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                    <text>NUMERO 10 -&#13;
&#13;
JUIN 1977&#13;
&#13;
"VOUS-MtMES&#13;
COMME&#13;
&#13;
PIERRES VIVANTES&#13;
DQfTEl-VOUS&#13;
&#13;
AlA&#13;
CONSTRUCTION&#13;
&#13;
D'UN&#13;
fD.IFICE SPI RITUEL&#13;
1(l12~~&amp;il.~ 6;,u.~y&#13;
&#13;
(le41l.M efliuu:,e/&#13;
&#13;
/J&lt;-Jn.&#13;
&#13;
1620- 1100&#13;
&#13;
16 o6-16 73&#13;
&#13;
J..a/t&gt;t71./1U. t / ~&#13;
&#13;
U°u1-« y&lt;&gt;u.ui/~ 1701-1711&#13;
&#13;
~ t o i t WR/Pf ak~6;éc.&#13;
a-r L&lt;, 1)./'&#13;
_L,naip ,uJ,,-,,&#13;
&#13;
1623-1708&#13;
&#13;
If(&#13;
!599 - 16 72&#13;
DffMit, ~KL-~efl.- 9v l':ft/lc5"'1-h,_. /63 2 - /668&#13;
&#13;
1&#13;
&#13;
H&#13;
&#13;
�Le Sémina ire fut dédié&#13;
à la Ste-F amille, dévotion&#13;
chè r e à Mgr de L aval -&#13;
&#13;
Des inconnus ou des oubliés?&#13;
&#13;
Monseigneur&#13;
de Laval&#13;
et l'Eglise&#13;
de notre temps.&#13;
&#13;
-"Venir nous parler des fondateurs de l 'Eglise canadienne au moment où tout semble remi s&#13;
en question, en voilà une belle affaire. "&#13;
-"Oui, en effet, et en voilà même une très belle.''&#13;
Au _milieu des i ncertitudes et des bouleversements que nous connaissons aujourd'hui, il n'est&#13;
peut- etr: pas _mauvais que nous nous arrêtions à regarder les héros qui, il y a trois siècles,&#13;
ont fonde l ' Eghse canadienne.&#13;
Des bâtisseurs&#13;
&#13;
Il faut bien déplorer que nos Fondateurs soient peu vénérés chez nous aujourd'hui. Pourtant&#13;
ils sont de la même mai son que nous, ils sont de la même famille que nous. Mais comme des&#13;
paren!s _âg~s, éloignés ou inconnus, nos Fondateurs sont oubliés, pour ne pas dire davantage,&#13;
des generahons plus jeunes, plus bruyantes et apparemment plus actives.&#13;
Des modèles&#13;
&#13;
Us r_u~e~t- d_es bâtiss~urs, ils sont aussi n?s modèles, les Fondateurs de l ' Eglise canadienne.&#13;
1&#13;
Leur fid~hte a l Evangile, leur attachement a l 'Eglise dans un travail soutenu et obscur ne peuvent _que nous i nspirer des désirs et des élans de dépassem ent de nous- mêmes dans l e servi ce&#13;
de Dieu et d~ p~chain. L eur sérénité dans les épreuves sans nombre qu' ils ont endurées pendant des an~ees mterminables, dans l e froid, le dénuement, la solitude et l ' incompréhension ne&#13;
peut que stimuler nos co!urs hésitants, inquiets ou défaillants devant les changements et les&#13;
~ulevers:me~t~ de notre epoque troublée. Nous pouvons découvrir dans ces géants, des guides&#13;
sur s_ et eclaires qui nous indiqueront la vraie route qui mène au Seigneur. Nous découvrirons&#13;
3ussi_ ~~s _~odèl es d 'énergie à déployer devant l es obstacles et des modèles de foi prof onde&#13;
face a l mdifference et l 'incroyance grandissantes.&#13;
Des intercesseurs&#13;
&#13;
Nos Fondateurs furent des bâtisseurs: ils sont aussi des modèles et enfin des intercesseurs .&#13;
A~ cours de leur vie en terre canadienne leur premier souci fut de servir le Seigneur en étabhss_ant da,ns ~e pays un_e Eglise neuve et vivante. Maintenant qu'ils sont auprès de Dieu leur&#13;
so_u ci de l Eg~ise canadienne n'est pas moindre qu'autr efois et l eur cr édit auprès de Dieu n'a&#13;
fait ~ue _grandir. Encor e f aut- il que nous allions à eW[ pour obtenir les secours dont ont besoin&#13;
et , 1 Egl!se et tous ses m~mbres. Comme des parents âgés, ils restent discrets et n'attendent&#13;
qu un si~e _pou~ ~ous v~mr en aide. Et nous comme des fils un peu ingrats ou suffisants, nous&#13;
croyons muhl_e 1 a_ide qu' ils pourraient nous procurer. Pourtant il reste sûr que ceux qui, dans&#13;
le pl~ provid_enhel ont ~ervi une oeuvre, une Eglise, au cours de l eur vie terrestre rest ent&#13;
dans l autre vie, l~s gar diens !t l e soutien de cette même oeuvre, de cette même Eglise. Seules l es_ façons _d ag~r ~nt change. Hier, c'était dans le travail, l a souffrance et l es larmes qu'ils&#13;
oeuvra~en!, au1ourd hui, c'est dans la prière, l a j oie et l 'action de grâces qu'ils accomplissent&#13;
l eur missi on.&#13;
Pour nous per mettre de redécouvrir le vrai visage des Fondateurs de l 'Eglise canadienne&#13;
des collaborat~~rs ont accepté de faire les présentations nécessaires. Puissions- nous à parti;&#13;
d~ cette premier e r_encontre _chercher à l es mieux connaitre par les lectures fréquentes et assid~es. L~s. connaissant mieux, nous pourrons l es prier avec foi et amour et nous pourrons&#13;
enf!n l es imit er dans notre travail pour rendre plus évangélique et plus vivante L ' Eglise du&#13;
Quebec.&#13;
Mar c Caron&#13;
COMITE des FONDATEURS.&#13;
2&#13;
&#13;
- Missel r omain, Messe des fondateurs d'Eglise.&#13;
&#13;
Nous avons le scandale facile: " Les jeunes ne savent rien en histoire: les "génies en herbe"&#13;
identifient spontanément une mélodie d'Harmonium, mais ignorent la date précise (inoubliable!)&#13;
de la bataille de Carillon."&#13;
Nous les adultes, nous nous honorons d'avoir retenu au moins quelques bribes de nos leçons&#13;
d 'histoire, mais savons-nous vraiment profiter des leçons de l'histoire, en particulier de celles&#13;
que nous donnent les saints? Notre orgueil d'hommes scientifiques du XXième siècle a émoussé&#13;
notre capacité d'émerveillement devant l es exploits de nos prédécesseurs dans la foi. Certes&#13;
nous ne renions pas " la communion des saints" de notre Credo, mais nos soucis actuels nous&#13;
coupent d'un passé trop éloigné et trop différent de la civilisation dans laquelle nous sommts plongés.&#13;
Or les saints du Ciel ne sont pas que des spectateurs indifférents de nos fébrilités et de nos&#13;
essoufflements. Ils continuent de vivre avec nous, "communient" à nos difficultés, et leur intercession nous protège, même lorsque nous les reléguons "au grenier des modèles".&#13;
Monseigneur François de Montmorency-Laval est de ceux-là.&#13;
Aux beaux jours de l'été, bon nombre de touristes, américains surtout, viennent admirer les&#13;
marbres polychromes de sa chapelle funéraire, et des professeurs, en visite au Vieux Québec,&#13;
conduisent leurs él èves du cours secondaire au tombeau du personnage historique que fut Monseigneur de Laval. Parfois quelque pèlerin isolé vient s'agenouiller sur la dalle en granit qui&#13;
recouvre les r estes mortels de celui qu'on a surnommé et qui fut en réalité le fondateur de&#13;
l'Eglise canadienne.&#13;
Car (et c'est erreur de l'oublier) Monseigneur de Laval ne doit pas être considéré d'abord&#13;
comme le fondateur de cette institution appelée Séminaire de Québec; c'est de presque toute&#13;
l 'Amérique du Nord, qui constituait à l 'origine le territoire de son diocèse, et en particulier du&#13;
diocèse de Québec, le nôtre, qu'il est le père spirituel.&#13;
Monseigneur de Laval a bâti une Eglise neuve dans un pays neuf, au sein d'une Chr étienté&#13;
encore jeune, mais déjà établie par le zèl e des premiers missionnaires et enrichie par le sang&#13;
des martyrs.&#13;
Nous, nous avons à consolider les bases d'une Eglise à renouveler dans un monde instable qui&#13;
se cherche, et dans ce contexte bien spécial qu'on a appelé " Les lendemains bousculés du Concile." Notre travail apostolique, même s'il s'exerce dans un climat social transformé, ressemble à celui de notre premier évêque; les joies et les déceptions qu' il a connues s'apparentent&#13;
à nos succès et à nos échecs.&#13;
Un des premiers soucis de Monseigneur de Laval lors de son arrivée à Québec en qualité de&#13;
vicaire apostolique de la Nouvelle- France, fut d 'organiser le ministère sacerdotal auprès des&#13;
colons établis dans les trois villages qu'étaient Québec, Montréal et Trois-Rivières, ou disséminés sur les bords du Saint-Laurent. A cet effet il eut l'idée, assez hardie, de vouloir réunir&#13;
ses prêtres diocésains en une communauté sacerdotale. Ainsi susciterait-il cet esprit d'équipe, de collégialité, dirions-nous aujourd'hui, qui met en commun toutes les ressources dont&#13;
3&#13;
&#13;
�&lt;:hacun dispose. "Le prélat, dira Cie l'évêque un de ses premiers collaborateurs, ne faisait&#13;
rien de considérable que de concert avec nous tous." Ce projet, réalisé en 1663 par la fondation&#13;
du Séminaire de Québec, sombrera dans l'incompréhension de son successeur, dont les vues&#13;
divergentes finiront par réduire le Séminaire à une simple maison d'éducation.&#13;
Le problème de la :elève_ sacerdotale préo~cupa Monseigneur de Laval au plus haut point,&#13;
tout autant que nous, meme s1 ce fut pour des raisons tout autres. La pénurie de prêtres rendait&#13;
difficile le nécessaire contact du prêtre et de ses ouailles. Comment trouver en France des&#13;
missionnaires qui accepteraient de s'exiler dans un pays au climat si rude? Par ailleurs Monseigneur de Laval rêvait peut-être d'un clergé indien qui comprendrait mieux les aspirations&#13;
de ses congénères pour les accorder aux exigences du christianisme. C'est pourquoi à partir&#13;
de 1668, il reçut dans son Séminaire quelques jeunes fils de colons avec quelques "e;fants des&#13;
bois." L'idée d'un cl~rgé indien étai_t ~ne chi_mère. M~is quelle ne fut pas la joie de l'évêque&#13;
lorsque, quelques annees plus tard, 11 imposait les mams a de nouveaux prêtres issus de son&#13;
Petit Séminaire de l'Enfant-Jésus!&#13;
Dans sa vie trépidante de pasteur aux prises avec les inévitables tracasseries de l'administration, tout comme au coeur de ses activités apostoliques, Monseigneur de Laval sentait un&#13;
besoin profond d'union à Dieu dans l'oraison et la prière. Comme Jésus durant les années de&#13;
sa prédication, et comme nous d'ailleurs, à certains jours en particulier. Il savait que l'intens~té de la vie intérieure_ est "l'â~e. de to~t apo~tolat" ,_ ~omme nous disions encore il n'y a pas&#13;
s1 longtemps. Il est vr:a1 _aue le reg_1me d exercices sp~rltue~s auquel il s'astreignait quotidiennement demande un hero1sme auquel notre style de vie facile et nos caprices accumulés nous&#13;
ont peu habitués. Mais c'~st là qu'il trouvait la paix, la consolation, le même "ressourcement"&#13;
qui _:1-ssure l'e_fficaci,té à not_re ~~tivisme contemporai~. C'est_ là aussi que, selon le jugement&#13;
porte par Mane de 1 Incarnation, 11 est parvenu au subhme degre d'oraison où nous le voyons "&#13;
ComT?e nous_ par_fois, ~ons_eigneur de. Laval a connu l'.abattement dans l'échec de certain~s&#13;
entre~ns_es qm lm para1ssa1ent essenhel~e~ po~r le b1e.!1 de son Eglise et celui des fidèles&#13;
commis a s~ g~rde. So~- recours. dan~ les d1ff1c~ltes ou les epreuves (et là il nous donne encore&#13;
