacerdotal du pasteur qui appelle et le zèle religieux. de la communauté&#13;
qui accepte ; l'un et l'autre secondés par celui&#13;
des paroissiens. Cette triple entente, que&#13;
féconde la bénédiction de Dieu, a constellé les&#13;
rives du Saint-Laurent et les autres régions de&#13;
Québec d'institutions dont la Religion et notre&#13;
peuple peuvent avoir quelque fierté. 11&#13;
Il me plait de citer ici Monseigneur Gérald&#13;
Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, dans&#13;
sa conférence aux religieux, religieuses en la&#13;
Journée de la vie consacrée, le 2 février 201 1&#13;
u Les XIX et XX• siècles ont été particulièrement fructueux chez nous. Nous avons&#13;
accuei lli plusieurs congrégations venues&#13;
d'ail leurs. D'autres ont été fondées ici en&#13;
grand nombre pour répondre aux besoins&#13;
grandissants de l'Êglise, et pour venir en aide&#13;
à une société qui n'avait pas encore mis en&#13;
place les services essentiels de santé, d'éducation et de présence engagée auprès des&#13;
personnes les plus démunies.&#13;
&#13;
�.&#13;
&#13;
•&#13;
&#13;
.&#13;
&#13;
.&#13;
&#13;
L .L--- ,..,&#13;
&#13;
Plusieurs de vos instituts de vie consacrée ont&#13;
vécu, avec héroïcité et dans des conditions&#13;
pas toujours idéales, les urgences auxquelles&#13;
il fallait bien répondre. Les instituts de vie&#13;
consacrée ne pouvaient pas se croiser les bras&#13;
devant les besoins criants des frères et sœurs&#13;
qui les entouraient. C'est ainsi que les communautés religieuses ont assuré l'émancipat ion sociale et culturelle du Québec en&#13;
œuvrant tant auprès des enfants et des jeunes&#13;
qu'auprès des malades et des personnes âgées.&#13;
À travers ces engagements multiples, à tous&#13;
les niveaux de la vie sociale et ecclésiale, vous&#13;
avez rayonné l'Évangile et partagé la foi. n&#13;
Les Sœurs de la Charité de Québec et les&#13;
autres Congrégations ont œuvré dans les&#13;
différents milieux. Mais quel était le motif&#13;
profond de ces engagements ? C'était certes&#13;
leur amour du Christ et du prochain qui les&#13;
animait.&#13;
Aujourd'hui, nous, Sœurs de la Charité de&#13;
Québec, voyons le nombre de sœurs diminuer.&#13;
Les autorités de la Communauté, en concertation avec des spécialistes se sont ingéniées&#13;
â trouver un moyen de léguer le charisme de&#13;
Mère Mallet, charisme de compassion envers&#13;
tes démunis et toutes les personnes souffrantes.&#13;
Qu'est-ce qui a motivé Mère Mallet et les&#13;
sœurs qui ont œuvré â sa suite ? C'éta it&#13;
l'amour-charité qui les habitait.&#13;
Comme l'écrivait monsieur Pierre Métivier,&#13;
président-directeur général Centra ide Québec&#13;
et Chaudière-Appalaches, dans un article&#13;
publié dans le Journal chefs d'entreprises, le&#13;
18 janvier 2012 : 11 Il est important de comprendre pourquoi les gens donnent de leur&#13;
temps, de leur argent. pourquoi ils s'investissent personnellement pour une cause quî leur&#13;
tient â cœur. » Voilâ le but que poursuit&#13;
l'Institut Mallet.&#13;
&#13;
Et de poursuivre rnonsieur Métivier : 1( Cet&#13;
organisme, dont l'annonce était faite le&#13;
25 novembre dernier. est une initiative des&#13;
Sœurs de la Cha rité de Québec. En effet,&#13;
apres plusieurs mois, voi re plusieurs années&#13;
de ré flexion, elles y ont t rou vé là une noble&#13;
façon de perpétuer leurs convictions et leurs&#13;
va leurs de solidarité et d'entraide .. ,&#13;
&#13;
premiere année, nous entendons tenir à&#13;
Ouébec un important sommet sur la philanthropie en plus de publier Lin bL1lletin d'information sur le sujet. de soutenir une chaire de&#13;
1·echerche, entamer des démarches pour la&#13;
création d'un College en philanthropie et&#13;
lancer une première étude majeure dans le&#13;
domaine de la philanthropie.,,&#13;
&#13;
La création de l'Institut Mallet représente une&#13;
occasion pr iv ilégiée, voire • bénie ', de&#13;
développer une réflexion concertée sur la&#13;
philanthropie et sa promotion. Un ique en&#13;
Amérique du Nord, l'institut a pignon sur rue&#13;
à Québec, dans la Maison Mere-Mallet. On ne&#13;
pouvait trouver meilleur endroit. meilleur&#13;
symbole de solidarité ! ,,&#13;
&#13;
De son côté monsieur Denis Brière, recteur de&#13;