une,, leçon) etalt_ la pnere, _so? 1?al_terabl_e conf!ance _et. son abandon total à la Providence divine.&#13;
Le premier moyen, ecnvalt-11 un Jour ou le Semmaire passait par une dure crise fin _&#13;
cière, ~~ pr~m_ier_ moyen, et , je crois, le plus so~verain, est d'avoir recours à la prière." ;~n&#13;
pas. qu 11 ~egl~geat de pren?re le~ moyens huma1~s q_ue le Seigneur lui suggérait. "Prier pour&#13;
avoir la y1cto1re sa~s avoir envie d_e ~e battn~, l: dis_ que c'est mal élevé," écrivait plus tard&#13;
Charles_ Peguy. Monseigneur de La val etait trop b1e? eleve et_ trop éloigné des doctrines quiétistes&#13;
de so~ ~poque ~ur_re~user des~ battre et de tr~v_a1ller. Mais sa confiance en Dieu l'assurait que&#13;
sans 1 aide du Ciel 11 n est pas d oeuvre durable 1c1-bas. "Au milieu de toutes nos agitations&#13;
ne devons pas nous laisser abattre; si les hommes ont le pouvoir de détruire la main de N~ou~&#13;
0 re&#13;
Seigneur est encore plus puissante pour édifier."&#13;
'&#13;
Monseigneur de Laval aimait à servir les malades et les pauvres au nom de Dieu d t&#13;
s?nt les m_embres s?uffrants_ et au n?m ?e la dignit~ de la personne hu~aine, comme dit 1~nde1r~&#13;
mer Concile.&#13;
Jadis, aux Jours lomtams de sa Jeunesse sacerdotale il s'éta1·t fai·t 1·nr· •&#13;
• Ie aupres&#13;
• des pes t 1"f'eres&#13;
• des pet 1·t es villes&#13;
•&#13;
b-enevo&#13;
normandes. On le' retrouvera pl irmier&#13;
t d l'Hôtel-Dieu de Québec, à l'infirmerie du Séminaire et dans les cabanes indiennes re'p~st atrl a&#13;
• de 1'Incarnation s'en pâmait d'admiration.e an es&#13;
a~t es de char1·1·e comp_at·1s~ant e. _Ma~1e_&#13;
memes&#13;
Pour aider les pauvres, 11 s est depomlle de tout. Lui, le fils de famille qui avai·t&#13;
• • 1orsqu ,on 1m• proposa de devemr&#13;
. v1ca1re&#13;
. . apostolique au Vietnam lui· renonce&#13;
·&#13;
•t&#13;
a• son pa t nmome&#13;
• 1·e et a dm1ms&#13;
• • t re• t ant d' argent pour sou t emr&#13;
• les oeuvres de son diocèse canadien&#13;
'&#13;
qm tavai&#13;
mampu&#13;
va, à la fin de sa vie, démuni de tout pour avoir tout donné. A l'automne de 1707 il av~u!':\ r~utement qu'il ne pourrait plus vivre longtemps parce qu'il était à bout de ressourc~s pour 1 risla misère.&#13;
sou1ager&#13;
Quelques mois plus tard, le 6 mai 1708, il partait riche de sa pauvreté volontaire pour 1&#13;
.&#13;
Cependant son coeur es t d emeure- avec nous, qui continuons son oeuvre.&#13;
'&#13;
a mai son du P ere.&#13;
"~'Eglis_e _(:o.~tempor~ine) _est au dé~ert ... Le désert a toujours été, dans l'histoire du salut&#13;
le heu pnv1leg1e des f1anca1lles de Dieu avec son peuple" (Pierre Bockel). Pour la di· •&#13;
:&#13;
- hes des reg1ons&#13;
- •&#13;
d'ese rt·1ques, 1,Eghse&#13;
. a toujours l'assistance de !'Esprit&#13;
r1gereta&#13;
t ravers 1es_ em buc&#13;
de ses representants.&#13;
Elle a également besoin de ses guides invisibles qui, à l'instar de la colonne de nuée t d&#13;
colonne de feu, l'amèneront, purifiée et plus forte, à la Terre promise.&#13;
e e 1a&#13;
_ Ces guides, ce sont les saints, nos frères d'En-Haut. Les délaisser serait ingratitude et&#13;
imprudence.&#13;
"Je crois à la communion des saints."&#13;
Georges-E. Demers, ptre.&#13;
&#13;
La vocation&#13;
canadienne de&#13;
Catherine de&#13;
Saint-Augustin.&#13;
&#13;
c-/ 6 (: d(..)Lce..LJ&#13;
Eglise conventuelle - Les Augustines de&#13;
!'Hôtel-Dieu de Québec sont au service des&#13;
Québécois depuis 1639.&#13;
&#13;
A la supérieure des Hospitalières de Bayeux qui la pressait de retourner en France, où le climat serait plus favorable à sa santé et où elle serait très utile à son ancien monastère, Catherine&#13;
de Saint-Augustin répondit qu'elle était "attachée à la croix du Canada par trois cloux": la _volonté de Dieu, le salut des âmes et sa "vocation en ce pa"is". Si jamais ses compagnes devaient&#13;
quitter la colonie et pourvu qu'on le lui permit, "elle demeurerait seule en Canada pour Y consommer sa vie ~u service des pauvres Sauvages et des malades du pa"is" (Ragueneau, éd. de&#13;
Québec, p. 48).&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
Sa "chère vocation de Canada" (p. 45) s'était, chez Catherine, très tôt éveillée. Elle en avait eu,&#13;
semble-t-il, un premier pressentiment à l'âge de douze ou treize ans; depuis peu novice à Bayeux,&#13;
elle affirmait déjà, avec la détermination qui l'a toujours caractérisée, qu'elle "ne sortirait point"&#13;
de ce couvent, "sinon pour aller en Canada" (p. 31).&#13;
Or, voici que les Hospitalières de Québec demandèrent en France le secours de quelq~es religieuses et qu'on s'adressa à cette finaumonastère de Bayeux. Catherine se porta volontaire, sans&#13;
hésiter. Elle n'avait pas encore seize ans. Autour d'elle, on tenta de la dissuader, et son père s'opposa fermement à son départ. Elle fit alors le voeu "de vivre et de mourir en Canada, si Dieu luy&#13;
en ouvrait la porte" (p. 36). Bientôt son père se ravisa, et les autorités tant du monastère que du&#13;
diocèse se rendirent aux "raisons et (aux) motifs de sa vocation" (p. 37).&#13;
Catherine partit donc pour le Canada, qu'elle regardait "comme le lieu où Jésus-Christ l'appelloit" (p. 38). Ce sont, écrit le P. Ragueneau, qui fut son directeur avant d'être son biographe,&#13;
"les grands désirs qu'elle avoit de souffrir, pour l'amour de Dieu et le salut des ames, tout ce&#13;
qui pourrait se presenter à son courage et à son zele" qui expliquent sa résolution (p. 35). Et si&#13;
"elle a tant desiré le Canada", au dire de sa première supérieure, c'est aussi par "un desir&#13;
ardent de se faire une grande sainte" (p. 213).&#13;
5&#13;
&#13;
4&#13;
&#13;
�Au vrai, le Canada de 1648 offrait de quoi exercer les vertus les plus héroïques. On était en&#13;
pleine guerre iroquoise, et Québec même paraissait menacé. En 1651, l'incertitude était si grande&#13;
que l'on suspendit les travaux de construction de l'Hôtel-Dieu (p. 44). Et l'on manquait de tant de&#13;
choses en ce pays isolé, et le climat était si rude! "Si j'étois venue en Canada pour y chercher&#13;
et trouver ma satisfaction dans la creature, écrit Catherine, j'avoue que j'aurois été trompée ... "&#13;
Et 1ne ajoute que les religieuses "qui y viendront dans la veue de Dieu seul auront tout sujet d'y&#13;
étre contentes" (p. 199). A plusieurs reprises, elle parle, dans ses lettres de sa "sainte vocation" (p. ZOl), qui est d;être exilée "en cê cher pa\•s", "pour l'amour de l'A~our même" (p. 61).&#13;
Elle ne manque ni de jugement ni de sens pratique, cette petite moniale si vive et si admirablement équilibrée qui, en sa courte vie -- elle meurt à 36 ans, -- aura été dépositaire (administratrice) de sa communauté, hospitalière (directrice de l'hôpital), maitresse des novices et discrète&#13;
(membre du conseil de la supérieure). Voyez ce qu'elle écrit à un religieux de France: "On vous&#13;
demande pour l'an prochain un nouveau secours de Bayeux, quelques filles (religieuses) choisies.&#13;
Je vous prie au nom de Dieu, mon cher Père, de bien éprouver leur vocation, et n'en envoyez pas&#13;
qui n'ayent un desir extréme d'y venir; car un desir médiocre 'n'est pas assez." (p. 45)&#13;
Catherine était donc venue au Canada comme dans un lieu de dépassement, -- ce qu'en effet il&#13;
é~! en ce_ temps-là, -,- o~ les "croix" étaient plus npmbreuses qu'en France, et plus crucifiantes,&#13;
s1 J ose dire; elle y eta1t venue dans la seule pensee d'y souffrir par amour pour Dieu et pour le&#13;
salut des âmes, et de se sanctifier au service des Indiens et des colons.&#13;
&#13;
* * *&#13;
Jn dépit d: la sincérité et de la constance exemplaire de ses aspirations apostoliques, en dépit&#13;
meme d'un devouement et d'une générosité qui jamais ne se démentissaient Catherine fut violemment tentée, pendant huit ans, de retourner en France. Cette "vehemente" tentation la frappa soudain, r.omme un "coup de foudre", le 10 octobre 1652 (p. 60). Les faits eux-mêmes: l'état de sa&#13;
s3:11té, le péril iroquois, les invitations de ses consoeurs de Bayeux, l'usage qu'on y prétendait&#13;
faire de ses talents, tout concourait pour l'inciter à rentrer en France, et même pour lui donner&#13;
l'illusion que tel était son devoir.&#13;
Ces invitations, aux apparences si raisonnables, à l'infidélité, pas un instant Catherine ne cessa&#13;
de les repousser. Le 18 octobre 1654, «ta tentation ayant déja duré deux ans et se fortifiant touj~urs de plus en pl~s-",_ Catherine fit par écrit le voeu "de perpetuelle stabilité en ce pa'is" (p. 60).&#13;
S1 elle ne fut pas hberee de la torturante obsession, du moins était-elle assurée, avec la grâce de&#13;
Dieu, de ne pas trahir sa vocation: "Ne doutez pas s'il vous plait, écrivait-elle en 1659 de ma&#13;
s~abilité e~ c~ pais. 11 faut être fidèle à Dieu jusqu'à la fin." Et elle concluait par cette ;ffirmahon sans eqmvoque: "C'est une chose constante que je ne quitteray jamais, à moins que tout le&#13;
monde ne quitte ... " (p. 47).&#13;
. C'est cette fidélité et cette constance qu'il faut admirer chez Catherine de Saint-Augustin,&#13;
bien plus que le fait même de sa vocation apostolique au Canada. A l'époque de la NouvelleFrance comme à toute autre, en effet, le Maître a su trouver les ouvriers dont il avait besoin.&#13;
Mais entre tous, peut-être, Catherine s'est distinguée chez-nous par la promptitude de sa réponse, par son total renoncement à elle-même et par son ardente charité. A ces vertus, qu'elle&#13;
porta à un degré d'héroïsme peu commun, correspondit une tentation d"une durée et d'une violence également peu communes, comme il arrive dans la vie des saints que Dieu prépare en vue&#13;
de quelque mission particulière.&#13;
&#13;
* * *&#13;
Au témoignage _du P. Ragueneau, Catherine "avoit un coeur tendre et compassif pour tout autre&#13;
que pour elle-meme, et une charité officieuse et si prévenante qu'elle eût pris volontiers sur&#13;
soy, et qu'elle prenoit effectivement les miseres et les maux des autres, sans jamais se rassasier&#13;
de peines." (p. 46). C'est à sa générosité justement, à cette propension à se charger des maux des&#13;
autres pour les en soulager, que le Seigneur allait faire appel en donnant à Catherine sa mission&#13;
personn:11~ en notre pay~, -: s~ véritable vocation: être "la victime des pechez d'autruy" (p. 145).&#13;
La m1ss1on de Catherine eta1t extraordinaire, les voies de Dieu sur elle le furent à proportion.&#13;
N.~I _ne s'en su 7prendra, s'il est un P:U fa~ilier a!ec les lois qui président à la montée des âmes&#13;
d ehte vers Dieu. Au reste, les phenomenes qm abondent dans la vie de Catherine sont si bien&#13;
attestés, et .son_ comportement fut toujours si parfaitement normal, et tout en elle parut si const3:.mment O:lE:_nte_ vers ~ieu seul_, qu'on doit reconnaître l'authenticité des merveilles qui entourerent la revelahon et l accomphssement de sa mission particulière.&#13;
&#13;
A Catherine, le Seigneur allait donner "un Directeur choisi dans le Paradis" (P~ 113), de qui ~lle&#13;
apprendrait le rôle qui serait désormais le sien. "Le 25 septembre 1662, apres la Communion,&#13;
écrit-elle je pensay avoir veu devant moy leR.P. de Brebeuf tout brillant de lumière ••• " (p. IJ5).&#13;
Missionn;ire en Huronie, le P. de Brébeufavaitété mis à mort par les Iroquois en 1649. Le Pere,&#13;
pourtant dans l"'état de gloire", lui parut "comme triste". 11 expliqua que "sa peine étoit de&#13;
voir qu'un pa'i's pour lequel il avoit tant travaillé, et où il avoit donné son sang, fût maintenant une&#13;
terre d'abomination et d'impiété", et demanda l'aide de Catherine: "Soeur de Saint Augustin'&#13;
nous porterez-vous compassion? Aidez-nous je vous en prie." (p. 115)&#13;
A cet appel, Catherine répondit en s'abandonnant "à la Justice divine, comme une victime publique pour les pechez d'autruy" (p. 145). Puis, le 5 février 1663, elle eut "comme une asseurance&#13;
infaillible que Dieu étoit prêt de punir le pa'is, pour les pechez qui s'y commettoient, sur-tout pour&#13;
le mepris qu'on faisoit de l'Eglise." Dieu, lui s~m~la-t-il,. "étoit beaucm~p irri,t,é". (~- 146) Peu&#13;
à peu les attentes du ciel se précisaient. Le 27 fevner, enfm, le P. de Brebeuf me fit entendre,&#13;
écrit-elle, que Dieu se vouloit servir de luy, pou;, proteger le pa'i"s; et que ceux q~i auro!e~t _reco~r~&#13;
à luy en ressentiroient un puissant secours. (p. _117) -- E~ somme, Ca_therme a_vait e_te ch_o1~1:&#13;
pour travailler au bien du pays avec le P. de Brebeuf, etc est pourquoi ce dernier lm avait ete&#13;
donné pour être son "directeur".&#13;
Par la suite Catherine fut exacte à jouer son rôle, cherchant à détourner sur elle "l'ire de&#13;
Dieu" (p. 153), ;fin d'en protéger le pays, s'efforçant d'apaiser la colère de _Jésus~Christ (p. 1_54)&#13;
et s'adressant pour cet effet "à la sainte Vierge et aux Saints que je croyo1s avoir plus de pente&#13;
à aider ce pais", écrit-elle (p. 155). Avec quel héroïsme n'assume-t-elle pas sa vocation! Il faut,&#13;
en quelque sorte, la voir à l'oeuvre:&#13;
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''J'ay veu encore apres cette mémefiolle(rempliede 11re de _Dieu) toutE:_ levee et pret,e a ~e re-:&#13;
pandre; j'en conceus les mémes sentimens qu'auparavant, et pn~y mor-meme ~e Juge d avoir ~ncore patience. Il n'en vouloit rien faire: mais _je conjuray l~ samte V1erg:.' samt _Joseph, le Pe~e&#13;
de Brebeuf, et l' Ange Tutelaire de ces contrees, de retenir le _bras de Notre Se1~ne~r. Ils le firent; mais pourtant il demeura la main levée, et tout pr_est a ve~s1:r. Je souha~tt_o1s pou~ lors&#13;
étre le but et le sujet de sa colere, et m'offrois pour etre la victime de sa d1vme Justice. Il&#13;
semble que le Pere de Brebeuf souhaitte cela de moy;_ et depuis i~ ~ voul~ q~e je mt sois off:rt~;&#13;
avec un aggréement de tous les évenemens sortables a cette quahte de Victime del 1re de Dieu.&#13;
154 )(p.L"&#13;
•aggréement de tous les évenemens sortables a- cette qua1·t'&#13;
1 e de v·1ct·1me de 1··1re de D"1eu " , ce1a&#13;
signifie -- et l'aveu, notons-le, est de Catherine elle-même -- qu'il se. produisit comme une vaste&#13;
conjuration pour la faire souffrir: conjuration du ciel (p. 164), de la terre (p. 151) et des enfers&#13;
(p. 160), à laquelle Ragueneau a consacré toute une pat;ie de son livre, gu'~l a inti!ul_ée: "Sa vie&#13;
souffrante". Il serait trop long, et hors de mon propos, d entrer dans le deta1l des ventables tortures qu'elle a parfois endurées: il suffit de savoir que jamais elle n'a crié grâce; bien au contraire, elle souffrait, pour rappeler l'expression même de Ragueneau, "sans jamais se rassasier&#13;
de peines" (p. 46).&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
Le 8 mai 1668 Catherine mourut. Sa mission sur la terre était terminée, mais sa vocation canadienne se pou;suivait dans l'au-delà. Mgr de Laval en était persuadé. Le 8 novembre 1670, il&#13;
écrivait, parlant de Catherine de Saint-Augustin:&#13;
"J'ay une tres particuliere confiance pour le bien de cette nouvelle Eglise, au pouvoir qu'elle&#13;
a aupres de Notre Seigneur et de sa tres-sainte Mere: car si elle nous a secouru si puissamment&#13;
pendant le temps qu'elle a été parmy nous, que ne fera-t-elle pas maintenant, qu'elle connoit avec&#13;
plus de lumiere les besoini;;, soit du Pasteur, soit des Ouailles?" (p. 227).&#13;
&#13;
André Vachon&#13;
de la Société royale du Canada&#13;
&#13;
(TOUS DROITS RESERVES).&#13;
&#13;
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Vieille maison de 1650 bâtie au&#13;
temps de Marie de l'Incarnation.&#13;
&#13;
Marie de l'Incarnation,&#13;
Mère de l'Eglise Canadienne.&#13;
De nos jours on parle beaucoup d'extra terrestres. Porteurs de messages à l'adresse des humains de notre planète, dit-on, ces êtres étranges se déplacent en soucoupes volantes. Certains&#13;
prétendent en avoir vu ... d'autres, entendu! A la science de solutionner le problème, d'interviewer&#13;
ces mystérieux courriers. Pour nous de la Terre, cherchons plutôt à comprendre le Message réel celui-là - écrit à notre intentio~, il y a plus de trois cents ans, par l'héroïsme des vertus&#13;
de nos Fondateurs.&#13;
Parmi ces promoteurs de la Foi au pays, nous dégagerons la physionomie de la Mère de l'Eglise Canadienne présentée par Dom Albert Jamet, moine de Sol~mes dans l'introduction de son&#13;
livre. LE TEMOIGNAGE DE MARIE 1.Jt": L'INCARNATION.&#13;
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&#13;
"Cette vénérable Ursuline, notre prem1ere religieuse missionnaire, est aussi l'une de nos&#13;
premières gloires coloniales. Née à Tours sur la fin de 1599, morte à Québec au début de 1672,&#13;
elle vécut trente-trois ans au Canada, où elle était passée dès 1639, partageant ainsi sa vie en&#13;
deux portions presques égales entre les deux Frances. Quelques mois avant de mourir, elle exultait encore à la pensée de voir, comme elle dit, ''planter la Croix avec les Fleurs de Lys à la face&#13;
des Anglais" jusque sur "la grande baie du Nord", la future Baie d'Hudson, le bout du monde en ce&#13;
temps-là. Cette conquérante d'âmes étendait ses ambitions jusqu'aux bornes de la terre. C'est&#13;
que la flamme apostolique qui la consumait s'allumait au foyer d'une contemplation suréminente.&#13;
Avant d'être une missionnaire, ou plutôt, pour être la missionnaire qu'elle a été, Marie de l'Incarnation fut d'abord une grande mystique.&#13;
On l'a comparée, égalée même à sainte Thérèse; et elle soutient admirablement ce rapprochement dont tant d'autres seraient diminuées. Par l'éclat de ses dons, l'intimité de ses communications' divines, l'héro"isme de la réponse qu'elle fit aux desseins de Dieu, elle est l'une des plus&#13;
hautes illustrations spirituelles de la France."&#13;
Pour savoir comment nous est parvenue la connaissance intime de notre héroïne, rappelons que&#13;
de son union avec Claude Martin, Marie avait eu un fils, né le 2 avril 1619, et appelé Claude comme son père. C'est lui qui,.entré plus tard dans la Congrégation de Saint-Maur de l'ordre de&#13;
Saint-Benoit, publia entre 1677 et 1684, la vie et les écrits de sa mère. La piété filiale de Dom&#13;
Claude révéla ainsi au monde les vertus sublimes de Marie de l'Incarnation. Le 10 juillet 1911 la&#13;
Cour de Rome décernait à Mère Marie le titre de Vénérable. Maintenant, non seulement l'Eglise&#13;
Canadienne, mais l'Eglise entière supplie le ciel de l'inscrire au catalogue des saints.&#13;
Cette femme exceptionnelle fut, de tout temps, honorée en sa patrie d'adoption. Pour ne parler&#13;
que de notre époque, il suffira de rappeler les fêtes splendides de l'Eglise et de l'Etat marquant les&#13;
tricentenaires de son arrivée à Québec - 1er août 1939 - et de sa bienheureuse mort - 30 avril&#13;
1972. - Depuis, des écrivains de plus en plus nombreux ont scruté ses écrits, publié, propagé sa&#13;
doctrine.&#13;
Son image rayonne dans les vitraux de nos chapelles, de nos sanctuaires; des écoles portent&#13;
son nom. Une rue Marie de l'Incarnation rappelle son souvenir aux gens affairés de notre ville.&#13;
Des émissions radiophoniques ont raconté à notre peuple son exploit missionnaire. Un monument&#13;
indique l'entrée de sa maison. Mère Marie y sourit, dans le bronze, à deux fillettes aux longues&#13;
nattes, l'une indienne, l'autre française, prémisses de sa mission d'enseignante en NouvelleFrance. Ces deux enfants, au regard extasié, semblent lui dire merci d'être venue. Une deuxième&#13;
oeuvre de notre regretté sculpteur Emile Brunet a immortalisé Mère Marie. Elle figure avec les&#13;
grands de notre histoire, à la facade de notre Edifice Parlementaire, tenant en mains, au niveau&#13;
du coeur, une petite église, symbole de celle qu'elle est venue édifier avec ses pairs: les saints&#13;
Martyrs Jésuites, Mgr de Laval, Catherine de Saint-Augustin et combien d'autres!&#13;
Ces hommages, ce culte extérieur, rendusàlapremière religieuse éducatrice du pays, s'adressent davantage encore à l'apôtre, la missionnaire, la mystique, la contemplative surtout, que fut&#13;
Marie de l'Incarnation.&#13;
"Or, les grands contemplatifs sont de la lignée de l' Apôtre saint Jean, commente Dom Jamet. La&#13;
rencontre ineffable de Dieu a illuminé leur vie. Les écrits, mémoires, lettres, relations, où ils ont,&#13;
presque toujours par ordre et parfois pour leur seul directeur, recueilli le souvenir de cette rencontre et décrit la transfiguration de leur âme qui en fut la suite, sont la reprise humaine du témoignage le plus considérable et le plus impressionnant qui ait jamais été porté devant les hommes:&#13;
"La Vie éternelle qui était dans le Sein du Père est venue en ce monde". A leur tour, après&#13;
l'auteur inspiré, ils nous ont manifesté ce qu'ils ont entendu, vu et touché; ce qu'ils ont expérimenté en un mot, non plus dans leurs sens de chair, - car ils sont venus après l' Ascension, - mais&#13;