l'Université Laval, se dit fier que l'Université&#13;
Laval s'associe à l'Institut Mallet. La chaire de&#13;
recherche Marcelle- Mallet, rattachée â la&#13;
Faculté des sciences sociales de l'Université&#13;
Laval, visera à mieux comprendre les raisons&#13;
et les phénomènes qui poussent des personnes&#13;
â s'impliquer bénévolement ainsi qu'â faire&#13;
preuve de générosité envers leurs frères et&#13;
sœurs.&#13;
&#13;
Plusieurs personnalités étaient présentes lors&#13;
de l'annonce officielle de la création de l'Institut Ma llet pour l'avancement de la culture&#13;
phi lanthropique, avec l'appui de l'Université&#13;
Laval, du gouvernement du Québec et de la&#13;
ville de Québec.&#13;
Sœur Carmel le Landry, supérieure générale de&#13;
la Congrégation, s'adressant aux invités disait:&#13;
u Aujourd'hui marque une journée particulierement importante pour les 448 sœurs de&#13;
la Charité de Québec. Après la fondation de&#13;
notre congrégation en 1849 par Mere Marcelle&#13;
Mallet. l'annonce que nous faisons aujourd'hui&#13;
est des plus significatives dans notre histoire.&#13;
Depuis leur arrivée, l'action des Sœurs de la&#13;
Charité de Québec a toujours été animée par&#13;
des valeurs de charité, de compassion, de solidarité et d'engagement dans les milieux de la&#13;
santé, de l'éducation et des services sociaux. ,,&#13;
Maître Jean M. Gagné, président du Consei l&#13;
d'administration de l'Institut pour l'avancement de la culture philanthropique, présente&#13;
les aspects principaux de ce projet : « Des la&#13;
&#13;
Monsieur Régis Labeaume, maire de la ville de&#13;
Québec, s'est déclaré fier qu'un tel Institut voie&#13;
le jour dans sa ville. Il dit qu'avec son entourage il vou lait ce projet; il le voulait &lt;&lt;avec&#13;
'&gt;on cœun,. Depuis quatre ans, il est à même&#13;
de constater le leadership des Sœurs de la&#13;
Charité de Quèbec.&#13;
Monsieur Sam Hamad, ministre du Développement èconomique, de l'innovation et de&#13;
!'Exportation, a aussi loué le travail des communautès religieuses dans le Québec. 11 Si nous&#13;
avons, disait-il, les écoles, les hôpitaux&#13;
c'est grace â l'in itiative des communautés&#13;
religieuses. Nous avons la plus vieille université francophone en Amérique du Nord. n&#13;
Monseig neu r Gérald Cyprien Lacro i x,&#13;
archevêque de Québec et Primat du Canada,&#13;
s'est aussi montré fier de cette inîtîative : u Le&#13;
25 novembre 2011, a-t-il affirmé, sera une&#13;
date gravée dans les annales de notre Ville et&#13;
de notre Diocèse comme un jour historique.&#13;
Un nouvel Institut voit le jour sur cette terre&#13;
&#13;
•-,C-&#13;
&#13;
où l'histoire de notre pays s'écrit depuis plus&#13;
de quatre siècles.&#13;
Depuis plus de 160 ans, les Sœurs de la&#13;
Charité de Québec ont été des partenaires très&#13;
engagées au sein de cette sociétè, spécialement auprès des personnes les plus démunies,&#13;
mues par le charisme de compa.ssion hérité de&#13;
leur fondatrice, Mère Marcelle Mallet. Elles&#13;
n'ont pas prononcé beaucoup de discours sur&#13;
ce sujet. mais toute leur vie et leur histoire en&#13;
témoignent avec éloquence.&#13;
L'Église catholique de Québec est fiere de la&#13;
vocation et de la mission des Sœurs de la&#13;
Charité de Québec qui ont puisé dans&#13;
l'Évangile l'inspiration de faire comme Dieu,&#13;
d'aimer et de se donner.&#13;
&#13;
À un mois exactement avant Noël, il me semble que c'est un beau cadeau que nous&#13;
déballons aujourd'hui, mais qui continuera de&#13;
faire du bien â notre société pour encore très&#13;
longtemps. n&#13;
Il est évident que le présent article ne répond&#13;
pas à toutes les questions concernant l'Institut Mallet sur la Philanthropie. Pour plus&#13;
d'informations vous pouvez consulter le site&#13;
internet : http://institutmallet.org&#13;
Quant â la Conférence de presse du 25 novembre 2011, vous la trouvez sur Goog le&#13;
ECDQinstitutmallet&#13;
&#13;
Viola Greene, s.c.q.&#13;
Centre Marcelle-Mallet&#13;
&#13;
�NOUVELLES BRÈVES&#13;
&#13;
Jeanne Mance,&#13;
cofondatrice de Montréal&#13;
&#13;
Rome reconnait l'héroïcité des vertus&#13;
d'Adolphe Chatillon et de Marie Fitzbach&#13;
&#13;
O&#13;
&#13;
L&#13;
&#13;
n connaissait Jeanne Mance comme fondatrice de&#13;
!'Hôtel-Dieu de Montréal et pour avoir été la première&#13;