dans leurs puissances immatérielles et dans le fond de leur âme, du Verbe de vie."&#13;
Les mystiques, selon le P. Léonce de Grandmaison sont, dans leur ordre, des témoins, les témoins de Dieu, "Mais, il nous fait dire aussi, poursuit DomJamet que leurs écrits sont des témoignages, le témoignage de l'expérience vivante qu'ils ont faite des privautés de Dieu et de sa&#13;
possession substantielle.&#13;
"Leur public c'est l'élite morale de tous les pays et de tous les temps. Les révolutions sociales, politiques, intellectuelles, pourront changer la face du monde, les mystiques seront toujous actuels etleurtémoignage au milieu des choses qui vieillissent et qui tombent gardera une impérissable nouveauté. Il n'y a pas de livres, avouait mélancoliquement un de nos plus illustres contemporains, qui demeure indéfiniment satisfaisants. Pas de livres humains. Mais il y a l'Evangile et tous&#13;
ces écrits qu'il a inspirés et qui en revivifient le son à travers les espaces de temps."&#13;
&#13;
9&#13;
&#13;
�"La vie mystique n'est que la vie chrétienne parfaite. En elle, dans l'union expérimentale qu'elle&#13;
procure avec les trois divines Personnes, s'épanouit enfin la grâce première du Baptême: la grâce&#13;
de notre adoption filiale."&#13;
"Les âmes, toutes les âmes peuvent donc venir s'éclairer et se réchauffer à la lumière vivifiante des écrits de la Vénérable Ursuline. Le témoignage de Marie de l'Incarnation est un livre pour&#13;
elles, si elles sont de bonne volonté."&#13;
L'invitation à peine lancée, le directeur spirituel s'inquiète et s'explique: "Marie de l'Incarnation, je viens de le dire,s'estexprirnéesur sa vie d'union avec Vieu, sur les conséquences théoriques et pratiques de l'état de contemplation où e!le fut é_levée, a,vec !es ~ots de tout_ le monde. Ell~&#13;
n'a rien sacrifié de la transcendancedeladoctrme, mais elle 1 a mise a notre portee. Pourtant, s1&#13;
la haute qualité de cette spiritualité devait en faire pour beaucoup d'âmes, malgré sa modération&#13;
de ton, une terre toujours distante, inabordable, une dernière ressource resterait: regarder aux&#13;
dons naturels de celle qui nous la propose."&#13;
Empruntons, encore à son biograpne, les principaux traits de notre modèle. "La singularité lui&#13;
fut toujours en horreur. Au couvent, elle n'en tenait que pour la régularité, la sainteté blanche, celle qui s'allie à la belle hu~eJr et qui _est ~imable ~o~me la lu~i~re. Pour le plafsir de CO_.?tenter,&#13;
qui est la fleur de la charite, elle laissait sans hes1ter, ses pemtences, ses prieres et meme ses&#13;
..:ommunions. En un mot, elie fut affable, faisant toujours bon _yisage à tous et à tout.&#13;
Dans les affaires, elle allait bonnement, rondement. Sa resolution prise, rien ne l'arrêtait; et&#13;
elle réussissait. C'est une positive: elle voit clair, elle voit juste et ne va que par le plus court&#13;
chemin: d'un trait au but, tout droit à Dieu. Elle qui respirait à l'aise dans l'atmosphère d'héroïsme où sa grâce d'élite l'établit pour plus _de cinquante ans, elle était, d~ns le train ordinaire de la&#13;
vie, toute pondération; et cette mesure faite de ~:t:nu~ naturelle et du Juste sentiment des limites&#13;
humaines, décore d'un nouveau charme la soc1ete qu on_ eut avec elle. Femme de tête, femme de&#13;
grand jugement et de d~c!sion, femme de_ coeur, et par la "tant fern~e que r~en ~lus". Voyons-là&#13;
sous ces traits d'humamte que la nature lUl donna et que la surnature n a pas detrUits mais exaltés.&#13;
Lisons sa correspondance, étudi?ns son :ôle missionnaire: ~egretta~t de n'être pas des saints à&#13;
sa taille, nous admirerons du moms son ame avec les quahtes humaines qui l'ornaient et en faisaient l'agrément.&#13;
.&#13;
_ ,_&#13;
On objectera, c'est beau !out cela, mais en 19?7, a!ec le p_rogres, I _electronique, l'aéronautique, la contestation, I'indifference, le doute,_ la I_1berte, la science ... Dieu ne change-t-il pas? La&#13;
réponse est non: Dieu ne ch_ange pas et ses te~oms non plus. Le ~essag~ de Marie de l'Incarnation aujourd'hui. comme hier, r~ste la pratique des vertus de 1 Evangile, cette Bonne Nouvelle&#13;
,&#13;
.&#13;
apportée par Jésus-Christ et dont 1l_e~t le cent~e.&#13;
uoique&#13;
privilégiée&#13;
des&#13;
faveurs&#13;
d1vmes,&#13;
Marie&#13;
de&#13;
1&#13;
Incarnation,&#13;
cependant s'en remet to .&#13;
Q&#13;
. ' ·t·&#13;
• •t h&#13;
,&#13;
U]OUrs&#13;
à l'église. Elle écrit: "Ce qui m a e e communique ouc ant le mystere de l'Incarnation t&#13;
·&#13;
•&#13;
t&#13;
h&#13;
es une&#13;
chose si sublime que je n'en puis exprime: au re ~ ose q~e ce qu_~ l'Eglise en dit."&#13;
C'est parce qu'elle _est humble ~~e Mere ,Ma~ie est d_u ~; obeissance entière à l'Eglise, à ses&#13;
docteurs, à ses lois, a ses c?efs. ~e qu~ 1 Eghse en_ dit.1 ~arole rassurante, à retenir en tout&#13;
temps, mais ~urto~ _en nos Jours d angoisse et de de~arro1. ~ou: que notre dévotion à l'église&#13;
devienne cordiale, filiale, absolue, co~me cel_le de Mere M~ne, 11 nous faut étudier ses enseignements avec droiture. Ils. saven~ touJours ~discerner le ~rai du faux. Ainsi les âmes croyantes&#13;
se raffermiront dans !eur foi, ta_~d1s que l:s ames, :ncore a la recherche de la vérité, se trouveront tout à c'lup inondees de 111:m_1e:e.,Aus~ir des~ vie, Ma~ie ?e l'Incarnation penchée sur l'Eglise naissante du Ca~~a, so~riait al ~vemr. Des epreu_ves mherentes aux oeuvres apostoliques et&#13;
dont sa voc~tion m!ss1~nnaire fut pleme, el}e ne g_arda1t_p3:s souvenir. Cependant pour l'amour de&#13;
Dieu et des ames n ava1t-_el~~ p~s abandonn~ son flls, qUitte sa patrie, traversé "la mer océane",&#13;
craint l'iroquois supporte l indigence, vu disparaître dans les flammes, son Monastère? Oui elle&#13;
avait connu l'obscur_ité, les_ d:ttes, le froid "?ans cet t: petite maison si pauvre que nous v~yons&#13;
par le plancher relUire les etoiles durant la nUit, et qu a peine y peut-on tenir une chandelle allumée à cause du vent". Le passé s'éloignait, garant du futur, car plus haut que les étoiles Mère&#13;
Marie a toujours placé sa confiance en la Providence du Père et c'est pourquoi elle ne peut pas ne&#13;
pas espérer en son peuple, en son Eglise du Canada fondée sur la foi des martyrs, des héros et des&#13;
saints.&#13;
Canadiens, mes frères, ne décevons pas notre Mère. Donnons-nous la main dans cet immense&#13;
chantier de construction spirituelle, pour bâtir un monde meilleur où s'épanouira l'Eglise de demain, fidèle, comme celle d'hier et d'aujourd'hui, à sa mission qui est celle même du Christ.&#13;
1&#13;
&#13;
Anne-Marie Michaud o.s.u.&#13;
&#13;
10&#13;
&#13;
Dôme de la chapelle de l'Hôtel-Dieu sous&#13;
lequel repose les restes de JEANNE MANCE, co-fondatrice de Montréal et fondatrice&#13;
de cet hôpital.&#13;
Il&#13;
&#13;
�TROIS ''ADONS'':&#13;
Paul Chomedey de Maisonneuve,&#13;
Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys.&#13;
"Vive le Champagne, pagne, pagne, pagne!&#13;
Vive le Champagne et tous les Champenois!"&#13;
&#13;
Et la danse scandait notre joie. Pourquoi? - Parce qu'un professeur intelligent&#13;
et cultivé - les deux peuvent se trouver! - avait dit aux très jeunes enfants que&#13;
nous étions que cette province de France produisait de grands crus et de grands&#13;
croyants. De ceux-ci le Canada avait beaucoup profité: Maisonneuve, Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys. Sans eux, Montréal n'aurait pas été. Le Canada s'en&#13;
serait ressenti.&#13;
&#13;
Maisonneuve, de Neuville-sur-Vanne, Jeanne Mance,deLangres.Lesdeux s'enchaînent providentiellement dans le projet de M. de La Dauversière de fonder une&#13;
Ville-Marie.&#13;
Deux "actons". Et l'on pourrait ajouter; deux incarnations de fidélité.&#13;
Maisonneuve, la fidélité même. Ni les deux retours obligés à La Rochelle&#13;
au premier départ de 1641; ni les objurgations de M. de Montmagny pour fonder&#13;
plutôt à l'ile d'Orléans - "cette ile ne vaut-elle pas la "boucherie" ou la "folle entreprise" de Ville-Marie"? - ni le climat aussi sournois que les guérillas&#13;
des indigènes; ni la traître répulsion de l'inoffensif Saint-Laurent-en-décembre; ni les hésitations des lointains bienfaiteurs; ni la jalousie des supérieurs&#13;
immédiats; ni la mort embusquée derrière chaque tronc d'arbre; ni l'incendie&#13;
aux augets dans chaque foyer; ni les modes nouveaux de construction, de nutrition, de locomotion etc ... ni. .. ni...ni...Non! Rien! Il est venu fonder une ville.&#13;
Il fonde.&#13;
Jeanne Mance, elle aussi, la fidélité même. Ni les âpretés de l'environnement, ni les nouvelles déprimantes de France; ni la longueur des inconfortables&#13;
traversées de l'océan; ni les blessures physiques; ni l'évanescence des revenus&#13;
de son Hôtel-Dieu; ni l'incompréhension de ses supérieurs devant ses gestes sau-&#13;
&#13;
veurs etc ... Non! Rien! Elle est venue fonder un hôpital. Elle fonde.&#13;
Les deux ne sont pas venus s'enrichir ici. Chrétien engagé. Maisonneuve refuse&#13;
toute augmentation de gages et tout don de terre. Missionnaire, Jeanne Mance&#13;
qui, à Paris, a fréquenté Anne d'Autriche et les grands salons, ne possède même&#13;
pas un pied de terrain: ses malades ont droit à tout!&#13;
1653. - Arrivée de la précieuse recrue et d'un autre trésor de fidélité: Marguerite Bourgeoys, De Troyes, en Champagne. Elle sera la première auxiliaire&#13;
sociale du Nouveau-Monde, la première institutrice de Montréal. Elle fondera la&#13;
première communauté enseignante canadienne. Ce sera dur, exigeant.&#13;
Désormais, Montréal sera protégé par son organisation religieuse et civile.&#13;
Les malades seront soignés. Les jeunes pourront s'instruire. Montréal vivra.&#13;
&#13;
Ces ''Trois" avaient tout de même un secret où puiser leur fidélité: tant d'à.ventures à la chaîne ne se vivent pas sans un secours spécial. Cette histoire&#13;
de la fondation de Montréal fait trop penser à un merveilleux déroulement où&#13;
chaque élément arrive comme un "adon" pour mettre l'entreprise suivante en&#13;
marche et la porter à son achèvement qu'il doit sûrement y avoir un secours&#13;
"véritable."&#13;
Le secret? - La source? - L'aide? - L'évidente dévotion à Jésus, à Marie, à&#13;
Joseph. Une église paroissiale, une communauté d'Hospitalières de Saint Joseph,&#13;
une Congrégation de Notre Dame et une chapelle de Notre-Dame de Bon Secours&#13;
traduiront cette dévotion à la Sainte Famille.&#13;
Les sources sont toujours là, inépuisables.&#13;
Des témoins aussi. D'abord, des témoins muets: les très précieux musées de&#13;
l'Hôtel-Dieu (en réaménagement), de la C.N.D., de l'église Notre-Dame, de la&#13;
ferme Saint-Gabriel de la Pointe Saint-Charles; les élégantes tours du Fort de&#13;
la Montagne (rue Sherbrooke ouest); une chapelle de Bon-Secours; le Vieux&#13;
Montréal et des archives étonnantes.&#13;
Et des témoins éloquents: une chrétienté que l'expérience du désert purifie et&#13;
qui saura retrouver le rythme de sa fidélité; quelques milliers (2025) d'Hospitalières de Saint-Joseph qui ont fait fructifier l'oeuvre de Jeanne Mance, et le&#13;
plus grand centre mondial de la dévotion à Saint Joseph, l'Oratoire du MontRoyal; plusieurs milliers de religieuses de la Congrégation (7124) qui ont joué&#13;
à plein le "jeu de la voyagère."&#13;
&#13;
"Vive le Champagne, pagne, pagne, pagne!&#13;
Vive le Champagne et tous les Champenois!"&#13;
François Lanoue, ptre (1), Saint-Alexis (Montcalm)&#13;
(i) Auteur d'une Nouvelle Acadie, "Saint-Jacques-de-!' Achigan"; "J oliette-DeLanaudière, fragments d'histoire"; de Joliette-DeLanaudière guide touristique" (épuisé).&#13;
&#13;
12&#13;
13&#13;
&#13;
�M issi on de la Montagne - T our&#13;
du Fort des M essieurs de St-Sulpice dans laquelle enseignèr ent l es&#13;
f i lles spirituelles de Mar guerite&#13;
B ourgeoys. - 1676.&#13;
&#13;
Marguerite au&#13;
coeur d'or.&#13;
&#13;
c,Jb.P......._l,.e.v&#13;
&#13;
Devant&#13;
deux&#13;
humbles&#13;
tours.&#13;
&#13;
A la lisière de ton mystère intérieur,&#13;
Marguerite, humble, petite et pauvre&#13;
Comment ne point sentir la chaleur,&#13;
De ton coeur qui embrasse, aujourd'hui encore,&#13;
Ville-Marie, ile de rêves , de pleurs et de sang,&#13;
Où tu enfantas des Filles pour distribuer ton héritage de grâces&#13;
Telles Catherine Crolo, Edmée Châtel, Marie Raisin, Anne Hiou ...&#13;
Tu les voulus, comme Notre-Dame, au carrefour de la charité,&#13;
Sur les chemins de la Visitation,&#13;
Sans voile, ni guimbe, sans cloitre, ni grille.&#13;
Comme Marie, Mailresse dans le Temple,&#13;
Elles r évél er aient aux petits les secrets cachés aux sages.&#13;
Le refuge de ta pauvreté, ce lieu de ta richesse secrète,&#13;
0 Marguerite, édifia ton évêque, François, qui voulut voir&#13;
Jusqu'où pouvait loger ton héroïsme;&#13;
Sous les combles-dortoirs, il grimpa par l'échelle&#13;
En devinant le dénuement de ta souffrance et de ta joie.&#13;
Hautes tours de pierres grises&#13;
Dont l'ombre séculaire garde à jamais&#13;
Le mystère d' une âme priante,&#13;
Puissiez-vous être toujours sentinelles&#13;
Qui donnez au présent la mémoire du passé.&#13;
&#13;
~&#13;
[i.:lillru liqjï:r'&#13;
&#13;
~ûHi&#13;
•&#13;
&#13;
•• « •~'&#13;
&#13;
Hôpital Charron - Sur&#13;
son déci in, M arguer ite&#13;
d'Youville relèvera cette&#13;
oeuvre. - 1747.&#13;
&#13;
Des spécialist es ont tout dit de la vie de Madame d' Youville.- Je n'ai r i en à y ajouter. Dans ce&#13;
court article, je veux simplement continuer à dire comment j'ai connu et pourquoi j'aime cette&#13;
grande dame. 1&#13;
Je vivais à Montréal depuis quelques mois. Par un bel après-midi d'automne j'entrai à la cathédrale pour visiter ce temple. - Des amis rimouskois m' en avaient vanté les beautés. - Quelle ne&#13;
fut pas ma surprise et ma joie d'y découvrir le magnifique tableau du peintre canadien Georges&#13;
Deslfosse, représentant Marguerited'Youville, entourée de ses pauvr es durant l 'incendie de son hôpital, le 18 mai 1765. L 'artiste lui a donné une attitude de noblesse: elle étend l es mains au-dessus&#13;
de ses protégés dans un geste consolateur. Son visage est émouvant, grave et beau tout à l a fois.&#13;
Je restai longtemps devant cette toile immense, m ' en remplissant les yeux et le coeur.&#13;
Dans ma mémoire des souvenirs d'enfance surgirent.. . Je décidai alor s de prendre les moyens&#13;
nécessaires pour connailre davantage cette noble figure de notr e histoire.&#13;
J 'appris l ' existence du Centre Marguerite d'Youville. Un jour, je m 'y rendis. Une religieuse se&#13;
présenta. Lui disant l 'objet de ma visite, elle accepta de me faire visiter l e musée. Tout en parcourant les salles qui contiennent tant d'~bjets ayant été à l 'usage de Madame d' Youville, mon guide, en fille bien nee me parla de sa mere. Comme elle l ' aimait! Ses propos contribuèrent à me&#13;
r endre Mar guerite encore plus sympathique. La visite terminée, la religieuse me conseilla la lecture de quelques bonnes bi ographies. 2&#13;
Quelques faits de la vie de Madame d' Youville me plurent d'une façon particulière: " Pressée&#13;
par la char ité du Christ qui consumait ! 'Apôtre, elle inaugure le service social à Ville-Marie." 3&#13;
Travailleuse sociale avisée que Marguerite, elle qui découvre que ce n'est pas tout de fournir&#13;
un toit, de donner des vêtements et des repas aux défavorisés; que ces gens-là ont un coeur et&#13;
leur dignité d'homme à conser ver. M ère d'Youville sait valoriser ses malheureux en les faisant&#13;
parti ciper à son oeuvre, chacun sel on ses possi bilités; une vieille dame fera des travaux de couture, une autre ai~er_a. à l 'entretien de la mai son, des hommes tr availleront aux champs: " Respectueuse de la d1gmte de chacun, elle permet aux hospitalisés qui le désir ent de participer au&#13;
tr~vail .~ommu_n, da_!ls la m~sure de leur s forces_. El_le pressent combien il est pénible pour certams d etre heberges gr atmtement. Avec tact et Justice, elle accorde aux ouvr iers bénévoles une&#13;
honnête gratification." 4&#13;
Comment ne pas admirer sa charité sans frontière, sa di scrétion dans son secours aux autres:&#13;
"Sa maison était ouverte à tous ceux qui souffraient de pauvreté, de maladie ou d'aut res nécessités, sans faire de dif~ér~ncE:_ d'âge, d? ~ationalité, de sexe ou de religion; car Margueri te n'entendait mettre aucune limite a sa chante. Alors que l a guerre sévit dans le pays redoublant de dévouement, elle r~cueillit chez elle l es sol dats ~l essés, leur procurant tous les 'soulagements possibles; ell~. ouvn~ sa P_Orte aux fuyards, traques par l~ faim et la misère, l es nourrissant parfois&#13;
d'une mamere qm tenait du prodige; aux enfants trouves, dont le nombre s'était considér ablement&#13;
accru, elle se montra une mère plei ne de hanté. Déversant sur tous l es trésor s d'un amour surnaturel, elle mérita le titre de M ère à la Charité uni verselle." 5&#13;
En connaissant mieux Marguerite d' Youville, j 'ai découvert qu'elle avait été sainte dans l a mesure où elle avait été humaine. - Voilà pourquoi elle a conquis mon coeur.&#13;
FERNAND PARENT.&#13;
&#13;
Réjouissez-vous, Filles de Mar guerite,&#13;
Dont le coeur veut battre aux rythmes de la grâce,&#13;
Pour cette jeunesse qui, d'une génération à l'autre,&#13;
Donne à l'Eglise son visage de Mère et de Maitresse de Vie.&#13;
Yvon Migneault, o.p.&#13;
14&#13;
&#13;
J. V.G. "Une poignée de souvenirs". Pierres Vivantes, no 9, pp 14-15.&#13;
2. FERLAl'ID-Al'IGERS, Albertono, Mère d'Vouvillc. Première Fondatrice Canadienne. Montréal,&#13;
Beauchemin, 1945&#13;
M itchell, Estelle, sgm. Elle a beaucoup aimé, MIi , Fides, 1960.&#13;
3. M ,tchell. E. sgm., Ibid, p. 48.&#13;
4. M itchell, E. sgm.. L e vrai visage de Marguerite d ' You\llle, MIi. Be~uchemin. t973, p. 80.&#13;
5. Jean XXIII - l)écr cl de 81:atification.&#13;
&#13;
15&#13;
&#13;
�SOMMAIRE&#13;
HOMMAGES&#13;
&#13;
- Des inconnus ou des o ubliés? ..................... 2&#13;
M . Caron, ptre&#13;
&#13;
Ces exposés sont un modeste hommage que&#13;
nous présentons aux deux évêques jubilaires&#13;
et aux deux évêques-élus q ue l'Eglise de Q uébec fête en ces jours. En effet, au moment où&#13;
nous allons écrire ces quelques pages sur l'Eglise d'hier, les membres d u Comité des Fondateurs de l'Eglise canadienne ne peuvent rester des témoins muets de l'Eglise vivante d'aujourd'hui. C'est pourquoi ils croient de leur&#13;
devoir de se joindre à tous les fidèles du diocèse de Q uébec pour formuler leurs voeux aux&#13;
deux j ubilaires q ue nous fêtons cette an née:&#13;
Monsieur le Cardinal Maurice Roy et Monseigneur Lionel A udet. Les hommages et les&#13;
voeux des membres d u Comité des Fondateurs de l'Eglise canadienne s'adressent également aux deux évêques-élus: Monseigneur&#13;
Louis-Albert Vachon et Monseigneur J eanPaul Labrie. Q u'ils soient to us assurés de notre filiale soumission et de notre prière assidue&#13;
pour ''que le Seigneur exauce tous leurs&#13;
voeux".&#13;
&#13;
- Mgr de Laval et l'Eglise ............................. 3&#13;
&#13;
G.E. Demers. ptre&#13;
- La mission canadienne de&#13;
C. de St-A ugustin ...................................... 5&#13;
A . Vachon, d e la Société royale&#13;
&#13;
- Marie de l'Incarnation&#13;
' .................... JO&#13;
- Mère de l'Eglise Canadienne&#13;
A .- M ichaud o.s. u.&#13;
&#13;
- Tro is "Adons" ........................................ 12&#13;
F . Lanoue, p tre&#13;
&#13;
- D evant deux humbles tours ..................... 14&#13;
Y. Migneault o .p.&#13;
&#13;
- Marguerite au coeur d'o r ......................... 15&#13;
F . Parent&#13;
&#13;
- Hommages........................&#13;
&#13;
M. Caron, ptre&#13;
&#13;
16&#13;
•&#13;
&#13;
••&#13;
&#13;
MARC CARON&#13;
ptre.&#13;
&#13;
Dépôt légal - Bibliothèque Nationale du Québec&#13;
&#13;
Remerciements&#13;
&#13;
Nous tenons, vivement .à .remerc·ter 1a revue "Pastorale-Q uebec&#13;
• ,.. Monsieur&#13;
• Dents&#13;
• Duval et ses collaborateurs pour I apport prec1eux qu'ils nous ont offert.&#13;
Nous&#13;
voulons également so u rigner 1c travail• magnifique&#13;
•&#13;
• Beau heu,&#13;
• jeune peintre sagucnécn&#13;
de Denis&#13;
..&#13;
• d e Pus,&#13;
qui I11rustre&#13;
1 nous sommes heureux de l'accueillir Nous devons à Monsieur&#13;
d' ces pages· une fois&#13;
8 eau teu avoir relevé un défi: le rajeunissement de l'iconographie québéc~ise.&#13;
Gilbert Lévesque&#13;
La rédaction&#13;
&#13;
16&#13;
&#13;
J&#13;
&#13;
�</text>
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                <text>p.1 : &lt;em&gt;Des inconnus ou des oubliés?&lt;/em&gt; par Caron&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;p. 3-4 : &lt;em&gt;Monseigneur de Laval et l'Église de notre temps&lt;/em&gt; par Demers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;p. 5-7 : &lt;em&gt;La vocation canadienne de Catherine de Saint-Augustin&lt;/em&gt; par Vachon&lt;br /&gt;p. 8-11 :&lt;em&gt; Marie de l'Incarnation, mère de l'Église canadienne&lt;/em&gt; par Michaud&lt;br /&gt;p. 12-13 : &lt;em&gt;Trois "adons" : Paul Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys&lt;/em&gt; par Lanoue&lt;br /&gt;p. 14 : &lt;em&gt;Devant deux humbles tours&lt;/em&gt; par Migneault&lt;br /&gt;p. 15 : &lt;em&gt;Marguerite au coeur d'or&lt;/em&gt; par Parent&lt;br /&gt;p. 16 : &lt;em&gt;Hommages&lt;/em&gt; par Caron</text>