infirmière laïque au Canada.&#13;
Ma is son rôle dans l'histoire de la fondation de la ville de&#13;
Montréal n'ét ait pas pleinement reconnu. La fondation de&#13;
Montréal était attribuée uniquement au Sieur de Maisonneuve.&#13;
Désormais, Jeanne Mance sera reconnue comme la cofondatrice de la ville de Montréa l avec Paul de Chomedey de&#13;
Maisonneuve. C'est le maire de Montréal, Monsieur Gérald&#13;
Tremblay, qui l'a fait savoir officiellement devant un large&#13;
public venu célébrer le 3 70• ann iversaire de la vil le le&#13;
17 mai 2012.&#13;
Cette décision répond aux&#13;
vœux d'un grand nombre de&#13;
citoyens de Montréa l et réjouit&#13;
les am is de Jeanne Mance.&#13;
&#13;
e 2 avril 2011 , le Saint- Père a aut orisé la promu lgation d'un décret reconnaissant l'héroïcité des vertus&#13;
d'Adolphe Chatillon (Theophanius Leo), religieux profès&#13;
des Frères des Écoles chrétiennes, né le 31 octobre 1871&#13;
à Nicolet et mort le 28 avri l 1929 à Laval-des-Rapides.&#13;
Le 28 juin 2012, Benoît XVI donnait l'autorisation de&#13;
promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité des vertus&#13;
de Marie- Josephte Fitzbach, fondatrice de la Congrégation des Sœu rs du Bon-Pasteur, née à Saint-Vall ier de&#13;
Bellechasse et décédée à Québec le 1cr septembre 1885.&#13;
&#13;
Désormais, des miracles obtenus par l'intercession&#13;
de ces deux&lt;&lt; vénérables» pourraient ouvrir la porte&#13;
à leur béatification.&#13;
&#13;
�Le Comité des Fondateurs de l'Église au Canada&#13;
&#13;
Exécutif&#13;
M. Roger Leclerc, président&#13;
M. le chanoine Jacques Lemieux, vice-président&#13;
M. Maurice da Silva, publiciste&#13;
S. Céline Langelier, c.n.d., secrétaire&#13;
Madame Marie-Thérèse Chevalier, conseillère&#13;
S. Thérèse Payer, r.h.s.j., conseillère&#13;
&#13;
Membres&#13;
S. Huguette Bordeleau, s.c.o.&#13;
&#13;
S. Gabrielle Noël, o.s.u.&#13;
&#13;
S. Thérèse Caron, a.m.j.&#13;
&#13;
M. Jean Normandin&#13;
&#13;
P. Robert (hoquette, c.s.c.&#13;
&#13;
S. Denise Rodrigue, s.c.i.m.&#13;
&#13;
M. Gérald Durocher&#13;
&#13;
S. Jeannine Serres, s.s.a.&#13;
&#13;
S. Nicole Fournier, s.g.m.&#13;
&#13;
Madame Thérèse Simard&#13;
&#13;
S. Viola Greene, s.c.q.&#13;
&#13;
Madame Kathleen J. Thompson&#13;
&#13;
S. Fernande L'Heureux, s.c.s.l.&#13;
&#13;
P. Robert Wild&#13;
&#13;
Membre honoraire&#13;
M. Urbain Lussier, o.s.s.m.&#13;
&#13;
�SOMMAIRE&#13;
Liminaire ..........................................................................................................,.._..,.,.........- ..... 1&#13;
Roger Leclerc, président&#13;
La reconnaissance de la sainteté ....................................................................................... 2&#13;
Mgr Marcello Bertolucci&#13;
Croire à une Église sainte et pécheresse ............................................·- •·····..--............. ,. 6&#13;
Mgr Bertrand Blanchet&#13;
Kateri Tekakwitha, le lys des Agniers, est maintenant canonisée ...................... 12&#13;
La rédaction&#13;
Mgr Louis-Zêphirin Moreau était béatifié il y a 25 ans ....................................... 14&#13;
La rédaction&#13;
&#13;
Il y a 25 ans, béatification du Père Frédéric Janssoone ........................................ 16&#13;
La rédaction&#13;
Béatification récente de Mère Saint-Louis (Louise- Élisabeth) ................................... 18&#13;
Denise Paquet, s.c.s.l.&#13;
Antonine Maillet parle de sainte Marguerite d'Youville ........................................ 20&#13;
Antonine Maillet&#13;
Marius Dubois, peintre, présente des saints et&#13;
des bienheureux de chez nous ......................................................................................... 22&#13;
Jacques Lernieux&#13;
Le Centre Marie de l'Incarnation&#13;
- Le parloir Marîe de l'Incarnation ................................................................................ 25&#13;
Marguerite Chenard, o.s.u.&#13;
Monastère de l'Hôtel-Dieu de Québec :&#13;
lieu de mémoire habité ....................................................................................................... 27&#13;
Lise Tanguay, a.m.j.&#13;
L'amour - charité en héritage .......................................................................................... 31&#13;