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                <text>Accédez au &lt;a href="https://sfdl.omeka.net/files/show/15174" class="show"&gt;texte intégral &lt;/a&gt;de ce numéro</text>
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                <text>Pierres vivantes est une publication éditée à Montréal par le Comité des fondateurs de l’Église du Canada entre 1974 et 2013. Initialement conçu comme un bulletin publié deux à trois fois par année, il s'est transformé en revue annuelle à partir de 1978. Comme cette revue est difficile d’accès, nous rendons disponible toute la collection. Ceci permettra la mise en contexte canadien du travail de ce comité et du processus de canonisation. Accédez à la &lt;a href="https://sfdl.omeka.net/pierres-vivantes"&gt;collection complète &lt;/a&gt;de la revue</text>
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                  <text>Cette collection comprend les articles de périodiques, revues, journaux, chapitres de livres, livres ou études publiées sur François de Laval</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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              <text>Marie de l'Incarnation, sainte, 1599-1672</text>
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              <text>Catherine de Saint-Augustin, bienheureuse, 1632-1668</text>
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                <text>Des inconnus ou des oubliés?</text>
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            <name>Bibliographic Citation</name>
            <description>A bibliographic reference for the resource. Recommended practice is to include sufficient bibliographic detail to identify the resource as unambiguously as possible.</description>
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              <elementText elementTextId="201010">
                <text>vol. 89, no 9, p. 194-195. </text>
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                <text>&lt;span&gt;Accédez au &lt;a href="https://aaq.omeka.net/items/show/855"&gt;texte intégral&lt;/a&gt; via les Archives de l'archidiocèse de Québec&lt;/span&gt;</text>
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            <description>A summary of the resource.</description>
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                <text>Le numéro de Pastorale‑Québec présente un dossier consacré aux Fondateurs de l’Église canadienne, en particulier trois figures majeures liées à Québec : François de Laval, Marie de l’Incarnation, Catherine de Saint‑Augustin. L’objectif : raviver la mémoire de ces pionniers souvent méconnus ou oubliés, et montrer leur pertinence pour l’Église d’aujourd’hui.&#13;
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        <name>Biographies résumées</name>
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        <name>Dévotion à Laval</name>
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        <name>PROMOTION ET DIFFUSION</name>
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                    <text>e.0m:0(iirs&#13;
&#13;
i:/'&#13;
&#13;
Monseigneur&#13;
François de Laval&#13;
&#13;
ments prenaient de l'importance et que l'ac&#13;
croissement de la population exigeait un&#13;
&#13;
nombre plus grand de pasteurs, de nouvel&#13;
les Églises se détacheront comme des fruits&#13;
mûrs de l'Église-mère de Québec. Au Cana&#13;
&#13;
da, plus de soixante-dix diocèses seront éri&#13;
gés jusqu'à ces dernières années sur ce&#13;
&#13;
d'un diocèse aux&#13;
dimensions d'un continent&#13;
QieV&lt;\ues années seulement après l'arri^ Qtiébec, on voit s'éta-&#13;
&#13;
territoire jadis confié à Mgr de Laval. Aux&#13;
États-Unis, c'est quelque cent diocèses qui&#13;
tireront leur origine de l'Église de Québec.&#13;
&#13;
En conférant, en 1956, au diocèse dont Mgr&#13;
de Laval fut le premier évêque le titre de siè&#13;
&#13;
ge primatial du Canada, c'est ce rôle tout à&#13;
fait remarquable joué dans la diffusion de la&#13;
&#13;
leureux au jeune évêque en qui elle voit, dès&#13;
son arrivée, un chef spirituel qu'elle pourra&#13;
&#13;
foi chrétienne en Amérique que le SaintSiège a voulu reconnaître.&#13;
&#13;
bWt en çexmancnce des missionnaires en écouter et vénérer.&#13;
Ce n'est qu'en 1674 cependant, que ce&#13;
NouveWc-Ftance. tn eftel, dès 1615, des&#13;
vaste territoire confié aux soins de Mgr de&#13;
RécoUets arrivent en ce pavs pour desscTvtr&#13;
la jeune colonie. En 1625, c'est au tour des Laval est elevé au rang de diocèse. François&#13;
Jésuites de traverser les mers pour venir an 'de Laval devient alors le premier évêque de&#13;
&#13;
noncer le message de l'Évangile dans ce ter&#13;
&#13;
ritoire de mission qui dépend alors directe&#13;
&#13;
ment du Saint-Siège.&#13;
En 1658, Rome juge que le moment est&#13;
venu d'envoyer dans ces terres nouvelles un&#13;
évêque qui pourra prendre la charge de l'évangélisation des populations qui y vivent.&#13;
Québec est alors érigé en vicariat apostoli&#13;
que par un décret du pape Alexandre VII. Le&#13;
même décret nomme François de Laval&#13;
évêque de Pétrée et vicaire apostolique en&#13;
Nouvelle-France. La consécration du nou&#13;
&#13;
vel évêque n'ayant pu se faire avant le 8 dé&#13;
cembre 1658, ce n'est qu'en juin 1659 que&#13;
Mgr de Laval peut débarquer à Québec où&#13;
l'attendent, avec beaucoup de joie, les mis&#13;
sionnaires qui faisaient connaître depuis dé&#13;
&#13;
jà quelques années leur désir de recevoir un&#13;
pasteur capable de guider et de diriger leurs&#13;
activités apostoliques. Toute la population&#13;
de la colonie fait également un accueil cha&#13;
&#13;
de ce diocèse confié à Mgr de Laval. L Égli&#13;
&#13;
se de Québec, à ce moment, s'étend sur&#13;
&#13;
toutes les terres où la France a des droits ou&#13;
&#13;
des prétentions. Écrivant au Pape en 1660, Mgr de Laval baptise Gara KonMgr de Laval donne cette description de son&#13;
&#13;
diocèse :"La mission de la Nouvelle-France&#13;
&#13;
est baignée à l'est par l'océan ; à l'ouest et&#13;
au nord, ses limites sont celles du conti&#13;
nent : au sud, les pays voisins sont la Nou&#13;
velle-Angleterre et la Nouvelle-Hollande".&#13;
C'est dire que le diocèse de Mgr de Laval en&#13;
globe toute l'Amérique du Nord, à l'excep&#13;
tion des colonies de la Nouvelle-Angleterre&#13;
et du Mexique.&#13;
11 est facile d'imaginer le sentiment d'écra&#13;
&#13;
sement que François de Laval, malgré l'ar&#13;
deur de son âme,a pu éprouver devant l'im&#13;
&#13;
mense labeur qu'il lui fallait accomplir sur&#13;
ce territoire. Le travail apostolique qu'on lui&#13;
&#13;
Marc Caron, prêtre&#13;
séminaire de Québec&#13;
&#13;
da. Ils sont la propriété de tous les croyants,&#13;
,ou mieux tous les croyants sont leur pro&#13;
&#13;
rester ébahie devant de telles affirmations,&#13;
&#13;
sommes bénéficiaires de la même fol.&#13;
&#13;
POURQUOI ?&#13;
&#13;
C'est cette vérité fondamentale de leur filia&#13;
tion divine qu'ont découverte et comprise&#13;
nos fondateurs, au fur et à mesure qu'ils&#13;
&#13;
Pourquoi parler aujourd huî de ces hé&#13;
rauts, de ces messagers de la bonne nouvel&#13;
&#13;
cette vérité fondamentale qui a animé, con&#13;
formé leur vie dans tous ses aspects et dans&#13;
&#13;
là, c'est plus que des mots, ce sont les réali&#13;
&#13;
rien, parce que lorsqu'on parie des fonda - tés à la fois profondes et inouies de l'ensei&#13;
teurs de l'Église canadienne, l'on parle alors gnement de l'Église. Notre intelligence hu&#13;
d'un bien commun à toute l'Église du Cana - maine, fragile et peu éclairée, peut parfois&#13;
&#13;
que nous célébrerons dans quelques jours&#13;
l'anniversaire des Trois de Québec. Le 30&#13;
&#13;
avril, nous célébrerons la fête liturgique de&#13;
&#13;
la Bienheureuse Marie de l'Incarnation , le&#13;
&#13;
6 mai, celle du Bienheureux François de La&#13;
val ; enfin, le 8 mai, nous rappellerons la&#13;
&#13;
grande Augustine Hospitalière , Catherine&#13;
&#13;
de Saint-Augustin, encore trop méconnue&#13;
&#13;
qui pourtant ne sont rien d'autre que celles&#13;
de l'enseignement même de Jésus-Christ.&#13;
&#13;
progressaient en âge et en sagesse : c'est&#13;
&#13;
toutes ses étapes. Nous aussi avons été&#13;
&#13;
marqués, au jour de notre baptême, du&#13;
&#13;
sceau de l'Esprit, mais il n'est pas sûr que&#13;
&#13;
nous ayons toujours accepté de nous laisser&#13;
éclairer par Lui, pour produire des fmits de&#13;
grande sainteté. C'est là la différence qui&#13;
nous sépare de nos fondateurs et nous éloi&#13;
gne du Seigneur lui-même.&#13;
&#13;
chez nous. Ce rappel, que je me permets de CONSÉCRATION&#13;
&#13;
vous faire aujourd'hui, devrait être plus&#13;
&#13;
religieuse&#13;
&#13;
à l'ordre du jour":ce rappel,j'aimerais qu il&#13;
&#13;
Leur appartenance au Seigneur, déjà ac&#13;
complie par le sacrement du baptême, a&#13;
&#13;
qu'une simple mention, ou qu'une citation&#13;
&#13;
suscite chez vous un élan d'amour et de pie&#13;
té envers tous ceux qui furent nos ancêtres&#13;
&#13;
dans la foi. C'est ce qu'ils furent&#13;
&#13;
pris un sens nouveau, plus visible, au jour&#13;
&#13;
de leur consécration religieuse. Cette con&#13;
&#13;
resterontr par leur baptême&#13;
Jg sécration de François de Laval comme prê&#13;
'&#13;
leur consécration religieuse ensuite, et enfi tre, puis comme évêque, celles de Marie de&#13;
de Catherine de Saint-Au&#13;
par leur mission très spéciale, celle de fon l'Incarnationleetprolongement de leur consé&#13;
gustin, sont&#13;
&#13;
dateurs de l'Église du Canada.&#13;
&#13;
LE SACREMENT&#13;
DU BAPTÊME&#13;
Leur baptême, ce sacrement&#13;
&#13;
gardons encore trop souvent avec&#13;
&#13;
cration baptismale, sur l'appel de Dieu, car&#13;
c'est un appel spécial, une invitation gratui&#13;
&#13;
te Ils ont voulu que toute leur vie soit entiè&#13;
&#13;
^ux&#13;
veux&#13;
&#13;
d'enfants, fut la P-mière consecmrionjes&#13;
&#13;
rement greffée sur le service de Dieu et de&#13;
&#13;
relui de leurs contemporains. C'est ici que&#13;