Viola Greene, s.c.q.&#13;
Nouvelles brèves .......................................................................................,............................ 3 5&#13;
La rédaction&#13;
&#13;
Ce bulletin est publié par&#13;
LE COMITÉ DES FONDATEURS DE L'ÉGLISE AU CANADA&#13;
&#13;
�</text>
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                  <text>Cette collection comprend les articles de périodiques, revues, journaux, chapitres de livres, livres ou études publiées sur François de Laval</text>
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      <name>Texte</name>
      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Pierres vivantes</text>
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                <text>Pierres vivantes, no annuel 2013</text>
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                <text>Accédez au &lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/15208" class="show"&gt;texte intégral &lt;/a&gt;de ce numéro</text>
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                <text>Leclerc, Roger</text>
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                <text>Bertolucci, Marcello</text>
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                <text>Blanchet, Bertrand</text>
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                <text>Paquet, Denise</text>
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                <text>Maillet, Antonine</text>
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                <text>Chénard, Marguerite, 1928-2020</text>
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                <text>Tanguay, Lise</text>
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                <text>Greene, Viola</text>
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            <name>Table Of Contents</name>
            <description>A list of subunits of the resource.</description>
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                <text>p. 1 : &lt;em&gt;Liminaire&lt;/em&gt; par Leclerc&lt;br /&gt;p. 2-5 : &lt;em&gt;La reconnaissance de la sainteté&lt;/em&gt; par Bertolucci&lt;br /&gt;p. 6-11 : &lt;em&gt;Croire à une Église sainte et pécheresse&lt;/em&gt; par Blanchet&lt;br /&gt;p. 12-13 :&lt;em&gt; Kateri Tekakwitha, le lys des Agniers, est maintenant canonisée&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;p. 14-15 : &lt;em&gt;Mgr Louis-Zéphirin Moreau était béatifié il y a vingt-cinq ans&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;p. 16-17 : &lt;em&gt;Il y a vingt-cinq ans, béatification du père Frédéric Janssoone&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;p. 18-19 : &lt;em&gt;Béatification récente de mère Saint-Louis (Louise-Élisabeth)&lt;/em&gt; par Paquet&lt;br /&gt;p. 20-21 : &lt;em&gt;Antonine Maillet parle de sainte Marguerite d'Youville&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;p. 22-24 : &lt;em&gt;Marius Dubois, peintre, présente des saints et des bienheureux de chez nous&lt;/em&gt; par Lemieux&lt;br /&gt;p. 25-26 :&lt;em&gt; Le Centre Marie de l'Incarnation - La parloir Marie de l'Incarnation&lt;/em&gt; par Chénard&lt;br /&gt;p. 27-30 : &lt;em&gt;Monastère de l'Hôtel-Dieu de Québec : "lieu de mémoire habité"&lt;/em&gt; par Tanguay&lt;br /&gt;p. 31-34 : &lt;em&gt;L'amour - charité en héritage&lt;/em&gt; par Greene&lt;br /&gt;p. 35 : Nouvelles brèves</text>
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                <text>Pierres vivantes est une publication éditée à Montréal par le Comité des fondateurs de l’Église du Canada entre 1974 et 2013. Initialement conçu comme un bulletin publié deux à trois fois par année, il s'est transformé en revue annuelle à partir de 1978. Comme cette revue est difficile d’accès, nous rendons disponible toute la collection. Ceci permettra la mise en contexte canadien du travail de ce comité et du processus de canonisation. Accédez à la &lt;a href="https://sfdl.omeka.net/pierres-vivantes"&gt;collection complète &lt;/a&gt;de la revue.</text>
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        <name>Augustines de Québec</name>
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