se Dlace leur mérite, ils ont répondu dans la&#13;
foi l'espérance et l'amour aux avances très&#13;
&#13;
particulières de Dieu. C'est pour cette raifondateurs de notre Eg '&#13;
enno- Ln que même si les chrétiens ne sont pas&#13;
baptisés tout comme&#13;
tous "gratifiés" de la même manière, leur&#13;
blis du signe de la R&#13;
cette "chrisma- mérite se mesurera également sur la foi,&#13;
&#13;
de Jésus-Christ&#13;
&#13;
„ou, a anlavéa&#13;
"&#13;
&#13;
pour nous consacrer P&#13;
&#13;
phètes du Dieu vivant , comm&#13;
Avril 19»4&#13;
-&#13;
&#13;
en cela, bien des&#13;
ef pro-, Sfpérance et l'amour. Et suite p. 20&#13;
&#13;
du péché&#13;
&#13;
diocèses de leur pays entretiennent avec l'É&#13;
&#13;
confiait était certainement très lourd. Bien&#13;
des souffrances pouvaient déjà être entre&#13;
vues. Beaucoup de luttes de toute sorte&#13;
&#13;
glise de Québec ont tenu à être représentés&#13;
&#13;
trer le cœur des indigènes plongés dans les&#13;
&#13;
ténèbres de l'idolâtrie, Mgr de Laval devait&#13;
sans aucun doute sentir sa solitude et la fai&#13;
&#13;
signé comme son légat pour l'occasion.&#13;
Br retraçant, même très brièvement, l'his&#13;
toire du siège épiscopal de Québec dont&#13;
Mgr de Laval fut le premier titulaire, on peut&#13;
&#13;
s'acquitter de sa tâche, dans la puissance&#13;
&#13;
cet homme de Dieu dans le développement&#13;
&#13;
pouvaient aussi être prévisibles. Pour péné&#13;
&#13;
blesse de ses moyens. Mais l'homme de foi&#13;
et d'espérance qu'il était se confiait, pour&#13;
divine et il s'en remettait à la miséricordieu&#13;
&#13;
se bonté de Dieu.&#13;
&#13;
L'histoire allait pouvoir dire comment au&#13;
cun obstacle n'était capable d'arrêter le&#13;
&#13;
courage de cet évêque au cœur de feu. Pas&#13;
teur infatigable, apôtre plein de zèle, Mgr de&#13;
&#13;
Laval assumera la charge de la propagation&#13;
de la foi sur tout un continent. Appuyé par&#13;
&#13;
de vaillants missionnaires, il pourra aller&#13;
&#13;
à ces fêtes. L importance de cet événement&#13;
était marquée encore par la présence du&#13;
cardinal Ottaviani que Jean XXIII avait dé&#13;
&#13;
mieux mesurer l'influence considérable de&#13;
du christianisme en Amérique du Nord. Si&#13;
&#13;
on pense, par ailleurs, aux nombreux mis&#13;
sionnaires qui ont débordé les frontières ca&#13;
&#13;
nadiennes et américaines pour se rendre en&#13;
&#13;
pays lointains porter la Bonne Nouvelle de&#13;
&#13;
l'Évangile, on ne peut qu'admirer le rayonne&#13;
ment apostolique du premier évêque de&#13;
Québec qui est comparable à celui de saint&#13;
&#13;
Rémi en France, de saint Patrice en Irlande,&#13;
&#13;
de saint Augustin de Cantorbéry en Angle&#13;
&#13;
contrée confiée à ses soins pour se faire le&#13;
&#13;
le rituel du baptême. Et ce que je vous dis&#13;
&#13;
le de notre salut ? Tout simplement parce&#13;
&#13;
thié.&#13;
&#13;
Laval marquer son attachement à une sou&#13;
che commune en même temps que son dé&#13;
sir de toujours proclamer une foi unique.&#13;
Les évêques américains qui voulaient égale&#13;
ment souligner le lien étroit que plusieurs&#13;
&#13;
dans des coins très reculés de cette vaste&#13;
&#13;
de certains lecteurs, une allure un peu cbau vine. Veuillez croire cependant qu'il n'en est&#13;
&#13;
priété, le fruit de leur labeur. Tous, nous&#13;
&#13;
hiérarchie catholique canadienne qui est&#13;
&#13;
venue auprès du tombeau de François de&#13;
&#13;
Il nous est difficile d'imaginer l'immens/té&#13;
&#13;
Trois de Québec&#13;
propose aujourd'hui peut prendre, aux yeux&#13;
&#13;
Mgr de Laval en notre pays, c'est toute la "&#13;
&#13;
Québec.&#13;
&#13;
Les fondateurs de VÉgiise canadienne sont-ils&#13;
autre cliose que des visages respectables et admirables?&#13;
&#13;
le thème de la réflexion que je vous&#13;
&#13;
Voilà pourquoi en 1959, lors des célébra&#13;
&#13;
tions du troisième centenaire de l'arrivée de&#13;
&#13;
terre.&#13;
&#13;
nes connaîtront le nom du vrai Dieu et ils&#13;
&#13;
naire de Québec où sont déposés les restes&#13;
mortels du bienheureux François de Laval,&#13;
&#13;
générosité de l'évêque de Québec. Les co&#13;
lons et les explorateurs français pourront&#13;
découvrir aussi, grâce à l'empressement de&#13;
cet apôtre valeureux, comment, même&#13;
&#13;
on se trouve ému devant le tombeau de ce&#13;
&#13;
héraut de l'Évangile. Grâce à lui, les indigè&#13;
&#13;
éprouveront toute la mansuétude, toute la&#13;
&#13;
dans des conditions d'éloignement insoup&#13;
&#13;
çonné, la charité du Christ pouvait se mani&#13;
fester jusqu'à eux.&#13;
&#13;
À mesure que de nouveaux établisse-&#13;
&#13;
En pénétrant dans la chapelle dii Sémi&#13;
&#13;
géant de la foi. Nos prières, en ce lieu, ne&#13;
peuvent que prendre une dimension univer&#13;
selle pour embrasser, avec nos besoins per&#13;
sonnels et ceux de l'Église canadienne, les&#13;
besoins de toute l'Église de Jésus-Christ.&#13;
&#13;
Jacques LEMIEUX, ptre&#13;
Directeur du Centre Mgr-de-Laval&#13;
&#13;
Centre Emilie Gamelin&#13;
&#13;
Centres&#13;
&#13;
Soeur Thérèse Frigon S.P.&#13;
5655 De Salaberry&#13;
&#13;
Centre Jeanne-Mance&#13;
Soeur Thérèse Payer&#13;
&#13;
Montréal H4P 2J5&#13;
&#13;
251 ouest, ave des Pins,&#13;
Montréal, Que. H2W 1R6&#13;
(514)844-3961&#13;
&#13;
(514)331-4810&#13;
&#13;
Centre Marguerite-d'Youville&#13;
&#13;
Soeur Françoise Gariépy, a.m.j.,&#13;
32, rue Charievoix,&#13;
Québec, Qué. GIR 3R9&#13;
&#13;
Centre Catherine-de-St-Augustin&#13;
&#13;
Soeur Thérèse Maheux, s.g.m,,&#13;
&#13;
1185, rue St-Mathieu,&#13;
Montréal, Que. H3H 2H6&#13;
(514)932-7724&#13;
&#13;
(418)692-2492, poste 40&#13;
&#13;
Centre Monseigneur-de-Laval&#13;
&#13;
Centre Marguerite-Bourgeoys&#13;
Soeur Hélène Tremblay, ç.n.d.,&#13;
3040 ouest, rue Sherbrooke,&#13;
Montréal, Qué. H3Z 1A4&#13;
(514)935-9272&#13;
&#13;
Centre Marie de l'Incarnation&#13;
Soeur Noëlla Rivard, o.s.u..&#13;
Monastère des Ursulines,&#13;
O.P. 760,&#13;
&#13;
Québec, Qué. GIR 4T1&#13;
&#13;
(418)692-1569&#13;
&#13;
A&#13;
&#13;
Abbé Jacques Lemieux&#13;
C.P. 460, H.V.,&#13;
Séminaire de Québec,&#13;
&#13;
Québec, Qué. GIR 4R7&#13;
&#13;
^ -&#13;
&#13;
(418)692-3981&#13;
Centre Délia-Tétreault&#13;
&#13;
314, chemin Sainte-Catherine&#13;
Montréal, H2V 284&#13;
Tél.:(514)495-1551&#13;
Pour rendez-vous: Flore Savi-&#13;
&#13;
gnac, m.i.c., directrice.&#13;
&#13;
pierres&#13;
vivantes&#13;
&#13;
Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à la&#13;
construction d'un édif.re snirituei (PIERRE l. 2-5)&#13;
&#13;
19&#13;
&#13;
�'v .-• •-'&#13;
&#13;
I L'Évangile présenté par le Curé Marsolais&#13;
5ième dim. du carême&#13;
&#13;
(Jean 11,1-45)&#13;
&#13;
Il y avait un homme malade."&#13;
&#13;
Seigneur Jésus, nous n'étions&#13;
pas présents quand on t'a&#13;
mais...&#13;
&#13;
«(&#13;
&#13;
une chaise roulante : il en est sorti&#13;
&#13;
meurtri, affaissé, presque démoli.&#13;
&#13;
Le mystère de la souflfrance dont par&#13;
&#13;
Un message du fondateur de&#13;
&#13;
l'Aide à l'Eglise en Détresse&#13;
&#13;
lent nos deux documents, est bien illus&#13;
&#13;
tré dans l'évangile d'aujourd'hui quand&#13;
on lit: "cependant, alors qu'il savait&#13;
&#13;
Lazare malade, Jésus demeura deux&#13;
&#13;
jours à l'endroit où il se trouvait. Et&#13;
pour bien montrer que tout en restant&#13;
loin, Jésus continue de s'intéresser à&#13;
son malade : il ajoute ;"Notre ami La&#13;
&#13;
zare s'est endormi, mais je vais aller le&#13;
réveiller." Enfin , Jésus dit ouverte&#13;
ment ■. "Lazare est mort."&#13;
&#13;
Arrivé à Y endroit où se trouve le tom&#13;
&#13;
beau, Jésus nous permet de découvrir&#13;
ses sentiments intérieurs : deux fois il&#13;
est dit : "Jésus frémit intérieurement"&#13;
et aussi "Alors Jésus pleura."&#13;
Ces sentiments sont bien exprimés&#13;
&#13;
_ Ainsi commence l'évangile de ce&#13;
&#13;
jour : "Il y avait un homme malade ;&#13;
c'était Lazare de Béthanie, le village de&#13;
Marie et de sa sœur Marthe."&#13;
&#13;
Deux documents récents nous guide&#13;
&#13;
ront pour la réflexion autour de cet&#13;
évangile : celui des évêques catholi&#13;
ques du Canada intitulé : "Une vision&#13;
chrétienne de la maladie" et la Lettre&#13;
&#13;
Apostolique de N.S.-P. le Pape JeanPaul 11 "sur le sens chrétien de la souf&#13;
france".&#13;
&#13;
La maladie,la souffrance,pas besoin&#13;
d'aller bien loin pour la rencontrer ;&#13;
&#13;
parfois elle est chez le voisin d'en face&#13;
ou d'à côté, parfois elle est entrée dans&#13;
notre propre maison : il y a cette dame&#13;
dont l'enfant a été écrasé par une auto&#13;
&#13;
mobile ; jambes fracturées ainsi que le&#13;
bassin ; pendant plusieurs jours, à l'hô&#13;
pital des tractions et maintenant dans&#13;
le plâtre jusqu'au ventre. Quelques&#13;
jours plus tard, c'est son mari qui à son&#13;
travail fait un faux pas et tombe dans&#13;
une sorte de cuve remplie d'eau bouil&#13;
lante et est brûlé au troisième degré. Et&#13;
&#13;
pour mieux saisir l'impact de la mala&#13;
&#13;
dans la lettre de nos évêques ; "toute la&#13;
vie de Jésus a été marquée par l'épreu&#13;
ve. Il a connu la fatigue, la faim et la&#13;
soif. Il a fait l'expérience de l'adversité,&#13;
du rejet et de la solitude. Bien loin d'ac&#13;
cepter l'épreuve à contrecœur, il l'a&#13;
assumée librement et pleinement dans&#13;
tout ce qu'elle recèle de souffrance et&#13;
d'espoir." Et N.S.-P. le Pape ; "Sa souf&#13;
france a des dimensions humaines, elle&#13;
a aussi — à un degré unique dans l'his&#13;
toire de l'humanité — une profondeur&#13;
et une intensité qui, bien qu'humaines,&#13;
peuvent être également une profondeur&#13;
et une intensité incomparables de souf&#13;
france du fait que l'Homme qui souffre&#13;
est en personne le Fils unique." Et cette&#13;
autre parole : "En opérant la Rédemp&#13;
tion par la souffrance, le Christ a élevé&#13;
en même temps la souffrance humaine&#13;
jusqu'à lui donner valeur de Rédemp&#13;
tion. Tout homme peut donc, dans sa&#13;
souffrance, participer à la souffrance&#13;
rédemptrice du Christ."&#13;
J'aime ce Jésus qui frémit, ce Jésus&#13;
qui pleure. Je l'aime peut-être encore&#13;
plus que ce même Jésus qui "ayant ain&#13;
si parlé, cria d'une voix forte : Lazare,&#13;
sors." Et celui qui avait été mort,&#13;
sortit."&#13;
&#13;
die et de la souffrance il y a cet homme&#13;
bien portant qui a consenti à vivre pen&#13;
dant soixante heures immobilisé dans&#13;
&#13;
Il y avait un homme malade... Il y a&#13;
encore aujourd'hui des hommes mala&#13;
&#13;
des. .. et il y a un JÉSUS QUI PLEURE.&#13;
-A;*&#13;
^&#13;
&#13;
JOURNÉE DE RESSOURCEMENT SPIRITUEL&#13;
Pour les Amis de Saint Benoit&#13;
ANIMATEUR&#13;
&#13;
Dom René Salvas, o.s.b.&#13;
&#13;
DATE ;&#13;
HEURE :&#13;
&#13;
Samedi le 28 avril 1984&#13;
9 heures 30 à 17 heures&#13;
&#13;
THÈME :&#13;
UEU :&#13;
&#13;
Ouvrez les portes au Rédempteur&#13;
Salle 1086 du 3150, rue Jean-Brillant,&#13;
&#13;
Université de Montréal&#13;
&#13;
(entrée sur le côté du pavillon)&#13;
&#13;
CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE : 16 heures&#13;
FRAIS D'INSCRIPTION : Une contribution pour défrayer les frais de déplacement de&#13;
Dom Salvas est laissée à la discrétion de chacun.&#13;
&#13;
N.B.- Le goûter est servi gratuitement.&#13;
Renseignements : Velléda Baulne : 389-8368&#13;
&#13;
Marie-E. Imbleau ; 684-6448&#13;
&#13;
Le Père Van Straaten&#13;
Chers amis,&#13;
&#13;
Vatican II a inauguré le renouveau de l'É&#13;
glise. Tout renouveau est précédé par une&#13;
épuration. C est pourquoi, à présent. Dieu&#13;
émonde Sa vigne aussi bien derrière le ri&#13;
deau de fer que dans le monde entier.&#13;
&#13;
Alors que la persécution — le massacre des&#13;
&#13;
saints — sévit sans discontinuer dans l'em&#13;
&#13;
pire communiste, une tempête d'infidélité et&#13;
&#13;
de matérialisme traverse les vieux pays&#13;
&#13;
chrétiens. Branches mortes et sarments&#13;
&#13;
desséchés sont balayés. D'innombrables fi&#13;
&#13;
dèles perdent courage. Des pasteurs défail&#13;
lent. Des prêtres et des religieuses man&#13;
quent à la parole donnée. Des églises se fer&#13;
&#13;
ment et l'on vend couvents et séminaires.&#13;
&#13;
Des enfants baptisés grandissent comme&#13;
des analphabètes religieux. Qui est encore&#13;
prêt à apaiser la faim spirituelle ? Perdus,&#13;
trompés et spoliés de leur héritage spirituel,&#13;
&#13;
d'innombrables jeunes se détournent de l'É&#13;
&#13;
glise. Alors qu'ils cherchent libération et&#13;
paix, c'est la désillusion et le désespoir qui&#13;
&#13;
les mènent sur la mauvaise route des faus&#13;
&#13;
ses idéologies, les mettent sous l'emprise de&#13;
fourvoyeurs sans scrupules ou les condui&#13;
sent à l'esclavage du sexe et de la drogue.&#13;
Tout cela, si pénible soit-il , ne peut pas&#13;
vous décourager. Cela précède le renou&#13;
&#13;
veau de l'Église, tout comme le labour, l'émondage et le sarclage précèdent la nouvel&#13;
&#13;
le moisson. Restez optimistes. Des signes&#13;
&#13;
évidents montrent que le revirement vers le&#13;
&#13;
b\cu est tout à fait net. Le fait, écr asant pour&#13;
les communistes, que le peuple polonais et&#13;
surtout la jeunesse polonaise reconnaissent&#13;
&#13;
comme autorité suprême, non pas le géné&#13;
ral athée mais Te Pape, ne manquera pas&#13;
son effet en Europe de TEst. L'échec du sys&#13;
&#13;
tème d'éducation marxiste-léniniste ne peut&#13;
&#13;
plus être nié. Dans la confrontation avec&#13;
Jean-Paul II, les vieillards têtus du Kremlin&#13;
ont subi la défaite. La jeunesse polonaise, et&#13;
demain la jeunesse de l'Europe de FEst, sont&#13;
au côté du Pape et lui resteront fidèles. Mê&#13;
me la privation du gagne-pain, les camps&#13;
de concentration et les méthodes psychia&#13;
&#13;
M.-Eudes IMBLEAU : 684-6448&#13;
Maurice da SILVA : 270-2846&#13;
yp ^1^&#13;
&#13;
20&#13;
&#13;
«sb*&#13;
&#13;
ne-nous notre dureté de cœur. Fais-nous&#13;
&#13;
comprendre que nous péchons non seule&#13;
ment en faisant le mal, mais aussi en omet&#13;
tant le bien que nous pouvons faire. Pardon&#13;
ne-nous l'aide que nous n'avons pas offerte.&#13;
Pardonne-nous la consolation que nous n'a&#13;
vons pas prodiguée. Pardonne-nous l'amour&#13;
que nous n'avons pas donné. Donne-nous&#13;
plus de générosité et un cœur plus chaleu&#13;
reux. Un cœur qui se penche sur tous ceux&#13;
qui sont dans la détresse. Amen.&#13;
&#13;
Trois de Québec&#13;
(Suite de la p. 19)&#13;
&#13;
chrétiens dépassent aux yeux du Seigneur,&#13;
bien des hommes et des femmes qui,&#13;
prêtres, religieuses ou religieux, n'ont pas&#13;
produit tous les fruits que leur consécration&#13;
aurait pu offrir au monde. Par conséquent,&#13;
si nous ne pouvons rivaliser avec François&#13;
de Laval, Marie de l'Incarnation et Catheri&#13;
ne de Saint-Augustin dans leur consécra&#13;
tion religieuse, nous pouvons marcher à&#13;
leur suite dans les chemins de la foi, de l'es&#13;
pérance et de la charité&#13;
&#13;
MISSION SPÉCIALE&#13;
&#13;
Une mission spéciale et même très spé&#13;
&#13;
avec d'autres prêtres, religieuses, religieux&#13;
&#13;
la traîne de marxistes et de modernistes,&#13;
trahissent les idéaux de leurs fondateurs,&#13;
surgissent partout des mouvements qui sont&#13;
&#13;
nation, Catherine de Saint-Augustin furent&#13;
&#13;
être optimiste. À côté d'organisations qui, à&#13;
&#13;
l'espoir de l'avenir. C'est à eux que, le 22&#13;
mai à Milan, le Pape a adressé ces paroles&#13;
encourageantes ; "Vous, les jeunes de 1983,&#13;
vous êtes la nouvelle génération qui a dis&#13;
cerné le fourvoiement de longues années et&#13;
&#13;
l'a vaincu. Le temps de la contestation ap&#13;
partient au passé. Vous voulez apporter&#13;
quelque chose de neuf, de différent, d'origi&#13;
nal, de jeune à la société : vous voulez la&#13;
changer, non pas extérieurement mais à&#13;
&#13;
partir de ses bases. C'est la "grande atten&#13;
te" dont vous, la jeunesse qui croit au&#13;
Christ, devez vous remplir, prêts à la contri&#13;
bution généreuse de vos idées, de vos initia&#13;
&#13;
tives, de vos propositions, de votre temps et&#13;
&#13;
de vos sacrifices."&#13;
&#13;
je ne suis pas encore complètement guéri —&#13;
nous ne devons pas nécessairement être les&#13;
&#13;
Inscriptions : Velléda BAULNE ; 389-8368&#13;
&#13;
cier. Nous aiderez-vous de nouveau ? La ré&#13;
&#13;
ponse à cette question est une affaire de&#13;
conscience. C'est pourquoi je termine cette&#13;
lettre par une prière :&#13;
Seigneur Jésus-Christ, nous n'étions pas&#13;
présents quand on t'a crucifié, mais nous&#13;
risquons à chaque instant d'être sans cœur&#13;
quand nous te rencontrons dans ceux qui&#13;
gravissent maintenant ton calvaire. Pardon&#13;
&#13;
En Occident aussi, il y a des raisons pour&#13;
&#13;
Christ.&#13;
&#13;
25-26-27 MAI&#13;
nous préciser l'heure de votre arrivée.&#13;
&#13;
cette présence, la nouvelle génération se&#13;
perdra. Nous voulons la sauver. C'est pour&#13;
quoi nous subventionnons la construction&#13;
d'églises, de couvents et de chapelles. Aux&#13;
pages suivantes vous trouvez quelques ex&#13;
emples de cette aide qu'il nous est impossi&#13;
ble de poursuivre sans votre soutien finan&#13;
&#13;
ciale que celle d'être fondateurs d'une Église&#13;
&#13;
À NE PAS MANQUER&#13;
&#13;
DANS LA SOIRÉE DU VENDREDI. 25 MAI 1984 :&#13;
Arrivée des pèlerins à l'Abbaye ou à la Villa. En vous inscrivant, auriez-vous l'obligeaîice de&#13;
&#13;
pie par Sa parole et Ses sacrements. Sans&#13;
&#13;
triques de destruction n'y changeront rien&#13;
Le communisme perdra la lutte contre le&#13;
&#13;
Chers amis, j'ai soixante-dix ans et beau&#13;
coup parmi vous n'appartiennent pas non&#13;
plus à la jeune génération. Mais même&#13;
&#13;
lOîème Montée à l'Abbaye de Saint-Benoit-du-Lac&#13;
&#13;
met à Jésus d'habiter au milieu de Son peu -&#13;
&#13;
âgés, malades ou invalides — moi-même,&#13;
&#13;
témoins impuissants du combat décisif qui&#13;
&#13;
se livre en ces jours. Nous pouvons faire&#13;
quelque chose pour la génération nouvelle&#13;
qui est appelée à renouveler la face de la&#13;
&#13;
terre sous la direction stimulante du Vicaire&#13;
du Christ.&#13;
&#13;
Notre aide financière pour la construction&#13;
&#13;
d'églises, de couvents et de chapelles per-&#13;
&#13;
nouvelle en une terre neuve. De concert&#13;
&#13;
et laïcs, François de Laval, Marie de l'Incar&#13;
&#13;
appelés à fonder l'Église dans notre pays.&#13;
&#13;
Ils furent appelés à donner le Christ au&#13;
&#13;
monde de cette contrée : ils furent appelés à&#13;
&#13;
donner cette contrée à Jésus-Christ. Dans&#13;
&#13;
un.geste spirituel qui s'apparente à la pater&#13;
nité et à la maternité humaines, ces hérauts&#13;
&#13;
ont donné au Christ et à l'Église de nou&#13;
&#13;
veaux fils et de nouvelles filles. Et, ceux-ci à&#13;
&#13;
leur tour ont contribué à la procréation et à&#13;
&#13;
la multiplication des enfants de Dieu. Ils fu&#13;
rent nos ancêtres dans la foi catholique et, à&#13;
ce titre, ils méritent notre reconnaissance,&#13;
notre amour et notre fidélité.&#13;
&#13;
Nous ne pouvons pas évidemment renou&#13;
&#13;
veler les gestes de fondateurs que nos 'Trois&#13;
du Québec" ont dû poser à tant de reprises :&#13;
ce que nous pouvons faire, ce que nous de&#13;
&#13;
vons faire, c'est d'abord de garder l'héritage&#13;
spirituel et surnaturel qu'ils nous ont légué.&#13;
Comme tout héritage matériel est appelé à&#13;
&#13;
fructifier par les soins de ceux qui l'ont reçu,&#13;
de même notre vie de foi, d'espérance et&#13;
d amour doit-elle porter de nouveaux fruits,&#13;
plus beaux et plus savoureux. De même, cet&#13;
&#13;
héritage spirituel doit-il être offert aux plus&#13;
démunis qui n'ont pas encore reçu le don de&#13;
la foi chrétienne : il y a ici une obligation au&#13;
&#13;
partage des dons de Dieu, comme il y a obli&#13;
&#13;
gation au partage des biens matériels dont&#13;
nous disposons dans la vie. Et ce faisant,&#13;
nous serons les dignes fils de nos presti&#13;
&#13;
gieux ancêtres dans la foi.&#13;
&#13;
Avril 1984&#13;
&#13;
�</text>
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              </element>
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          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                  <text>Cette collection comprend les articles de périodiques, revues, journaux, chapitres de livres, livres ou études publiées sur François de Laval</text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>Les figures célébrées : Marie de l’Incarnation (30 avril), François de Laval (6 mai) et Catherine de Saint‑Augustin  (8 mai).  Ils ont fondé l’Église en terre nouvelle, ont engendré spirituellement une multitude de croyants. Notre responsabilité : garder et faire fructifier leur héritage, et partager la foi avec ceux qui ne l’ont pas encore reçue.&#13;
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        <name>Dévotion à Laval</name>
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